Catégories
Segments de clientèles

Quelles sont les habitudes de voyage des milléniaux ?

LaunchLeap est une start-up montréalaise spécialisée dans les sondages en ligne ciblant la clientèle des milléniaux. Elle s’est intéressée récemment aux besoins, aux préférences et aux habitudes des voyageurs américains et canadiens âgés de 18 à 35 ans. Voici quelques faits saillants de ce sondage mené en janvier 2017 auprès de 325 répondants :

  • Près de 6 voyageurs milléniaux nord-américains sur 10 voyagent une ou deux fois par année ;
  • Seulement 5 % se déplacent dans le cadre de leur travail, ce qui s’explique par la forte proportion de répondants âgés de 18 à 23 ans ;

raisons-de-voyager-milleniaux Source : LaunchLeap

  • Leur principale source d’information à l’étape de l’inspiration est leur entourage (73 %), suivi des livres de voyage (43 %) et des forums (38 %) ;
  • Un répondant sur deux obtient des conseils de voyage en suivant des personnes sur les réseaux sociaux ;
  • Seulement 11 % d’entre eux réservent leur logement et leurs billets dans une agence de voyages; une grande majorité le fait en ligne (94 %) ;
  • Pour les voyageurs milléniaux, la fiabilité est le principal aspect recherché d’une entreprise touristique (91 %), suivie de loin par la facilité à les contacter (33 %) ;

elements-recherches-marques-liee-voyage

Source : LaunchLeap

  • En voyage, ils souhaitent avant tout vivre une expérience unique et faire des rencontres, sans avoir à se soucier de quoi que ce soit ;
  • Plus de 40 % des répondants consacrent 5 à 10 % de leurs revenus à leurs dépenses de voyage et cette part est de 10 à 20 % pour 28 % d’entre eux.

proportion-depense-voyage-revenus

Source : LaunchLeap

Il est essentiel pour les entreprises touristiques de bien connaître le comportement de voyage des milléniaux pour ainsi mieux les cibler et les séduire.

Des sondages conçus pour les milléniaux

Retenir l’attention des milléniaux lors de l’administration d’un sondage peut s’avérer ardu. LaunchLeap propose une solution innovante pour mener des études de marché en ligne auprès de cette clientèle. Les questions sont présentées avec des visuels attrayants, les réponses sont des images à « aimer » ou encore des photos personnelles à partager (voir l’image ci-dessous) et les répondants sont invités à fournir leurs commentaires et leurs suggestions sous chaque question.

launchLeap-sondage-commateurs

Source : LaunchLeap

Source de l’image à la une : Pexels.com

Catégories
Segments de clientèles

4 profils de voyageurs asiatiques

L’Asie-Pacifique est maintenant le marché touristique le plus important au monde. D’ici deux décennies, il représentera 42 % du trafic aérien mondial, selon l’IATA. Plus important encore, l’attitude des Asiatiques à l’égard des voyages a changé : quatre voyageurs sur cinq affirment qu’il ne s’agit plus d’un luxe, mais d’une nécessité.

Sabre Corporation, fournisseur de technologies pour l’industrie du voyage, s’est associé à The Futures Company, pour mener une recherche sur les attitudes et les aspirations, actuelles et anticipées, des voyageurs asiatiques. Ils en ont tiré quatre profils type selon deux dimensions principales : le degré de contrôle dans la planification du voyage et la motivation à voyager. Chaque profil comprend une combinaison de voyageurs d’affaires et d’agrément, ainsi qu’une bonne répartition entre les genres et les différents groupes d’âge.

portraits-voyageurs- asiatique-dimensions 

Source : Sabre et The Futures Company

L’Explorateur : à la découverte de lui-même et du monde !

L’Explorateur décrit le voyage comme un moyen de sortir du quotidien, de lâcher prise, de découvrir le monde. Il sert aussi de tremplin pour grandir en tant qu’individu : un Explorateur sur quatre se déplace pour reconnecter avec lui-même; le score le plus élevé de toutes les catégories. Il est également plus susceptible de voyager en solo.

L’inspiration pour ses voyages, l’Explorateur la puise auprès de ses parents et de ses amis, mais aussi dans les blogues et les guides touristiques. Le temps de la planification venu, il semble le seul maître à bord. En effet, la grande majorité (85 %) préfère investir de son propre temps pour être certain d’élaborer le voyage parfait. Il effectue l’achat de ses billets d’avion et ses réservations hôtelières directement sur les sites Web des fournisseurs ou à l’aide de comparateurs de prix, sur son appareil mobile ou son ordinateur. Malgré ce souci de bien planifier son séjour, l’Explorateur est le type de voyageurs asiatiques qui laisse le plus de place à l’improvisation au cours de son voyage.

Plus des trois quarts des Explorateurs (79 %) estiment qu’il est important d’adopter les coutumes et les traditions de la destination visitée, même si cela signifie qu’ils doivent mettre les leurs de côté (66 % tous types confondus).

 Près d’un touriste chinois sur deux appartient à cette catégorie de voyageurs.

voyageurs-asiatiques-explorateurs
Source : Sabre et The Futures Company

 L’Engagé, cet organisateur influent !

L’Engagé voyage pour s’exprimer et pour exposer son statut social. Il partage ses aventures avec ses proches sur de multiples plateformes. Cela constitue d’ailleurs une composante essentielle de son expérience de voyage. Il est motivé par un désir de se rapprocher de ceux qui restent à la maison et de partager ses sentiments. L’Engagé est inspirant et influent : 61 % de ce type de voyageurs admettent avoir encouragé quelqu’un à voyager, soit le pourcentage le plus élevé de tous les types de touristes asiatiques. Bien qu’il soit source d’inspiration pour son entourage, l’Engagé se base lui aussi sur les recommandations de parents et d’amis pour rêver ses voyages, mais aussi sur les blogues et les promotions.

Tout comme l’Explorateur, l’Engagé préfère prendre le contrôle des opérations : près de trois touristes sur quatre planifient eux-mêmes leur séjour. Fort possiblement parce qu’ils sont des voyageurs aguerris : plus de la moitié d’entre eux ont voyagé plus de 20 fois au cours de leur vie et 39 %, plus de 3 fois par année. La majorité (plus de 50 %) a joué un rôle clé dans la planification de ses voyages dès la fin de son adolescence et au début de sa vingtaine.

portrait-voyageurs-asiatiques-engages

Source : Sabre et The Futures Company

Le Suiveur : en famille et avec les amis

Le Suiveur aime être pris en charge. De tous les types de voyageurs, il est le plus susceptible de s’allier les services d’un agent de voyage pour la planification de son séjour (72 %). S’il réserve son billet d’avion sur le site Web des transporteurs, le Suiveur préfère réserver son hébergement auprès de son agent de voyages.

Même si la majorité des Suiveurs sont enclins à voyager de façon autonome, en famille et entre amis (93 %), quatre sur dix se déplacent généralement en groupe organisé, ce qui reflète les préférences des voyageurs plus âgés qui se trouvent en plus grand nombre dans cette catégorie de touristes. Le Suiveur partage ses expériences de voyage principalement pour se connecter avec ses amis et sa famille à la maison, très peu (10 %) pour faire part de ses accomplissements.

Les Japonais représentent la plus grande proportion de voyageurs de cette catégorie. Toutefois, ils diffèrent des autres Suiveurs asiatiques puisqu’ils préfèrent une expérience de voyage spontanée et flexible (45 % comparativement à 36 %). Ils préfèrent aussi bâtir leur propre itinéraire et sont plus ouverts à la culture de leur destination de voyage.

asiatiques-suiveurs

Source : Sabre et The Futures Company

L’Opportuniste : spontané et techno

L’Opportuniste veut simplement voyager. Toute occasion est bonne pour explorer le monde et s’immerger dans une nouvelle culture. Bien qu’appartenant au plus petit groupe de voyageurs asiatiques (18 %), l’Opportuniste offre peut-être le plus grand potentiel de dépenses compte tenu de son grand intérêt pour le luxe et le bien-être. On trouve l’Opportuniste en plus grand nombre en Chine et à Taiwan ainsi que, dans une plus petite proportion, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Indonésie.

L’Opportuniste est spontané. Plus des deux tiers passent une semaine ou moins à planifier leur voyage, la proportion la plus élevée toutes catégories confondues. Cela découle de leur désir d’être pris en charge, souvent par un agent de voyages.

Bien que la majorité des Opportunistes voyagent principalement pour se détendre et relaxer, ils le font dans l’espoir d’en retirer une expérience significative pour eux-mêmes. Les deux tiers mentionnent qu’ils voyagent pour se découvrir et s’améliorer eux-mêmes, non pas pour éblouir leur entourage. Ils tentent de tirer le meilleur parti de l’expérience sans être encombrés par les aspects pratiques. Ils accordent plus d’importance que les Explorateurs et les Engagés à avoir un guide touristique « humain », mais ils sont aussi les plus disposés à essayer les nouvelles technologies comme la réalité augmentée.

portrait-voyageurs-asiatiques-opportunistes

Source : Sabre et The Futures Company

Cette étude confirme que le touriste asiatique ne forme pas un bloc monolithique, qu’il existe plusieurs facettes à sa personnalité et une grande diversité dans ses motivations et sa manière de voyager.

Source de l’image à la une : Sabre

 

Catégories
Segments de clientèles

13 types de touristes culinaires

L’enquête de World Food Travel Association auprès de 2527 voyageurs d’agrément de dix pays (voir la note méthodologique au bas de cette analyse) a permis de distinguer certaines particularités propres aux touristes culinaires et de les classer selon 13 profils différents. Les répondants devaient choisir les trois comportements qui leur correspondent le mieux. Cette catégorisation implique que les individus pouvaient s’identifier à plus d’un profil, le contexte et le type de voyage se prêtant à différents comportements.

13 profils, 13 comportements

Le tableau suivant présente chacun des profils, le pourcentage des répondants qui s’y identifie ainsi que les pays où la proportion est plus marquée.

Profils_touristes_culinaires_definitions

L’enquête permet notamment d’observer que les voyageurs fréquents (plus de cinq voyages au cours de la dernière année) sont légèrement surreprésentés dans les catégories de touristes authentique, éclectique, local, social, innovant et aventurier.

Qui dépense le plus ?

L’analyse des dépenses selon les types de voyageurs concerne les répondants américains seulement, pour lesquels l’échantillon était suffisant et représentatif. Les voyageurs ayant les profils innovant, gourmet et branché dépensent davantage (graphique 1). Pour tous les profils, les dépenses moyennes sont plus élevées chez les touristes culinaires que la moyenne des touristes d’agrément (pour comprendre la distinction, voir cette analyse). Les écarts sont particulièrement marqués pour les profils novice, local, éclectique, gourmet et social.

Graph.1_depenses_profils_touristes_culinaires

Il est également intéressant d’observer le portrait global des dépenses de voyage journalières de certains types de touristes culinaires, en comparaison avec les dépenses de la moyenne des touristes d’agrément. En plus de la nourriture et des boissons, les innovants, les gourmets et les branchés déboursent généralement des sommes plus importantes pour l’hébergement, le divertissement et le magasinage.

Tableau_depenses_Profils_touristes_culinaires

S’adresser aux touristes culinaires est une chose. Comprendre les différents types de voyageurs et communiquer adéquatement avec eux en est une autre. Si vous gravitez dans cet univers, inspirez-vous de ces profils pour mieux décoder et segmenter votre clientèle.

Note_methodo

Source de l’image à la une : © Pexels.com

Catégories
Marchés géographiques Segments de clientèles

Voyages en famille des Américains

La firme d’intelligence d’affaires Skift a réalisé en 2016 une étude portant sur les voyages en famille des Américains. Cette analyse présente quelques caractéristiques et préférences de ce segment de clientèle.

D’après la définition du Bureau du recensement des États-Unis, la famille est composée de deux ou plusieurs personnes reliées par les liens du mariage, de la naissance ou de l’adoption. Or, il se trouve que pratiquement 60 % des familles américaines sans enfant à la maison correspondent à cette définition. Compte tenu de cette proportion importante, Skift a comparé certaines préférences de voyage de ce groupe avec celles des familles dont les enfants vivent encore à la maison.

Portrait de la famille américaine

Selon les données de 2015 du Bureau du recensement des États-Unis, nos voisins du Sud comptent sur leur territoire 77,2 millions de familles, dont 33 millions avec des enfants de moins de 18 ans à la maison. Ces familles se composent en moyenne de 3,26 personnes.

Bien que chaque cellule familiale soit unique, certaines caractéristiques générales définissent la famille américaine d’aujourd’hui :

  • Les hommes et les femmes se marient et ont des enfants plus tard qu’auparavant;
  • Dans une majorité de foyers (63 %), les deux parents sont sur le marché du travail et participent à la vie économique de la famille;
  • Plus du tiers des enfants (35 %) vit avec un seul de ses parents;
  • Les milléniaux commencent à fonder leur famille;
  • Augmentation de la diversité ethnique, particulièrement latino et hispanique.

Disposant d’un revenu annuel médian se situant à 66 000 dollars américains, les familles dépensent en moyenne un peu plus de 3 000 dollars annuellement pour leurs vacances en famille. Skift évalue la valeur totale de ce marché à 112 milliards de dollars américains.

Préférences des familles avec ou sans enfant à la maison

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid.

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid

Lorsqu’ils planifient leur périple, une majorité (66 %) opte pour des forfaits incluant le vol, l’hôtel et certaines activités comparativement à 33 % pour le second groupe de familles, qui est plus enclin à réserver chaque option séparément. graphique_1_preferance_de_reservation

De nombreuses familles sans enfant à la maison (75 %) ponctuent leur année de courts séjours à l’extérieur. Bien que cette préférence soit partagée avec celles dont les enfants sont encore à la maison, la proportion est moindre (59 %). Organiser un seul grand voyage ravit 41 % de ces dernières familles pour qui le temps représente l’un des plus importants obstacles à la concrétisation du voyage.

graphique_2_pref_reservations

Source : Skift, 2016

Lorsque vient le temps de choisir un hôtel, les familles ayant des enfants à la maison ont des standards plus élevés en ce qui a trait au nombre d’étoiles (81 % préfèrent les 4 ou 5 étoiles) que le second groupe de familles (82 % optent pour les 3 ou 4 étoiles) qui accorde davantage d’importance à l’expérience globale une fois à destination (restauration, activités, événements). Une attention particulière est accordée à l’offre de restauration, surtout chez les familles ayant de jeunes enfants. Avoir accès à une alimentation saine qui tient compte des goûts des enfants s’inscrit parmi leurs priorités.

preferences_hotelieres_familles_americaines

Source: Skift, 2016

La location de maison, d’appartement ou de chalet séduit une grande part des familles avec enfants à la maison. Une majorité l’a expérimentée dans le passé (68 %) et, de ceux-ci, 71 % la préfère à l’offre hôtelière traditionnelle. Quant aux familles sans enfant à la maison, 81 % ne l’ont jamais essayée et une majorité d’entre eux se disent peu enthousiastes à l’idée de le faire un jour.

Ce que représente le voyage pour les familles

Les familles américaines sont relativement stressées par leur rythme de vie effrénée. Le voyage représente donc une forme d’échappatoire à leur quotidien, mais également une occasion de se rapprocher des membres de leur famille. Lorsque vient le temps de préparer les vacances, de nombreux parents américains cherchent à faire vivre à leurs enfants des expériences qu’ils ont eux-mêmes vécues durant leur enfance. La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage.

La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage

Contrairement à la culture européenne où le voyage est davantage perçu comme un droit de base, les Américains le considèrent plutôt comme un investissement en temps et en argent. D’ailleurs, dans son étude, Skift souligne que de nombreux voyageurs d’affaires profitent de leur déplacement professionnel pour prendre de courtes vacances en famille; une formule idéale considérant les frais déjà payés, l’usage de points de fidélité ainsi qu’une utilisation modeste de jours de congé.

pere_enfant_americains

Source : Pexels.com

Le voyage continue de se démocratiser, ce qui permet à de nombreux segments de clientèles, dont les familles, d’y avoir de plus en plus accès. Ces dernières années, le nombre de ressources s’adressant à ce segment s’est multiplié, accompagnant les familles à chaque étape du cycle du voyageur. La mise en marché de nouveaux produits et services (accessoires de voyage pour nourrissons, service de location d’équipement pour jeunes enfants, etc.), la croissance de l’offre d’hébergement adapté (chambres d’hôtel familiales équipées, location de maison telle que Kid & Co, etc.) et le développement d’outils technologiques permettant aux familles de mieux organiser leur séjour contribuent à l’essor des voyages en famille.

Considérant la valeur lucrative associée au marché familial américain, il est plus que jamais pertinent de développer des stratégies pour les convaincre de vous visiter!

Source de l’image à la une : © Pexels

 

 

 

Catégories
Segments de clientèles

Mieux accueillir les familles au musée

L’association Môm’Art épaule les sites culturels et les musées qui adhèrent à sa charte et qui témoignent d’une volonté de mieux accueillir les familles. Désignés « Musée Joyeux », ces lieux sont tous répertoriés sur le site Web de l’association. Pour l’instant, ils se situent essentiellement en France et en Belgique, mais l’organisme souhaite élargir ses horizons jusqu’au Québec.

Le site Web de Môm’Art héberge également un blogue collaboratif sur lequel plusieurs blogueurs et familles partagent leurs expériences vécues dans divers musées. Une occasion de voir ce qui se fait dans d’autres lieux culturels, de s’inspirer et de prendre note des bons coups et des initiatives moins réussies.

mom_art

Source : Môm’Art | auteur : Dominique Le Bagousse

De quelle façon accueillez-vous les familles? Mettez-vous en place des projets entièrement dédiés à cette clientèle?

Source de l’image à la une : © Môm’Art | auteur : Dominique Le Bagousse

 

Catégories
Segments de clientèles

Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

filles resort ontario

Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

femmes bar Toronto

Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

trip filles Mauricie

Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

Source de l’image à la une : Pixabay.com 

Catégories
Segments de clientèles

Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels

Catégories
Segments de clientèles

Le tourisme d’affaires – rétrospective

Les clientèles d’affaires sont plus que jamais diversifiées. Pour répondre à leurs besoins et susciter leur intérêt, les entreprises œuvrant dans ce secteur d’activité doivent plus que jamais être au courant des tendances et des nouveaux comportements. Voici des extraits d’analyses, publiées au cours des deux dernières années, qui présentent des initiatives, des profils de clientèle et des tendances en tourisme d’affaires, de congrès et de réunion.

 

Les tendances

La génération Y de plus en plus influente: Selon Travel Market Report, plus de la moitié des voyageurs d’affaires seront de la génération Y en 2020. Ces touristes, de la génération Y, ont des attentes plus élevées en matière de services et de privilèges, font davantage de recherches en ligne avant de réserver et sont plus enclins à dépenser lorsque la note est payée par l’entreprise. Mais au-delà de leur nombre, les Y exercent une très forte influence sur les entreprises. Les grands hôtels et les sites d’hébergement entre particuliers (par exemple, Airbnb) adaptent leur offre en conséquence.

La technologie dans les congrès et les réunions : L’utilisation d’applications mobiles et d’outils technologiques lors de congrès poursuit sa progression. La technologie se décline en de multiples possibilités pour rehausser la qualité des événements d’affaires. Certaines sont coûteuses, d’autres s’avèrent abordables, même gratuites. Mais comme le soulignent plusieurs experts, les outils technologiques doivent être vus pour ce qu’ils sont : un complément, un instrument pour mettre en valeur le contenu de l’événement ou pour contribuer à son efficacité et à son rayonnement.

 La créativité dans le design de conférence : Les conférences deviennent plus dynamiques grâce à la ludification. L’intégration d’une composante de jeu, comme la résolution d’une énigme ou l’analyse d’une étude de cas en équipe, permet aux participants de s’impliquer dans la conférence, de faire connaissance et d’échanger. Découvrez l’exemple de #BeeSustain, un jeu interactif présenté lors du l’European Meetings & Events Conference 2016.

tourisme affaires european meetings

Source : European Meetings & Events Conference

Le bien-être prend du galon : Les voyageurs soucieux de poursuivre leurs bonnes habitudes durant leurs déplacements d’affaires se réjouissent lorsque les organisateurs de conférences s’y attardent. Des collations santé et riches en protéines, des massages revigorants, de courtes séances de yoga, un petit coup de pédalier entre deux réunions; les options sont nombreuses. Le bon café est également une attention très appréciée. Certains événements font appel à un barista afin d’offrir une pause café personnalisée et de qualité.

L’omniprésence des médias sociaux : Le téléphone intelligent n’est jamais bien loin, particulièrement en conférence, pour consulter les courriels et les médias sociaux. Les événements ont tout intérêt à profiter de l’occasion en créant des moments propices au partage de photos. Si elle en vaut la peine, la nourriture sera mise en vedette, tout comme les spectacles de divertissement, le décor ou des cocktails hauts en couleur.

Pour poursuivre votre lecture sur les tendances en tourisme d’affaires, consultez les analyses suivantes :

Des profils de voyageurs d’affaires

La firme Concur, qui a développé un outil en ligne de gestion de voyages et de frais de déplacement, a analysé les réservations de voyages d’affaires et les dépenses effectuées par ses clients. À partir des informations contenues dans sa base de données comportant plus de 40 millions d’utilisateurs, Concur a élaboré six profils de voyageurs d’affaires :

  1. Le voyageur pragmatique, pour qui les déplacements représentent un mal nécessaire;
  2. Le Jet Setter, qui voyage en première classe et débourse ce qu’il faut pour être confortable et efficace;
  3. La néophyte High-Tech, qui se trouve chanceuse d’être payée pour voyager;
  4. Le gestionnaire décisionnel, qui souhaite que ses employés soient heureux de voyager, mais qui les garde à l’œil;
  5. L’organisatrice de voyage, qui planifie et réserve les diverses composantes du voyage de son patron et de son équipe;
  6. Le planificateur prudent, qui cherche à rester le moins longtemps possible à destination.

profils voyageurs affaires

Source : Concur.com

Pour plus de détails à propos de chaque profil, lisez l’analyse 6 profils de voyageurs d’affaires. Découvrez également l’analyse Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires.

Les congrès et réunions

La concurrence entre les destinations pour attirer des événements, des réunions ou des congrès est féroce. Dans ce contexte, comment rejoindre les planificateurs de réunions?

À l’été 2015, Development Counsellors International (DCI) a mené une enquête en ligne auprès de 212 planificateurs de réunions nord-américains (d’associations et d’entreprises), afin de connaître leur point de vue en ce qui a trait aux stratégies de marketing des destinations que la firme considère comme les plus efficaces pour atteindre ces planificateurs. Certes, les rencontres en face à face constituent le moyen le plus efficace d’influencer les planificateurs de réunions qui veulent tester une nouvelle destination. Mais ce qui les convaincra de tenir leur événement chez vous, c’est principalement le coût des espaces de réunion et des chambres d’hôtel.

Pour lire l’analyse complète à propos des planificateurs de réunions, cliquez ici.

meetovation

Source:

Lors d’un événement de l’association Meeting Professionals International (MPI) qui s’est tenu à Copenhague du 7 au 9 février 2016, les concepteurs de réunion chevronnés Ann Hansen et Bo Kruger, ont fait vivre aux participants l’expérience « Meetovation ». Ce concept de design de réunion qui rompt avec les façons de faire traditionnelles repose sur quatre piliers qui, ensemble, créent de meilleures conditions d’apprentissage et augmentent dès lors la rentabilité de l’investissement :

  • la participation active des délégués;
  • l’utilisation créative de l’environnement physique;
  • la pensée durable et responsable;
  • l’inspiration authentique et locale.

Pour obtenir plus de détails à propos de l’expérience « Meetovation », consultez l’analyse Repenser le design des conférences et réunions avec Meetovation,

Le tourisme d’affaires, une veille en continu

Le Réseau de veille en tourisme effectue une veille dédiée sur le tourisme d’affaires pour le ministère du Tourisme du Québec. Vous pouvez donc vous attendre à voir plusieurs nouvelles analyses sur ce sujet au cours des prochaines années

Consultez les autres articles de l’édition Rétrospective 2016 :

Source de l’image à la une : @pixabay

 

Catégories
Segments de clientèles

6 profils de voyageurs d’affaires

La firme Concur, qui a développé un outil en ligne de gestion de voyages et de frais de déplacement, a analysé les réservations de voyages d’affaires et les dépenses effectuées par ses clients. À partir des informations contenues dans sa base de données comportant plus de 40 millions d’utilisateurs, Concur a élaboré six profils de voyageurs d’affaires.

 

 

Le voyageur pragmatique

profi_voyageur_pragmatique« Amenez-moi là où j’ai besoin d’être, faites en sorte que je sois confortable et ne me faites pas perdre mon temps ».

Âge : 35-54 ans |   Nombre de voyages par année : de 15 à 30

Sexe : Homme 71 % |   Dépenses annuelles : 30 000 $

Représente 9 % de l’échantillon | Effectue 27 % des dépenses

Pour le voyageur pragmatique, les déplacements représentent un mal nécessaire. Il s’occupe lui-même de ses réservations et veille au classement de ses dépenses lors de chacun de ses voyages. Il déteste les imprévus qui modifient l’horaire de son séjour ou la durée de son déplacement, car ils compromettent ses relations avec ses clients ou réduisent le temps qu’il peut passer avec sa famille.

pragmatique_priorites

Le Jet Setter

profi_voyageur_jet_setter

« Je suis prêt et apte à débourser ce qu’il faudra pour faire en sorte que mon voyage soit confortable et efficace ».

 

Âge : 35-54 ans |   Nombre de voyages par année : de 15 à 35

Sexe : Homme 74 % |   Dépenses annuelles : 45 000 $

Représente 4 % de l’échantillon | Effectue 19 % des dépenses

Le Jet Setter voyage en première classe et séjourne dans des hôtels cinq étoiles situés à proximité de ses clients. Souhaitant être aussi confortable qu’à la maison, il n’hésite pas à payer des extras tout au long de son séjour. Il se fie à son assistant pour effectuer ses réservations et gérer les imprévus. Le but de son voyage ne doit pas être compromis par de mauvaises connexions informatiques ou des ennuis techniques.

 jet_setter_priorites

Le néophyte high-tech

 profi_voyageur_Le neophyte_high-tech« Je suis tellement chanceuse d’être payée pour voyager! »

Âge : 22-44 ans |   Nombre de voyages par année : de 3 à 7

Sexe : Homme 65 % |   Dépenses annuelles : 10 000 $

Représente 16 % de l’échantillon | Effectue 21 % des dépenses

Lorsqu’il voyage pour affaires, le néophyte high-tech en profite pour prendre quelques jours de congé supplémentaires afin de prolonger son séjour. Il planifie et réserve lui-même les composantes de son déplacement sur son appareil mobile. Il cherche des offres abordables, agréables et amusantes, qui lui permettront de découvrir la culture locale. Il s’intéresse également aux hôtels-boutiques ainsi qu’aux compagnies aériennes innovantes. Durant son séjour, il demeurera en contact avec ses amis sur les réseaux sociaux.

neophyte_priorites

Le gestionnaire décisionnel

gestionnaire_decisionnel_nv« Je veux que les employés qui voyagent soient heureux, mais je dois les garder à l’œil ».

Âge : 35-54 ans |   Nombre de voyages par année : de 0 à 2

Sexe : Homme 63 % |   Dépenses annuelles : 15 000 $

Représente 14 % de l’échantillon | Effectue 17 % des dépenses

Le gestionnaire décisionnel ne voyage généralement pas, il s’occupe plutôt d’approuver les déplacements des employés de sa firme. Il s’assure que les budgets soient respectés, que les séjours se déroulent de façon sécuritaire et que chacun soit confortable pour bien travailler. Bien que les voyages d’affaires soient dispendieux, il ne doute pas de leur importance. Ils ne doivent toutefois pas diminuer la productivité du personnel.

L’organisateur de voyage

profi_voyageur_organisateu_voyage« Si mon patron est satisfait de son voyage, je suis heureuse ».

Âge : 35-55 ans |   Nombre de voyages par année : de 0 à 1

Sexe : Femme 88 % |   Dépenses annuelles : 15 000 $

Représente 2 % de l’échantillon | Effectue 3 % des dépenses

Le rôle de l’organisateur de voyage consiste à planifier et à réserver les diverses composantes du voyage de son patron et de son équipe. Tout comme le gestionnaire décisionnel, il ne voyage généralement pas. Toujours prêt à aider les personnes en déplacement, il suit à la lettre leurs itinéraires afin d’être en mesure d’intervenir au besoin.

Le planificateur prudent

« Bien préparer son voyage est la clé pour réduire le stress et se sentir en contrôle ».

profi_voyageur_planificateur_prudentÂge : 22-54 ans |   Nombre de voyages par année : de 0 à 2

Sexe : Homme 60 % |   Dépenses annuelles : 2000 $

Représente 55 % de l’échantillon | Effectue 13 % des dépenses

Le planificateur prudent se passerait bien des voyages d’affaires. Il cherche à rester le moins longtemps possible à destination et évite de trop dépenser. Ayant peur de se tromper, il est facilement anxieux lorsqu’il se trouve dans un environnement peu familier. Heureusement, ses déplacements se font la plupart du temps au même endroit, c’est-à-dire vers le deuxième bureau de l’entreprise pour laquelle il travaille.

planificateur_priorites

Vos clients sont-ils des voyageurs d’affaires? Les reconnaissez-vous à travers ces six profils?

 

Source de l’image à la une: Pexel

Catégories
Segments de clientèles

6 profils de voyageurs de luxe

Il n’y a pas si longtemps, voyager représentait un luxe. Aller au spa, dormir dans un hôtel cinq étoiles et manger dans le restaurant d’un chef reconnu était peu accessible à la classe moyenne. Or, les comportements d’achat et le rapport à l’argent ont évolué. Ce que l’on qualifiait de luxe hier est à la portée d’un plus grand nombre de consommateurs aujourd’hui. Dans ce contexte, qu’est-ce que le luxe et quelle est sa clientèle? 

La recherche d’authenticité et d’exclusivité représente une tendance forte qui continuera de définir le luxe du futur

Pour la classe moyenne émergente, le luxe prend souvent une dimension matérielle alors que pour le marché mature, on parle davantage d’enrichissement par la réalisation d’expériences. La recherche d’authenticité et d’exclusivité représente une tendance forte qui continuera de définir le luxe du futur.

6 profils de clientèle de luxe

Après avoir présenté ses nouveaux segments de clientèles ou « tribus » en 2015, la firme Amadeus définit cette fois six profils de voyageurs de luxe.

Toujours le luxe (always luxury )

Ce que l’on qualifie de luxe représente pour ce groupe la normalité. Omniprésent, ce luxe est essentiel à son confort et à sa tranquillité d’esprit. Pour faciliter son quotidien, ce segment n’hésite pas à mandater une tierce personne de confiance pour veiller à son bien-être. Voyager en première classe ou en jet privé, dormir dans les meilleures catégories d’hébergement s’avère des pratiques courantes. Contrairement aux autres voyageurs de luxe, ses intentions de voyage ne changent jamais, il exige toujours le luxe.

Occasion spéciale (special occasion )

Ce groupe se tourne vers le luxe pour se gâter. Il souhaite vivre des expériences hors de l’ordinaire, créant un effet « wow ». Les points cumulés sur sa carte de fidélité lui permettent d’obtenir un surclassement en avion, au restaurant ou au spa. Ce segment n’a pas peur de sacrifier son confort dans certaines occasions afin de s’offrir ultérieurement une expérience sur mesure qui correspond à sa définition du luxe.

Bluxury

Il voyage généralement pour affaires, mais profite de son déplacement pour prendre des vacances. Chef exécutif ou haut salarié, c’est un voyageur de type bleisure de luxe. Son portefeuille lui permet de tirer profit de son voyage et, le cas échéant, de faire venir sa famille une fois le travail accompli. S’il se trouve à Nairobi, il en profitera pour faire un safari. À Milan, il engagera un styliste qui magasinera avec lui. Aisé et éduqué, il souhaite maximiser son temps.

Riche d’argent, pauvre de temps (cash-rich, time-poor )

Parce qu’il fait des plans ou les change à la dernière minute, ce groupe souhaite de la flexibilité. Par manque de temps, il délègue la planification de ses voyages à une tierce personne et n’hésite pas à dépenser pour faire affaire avec un spécialiste. Une fois à destination, ce segment a besoin de se retrouver avec lui-même et de reconnecter avec sa famille lorsqu’elle l’accompagne.

Strictement opulent (strickly opulent )

Les personnes appartenant à ce clan exigent ce qu’il y a de mieux et accordent beaucoup d’importance au caractère glamour de leur voyage. Très actif sur les médias sociaux, ce groupe estime qu’il est impensable de se trouver aux quatre coins du monde sans partager en ligne ses expériences, s’afficher à avoir du plaisir et à profiter de la vie au maximum. Pour améliorer son séjour, il consultera des influenceurs présents sur les médias sociaux et s’en inspirera.

Indépendant et aisé (independent & affluent )

Selon ce dernier segment, le luxe sert à se faire plaisir ou à vivre de nouvelles expériences. Parce que rien ne le retient, il est libre de partir quand bon lui semble, seul ou accompagné d’un groupe d’amis choisis. Les compagnies et les destinations qui s’adressent aux voyageurs solos lui plaisent, car même s’il se trouve seul, une fois sur place, il aime rencontrer d’autres voyageurs. Lorsqu’il transige avec une agence, il exige que celle-ci l’aide à prendre les meilleures décisions telles que : trouver l’endroit idéal pour faire une retraite de yoga dans l’Himalaya ou suivre des cours de cuisine dans le sud de la France.

Personnalisation et adaptation

La définition du luxe varie d’une personne à l’autre. Désormais, la personnalisation est essentielle pour répondre aux véritables attentes de cette clientèle. Il faut également considérer que les besoins de celle-ci évoluent au fil des ans, mais parfois aussi au fil d’un même voyage. Bien que cela constitue tout un défi, s’adapter en temps réel aux exigences de cette clientèle représente probablement l’une des voies à suivre pour offrir un service dit de luxe.

Source de l’image à la une: Pexels