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Airbnb et Uber à l’assaut du tourisme d’affaires

Les plateformes de location d’appartements ou de maisons entre particuliers comme Airbnb, les services de taxi et de covoiturage tels que Uber et Lyft, la location de voitures entre particuliers à l’aéroport comme Flightcar, l’achat d’un siège sur un jet privé avec Freshjets, la réservation d’un espace de travail partagé sur Liquidspace; voilà quelques exemples d’acteurs de l’économie collaborative qui s’ajoutent à l’offre traditionnelle pour les voyageurs d’affaires.

 

Un pied dans la porte… ou les deux!

Selon la direction d’Airbnb, environ 10 % de leur clientèle utilise cette forme d’hébergement lors de leurs voyages d’affaires. Pour mieux se positionner dans ce créneau et réduire les obstacles, Airbnb a lancé à l’été 2014 un microsite spécialement pour les voyageurs d’affaires. Il permet à ceux dont l’employeur est inscrit sur la plateforme de facturer directement celui-ci. Uber offre également cette option.

Voyages_d_affaires_et_economie_collaborative_image_1 Source : airbnb.fr

De plus, les deux entreprises ont conclu un partenariat avec le gestionnaire de voyages d’affaires Concur, permettant ainsi à quelque 25 000 compagnies représentant 25 millions d’employés qui effectuent des déplacements professionnels de profiter de l’offre d’Airbnb et d’Uber. En plus de permettre à Airbnb d’accéder aux profils des clients de Concur et d’émettre des suggestions personnalisées, la standardisation de leurs services dans l’espace corporatif facilite les transactions ainsi que le suivi des voyageurs pour les entreprises. Dans la même foulée, les deux leaders de l’économie collaborative occupaient, pour la première fois, des kiosques lors de l’événement annuel de la Global Business Travel Association de 2014.

Selon l’étude « Faster, smarter, better? », publiée par Carlson Wagonlit Travel (CWT), les signes indiquent la croissance du recours à l’économie collaborative dans l’industrie des voyages d’affaires, notamment avec l’abaissement des barrières pour les gestionnaires.

Une importance significative

Selon le sondage de CWT, réalisé auprès de 127 gestionnaires de voyages d’affaires, 43 % d’entre eux estiment importante pour leur secteur la tendance de l’économie collaborative en matière de transport terrestre, et 31 % considèrent la tendance qui touche l’hébergement comme importante (voir le graphique 1).

Voyages_d_affaires_et economie_collaborative_graphique_1

 

Une seconde enquête menée par CWT sondant 1080 voyageurs révèle sans surprise que les millenials (personnes nées entre 1980 et 2000) sont plus enclins à utiliser de tels services lors de voyages d’affaires (voir le graphique 2). Plus du tiers des millenials utilisent les services d’Uber lors de leurs déplacements professionnels (15 % chez les non-millenials), et 20 % choisissent Airbnb, contre 10 % des voyageurs des autres générations.

Voyages_d_affaires_et_economie_collaborative_graphique_2

Des chiffres à la hausse

Les données de Certify, une entreprise offrant des solutions en ligne de gestion des dépenses, révèlent certaines tendances concernant le recours aux services de l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires durant le deuxième trimestre de 2015. En analysant les rapports de dépenses des clients de Certify, soit des entreprises situées à travers le monde, il est possible d’émettre quelques constats :

  • pour la première fois, les voyageurs d’affaires choisissent davantage Uber (55 %) que les taxis traditionnels (43 %);
  • entre le premier et le second trimestre de 2015, le nombre de reçus d’Airbnb émis par des voyageurs d’affaires a crû de 143 %;
  • les séjours des voyageurs d’affaires sont plus longs lorsqu’ils choisissent Airbnb : 3,8 nuits contre 2,1 en hôtellerie.

Des partenariats gagnants et audacieux

De plus en plus d’acteurs de l’industrie touristique font de ces étoiles montantes des alliées. L’entreprise de crédit American Express s’est associée à Uber dans le cadre de son programme de fidélisation. Ce dernier est aussi partenaire avec plusieurs hôtels, dont le W de Seattle ou encore la chaîne Hyatt, qui l’inclut dans son application mobile, ce qui est aussi le cas du transporteur aérien United.

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Source : united.com

 

San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb

La compagnie aérienne KLM et Airbnb unissent leurs forces. Le site Web du transporteur expose ainsi des offres d’Airbnb selon la destination choisie par le visiteur. Un récent partenariat plutôt audacieux allie l’organisme de gestion de la destination de San Francisco à Airbnb. San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb, tout en mettant de l’avant son offre d’hébergement. Dans le cadre de cette collaboration, Airbnb est aussi en contact avec les planificateurs d’événements pour répondre à la demande d’hébergement lors de grands congrès.

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Source : airbnb.klm.com

Des avantages et des risques

Bien que cette nouvelle offre réponde à une demande, notamment en matière de coût, d’expérience différente et de convivialité par le recours à la technologie mobile, certains désavantages ou risques sont également perçus. L’un des principaux freins à une croissance plus forte du recours à l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires est celui lié à la sécurité. Entre 27 et 29 % des voyageurs sondés par CWT ayant utilisé Airbnb ou Uber durant leur voyage d’affaires estiment que les risques liés à la sécurité (assurances, fraudes, etc.) sont plus élevés que dans l’offre traditionnelle. Ce souci est encore plus marqué parmi les gestionnaires (41 à 43 %).

 

Néanmoins, les entreprises concernées travaillent d’arrache-pied à réduire cette perception en donnant des recommandations aux utilisateurs pour éviter les fraudes. Elles encouragent aussi fortement les clients à émettre des commentaires en ligne pour maintenir un système d’autorégulation. La légalisation de ces offres sur un nombre de marchés grandissant devrait aussi rassurer les utilisateurs.

Pas pour tout le monde

Bien sûr, l’offre de l’économie collaborative ne convient pas à tous les voyageurs d’affaires. La plupart préfèrent les services, la stabilité, la sécurité ou encore les bénéfices des programmes de fidélisation qu’offre l’hôtellerie. Mais l’économie collaborative gagne du terrain, et les fournisseurs traditionnels doivent miser sur leurs forces et surveiller de près cette offre grandissante.

 

Image à la une : Airbnb

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Les nomades numériques, voyageurs des temps modernes?

À la croisée du voyageur d’agrément et du voyageur d’affaires

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler. Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur et en conservant les relations professionnelles établies dans leur lieu d’origine. Ces expatriés, qui détiennent un visa touristique, sont des salariés d’une entreprise favorisant le télétravail, des travailleurs autonomes ou encore des entrepreneurs du Web.

Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur

Liz Elam, fondatrice de Link Coworking, un club privé d’espaces de travail partagés, attribue cette tendance aux États-Unis au fait que les travailleurs, en particulier ceux de la génération Y, recherchent davantage d’indépendance et de flexibilité, un meilleur équilibre travail-vie privée et ont la volonté de voyager toujours plus.

Travailler à distance, mais encore?

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin. Deskmag en recensait 6000 à travers le monde à la fin 2014, accueillant près de 300 000 personnes. Propices au réseautage, à la collaboration et à la stimulation entre pairs, ces espaces sont très populaires dans les centres urbains.

Par exemple, celui d’Hubud, à Bali, est fréquenté par environ 200 expatriés et propose des formations de quelques jours sur des thèmes aussi diversifiés que les technologies, le marketing, l’entrepreneuriat, la créativité et le développement personnel.

Source : youtube.com

Des lieux de vie urbains en communauté

Bien souvent, les nomades numériques en processus de création d’entreprises se rendent dans des villes connues pour leur créativité et leur foisonnement de start-ups. Montréal, qui vient de se classer dans le top 20 des plus grands écosystèmes d’entreprises en démarrage, selon Compass, a acquis sa notoriété notamment grâce à l’événement International Startup Festival et à la maison Notman, qui offre des espaces de travail partagés.

Toutefois, une nouvelle offre cible les « technomades » : un lieu qui combine un espace de travail partagé et un hébergement de courte ou de longue durée. Il présente un avantage fort intéressant pour ces travailleurs, puisqu’ils ont accès à une aide et un accompagnement dans leurs projets, comme il y en a dans un incubateur de start-ups.

Startup Basecamp, déjà présent à San Francisco, a ouvert en juillet dernier un premier établissement à Montréal. Le tarif d’une chambre partagée oscille entre 26 et 35 $ US par jour, selon la durée du séjour. Ces lieux de vie sont accessibles dans plusieurs villes des États-Unis et sont créés par des start-ups telles que The Embassy Network, Pure House et Krash.

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Source : fastcompany.com

Zoku, qui vient d’ouvrir ses portes à Amsterdam, dit vouloir révolutionner le concept hôtelier en accueillant ses hôtes dans une communauté.

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Source : facebook.com/livezoku

La naissance du coworkation

Les nomades numériques sont aussi attirés par des destinations où le coût de la vie est moins élevé. De véritables communautés se sont formées en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam et plus récemment en Europe et aux États-Unis dans des villes moins chères ou en milieu rural.

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation. Elles se nomment HackerParadise, The Blue House, Project Getaway (voir la vidéo plus bas), Surf Office ou encore Refuga et s’assimilent à des entreprises touristiques.

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Source : thesurfoffice.com

Leur intention est d’offrir un environnement de travail favorable à la création. Les résidents travaillent sur leurs projets, apportent du support aux autres membres, visitent la région, participent à des événements, des activités, des formations et des ateliers organisés sur place, qui vont d’une soirée réseautage au cours de surf, d’un atelier sur le développement personnel à la formation marketing.

Source: youtube.com

Par exemple, Tribewanted propose des séjours à Bali au sein de la communauté Hubud. Les nomades numériques ont le choix de participer à des projets environnementaux dans une ferme écologique où ils peuvent se loger. Le tarif est de 350 $ US par semaine ou de 550 $ pour le premier mois sans l’hébergement (puis 350 $ pour les mois suivants).

L’essor du coworking rural

Les lieux de travail inusités ne sont pas réservés aux destinations exotiques. En Europe, des initiatives voient le jour et offrent des séjours dans des lieux reculés. En Hollande, Kantoor Karavaan loue des caravanes, des yourtes ou encore des terrains de camping dans l’arrière-pays, pouvant accueillir des groupes de travail.

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Source : facebook.com/kantoorkaravaan

Au Québec, un concept similaire à celui de Mutinerie Village pourrait être imaginé. Cette maison est située dans une ferme à 1 h 30 de Paris et fut créée par la Mutinerie, un espace de travail partagé à Paris. Pour 40 euros par jour, les nomades numériques profitent d’un séjour tout inclus et participent à l’entretien de la maison et aux activités de la ferme. Ils y font l’expérience d’une vie en autarcie dans un esprit communautaire. Ouvert depuis plus d’un an, 400 personnes y ont été accueillies.

Un peu dans la même veine, il existe au Québec une initiative qui permet aux entrepreneurs montréalais de partir à la rencontre de leurs pairs en région. La Tournée des Entrepreneurs est une série de voyages durant l’été qui allie conférences, réseautage d’affaires et tourisme. Ces rencontres sont un beau moyen de sortir du cadre habituel de travail et de stimuler la créativité.

Source : vimeo.com

Ainsi, des acteurs québécois ont déjà mis la table pour faire du Québec une destination attirante pour les nomades numériques, cette clientèle qui redéfinit à la fois la façon de travailler et de voyager.

 

Image à la une : projectgetaway.com

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Croisières pour événements corporatifs

Un marché dynamique qui n’a pas encore atteint son plein potentiel

En 2014, les 63 compagnies membres de la Cruise Lines International Association (CLIA) ont accueilli 21,7 millions de passagers à travers le monde. Cette croissance devrait se poursuivre, puisque 47 nouveaux navires seront livrés d’ici 2022. Ces constructions feront augmenter la capacité d’accueil de passagers de 36 %, soit d’environ 30 millions de passagers. Toutefois, la part de marché constituée de voyageurs d’affaires reste encore très faible. Selon un sondage de la Society of Incentive and Travel Executives (SITE) et de la CLIA,réaliséauprès de leurs membres respectifs etpublié en janvier 2014, 32 % des planificateurs de réunions ou de congrès ignoraient l’existence de locaux de réunion sur les navires. De ce fait, seulement 16,3 % des demandes de cotation ou d’information effectuées pour la tenue de réunions ou de conférences provenant des planificateurs étaient acheminées aux compagnies de croisières. Les répondants voudraient avoir accès à plus de tournées de familiarisation, à des témoignages d’entreprises et à des recherches prouvant l’efficacité des croisières pour l’atteinte des objectifs des voyageurs d’affaires.

Du géant des mers au bateau de croisière fluviale, l’offre se diversifie

Les paquebots modernes sont de réels centres de congrès flottants munis de tout l’équipement nécessaire à la tenue d’une conférence, d’un congrès ou encore d’une réunion.

Les paquebots modernes sont de réels centres de congrès flottants munis de tout l’équipement nécessaire à la tenue d’une conférence, d’un congrès ou encore d’une réunion. Les navires sont pourvus de grandes salles et d’amphithéâtres pouvant abriter des réunions importantes ou accueillir de petits groupes pour la tenue d’ateliers.

À côté de ces mastodontes, des compagnies de taille plus modeste – yachts luxueux, voiliers à taille humaine, cargos mixtes, bateaux d’expédition polaire – jouent sur le cachet de leur bateau ou encore sur le caractère insolite de leur croisière pour attirer les organisateurs d’événements.

Les bateaux de croisières fluviales offrent aussi un bon potentiel. Les croisières varient de quelques heures, pour celles ne comportant pas d’hébergement, à plusieurs jours pour les bateaux-hôtels. Ils présentent des formules tout inclus, excursions comprises. Leurs salons-bars se transforment facilement en salles de réunion, tandis que leurs ponts peuvent servir à la tenue de cocktails. Avec ses 43 bateaux adaptés pour recevoir des congrès, des salons, des expositions, des soirées de gala ou des sessions de formation, CroisiEurope fait figure de chef de file.

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Sources : ponant.com                                                      navark.ca

Les avantages des navires de croisières

Avant de choisir de tenir une réunion, une conférence ou un voyage de motivation en mer, la plupart des planificateurs en analyseront les avantages. En voici quelques-uns.

    1. Le coût. Une croisière est généralement moins coûteuse (20 à 30 % de moins) et plus inclusive qu’un programme offert sur la terre ferme. Le tarif couvre les repas,

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      les taxes, les pourboires et les divertissements (activités récréatives, animations en soirée), les transferts depuis l’aéroport, en plus des locaux de réunion et de l’utilisation des équipements audiovisuels ou technologiques. Ainsi, cela favorise un meilleur contrôle budgétaire et moins de frais supplémentaires demandés aux participants. 

Source : slideshare.net

  1. La personnalisation. Le bateau offre plus de latitude que l’hôtel standard. La très grande capacité d’accueil des navires et des salles de travail, la possibilité de louer tout le paquebot et d’organiser de petits groupes aux prestations personnalisées constituent assurément des atouts.
  1. Les installations à la fine pointe de la technologie. Les grandes compagnies proposent de l’équipement de haute technologie à bord – écrans de télévision plasma, projecteurs avec télécommande, panneaux tactiles, moniteurs, micros, écrans, projecteurs LCD et autres outils de travail de dernière génération… et l’accès sans fil à Internet! –, permettant au client d’organiser divers types de réunions : séminaires, conférences, congrès, lancement de produits, etc.                             

Mise en marché des croisières d’affaires

Les grandes compagnies de croisières sont de plus en plus proactives à l’égard des planificateurs. Elles promeuvent leurs services de congrès, de réunions et de voyages de motivation par divers canaux de distribution, dont les plateformes de réservation en ligne, qui s’avèrent très efficaces.

Le marché des voyages d’affaires est maintenant si important pour la CLIA qu’elle a créé un groupe de travail intitulé « Réunions, événements et motivation », composé de ses principaux membres. Ces derniers œuvrent de concert avec 24 sections américaines et canadiennes de l’association Meeting Professionals International, afin d’aider les planificateurs à développer une meilleure compréhension de ce que l’industrie des croisières peut leur offrir. De plus, la CLIA s’est associée à la SITE afin de mieux faire connaître les avantages de la croisière, à la fois pour l’entreprise et le planificateur de réunions, lors de la conférence annuelle mondiale des professionnels de l’événement. Elle a également accru sa présence lors des salons spécialisés comme Incentive Business Travel and Meetings (IBTM), Worldwide Exhibition for Incentive Travel, Meetings and Events (IMEX) et International Travel Expo (ITE).

Enfin, la plupart des compagnies de croisières fournissent l’assistance professionnelle d’un coordonnateur de services de congrès ou de réunions avant et pendant l’événement.

L’industrie des croisières a décidément beaucoup à offrir aux voyageurs d’affaires : ambiance, atmosphère, originalité et émotion sont au rendez-vous. Plusieurs entreprises québécoises tirent très bien leur épingle du jeu!

 

Source de l’image à la une: Croisières du Saint-Laurent, crédit Mathieu Dupuis

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Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires

Des clientèles averties qui veulent se sentir comme à la maison

Les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises ont des exigences précises, notamment en ce qui a trait à l’hébergement. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. La connectivité quasi constante, l’omniprésence sur les réseaux sociaux et l’inflation des prix les poussent et les outillent afin de comparer efficacement l’offre avant de choisir les composantes de leur voyage.

Aujourd’hui, ces nouvelles clientèles d’affaires recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. L’hébergement doit combiner ces deux caractéristiques. Il doit disposer d’infrastructures et de services pour que les voyageurs puissent travailler dans de bonnes conditions. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.

 Les gens d’affaires souhaitent conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.

L’économie collaborative prend place

Ayant saisi l’importance de cet enjeu de répondre favorablement aux attentes de ces clientèles, de nouveaux acteurs spécialisent leur offre. Par exemple, en hébergement, Airbnb et MagicEvent.com ont pris d’assaut le segment de la clientèle d’affaires en 2014.

Comme pour leurs vacances privées, la plateforme collaborative séduit les voyageurs d’affaires  de la génération Y, par ses prix compétitifs et la dimension sociale qu’apporte l’expérience. Cette option leur permet d’interagir avec les habitants. Par ailleurs, la location d’une chambre ou d’un appartement leur permet de bénéficier de fonctionnalités quotidiennes. Ils aiment notamment se préparer des repas, laver leurs vêtements, etc.

Le rapport de la Global Business Travel Association (GBTA), le Business Traveler Sentiment Index, révèle que le tiers (35 %) des jeunes voyageurs d’affaires sont intéressés par les services d’Airbnb. Les professionnels de la planification de séjours d’affaires voient également la demande augmenter pour ce type d’hébergement.

Néanmoins, si Airbnb attire une certaine catégorie de clientèle, il semble y avoir encore des réticences à réserver ce type d’hébergement. Dans le cas de la clientèle d’affaires, des modalités d’assurances, parfois de comptabilité, ou encore des questions de volume freinent les entreprises dans le choix de ce service.

L’arrivée d’hébergements hybrides?

L’entreprise Zoku fera son entrée dans l’industrie hôtelière dès l’automne 2015, à Amsterdam. Ce nouveau concept d’hébergement, à mi-chemin entre le bureau et l’appartement, cible précisément les professionnels. Il comprend des espaces modulables qui créent une atmosphère aussi propice au travail qu’à la détente.

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Source : YouTube

Le réseau de distribution réplique

De grandes agences de voyages en ligne ont décidé d’attirer ce segment de clientèle en lançant des programmes de fidélité. En plus d’offrir des avantages tarifaires, les programmes de fidélité permettent de tisser un lien avec le client, de mieux connaître ses habitudes et de personnaliser le service. Selon une étude menée par Expedia, 77 % des voyageurs travaillant pour de petites entreprises considèrent que les programmes de fidélité sont importants quand ils réservent un hôtel dans le cadre d’un déplacement professionnel.

Ainsi, Booking.com, filiale du groupe américain Priceline, s’est intéressé dernièrement à ce segment. Son programme Booking.com for Business s’adresse aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises dépourvues de politique de voyage. En créant un compte, les voyageurs peuvent bénéficier d’une réduction de 10 % sur une sélection d’hébergements.

Bien qu’il soit déjà implanté dans le segment affaires avec la marque Egencia, Expedia.com riposte avec Expedia+ Business, un programme de fidélité qui cible lui aussi les petites entreprises. La plateforme, limitée actuellement au marché américain, récompense la compagnie et les voyageurs en argent en fonction du nombre de nuits réservées. Ce portail permet aussi aux entreprises de suivre l’itinéraire de leurs employés ainsi que leurs dépenses.

 L’hôtellerie n’a pas dit son dernier mot

Les hôteliers indépendants peuvent eux aussi tirer leur épingle du jeu en misant sur le design de service, afin de placer le client au cœur de l’expérience. Sans pour autant être sophistiquée, l’offre peut inclure des services élémentaires, mais adaptés aux besoins de cette clientèle.

Pour les établissements qui passent déjà par les plateformes de distribution en ligne, l’offensive des grands groupes comme Expedia et Booking dans ce segment peut leur faire profiter d’un bassin de clientèle plus important.

Des perspectives prometteuses

Rappelons que, selon la GBTA, les dépenses des voyageurs d’affaires au Canada auraient atteint 23 milliards de dollars en 2013, alors que les voyages d’affaires au Canada et aux États-Unis devraient augmenter de 3 à 4 % en 2015. Par ailleurs, les compagnies américaines projettent de dépenser 310 milliards de dollars dans les voyages d’affaires en 2015.

 

Source de l’image à la une : http://www.hotelogix.com/blog/2015/04/21/how-small-independent-hotels-can-attract-and-delight-business-travellers/

 

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Comprendre le voyageur de demain (partie 2)

Ces six segments sont définis selon des traits de personnalité, des valeurs, des attitudes, des centres d’intérêt et des modes de vie. Dans une analyse précédente, nous vous présentions les trois premières tribus de la firme Amadeus, soit le chercheur d’aisance (simplicity searcher), le puriste culturel (cultural purist) et l’assoiffé de capital social (social capital seeker). Pour compléter le portrait, voici les trois suivantes.

 

 

Chasseur de récompense (reward hunter)

Il vit généralement seul dans une grande métropole internationale. Dépendant, voire même accro aux technologies, il cherche à être toujours plus performant. Il travaille beaucoup, souvent trop, et ressent le besoin de se récompenser pour tous les efforts qu’il effectue quotidiennement. Les voyages et les activités qui sortent de l’ordinaire lui offrent un bon retour sur l’investissement que représentent ses longues heures passées au bureau.

Les voyages et les activités qui sortent de l’ordinaire lui offrent un bon retour sur l’investissement que représentent ses longues heures passées au bureau.

Le chasseur de récompense cherche à vivre des moments qui lui permettront de le stimuler mentalement, de se sentir bien physiquement, et qui lui offriront les plus hauts standards de qualité. Pressé par le temps, il apprécie l’aide d’un service de conciergerie personnalisé qui lui dénichera des expériences raffinées, uniques et parfois même totalement inusitées. Amateur de traitements VIP, il opte pour la première classe, préfère les enregistrements prioritaires, aime se loger dans des lieux luxueux et stylisés et cherche à vivre des moments inoubliables.

Leur relation complexe avec les technologies fait en sorte que certaines personnes de ce segment sont enclines à se déconnecter totalement une fois en vacances. La désintoxication numérique fait alors partie d’une démarche pour réduire le stress et vivre l’instant présent. À l’opposé, on trouve d’autres voyageurs de ce groupe qui préfèrent retirer un maximum des applications, objets connectés et appareils mobiles.

Visiteur par obligation (obligation meeter)

Bien qu’il voyage dans un but précis, le visiteur par obligation profite de son déplacement pour apprécier et découvrir la destination dans laquelle il se trouve. Le périple dure alors un peu plus longtemps que nécessaire.

  • Le voyageur d’affaires est aujourd’hui bien équipé pour travailler, où qu’il soit dans le monde. Après des rendez-vous, des conférences ou des présentations auprès de clients, il aime prolonger son séjour pour explorer l’endroit où il se trouve, parfois même accompagné de son conjoint et de ses enfants. Pour plusieurs, les vacances de type travail-loisir (bleisure) permettent de concilier la vie professionnelle et la vie familiale.
  • Les événements créent pour certains des occasions de se rendre dans des destinations qu’ils n’auraient pas nécessairement choisies autrement. Par exemple, les invités d’un mariage, les partisans d’un athlète amateur ou les accompagnateurs d’un patient hospitalisé.
  • Les festivals, spectacles culturels et événements sportifs professionnels attirent également les visiteurs par obligation, qui profiteront d’un contexte festif pour faire une escapade de quelques jours.

Le premier volet de leur séjour est davantage organisé que le reste du périple, qu’ils improviseront une fois sur place.

Ce segment de clientèle recherche la flexibilité lors de la réservation et de la facturation. Les besoins spécifiques de ces personnes nécessitent des conseils personnalisés sortant parfois du cadre touristique. Le premier volet de leur séjour est davantage organisé que le reste du périple, qu’ils improviseront une fois sur place.

Voyageur éthique (ethical traveller)

Il accorde beaucoup d’importance à l’impact qu’aura son voyage sur l’environnement et sur les communautés visitées. Planifier ses vacances est un processus complexe, car il aime s’informer sur divers aspects tels que la situation politique de la destination, la responsabilité sociale des entreprises avec lesquelles il transige et les particularités culturelles locales. Pour gagner du temps, il lui arrive de demander conseil aux agences de voyages spécialisées en tourisme durable.

Le voyageur éthique est conscient des répercussions économiques qu’engendre le tourisme et tente de maximiser son apport financier auprès des communautés locales.

Il tente de minimiser son empreinte écologique et n’hésite pas à restreindre ses options pour être cohérent avec ses valeurs. Certains iront jusqu’à éviter de prendre l’avion, alors que d’autres opteront pour des programmes de compensation des gaz à effet de serre. Altruiste, ce type de voyageur s’adonne parfois au bénévolat, selon les besoins de la destination qu’il visite.

Le voyageur éthique est conscient des répercussions économiques qu’engendre le tourisme et tente de maximiser son apport financier auprès des communautés locales.

Comme précisé dans l’analyse précédente, un individu peut se trouver dans plus d’un segment, selon les motifs de son voyage et l’étape de vie dans laquelle il se situe. Bien que les tribus d’Amadeus ne dressent pas un portrait exhaustif des voyageurs de demain, elles ont été choisies parce qu’elles mettent en valeur la diversité des besoins des touristes et pourraient aider des entreprises touristiques à identifier des occasions d’affaires.

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Comprendre le voyageur de demain (partie 1)

La firme Amadeus a mandaté l’agence Future Fondation, spécialisée en tendances de consommation, afin de dresser un portrait des voyageurs de demain, qui ont été divisés en six tribus. Ces groupes représentent des segments de clientèles élaborés non pas à partir de leur profil générationnel ou de leur sexe, mais selon des traits de personnalité, des valeurs, des attitudes, des centres d’intérêt et des modes de vie.

Ces tribus visent à mieux préparer les entreprises qui désirent répondre aux besoins des touristes de 2030 et celles qui aspirent à développer de nouvelles offres de produits ou de services personnalisés. Une personne peut correspondre à différents segments, selon l’étape dans laquelle elle se trouve dans sa vie ou selon les motifs de son voyage. Voici les trois premières tribus d’Amadeus; vous découvrirez les suivantes dans une prochaine analyse.

Le chercheur d’aisance (simplicity searcher)

Il passe sa vie à courir après son temps et se sent même parfois dépassé par les événements de son quotidien. Il est aisé financièrement et se complaît à déléguer quelques obligations. Lorsque vient le moment de planifier ses vacances, il se fait un plaisir de confier la tâche à une personne de confiance ou à un agent de voyages qui effectuera l’organisation de façon transparente. Il ne souhaite pas gérer tous les détails de son périple et se sent heureux lorsqu’il déniche un forfait comprenant tout ce dont il aura besoin pour voyager sans le moindre souci.

Il se sent heureux lorsqu’il déniche un forfait comprenant tout ce dont il aura besoin pour voyager sans le moindre souci.

Les vacances représentent une chance inouïe de prendre soin de lui, de se faire dorloter et d’oublier ses préoccupations. Il n’est pas très ouvert à de nouvelles cultures et est peu attiré par l’aventure. Ce qu’il cherche avant tout, c’est être dans un environnement confortable, passer un moment agréable, tout en se sentant en sécurité. Sur place, il visitera les incontournables de la destination et restera sur des sentiers bien battus.

Ce segment comprend des voyageurs peu expérimentés, des personnes monolingues, ainsi que de nombreux individus de la classe moyenne provenant de pays émergents.

Le puriste culturel (cultural purist)

Il possède un esprit aventurier, fuit les lieux touristiques et espère vivre des expériences authentiques. Il se confond avec les populations locales, mange aux mêmes endroits qu’elles et s’adapte aux us et coutumes de la région visitée. Ses périples s’apparentent parfois à une quête intérieure et d’autres fois à l’acquisition de nouvelles connaissances. Le voyage prend selon lui tout son sens lorsqu’il s’immerge dans une nouvelle culture.

Le voyage prend selon lui tout son sens lorsqu’il s’immerge dans une nouvelle culture.

Éduqué, exigeant et confiant, il se fie au bouche-à-oreille, aux réseaux sociaux de niche, aux applications mobiles et à son instinct pour planifier son voyage. Il aime pouvoir changer ses plans à la dernière minute et est généralement infidèle aux marques. Les entreprises touristiques associées à l’économie collaborative répondent à de nombreux besoins de ce segment de clientèle qui tente de se tenir loin des hordes de touristes.

Ce segment inclut des voyageurs expérientiels, des solos, des touristes de niche, des voyageurs en année sabbatique (gap year travellers), des étudiants.

L’assoiffé de capital social (social capital seeker)

Toujours connecté, il accorde beaucoup d’importance à sa présence sur les médias sociaux. Sa créativité et ses compétences en rédaction, en photographie et en vidéo ont contribué à mousser sa popularité sur ses réseaux. Lorsqu’il vit une expérience, il se demande de quelle façon il pourrait la traduire en contenu viral. Son sens des affaires et sa personnalité d’entrepreneur permettent à cet influenceur Web d’être payé pour raconter ses aventures, et celles vécues aux quatre coins du monde s’y prêtent parfaitement. Selon lui, le voyage ne se termine pas une fois à la maison, bien au contraire. Le retour est l’occasion de passer en revue tout le contenu accumulé et diffusé durant le périple et de lire ou relire les commentaires de ses lecteurs.

Lorsqu’il vit une expérience, il se demande de quelle façon il pourrait la traduire en contenu viral.

Il est attiré par des offres personnalisées, valide ses choix avec ses communautés et implique son réseau afin de créer sa liste de choses à voir (bucket list). Il fait davantage confiance aux recommandations de ses pairs qu’à celles provenant des agents de voyages. L’assoiffé de capital social est prêt à donner son avis sur les services reçus et s’attend à ce que les entreprises réagissent rapidement lorsqu’il formule une plainte ou apporte des suggestions.

De nombreux jeunes des générations Z et Y, des blogueurs professionnels, des voyageurs en année sabbatique et des routards raffinés (flashpackers) font partie de cette tribu.

Dans une prochaine analyse, vous découvrirez le chasseur de récompense (reward hunter), le visiteur par obligation (obligation meeter) et le voyageur éthique (ethical traveller).

Image à la une: © BY SA NC Stephen Coles

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Les habitudes de voyage des Américains de 50 ans et plus

Preferred Hotels & Resorts a effectué une enquête en ligne auprès de 592 boomers américains du 26 juin au 3 juillet 2014. Les données présentées dans la prochaine section sont tirées des résultats obtenus lors de ce sondage.

COMPORTEMENT DE VOYAGE

Les boomers ont effectué 4,4 voyages d’une moyenne de 5,4 nuits au cours des 12 derniers mois. Ils – 4 personnes sur 10 – ont dépensé de 1000 $ à 7499 $ en moyenne pour ces vacances annuelles, et plus du tiers (35 %) leur ont alloué 10 000 $ et plus.

La très grande majorité des boomers (88 %) ont voyagé avec leur conjoint; près de la moitié (48 %) l’ont fait avec leurs enfants et 20 % avec leur famille élargie. Le principal but de leur voyage était la visite de parents ou d’amis (52 %), suivi des visites touristiques, des vacances à la plage ou à la ville, des croisières et des visites de parcs thématiques (voir le tableau 1). Ainsi, le mode d’hébergement le plus populaire est l’hôtel ou le motel, suivi de la résidence de parents ou d’amis, du bateau de croisière et du complexe touristique. Dans le cas d’un hébergement hôtelier, l’emplacement (94 %) et la connexion gratuite au réseau sans fil (90 %) étaient les caractéristiques les plus importantes pour les boomers, suivies de loin par les chambres avec cuisine (60 %).

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Destinations visitées à l’international

Près de la moitié des boomers interrogés ont voyagé à l’international au cours de la dernière année, et près des deux tiers (62 %) prendront probablement ou très probablement des vacances à l’étranger au cours des deux prochaines années. L’Europe (19 %) et les Caraïbes (15 %) figurent en tête du palmarès des destinations visitées, alors que seulement 9 % des boomers ont séjourné au Canada au cours des 12 derniers mois, 29 % prévoyant le faire d’ici les 2 prochaines années. Parmi eux, 13 % visiteraient le Québec.

Planification du séjour

Lorsque les touristes planifient leur séjour, les sources d’information qu’ils utilisent pour choisir leur destination sont variées : parents et amis, moteurs de recherche, sites Web des destinations, guides touristiques imprimés, etc. (voir le graphique 2). En ce qui a trait au choix du fournisseur de services, les sources de renseignements consultées sont les moteurs de recherche, les promotions des hôteliers, les agences de voyages en ligne, les parents et amis, etc. (voir le tableau 2).

 CN_Comment_plaire_aux_50+_tableau_2

Par la suite, les trois quarts d’entre eux ont utilisé Internet, principalement Expedia (51 %), Travelocity (46 %), TripAdvisor (46 %) et Hotels.com (40 %) pour obtenir des informations complémentaires, et 6 personnes sur 10 ont utilisé les services d’un agent de voyages traditionnel au cours des 12 derniers mois; seulement 30 % prévoient le faire au cours des 2 prochaines années.

Pour leurs réservations de voyages, la majorité (71 %) des répondants ont également utilisé Internet, en privilégiant cette fois-ci le site Web du fournisseur (60 %), puisqu’ils pensent y trouver les meilleurs prix. Près de la moitié (45 %) des boomers visitent les sites d’agences de voyages en ligne, et 32 % les comparateurs de prix tels que Kayak.com.

 QUELQUES GRANDES CONSIDÉRATIONS

Amadeus a interrogé des personnes âgées de 50 ans et plus, voyageant fréquemment et vivant en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis, ce qui lui a permis de déterminer quatre grandes caractéristiques à prendre en considération pour satisfaire leurs besoins particuliers.

  1. Remettre en question les « idées toutes faites ». Les boomers se sentent jeunes de cœur et souhaitent découvrir de nouvelles cultures ainsi qu’expérimenter différentes activités.
  1. Être ou avoir. Cette génération ne mesure plus sa richesse en fonction des biens matériels qu’elle possède, mais plutôt en fonction de ce qu’elle vit. Elle préfère agir, apprendre, découvrir et profiter pleinement de nouvelles expériences.
  1.  Laisser un héritage. Les 50 ans et plus, mieux nantis que leurs enfants, veulent partager des expériences enrichissantes avec toute la famille en effectuant, entre autres, des voyages multigénérationnels. Ils recherchent des activités altruistes et perçoivent le « volontourisme », alliant bénévolat et tourisme, comme une manière de participer positivement à la vie en société.
  1. La place de la technologie. Dans un monde où la technologie domine, les 50 ans et plus la considèrent comme un moyen d’arriver à leurs fins plutôt que comme une fin en soi. Ils s’appuient sur des sources d’information traditionnelles, des avis d’experts et du contenu généré par les utilisateurs. Ils apprécient les contacts humains et estiment les professionnels du voyage, qui leur fournissent des services personnalisés et leur inspirent confiance. Ils ne sont pas pressés de prendre des décisions d’achat et souhaitent obtenir le meilleur rapport qualité-prix.

 ADAPTER SA STRATÉGIE

En tenant compte des considérations évoquées précédemment, voici quelques pistes offertes par Amadeus pour adapter votre marketing et votre distribution, et ainsi atteindre efficacement les 50 ans et plus.

  • Fournissez un contact humain, des services personnalisés, une assistance et un service de dépannage (numéro de téléphone sans frais, options de clavardage, etc.).
  • Utilisez une approche de type « faites-le vous-même » (Do it yourself) en les engageant dans le processus, et allouez suffisamment de temps de planification.
  • Mettez en évidence les conseils d’autres personnes qui ont fait le même voyage; demandez-leur de partager leurs commentaires en ligne.
  • Proposez des voyages en petits groupes ou subdivisez les grands groupes afin de favoriser les interactions entre les voyageurs et leur permettre de se sentir plus près des locaux.
  • Offrez des recommandations, des conseils et des communications personnalisés pour susciter un sentiment de loyauté et de confiance.
  • Proposez une certaine flexibilité pour leur permettre de voyager à leur propre rythme.
  • Fournissez des options de paiement simples.
  • Effectuez un suivi téléphonique ou organisez une rencontre en personne après le séjour. Cela vous permettra de discuter du voyage et de déterminer les améliorations souhaitables.

Avec le vieillissement de la population mondiale, mieux comprendre le comportement du voyageur de 50 ans et plus, ses goûts et ses habitudes et développer des produits et des services adaptés à ses besoins s’avère donc essentiel.

 

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Adapter l’offre touristique aux familles

L’édition janvier-février 2015 de la revue Espaces consacre tout un dossier au tourisme en famille. Les exemples présentés dans cette analyse sont majoritairement issus de cette publication.

DES EXPÉRIENCES AXÉES SUR LE JEU    

Le bassin de Bourg-en-Bresse, au nord de la région Rhône-Alpes, et la Wallonie picarde, territoire rural à proximité de Lille et de Bruxelles, ont tous deux mis la famille au cœur de leur stratégie de développement touristique. Bourg-en-Bresse a tout d’abord créé un guide des activités destinées aux enfants, puis des balades adaptées aux familles (les aventures-jeux Fifrelin) et une bande dessinée interactive. Selon Véronique Guillot, ces outils servent de prétextes à découvrir autrement le territoire et son patrimoine bâti grâce à une carte et des accessoires. Ce scénario de visite est construit par une équipe locale qui s’inspire de l’identité spécifique de chaque lieu choisi. Ces aventures-jeux sont aujourd’hui des produits commercialisés par les offices de tourisme et certains pôles ou musées du territoire. Pour les familles avec des enfants plus jeunes, il y a aussi les Zanimo’balades, qui se déroulent sur un circuit inédit dans un village. Elles s’appuient entre autres sur de petits jeux, des énigmes et des coloriages. La région de la Wallonie picarde a également développé des carnets d’aventure qui permettent aux enfants de 5 à 8 ans et de 9 à 12 ans de découvrir 15 sites touristiques tout en s’amusant.

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Source : revue Espaces

David Nouaille présente le parc du Puy du Fou, où l’expérience est constituée de moments forts et d’émotions intenses. Tout le parc est pensé dans le but de surprendre et d’étonner. L’offre s’articule autour de spectacles à vivre en famille, avec différents niveaux de lecture – les plus grands apprécient le scénario, les cascades et les costumes, alors que les plus jeunes se réjouissent davantage de voir évoluer des héros ou des animaux.

voyages_famille2Source : Puy du Fou

DES SERVICES PERSONNALISÉS

La personnalisation de l’offre passe par le développement d’activités adaptées aux goûts, aux intérêts, aux valeurs ou aux âges de chaque public, comme à Saint-Jean-de-Monts, où on propose une offre ciblée pour :

  • les familles avec enfants de moins de six ans (instants baby);
  • les familles avec enfants de six ans et plus (kids mercredis);
  • les familles avec adolescents de 12 à 17 ans (breaks ados);
  • les tribus, soit les familles avec des enfants d’âges très différents (rendez-vous famille).

Deux des petits musées de la Wallonie picarde (musée de l’Iguanodon et Maison des plantes médicinales) proposent un espace de jeux pour les enfants de quatre à huit ans : coin lecture, personnages Playmobil, jeux d’extérieur, jouets, peluches, coloriages, etc. en plus des autres possibilités de visites.

De petites attentions, comme celle de Center Parcs, par exemple, qui offre de remplir le frigo du chalet avant l’arrivée des familles, peuvent contribuer de façon significative à la réussite des vacances.

L’aéroport de Nice, quant à lui, a créé des places de stationnement réservées aux familles et a instauré le prêt gratuit et libre-service de poussettes jusqu’à l’entrée de la cabine de l’avion, ce qui permet à la famille avec bébé d’embarquer plus facilement. Le matériel destiné aux bébés et aux enfants en bas âge (chauffe-biberon, table à langer, chaise haute, etc.) fait aussi partie des indispensables que l’on trouve également à l’aéroport de Nice, qui, soit dit en passant, est le premier aéroport français à avoir reçu le label Famille Plus. Mais il ne faut surtout pas oublier le bien-être des parents ou des grands-parents qui voyagent de plus en plus souvent avec leurs petits-enfants. Ce qui compte pour eux, c’est d’abord la sécurité et la gestion du temps, qui doit être simple.

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Source : Aéroport de Nice

DES HÉBERGEMENTS ADAPTÉS

La modularité et la flexibilité des espaces de vie sont essentielles pour agrémenter l’hébergement des familles : chambres voisines et communicantes avec salon commun, cloison amovible qui peut séparer la chambre des parents et celle des enfants; très grandes chambres qui peuvent accueillir toutes sortes de groupes allant de la famille recomposée à la famille multigénérationnelle.

Les résidences de tourisme ou les campings qui proposent divers types d’hébergement (chalet, maison mobile, etc.) sont également appropriés pour recevoir des tribus nombreuses. Tel est le cas de la bannière Yelloh! Village, présentée par Coralie Brout, qui propose des hébergements de grande capacité, dont certains se divisent en plusieurs modules afin de préserver l’intimité des voyageurs. Son chalet Archipel, à Hossegor dans les Landes, est divisé en 4 modules qui lui permettent d’accueillir 16 personnes dans 8 chambres spacieuses, alors que le Big Casa, à Sérignan Plage, se sert de la modularité des maisons mobiles pour créer de nouveaux espaces pour 10 personnes.

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Source : Yelloh! Village

Quant aux familles monoparentales, elles recherchent surtout des hébergements avec animation pour les enfants, ce qui permet aux uns de s’amuser en bonne compagnie et aux autres de souffler un peu et d’avoir du temps pour eux.

UNE TARIFICATION PLUS FLEXIBLE

La tarification doit être souple : prix ou prestation pour parent seul avec enfants, tarifs jeunes enfants ou familles nombreuses, « passe tribu », gratuités partielles ou totales pour les enfants et les adolescents, etc.

Le Puy du Fou pratique une politique tarifaire adaptée qui rend le parc accessible au plus grand nombre. Le tarif adulte est au moins 30 % plus bas que celui de ses principaux concurrents. Le tarif enfant est, lui aussi, beaucoup moins cher que dans les autres parcs. Généralement, un billet enfant dans un parc représente 80 % de la valeur d’un billet adulte; au Puy du Fou, il est à 60 %-70 %. Enfin, il existe également un tarif famille nombreuse (sur présentation d’un justificatif).

Selon Nathalie Guellier, les parents solos aimeraient bénéficier de tarifs qui tiennent compte de leur monoparentalité; la tarification familles s’appliquant généralement à deux adultes et deux enfants au minimum. Dernièrement, Transat faisait un pas dans la bonne direction en annonçant des tarifs spéciaux pour l’hébergement d’un adulte voyageant seul avec 1 ou 2 enfants en plus d’offrir le logement et la nourriture gratuitement dans plus de 60 hôtels pour permettre aux familles de s’envoler sous les tropiques.

On le voit, répondre aux besoins des familles nécessite tout de même une certaine réflexion et adaptation. Êtes-vous prêts à relever le défi?

 

Source de l’image à la une: Famille Plus

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Les vacances multigénérationnelles, une nouvelle tradition

Preferred Hotels & Resorts, un important regroupement d’hôtels indépendants, a effectué une enquête sur ce segment de clientèle afin de connaître ses habitudes, ses préférences et ses intentions de voyage. Le sondage a été réalisé en ligne durant l’été 2014 auprès de 520 parents et 417 grands-parents des États-Unis qui ont réalisé un voyage multigénérationnel au cours des 12 derniers mois. Les données de la présente analyse reposent essentiellement sur les résultats obtenus lors de cette enquête.

Du temps de qualité et des souvenirs

Les parents et les grands-parents sondés ont fait respectivement 4,4 et 5,6 voyages au cours de la période étudiée.

Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année.

Dans les deux cas, la proportion de vacances multigénérationnelles se situe autour de 50 %. Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année. Parmi les principales raisons évoquées, on trouve :

  • passer du temps de qualité avec les membres de leur famille;
  • créer des souvenirs familiaux qui dureront toute leur vie;
  • se rapprocher les uns des autres.

La planification, l’affaire de tous

Lorsque vient le temps de planifier les vacances, chacun met la main à la pâte. Cependant, ce sont les parents qui participent le plus activement et qui influencent davantage les autres. Au moment de payer, les grands-parents se hissent au premier rang, suivis de près par les parents.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Les répondants qui ont affirmé que leurs enfants exerçaient une influence lors de la planification de leurs vacances ont précisé qu’ils le faisaient particulièrement lors du choix de la destination, des activités quotidiennes, de l’hôtel ou du lieu de villégiature.

Lorsque vient le temps de choisir la destination, les personnes sondées ont principalement considéré les cinq sources d’information suivantes :

  • parents et amis;
  • résultats provenant des moteurs de recherche;
  • sites Web des destinations;
  • sites Web de commentaires et de recommandations;
  • promotions d’hôtels ou de lieux de villégiature.

Des réservations généralement en ligne

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver.

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver; 50 % des répondants ont indiqué avoir tout réservé en ligne, 28 % presque tout, 10 % quelques éléments et 5 % peu d’éléments.

Pour recueillir de l’information et aussi des prix, les sites Web les plus visités par cette clientèle américaine sont Expedia, TripAdvisor, Travelocity, Orbitz et Hotels.com. Près de la moitié d’entre eux sont d’avis que la façon la plus pratique de réserver se trouve en ligne, sur des sites de compagnies aériennes ou de croisières, d’hôtels et de location de voiture, alors qu’un peu plus du tiers leur préfèrent des sites d’agences de voyages en ligne tels qu’Expedia. Le téléphone est beaucoup moins utilisé; 9 % l’emploient pour contacter un agent de voyage traditionnel et 7 % pour communiquer avec un fournisseur de service.

Les dépenses et le budget alloué aux vacances

Environ un tiers des parents et grands-parents sondés dépensent de 1000 à 4999 dollars américains pour leurs vacances multigénérationnelles (voir le graphique 1) alors que 18 % iront jusqu’à y investir plus de 15 000 dollars. Ce type de vacances constitue une grande part de leur budget annuel de voyages, qui s’élève à plus de 10 000 dollars pour près de la moitié des répondants.

AR_vacances_multigenerationnelles_US_graphique2 Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Parmi ceux qui ont réservé au moins une chambre d’hôtel, la durée de séjour dépasse en général trois nuits; 45 % affirment être restés entre trois et cinq nuits, 28 % de six à sept et 16 % plus de huit nuits. Ces individus occupent normalement deux à trois chambres (62 %) et dépensent en moyenne 156 dollars américains pour chacune. 

Les motivations et les destinations

La plage représente le principal but de voyage de plus du tiers des Américains sondés, les parcs thématiques et les visites chez des parents et des amis occupent la deuxième et la troisième places du classement. Les séjours en ville gagnent le cœur d’un cinquième des répondants, suivis des croisières, des tout-inclus, du camping et des vacances au bord d’un lac.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Plus du tiers (39 %) des Américains qui s’inscrivent dans le segment multigénérationnel ont réalisé un voyage à l’international au cours des douze derniers mois. Les destinations les plus en vogue sont l’Europe (14 %), les Caraïbes (12 %), le Mexique (12 %) et le Canada (11 %). Parmi tous les répondants au sondage, 5 % ont visité le Québec, soit près d’une personne sur deux qui a séjourné au Canada. Au cours des deux prochaines années, 63 % envisagent de prendre (peut-être, probablement ou fort probablement) des vacances à l’international. Cette fois, 21 % considèrent le Canada comme une destination possible.

Les médias sociaux

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook.

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook. À moindre échelle, plusieurs affichent une présence sur LinkedIn, Twitter, YouTube, Pinterest, Google+ et Instagram.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Durant la dernière année, 36 % ont écrit des commentaires ou publié du contenu de voyage et 54 % ont diffusé des photos ou des vidéos sur les médias sociaux, des forums de discussion ou des blogues. Environ le tiers des Américains sondés (34 %) affirment avoir publié ce contenu sur les médias sociaux simplement pour partager leur expérience, alors qu’un quart le font pour rendre jaloux leurs amis et leur famille.

Le rythme de vie effréné des familles d’aujourd’hui et le sentiment de culpabilité de nombreux parents face au peu de temps de qualité passé avec leurs enfants ou leurs parents contribuent à envisager les vacances comme l’occasion de rassembler la famille. Et ce moment est celui que 76 % des voyageurs multigénérationnels américains attendent avec le plus de hâte tout au long de l’année.

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Les Y vous ont surpris? Attendez de rencontrer les Z!

Jeunes et naïfs?

La génération Z, soit celle qui suit la Y, est composée de jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Depuis quelques années, ils font leur entrée dans le monde du travail et de la consommation à titre d’individus gagnant un revenu. Par ailleurs, ils exercent beaucoup d’influence sur les achats familiaux depuis leur tout jeune âge. Inversement, l’opinion de leurs parents pèse dans les décisions qui concernent différentes facettes de leur vie. Soulignons aussi que de nombreux Z font partie de ménages multigénérationnels.

Avec le 11 septembre 2001, avec la crise économique et les changements climatiques en toile de fond, les jeunes Z développent une pensée différente de celle des Y. Certains experts pensent qu’ils seront empreints du scepticisme de leurs parents – la génération X – face à certaines valeurs comme la religion, le mariage ou encore le capitalisme.

Mobiles et hyper connectés

Bien que les Y aient grandi avec des ordinateurs et Internet, c’est la génération Z qui est véritablement née dans l’ère numérique. Pour les plus jeunes de cette génération, le téléphone intelligent figure parmi les premiers jouets manipulés. Les écrans tactiles, de même que les abréviations et les émoticônes du clavardage, n’ont pas de secrets pour eux. Les médias sociaux, comme YouTube, sont inscrits dans leur ADN et ils y recourent à la moindre occasion, que ce soit pour leurs travaux scolaires ou pour apprendre une pièce de musique.

 

La part des 18 à 24 ans qui utilisait les médias sociaux en 2014 s’élevait à… 100 %!

En ce qui concerne les adultes Z, selon les données du CEFRIO, la part des 18 à 24 ans qui utilisait les médias sociaux en 2014 s’élevait à… 100 %! Ils sont quelque 76 % à posséder un téléphone intelligent, 42 % un baladeur numérique et 34 % une tablette numérique (voir le graphique 1).

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Des valeurs différentes des Y

Enclins au syndrome du FOMO (Fear Of Missing Out), soit la peur de rater quelque chose ou l’urgence de vivre sans retenue, les jeunes Z ont la fibre entrepreneuriale. Ils se sentent concernés par l’impact de l’homme sur l’environnement et sur la planète en général. Accros à l’écran, ils sont toutefois plus sédentaires que leurs aînés. Autodidactes en matière de technologie – ils en apprennent à leurs parents – les Z ont développé une grande autonomie, notamment grâce aux tutoriels sur YouTube à propos de tout et de rien. Ils ne veulent pas être associés à la génération Y. Des experts de l’agence marketing Sparks & Honey estiment que les Z ont un profil parfois opposé à celui des Y, alors qu’ils révèlent les mêmes caractéristiques, mais poussées à l’extrême, sur certains autres aspects. Voici quelques traits de caractère sur lesquels les deux générations se distinguent, selon une étude de cette même agence.

 

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Rejoindre les Z

Voici quelques éléments d’information pour préparer les entreprises à interagir avec cette génération qui n’a pas fini de surprendre.

Utiliser la technologie et les médias sociaux avec le plus grand respect de la vie privée

En 2014, quelque 25 % des jeunes de moins de 19 ans ont quitté Facebook.

Ils sont multitâches et multiécrans (télévision, téléphone, ordinateur de bureau et portable, tablette, baladeur numérique et console de jeux vidéo). Les médias sociaux, mais pas n’importe lesquels, s’avèrent des outils de choix pour communiquer avec eux. En 2014, quelque 25 % des jeunes de moins de 19 ans ont quitté Facebook. Ils préfèrent les plateformes plus anonymes comme SnapchatSecret et Whisper.

Soyez socialement et écologiquement responsables

La génération Z devrait élever l’environnementalisme et la responsabilité sociale des entreprises à un autre niveau. En matière de voyage, ils seront particulièrement sensibles aux organisations qui démontrent des politiques engagées en ce sens et à celles qui offrent des séjours écotouristiques et des possibilités de volontourisme.

Faites valoir la qualité du produit

Les Z sont d’insatiables internautes à la recherche d’informations. Ils exigeront transparence et vérité des entreprises avec lesquelles ils transigeront. Ils sont davantage interpellés par un produit ou un service de qualité que par la compagnie qui le commercialise, ce qui les rend infidèles à une marque. Pour attirer leur attention et entrer en contact avec eux, voici quelques astuces en rafale :

  • Représentez-les de façon diversifiée (ethnie, mode, orientation sexuelle).
  • Parlez-leur en images à l’aide de symboles, d’émoticônes, de photos, de vidéos, d’infographies.
  • Communiquez plus fréquemment, mais en dosant l’information avec parcimonie.
  • Tenez compte de leurs opinions et du fait que celles-ci influencent les décisions familiales.
  • Produisez quelque chose ou aidez les Z à produire quelque chose – faites appel à leur esprit entrepreneurial.
  • Soyez humble.
  • Donnez-leur le contrôle de leur expérience.
  • Racontez vos histoires à travers plusieurs types d’écrans.
  • Attirez leur attention par des actions éphémères, des énigmes, des surprises et des jeux.
  • Nourrissez leur curiosité.

Et comme travailleurs?

La cohorte des jeunes nés après 1990 est curieuse, naturellement habile avec les technologies et branchée sur le monde. Elle bouleversera certainement les façons de faire des entreprises à plusieurs niveaux. Dans une prochaine analyse, la génération Z sera décortiquée afin de mieux l’accueillir au sein des équipes de travail des entreprises touristiques.

 

Image à la une : © istock photo