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Produits et activités

L’immersion en culture

L’offre culturelle évolue et l’usage de la technologie y est pour quelque chose. Depuis quelques années, la dimension immersive gagne en popularité ; les propositions se multiplient et le public est au rendez-vous. D’après Valérie St-Jean, présidente de la jeune entreprise 4elements*, l’immersion sollicite les sens du visiteur. Elle lui permet de ressentir l’émotion qui lui est présentée et de faire partie de l’expérience. Il passe ainsi d’un mode passif à un état actif. 

Madame St-Jean souligne également que les technologies, lorsqu’utilisées à bon escient, favorisent la mise en valeur de certains aspects d’une exposition, d’un spectacle ou d’un lieu, qui autrement ne serait pas évoqué. En étant immergé, le visiteur accueille l’information différemment et se laisse imprégner d’une animation axée sur l’expérience.

La diversité de l’offre attire des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture.

Mais l’immersion ne dépend pas de la technologie. Elle peut se vivre sans support ou appareil, qui pour certains constituent une véritable distraction. La diversité de l’offre attire donc des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture. Voici quelques exemples de cette offre hétéroclite. 

Expositions d’arts numériques immersifs

Le collectif japonais TeamLab crée des expositions immersives qui intègrent les visiteurs à l’œuvre d’art. Constituée d’images projetées à 360 o, l’animation évolue au fil des mouvements du public. Ainsi, un pas, un geste, un déplacement modifient les tableaux, l’éclairage et les effets visuels en temps réel. Les représentations de TeamLab ont été diffusées dans plusieurs grandes villes du monde, notamment Tokyo, Milan, Paris, Londres et Melbourne.

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Source : TeamLab

Parcours d’art immersif urbain

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, un parcours d’art public participatif (KM3) a permis aux citoyens et aux touristes de contempler ou d’interagir avec 22 œuvres immersives disposées dans le Quartier des spectacles. Sous le thème du voisinage, les artistes ont imaginé de nouvelles façons de vivre ensemble en ville. Ainsi, l’art est utilisé pour partager des réflexions et engager des conversations.

 

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Source : KM3

Parcours de projections architecturales immersives

On l’appelle aussi projection mapping ou mapping vidéo. Depuis plusieurs années, cette méthode de projection est utilisée pour illuminer des lieux ou n’importe quelle surface : bâtiment, mur intérieur, eau, etc. Afin d’immerger le public, les réalisateurs ne se limitent pas à des effets visuels. Un scénario, incluant une trame narrative, des créations sonores et une mise en lumière, façonne le cadre dans lequel un individu vivra son expérience.

Certaines projections requièrent l’utilisation d’appareils technologiques afin d’intégrer d’autres dimensions à celle-ci. Par exemple, les visiteurs de Cité Mémoire peuvent faire l’usage d’une application mobile pour accéder à la réalité augmentée et ainsi vivre pleinement certains tableaux. De plus, des bornes de réalité virtuelle sont disposées sur le parcours pour plonger davantage le public dans l’histoire de Montréal.

Source : Cité Mémoire

Théâtre immersif

Le concept de théâtre immersif gagne aujourd’hui en notoriété. Ce type de spectacle autorise le public à partager la scène avec des comédiens et à se trouver ainsi au cœur de l’action. Le spectateur ne fait pas que voir une production artistique, mais il la vivra sur le plateau. Sa présence n’implique pas nécessairement une interactivité avec les acteurs, mais lui permet de mieux ressentir l’univers qui lui est présenté. La compagnie britannique Punchdrunk a contribué à démocratiser ce type de théâtre avec sa pièce à succès « Sleep no More », dans laquelle le théâtre et la danse se conjuguent pour immerger le public dans le drame de Macbeth de Shakespeare.  

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Source : Punchdrunk, Sleep no more

Visite immersive

La ludification de certains lieux peut aussi mener vers l’immersion du public. Par exemple, le Musée de l’Armée de Paris propose cet automne l’expérience « Assassin’s Creed aux Invalides ». À l’aide d’une carte de l’Hôtel national des Invalides, d’un téléphone intelligent permettant l’accès à la réalité augmentée, et d’indices, les visiteurs du musée cherchent à percer le secret de Napoléon 1er en joignant les rangs Assassin ou Templier. Cette quête ludique transporte les participants dans des espaces emblématiques du musée ainsi que dans des lieux normalement inaccessibles.

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Source : Musée de l’Armée Invalides

 La visite immersive peut aussi prendre d’autres tangentes. Par exemple, le projet ABSTRAK, réalisé en octobre dernier par 4elements au Musée de la Civilisation de Québec, proposait au public de se familiariser avec l’art contemporain en interagissant avec l’œuvre intitulée Univers Chiffonnés de l’artiste André Boucher. Par le jeu de ses mains, le visiteur modifiait le relief, la couleur et la composition du tableau, grâce à une technologie employant la reconnaissance de mouvements. Une fois l’exercice terminé, le participant pouvait immortaliser sa création en la diffusant sur les médias sociaux.

Source : 4elements

Immersion symphonique

En musique, plusieurs productions font l’usage de la projection architecturale afin de créer des effets visuels rythmés au son de la mélodie. C’est le cas de la L.A. Philharmonic qui, pour son 100e anniversaire en septembre 2018, a présenté une performance immersive au Hollywood Bowl.

musique immersive

Source : Xitelabs.com

Pour sa part, la New World Symphony (NWS) de Miami présente des concerts dans une salle de spectacle (New World Center) complètement aménageable afin de concevoir des univers multisensoriels qui favorisent l’immersion du public. Véritable laboratoire de musique, l’académie du NWS imagine, crée et expérimente entre autres de nouvelles façons de partager la musique et de toucher le spectateur.

Virage immersif

Le concept de l’immersion n’est pas nouveau, mais son usage s’est de toute évidence renouvelé. Bien que la technologie y soit pour quelque chose, Madame St-Jean rappelle toutefois l’importance de ne pas l’utiliser au détriment de l’expérience.

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*4elements est l’une des startups de la cohorte 2018-2019 incubée au MTLab, l’incubateur d’innovation en tourisme, culture et divertissement de Montréal.

 

Source image à la une : 4elements

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Marketing

Van Gogh dans les centres commerciaux

La volonté de « rendre accessibles les œuvres de Vincent Van Gogh et partager le récit de sa vie au plus grand nombre de personnes possibles dans l’espoir de les toucher et de les inspirer » s’inscrit dans la mission du musée Van Gogh. Voilà justement ce qui motive la tournée pop-up du musée en sol américain. Pour l’instant, sept villes envisagent d’accueillir l’exposition.

Dans le cadre de cette initiative, le musée n’expose aucune œuvre originale. Ce sont plutôt des reproductions en trois dimensions réalisées à l’aide d’une technologie de la société Fujifilm. La qualité supérieure de ce processus permet au public d’apprécier les subtilités du travail de Vincent Van Gogh, telles que les reliefs de ses coups de pinceau, la taille et les couleurs originales de ses œuvres. Il est possible de glisser ses doigts sur les toiles afin de saisir le mouvement et l’énergie déployée par l’artiste.

Source : Youtube

Tout comme dans un véritable musée, le public a la possibilité de se procurer des produits dérivés dans la boutique souvenir de l’édition pop-up. Les collectionneurs peuvent également acheter des copies des œuvres reproduites.

 

Source image à la une : Sunflowers — Vincent Van Gogh, janvier 1889 VanGoghMuseum.nl

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Produits et activités

Les Beaux-Arts culinaires

Pour célébrer la Fête de la Gastronomie — Goût de France, on retrouve l’événement « Les Beaux-Arts Culinaires » pour une quatrième année en Normandie. Le concept : des chefs normands s’inspirent d’une œuvre d’art exposée dans l’un des huit musées participants de la région, afin de créer une recette originale. Ayant préalablement visité le musée, choisi leur tableau et préparé leur création, les 50 chefs invités viennent ensuite cuisiner au pied de la toile sélectionnée pour recréer leur œuvre culinaire devant le public.

Les visiteurs ont la chance de déguster des plats uniques, de discuter avec les chefs à propos du choix de leur tableau et de vivre une expérience culturelle multisensorielle. À leur sortie, ils repartent avec la recette du chef illustrée sur une carte postale. L’expérience se poursuit en ligne, sur la section « Recettes » du site Web où l’on retrouve la recette, mais également un mot du chef qui partage les détails de son inspiration. Cette animation culinaire valorise la région, les produits, la gastronomie et de nombreux acteurs de la Normandie.

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Source : Les Beaux-Arts Culinaires – Recette Coquillages et carottes, velouté safrané

 

Source image à la une : Les Beaux-Arts Culinaires

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Produits et activités

Quand le tourisme permet de retrouver ses racines

Le touriste amateur de généalogie représente un apport intéressant pour l’économie. Son séjour tend à être plus long que celui de la moyenne des visiteurs et il favorise le tourisme régional. Dans certains cas, il devient plus susceptible de revenir à cause des liens affectifs et émotionnels créés.

Le tourisme généalogique au Québec détient un potentiel intéressant et l’industrie touristique aurait avantage à considérer cette activité. Certaines régions sont le lieu de naissance de plusieurs familles de la province. De plus, en raison de l’exode des Canadiens-français au tournant du 20e siècle, beaucoup d’Américains possèdent des origines de ce côté-ci de la frontière. Le Québec peut développer sa notoriété comme lieu d’accueil ou point de départ des touristes en quête de leurs origines. Qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Une destination ancestrale

Le tourisme de généalogie représente un marché important pour l’Écosse. D’après les résultats d’un sondage publié en 2017 par Visit Scotland, avoir un ou des ancêtres écossais constitue l’une des principales motivations pour visiter ce pays pour plus du quart des répondants.

Pour les visiteurs, Visit Scotland développe plusieurs outils liés au tourisme généalogique, dont une section entière de son site Web et un guide expliquant les différentes étapes liées à la recherche d’ancêtres écossais, que ce soit en ligne ou sur place. Plusieurs suggestions d’itinéraires et activités s’y trouvent également.

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Source : Visit Scotland

Pour les entreprises, l’OGD propose une trousse contenant des conseils pour les aider à développer ce type de tourisme. Elle présente un programme spécifique d’accueil, une liste de ressources disponibles et quelques astuces pour exploiter ce sujet.

À pied, en bus ou en bateau !

Ancestry.com, l’une des sociétés privées de généalogie ayant le plus grand nombre d’abonnés au monde, développe plusieurs projets touristiques pour répondre à la demande de plus en plus croissante de gens en quête de leurs origines.

Ancestry.com s’associe avec EF Go Ahead Tours pour offrir des circuits touristiques d’une dizaine de jours en Irlande, en Italie ou en Allemagne. Chaque séjour inclut un test d’ADN et de la documentation. Un chercheur se joint au groupe pendant le voyage pour encadrer et conseiller les participants. Quant aux voyageurs plus indépendants, la compagnie leur propose un service d’accompagnement pour la création de parcours personnalisés, afin qu’ils puissent découvrir le pays de leurs ancêtres en toute autonomie.

Avec leur partenaire Cunard, Ancestry.com organise également des croisières thématiques. Les voyageurs assistent à des visites et à des ateliers animés par des généalogistes professionnels pendant leur séjour à bord du navire Queen Mary 2.

Lorsque la recherche d’ancêtres devient une attraction

Créé en 2016, le musée de l’immigration à Dublin accueille le Centre d’histoire des familles irlandaises. Ensemble, ils présentent aux visiteurs des moyens de recherche en généalogie et la découverte de leur propre histoire familiale tout en explorant le patrimoine irlandais.

 

Source : YouTube

Visit Salt Lake City promeut le tourisme généalogique grâce à la Family History Library. Plusieurs espaces de découverte proposent des activités ludiques et interactives pour l’ensemble des visiteurs.

visite_saltlakecity Source : Visit Salt Lake City

La redécouverte de la généalogie

Certains facteurs sociaux et technologiques expliquent l’engouement pour la généalogie. D’abord, le vieillissement de la population et la diversité des modèles familiaux jouent un rôle important. Comme l’affirme Pascale Marcotte, professeure à l’Université Laval, l’apparition de nouvelles structures familiales et l’éclatement des familles amènent le besoin de reconstituer le fil de sa propre histoire et de mieux comprendre ses origines.

Le développement de nombreux outils technologiques et de bases de données permet aussi une plus grande accessibilité aux informations archivées. De plus, des compagnies telles que 23andMe offrent désormais des tests d’ADN au grand public. L’une des entreprises, AncestryDNA, a vendu plus de 10 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2012. National Geographic propose également des tests d’ADN, mais en ayant comme objectif supplémentaire de mieux comprendre les racines génétiques communes de l’humanité. 

Quelques astuces 

Plusieurs stratégies existent pour favoriser le développement du tourisme généalogique et améliorer l’accueil de cette clientèle. Voici quelques conseils proposés par Visit Scotland :

  • Posséder des bases sur l’histoire régionale ;
  • Recueillir de l’information sur les noms de famille populaires ou marquants de la région et les mettre de l’avant sur le site Web et les infolettres ;
  • S’informer sur les émissions de la région ou sur la généalogie ;
  • Connaître les évènements ou les lieux où les touristes peuvent rencontrer les habitants du secteur ;
  • Mettre en valeur l’histoire d’un lieu par une approche interactive pour impliquer davantage les touristes à la recherche de leurs racines ;
  • Posséder les informations pour la recherche généalogique : adresse des centres d’archives, des bibliothèques, des sociétés d’histoires, etc.

Êtes-vous prêt ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Un guide pour le patrimoine immatériel

Le Conseil québécois du patrimoine vivant, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, a réalisé un nouveau guide à l’intention des municipalités pour la mise en valeur du patrimoine immatériel*.

Le document définit le patrimoine immatériel et ses composantes. Les propos sont illustrés par des cas concrets dans les arts de tradition orale, l’artisanat, les savoir-faire, les coutumes et modes de vie. Que ce soit la tonnellerie artisanale, les contes ou les chants de gorge, il est possible de constater que le Québec possède un patrimoine immatériel très diversifié.

Le guide donne un aperçu des outils et des ressources associatives et gouvernementales disponibles. Il propose également des suggestions pour soutenir les porteurs de mémoire et leurs projets.

guide_ptr Source : Conseil québécois du patrimoine vivant

Pour offrir une expérience authentique, la culture locale et les résidents doivent être mis de l’avant. En ce sens, développer les produits ou les activités liés au patrimoine immatériel constitue une avenue intéressante pour bonifier son offre touristique et répondre aux besoins des voyageurs.

Qu’en pensez-vous ?

 

*Selon la Loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel se définit ainsi : « les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public ».

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Marketing Produits et activités

Des empreintes de la destination en souvenir

Inspirée par le caractère graphique et patrimonial des plaques d’égouts et autres éléments urbains, l’entreprise allemande raubdruckerin transforme ces éléments urbains en empreintes dont les imprimés se retrouvent sur des sacs ou encore des chandails. Chaque pièce est unique et révèle les caractéristiques propres à la ville ou au quartier dans lequel elle est créée.

Ces œuvres d’art mobiles deviennent ainsi des ambassadrices de la destination et renforcent son image de marque. Basée à Berlin et se déplaçant dans d’autres métropoles telles qu’Amsterdam, Lisbonne, Paris, Barcelone et Rome, cette entreprise crée ces objets directement sur les lieux publics et invite les gens à assister à la confection de leur souvenir.

Source : Youtube, raubdruckerin Berlin

Dans la ville de Québec, l’Îlot des palais organise des événements durant lesquels il est possible de réaliser soi-même l’impression en sérigraphie directement dans les rues de la capitale. Une activité à faire, comme touriste ou comme résident, qui permet de redécouvrir la ville sous un nouvel angle. Serait-ce une idée à adopter pour promouvoir votre ville ?

 

Source image à la une : raubdruckerin

 

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L’art urbain au service des communautés et du tourisme

Selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec, les villes québécoises augmentent leurs investissements en culture chaque année. L’année 2016 a connu une hausse de 4,7 % par rapport à l’année précédente, pour un total de 951 millions de dollars de dépenses. L’art et la culture dynamisent et valorisent des destinations, peu importe la taille de celles-ci. Joints à une stratégie de communication efficace, ils font partie de l’image de marque d’une ville ou d’une région. L’embellissement des espaces s’avère également bénéfique pour une communauté, car il peut s’agir d’une source de revenus pour les organismes de bienfaisance.

L’art sous toutes ses formes… animalières

Voici quelques exemples inspirants d’œuvres d’art urbain qui animent leur milieu en plus de posséder une vocation caritative.

La biennale des lions

Après quatre ans d’absence, les fauves retournent à Lyon pour une nouvelle exposition urbaine à l’été 2018. Cette fois-ci, plusieurs autres animaux les accompagnent, notamment des taureaux, des antilopes et même des dragons. Les sculptures viennent des quatre coins de la planète. L’objectif est de raconter les liens entre Lyon et le reste du monde. Pendant un mois, les Lyonnais et les touristes parcourent la ville afin de découvrir les animaux.

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Source : Only Lyon

Les Buddy Bears

Depuis 2001, Berlin accueille des statues représentant son animal héraldique : l’ours. Chaque Buddy Bear est unique et conçu par un artiste différent. Il évoque une entreprise, une histoire, un lieu, etc. La plupart des sculptures lèvent les bras et dégagent une attitude amicale et optimiste. L’objectif est d’amener l’art dans les rues de la capitale allemande et de créer une atmosphère positive. Les touristes trouvent l’ensemble des Buddy Bears grâce à des cartes indiquant leur localisation dans la ville et à travers le monde.

Le projet United Buddy Bears créé en 2002 compte plus de 140 ours représentant autant de pays. Le but est de diffuser un message de paix et d’harmonie entre les nations. L’exposition parcourt le monde. Plusieurs villes, telles que Hong Kong, Istanbul, Tokyo et Buenos Aires l’ont accueillie.

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Source : Réseau de veille

Wild in art

L’organisme britannique Wild in Art crée de nombreux évènements artistiques à travers le monde. En plus d’engager les communautés, il propose aux artistes amateurs et professionnels une plateforme créative pour présenter leur talent. L’objectif est d’offrir des projets d’art public divertissants, enrichissants, qui laissent un héritage durable.

Les évènements de Wild in Art fonctionnent généralement de la même manière dans chaque ville. Tout d’abord, l’instigateur du projet détermine la forme de l’œuvre et l’organisme qui recevra les fonds amassés. Les entreprises, les écoles et le grand public participent en parrainant une sculpture et son artiste. Ensuite, elles prennent place dans la ville. Les visiteurs peuvent se procurer la carte du parcours à plusieurs endroits, dont les centres d’information touristique. Des applications mobiles sont également disponibles pour certains évènements.

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Source : iTunes

  • L’exemple des Snowdogs

Les sculptures de chiens ont la cote en Grande-Bretagne. Depuis quelques années, des Snowdogs Art Trail voient le jour dans plusieurs villes dont Newcastle. Cette dernière répétera l’expérience en 2019 après le succès de la première édition en 2016. L’évènement a rapporté plus de 28 millions de dollars à la région selon les estimations des organisateurs. Environ 676 000 personnes ont visité le parcours de 61 sculptures.

Les sympathiques chiens reviennent aussi dans la ville Brighton en 2018. Lors de la dernière édition (voir la vidéo plus bas), le sentier a contribué 17 millions de dollars à l’économie locale, selon les résultats de l’étude de l’agence de recherche NGI Solutions. Plus de 350 000 personnes ont effectué le trajet. Pour 42 % des visiteurs, l’évènement a permis de découvrir de nouveaux lieux ou attractions.

 

Source : YouTube

Plus que de simples statues 

Les exemples présentés possèdent une vocation caritative. Dans tous les cas, les statues sont mises aux enchères après leur exposition dans la ville. L’argent récolté pendant les Biennales des lions bénéficie à divers organismes venant en aide aux enfants malades et en situation de handicap. Quant aux Buddy Bears, tous les fonds qu’ils génèrent vont à des organismes aidant les enfants démunis, tels que l’UNICEF. Plus de 2 millions d’euros ont été amassés depuis la création des sympathiques oursons.

Les visiteurs peuvent également participer. À Newcastle, 42 % d’entre eux ont fait un don pendant la Snowdogs Art Trail. En plus de la vente aux enchères, l’évènement a permis d’amasser plus de 450 000 dollars pour l’hospice pour enfant St-Oswald. À Brighton, environ 540 000 dollars a été remis à un organisme venant en aide aux gens se trouvant aux soins palliatifs. Un peu plus de la moitié de touristes (51 %) a donné à la cause pendant leur séjour.

Ces cas démontrent les nombreux avantages des projets d’art urbain. En plus d’apporter un soutien financier à des œuvres caritatives, ils inspirent la fierté aux citoyens et les encouragent à passer plus de temps ensemble et à redécouvrir leur ville. Ils développent également une identité régionale ou locale pour certaines destinations permettant ainsi de dynamiser l’image tout en bonifiant l’offre touristique.

Connaissez-vous d’autres exemples ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Produits et activités Tendances

Regard sur les tendances de l’industrie des attraits

L’industrie des attraits a le vent dans les voiles, mais plusieurs défis et de nouvelles tendances influencent le secteur. Cette analyse dévoile quelques bribes d’une récente étude d’Atout France portant sur les parcs de loisirs. Elle s’attarde aux facteurs de succès et au potentiel de développement des sites français. Dans le cadre de ce texte, l’emploi du terme « attrait » regroupe l’ensemble des parcs à thèmes, d’attractions, aquatiques, animaliers (incluant les aquariums), les sites culturels et naturels.

Les tendances mondiales

Les tendances mondiales ont un impact sur les attraits. En voici quelques-unes :

  • Les changements climatiques 

L’industrie des attraits doit s’adapter aux conditions météorologiques de plus en plus extrêmes. Elles influencent la fréquentation, l’entretien des installations, le confort des visiteurs et la diminution de l’eau potable.

  • L’urbanisation massive

L’accroissement de la population en milieu urbain favorise le développement des loisirs, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la cité. En fréquentant les attraits, les gens cherchent à répondre à certains besoins qui ne sont pas comblés en ville, tels que le ressourcement et le contact avec la nature.

  • La croissance des économies émergentes

Le développement touristique du Moyen-Orient et de l’Asie entraîne notamment l’ouverture de parcs thématiques et d’attractions diverses. Conséquemment, les clientèles de ces régions deviennent de nouveaux consommateurs de ces types d’activités lors de leurs voyages. Les sites doivent ainsi s’adapter à ces touristes de plus en plus nombreux.

  • Les technologies numériques

Elles changent les rapports avec le quotidien, mais aussi avec les loisirs et les voyages. Les technologies donnent aux entreprises l’occasion de se démarquer, de renouveler leur offre, de rester compétitives et d’améliorer l’expérience globale du visiteur, que ce soit avec la réalité augmentée, virtuelle ou l’intelligence artificielle.

  • La sécurité

Il faut les informer sans souligner les risques liés aux endroits recevant des foules.

Dans un contexte d’instabilité mondiale, les responsables des attraits ont désormais accès à une multitude d’outils ou de techniques pour renforcer la sécurité des visiteurs. Cependant, les différents éléments mis en place doivent être bien intégrés au site, car ils peuvent contredire les besoins d’évasion et de rêve des touristes. Il faut les informer sans souligner les risques liés aux endroits recevant des foules.

  • Les modes de consommation

La consommation de masse tend à diminuer au profit de nouveaux modes d’achats et d’expériences. Les clients sont plus conscients de leur pouvoir et de l’impact de leurs choix. Une part grandissante de consommateurs recherche des valeurs de simplicité, de partage, de durabilité, d’authenticité, d’équité et de respect de l’environnement. Ils aspirent à mieux acheter. L’offre et le marketing des attraits doivent s’adapter en conséquence.

  • Le vieillissement de la population

La clientèle des seniors possède un fort potentiel pour l’industrie des attraits. Ce segment en pleine croissance détient un pouvoir d’achat généralement plus élevé que celui des générations suivantes. De plus, leurs activités touchent souvent plusieurs niveaux relationnels ou intergénérationnels.

La montée de l’hébergement

Les attraits cherchent à renouveler leur attractivité afin d’encourager la venue de nouveaux clients, d’inciter le retour d’anciens visiteurs, d’amener les consommateurs à dépenser davantage et à prolonger leur séjour. Plusieurs projets d’hébergement émergent pour répondre à ces défis.

L’hôtellerie transforme certains attraits en véritables centres de villégiature de court séjour. En plus d’avoir un effet direct sur le visiteur d’agrément, ce nouveau service influe également sur le tourisme d’affaires. Les entreprises recherchent de plus en plus de lieux offrant des espaces qui combinent travail et loisirs pour leurs clients ou leurs employés. Pour les responsables des attraits, il s’agit d’une occasion de pallier les effets de la baisse d’achalandage de la fréquentation individuelle lors des saisons mortes.

En France, le parc animalier Sainte-Croix propose aux visiteurs l’observation de la faune européenne. En plus de côtoyer les animaux en semi-liberté, il est possible de louer l’un des 27 hébergements insolites sur le site. La clientèle d’affaires y dispose de trois espaces pouvant accueillir jusqu’à 150 personnes.

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Source : CP Parc Animalier de Sainte-Croix/Morgane Bricard.

L’importance des expériences et des émotions

La recherche d’expériences se situe au cœur de la nouvelle économie de consommation. L’achat et la possession prennent de moins en moins d’importance. L’industrie des attraits doit faire vivre à ses visiteurs des expériences porteuses de sens et d’émotions pour qu’il s’établisse une relation durable. Dans ce contexte, le degré d’implication du participant et son immersion dans l’environnement constituent deux dimensions essentielles. Les technologies y jouent un rôle majeur ainsi que la personnalisation du service. Ils permettent d’améliorer l’expérience globale des visiteurs et de se démarquer de la concurrence.

L’omniprésence des loisirs urbains

L’individu part moins longtemps, mais plus souvent. Les loisirs de proximité s’avèrent donc plus importants. La concurrence entre les endroits publics et les attraits s’intensifie. L’espace public évolue en un lieu de rencontre, de consommation et d’exposition et une destination pour des activités. Les milieux urbains deviennent hybrides et se transforment en espaces ludiques (lire : La ville du futur sera-t-elle un terrain de jeu ?).

Avez-vous remarqué d’autres tendances touchant l’industrie des attraits ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Gestion

Créer une politique touristique culturelle efficace

Début 2018, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié un rapport sur les synergies nouvelles entre le tourisme et la culture. Après avoir sondé ses États membres, ainsi que des experts internationaux, l’OMT a pu formuler des recommandations pour appuyer l’élaboration de politiques futures.

Définir et mesurer le tourisme culturel

En 2017, l’OMT a adopté la définition suivante du tourisme culturel :

 « Le tourisme culturel est un type d’activité touristique pour lequel la motivation essentielle du visiteur est d’apprendre, de découvrir, d’expérimenter et de consommer les attractions et produits culturels tangibles et intangibles d’une destination touristique. 

Ces attractions et produits sont liés à un ensemble de caractéristiques matérielles, intellectuelles, spirituelles et émotionnelles d’une société qui englobent les arts et l’architecture, le patrimoine historique et culturel, le patrimoine culinaire, la littérature, la musique, les industries créatives et les cultures vivantes avec leurs styles de vie, leurs croyances et leurs traditions. »

L’évaluation de données de qualité est nécessaire pour cartographier correctement les synergies du tourisme et de la culture et pour guider les politiques et les opérations. La première étape est de clarifier ce qui doit être intégré à la mesure : le nombre de voyageurs uniquement motivés par la culture (calcul basé sur la motivation) ou plus largement, tous les visiteurs qui entreront en contact avec la culture dans le cadre d’une expérience touristique globale (calcul basé sur l’activité). Idéalement, ces deux indices devraient être considérés, car ils évaluent des dimensions différentes, mais complémentaires. D’autres indicateurs sont aussi à considérer, comme les dépenses touristiques, le niveau de diversité du marché, ainsi que le poids du tourisme culturel intérieur. L’OMT encourage le développement de destinations intelligentes comme solution pour mesurer le tourisme culturel et améliorer l’expérience globale de tous les acteurs, visiteurs compris.

Mettre en place une politique spécifique

La mise en place d’une politique de tourisme culturel favorise l’augmentation des flux touristiques et assure une meilleure répartition des bénéfices entre les différents acteurs, sur l’ensemble du territoire. Toute politique culturelle efficace repose sur une vision dont l’élaboration est précédée de l’identification de la culture de la destination, du sens qu’elle revêt pour les locaux et de la façon dont ses atouts devraient être partagés avec les touristes. Le développement d’une telle vision doit tenir compte de la diversité culturelle des groupes visités et des visiteurs afin d’inspirer le respect et de stimuler la communication interculturelle.

Un des volets de la politique touristique de la Malaisie vise à positionner le pays comme une destination culturelle privilégiée, mais aussi à renforcer l’unité nationale. La campagne issue de cette vision, Malaysia : Truly Asia, affirme qu’avec la plus grande diversité ethnique du continent, le pays concentre toutes les spécificités culturelles de l’Asie pour qui voudrait découvrir ce patrimoine.

tourisme_malaisieSource : Tourism Malysia 

Favoriser la communication entre les secteurs

L’échange de points de vue et d’informations entre les parties prenantes est essentiel pour maximiser les synergies. Les destinations devraient donc envisager d’établir des forums et des réseaux pour identifier les enjeux, proposer des solutions et influencer l’élaboration des politiques. Tous les ans, l’événement Cultural Tourism Fair Mexico présente aux professionnels les produits culturels locaux les plus innovants. C’est l’occasion pour le gouvernement de clarifier le rôle de chacun des deux secteurs, basé sur leurs compétences respectives : alors que le tourisme assure la promotion et le marketing ; la culture se dévoue à la conservation et à la protection du patrimoine.

Cibler la bonne clientèle

Loin d’être un marché homogène, le tourisme culturel comprend de nombreux segments, niches et groupes d’intérêts spéciaux qu’il est important de bien identifier pour plus d’efficacité. De plus, au sein d’un même segment de marché, on constate des variations considérables dans les attentes des voyageurs et de nombreux consommateurs combinent désormais différentes formes de culture (culture classique, populaire, de tous les jours) en un seul voyage, voire en un seul jour.

Le tourisme culturel représente un aspect clé de la stratégie marketing de la République tchèque. La politique actuelle, dont l’objectif est de mieux positionner le pays comme une destination culturelle et d’accroître la diffusion régionale du tourisme, cible différents segments (familles, couples ou célibataires sans enfants, voyageurs éduqués, etc.) et promeut diverses thématiques pour les rejoindre (villes chargées d’histoire, paysages culturels, routes culturelles, tourisme culinaire, etc.), toutes regroupées sous la notion de traditions.

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Source : Czech Tourism

Assurer la protection de la culture

La protection des biens culturels représente un défi particulier pour certaines destinations émergentes, où une croissance rapide du tourisme ne s’accompagne pas toujours d’une réglementation définie. L’OMT souligne l’importance de la participation de la communauté en tant que moyen de sensibilisation, à la fois parmi les résidents et les touristes. Les communautés locales engagées dans la valorisation de leur propre culture sont plus susceptibles de la respecter et de la protéger. De même, les destinations devraient envisager des moyens d’impliquer plus directement les touristes, en tant que cocréateurs de l’expérience ou de citoyens temporaires dans la localité.

En Tanzanie, le tourisme culturel adopte une approche communautaire à travers le programme Cultural Tourism Entreprise (CTE). Le ministère du Tourisme a participé à la création d’une quarantaine d’entreprises où les résidents participent directement à la conception, à l’organisation de visites et à la présentation aux touristes de leur mode de vie à travers une gamme complète d’expériences distinctives. Depuis la mise en place du CTE, la Tanzanie a accueilli 20 % de touristes en plus annuellement. Autre avantage, le programme assure une meilleure répartition des bénéfices entre les secteurs du tourisme et de la culture, le premier étant souvent mieux nanti que le second dans les assiettes budgétaires gouvernementales.

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Source : Tanzania Cultural Tourism Programme

Ces recommandations, formulées à un niveau gouvernemental, peuvent être appliquées plus localement, voir même à l’échelle des exploitants afin de renforcer les synergies entre le tourisme et la culture.

 

Image à la Une : Pexels

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Segments de clientèles

Intérêt des voyageurs pour les activités culturelles

Le tourisme culturel regroupe une offre non seulement vaste et riche, mais aussi grandement diversifiée. Il est difficile de dresser un portrait de la clientèle puisque de nombreux secteurs sont impliqués. Le présent exercice expose des données qui dressent un portrait partiel, mais apportant néanmoins quelques lumières. Bonne nouvelle : les activités culturelles intéressent tous les segments d’âge, les hommes autant que les femmes ainsi que les communautés culturelles québécoises.

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus, 15 700 Ontariens et 3300 répondants des provinces atlantiques. Cette analyse présente les réponses liées à la fréquentation de lieux culturels en tant que loisir et la participation à certaines activités dans le cadre d’un voyage de vacances, toutes destinations confondues.

La culture en tant que loisir

Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux 

Avant d’aborder la pratique d’activités lors de voyage, le graphique suivant illustre la proportion de la population du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques ayant participé à l’une ou l’autre des activités culturelles suivantes. Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux sur une période d’un an. L’opéra, le jazz et le ballet rejoignent des niches plus pointues de la population. Les Ontariens et les résidents des maritimes fréquentent le théâtre, les musées et les galeries d’art dans des proportions supérieures aux Québécois.

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Cette fréquentation varie selon l’âge du répondant. Dans le graphique 2, la répartition de la population québécoise par groupe d’âge pour chacune des activités est comparée à celle de l’ensemble de la population (colonne de gauche). Les principales surreprésentations sont les suivantes :

  • Les 18 à 24 ans pour les concerts de rock
  • Le ballet rejoint une proportion assez importante de jeunes
  • L’opéra et les concerts de musique classique intéressent des clientèles plus âgées
  • Intérêt plus marqué des 50 à 64 ans pour toutes les activités

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Profil des touristes d’agrément ayant pratiqué une activité culturelle

Environ 22 à 23 % des Québécois ont participé à un événement culturel ou visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage effectué dans les 12 mois précédant l’enquête. Il s’agit d’activités populaires, se classant juste après la plage, les visites touristiques et le magasinage. Ces proportions sont semblables pour les résidents des provinces atlantiques, alors que les Ontariens ont participé à des événements culturels dans une moindre mesure (18 %).

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Au Québec, tous les segments d’âge, sans variance importante, pratiquent ces deux activités. Notons néanmoins un intérêt plus marqué chez les voyageurs de 65 ans et plus, contrairement aux jeunes de 12 à 17 ans.

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Comparativement à l’ensemble des voyageurs masculins, une proportion un peu plus importante d’hommes québécois (49 % versus 46 % des répondants) pratique des activités culturelles lors de voyages. Chez les femmes, cet écart est inversé (51 % versus 54 %). L’intérêt pour ces activités ne semble pas influencé par le fait que l’on soit né au Canada ou à l’extérieur du pays.

Les voyageurs en solo présentent un intérêt plus marqué pour les activités culturelles et la visite de musée ou de galerie d’art. À l’inverse les ménages comptant trois personnes ou plus ou encore des enfants sont légèrement sous-représentés par rapport à l’ensemble des voyageurs. 

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Ne plus aborder le tourisme culturel comme un produit de niche est la première étape à franchir. Plusieurs l’ont bien compris. La suite consiste à intégrer efficacement les expériences dans l’offre globale de la destination, peu importe le segment de clientèle à laquelle on s’adresse.

 

Source de l’image à la une : Infographie du Réseau de veille à partir des données de Vividata