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Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Si on s’intéressait à la génération X

Qui sont-ils?

Génération oubliée, perdue, sacrifiée, clé dans le cou… La plupart des qualificatifs attribués à cette génération font référence à des aspects défavorables du contexte dans lequel elle a évolué. Nés entre 1966 et 1980, les X ont grandi dans l’ombre des baby-boomers et la plupart sont entrés sur le marché du travail dans une période où l’économie était moroseNéanmoins, ils ont aujourd’hui entre 36 et 50 ans et constituent une force vive de l’économie en général et du tourisme en particulier. Voici quelques attributs qui les caractérisent :

  • Témoins de l’éclatement de la cellule familiale, de la conquête de l’espace, de la chute du mur de Berlin, de l’apparition du sida, de la récession et de la fin de la guerre froide.
  • Plus ouverts sur la diversité culturelle que les générations précédentes.
  • Consomment des médias traditionnels, mais aussi des technologies numériques
  • Aux États-Unis, ils forment le quart de la population adulte, mais génèrent le tiers des dépenses.
  • Soucieux de leur sécurité financière et affective, ils cherchent un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle;
  • Coincés entre deux générations très influentes : les baby-boomers et la génération Y.

Famille et célébration

La vie de famille explique souvent les préférences de voyage de cette génération. Les périodes de vacances correspondent à celles du calendrier scolaire et les activités doivent plaire à tous. Les séjours multigénérationnels figurent parmi les formules populaires. Les voyages motivés par un événement spécial, une célébration, sont aussi une tendance à la hausse chez les X, toutes les raisons sont bonnes : 40e ou 50e anniversaire de naissance, mariage, divorce, promotion, etc.  

Selon le sondage Vividata 2015, plus de la moitié (51 %) des adultes québécois de la génération X ont fait au moins un voyage au pays au cours des 12 derniers mois (versus 46 % de la population québécoise de 12 ans et plus). Ils sont aussi 41 % à avoir voyagé au moins une fois au Québec (contre 37 % pour la moyenne). Au cours des 12 prochains mois, 35 % des Québécois de 35 à 49 ans démontrent déjà une intention de voyager dans la province (la moyenne de la population à cet effet s’élève à 31 %).

Sites touristiques et plein air

Lorsqu’ils voyagent au Canada, les Québécois de la génération X visitent les sites touristiques, des parents et des amis, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les parcs nationaux et provinciaux, pratiquent des activités sportives, visitent des parcs thématiques et des zoos et s’adonnent à la chasse et à la pêche, dans une plus forte proportion que la moyenne (voir le graphique 1).

taux de pratique des Quebecois a certaines activites en voyage au Canada

Quelques caractéristiques

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des voyageurs québécois de 35 à 54 ans (plutôt que 36 à 50 ans, l’étude étant ainsi conçue). Ils sont proportionnellement plus enclins que la moyenne à :

  • posséder une résidence secondaire;
  • prendre des vacances en juillet et en décembre;
  • avoir fait un voyage dans le sud au cours de l’année;
  • rechercher des rabais, des offres promotionnelles;
  • consulter les courriels pour dénicher des offres avantageuses;
  • se montrer très intéressés par des offres ou des forfaits complets;
  • considérer les avis en ligne des autres voyageurs;
  • réserver les services touristiques en ligne (vol, hébergement, location d’auto, activités);
  • voyager en famille avec des enfants;
  • posséder un téléphone intelligent et à l’utiliser en voyage.

Une étude de Shullman Pulse réalisée auprès des voyageurs américains de la génération X suggère aux entreprises touristiques de les aborder en tenant compte de certaines de leurs valeurs :

  • Subvenir aux besoins de la famille. Les expériences touristiques doivent être perçues comme un enrichissement à la vie de famille, une occasion de créer des souvenirs qui s’inscriront dans le patrimoine familial.
  • Le désir de prendre soin de soi. L’offre touristique doit inclure des options santé comme de la restauration saine et la possibilité de faire de l’exercice.
  • Le besoin de sécurité. Les X cherchent de l’aventure sécuritaire.

Motivés par l’exploration, mais sensibles au prix

Des données récoltées en juillet 2015 aux États-Unis mettent de l’avant des aspects significatifs pour les X par rapport aux voyages. L’indicateur présenté dans le graphique ci-dessous s’intitule l’Average Traveler Psychographic Intensity Index Score; soit le niveau d’intensité ressenti envers certains éléments liés au voyage.

Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages.

La note de 100 indique le plus haut niveau. Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages. La sensibilité au prix, l’intérêt pour la culture, pour le tourisme culinaire et la recherche d’authenticité caractérisent aussi de façon assez marquée le voyageur X. 

Profil du voyageur type de la generation X aux éu.S. ete 2015

La génération X, plus discrète et comptant moins d’individus que son aînée, celle des baby-boomers, et beaucoup moins sous la loupe que sa cadette, celle du millénaire, est en pleine fleur de l’âge. Ses membres saisissent bien que la vie file à toute allure et souhaitent en profiter avec leurs proches. Ils recherchent ainsi des expériences enrichissantes, et les voyages en font partie.

Image à la une: The U.S. National Archives

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Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

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Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

Image à la une : © Pexel

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Des personnalités sur YouTube en campagne pour Marriott

Marriott International a lancé à l’été 2015 une campagne de marketing en ligne, #itpaystobookdirect, dont l’objectif est d’inciter les internautes à réserver en direct. Le groupe hôtelier a ainsi fait appel à l’humoriste Grace Helbig, qui s’est fait connaître sur YouTube. La série de vidéos, publiées sur sa chaîne YouTube, met en scène des situations cocasses véhiculant le message qu’être direct demeure toujours le meilleur choix.

Ce partenariat conclu avec une jeune vedette de YouTube et le caractère humoristique de ces capsules font partie de la volonté de la marque de cibler la génération Y. D’ailleurs, la websérie comique « Do Not Disturb », qui est diffusée sur la chaîne YouTube de sa marque Moxy depuis novembre 2015, a été créée en partenariat avec une autre comédienne de la plateforme de vidéos, Taryn Southern. Celle-ci accueille des personnalités dans une chambre d’un des hôtels Moxy pour effectuer des entrevues.

Ces partenariats donnent libre cours à l’inventivité de la communauté de créateurs sur YouTube. L’objectif de Marriott est de créer des histoires au contenu divertissant où la chaîne hôtelière y jouerait un rôle.

 

Image à la une : © tubefilter.com

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S’adresser aux voyageurs de type bleisure

Par des statistiques, des exemples de bonnes pratiques et des conseils d’expert, cette analyse exposera :

– le comportement des voyageurs de type bleisure;

– la manière de s’adresser à eux;

– le type d’offres à commercialiser.

Une tendance bien présente parmi les voyageurs

Dans l’hôtellerie, on assiste à l’allongement des séjours professionnels à titre personnel et on constate l’intérêt grandissant des voyageurs d’affaires pour les activités d’agrément. D’après un sondage de BridgeStreet Global Hospitality effectué auprès de 640 voyageurs internationaux en 2014, 60 % des répondants ont déjà réalisé des voyages de type bleisure, et près de 46 % d’entre eux prolongent la plupart de leurs séjours d’affaires de quelques jours à cette fin. Voici quelques faits saillants du sondage :

  • La principale raison émise par les clients pour allonger le séjour est la volonté de découvrir la destination et de vivre des expériences culturelles.
  • La quasi-totalité (94 %) des jeunes voyageurs (18 à 35 ans) prévoit faire autant ou plus de voyages de type bleisure dans les cinq prochaines années, comparativement à 88 % pour la moyenne des voyageurs.
  • Un peu plus de la moitié (54 %) des répondants ayant réalisé ce type de voyage étaient accompagnés par des membres de leur famille.
  • Près de 83 % des voyageurs d’affaires consacrent du temps à visiter la ville. Les principales activités réalisées sont les visites touristiques (77 %), les repas au restaurant (66 %), les sorties culturelles ou artistiques (66 %) et les activités de plein air (34 %).
  • Peu de touristes de type bleisure visitent une autre ville durant leur séjour; 42 % le font rarement et 31 %, jamais.

Promouvoir les services de l’hôtel et des prestataires

Afin de cibler cette clientèle, des hôtels ont créé des forfaits alliant activités d’affaires et d’agrément. The Orchard Hotel à Singapour commercialise son forfait « Bleisure Experience » en mettant de l’avant ses installations comme sa piscine et son jacuzzi, et en invitant les voyageurs d’affaires à visiter la ville. L’offre inclut un bon d’achat de 60 dollars américains à utiliser dans un salon de beauté.

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Source : Millennium Hotels

Pour sa part, Hotel G, situé à San Francisco, propose comme incitatif une promotion « Bleisure at the G », qui permet d’utiliser les transports en commun, d’accéder à un espace de travail partagé durant une journée et d’obtenir des rabais dans plusieurs attraits de la ville (centre commercial, restaurant, etc.). Pullman Hotels and Resorts, par l’entremise de son forfait « Time for Pleasure by Pullman », inclut entre autres des remises immédiates sur les services de l’hôtel.

Adopter un positionnement clair

Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail

Le forfait de Pullman Hotels and Resorts présenté ci-dessus fait partie de sa nouvelle image de marque entièrement développée pour cette clientèle. Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail.

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Source : Pullman Hotels

Inciter le visiteur à prolonger son séjour

Au Canada, les hôtels Days Inn ont créé le tarif « vacances d’affaires », qui permet d’économiser jusqu’à 15 % sur le meilleur tarif disponible. D’autres établissements offrent le tarif de groupe négocié quelques jours avant et après l’événement d’affaires, selon la disponibilité.

L’hôtel Ten Manchester Street à Londres relaye sa promotion sur les médias sociaux et cible de façon claire cette clientèle en lui conseillant d’ajouter quelques journées personnelles à son voyage d’affaires et en utilisant le mot-clic bleisure.

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Source : Twitter

Bob Jacobs, vice-président pour la gestion de la marque des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, explique que cette offre incitative représente la principale demande des groupes, particulièrement le segment de la génération Y.

L’agence de marketing Tambourine conseille d’offrir ces tarifs aux clients avant leur arrivée, mais aussi durant leur séjour, pour les encourager à prendre une décision spontanée. L’agence suggère aussi de proposer d’autres offres valides uniquement la fin de semaine, telle qu’une navette gratuite pour se rendre dans les attraits de la ville, ou encore des rabais sur le service à la chambre ou dans les restaurants.

Cibler les membres de la famille

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients.

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients. Ils peuvent notamment les aider à planifier leur séjour ou leur offrir des rabais pour des attractions familiales locales. C’est le cas des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, qui envisagent de proposer davantage d’activités et de services aux membres accompagnateurs de la famille.

Great Wolf Lodge, une chaîne de centres de villégiature présente aux États-Unis et au Canada, évalue à 60 % la part des voyageurs d’affaires accompagnés par leur famille durant leurs événements d’entreprise. En Floride, les hôtels du complexe de loisirs Universal Orlando Resort, qui accueillent de nombreux congrès et réunions, offrent à la clientèle d’affaires des entrées à tarifs réduits dans les attractions, afin que celle-ci se joigne à leurs familles à la fin de la journée.

 

De profonds changements s’opèrent dans le comportement des voyageurs. La clientèle d’agrément travaille à distance et la clientèle d’affaires s’accorde du temps pour se détendre. Avez-vous commencé à cibler les voyageurs de type bleisure dans votre établissement?

 

Image à la une : © pexels

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Comment rejoindre les planificateurs de réunions?

À l’été 2015, Development Counsellors International (DCI) a mené une enquête en ligne auprès de 212 planificateurs de réunions nord-américains (d’associations et d’entreprises), afin de connaître leur point de vue en ce qui a trait aux stratégies de marketing des destinations qu’ils considèrent comme les plus efficaces pour les atteindre. Plus de la moitié des répondants détenaient plus de 15 ans d’expérience dans la planification de réunions et de congrès.

 

Les sources d’information des planificateurs de réunions

Afin de découvrir une nouvelle destination pour tenir un événement, les planificateurs tiennent compte principalement de trois éléments :

  • les rencontres avec des représentants de destinations à des foires commerciales de l’industrie;
  • la connaissance des fournisseurs;
  • les références de collègues.

Ces résultats sont encore plus vrais pour les planificateurs d’entreprises que pour les représentants d’associations (voir le graphique 1).

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Les sources d’information qui influencent leurs perceptions d’une destination sont :

  • les réunions avec les représentants de la destination (67 %);
  • les voyages personnels ou d’entreprise (63 %);
  • les dialogues avec leurs pairs (60 %).

Les articles de magazines et de journaux ont un plus grand effet sur les perceptions des planificateurs d’entreprises que sur celles des planificateurs d’associations (22 % contre 16 %), alors que ces derniers se fient davantage au bouche-à-oreille que leurs confrères (24 % contre 20 %). Quant aux médias sociaux (3 %), ils ne jouent pas un grand rôle dans cet aspect (voir le graphique 2).

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Les meilleures tactiques de marketing du point de vue des planificateurs de réunions

DCI a demandé aux planificateurs de réunions d’évaluer, sur une échelle de 1 à 5 (où 1 signifie « pas efficace » et 5 « très efficace ») l’efficience de huit techniques de marketing classiques utilisées par les organisations de marketing des destinations afin de déterminer les plus performantes. Ce sont les rencontres en face à face, que ce soit à des foires commerciales ou à des réceptions organisées, qui constituent le moyen le plus efficace d’influencer les planificateurs de réunions qui veulent tester une nouvelle destination. La publicité, avec une note moyenne de 2,9, a été considérée comme l’outil le moins efficace. Cela dit, comme diverses tactiques de marketing enregistrent une note moyenne (3 à 4), toutes les techniques sont considérées comme influentes et aucune ne devrait être ignorée dans le cadre du marketing mix d’une destination.

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Les organisations de marketing à destination jouent un rôle important

Lors de l’évaluation des destinations internationales à choisir pour les réunions, les planificateurs comptent avant tout sur les offices de tourisme et des congrès (CVB) et les organisations de marketing de la destination (DMO), puis sur les hôtels (47 %). Les organismes de gestion de la destination s’avèrent aussi populaires, mais un peu moins auprès des planificateurs associatifs.

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Les communications orales ou par courriel (51 %), les événements organisés par le bureau des congrès (44 %) et les voyages de familiarisation (43 %) constituent les formes de communication les plus courantes entre les planificateurs de réunions et les offices de congrès. Toutefois, les planificateurs préfèrent être contactés par courriel (55 %) ou en personne à des foires commerciales (50 %). Les messages texte, les médias sociaux et les appels téléphoniques ne figurent pas au rang des méthodes privilégiées par les organisateurs de réunions.

Les tournées de familiarisation? Certainement!

Plus de la moitié des répondants (66 %) affirment que les voyages de familiarisation ont une influence très importante sur leur perception d’une destination (4,6 sur 5); cette proportion augmente à 88 % si l’on ajoute tous ceux qui ont donné une cote de 4 sur 5. L’été s’avère le meilleur moment pour participer à ces tournées (35 %), suivi de l’automne (24 %). Lorsqu’ils participent à des séjours éducatifs, la moitié des répondants déclarent n’avoir aucune préférence entre les voyages de groupe ou individuels; ceci est vrai autant pour les planificateurs d’entreprises que d’associations.

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Le coût fait pencher la balance

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination, particulièrement pour les associations (63 % vs 52 % des réponses). L’accessibilité des vols en provenance des États-Unis et du Canada, ainsi que le facteur « wow » de la destination complètent la liste des trois critères les plus importants, avec respectivement 44 % et 35 % des réponses. La sécurité et la sûreté de la destination figurent au 4e rang (25 %). L’élément le moins important dans la décision finale pour tous les planificateurs de réunions est le potentiel d’attirer de nouveaux membres ou de nouveaux clients par l’événement. Bien qu’il s’agisse d’une décision d’affaires stratégique que de nombreuses associations envisagent à un certain moment dans leur processus décisionnel, ce n’est pas ce qui scellera la transaction.

Le choix de la destination demeure celui de la haute direction

Qui aura le dernier mot en ce qui a trait au choix de la destination? Le directeur général, dans le cas des entreprises (45 %); le conseil d’administration (39 %) et le directeur général (30 %) en ce qui concerne les associations. Parmi les « autres » réponses reçues, mentionnons les clients et une combinaison de personnes, y compris les comités d’organisation d’événements. Les répondants signalent également que le décideur varie en fonction de l’événement prévu.

La concurrence entre les destinations pour attirer des événements, des réunions ou des congrès est féroce. Comme le coût est un facteur déterminant dans le choix, le Québec pourrait entre autres tabler sur son taux de change avantageux pour solliciter les planificateurs américains et réussir à les attirer dans la belle province. Qu’en pensez-vous? Quels sont les principaux atouts des villes et des régions québécoises?

 

 

 

 

 

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Top 2015 – Génération du millénaire

Les milléniaux devraient atteindre le sommet de leur pouvoir d’achat en 2020… À l’image de leurs parents, les baby-boomers, ils teintent toutes les facettes de l’économie, et donc de l’industrie touristique. Voici des extraits d’analyses, publiées au cours de la dernière année, qui dévoilent plusieurs aspects de cette génération et des façons de les aborder.

Qui sont les Z?

Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés.

Parmi les milléniaux se trouvent les générations Y et Z. Cette dernière comprend les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Grosso modo, ce sont les 18-24 ans. Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés. Leur capacité d’attention est encore plus courte que celle des Y, leurs aînés, et leurs valeurs diffèrent.

Les Z sont d’insatiables internautes à la recherche d’informations. Ils exigeront transparence et vérité des entreprises avec lesquelles ils transigeront. Ils sont davantage interpellés par un produit ou un service de qualité que par la compagnie qui le commercialise, ce qui les rend infidèles à une marque.

Pour mieux comprendre les comportements de cette génération des 18 à 24 ans, lisez Les Y vous ont surpris? Attendez de rencontre les Z!

Une génération qui déteint sur les autres

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés

L’hébergement s’ajuste aux nouvelles préférences de voyage que l’on attribue aux membres de la génération Y (nés après 1980), mais qui concernent un marché beaucoup plus large.

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés de ces établissements. Des groupes hôteliers créent de nouvelles marques pensées tout particulièrement pour accueillir la clientèle des Y ainsi que tous ceux ayant le même type d’attentes que ces jeunes adultes – et ils seraient nombreux.

De nombreux établissements d’hébergement s’ajustent aux tendances initiées par les milléniaux. L’analyse L’expérience client en hôtel : nouvelles tendances en fait la démonstration.

 hotel_milleniaux_jeunes_designSource : Tommie Hotels

Des voyageurs d’affaires exigeants

Aujourd’hui, les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.

Ces gens d’affaires souhaitent aussi conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.

Les besoins et désirs de ces jeunes en déplacements professionnels et les façons d’y répondre sont présentés dans l’analyse Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires.

Le nomade numérique : un mode de vie

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler.

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin.

 nomades_numeriques_milleniaux_voyageurs_affaires_jeunes_professionnelsSource : thesurfoffice.com

L’analyse Les nomades numériques : voyageurs des temps modernes? présente ce phénomène émergent et des exemples pour répondre à leurs besoins.

Des clients, mais aussi des employés

Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre.

Ils s’attendent à travailler avec les dernières technologies, mais priorisent les communications en face à face. Ils exigent souplesse des horaires et des méthodes… Les Z bouleverseront-ils les milieux de travail comme l’ont fait les Y?

La hiérarchie pyramidale, les codes de conduite instaurés par les adultes plus âgés, les ordres; tout cela est dépassé aux yeux des 16 à 20 ans. Les Z sont créatifs et doivent sentir qu’ils participent au succès de l’organisation. Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre. Les résultats pourraient être surprenants.

Comment intégrer les jeunes milléniaux dans vos milieux de travail? L’analyse La génération Z au travail vous offre des pistes de solutions.

Des employés, mais aussi des entrepreneurs

certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition

Ils n’ont rien à perdre, veulent se réaliser et être fiers de ce qu’ils accomplissent. Ils recherchent la flexibilité, la liberté et souhaitent faire ce qu’ils désirent. Pour eux, l’entrepreneuriat correspond à un mode de vie fort attrayant, si bien que certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition.

Pour en savoir plus sur cette génération d’entrepreneurs, consultez l’analyse Les entrepreneurs québécois et la génération Y.

Générations futures

De nombreuses autres analyses du Réseau de veille font allusion aux milléniaux puisqu’il s’agit d’un segment de clientèle incontournable, pour aujourd’hui, mais aussi pour demain puisque le voyage s’inscrit dans leurs besoins et qu’ils transmettent ces valeurs à leur descendance.

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

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Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_1

Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_2

La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_3

Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

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Des voyageurs américains philanthropes, même au Canada

L’engouement des voyageurs envers les causes humanitaires pousse les entreprises des pays développés à proposer des activités de tourisme volontaire ou à lancer des initiatives de responsabilité sociale. PhoCusWright s’est intéressé aux Américains faisant acte de générosité en voyage afin de comprendre leurs motivations et leurs comportements. On pourrait penser que ce marché ne concerne pas le Québec. Mais offre-t-on seulement la possibilité de faire vibrer la fibre philanthropique des touristes?

En juin 2015, un sondage en ligne a été administré auprès de 2551 voyageurs d’agrément ayant un revenu de ménage annuel moyen d’au moins 50 000 $ américains, qui ont aussi fait du volontariat ou un don lors de leurs voyages. Parmi eux, 55 % se sont engagés auprès des communautés qu’ils ont visitées au cours des deux dernières années. Un échantillon de 507 répondants a ensuite été sélectionné pour répondre au reste du sondage; 35 % d’entre eux sont âgés de 18 à 34 ans, 44 % ont 35 à 54 ans et 20 % ont 55 ans ou plus.

Quels actes de philanthropie?

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées au cours des deux dernières années en versant des dons ou en dépensant leur argent dans les destinations. Ces voyageurs ont aussi apporté des dons en nature (78 %) et ont réalisé des activités de volontariat (64 %).

La prévalence des dons en argent semble être corrélée au faible degré d’interaction entre ces voyageurs et les communautés locales, puisque 58 % d’entre eux ont eu très peu de contacts avec celles-ci. À l’inverse, 41 % ont effectué des visites ou du volontariat au sein des communautés. Parmi eux, seuls 7 % y ont vécu des expériences de longue durée.

Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus nombreux à s’impliquer personnellement alors que ceux des autres tranches d’âge ont davantage tendance à fournir une aide financière (voir le tableau 1).

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Les jeunes voyageurs sont plus généreux

Les voyageurs américains de 18 à 34 ans contribuent davantage au développement des destinations visitées que les plus âgés (voir le tableau 2). En moyenne, lors de leur voyage le plus marquant, ils ont donné 2,5 fois plus de leur temps, presque 3 fois plus d’argent et 4,5 fois plus de dons en nature (nourriture, vêtements, etc.) que ceux âgés de 55 ans et plus.

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Les principales causes humanitaires qui bénéficient du soutien de ces voyageurs sont les besoins de base des résidents (42 %), l’éducation (27 %), le développement des communautés (25 %), la santé (20 %) et les services auprès des jeunes (18 %). Près de la moitié (48 %) des répondants aident directement les individus et les familles, alors que les organisations et les institutions sont moins sollicitées (entre 17 % et 33 %).

Importance de la responsabilité sociale des entreprises

Le coût est le principal critère (59 %) des voyageurs philanthropes lors du choix de leur séjour, suivi de la sélection d’options (48 %), puis des expériences passées (47 %). Plus du tiers d’entre eux (34 %) accordent de l’importance à la responsabilité sociale de l’entreprise touristique. Le quart des répondants considèrent celles qui intègrent le volontariat ou les actes de dons dans les voyages offerts et 23 % choisissent les entreprises qui sensibilisent leurs clients aux besoins des communautés visitées ou qui sont elles-mêmes engagées dans leur propre communauté.

Destinations préférées et planification du séjour

L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %)

Les séjours les plus marquants en matière de volontariat et de dons de la part des voyageurs américains ont été principalement effectués à l’intérieur du pays (32 %); l’échantillon de répondants a été restreint à cette proportion afin de mieux étudier le comportement de ceux qui voyagent à l’étranger. L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %), de l’Amérique centrale (12 %), de l’Asie et de l’Amérique du Sud (9 %).

Les États-Unis sont la destination la plus appréciée par les voyageurs philanthropes âgés de 35 ans et plus, alors que les milléniaux ont été séduits par l’Europe. Ces derniers voyagent davantage à l’étranger que les plus âgés (voir le graphique 1).

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Lors de leur séjour le plus marquant, plus de la moitié des répondants ont organisé leur voyage seuls ou sont partis sans être accompagnés (voir le graphique 2). Plus du quart des jeunes de 18 à 34 ans ont effectué un voyage organisé avec un groupe, comparativement à 16 % des 35 à 54 ans et 17 % des 55 ans ou plus.

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Incitatifs à la philanthropie

L’intérêt porté par ces voyageurs envers la philanthropie provient avant tout de la lecture ou du visionnement de nouvelles qui les ont interpellés (30 %) ou d’un événement vu ou vécu lors d’un voyage précédent (29 %). Les organismes qui travaillent avec les communautés locales jouent aussi un rôle important dans la sensibilisation. Enfin, un voyageur sur cinq agit en réponse à une catastrophe (voir le graphique 3).

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Un rapprochement avec les organismes à but non lucratif est une avenue à considérer pour toute entreprise touristique souhaitant ajouter le volontariat à son offre ou permettre à sa clientèle de faire des dons. Au Québec, l’exploration scientifique liée aux baleines du Saint-Laurent est déjà l’objet d’intérêt de la part des touristes. La station de recherche des Îles Mingan offre des sorties en zodiac et des stages de recherche au public afin d’aider les scientifiques.

Une autre bonne pratique à noter est celle de l’organisme de gestion de la destination de l’Oregon. Il a créé un fonds philanthropique afin d’appuyer le développement touristique durable de la région. Ses membres s’engagent à recueillir des dons auprès de leur clientèle, qui seront ensuite investis dans des projets environnementaux et éducatifs.

Pensez-vous que votre clientèle serait intéressée à participer à des activités de volontariat ou à verser des dons pour des causes humanitaires? Avez-vous déjà entrepris ce type d’initiatives?

 

Image à la une : © facebook.com/tourismcares

 

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Des chambres d’hôtel accessibles pour tous sur un seul site Web

Le portail Web de réservation de chambres AccessAllRooms.com vise à faciliter le choix d’un établissement hôtelier pour les personnes handicapées. La plateforme lancée à la fin août 2015 fournit de l’information sur les chambres et leur niveau d’accessibilité selon les besoins. Pour mieux guider les clients, AccessAllRooms.com a recours au programme Global Access Award Scheme (GAAS), le premier système global de classification pour l’hébergement accessible.

Les hôtels sont ainsi classés sur une échelle de 1 à 5. Ceux qui atteignent le niveau 5 offrent des chambres comportant une foule de commodités, comme des interrupteurs électriques à la bonne hauteur pour les personnes en fauteuil roulant et une salle de bain entièrement accessible. Les hôtels classés à des niveaux inférieurs offrent moins d’équipements adaptés, mais peuvent convenir à certains voyageurs. Le système GAAS fournit également de l’information sur l’accessibilité pour les personnes ayant un handicap auditif ou visuel par l’ajout d’un œil ou d’une oreille sur le logo, le cas échéant.

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Source : www.accessallrooms.com

Le fondateur de AccessAllRooms.com, James Price, se déplace en fauteuil roulant depuis son accident de plongée, survenu il y a plus de 15 ans. Athlète et voyageur, M. Price estime que les besoins des personnes handicapées sont souvent négligés par l’industrie touristique. Il souhaite faciliter la préparation des séjours et réduire les frustrations de ces voyageurs avec cette plateforme conçue spécialement pour eux. À l’heure actuelle, le site propose une offre qui s’étend déjà dans plusieurs villes du monde.

 

Image à la une : AccessAllRooms.com