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Marketing Technologies

Quand le prix affronte le produit !

On a souvent l’impression que le consommateur recherche le prix le plus bas et semble accorder peu d’importance au produit! Que faut-il comprendre de notre «consommacteur» d’aujourd’hui? De fil en aiguille… on essaie de suivre son raisonnement!

Accusé Internet, levez-vous!

Pourquoi les métamoteurs de recherche tels que Kayak, Mobissimo, SideStep et Yahoo FareChase (sites qui aident les consommateurs à trouver les meilleurs prix) ou des sites comme Hotwire et Priceline (sites de vente «opaque» où l’identité du fournisseur n’est divulguée au client que lorsque la prestation est payée) sont-ils si populaires auprès des consommateurs?

Lors de la publication du rapport How To Maintain Success in the Online Travel Space, David Trunkfield, directeur de PricewaterhouseCoopers LLP, soulignait: «In the online world, people don’t care who they buy from, so long as they are getting a cheap price. If businesses don’t get their price right, consumers will go elsewhere. It is as simple as that. Online travel agents are not yet providing sufficient differentiation in their offering, so it is not surprising that consumers are simply looking at the cheapest price – because to them everything looks the same.»

Ces comportements d’achat font réfléchir: pour plusieurs types d’achats de prestations touristiques, le consommateur accorde peu d’importance à l’intermédiaire ou au produit, il recherche le meilleur prix.

Oui, mais…

D’un côté, il y a masse, produit indifférencié et bataille de prix

Internet a introduit la transparence des prix et le reste s’est enchaîné… l’internaute s’est mis à les comparer, les outils lui facilitant cette comparaison se sont multipliés et, le consommateur ne voyant pas vraiment de différence entre les produits «dits de masse» (différence qui aurait pu expliquer les écarts de prix), le meilleur prix est devenu alors le critère de choix.

De l’autre, il y a créneau, produit de niche et bataille sur la différenciation

En marge des produits de masse, se sont développés des produits qui se veulent distinctifs, qui s’adressent à une clientèle ciblée, qui promettent de faire vivre une expérience au voyageur… la qualité et l’originalité de l’expérience expliquent le prix puisque le produit a peu de comparables.

Un «consommacteur» qui donne du fil à retordre

Comprendre la nature de son produit permet-il nécessairement d’identifier sa clientèle cible? L’arrivée du consommateur hybride brouille les cartes, car ce même client peut être intéressé à:

  • combiner plusieurs types de prestations dans un même voyage – une nuit dans un motel et un souper gastronomique ou encore un vol low cost et un hébergement cinq étoiles;
  • partir à la dernière minute et rechercher le meilleur prix pour un forfait tout inclus dans le Sud ou se payer un week-end de luxe pour souligner une occasion spéciale;
  • planifier un voyage à l’étranger en recherchant le meilleur rapport qualité/prix.

Michael J. Silverstein traite de ce phénomène dans son livre Treasure Hunt: Inside the Mind of the New Consumer. Avant, le consommateur disposant d’un revenu moyen (de 50 000$ à 150 000$) consommait des produits «moyens». Aujourd’hui, il les déserte (-3% par année) et il oscille entre les produits peu coûteux (+7 à 8%) et les plus haut de gamme (+10 à 15%), selon l’importance qu’il accorde au produit, le bien-être qu’il lui apporte et le besoin à satisfaire. Par conséquent, le produit «moyen», sans caractéristiques particulières, perd du terrain.

Même si le consommateur choisit un produit à bas prix, il ne faut pas le berner car il exige malgré tout de la qualité. Silverstein cite en exemple la chaîne hôtelière américaine Best Value Inn qui offre une chambre de qualité à bon prix et qui connaît une importante croissance. L’auteur compare la consommation à une chasse au trésor. Il s’agit pour le consommateur de trouver, parmi les innombrables choix (produits, fournisseurs, prix, options, qualité, etc.), la meilleure valeur à chaque occasion.

Un exercice de réflexion

En somme, le consommateur est intelligent et averti. Il veut évaluer rapidement ce que le produit va lui apporter et si «le prix en vaut la chandelle». Si le gestionnaire essayait de faire la même démarche que le consommateur…

  • Comment le consommateur évalue-t-il la proposition faite par son entreprise?
  • Le message suscite-t-il un intérêt particulier?
  • Le plan marketing mise-t-il sur la différenciation du produit et met-il en valeur ses caractéristiques distinctives?
  • Permet-il au consommateur de comparer facilement le produit avec celui de la concurrence et l’aide-t-il à comprendre les avantages et les bénéfices qu’il peut en retirer?
  • La proposition et le prix semblent-ils cohérents?
  • Le message est-il clair?
  • Les canaux de distribution utilisés ne font-ils qu’ajouter son produit à la masse sans distinction spécifique ou permettent-ils au client d’identifier quel type de produit ils achèteront?

Mais, finalement, est-ce que le produit se distingue vraiment de la concurrence?

Après la publicité du détergent «Tide qui lave plus blanc», pourquoi ne pas faire une proposition au consommateur qui lui révélera clairement tous les bénéfices qu’il en retirera? Et parmi ces bénéfices, on peut trouver le rêve, la passion, la folie… et le prix.

Sources:
– PriceWaterhouseCoopers. «How To Maintain Success in the Online Travel Space», Hospitality Directions Europe Edition, no 14, novembre 2006.
– Richards, Greg et Julie Wilson. «Developing Creativity in Tourist Experiences: A Solution to the Serial Reproduction of Culture?», Tourism Management, no 27, 2006, p. 1209-1223.
– Silverstein, Michael J. et John Butman. «Treasure Hunt: Inside the Mind of the New Consumer», mai 2006.

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Produits et activités

Le tourisme créatif à trois volets

Qu’est-ce que le tourisme créatif (creative tourism)? Bonne question à laquelle nous avons eu à répondre. En fait, le tourisme créatif prend différentes connotations selon les interlocuteurs: invitons à la créativité, jouons la carte de la créativité ou faisons appel à la créativité. Éclaircissements s.v.p.!

Volet 1 – Invitons à la créativité

Créer soi-même un bijou avec les pierres de la région, sculpter des os, tresser un panier traditionnel… voilà l’invitation lancée par Creative Tourism New Zealand à venir découvrir la diversité culturelle de la Nouvelle-Zélande en participant à des ateliers créatifs, de 2 heures à 4 jours, sur l’art, sur les traditions de la culture maorie, sur les fibres et la laine, sur la flore et la faune, ou encore sur la cuisine régionale.

Cette organisation décrit le tourisme créatif comme suit: «learning a skill on holiday that is part of the culture of the country or community being visited. Creative tourists develop their creative potential, and get closer to local people, through informal participation in interactive workshops and learning experiences that draw on the culture of their holiday destinations.»

Cette définition est reprise dans le bulletin Nouvelles des villes créatives: «Le tourisme créatif implique l’apprentissage d’une compétence liée à la culture du pays ou de la communauté visitée. Les touristes créatifs y explorent leur potentiel créatif et engagent des rapports plus personnels avec les gens de la place; en participant activement à des ateliers ou à d’autres expériences formatrices qui s’inspirent de la culture de leur destination de vacances.»

Force est de constater que le tourisme créatif s’inscrit dans la foulée du tourisme d’apprentissage (lire aussi: Le tourisme d’apprentissage fait ses classes dans une multitude de domaines) et du tourisme culturel réorienté vers un aspect participatif. Il répond à cette recherche, par le voyageur, d’expérience, d’authenticité, de contact avec la population visitée (lire aussi: L’EXPÉRIENCE touristique, c’est….). Le touriste ne se contente plus de voir ou d’admirer des oeuvres, il veut apprendre non pas en reproduisant, mais plutôt en ajoutant une dimension personnelle. Qualifié de tourisme durable, ce type d’activité contribue, entre autres, à mettre en valeur la culture locale, à aider les artisans et à sauvegarder des savoir-faire.

I hear and I forget,
I see and I remember,
I do and I understand.
Confucius
(citation apparaissant sur le site de Creative Tourism New Zealand)

Volet 2 – Jouons la carte de la créativité

On ne peut nier l’apport de la culture et de l’effervescence créatrice dans le développement économique et social des collectivités et de l’industrie touristique. Ainsi, ce dynamisme et ses effets multiplicateurs incitent plusieurs destinations à jouer la carte de la créativité pour attirer des gens à venir y vivre et des touristes à venir les visiter. À ce titre, le Réseau des villes créatives du Canada (au Québec: Chelsea, Cowansville, Gatineau, Lévis, Montréal, Québec, Saint-Joseph de Beauce et Trois-Rivières) vise à transformer les collectivités par la culture.

Que ce soit des secteurs de pointe reconnus, des milieux de recherche stimulants ou des entreprises comme les SoftImage et Cirque du Soleil de ce monde, la créativité attire et continuera d’attirer. De même, les icônes culturelles comme les musées (Guggenheim à Bilbao), les événements d’importance (Mondial du soccer), les monuments architecturaux (viaduc de Millau), les quartiers patrimoniaux (Bruges), les grandes thématiques (anniversaire de Mozart) captivent toujours les touristes.

Volet 3 – Faisons appel à la créativité

Le tourisme créatif ne s’applique pas qu’aux voyageurs, mais aussi aux dirigeants d’entreprises. Pour évoluer dans un milieu concurrentiel et réussir à tirer son épingle du jeu, il importe de nos jours d’être créatif, d’innover dans les produits et dans les façons de faire, sans oublier toutefois de miser sur la qualité. Une formule gagnante pas toujours facile à réussir… où, trop souvent, l’on répète le succès de l’un jusqu’à saturer le marché, alors qu’un nombre grandissant de touristes rechercheront des expériences «créatives».

Sources:
– Richards, Greg et Julie Wilson. «Developing Creativity in Tourist Experiences: A Solution to the Serial Reproduction of Culture?», Tourism Management, no 27, 2006, p. 1209-1223.
– Creative Tourism New Zealand, [www.creativetourism.co.nz/].
– Réseau des villes créatives du Canada. «Points saillants du pivot numérique – Tourisme créatif», Nouvelles des villes créatives, no 28, 15 juin 2004, [www.creativecity.ca].

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Produits et activités

Le tourisme spatial pourrait «décoller» plus rapidement que l’on pense

Le tourisme spatial se révèle être bien loin de nos préoccupations quotidiennes. Mais… curieux de savoir ce qui est fiction et réalité? Voici un topo rapide de la mise en orbite de cette industrie.

  • Tout commence en 1969 par les premiers pas sur la lune.
  • Fondée en 1996, la Space Tourism Society s’active à développer le tourisme spatial en dirigeant la recherche, en effectuant des démarches tant sur le plan politique que financier et en suscitant l’intérêt auprès du public.
  • Plus d’une vingtaine de compagnies lorgnent le tourisme spatial, mais seulement quatre acteurs ont élaboré un plan d’affaires concret, dont deux ont déjà vendu des billets pour l’espace.
  • Malgré les 20 millions USD exigés, Space Adventures Ltd. se prépare à envoyer son 5e visiteur dans l’espace dans le cadre du programme spatial russe. Les places sont vendues jusqu’en 2009. Les quatre premiers «touristes» à s’être envolés (de 9 à 11 jours) à bord du vaisseau spatial Soyuz vers la International Space Station sont: Dennis Tito (Américain, avril 2001), Mark Shuttleworth (Sud-Africain, avril 2002), Gregoy Olse (Américain, octobre 2005) et Anousheh Ansari (Américaine/Iranienne, septembre 2006). Cette compagnie a dans sa ligne de mire plusieurs autres produits, dont deux sièges disponibles pour une mission autour de la lune et déjà 200 réservations pour un produit suborbital offert à 3 millions USD le billet.
  • Le premier vol suborbital à 100 km d’altitude a été annoncé pour la fin de 2008 par Virgin Galactic et son célèbre fondateur Richard Branson (empire Virgin). Ils affichent à ce jour une liste d’attente de 200 noms (avec dépôt) pour ce type de vol. Le prix des billets a été fixé à 200 000 USD. Le vol nécessite 3 jours d’entraînement. Deux pilotes et six passagers prendront place à bord de l’appareil SpaceShipTwo pour un vol d’une durée de 2 ½ heures. Les «astronautes» pourront vivre l’état d’apesanteur. La navette atteindra la vitesse de 2500 milles à l’heure, soit 3 fois la vitesse du son. Un vol par semaine est prévu et l’on espère passer par la suite à 1 ou 2 vols par jour. Les visées de Richard Branson ne s’arrêtent pas là et il songe déjà à plusieurs autres projets.
  • Le prototype SpaceShipOne a effectué le premier vol privé dans l’espace en juin 2004. Virgin Galactic fait développer la deuxième génération de cet appareil, le SpaceShipTwo, afin de l’utiliser comme véhicule commercial de l’espace.
  • La course aux spaceports (base de lancement d’un vaisseau spatial) commerciaux est engagée. Blue Origin construit un spaceport au Texas et AERA Corp. négocie avec le Pentagone pour se servir de la base de lancement de Cape Canaveral en Floride. Après avoir effectué ses premiers vols à Mojave en Californie, Virgin Galactic déménagera sa base au Southwest Regional Spaceport de New Mexico (actuellement en construction). L’ancienne base militaire d’Oklahoma devient le 6e spaceport à être approuvé par la Federal Aviation Administration (FAA) pour effectuer des vols commerciaux. Singapour et les Émirats arabes unis veulent aussi se lancer dans la course.


Source: Federal Aviation Administration

  • Virtuoso travaille de concert avec Virgin Galactic afin d’accréditer les agences de voyages en Amérique du Nord qui pourront vendre les places pour les vols dans l’espace.
  • Plusieurs entreprises jonglent avec l’idée de construire un hôtel spatial, mais aucun projet n’a dépassé l’étude de faisabilité. Richard Branson souhaite voir ce projet se concrétiser de son vivant.
  • Certaines compagnies s’engagent sur le marché des produits «dérivés». Orbital Outfitters fait la promesse d’habiller les premiers astronautes voyageurs et les pilotes avec style et chic.

Malgré le prix exorbitant, les entrepreneurs prennent le pari que le tourisme spatial correspond à un rêve que les gens voudront vivre et réaliser. Et, avec le temps… les prix deviendront plus abordables.

Sources:
– Boyle, Alan. «Regulators OK Oklahoma Spaceport», MSNBC.com, 13 juin 2006.
– Cogswell, David. «Space Tourism: The Right Stuff for the Right Travel Pros», Travel Weekly, [www.travelweekly.com], 21 novembre 2006.
– Reuters. «Space Tourism To Be Fashion’s Final Frontier», 7 décembre 2006.
– Space Tourism Society. www.spacetourismsociety.org/.
– Space Adventures Ltd. www.spaceadventures.com/media.
– Virgin Galactic. www.virgingalactic.com/.
– Virtuoso. www.virtuoso.com.

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Hébergement Marketing Technologies

Guide 101 de la commercialisation des petits établissements d’hébergement

La commercialisation n’est pas un long fleuve tranquille. Surtout lorsqu’il s’agit d’un petit établissement d’hébergement où les contraintes de temps et de budget rythment les actions marketing. Voici non pas un recensement exhaustif des possibilités, des modes d’emploi et des mises en garde, mais plutôt une «liste à cocher» de différentes pistes à envisager pour se faire connaître.

Convertir une stratégie improvisée en une stratégie efficace

Le profil type de la clientèle des petits établissements d’hébergement est celui du touriste d’agrément qui choisit ce genre d’établissement pour l’ambiance et le service personnalisé et qui réserve principalement par téléphone.

Après avoir effectué certaines étapes préalables (déterminer son public cible, établir ses caractéristiques distinctives, etc.), l’entreprise peut se lancer dans l’exercice de la commercialisation.

À vous de cocher les choix…

Tableau 1
Marketing «traditionnel»

L’incontournable Internet nous ouvre la planète, mais…

Si actuellement Internet n’est pas le mode de réservation privilégié par la majorité des clients des petits établissements hôteliers, son rôle informationnel demeure toutefois primordial. Se tourner vers le Web pour obtenir de l’information lorsqu’une personne recherche ou recommande un gîte devient de plus en plus un réflexe.

Internet offre une mer d’opportunités, mais aussi le risque de s’y noyer. C’est pourquoi une présence sur le Web ne suffit pas, il faut également être trouvé (lire aussi: L’art d’être repéré sur le Web). Cependant, la compréhension du fonctionnement des moteurs de recherche demeure une tâche complexe qui nécessite expertise et temps. De même, l’évolution de ces moteurs et du positionnement de la concurrence oblige la révision périodique du processus. Une stratégie s’impose!

Essayer de rivaliser avec les grands joueurs sur leur propre terrain s’avère peine perdue. Il convient donc d’emprunter d’autres avenues. Ainsi, il est préférable de ne pas miser sur les termes les plus populaires tapés dans les moteurs de recherche par les internautes, mais plutôt sur ceux privilégiés par la clientèle cible. En effet, bon nombre d’internautes raffinent leurs recherches et taperont, par exemple, «auberge Saguenay» plutôt que «hôtel québec». Et pourquoi ne pas envisager un lien commandité dans un résultat de recherche d’un festival local (lire aussi: L’utilisation judicieuse des liens commandités)?

Le merveilleux monde du Web s’offre à vous…

Tableau 2
Marketing «en ligne»

Améliorer et mesurer l’efficacité des moyens retenus

Une fois de plus, pour réussir à se distinguer de la concurrence et des grandes chaînes hôtelières, il faut innover et trouver une manière originale de se présenter (visuel, façon de communiquer…).

  • Bien segmenter sa clientèle dans le but de s’adresser à elle adéquatement.
  • Exploiter un créneau tel que fêtes familiales, activités d’entreprises, noces, événements spéciaux, etc.
  • Établir des partenariats avec des entreprises, même hors du circuit des produits touristiques, afin de développer un produit qui se démarque ou de se commercialiser de façon novatrice.

Dans le but de mesurer la validité des efforts promotionnels et de retenir les actions les plus efficaces, demandez aux gens où ils ont trouvé l’information et vérifiez l’origine de la réservation.

Sources:
– Carroll, William J. et autres. «A Comprehensive Guide to Merchandising Bed and Breakfast Inns», Cornell University, School of Hotel Administration, The Center for Hospitality Research, CHR Tools, no 8, août 2006.
– Hursh, Patricia. «Winning Big with a Small Search Marketing Budget», [searchenginewatch.com], 28 août 2006.

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Accommodation

Marketing 101 for small inns and hotels

Marketing is never an easy undertaking, especially for small inns and hotels with limited time and budgets. While the following does not provide an exhaustive list of advice, options and how-tos, it does offer a checklist of various suggestions for improving visibility.

Turn an improvised strategy into an effective one

Starting with some general information (e.g. the typical guest at a small inn or hotel is a leisure tourist who has selected this type of lodging for its ambience and personalized service, and more often than not, these customers reserve by phone) and doing a little background work (defining the target audience, determine distinctive features, etc.), a business can begin the marketing process.

Exploiting the opportunities of the internet

Although the internet is not currently the means by which most small inn and hotel guests make their reservations, it is still a primary source of information. More and more people are automatically turning to the Web when they need to find or recommend a place to stay.

While the internet offers a sea of opportunities, there is also the danger of drowning in it. For this reason it is not enough to have a Web presence; the site must also be searchable. However, understanding how search engines work is a complex task requiring time and expertise. At the same time, because these engines evolve and change along with the competition’s positioning, there must be a strategy for periodically reviewing the process.

Trying to compete with the major players on their own territory is a waste of time, so small inns and hotels are better off using other methods. Instead of associating the site with the most popular terms typed into search engines, focus on those used by the target audience. For example, many such people will refine a search by typing « Saguenay inn » rather than « Quebec hotel. » Another option is to sponsor a link on the search result page of a local festival.

Improve and assess the effectiveness of methods used

Once again, to make a product stand out from competing major hotel chains, one must innovate and adopt original presentation methods (visuals, ways of communicating, etc.).

  • Clearly define the target audience so reach it effectively
  • Develop a specific niche (such as family parties, company activities, honeymoons, special events, etc.)
  • Establish partnerships with companies – even those outside the industry – to develop an unusual product or innovative marketing strategy

To measure the validity of promotional efforts and retain only the most effective measures, ask guests where they found about the establishment and how they made their reservation.

Sources:
– Carroll, William J. et al. « A Comprehensive Guide to Merchandising Bed and Breakfast Inns, » Cornell University, School of Hotel Administration, The Center for Hospitality Research, CHR Tools, No. 8, August 2006.
– Hursh, Patricia. « Winning Big with a Small Search Marketing Budget, » [searchenginewatch.com], August 28, 2006.

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Enjeux Marketing

Dites-moi quel type de clientèle vous visite et je vous dirai si votre destination est sur le déclin!

C’est le pari que Stanley Plog a pris en déterminant un modèle qui apparie profil du voyageur et cycle de vie de la destination. Alors que les touristes débarquent en abondance, la surfréquentation annonce une phase critique de ce cycle. Pour éviter de se retrouver sur la pente descendante, il faut comprendre que la croissance touristique doit être planifiée et contrôlée.

Le cycle de vie d’une destination: de la découverte au déclin

Dans un texte précédent «Destination: quand la réalité l’emporte sur l’intention!», nous expliquions les cinq différents segments de voyageurs définis dans le modèle de Plog: de l’aventurier au conservateur. Les différents profils de clientèle sont associés aux phases d’évolution d’une destination car selon Plog, le type de touriste qui visite une région indique son niveau de développement et détermine en quelque sorte son cycle de vie. Le graphique 1 présente les différentes phases d’évolution d’une destination touristique (TALC) développées par R.W. Butler, Ph.D. en tourisme, en 1980.

Graphique 1


Source : Stanley Plog

  • Découverte
    Alors méconnue, une destination voit son sol foulé par les premiers aventuriers qui ont soif de nouvelles découvertes et de coins inexplorés. Le bouche à oreille fait son bonhomme de chemin et inscrit l’endroit dans le grand livre touristique.
  • Découverte – Développement
    Une fois l’aventurier débarqué, le quasi-aventurier lui emboîte le pas. Il constitue la première vague significative de visiteurs qui, plus exigeante que son prédécesseur en termes de services, initie un réel développement.
  • Développement
    La notoriété de la destination croît, et les médias, toujours à la recherche d’une nouveauté, rappliquent dans la nouvelle région et parlent avec enthousiasme du cachet et du charme de l’endroit. Ce qui «condamne» la destination à une croissance rapide et la clientèle dite du centre fait son arrivée. La croissance se poursuit et c’est le bonheur: la construction et la valeur des hôtels augmentent; les emplois se multiplient; les taxes gonflent les coffres de l’État; plusieurs secteurs s’embellissent; les acteurs locaux se pètent les bretelles; tous pensent qu’ils ont trouvé la mine d’or et que l’industrie touristique se révèle être parfaite pour assurer leur longévité… et l’on croit à une croissance indéfinie. Les aventuriers et les quasi-aventuriers ont déserté l’endroit, le tourisme de masse fait son entrée.Cette phase se révèle cruciale car lorsque la destination vit l’effervescence de la croissance, personne ne se soucie de la planification et du contrôle. C’est pourtant à ce stade qu’il importe d’agir afin que le développement ne parte dans toutes les directions et qu’une vision à long terme se définisse.
  • Maturité – Déclin
    Surfant sur cette vague, la réglementation se fait (trop souvent) permissive: le parc hôtelier continue de s’agrandir; les chaînes de restauration rapide débarquent en force; les magasins, cinémas et autres divertissements se multiplient; les voyagistes développent des forfaits. L’endroit revêt un «look touristique» et l’anarchie s’installe. Difficile de résister à la manne touristique et à un développement non durable de la destination. Subissant une telle pression, la destination perd son caractère distinctif et ressemble à toutes les autres destinations. Au tour des centres de commencer à déserter et des quasi-conservateurs d’envahir la région. Selon Plog, si 30% ou plus des réservations pour une destination proviennent d’un forfait à prix réduit, la destination s’engage sur la pente descendante pour les prochaines décennies.
  • Déclin
    Malgré toute cette effervescence, le déclin s’annoncent. La destination intéresse désormais les conservateurs qui eux préfèrent les valeurs sûres, bien établies et les voyages répétitifs. Cette clientèle, souvent plus fidèle, dépense moins, reste moins longtemps et est plus inactive. La destination devient moins lucrative. Désertée par les autres segments de clientèle, le marché rétrécit. Les gestionnaires n’y comprennent rien car les choses n’avaient cessé d’évoluer. La destination se cherche un caractère distinctif et elle essaie de se repositionner.

Combien de fois cette histoire s’est-elle répétée? Des destinations en émergence qui deviennent soudainement populaires et sont ensuite délaissées au profit d’une autre destination qui vient de poindre. Surfréquentation, dégradation, modification des goûts et du profil de la clientèle… et le vent tourne!

Évidemment, le modèle de Plog ne s’applique pas à toutes les destinations mais il peut servir à alimenter la réflexion. En outre, une destination peut se retrouver à différentes positions sur la courbe selon si on analyse ses marchés local, régional, national ou international.

Peut-on contrer le déclin?

Michael Leven (45 ans de carrière dans l’industrie hôtelière) souligne que, seul un tremblement de terre peut faire revivre un produit rendu en fin de parcours. Pour contrer le déclin, une destination peut, entre autres, développer un nouveau produit qui lui redonne un nouvel élan ou se repositionner et changer sa stratégie marketing. Leven cite en exemple l’industrie des croisières qui a longtemps vogué en eau calme et qui a réussi à renverser la vapeur en développant des produits répondant aux goûts de différents segments de clientèle, allant de la croisière en Antarctique à la classique croisière de luxe en passant par les croisières thématiques. (Lire aussi: La croisière: un produit réinventé pour de nouveaux passagers)

Le cas du Costa Rica

Un groupe de chercheurs de Cornell University School of Hotel Administration ont appliqué le modèle de Plog en étudiant le profil du voyageur américain (comportement et préférences) qui visite le Costa Rica.

De 1999 à 2003, le Costa Rica a vu sa clientèle touristique augmenter de 20% alors que les Américains affichent la croissance la plus marquée, soit 30%. Actuellement, la beauté de sa nature en fait une destination des plus populaires en Amérique centrale et elle attire sans conteste plus de voyageurs internationaux que ses voisins (Bélize, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama).

Avec l’augmentation des arrivées touristiques, on constate que la destination est en plein développement. Les résultats de l’étude le confirment aussi car ils indiquent que ce pays tend à devenir une destination appréciée par les centres et que les quasi-aventuriers se font moins nombreux. Si le Costa Rica veut poursuivre sur cette lancée, il faudra qu’il orchestre son évolution afin de ne pas se développer de manière excessive ou inappropriée car ce pays jouit d’une importante notoriété en tant que destination écotouristique.

Le modèle de Plog, le Canada et la clientèle américaine

Alors que les statistiques nous apprennent que les Américains n’ont jamais autant voyagé à l’étranger (Lire aussi: Touristes américains: où sont-ils passés?), la baisse drastique de cette clientèle au Canada peut-elle annoncer le déclin du Canada en tant que destination ou si le taux de change, le prix de l’essence et l’annonce du resserrement des mesures de sécurité peuvent à elles seules expliquer cette chute? Peut-on penser que les quasi-conservateurs et conservateurs (plus petite portion de la population) continuent de fréquenter le Canada alors que les centres (partie importante de la population) le désertent pour d’autres cieux plus évocateurs ou attirants? Est-il temps pour le Canada de courtiser d’autres états américains, de revamper et de repositionner son produit auprès de nos voisins ou même de cibler d’autres clientèles?

Maintenir son attractivité, la gloire ou les orties…

Si la recette magique existait, il y a longtemps qu’elle serait appliquée par bon nombre de destinations. Cependant, lorsque le cheminement est compris, il devient possible de contrôler le développement et de maintenir la destination dans une position idéale. Voici quelques pistes pour y arriver:

  • Comprendre ce qui fait l’attraction de la destination et capitaliser sur ses caractéristiques et ses avantages distinctifs.
  • Développer de nouveaux produits qui prennent en compte les changements sociodémographiques et les valeurs des voyageurs.
  • Connaître le profil des visiteurs.
  • Planifier et contrôler son développement.
  • Ne pas dénaturer les lieux.
  • Ne pas accepter que des entreprises fassent leur loi.
  • Orchestrer le marketing en fonction de la clientèle cible.
  • Amener les citoyens à participer à la réussite de l’expérience (les résidents ne veulent pas perdre leur qualité de vie et ce qui caractérise leur lieu de résidence).

Stanley Plog soutient que les destinations qui ne planifient pas leur développement se tirent dans le pied et perdent le charme qui y a attiré les aventuriers.

Sources:
– Enz, Cathy A. et autres. «Competitive Destination Planning: The Case of Costa Rica», Cornell University, Center for Hospitality Reports, vol. 6, no 12, octobre 2006.
– Plog, Stanley. «Why Destination Areas Rise and Fall in Popularity», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 42, no 3, juin 2001.
– Weiermair, Klaus. «Le vieillissement – Une réalité qui s’impose aux destinations touristiques», Espaces 235, mars 2006, p. 18-20.

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Management

Is your destination in decline?

« Tell me who visits your destination, and I’ll tell you whether it’s in decline! » This was the bet made by Stanley Plog when he developed his model of matching traveller profiles with phases in a destination life cycle. When a destination is visited by large numbers of tourists, it has reached a critical phase in this cycle; to avoid decline, destinations must understand that tourism growth must be planned and controlled.

The life cycle of a destination: from discovery to decline

There are five different traveller profiles in Stanley Plog’s model: from venturers to dependables. According to Plog, these various tourist personality types are associated with phases in a destination life cycle because the type of tourist who visits a region indicates the area’s level of development, and in some ways determines its life cycle. Figure 1 illustrates the various phases in a tourist area’s life cycle (TALC), which were developed by R.W. Butler, Ph.D, in 1980.

Figure 1

MLa_talc

 

Discovery
During this phase, a little known destination is visited by the first venturers in search of new discoveries and unexplored areas. Through word-of-mouth, the area begins to attract more tourists.

Discovery – Development
Once venturers have begun exploring a destination, they are followed by near-venturers. This creates the first major wave of visitors who – because they are more demanding in terms of services – initiate real development.

Development
With the destination’s notoriety growing, the media, always looking for something new, show up in the region and enthusiastically report on its charm and cachet. This then « condemns » the destination to rapid growth and the arrival of so-called centric travellers. Growth continues and everyone is happy: the number and value of hotels increases; jobs multiply; government coffers overflow with taxes; many areas are enhanced; local stakeholders smugly congratulate themselves on finding a gold mine and believe that tourism is the perfect industry to ensure longevity and unlimited growth. By this time, venturers and near-venturers have abandoned the area and mass tourism has arrived.

This phase is crucial because when a destination is really booming, no one cares about planning or controls. For this reason, it is important to take action at this stage to manage development and define a long-term vision.

Maturity – Decline
Riding this wave of popularity, a destination is too often lax in its regulations: the number of hotels continues to grow; fast-food restaurants pop up everywhere; shops, movie theatres and other forms of entertainment multiply; wholesalers develop packages. The area starts to get « touristy » and there is unchecked development. The destination is unable to resist the easy money of tourism and unsustainable development. Under such pressure, the destination loses its distinctiveness and looks like any other destination. The centrics now stop coming and the near-dependables start to frequent the area. According to Plog, if 30% or more of a destination’s reservations come from package deals, the destination has begun a decline that will last for several decades.

Decline
Despite the boom, decline is now inevitable. The destination now only attracts dependables, who prefer to visit and revisit well-established known quantities. Though often more loyal, this clientele spends less, stays a shorter time and is less active. The destination becomes less lucrative. Deserted by the other tourist segments, the market gets smaller. Managers don’t understand what has happened because arrivals kept rising. The destination must then try to differentiate itself and reposition itself in the market.How many times has this happened? Emerging destinations suddenly become popular and then are ignored as travellers head to newly discovered destinations. Over-crowding leads to decline and a different traveller clientele, and then everything changes!

Obviously, Plog’s model does not apply to every destination, but it does provide food for thought. Furthermore, a destination may find itself in a different position on the curve depending on whether one is considering local, regional, national or international travellers.

Can decline be overcome?

According to Michael Leven, a 45-year hotel-industry veteran, only an earthquake can revive a product at the end of its life cycle. One way to overcome decline is for a destination to develop a new product to give itself a boost or reposition itself and change its marketing strategy. As an example, Leven points to the cruise industry, which languished for many years and then successfully rallied by developing products to meet the needs and preferences of different types of travellers, from Antarctic cruises to classic luxury cruises to thematic cruises.

The case of Costa Rica

A group of researchers from the Cornell University School of Hotel Administration used Plog’s model to examine the profile (behaviour and preferences) of American travellers to Costa Rica. From 1999 to 2003, the number of tourists in Costa Rica grew 20%, with Americans accounting for the biggest jump, 30%. The country’s beautiful landscape make it one of the most popular destinations in Central America and it definitely attracts more international travellers than its neighbours (Belize, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua and Panama).

With such an increase in tourist arrivals, one would say the destination is in the development phase. The study findings confirm this as well, indicating that the country is becoming more popular with centrics and that fewer near-venturers are visiting now. If Costa Rica wants to continue riding this crest, it must orchestrate its growth so as to avoid excessive or inappropriate development, because it enjoys a high profile as an ecotourism destination.

Plog’s model applied to US visitors to Canada

Although statistics show Americans are travelling abroad in record numbers, the drastic drop in their numbers to Canada could signal the decline of Canada as a destination. On the other hand, perhaps the exchange rate, the price of gas and upcoming heightened security measures are the only reasons behind this dip. Still, near-dependables and dependables (who make up the smallest percentage of the population) may continue to visit Canada, while the centrics (who make up a majority of the population) will abandon it for more exciting or attractive lands. It may be time for Canada to start courting other American states, revamp and reposition its product for its neighbours or even target other clienteles.

Maintain attractiveness, or perish!

If there were a magic formula, many destinations would have adopted it long ago. However, once a destination understands how the life cycle works, it can control development and maintain its ideal position. Here are a few suggestions:

  • Understand what makes the destination attractive and capitalize on its features and distinctiveness
  • Develop new products that reflect travellers’ changing socio-demographics and values
  • Become familiar with the profile of tourists
  • Plan and control development
  • Preserve the original character of spaces
  • Do not allow business to call the shots
  • Orchestrate marketing for the target clientele
  • Encourage locals to take part in the success of the experience (after all, residents don’t want to lose their quality of life and the things that make their community special)

According to Stanley Plog, destinations that do not plan their development are only harming themselves – by losing the charm that attracted venturers in the first place!

Sources:
– Enz, Cathy A. et al. « Competitive Destination Planning: The Case of Costa Rica, » Cornell University, Center for Hospitality Reports, Vol. 6, No. 12, October 2006.
– Plog, Stanley. « Why Destination Areas Rise and Fall in Popularity, » Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, Vol. 42, No. 3, June 2001.
– Weiermair, Klaus. « Le vieillissement – Une réalité qui s’impose aux destinations touristiques, » Espaces, No. 235, March 2006, p. 18-20.

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Marketing Segments de clientèles

Destination: quand la réalité l’emporte sur l’intention!

Quel type de clientèle s’intéresse à votre destination? Un chercheur a répondu à cette question en établissant des relations entre destinations et profils de voyageurs. Mais… est-ce que cette association se révèle toujours vraie? Comment une destination devrait-elle s’adresser à ces différents segments de clientèles?

Le «Plog’s model»… vous connaissez?

De réputation internationale, Stanley Plog, Ph.D., possède une expérience de 35 années dans le milieu de la consultation et de la recherche et ce, principalement au sein de l’industrie touristique.

Plog a développé un modèle qui établit un parallèle entre le type de voyageur et le choix d’une destination. Il a déterminé cinq catégories de vacanciers où, à un bout du spectre, on trouve l’aventurier qui aime sortir des sentiers battus (ex. Antarctique et Tibet) et, à l’opposé, le conservateur qui s’intéresse aux destinations très populaires (ex. Miami et Atlantic City). Plog a ainsi réparti la population américaine en fonction de leurs profils (graphique 1).

L’aventurier (4% de la population américaine),

  • Curieux, actif et dynamique, il aime la nouveauté, le changement.
  • Il se fie à son propre jugement et a confiance en lui.
  • Débrouillard, il choisit des destinations peu développées et peu visitées.
  • Il voyage fréquemment, effectue habituellement de longs séjours et dépense plus que la moyenne.
  • Préférant la solitude, il évite les endroits touristiques très fréquentés.
  • Il apprécie le contact avec la population locale.
  • Il utilise des hébergements non traditionnels.
  • C’est un voyageur indépendant et actif qui recherche chaque fois de nouvelles expériences.

Le conservateur (2,5% de la population américaine)

  • Traditionnel dans sa façon de penser et de consommer, il effectue peu de recherches.
  • De caractère routinier, guère aventureux et très prudent, il présente un pattern de voyage classique.
  • Il aime être entouré de sa famille et de ses amis.
  • Il opte pour les destinations très populaires.
  • Il dépense peu, ne voyage pas fréquemment et effectue de courts séjours.
  • Il choisit des bannières d’hébergement et de restauration qui lui sont familières.
  • C’est un voyageur passif qui ne pratique pas beaucoup d’activités.

Entre les deux opposés se situent trois autres groupes:

Le quasi-aventurier (16% de la population américaine)

  • Il suit les traces de l’aventurier, mais il exige davantage de services et de confort.

Le quasi-conservateur (16% de la population américaine)

  • Il est moins traditionnel que le conservateur dans ses habitudes de voyage.

Le centre (62% de la population américaine)

  • Il apprécie les endroits développés, mais pas surpeuplés.
  • Il aime visiter de nouvelles destinations.
  • Actif, il pratique différentes activités.
  • Ce segment regroupe une clientèle plus hétérogène.

Graphique 1

 
Source: Stanley Plog

Un autre son de cloche

Le modèle de Plog est régulièrement cité dans les recherches en tourisme, mais il est aussi critiqué: théorie sans fondement scientifique car elle repose sur une étude empirique; échantillonnage des Américains pouvant être difficilement applicable à d’autres nationalités; manque de corrélation entre les variables; difficulté de catégoriser un voyageur dans une seule case car son comportement peut différer selon ses motivations; catégories qui n’englobent pas tous les comportements.

Stephen W. Litvin, professeur au College of Charleston aux États-Unis, a voulu vérifier le modèle de Plog. Lors d’une période d’enseignement à Singapour, il a effectué un sondage qui posait les deux questions suivantes:

  • Lors de vos dernières vacances, quelle destination avez-vous visitée?
  • Si vous pouviez visiter n’importe quelle destination dans le monde, y compris celles que vous avez déjà visitées, où iriez-vous? 

Même si ce sondage comporte lui aussi certaines limites, les résultats présentés au graphique 2 appuient à la fois le modèle de Plog et les critiques de Stephen L.J. Smith, un des dénonciateurs de ce modèle. Ce dernier soutient que même si un voyageur est catégorisé dans un segment en particulier, cela ne constitue pas un déterminant quant au choix de sa destination de vacances.

Graphique 2


Source: Stephen W. Litvin, «Revisiting Plog’s Model of Allocentricity
and Psychocentricity… One More Time», Cornell University 2006

Litvin constate que la catégorisation de Plog correspond à ce que les gens aimeraient visiter car les deux courbes du graphique 2, Modèle de Plog et la Destination idéale, présentent un tracé similaire. Toutefois, la courbe Dernière destination visitée suit un parcours très distinct, ce qui l’amène à conclure qu’il existe une différence entre l’action et l’intention, entre les désirs et le comportement. En fait, les théories marketing et économiques (Theory of Reasoned Action) expliquent ce compromis par la rationalité du voyageur. Ce dernier privilégie l’aspect pratique que présentent les destinations populaires et très développées en raison du temps, de l’argent et de l’énergie tant physique que psychologique à investir lors de la préparation du voyage et de sa consommation proprement dite.

Des stratégies marketing pour s’adresser à ces différents segments de clientèle

Litvin suggère aux gestionnaires de destinations des façons de se positionner pour courtiser les différents segments de clientèle.

Comme nous l’avons vu précédemment, les prochaines vacances n’étant pas nécessairement la destination rêvée, les gestionnaires qui veulent attirer les aventuriers et les quasi-aventuriers doivent être patients dans leur approche. Il importe de rester présent dans leur imaginaire et de piquer leur intérêt.

Dans le livre de Plog, Leisure Travel: A marketing Handbook, l’analyse de cas intitulée «Tahiti: A Great Place to Visit… Someday!» explique le virage marketing de cette région. Cette destination soleil courtisait les  conservateurs en raison de ses caractéristiques: soleil, plage et activités restreintes. Cependant, le temps requis pour s’y rendre et le coût élévé des prestations (restauration et hébergement) cadraient mieux avec le type aventurier. Confrontés à une baisse de la clientèle américaine, les gestionnaires ont décidé de repositionner la destination afin de cibler la clientèle des aventuriers. Après s’être présentée comme l’endroit idéal pour décrocher du rythme de vie effréné et pour refaire le plein d’énergie, les taux de croissance de la clientèle ont atteint 18% et plus annuellement dans la période qui a suivi ces changements.

Parce que temps et argent sont en cause et que le tourbillon de la vie quotidienne fait en sorte que la majorité de la clientèle se tourne vers des destinations établies et classiques, il importe donc pour ces dernières de se faire connaître comme un endroit facile à visiter et abordable. Pour renforcer l’intérêt des centres, il convient de se présenter comme une destination idéale, spéciale ou exotique. Au lieu de «This summer, come back to London», pourquoi ne pas les inviter avec «This year, take that once in a lifetime trip to London that you have always dreamt about». De plus, on leur déballe un ensemble d’activités nouvelles et, même si une voix intérieure leur dit d’aller ailleurs, ils trouveront la proposition intéressante et choisiront la facilité.

Quant aux conservateurs, on les incite à revenir en leur proposant un programme de fidélisation ou une promotion alléchante.

Sources:
– Enz, Cathy A. et autres. «Competitive Destination Planning: The Case of Costa Rica», Cornell University, Center for Hospitality Reports, vol. 6, no 12, octobre 2006.
– Litvin, Stephen W. «Revisiting Plog’s Model of Allocentricity and Psychocentricity – One More Time», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 47, no 3, août 2006.
– Plog, Stanley C. «Why Destination Areas Rise and Fall in Popularity», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 42, no 3, juin 2001.
– Plog, Stanley C. «One Mo’,Once», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 47, no 3, août 2006.

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Ailleurs dans le monde Faits et chiffres Gestion

Des chiffres sur les dépenses marketing des pays et sur les retombées touristiques

Quel pays possède le plus important budget marketing? Qui a le niveau de représentativité le plus élevé à l’étranger? Combien chaque dollar investi rapporte-t-il en termes de recettes internationales et quel pays y détient la meilleure fiche? Où se situe le Canada dans tous ces chiffres?

L’étude «Structures and Budgets of National Tourism Organizations», publiée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), recense les données des budgets marketing sur les marchés internationaux d’une cinquantaine d’organisations nationales du tourisme (ONT) en tant qu’organisme officiel de promotion du pays.

Ce qu’il faut savoir avant d’interpréter ces résultats

L’évaluation des chiffres comporte certaines limites: différences structurelles des ONT; ONT aussi responsables de la promotion du tourisme intérieur pouvant difficilement départager certains chiffres, ce qui donne lieu à des approximations; données d’organismes provinciaux ou régionaux qui contribuent au financement promotionnel du pays pour le bénéfice d’instances, autres que l’ONT, non comptabilisées; etc.

Nous avons retenu les chiffres de 2004, car ceux de 2005 reposaient sur des données préliminaires. Tous les montants sont indiqués en dollars américains (USD).

Les commentaires dans le texte portent sur l’ensemble des pays répertoriés dans l’étude. Cependant, le but n’étant pas de reproduire les tableaux du document, la présentation graphique a été restreinte à un échantillon de 14 pays jugés significatifs: certaines destinations importantes, couverture de tous les continents, pays en concurrence avec le Canada et ayant le même type de collecte de données aux frontières, etc. Les États-Unis figurent parmi eux, mais l’absence de structure formelle au niveau national explique les chiffres pour le moins surprenants observés dans les graphiques.

Afin de mieux situer les pays retenus, le tableau 1 permet de visualiser les arrivées et les recettes touristiques internationales de chacun d’eux.

Tableau 1
ARRIVÉES ET RECETTES TOURISTIQUES INTERNATIONALES – 2004

Budget annuel de l’ONT pour le marketing sur les marchés internationaux

  • Seulement 5 des pays répertoriés dans l’étude possèdent un budget qui surpasse la barre des 100 millions$ – Grèce (123,8 millions$), Malaisie (117,9 millions$), Australie (111,1 millions$), Mexique (109,9 millions$) et Espagne (105,7 millions$).
  • Première destination au monde au classement des arrivées internationales, la France dépense moins que le Canada.

Graphique 1


Source: Organisation mondiale du tourisme

  • Le budget du Canada est assumé à 73,3% par le gouvernement. Dans 19 pays, l’État endosse l’entièreté du budget de l’ONT. La Norvège (34,3%), la France (54%), la Finlande (61,1%), la Suisse (61,6%) et la Lituanie (62,7%) figurent parmi les pays ayant le plus faible taux de financement gouvernemental.
  • La Malaisie (89,1 millions$), l’Australie (80,2 millions$) et l’Espagne (67,6 millions$) viennent en tête de liste du budget investi dans les actions de marketing. Suivent l’Afrique du Sud (51,5 millions$) et le Canada (50,7 millions$) qui se situe ainsi au 5e rang. En 2005, le Canada a diminué le budget total de l’ONT de 11% (la moyenne de tous les pays recensés est de +9%), ce qui s’est traduit par un retranchement de 14% dans les dépenses marketing (la moyenne des pays recensés est de +9%).
  • Au total, 7 destinations (Népal, Estonie, Macao, Pérou, Chili, Pologne et États-Unis) présentent des frais d’exploitation inférieurs à 20%, ce qui leur permet de destiner plus de 80% de leur budget à l’enveloppe marketing. À l’opposé, 4 pays allouent moins de 50% de leur budget total au marketing (Philippines, Grèce, République de Corée et Royaume-Uni). Fait à souligner, la Grèce présente le budget le plus élevé (123,8$) des pays recensés et ne consacre que 44,1% au marketing, le reste étant destiné à l’exploitation.

Bureaux et représentations à l’étranger

Pour assurer le marketing auprès des marchés internationaux, plusieurs pays possèdent des bureaux à l’étranger et certains assurent une partie de leur représentativité en accordant des contrats (représentations).

Graphique 2


Source: Organisation mondiale du tourisme

  • Huit pays (Botswana, République dominicaine, Salvador, Estonie, Luxembourg, Népal, Portugal, États-Unis) ne possèdent pas de bureaux à l’étranger et 19 pays n’accordent aucun contrat à l’étranger. Seuls la République dominicaine, le Salvador et les États-Unis n’assurent aucune représentativité touristique à l’extérieur du pays.
  • Au chapitre des bureaux à l’étranger, ce sont les pays suivants qui en possèdent le plus grand nombre: l’Espagne (31), la Malaisie (30), l’Autriche (27), la France (25) et la Grèce (25). Parmi ceux qui accordent le plus de contrats, se trouvent le Portugal (22), la Thaïlande (21), l’Allemagne (18), la Suisse (16) et la Malaisie (16).
  • Alors que 14 pays ont augmenté le nombre de leurs bureaux en 2005 (la République dominicaine est passée de 0 à 18 bureaux), 6 destinations en ont retranché un, la Roumanie est passée de 20 à 15 et le Canada de 15 à 11.

Budget vs arrivées et recettes internationales

Les efforts promotionnels de l’ONT ont attiré combien de touristes internationaux? Le graphique 3 présente le ratio des sommes dépensées en marketing par l’ONT pour chaque arrivée internationale. Dans cette perspective, il s’avère plus intéressant de figurer au bas du graphique.

Graphique 3


Source: Organisation mondiale du tourisme

  • Malte (23,70$), Chypre (23,60$), l’Australie (21,30$), la Nouvelle-Zélande (18,10$) et le Guatemala (15,30$) représentent les pays où le ratio des dépenses marketing et des arrivées est le plus élevé.
  • À l’inverse, les États-Unis (0,0$), le Salvador (0,30$), la Pologne (0,70$), la France (0,80$) et le Chili (1,20$) affichent la meilleure performance à ce chapitre.
  • Pour le Canada, la somme investie en budget marketing pour chaque arrivée touristique internationale se situe à 3,40$.

Un exercice similaire est effectué pour les recettes internationales. Le graphique 4 présente combien chaque dollar promotionnel (budget de l’ONT) a généré de recettes internationales. Contrairement au ratio précédent, il est préférable de se situer au haut du graphique.

Graphique 4


Source: Organisation mondiale du tourisme

  • En raison du faible budget de l’ONT américaine (2,1 millions$), chaque dollar investi génère des recettes disproportionnées pour la présentation graphique, soit 43 909$. Suivent le Salvador (1304$), le Luxembourg (1231$), l’Italie (948$) et la Lituanie (941$).
  • Neuf pays se trouvent sous la barre du 100$ en recettes générées – Pérou, Malaisie, Roumanie, Finlande, Irlande, Guatemala, Tunisie, Chypre et Malte.

Budget de l’ONT par habitant

  • Les pays où le budget de l’ONT coûte le plus cher par habitant sont Chypre (71,40$), Malte (69,10$) et Macao en Chine (66,90$). Suivent, avec un écart important, l’Irlande (18,60$), la Grèce (11,60$) et la Nouvelle-Zélande (10,60$).
  • À l’opposé, les budgets d’une vingtaine de pays coûtent un dollar ou moins par habitant.

Graphique 5


Source: Organisation mondiale du tourisme

Recettes internationales par arrivée

  • Treize pays surpassent les 1000$ de recettes par arrivée, dont quatre enregistrent plus de 2000$ – Luxembourg (4194$), Australie (2484$), Nouvelle-Zélande (2109$) et Suède (2054$).
  • Se situant tous sous la barre des 500$, la Roumanie, la Tunisie, la Hongrie, le Salvador, la Pologne et l’Estonie représentent les pays où les retombées par arrivée sont les plus faibles.

Graphique 6


Source: Organisation mondiale du tourisme

Les prix «oranges et citrons»

Si l’on met en perspective tous les chiffres (budgets, ratios, etc.) des 14 ONT retenues, y a-t-il des destinations qui se démarquent? Et qu’en est-il du Canada?

Les États-Unis présentent des chiffres hors normes en raison de l’absence d’une structure nationale proprement dite, les États américains assumant eux-mêmes leur promotion touristique.

La France affiche les meilleurs ratios compte tenu de son budget. La notoriété de cette destination explique en grande partie ces résultats. Par contre, sa position géographique (proximité de nombreux pays qui favorisent les courts séjours) ne joue pas en sa faveur lorsqu’il s’agit du ratio recettes/arrivées.

C’est l’Australie qui investit le plus dans la mise en marché de sa destination. Les Jeux olympiques de Sydney en 2000 ont déclenché la vague promotionnelle australienne, mais les retombées ne suivent pas encore le mouvement. Au contraire de la France, la position géographique de l’Australie (territoire éloigné qui engendre de longs séjours) lui permet de bien figurer au chapitre des recettes par arrivée.

Avec un budget moindre, le Canada s’en tire mieux que l’Australie – meilleur rendement des recettes pour chaque dollar investi et ratio budget/arrivée internationale inférieur. Le Mexique, malgré un budget supérieur, obtient de moins bons ratios que son rival canadien. Malgré tout, le Canada n’a pas repris sa vitesse de croisière auprès de la clientèle outre-mer depuis 2000 et la baisse de la clientèle américaine reste problématique.

Tableau 2
Compilation

La publication des chiffres soulève bien des questions…

  • Est-ce que les investissements marketing d’une destination ont une conséquence directe sur la croissance ou le déclin des arrivées et des recettes?
  • Quelle est la part d’influence des grandes campagnes marketing de la concurrence?
  • La concurrence s’accentuant, est-ce qu’un désinvestissement dans les budgets peut avoir une conséquence à long terme?
  • Quelle est la réelle contribution de la promotion touristique pour «l’image» d’un pays ?

Source:
– Organisation mondiale du tourisme. «Structures and Budgets of National Tourism Organizations 2004-2005», 2006.

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Hébergement

CAPSULE – Une suite hôtelière nouveau genre

Un hôtel anglais, Alton Towers, a lancé en juillet dernier une suite aménagée pour les soirées d’adolescentes. Terminée la fête d’ados bruyante dans le sous-sol de la maison, pas de parents et c’est «full cool» garanti – DO NOT DISTURB!

Un nouveau concept hôtelier: une suite pour fête d’adolescentes!

La Sleepover Suite insonorisée est divisée en trois sections:

  • L’espace party avec télé au plasma, mini plancher de danse, équipement de karaoke, station de jeux, frigo rose avec crème glacée et chocolat, films de toutes sortes permettant de tenir une nuit «marathon».
  • L’espace pour dormir avec six lits dont on peut changer la configuration pour faire un lit géant.
  • L’espace salle de bains avec miroirs mur à mur, table de maquillage, produits de beauté à profusion, douche à multi-jets et musique.

Source: Springwise

D’autres suites thématiques ont été aménagées: impériale, célébration, chocolat, nuit d’Arabie, Peter Rabbit, etc.

Voici un bel exemple de créativité, d’une personne qui a su regarder «ailleurs» afin d’y déceler une occasion d’affaires!

Sources:
– Springwise. «Party suites for teens», [www.springwise.com].
– Site Alton Towers.