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La cybersécurité au temps du télétravail

Le nombre de cybermenaces augmente davantage depuis le début de la pandémie. D’ailleurs, le Centre canadien pour la cybersécurité (CCC) affirme que la COVID-19 devient le sujet préféré des fraudeurs pour réaliser des campagnes d’escroquerie et d’hameçonnage liées à des maliciels. Dans un contexte où de nombreux employés travaillent désormais à la maison pour une durée indéterminée, la vigilance s’avère de mise et plusieurs astuces existent pour contrecarrer les plans malfaisants.

Mieux connaître la menace pour la combattre

D’après le CCC, l’hameçonnage représente le type le plus courant de cyberattaque, car il peut être utilisé sous diverses formes, soit par courriel, par appel téléphonique et par message texte.

 

 

Quoi faire à la maison ?

Comme le souligne la Banque de développement du Canada, bien que leurs actes ne soient pas délibérés, le personnel constitue souvent le maillon faible de la sécurité des compagnies. En contexte de télétravail, la vigilance doit être double ! Voici quelques conseils pratiques.

 

 

Que peut faire un gestionnaire pour aider ses employés?

Les dirigeants doivent être proactifs en matière de cybersécurité. S’informer et se référer à des professionnels peut s’avérer une bonne solution. Plusieurs ressources sont disponibles pour les PME, tels que les sites Web de PensezCybersecurite.gc.ca et Cyber.gc.ca.

 

 

Un mot sur les réunions virtuelles

L’utilisation des plateformes de visioconférence a explosé depuis les dernières semaines. Selon le Federal Bureau of Investigation (FBI), quelques mesures peuvent être appliquées pour augmenter le niveau de sécurité de ses outils.

  • Ajoutez un mot de passe pour accéder aux réunions ;
  • Donnez uniquement le numéro de la rencontre (pas le lien) ;
  • Partagez votre écran seulement si vous êtes l’animateur ou l’hôte.

 

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COVID-19 : le domaine de l’aviation

Québec, le gouvernement a ordonné la fermeture de tous les commerces et services non essentiels à compter du mercredi 25 mars, et ce, jusqu’au 4 mai. Cliquez ici pour consulter la liste des commerces prioritaires.

Frontières fermées

Au Canada

-Les frontières canadiennes sont fermées à tous les étrangers jusqu’au 30 juin, à l’exception des résidents permanents, des membres d’équipage, des diplomates et des voyageurs dont la famille est canadienne. Pour consulter la liste complète des restrictions, visitez le site du gouvernement du Canada.

-Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars 2020, les autorités ont procédé à la fermeture de la frontière avec les États-Unis pour les voyages non essentiels, et ce, pour une durée de 30 jours (gouvernement du Canada, 21/03/20).

-Les seuls aéroports internationaux canadiens pouvant encore accueillir des avions sont Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary (gouvernement du Canada, 20 mars 2020).

-Terre-Neuve et Labrador contrôle ses frontières. Les voyageurs doivent désormais signer une déclaration et y décrire leurs symptômes, si tel est le cas. Elle exige un isolement de 14 jours, même pour les touristes provenant d’autres provinces canadiennes (Radio-Canada, 20/03/20).

-La Nouvelle-Écosse a fermé ses frontières aux autres provinces. Les Canadiens ayant voyagé doivent être en quarantaine pendant 14 jours à leur arrivée (TVA Nouvelles, 22/03/20). Ceux qui ne respectent pas les mesures d’éloignement social et d’auto-isolement peuvent recevoir une amende de 1000 $ pour les particuliers et de 7500 $ pour les entreprises (Nouvelle-Écosse, 7/04/20).

-Les Territoires du Nord-Ouest ont fermé leurs frontières à tous les voyages non essentiels, tandis que le Yukon recommande fortement de suspendre les voyages non essentiels à l’intérieur et à l’extérieur du territoire (L’actualité 23/03/20).

-Toutes les personnes qui transitent par le Yukon pour aller en Alaska dans les Territoires du Nord-Ouest ou d’autres régions du Canada doivent quitter dans les 24 heures suivant leur entrée et éviter au maximum les contacts avec d’autres individus (Gouvernement du Yukon, 6/04/20).

À l’international

  • L’Union européenne, la Russie, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont fermé leurs frontières. Pour plus d’informations sur les pays ayant fermé leurs frontières ou ayant imposé des restrictions de voyages, consultez TV5 Monde-Afrique.
  • La firme Deloitte a créé un site Web répertoriant tous les contrôles récents des frontières et les restrictions par pays.
  • Les résidents de la région de la province de Hubei peuvent circuler s’ils possèdent un certificat témoignant de leur bonne santé. À compter du 8 avril, les restrictions de voyage seront aussi levées (Hotels News Resources, 1/04/20).

Contrôle et sensibilisation dans les aéroports

Au Québec

  • À l’aéroport Montréal-Trudeau, des équipes de santé publique agissent comme une deuxième douane. Tous les voyageurs doivent les rencontrer afin d’obtenir des informations sur les règles à suivre pour leur quarantaine. Certains se verront donner des thermomètres et des masques (Radio-Canada, 16/03/20).
  • Swissport est la seule entreprise qui ravitaille les avions en carburant dans les aéroports de Mirabel, Vancouver et Montréal-Trudeau. Si elle n’est pas admissible au programme de soutien du gouvernement fédéral pour les salaires de ses employés, ces trois aéroports pourraient être forcés de fermer à court terme (La Presse, 3/04/20).

Au Canada

  • Le formulaire électronique que tous les voyageurs doivent remplir à leur arrivée au Canada comprend de nouvelles questions dans le but d’effectuer un suivi plus serré de la maladie (Radio-Canada, 16/03/20).
  • Le nombre d’agents frontaliers canadiens est plus élevé. En plus d’interroger les gens sur leur état de santé, ils doivent s’assurer que ceux-ci ne présentent pas de signes visibles de la COVID-19. Si tel est le cas, ils seront pris en charge par le personnel de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour une évaluation plus approfondie (Radio-Canada, 16/03/20).

À l’international

  • Airports Council International (ACI) World, a publié un guide sur les meilleures pratiques à adopter en en ce qui a trait à la sécurité dans les aéroports, que ce soit la gestion des points de contrôle de sécurité, le contrôle des passagers et du personnel, l’inspection des bagages, la protection des employés de contrôle, etc.
  • KLM a implanté des mesures sanitaires restrictives à bord de ses avions, par exemple les passagers doivent s’asseoir à plus d’un mètre les uns des autres. L’entreprise minimise les services des agents de bord avec les clients, oblige tous les employés à porter des masques et des gants et finalement rappelle, pendant l’embarquement, de respecter les mesures de distanciation sociale (Travel Daily News, 2/04/20).

Situation financière

Au Canada

  • Le gouvernement fédéral a ne percevra plus les loyers des aéroports, et ce, jusqu’à la fin de l’année. Cette mesure équivaut à 330 millions de dollars (Radio-Canada, 31/03/20).
  • Les dirigeants de Porters Airline sont confiants de passer à travers la crise grâce à l’aide de 135 millions de dollars reçue d’Exportation et Développement Canada (Travel Pulse, 30/03/20).
  • À la suite de l’annonce de l’OTC qui mentionnait que les voyages annulés pouvaient être transformés en crédits-voyages plutôt qu’en remboursement, un recours collectif a été déposé à la Cour fédérale et vise les entreprises SWOOP, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing. Ce recours représente tous ceux ayant acheté un billet d’avion avant le 11 mars 2020 pour un vol prévu à partir du 13 mars 2020 et qui aurait été annulé en raison de la crise pandémique de la COVID-19. Le but de ce dernier est de faire respecter les droits des passagers d’être remboursés pour leurs billets lorsqu’ils ne sont pas en mesure de voyager pour des motifs hors de leur contrôle (Travel Pulse, 30/03/20).

Aux États-Unis

  • L’Administration fédérale des transports (FTA) du ministère américain des Transports a annoncé une allocation totalisant 25 milliards de dollars afin de soutenir les systèmes de transport public face à cette pandémie (US Department of Transportation, 2/04/20). Ce décret (CARES Act), signé le 31 mars 2020, exige que les transporteurs recevant cette aide financière maintiennent des services aériens minimums sur l’ensemble du territoire national, avec quelques exceptions (US Departement of Transportation, 7/04/20).
  • Les compagnies aériennes reçoivent généralement l’argent des paiements effectués sur les cartes de crédit une fois le vol effectué, ce qui exerce encore plus de pression sur leurs liquidités. Les entreprises de cartes de crédit ont aussi le droit de conserver les paiements si la compagnie est en voie de faire faillite (Skift, 31/03/20).

À l’international

  • L’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) revoit à la hausse les pertes financières estimées. Elles pourraient s’élever à 252 milliards de dollars américains (BTN, 31/03/20).
  • International Air Transport Association (IATA), International Civil Aviation Organization (ICAO), International Maritime Organization (IMO) et United Nations World Tourism Organization (UNWTO) s’adressent aux gouvernements pour que les compagnies aériennes puissent recevoir de l’aide immédiate (Travel Daily News, 23/03/20). Pour consulter la liste des demandes d’IATA, cliquez ici.
  • CAPA, un groupe d’intelligence du secteur de l’aviation, fait référence à une possible faillite pour plusieurs compagnies aériennes (Déplacements Pros, 13/03/20).
  • Les transporteurs nationalisés pourraient obtenir de l’aide des gouvernements, ce qui n’est pas le cas des entreprises privées (La quotidienne, 25/03/20).
  • La nationalisation d’Alitalia a permis de sauver cette compagnie aérienne, ce qui n’aurait pas été accepté par la concurrence européenne dans une autre situation que celle de la COVID-19 (La quotidienne, 25/03/20).
  • La compagnie aérienne britannique Flybe est la première victime de cette crise. Elle a déclaré faillite au début mars (Voyages d’affaires, 24/03/20).
  • En Angleterre, le gouvernement fait référence à une possible nationalisation partielle de ses compagnies aériennes (Voyages d’affaires, 1/04/20).

Compagnies aériennes — état des lieux des vols

En Chine

  • Au cours de la semaine du 9 mars, on a constaté une hausse de trois millions de sièges dans le réseau intérieur, ce qui explique une « normalisation de l’offre et la demande » (Voyages d’affaires, 19/03/20). La relance des vols se fait tout de même plus lentement que prévu dû à une lente reprise des activités économiques (Skift, 2/04/20).

À l’international

  • Statista a publié un graphique montrant le nombre de vols actuels par continent comparativement à la même période l’année dernière, soit du 6 janvier au 8 mars. L’Asie subit une baisse de 98,1 %, l’Europe de 31,9 %, le Moyen-Orient et l’Afrique de 22,6 % respectivement et les Amériques de 14,5 %.
  • En date du 16 mars, du 6 janvier au 8 mars, l’Italie a enregistré une baisse de sa capacité de sièges de 73,9 %, l’Allemagne de 30,2 %, le Royaume-Uni de 19,3 % et la France de 13,7 % par rapport à la même période en 2019 (Voyages d’affaires, 19/03/20). Pour sa part, l’Asie constitue le continent le plus touché. Selon la même base comparative, Hong Kong a vu chuter sa capacité de sièges de 80,8 %, la Corée du Sud de 56,1 %, la Chine de 38,7 %, Singapour de 35,5 % et le Japon de 19,1 % (Voyages d’affaires, 19/03/20).
  • En date du 16 mars, 4,5 millions de sièges ont été éliminés mondialement en une semaine (Voyages d’affaires, 19/03/20).
  • Pour la semaine du 30 mars au 5 avril, le total mondial de la capacité des sièges des compagnies aériennes est inférieur de 77 % par rapport à la même période l’année précédente (Travel Daily News, 3/04/20).
  • L’Union européenne a accepté de suspendre une règle qui obligeait les compagnies aériennes à utiliser au moins 80 % de leurs créneaux de décollage et d’atterrissage, ce qui constituait une charge financière supplémentaire (GBTA, 31/03/20).

Programmes de fidélité

  • Les membres d’Aéroplan peuvent annuler leurs récompenses sans frais jusqu’au 31 mars 2020. Ils ont aussi la possibilité de mettre sur pause les dates d’expiration de leurs miles Aeroplan jusqu’au 14 mai 2020 (PAX, 20/03/20).
  • Tous les membres d’Air Canada verront leur abonnement prolongé jusqu’à la fin de 2021, et auront de nouvelles occasions de se qualifier pour détenir le statut Altitude, ainsi qu’obtenir des miles Aéroplan (Air Canada, 6/04/20).

Communication et outils

  • Les compagnies aériennes doivent mettre en place un plan de gestion pendant et après la crise de la COVID-19. Garder ses clients informés, prendre soin de ses employés et finalement, réduire ou éliminer les prix des bagages et du choix de siège pourraient s’avérer des avantages concurrentiels (Mintel, 25/03/20).
  • De bas prix, un bon service à la clientèle, des actions concrètes au-delà de la communication et le prix de l’enregistrement des bagages sont des facteurs décisifs dans le choix d’une compagnie aérienne. Une fois la crise passée, ils pourront agir comme avantages compétitifs.
  • Le média Simplifying a énoncé neuf recommandations se divisant en trois étapes : faire état de ce qu’il est possible de contrôler, développer l’engagement et la conscience pour les employés et les clients et comprendre ses capacités à agir.

Solidarité

  • Le Service national de santé du Royaume-Uni engage des agents de bord mis à pied afin d’aider dans les hôpitaux, puisqu’ils ont pour la très grande majorité, leur cours de premiers soins (BTN Europe, 30/03/20).
  • La fondation Air Canada travaille de concert avec l’organisation FoodRescue afin de redistribuer aux familles dans le besoin de la nourriture provenant des repas inutilisés à bord de l’avion (Air Canada, 26/03/20)
  • Air Transat a remis plus de 44 000 masques et 301 000 gants au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (Transat, 2/04/20)

Reprise éventuelle des vols

  • Selon une étude menée par la firme de recherche Sojern, du 1er au 15 mars, il y a eu une hausse de 242 % des vols achetés pour janvier 2021 à destination de l’Angleterre. En Espagne, cette hausse s’élève à 160 % et finalement, en Europe de l’Est et de l’Ouest, il s’agit d’une augmentation de 164 % et de 97 % respectivement (Sojern, 23/03/20).
  • En Chine, la recherche pour des vols en tourisme d’affaires a augmenté comparativement à la période pré-COVID-19 (Hotel Management, 24/03/20).
  • Selon un sondage mené par la firme Harris Poll, une personne interrogée sur cinq mentionnait qu’elle attendrait quatre mois après l’aplatissement de la courbe du virus pour voyager. De plus, 29 % des répondants déclaraient qu’ils avaient une opinion plus négative du secteur aérien depuis l’apparition de la COVID-19 (Yahoo, 25/03/20).
  • BCG, une firme en stratégies, a conçu 5 scénarios possibles pour la reprise des vols allant de 3 mois à 18 mois dépendamment de la propagation du virus (BCG, 31/03/20).

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Les organismes à suivre en tout temps

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COVID-19 : les organisations de gestion de la destination

Les actions des organisations de gestion de la destination (OGD) en matière de mesures de soutien aux entreprises, de préparation de la relance et de campagnes marketing et de solidarité sont présentées ci-dessous.

 

 

 

Soutien aux entreprises

Au Québec

  • Le 6 avril, la Ville de Québec a dévoilé son plan économique destiné aux petites et moyennes entreprises (PME) affectées par la COVID-19. L’Office du tourisme de Québec a aussi fait le point sur la situation.
  • La Ville de Montréal offre un accompagnement gratuit pour entreprendre un virage numérique accéléré. Le 8 avril, les perspectives de Tourisme Montréal seront présentées en Facebook Live. La mairesse, le PDG de Tourisme Montréal et la communauté d’affaires ont fait paraître Montréal se tient debout dans la Presse+.
  • La compagnie Monsieur Cocktail et l’Office du tourisme de Québec (OTQ) collaborent pour créer le cocktail Québec cité afin d’encourager l’économie locale. L’OTQ fait appel à ses talents locaux pour soutenir les entreprises de la région (#Quebeclocal).
  • Tourisme Mauricie offre une boîte à outils humaine pour les volets financier, juridique, psychologique et en matière de ressources humaines.
  • Tourisme Côte-Nord travaille à l’actualisation de son plan d’action et de marketing en regard de la crise qui sévit.
  • Une section du site Web du gouvernement du Québec est consacrée aux mesures de soutien pour l’industrie touristique.

Au Canada

  • Destination BC tient un webinaire hebdomadaire pour informer l’industrie des mises à jour. Voici les faits saillants de la vidéo du 2 avril :
    • La campagne « Explore BC… Later » a atteint plus de 965 000 personnes sur Facebook, Instagram et Twitter. Un guide d’accompagnement personnalisé pour chaque acteur de l’industrie (OGD municipales, régionales, associations sectorielles, entreprises) a permis de centraliser le message et de définir le rôle de chaque entité. Plus de 60 OGD de la province ont joint le mouvement et partagé le contenu dans leurs réseaux.
    • Un projet de surveillance et d’écoute des perceptions sur les médias sociaux a été mis en place pour comprendre ce que les gens ressentent et pour suivre les conversations.
    • Les premiers scénarios d’impact économique de la COVID-19 révèlent que sur un total de 166 000 emplois et des revenus de 21,5 milliards de dollars (2019), l’industrie touristique de la Colombie-Britannique pourrait perdre de 75 000 à 147 000 emplois et de 9,8 à 19 milliards de dollars (2020).
  • Le gouvernement du Yukon injecte un million de dollars supplémentaires dans son Fonds coopératif de marketing en tourisme pour contrer les effets de la pandémie. Il offre aussi une aide financière aux organisations pour compenser l’annulation d’évènements de plus de 50 personnes.
  • Le 1er avril, Destination Canada a tenu un webinaire avec Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles, sur les mesures financières au niveau fédéral. Celui du 20 mars mentionnait l’interruption des actions marketing payantes et l’élaboration d’un plan de reprise des activités.
  • Destination Canada fait appel à l’ensemble de l’industrie touristique pour les aider à sauver l’été. Elle favorise plus que jamais l’harmonisation des efforts en matière de communication pour inciter les Canadiens à rester à la maison. Elle encourage aussi à partager des histoires d’unité. Son nouveau slogan « le cœur grand ouvert », lancé en 2019, est d’autant plus opportun dans les circonstances actuelles.

À l’international

  • L’organisme Brand USA présente l’état des actions marketing par marché et les grandes lignes de communication. La US. Travel Association suggère des messages clés pour les médias. Les OGD des États-Unis sont admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie.
  • Les offices de tourisme du Seignanx et du Pays basque (France) ont créé ou repositionné leur carte touristique vers une carte interactive spéciale COVID-19 pour répondre aux besoins des locaux.
  • Visit California diffuse un mode d’emploi et des exemples pour créer du contenu sur les médias sociaux. L’Oregon a aussi préparé du matériel de communication pour la période de pandémie.
  • Le gouvernement écossais a annoncé des mesures de soutien particulières pour l’industrie touristique, dont l’exonération de la taxe professionnelle pour un an.
  • Les offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine en France (MONA) lancent le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance.

Relance de l’industrie

  • Au Québec et au Canada, les efforts marketing seront déployés dans les marchés de proximité. La transformation numérique sera aussi au cœur de cette relance.
  • La Colombie-Britannique prépare une campagne de relance qui, une fois les restrictions soulevées et la destination sécuritaire, s’effectuera en trois étapes : réponse, reprise, résilience.
  • Au Colorado, la stratégie de contenu a été redirigée vers les Road Trips (site Web, infolettre) pour préparer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux (Colo-Road Trips).
  • La Pacific Asia Travel Association crée une plateforme regroupant un observatoire sur la reprise du tourisme et un centre de ressources de crise. Son développement s’insère dans une vision à long terme pour être prêt à affronter à d’autres crises.
  • Tourisme Australie prévoit un plan en plusieurs phases. Concernant la relance, le marché intérieur sera la priorité, mais l’organisation travaille déjà en concertation avec les aéroports et les États pour faire revenir les voyageurs en temps opportun. Ils investiront aussi dans la recherche par marché pour connaître les nouveaux besoins afin d’adapter le message pour les touristes d’agrément et d’affaires.
  • À Singapour, plus de 37 000 entreprises touristiques seront encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean lancé le 16 février 2020. Le ministre de l’Environnement de Singapour voulait mobiliser les entreprises et le public à adopter de saines habitudes et des standards en matière d’hygiène. Le 12 mars, la certification a été déployée à l’industrie touristique en collaboration avec l’OGD de Singapour. Chaque secteur d’activité doit se conformer à une liste d’indicateurs ainsi qu’à une évaluation indépendante pour obtenir le sceau de qualité.

Inspiration marketing

Au Québec

De la production de nouveau contenu sur les blogues de destination à la création de campagnes, les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs le temps du confinement.

À l’international

  • Plusieurs destinations se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages de la destination. Visionnez les campagnes Travel Manitoba, Explore BC… Later, Your Daily Dose of Colorado Calm, With Love from Aus, South African Tourism, Visit Portugal, Visit Scotland. La Norvège rend plutôt honneur aux travailleurs du milieu de la santé et à ceux qui assurent les services essentiels.
  • Travel Alberta lance une campagne multicanaux intitulée Stay Home. Stay Healthy.
  • Les OGD de New York, Bordeaux, Lyon, Amsterdam, Asheville, de l’Autriche, du Danemark, de la Norvège et la Californie suggèrent une liste d’activités pour découvrir la destination du confort de la maison, incluant des visites virtuelles.
  • L’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes expose sa culture, sa nourriture et ses paysages avec sa campagne #7minutesinsaintlucia. L’initiative a débuté le 26 mars avec une diffusion en direct d’une pratique de yoga en plein air de 7 minutes.
  • La Grande-Bretagne a adapté son infolettre en suggérant de visiter les lieux de tournage d’Harry Potter et The Crown.
  • L’Office de tourisme de Montpellier a débuté le mouvement #FenetreSurMontpellier pour découvrir la ville autrement, de l’intimité des balcons ou des fenêtres des résidents. Saint-Malo et Paris (#ParisFromMyWindow) ont emboîté le pas.
  • Sur les médias sociaux, les OGD de la Norvège et de la Suisse font la promotion des mots-clics #Dreamnowvisitlater et #dreamnowtravellater.
  • Visit Argentina met de l’avant les animaux du pays pour faire passer des messages de bienveillance et d’hygiène sur Instagram.
  • Visit Portugal a converti #CantskipPortugal vers #Cantskiphope.
  • L’OGD de la ville de New York liste les restaurants qui offrent des plats à emporter et suggère d’acheter des cartes-cadeaux à utiliser dans le futur afin d’assurer des liquidités à court terme aux entreprises. Travel Oregon a développé une initiative semblable.

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Organismes à suivre en tout temps

  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. Elle assure une action coordonnée avec les associations touristiques et a récemment créé une cellule de crise Entreprises.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations. Le ministère du Tourisme relaie les directives gouvernementales sur Facebook, Twitter et Linkedin.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
  • Destination Canada partage les informations sur les efforts marketing à l’échelle nationale et les mesures de soutien aux entreprises.

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COVID-19 : Festivals et événements

Mises à jour 

Québec

-Le gouvernement du Québec a annoncé le 21 mars dernier l’interdiction de tenir tout rassemblement intérieur ou extérieur, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

-La Ville de Montréal a annoncé le 7 avril l’annulation de tous les festivals et événements sportifs jusqu’au 2 juillet.

-À Montréal, les Francos, le Festival International de Jazz et le festival Montréal Complètement Cirque sont annulés alors que le Festival Juste pour Rire et le Grand Prix sont reportés. En ce qui concerne le remboursement d’un billet de spectacle, l’Office de la protection du Consommateur rappelle les directives aux personnes détentrices d’un billet pour un événement ayant été annulé ou déplacé.

Vélo Québec annule le Festival Go vélo Montréal et le Défi Vélo Mag, tous deux ayant lieu au printemps. Pour le moment, les autres événements de l’organisme sont maintenus.

Canada

International

  • Au cours des dernières semaines, les annulations et reports d’événements se déroulant habituellement au printemps, voire au début de l’été, ont envahi les médias. À présent, les annonces touchent des événements planifiés pour l’été et même pour l’automne. C’est le cas des Jeux Olympiques de Tokyo et de l’exposition universelle de Dubai (Expo 2020), tous deux remis à 2021. Le tournoi de Wimbledon ainsi que cinq grands festivals d’Édimbourg sont annulés.
  • Le site SportsTravel fournit une liste de tous les événements sportifs annulés ou reportés.
  • En Chine, la situation s’améliore et certaines boîtes de nuit ont rouvert leurs portes la fin de semaine passée, bien qu’il ne soit pas encore question de spectacles en À cause des mesures de quarantaines dans de nombreux pays, il est difficile d’envisager des tournées. 

Bonnes pratiques

Au Québec

  • Les initiatives en ligne fleurissent : concerts virtuels de l’OSM, diffusion de contenu musical québécois #Ensemblecheznouspar l’ADISQ sur les plateformes Spotify, Apple Music et PalmarèsADISQ, ainsi que #CULTUREALAMAISON proposée par La Vitrine. Celles-ci posent maintenant la question de la rémunération des artistes.
  • Le fonds d’aide #CanadaEnPrestation du Centre National des Arts (CNA) a déjà permis à une quarantaine d’artistes d’offrir des performances en direct en ligne en échange d’un cachet de 1000 $ par prestation. Le CNA a obtenu 400 000 $ de financement additionnel, ce qui permettra de subventionner d’autres réalisations jusqu’au mois de mai.
  • Douze petites salles de spectacles montréalaises ont organisé une collecte de fonds afin de soutenir leur personnel mis à pied. En attendant le traitement des demandes d’assurance-emploi, cet appel aux dons permettrait de leur venir en aide à court terme. La campagne a déjà récolté plus de 23 000 $ sur un objectif de 130 000 $.

À l’international 

Mesures de soutien aux entreprises 

Au Québec

  • Le Conseil des Arts du Canada annonce le versement anticipé de 60 millions de dollars aux organismes qu’il subventionne. Ceci vise à stabiliser le secteur des arts et de la culture suite aux mesures nécessaires prises afin de freiner la propagation du virus.
  • Le programme d’aide fédéral a notamment pour but de soutenir les entreprises culturelles. Cependant, pour ce faire, elles doivent prouver une perte de revenus pour un mois précis. Or, celles-ci n’ont généralement pas de revenu régulier. Le secteur attend ainsi des ajustements de la part du gouvernement.
  • Le Partenariat du Quartier des spectacles a conçu un outil de collecte d’information afin de mieux connaître les impacts économiques directs et indirects de la COVID-19 sur les salles du quartier. Le but sera de formuler des recommandations communes en matière de mesures compensatoires adaptées pour les diffuseurs en arts de la scène. (Partenariat du Quartier des Spectacles, 18 mars)
  • La SODEC a conçu une plateforme automatisée afin de documenter en temps réel les impacts de la crise de la COVID-19 sur l’industrie culturelle québécoise. Elle met également en place des mesures concrètes de soutien à ses clientèles. Pour plus de détails, consulter cette page.

À l’international 

  • Si de nombreux pays européens ont rendu disponibles des aides financières pour le secteur des événements, 36 associations européennes appellent à une aide d’urgence afin de sauver l’industrie des festivals. En attendant, des organismes comme Live Nation ou Grass Roots Music organisent des collectes de fonds.
  • En Europe, de nombreux festivals s’associent pour faire face à la crise.  
  • Meetingplay ainsi qu’Eventbrite publient des guides sur le bon déroulement d’événements virtuels. 
  • Le 14 avril, ON24 propose un webinaire intitulé « How to Bring Physical Events into the Digital World ».
  • Les 15 et 16 avril, la Sustainable Event Alliance organise deux séances de Hackaton pour tous les professionnels qui souhaitent s’unir afin d’imaginer et de redéfinir les événements de demain.

 

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Organismes à suivre en tout temps 

 

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Gestion Produits et activités

COVID-19 : Tourisme d’affaires et de congrès

Mesures de soutien 

Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec — Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Restrictions gouvernementales et impacts 

  • L’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec comprend l’interdiction de tous les rassemblements intérieurs et extérieurs. Les points de presse quotidiens le rappellent. 
  • La Ville de Toronto annule toutes les conférences et les événements qui devaient se dérouler d’ici le 30 juin.
  • La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui devait se tenir en novembre prochain est reportée. La date n’a pas encore été fixée.
  • L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Un sondage hebdomadaire de Luth Research sur le comportement des Américains en période de coronavirus révèle que lors de la semaine du 30 mars, 29 % des répondants ont affirmé avoir reporté leur voyage d’affaires alors que 2 % les réalisent quand même. Ces proportions étaient respectivement de 26 % et de 3 % la semaine précédente.
  • Les différentes mesures restrictives envers les voyageurs ainsi que les pays qui présentent des risques de propagation sont listés dans ce bulletin hebdomadaire de l’entreprise d’intelligence d’affaires Riskline.

Bonnes pratiques et solidarité 

  • Un nombre grandissant d’organisateurs professionnels d’événements ainsi que des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour aménager des sites qui accueillent des patients et du personnel soignant liés à la COVID-19. Ces entreprises sont agiles à convertir rapidement des lieux selon les besoins.
  • Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires grâce à leurs équipements versatiles et performants (systèmes de ventilation, toilettes accessibles aux fauteuils roulants, etc.). Ceux de Manhattan, de Chicago, de Détroit ou encore de Los Angeles sont entre autres dotés de cette nouvelle vocation.
  • La plus grande réunion virtuelle au monde pourrait avoir lieu le 14 avril prochain. Des planificateurs d’événements canadiens espèrent rassembler plus de 12 000 participants pour au moins 30 minutes et ainsi se soutenir durant cette période difficile. Ils utilisent le nom de domaine qui avait été réservé pour le Global Meeting IndustryDay (GMID), un événement festif pour l’industrie des réunions qui a été annulé : #GMIDGoesVirtual
  • Un expert en matière d’organisation de réunions professionnelles propose un mode d’emploi pour le déroulement d’une séance de remue-méninges virtuelle.
  • Le 14 avril prochain se tiendra un webinaire sur l’organisation d’événements virtuels, qu’il s’agisse de formations, de conférences, ou encore de foires commerciales.
  • Un hackathon en ligne a eu lieu du 3 au 5 avril dans le but de développer des applications utiles en ces temps de confinement. Quelque 263 équipes y ont participé et le jury a retenu 42 projets variés.

Relance 

  • Les restrictions imposées par la pandémie ont eu un effet direct sur le marché des congrès et des réunions au Québec. Des changements accompagneront certainement la reprise des activités. Les liens contractuels quant aux risques financiers, la mise en place de mesures sanitaires et la progression des événements hybrides (face à face et virtuellement) feront partie des enjeux lors de la relance. Visionnez l’entrevue réalisée par Frédéric Gonzalo auprès de Caroline Lepage, présidente de la firme Agora Opus 3, spécialisée en organisation de congrès et d’événements.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni sonde les acteurs de l’industrie des événements et des congrès pour obtenir le pouls du secteur et pour préparer la relance.
  • La Chine lève les restrictions de voyages. À compter du 8 avril, les résidents de Wuhan, l’épicentre de la COVID-19 au pays, seront autorisés à voyager à nouveau.
  • L’Organisation mondiale du tourisme publie un document rassemblant 23 recommandations pour gérer la crise et préparer la relance. Il s’agit d’un ensemble de mesures pouvant être prises par les pouvoirs publics, mais aussi par les entreprises privées.
  • PhocusWireorganise un webinaire le 16 avril prochain sur la nature changeante du comportement du voyageur d’affaires. Voilà un bon moment pour mieux comprendre la clientèle et l’aborder efficacement au moment de la relance. 

Boîte à outils 

  • Les organisations AIPC et UFI ont développé un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de congrès et d’exposition pour gérer la crise de la COVID-19. 
  • La Meetings Industry Association (MIA) et l’association CONGREX ont chacune produit une publication qui rassemble des outils et des renseignements utiles pour les professionnels de l’industrie des réunions. 
  • Douze conseils pratiques pour effectuer une réunion virtuelle efficace. 
  • Onze idées pour dynamiser les événements virtuels. 
  • MPI tiendra une conférence virtuelle gratuite le 14 avril afin d’accompagner les personnes qui travaillent dans l’industrie des événements et des congrès. 

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association(GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

 

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COVID-19 : l’hébergement touristique

Au Québec, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé la fermeture de tous les hébergements touristiques à compter du 28 mars, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, les chalets, les résidences secondaires en location, les gîtes et les auberges doivent être fermés. Les portails Web d’hébergement collaboratif sont mis à contribution pour appliquer ces directives. Seuls les hôtels, considérés comme services essentiels, et les terrains de camping qui répondent aux critères pour accueillir les Québécois rentrant de plusieurs mois aux États-Unis, les snowbirds, sont autorisés à demeurer ouverts. 

Restrictions et impacts 

  • À travers le monde, très nombreux sont les hébergements touristiques ayant dû fermer leurs portes temporairement. Au Royaume-Uni par exemple, le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les lieux d’hébergement (hôtels, auberges de jeunesse, bed and breakfast, camping). Seuls les établissements qui proposent leur aide afin d’héberger les personnes vulnérables peuvent rester ouverts.
  • Les politiques d’annulation et de remboursement des chaînes d’hôtels s’ajustent à la situation qui évolue constamment. De son côté, Airbnb propose aux voyageurs le remboursement complet des réservations effectuées au plus tard le 24 mars et l’annulation sans frais pour une date d’arrivée au plus tard le 31 mai 2020. En dehors de ces dates, les réservations ne sont pas remboursables, sauf si le client a contracté la COVID-19.
  • Les groupes hôteliers comme ITC Hotels ont créé des protocoles sanitaires et des mesures d’hygiène resserrées pour les employés qui sont fortement exposés aux risques.
  • Les programmes de fidélité sont mis en pause dans plusieurs groupes hôteliers, dont ITC Hotels et Marriott International (Business Traveller, 18 mars).
  • Certains hôtels de Hong Kong profitent des quarantaines obligatoires de 14 jours des personnes ayant séjourné à l’extérieur du pays et des isolements volontaires pour remplir leurs chambres. 

Mesures de soutien à l’industrie 

  • Le gouvernement du Québec procure un soutien aux entreprises de l’industrie touristique.
  • Plusieurs organismes mettent à la disposition des hôteliers des formations gratuites sur la prévention, le contrôle, la communication et la gestion en lien avec la COVID-19. C’est notamment le cas de l’AHLA et de eHotelier.
  • Cendyn publie un guide sur la gestion de crise. Celui-ci donne des conseils sur la gestion des opérations, les stratégies marketing et de communication à adopter, la gestion des revenus et la formation d’une équipe de gestion de crise.
  • De nombreux outils sont rendus disponibles aux hôteliers. Fuel Travel et Revinate partagent des ressources dans différents domaines d’activité. Le site HSMAI tient à jour plusieurs ressources de gestion de crise en ce qui a trait aux ventes, au marketing et à l’optimisation des revenu Hospitalitynet, de son côté, donne des conseils aux hôteliers sur les stratégies à adopter en période de fermeture. Skift publie une étude à propos des impacts de la COVID-19 sur l’industrie hôtelière.
  • L’AHQ diffuse un guide d’information sur la mise à pied et la cessation d’emploi liées à la COVID-19 pour les hôteliers.

Bonnes pratiques 

Québec

  • Le Fairmont Le Reine Élizabeth offre à ses employés mis à pied des paniers de provisions.
  • Une trentaine d’hébergements montréalais louent leurs chambres au personnel soignant à des prix raisonnables. Cette opération solidarité permet à ces derniers de se reposer en limitant tout déplacement superflu.
  • L’Estérel Resort appelle tous les hôteliers à participer au #Défimonsirop afin d’encourager l’économie locale pendant le temps des sucres.

International

Relance 

  • Plusieurs organismes spécialisés fournissent des conseils aux hôteliers en ce qui concerne leur réouverture. Par exemple, HospitalityNet aborde la question du prix des chambres, pendant que Hotel Management se penche sur les stratégies marketing.
  • Rentals United révèle 7 tendances post-COVID en matière d’hébergement touristique.
  • En Chine, 87 % des hôtels ont rouvert et affichent un taux d’occupation de 31,8 % au 28 mars. Les Chinois démontrent un intérêt grandissant pour le tourisme intérieur et témoignent d’une envie de voyager à nouveau. D’ailleurs, le premier Club Med devrait rouvrir ses portes dans les prochains jours en Chine. Cependant, il convient de rester prudent, car la reprise annoncée pourrait être compromise par la menace d’une deuxième vague de contagion.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activités ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Organismes à suivre en tout temps 

  • L’Association Hôtellerie Québec publie les informations relatives aux mesures sanitaires dans les hébergements touristiques ainsi que les dernières informations communiquées par le gouvernement et l’Association des hôtels du Canada. 
  • Camping Québec diffuse la liste des campings pouvant accueillir des snowbirds sur des emplacements 3 services. Le site propose également une foire aux questions afin de répondre aux interrogations des campeurs et des snowbirds.
  • L’Association des hôtels du Canada propose une page ressource avec toutes les informations relatives à la COVID-19 ainsi qu’une FAQ à destination des employés. 
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. 
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.  
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises. 

 

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Tous solidaires pour faire face à la crise de la COVID-19, par Martin Soucy, PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Nous comprenons avec empathie l’inquiétude qu’elle suscite et nous sommes tout à fait conscients de l’impact important que cette situation a sur les entreprises et les travailleurs de notre secteur économique.

Dans la situation actuelle, trois axes orientent nos actions :

  • Être en appui au gouvernement dans la gestion de cette crise.
  • Accompagner et appuyer les entreprises.
  • Préparer la relance.

La santé de la population avant tout : le gouvernement aux commandes

La santé de la population est définitivement la priorité numéro 1 et nous souhaitons tous que le Québec demeure une destination sécuritaire.

L’approche mise en place démontre la très grande vigilance du gouvernement du Québec. Nous saluons haut et fort les mesures courageuses et préventives que le premier ministre a mises en place dans ce contexte pour endiguer la propagation du virus. Nous apprécions le leadership rassurant de François Legault et le travail colossal de son équipe dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Nous sommes heureux de constater qu’il y a un pilote dans l’avion et tel qu’il nous l’indique : « Ensemble, nous allons passer au travers. »

La ministre du Tourisme est très active avec son équipe, au cabinet et au ministère, pour le bien de l’industrie touristique. Elle s’affaire à tous nous représenter au sein de l’équipe de vigilance économique mise en place par le premier ministre, afin que notre secteur économique soit pris en considération dans les mesures et les actions qui seront mises en œuvre.

Si ce n’est déjà fait, nous vous invitons d’ailleurs à lire la note de la ministre. 

Des partenaires touristiques en appui au gouvernement et aux entreprises

Au cours de l’été dernier, une approche de gestion de crise d’industrie avait été mise en place et tous les partenaires ont été formés à cet effet. Ce plan a été mis en œuvre face à l’enjeu actuel et nous pouvons par conséquent être rapides, unis et disciplinés.

Depuis le début de la crise, en étroite collaboration avec le gouvernement du Québec, tous les partenaires que nous unissons au sein de l’Alliance[1] travaillent en équipe afin d’être en appui au gouvernement et entretenir une communication fluide et efficace. La coordination entre le ministère et les partenaires touristiques démontre également une grande capacité d’action concertée, car notre cohésion est essentielle en temps de crise.

L’Alliance est également en communication avec les organisations touristiques canadiennes, qui font de même avec le gouvernement du Canada.

Sachez que chacun d’entre nous saisit pleinement le rôle qu’il aura à jouer dans les prochaines semaines pour vous supporter. Je tiens déjà à remercier les partenaires de l’industrie qui démontrent une incroyable solidarité et qui travaillent d’arrache-pied de manière collaborative avec le gouvernement du Québec dans ces circonstances exceptionnelles.

Nous souhaitons tous que l’ensemble des décisions permettent un retour le plus rapide possible à la normale.

Faisons preuve de solidarité touristique et sociale

Je nous appelle personnellement à faire preuve de solidarité dans le contexte en incitant nos proches, nos parents et nos amis à demeurer patients et à résister à la tentation d’annuler leurs réservations faites au Québec pour l’été, ne pas chercher à se faire rembourser leurs billets pour assister à un festival ou encore à une pièce de théâtre.

J’appelle aussi les entreprises touristiques à faire preuve de flexibilité avec la clientèle dans un contexte de grande incertitude.Faire preuve de compréhension sera bénéfique lorsque le Québec parviendra à se sortir de cette situation.

Chacun peut participer pour protéger le tissu économique, touristique et social du Québec.

Concrètement : ce que nous faisons

En collaboration étroite avec le ministère du Tourisme, nous sommes à pied d’œuvre pour :

  • Coordonner nos actions au sein de 3 groupes :
    • (A) Coordination gouvernement/industrie;
    • (B) Accompagnement pour les entreprises et la main-d’œuvre;
    • (C) Gestion du plan de contingence et de relance marketing.
  • Assurer une veille des impacts et également de l’action de relance des autres destinations à travers le monde.
  • Assurer une communication fluide et constante entre chacune des organisations.
  • Coordonner les relations médias afin de réagir de façon mesurée et rassurante: une seule organisation agit comme porte-parole hors du gouvernement pour s’exprimer globalement au nom de l’industrie.
  • Identifier et diffuser, auprès des entreprises, les coffres à outils et guides pratiques pour appuyer la gestion de crise actuelle.
  • Identifier et recommander au gouvernement des mesures financières pour venir en support aux entreprises et aux travailleurs de notre secteur. Pour nous, il sera fondamental que ces mesures soient très bien coordonnées par les deux paliers de gouvernement, simples et accessibles facilement.
  • Ajuster en temps réel les actions marketing sur les marchés hors et intra-Québec.
  • Préparer les plans d’action marketing de relance et les campagnes requises pour être prêts au moment opportun.

Nous serons prêts à redécoller

Nous ne décrirons pas ce matin les actions que nous sommes à planifier et à préparer concrètement pour réaliser une relance énergique. Toutefois, sachez que les équipes chez tous les partenaires sont actives afin que tout soit prêt le moment venu.

Nos actions seront alignées plus que jamais auparavant pour stimuler la croissance du marché intérieur tout en ciblant les marchés hors Québec, où des voyageurs seront en recherche d’une destination pour des vacances. Il est loisible de penser qu’il y en aura et nous demeurons tous confiants à cet égard.

En conclusion

Il faudrait être devin pour pouvoir évaluer l’ampleur chiffrée de la crise pour notre industrie et il ne faut pas tenter de spéculer sur une situation qui évolue de jour en jour. Nous savons que les entreprises touristiques de tous les secteurs seront affectées par la situation.

Nous sommes persuadés que les gouvernements proposeront des mesures économiques exceptionnelles qui auront pour effet de soutenir les entreprises et les travailleurs qui forment le tissu socio-économique de notre industrie. Nous vous invitons d’ailleurs à faire preuve de patience dans les circonstances, alors que le gouvernement gère en priorité absolue la crise de santé publique.

Rappelons que le tourisme est un secteur résilient qui dispose d’une grande force pour rebondir. En travaillant ensemble, nous réussirons à traverser cette épreuve.

Soyons solidaires, et de tout cœur, faites attention à vous et à vos proches en suivant les recommandations de la santé publique.

Martin Soucy
Président directeur général
Alliance de l’industrie touristique du Québec

[1] Associations touristiques régionales et sectorielles qui elles-mêmes se coordonnent avec leurs membres associatifs locaux.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) ont créé une page à l’intention des entreprises et des organisations de l’industrie touristique du Québec:

Réalisée conjointement par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS), une page a été créée qui vise à présenter des informations les plus pertinentes pour les entrepreneurs et les gestionnaires de l’industrie touristique. Le contenu de cette page évolue chaque jour.

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Gestion

Suivi COVID-19 – Message de la ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Chers partenaires de l’industrie,

Lors de son point de presse le 15 mars, le premier ministre François Legault a annoncé des mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le gouvernement du Québec ordonne :

  • la fermeture des cabanes à sucre et des buffets;
  • la fermeture des bars et discothèques;
  • la fermeture des lieux culturels et des entreprises de loisirs incluant les musées, les bibliothèques, les salles de spectacles, les théâtres, les piscines, les saunas, les spas, les aquaparcs, les lieux récréatifs (centres de ski, mégaparcs, centres de trampoline) les arcades, les cinémas, les arénas et les centres d’entraînement tels que les gymnases, les salles de danse, etc.  La liste officielle des établissements visés sera affichée sous peu sur le Web au  Quebec.ca/coronavirus;
  • et de limiter l’accueil dans les établissements de restauration à 50 % de leurs capacités habituelles.

Ces décisions ne sont pas prises à la légère et sont le fruit d’une analyse méticuleuse de la situation par nos instances responsables de la santé et de la sécurité publiques. Le gouvernement est très conscient que de telles directives ont, et auront, des impacts directs et indirects pour vos membres et pour l’écosystème dans lequel ils opèrent. C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à vous exprimer toute la fierté et la reconnaissance que j’éprouve envers l’ensemble des acteurs de l’industrie, qui respectent à la lettre les directives émises par le gouvernement et qui prennent parfois même les devants afin de protéger au mieux la population. Je salue votre proactivité et votre solidarité de tous les instants.

Si nous appliquons toutes les mesures imposées avec rigueur individuellement, nous pourrons espérer, collectivement, limiter au maximum la propagation de la COVID-19 au Québec. Ainsi, les activités touristiques reprendront leur cours normal plus rapidement.

Comme je l’ai mentionné dans un message adressé à l’industrie plus tôt cette semaine, l’équipe de vigilance économique, mise en place par le premier ministre et dont je fais partie, travaille activement à déterminer les meilleures actions à poser pour soutenir l’économie du Québec dans cette situation de santé publique exceptionnelle. Nous avons l’intention d’aider les organismes et les entreprises à surmonter des enjeux auxquels ils pourraient faire face ces prochaines semaines et à plus long terme. L’annonce de premières mesures ne saurait tarder. Toutefois, nous devons pour l’instant nous concentrer sur les messages portant sur la santé publique, la situation étant en constante évolution.

Je veux que vous sachiez que le ministère du Tourisme consacre toute son énergie à mettre en place des mesures exceptionnelles afin de vous soutenir. Une équipe Relance sera incessamment mise sur pied et sera composée de représentants du Ministère, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de la Chaire de tourisme Transat, de Tourisme Montréal, de l’Office du tourisme de Québec, d’Agences réceptives et forfaitistes du Québec et de l’Association des croisières du Saint-Laurent.

Notre industrie est solide et résiliente. Je suis convaincue qu’en travaillant tous ensemble nous réussirons à traverser cette épreuve.

La ministre du Tourisme,

Caroline Proulx

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Gestion Ressources humaines

Développer une culture du plein air : tout le monde y gagne!

Un sombre bilan

Selon une étude de l’Institut de la statistique du Québec publiée en 2016, seulement la moitié des Québécois atteint le niveau de base d’activités physiques recommandées, c’est-à-dire au moins 150 minutes d’activités modérées par semaine; 30 % de la population est qualifiée de sédentaire. Ce phénomène contribue à de nombreux problèmes de santé, notamment l’obésité. Au Québec, 70 % des hommes et 45 % des femmes de plus de 45 ans sont en surpoids; près d’un Québécois sur cinq est obèse. À plus grande échelle, le Canada figure parmi les pires pays de l’OCDE en matière d’obésité chez les adultes.

Le plein air fait partie de la solution

Il y a urgence d’agir à l’égard de la sédentarité et du « déficit nature », ce phénomène se traduisant par un contact de plus en plus rare des jeunes avec la nature. Heureusement, des initiatives pour inverser la vapeur voient le jour. On observe depuis quelques années la multiplication des écoles en forêt et des activités de plein air en milieu urbain, ou encore des médecins qui sont de plus en plus nombreux à recommander à leurs patients de faire des promenades en nature pour améliorer leur état de santé. Les pays scandinaves, qui dominent année après année les palmarès des pays les plus heureux, nous rappellent aussi que leur relation avec la nature constitue l’un des ingrédients de leur recette du bonheur. Par ailleurs, de nombreuses études démontrent les bienfaits des activités physiques en nature sur la santé physique et mentale.

Les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie.

Aux États-Unis, l’Outdoor Industry Association (OIA) vient de publier un document visant à sensibiliser les entreprises de plein air à participer activement à ce virage vers un mode de vie plus sain. On peut notamment y lire que les Américains passent 95 % de leur temps à l’intérieur. L’OIA estime que les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie. En intégrant la pratique d’activités en nature dans la culture organisationnelle, l’entreprise favorise la mise sur pied d’un milieu de travail sain, d’une main-d’œuvre en santé, heureuse et engagée. De plus, elle participe à faire croître l’industrie du plein air et contribue à un secteur économique qui profite à tous.

Des pistes d’actions à considérer 

L’OIA propose une série de mesures pouvant être intégrées au sein des entreprises qui souhaitent adopter une culture du plein air. En voici quelques-unes :

·       Offrir des pauses à l’extérieur durant les heures de travail;

·       Faciliter l’usage des transports actifs;

·       Créer un comité pour planifier des événements en plein air (randonnées, courses, vélo, etc.) en dehors des heures de travail, mais aussi comme activités de renforcement d’équipe, à quelques occasions dans l’année;

·       Offrir des horaires flexibles;

·       Allouer un montant d’argent à la pratique d’activités de plein air;

·       Établir des partenariats avec des organisations (sites de plein air, équipements, etc.) afin d’obtenir des réductions pour les employés.

Concrètement…

Déjà, plusieurs entreprises de l’industrie du plein air incitent leurs employés à s’activer physiquement. La nature même de ces organisations s’y prête bien. Mais rien n’empêche que d’autres secteurs d’activité fassent de même, au contraire.

REI Co-op

La coopérative d’équipement de plein air REI propose, entre autres, les Yay Days. Il s’agit de deux journées payées qui sont attribuées à chaque membre du personnel dans le but de s’initier à une nouvelle activité extérieure ou de réaliser un projet de plein air (voir la vidéo ci-dessous).

Vidéo : YouTube

Burton

L’entreprise Burton a mis au point plusieurs mesures visant à intégrer la pratique du plein air dans la culture organisationnelle. Elle remet notamment aux employés des laissez-passer pour des stations de ski ainsi que de l’équipement de glisse et propose des horaires flexibles pour en profiter. Mais l’initiative la plus marquante consiste en la formation du comité EPIC (Environmental Protection, Integrity and Conservation). Celui-ci est composé d’employés qui mettent en œuvre des activités d’aventure, des projets de permaculture sur les terrains de l’entreprise, de nettoyage de berges, de courtes excursions à vélo, etc. Le comité EPIC se joint à d’autres regroupements de l’entreprise pour organiser des sorties, comme des week-ends de camping ou encore des excursions de rafting.

Patagonia et Nikwax

L’organisation Patagonia promeut un mode de vie sain auprès, bien sûr, de sa clientèle, mais aussi de ses employés. Ceux du siège social peuvent notamment adhérer à un horaire permettant de concentrer leurs heures de travail de manière à obtenir un week-end de trois jours aux deux semaines. Dans le même but, l’entreprise de produits d’imperméabilisants Nikwax remet à chaque employé une allocation annuelle réservée à la pratique d’activités de plein air.

Parc national du Mont-Orford

Au Québec, les employés du parc national du Mont-Orford reçoivent une carte annuelle donnant accès à tous les parcs nationaux du Québec. Bientôt, ces mêmes employés bénéficieront aussi d’un carnet de découvertes regroupant des rabais sur les services et les hébergements dans les parcs nationaux des Cantons-de-l’Est. Non seulement ces mesures favorisent l’activité physique, mais elles profitent également à l’économie de la région.

De nombreuses raisons de promouvoir le plein air

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de telles mesures attirent les candidats, contribuent à l’image de marque de l’entreprise, favorisent l’engagement et la fidélisation des employés. De plus, le gouvernement vient de lancer un programme de soutien aux entreprises pour favoriser la pratique d’activités physiques en milieu de travail. Ce programme concerne tout particulièrement les organisations de 5 à 499 employés et comprend une aide financière aux projets sélectionnés pouvant s’élever jusqu’à 40 000 $.

Le Québec est riche en ressources et en services pour la pratique d’activités d’aventure. Nous avons collectivement tout à gagner à développer une culture du plein air. L’industrie du tourisme d’aventure en bénéficierait, mais surtout la santé de la population. Des résidents en santé et fiers de leurs attraits naturels contribuent fortement au rayonnement d’une destination.

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Une formule pour rendre les territoires touristiques innovants

Les 9 et 10 juillet derniers, 27 experts de la francophonie (France, Belgique, Suisse, île de La Réunion et Canada) se sont réunis à Montréal pour échanger à propos de l’accueil de l’innovation sur les territoires et destinations touristiques. Le lendemain, ils ont communiqué le fruit de leurs réflexions lors de la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19).

Cette 8e édition s’avère encore une fois riche en contenu. Les experts rassemblés ont fait un travail remarquable pour synthétiser leurs raisonnements en une formule. 

Préambule à la formule

Pour bien comprendre les composantes de cette formule, commençons par un bref retour en arrière. Lors de la 6e édition des Francophonies du e-tourisme 2017 (ancien nom de l’événement), les experts réunis se sont penchés sur la notion de l’innovation (voici le compte-rendu de la conférence). Ensemble, ils ont défini les conditions propices à l’innovation, soit le talent, le terreau et le potentiel.

pleniere_innovation_tourisme

La 6e édition fut également l’occasion de déterminer les 10 facteurs favorables au développement de l’innovation.

facteurs d'innovation tourisme

Lors de la plus récente édition, les experts ont souligné le fait que les territoires possèdent des réalités différentes face à l’innovation. Celles-ci, aussi appelées postures, se divisent en trois grandes catégories :

  1. Le territoire opportuniste: il innove grâce à une occasion idéale qui se présente;
  2. Le territoire connecteur-expérimentateur: il se dote d’une stratégie pour s’assurer d’accueillir des expérimentations et des innovations;
  3. Le territoire volontaire et provocateur: il développe une politique de l’innovation tous azimuts, dont le but est le développement économique.

Enfin, une quatrième catégorie s’ajoute à cette liste : le territoire onaniste qui se dit innovant, alors qu’il n’innove pas forcément.

Interprétation de la formule

RC < PO x PV x PP = MI

Pour faire émerger la mobilisation autour de l’innovation (MI), il faut s’assurer de vaincre les résistances au changement (RC), tout en concentrant ses efforts sur trois composantes qui, ensemble, génèrent un effet multiplicateur favorable à l’innovation :

  1. Repérer et comprendre les problématiques présentes sur un territoire afin de saisir les opportunités (PO) au moment opportun;
  2. Établir un diagnostic de la posture de son territoire et définir une vision (PV) de la destination, soutenue par un plan de développement;
  3. Entamer les premiers pas (PP) vers l’action.

formule innovation destination

Pour accéder à des exemples des divers éléments théoriques abordés, vous pouvez visionner la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19) grâce au Facebook Live réalisé par le MT Lab. 

Les postures des territoires 

  • Opportuniste : Foresta Lumina et Saint-Élie-de-Caxton – autour de 47 min
  • Connecteur-expérimentateur : Autour du Louvre Lens et Trois-Rivières – autour de 52 min
  • Volontaire et provocateur : Montréal, Aube et Valais – autour de 55 min

Illustration de divers éléments de la formule

  • PO : Île de La Réunion : un territoire lab – autour de 1 h 14 min
  • PV : Autour du Louvre Lens – autour de 1 h 35 min
  • PP : Open Tourisme Lab, accélérateur start-up en tourisme – autour de 1 h 47 min

Études de cas

  • Les forêts d’Ardenne – autour de 2 h 27 min
  • Le département de l’Aube – autour de 2 h 44 min
  • Le MT Lab – autour de 3 h 1 min

 

Source image à la une : Jordane Munger

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