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Pourquoi s’intéresser aux communautés culturelles ?

Croissance de l’immigration au Canada

Lors du recensement canadien de 2016, plus d’une personne sur cinq (21,9 %) a mentionné être, ou avoir été, un immigrant reçu ou un résident permanent au Canada, selon un rapport publié par Statistique Canada. Cette proportion enregistre une croissance depuis plus d’une dizaine d’années. Elle atteignait 20 % en 2006 et 21 % en 2011. Statistique Canada prévoit qu’elle pourrait atteindre entre 25 % et 30 % en 2036 (voir le graphique 1). 

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Le Canada a accueilli 1,2 million d’immigrants entre 2011 et 2016. Près de 216 000 d’entre eux se sont installés au Québec (17,8 %), ce qui en fait la deuxième province en importance en matière d’accueil d’immigrants récents (qui ont obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent au Canada pour la première fois au cours des cinq années ayant précédé un recensement donné), tout juste derrière l’Ontario*. Toronto, Vancouver et Montréal constituent les principales villes d’accueil de ces arrivants (56 %).

Récemment, soit entre le 1er janvier et le 10 mai 2016, la part des réfugiés dans le nombre total d’immigrants admis s’élevait à près du quart (24,1 %), compte tenu de la politique d’ouverture du gouvernement canadien envers les réfugiés syriens.

Quant au Québec, il se positionne au second rang en ce qui a trait à l’accueil d’immigrants récents

Les Prairies gagnent en popularité 

Bien qu’elle accueille encore la majorité des immigrants récents (39,0 %), la part de l’Ontario a diminué au profit de celle des provinces des Prairies (voir le graphique 2). En 15 ans, ces dernières ont plus que doublé leur part de l’immigration récente. Celle de l’Alberta est passée de 6,9 % en 2001 à 17,1 % en 2016, surpassant même celle de la Colombie-Britannique (14,5 %). La part du Manitoba est passée de 1,8 % à 5,2 % et celle de la Saskatchewan, de moins de 1,0 % à 4,0 % de 2001 à 2016. Quant au Québec, il se positionne au second rang en ce qui a trait à l’accueil d’immigrants récents : 18 % d’entre eux y vivaient en 2016, soit une croissance de près de 4 % par rapport à 2001.

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Les voyages des Québécois nés hors du pays

Selon un sondage administré mensuellement au cours de l’année 2017 par Vividata, 2,9 millions de Québécois âgés de 12 ans et plus ont effectué au moins un voyage au cours des 12 derniers mois. De ce nombre, 338 000 (12 %) étaient nés à l’extérieur du pays. Près des deux tiers d’entre eux ont voyagé avec des enfants, ce qui s’avère nettement supérieur aux Québécois nés au Canada qui ont voyagé en famille (47 %). Lors de leur dernier voyage, ils ont visité des parents et des amis, sont allés à la plage, ont magasiné et effectué un tour de ville (voir le graphique 3). De manière générale, ils participent à une vaste gamme d’activités, et ce, dans des proportions plus grandes que les Québécois nés au pays. 

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De manière générale, les Québécois nés à l’extérieur du pays utilisent le site Web d’un fournisseur (hébergement, compagnie aérienne), d’un voyagiste ou d’une agence de voyages en ligne pour planifier ou réserver leur séjour. Ils font très peu appel à un agent de voyages.

Comportement de voyage

Quelque 218 000 Québécois de 12 ans et plus nés hors du pays ont effectué un voyage au Canada, principalement au Québec (81 %). Un nombre presque aussi important a voyagé à l’extérieur du pays, soit 205 000 personnes. Parmi ceux qui ont voyagé au Canada :

  • les deux tiers ont dépensé moins de 1000 $ lors de leur dernier séjour;
  • la moitié a séjourné à l’hôtel et prévoit le faire dans les mêmes proportions lors d’un prochain voyage au Canada au cours des douze prochains mois;
  • plus des trois quarts ont voyagé durant une semaine ou moins.

Les États-Unis constituent la destination préférée des immigrants québécois ayant voyagé à l’étranger (49 %), suivis par Cuba (24 %), l’Europe (22 %) et le Mexique (16 %). Ces derniers ont séjourné moins de deux semaines hors de leur domicile et ont dépensé plus de 1000 $ lors de leur dernier voyage. Ils ont dormi principalement à l’hôtel et prévoient ce même type d’hébergement pour leur prochain voyage.

L’intégration par la découverte des attraits touristiques

Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, certaines municipalités, comme celle de Saint-Jean-sur-Richelieu, les convient à un tour guidé gratuit de leur ville et de ses attraits. Lors de cette invitation aux nouveaux citoyens, la municipalité pouvait compter sur l’implication de plusieurs partenaires dont Tourisme Saint-Jean-sur-Richelieu et Région.

L’Institut pour la citoyenneté canadienne (ICC), un organisme caritatif cofondé par la très honorable Adrienne Clarkson et John Ralston Saul, offre aux nouveaux citoyens canadiens un Laissez-passer culturel (LPC) au cours de la première année suivant l’obtention de leur citoyenneté. Celui-ci leur procure une entrée gratuite dans des musées, des galeries d’art et des centres des sciences; bref dans plus de 1400 attractions culturelles canadiennes.

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Leurs partenaires principaux que sont Via Rail et les hôtels Fairmont leur proposent également des rabais alors que Parcs Canada les invite gratuitement dans les parcs, les aires marines et les lieux historiques nationaux. L’organisme est toujours à la recherche d’attraits culturels pour enrichir le LPC. Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour faire découvrir l’offre culturelle québécoise à ces nouveaux arrivants ? Serait-il possible d’étendre un tel programme à l’ensemble des attraits touristiques du Québec pour faciliter la découverte des régions et l’intégration de ces communautés qui ont choisi de vivre avec nous ?

 

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L’industrie des attraits : portrait des Américains

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research, a réalisé une étude auprès de 1500 voyageurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2017 ou envisagent de le faire en 2018. Voici les faits saillants.

Principales attractions visitées

En 2017, les sites historiques, les musées, les zoos, les parcs à thème et les cinémas figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1). Depuis 2015, la fréquentation des parcs aquatiques, des centres de divertissement familiaux, des aquariums et des zoos est en baisse.

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Les attraits sont principalement visités en été et en automne. Le taux de fréquentation est plus élevé pendant la période estivale pour les parcs aquatiques (57 %), les centres des sciences (54 %) et les maisons et demeures historiques (51 %). D’autres attraits tels que les galeries d’art (59 %), les cinémas de type IMAX (59 %) et les tours guidés (50 %) sont davantage fréquentés l’automne.

Milléniaux vs baby-boomers 

Le taux de fréquentation des attractions varie selon les générations. Les milléniaux ont visité davantage les zoos (44 %), les parcs à thème (43 %) et les musées (41 %) que les autres. Ils semblent moins attirés par les centres des sciences (17 %), les soupers spectacles/croisières (16 %) et les maisons et demeures historiques (11 %).

Quant aux baby-boomers, ils ont fréquenté les sites historiques (55 %), les musées (46 %) et les cinémas (33 %). Ils ont moins visité les centres de divertissement familiaux (26 %), les aquariums (26 %) et les parcs aquatiques (17 %) que les autres générations.

Les familles 

En 2017, les familles américaines représentaient une part majeure de la fréquentation de certains attraits. Elles comptent pour 88 % de la clientèle des centres de divertissement familiaux. Le graphique suivant illustre l’importance de cette clientèle.

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Les cinémas (24 %), les jardins botaniques (20 %) et les tours brassicoles ou viticoles (6 %) constituent les attraits les moins populaires auprès des familles.

Les aquariums et les jardins botaniques accueillent des enfants plus jeunes que les autres attraits (6,5 ans et 6,2 ans respectivement en moyenne). L’âge moyen est plus élevé pour les enfants qui visitent les maisons et demeures historiques (12,8 ans) et les centres des sciences (10,9 ans). 

Sources de motivation et de satisfaction

Les principales sources de motivation pour visiter un attrait sont :

  • le désir d’avoir une expérience amusante (48 %) ;
  • l’occasion de passer du temps en famille ou entre amis (34 %) ;
  • le désir de s’éloigner du stress quotidien (28 %).

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (81 %) ;
  • la variété des expériences et des activités proposées (79 %) ;
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (75 %).

Ces sources de satisfaction sont comparables à celles des autres années, mais elles sont moins importantes qu’en 2015 (consultez l’analyse précédente). D’autres éléments tels que les rabais à l’entrée et la proximité de l’attraction exercent moins d’influence qu’avant sur la satisfaction.

Le degré de satisfaction des visiteurs lors de leur dernière visite d’un attrait fut évalué sur une échelle de 1 à 5. Les cinémas sont les plus appréciés (4,5) suivi des sites historiques (4,46), des tours guidés brassicoles ou viticoles (4,45) et des musées (4,42). Le degré satisfaction est moins élevé pour les centres des sciences (3,93) et les aquariums (3,87).

Prévisions 2018

Selon cette enquête, le taux de croissance de l’achalandage des attractions fréquentées par les Américains ne dépassera pas 2 % en 2018. La hausse touche principalement les aquariums, les galeries d’art, les jardins botaniques, les centres des sciences et les parcs aquatiques. Seuls les musées et les sites historiques subiront une diminution de leur achalandage (4 % et 2 % respectivement).

Près de 92 % des milléniaux prévoient visiter un attrait en 2018. Ils sont plus susceptibles de visiter des zoos (58 %), des centres de divertissement familiaux (57 %) et des parcs à thème (56 %). Quant aux baby-boomers, 88 % d’entre eux envisagent de visiter un attrait en 2018. Ils favoriseront les sites historiques (64 %), les musées (54 %) et les cinémas (47 %).

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Intentions de voyages internationaux

Parmi les voyageurs d’agrément américains interrogés, 43 % d’entre eux comptent effectuer un voyage au Canada en 2018. Le Mexique, le Royaume-Uni et l’Italie figurent également parmi les destinations les plus populaires (voir graphique 2).

Les milléniaux voyageront davantage à l’international que les boomers : 54 % d’entre eux prévoient un voyage à l’extérieur des États-Unis en 2018 comparativement à 45 % de leurs aînés.

Est-ce que les Américains sont une part importante de votre clientèle ?

 

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Un laboratoire pour cocréer le musée de demain

Audacieux et créatif, le MLab Creaform est un espace convivial qui rassemble l’ingéniosité des citoyens et l’expertise des équipes du Musée et les atouts que peuvent présenter les milieux numérique, scientifique, éducatif, artistique et entrepreneurial. La technologie et la culture sont réunies dans un espace d’expérimentation et d’innovation : tablettes, casques de réalité virtuelle, équipements de captation et de création et imprimante 3D.

 

Tous sont invités à s’engager dans le MLab Creaform, que ce soit comme spectateur, utilisateur, collaborateur ou créateur ; des membres d’une famille au scientifique en passant par les étudiants et les entrepreneurs. Les projets seront choisis par le Musée et évolueront au gré des découvertes et des expérimentations.

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Crédit photo : Stéphane Audet — Icône agence photo

Inspiré du mouvement des fablabs, médialabs et autres makerspaces, ce laboratoire est cependant unique en contexte muséal.

Pour plus d’informations : mlab.mcq.org

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Crédit photo : Stéphane Audet — Icône agence photo

 

Image à la une : Stéphane Audet, Icône agence photo

 

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Produits et activités

Les villes de taille moyenne attrayantes pour le tourisme d’affaires

L’avenir de l’industrie des réunions et des évènements sera stimulé par les villes de taille moyenne et les marchés secondaires, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, selon un récent rapport de la firme d’intelligence d’affaires Skift. Deux facteurs principaux expliquent ce changement. Premièrement, les tarifs des chambres d’hôtel, des salles de réunion, de la nourriture, des boissons et d’autres services augmentent chaque année dans les grandes villes, qui deviennent dès lors trop chères pour un éventail croissant de décideurs. Deuxièmement, plusieurs villes de taille moyenne se sont rendues attrayantes en investissant massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures évènementielles et leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs.

Deux exemples s’appuyant sur la créativité

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination. Pour Erin Scholes, présidente de SD Meetings & Events à San Diego, il s’avère plus facile de créer une expérience différente, de mieux ressentir l’ambiance unique et l’authenticité d’une ville de taille moyenne. C’est le cas de Nashville et Portland qui ont explosé en popularité au cours des cinq dernières années, entre autres grâce aux efforts concertés des dirigeants pour soutenir les entreprises locales indépendantes et créer des destinations uniques.

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination

Portland mise ainsi sur ses entrepreneurs aux talents créatifs pour concocter des expériences et des produits locaux. Elle s’appuie également sur ses quartiers variés à proximité du centre-ville pour présenter une offre qui plaît de plus en plus à la clientèle d’affaires. Pearl District, par exemple, regorge de boutiques qui vendent des produits fabriqués localement. Le week-end, les visiteurs peuvent y rencontrer les fabricants. Travel Portland tire parti de cette communauté d’artisans depuis des années pour présenter la ville comme un incubateur de talents créatifs locaux en s’accompagnant d’un éventail de créateurs, de musiciens, de chefs, de fabricants et d’artisans pour mieux présenter les atouts de leur ville lors d’activités de démarchage

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Source : Travel Portland

Quant à Nashville, elle doit une grande partie de son succès à son industrie musicale, selon Butch Spyridon, PDG de Visit Music City, l’office de tourisme et des congrès de la ville. Les artistes, les auteurs-compositeurs et les musiciens agissent comme de véritables ambassadeurs et l’OGD l’a très bien compris. Il a investi plus de 300 000 $ en 2014 pour produire le documentaire For The Love of Music: The Story of Nashville et capter l’âme de la ville. Le film, qui présentait tous les différents types de chanteurs et de groupes, allant du gospel au blues, au rock, et à la musique country, a permis de briser certains stéréotypes liés à la scène country et de démontrer le savoir-faire et le poids de l’industrie musicale locale auprès des planificateurs de congrès et de réunions. Un autre documentaire verra le jour en mai 2018.

Source : Youtube

Un capital intellectuel en croissance et des réseaux d’ambassadeurs

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence

Depuis la récession économique mondiale, les bureaux de congrès ont aligné leurs efforts plus étroitement avec leurs gouvernements et agences de développement économique dans le but de créer des réseaux de leaders locaux dans leurs secteurs industriels et universitaires en forte croissance. Forts de ces réseaux, les OGD peuvent fournir aux planificateurs un meilleur accès à des conférenciers potentiels, à des exposants, à des commanditaires et à des chercheurs actifs dans des grappes industrielles particulières. Les grandes villes comptent depuis longtemps sur ce type d’ambassadeurs pour établir le contact avec des planificateurs extérieurs dans des industries créatives et de haute technologie. C’est maintenant aux villes de taille moyenne de tirer leur épingle du jeu en collaborant avec leurs ambassadeurs pour aider à attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Le pouvoir des startups 

La croissance exponentielle des startups dans les villes de taille moyenne signifie que ces destinations ont une proposition de valeur qu’elles n’avaient pas il y a dix ans. Elles ont de plus en plus le sentiment qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes métropoles pour attirer de nouveaux congrès ou réunions, grâce aux experts universitaires des secteurs de croissance liés aux technologies. C’est le cas de Cleveland qui est devenue une destination de choix pour les conférences médicales en réunissant des experts des entreprises locales de soins de santé, des instituts de recherche scientifique et des startups pour organiser des évènements. En fin de compte, cela se traduit par une expérience plus riche pour les participants et plus d’occasions de réseautage et de développement d’affaires.

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Source : This is Cleveland

Le nouvel incubateur technologique, The Enterprise Center, situé dans le district de l’innovation au centre-ville de Chattanooga au Tennessee, réunit des entreprises actives dans les technologies 5G et l’Internet des objets. Son directeur général Ken Hays, agit à titre d’ambassadeur auprès de sa communauté internationale pour promouvoir l’expertise technologique de la région et attirer des congressistes dans sa ville.

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Source : The Enterprise Center

Autre exemple, celui de Belfast, en Irlande du Nord, qui se positionne graduellement comme un chef de file dans un certain nombre de secteurs en croissance tels que la cybersécurité et l’alimentation, grâce à de solides pôles d’expertise industrielle et universitaire. Visit Belfast développe actuellement une base de données des ambassadeurs qui peuvent atteindre leurs réseaux mondiaux pour promouvoir la ville en tant que centre d’excellence pour des conférences importantes.

Pendant ce temps au Canada 

Au Canada, Calgary travaille elle aussi avec des représentants des secteurs de l’énergie, des technologies propres, de l’agroalimentaire, de la fabrication et des services financiers entre autres, afin d’offrir des occasions d’affaires et de réseautage accrues lors de conférences. De plus, une série d’évènements comme le Beakerhead Festival, qui célèbre la convergence de la science, des médias, de la technologie et de l’innovation, contribue à redéfinir Calgary comme centre d’expertise intellectuelle, de recherche et de création. Au cours des dernières années, Meetings + Conventions Calgary s’est efforcé de rapprocher plus efficacement l’industrie et le milieu universitaire locaux des planificateurs de réunions externes travaillant dans des secteurs connexes.

Ces villes de taille moyenne gagnent en popularité auprès des planificateurs d’évènements, car elles proposent une offre intéressante, complète et abordable. Au Québec aussi plusieurs régions, hors des grands centres que sont Montréal et Québec, tirent leur épingle du jeu et s’inscrivent sur l’échiquier du tourisme d’affaires.

 

Source de l’image à la une: Unsplash 

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Marketing

Un musée partage ses œuvres sur la toile

Le projet SMK Open permet à tout internaute de télécharger des œuvres, certaines en haute résolution, pour en faire… ce qu’il veut ! Le projet vise à démocratiser l’art et à faire circuler les œuvres.

Un appel aux start-ups

Les responsables de SMK Open espèrent également que des start-ups profiteront de l’occasion pour créer des applications mobiles innovantes. Une première application, Vizgu, a d’ailleurs été lancée en septembre dernier. Elle permet notamment d’obtenir des informations complémentaires sur une œuvre en la pointant avec un appareil mobile.

Une offre étoffée à usage illimité

Le musée rassemble plus de 250 000 œuvres d’art, mais seulement 0,6 % de celles-ci sont exposées. Pour la première phase du projet qui s’échelonne sur 4 ans (2016-2020), quelque 40 000 œuvres sont disponibles sous forme de fichiers téléchargeables, dont 15 000 en haute résolution. Elles peuvent être imprimées pour décorer des murs, intégrées à du matériel pédagogique, partagées sur des blogues, utilisées dans des productions télévisuelles, etc. Les usagers sont aussi invités à les commenter sur les médias sociaux afin d’alimenter les conversations et de susciter l’intérêt pour les arts… et pour les musées !

 

Image à la une : Ida Tietgen/SMK Foto

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Produits et activités

Centre Au Clocher : un projet au cœur d’une communauté

Parmi les finalistes du concours de la 2000e analyse du Réseau de veille figure le centre multifonctionnel Au Clocher, dans la région du Lac-Saint-Jean. Située dans la municipalité de Saint-Stanislas, cette ancienne église regroupe plusieurs services : un restaurant, un comptoir alimentaire, une bibliothèque, une salle d’entraînement, une salle de location et un mur d’escalade.

Historique du projet

Le projet s’est développé à la suite d’un constat important : le manque flagrant de services dans le village. Il n’y avait plus de lieu de rassemblement, l’école ainsi que le bureau de poste et la caisse populaire ayant fermé. La municipalité s’est donc interrogée sur la manière de répondre aux besoins des citoyens et de trouver un lieu qui pourrait à nouveau les réunir. Son choix s’est arrêté sur l’église.

Une fois conclue la vente de l’église à la municipalité, les responsables du projet ont reçu le mandat de concevoir un lieu multifonctionnel afin de s’assurer de sa viabilité à long terme. Pour ce faire, l’administration municipale a fédéré les citoyens autour de ce projet en tenant trois consultations publiques. Grâce à des subventions et de nombreuses heures de bénévolat, le centre a ouvert ses portes en décembre 2016.

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Source : Municipalité de Saint-Stanislas

Retombées

Le maire Mario Biron affirme que le projet a redynamisé le village, en plus de raviver l’esprit de communauté des citoyens. Puisqu’il s’agit de la seule municipalité à posséder ce type d’installations dans la région, le centre est devenu un lieu attractif pour la population et les visiteurs de la région. L’achalandage au village a augmenté et le mur d’escalade a attiré, à lui seul, près de 3000 personnes au cours de sa première année.

Inspirée par les retombées favorables du centre, la municipalité a de nouvelles idées pour son village. Un projet de sentiers pédestres devrait notamment voir le jour et son point de départ serait situé à proximité de l’ancienne église.

Par ailleurs, la transformation de l’église a reçu la mention spéciale du jury lors de la cérémonie des prix d’excellence du Conseil du patrimoine religieux du Québec en 2017.

Source de l’image à la une : Escalade Haut Clocher

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Produits et activités

Muralis, la grande expérience des murales | 2000e analyse

Cette analyse présente l’innovation soumise par madame Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications à Destination Sherbrooke et lauréate du concours « 2000e analyse » du RVT. Merci à tous les participants ainsi qu’à notre partenaire Air Transat !

Une réflexion stratégique

Depuis 2002, le centre-ville de Sherbrooke se pare chaque année d’une grande murale de style trompe-l’œil; elle en compte aujourd’hui seize. Constatant l’intérêt des visiteurs pour ces pièces uniques, Tourisme Sherbrooke — maintenant devenue Destination Sherbrooke — a décidé en 2012 de les promouvoir à travers un circuit touristique traditionnel qui s’est vite transformé en attrait incontournable. Forte de ce succès, l’organisation de gestion de la destination a voulu pousser le concept de circuit touristique encore plus loin. Pour ce faire, elle a entrepris une réflexion afin de le bonifier et de le rendre plus attrayant auprès d’une clientèle plus jeune, à l’image de la ville qui abrite deux universités et un cégep, et de son centre-ville qui accueuille plusieurs jeunes entrepreneurs. L’appel d’offres fut donc lancé en janvier 2017 et Space & Dream, un studio de génie logiciel et de création multimédia, l’a remporté haut la main avec Muralis, un projet d’application mobile en réalité augmentée. Cette application gratuite, téléchargeable sur un téléphone intelligent ou une tablette, fait voyager les gens à travers les époques, depuis le 10 août dernier.

Galerie d’art à ciel ouvert, animée et ludique

Grâce au savoir-faire de Space & Dream, onze murales et leurs personnages s’animent, dialoguent entre eux et prennent littéralement vie sous le regard des visiteurs, à toute heure du jour ou de la nuit, sur un circuit touristique piétonnier d’environ 1 h 30. Leurs échanges permettent de découvrir l’histoire d’un lieu, un quartier commercial de Sherbrooke à la fin du XIXe siècle, une tranche de vie sherbrookoise croquée au début du XXe siècle, la vie foisonnante d’un quartier populaire entre 1930 et 1960 ou encore les faits, petits et grands, qui ont marqué l’histoire des services de police et de prévention des incendies de la ville. D’autres fresques présentent des paysages animés où l’on peut observer le cycle des quatre saisons tel qu’il se déroulait avant le début de la colonisation, et pour peu qu’on le touche, l’immense cœur Sherbylove de la murale diffuse des messages provenant de la population sherbrookoise.

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 © Destination Sherbrooke

L’aspect ludique de l’expérience est primordial pour plaire à la génération du millénaire et Destination Sherbrooke l’a bien compris. En effet, chaque murale inclut une clef qui permet de pousser plus loin l’exploration des tableaux tout en se lançant dans une chasse au trésor des temps modernes pour découvrir le trésor caché de la ville.

La solution technologique proposée par la firme montréalaise Space & Dream est avant-gardiste. Selon Amélie Boissonneau, cet univers virtuel qui superpose des personnages réels dans un univers en trois dimensions est tout à fait unique. Pour créer ces petits films, qui sont la base de Muralis, il aura fallu embaucher une quarantaine de comédiens afin d’interpréter les 70 rôles filmés en réalité augmentée. Pour en savoir davantage, visionnez les vidéos, ci-dessous et ici, sur les coulisses du tournage de Muralis.

Une technologie au service de l’entreprise et de la relation client

Certes, l’application de réalité augmentée Muralis constitue un circuit novateur, mais elle est bien plus que cela. Elle permet à Destination Sherbrooke de jeter les bases d’un système de gestion de la relation client en favorisant la cueillette de données statistiques telles que l’âge, le sexe et la provenance des individus qui l’ont téléchargée. Grâce aux données de géolocalisation, Muralis fournit aussi des informations sur le parcours du client :

  • Où a-t-il entamé le circuit ?
  • Quels ont été ses déplacements à l’intérieur du circuit ?
  • Combien de temps a-t-il contemplé telle ou telle fresque ?

Cette analyse fournit des renseignements fort utiles à Destination Sherbrooke quant à l’intérêt des visiteurs pour chaque murale « visionnée », ce qui leur permettra d’ajuster le tir dans une 2e phase du projet afin d’améliorer l’expérience client et de susciter l’engouement pour ce circuit numérique inédit.

L’analyse du parcours client constitue aussi un élément important pour créer des maillages avec des partenaires et inciter les visiteurs à fréquenter d’autres attraits — comme les musées — ou les commerces qui jalonnent le parcours. La création de Muralis aura donc des répercussions favorables tant sur l’industrie touristique que sur l’économie sherbrookoise dans son ensemble. Au 1er novembre, l’application avait été téléchargée tout près de 5 300 fois, soit 64 téléchargements en moyenne par jour, alors que la saison touristique tirait déjà à sa fin.

Des investissements importants

Muralis constitue un projet numérique unique en son genre, qui a nécessité un investissement de 500 000 $. À cela s’ajoutent des frais additionnels de près de 25 000 $ pour le marquage urbain, l’acquisition de huit tablettes numériques en prêt au bureau d’information touristique et l’embauche d’une personne-ressource sur le terrain, un « agent mobile des murales », pour informer les gens et les aider à résoudre leurs difficultés techniques.

Destination Sherbrooke a su innover et offrir un circuit à la fine pointe de la technologie en se basant sur un produit d’appel de la municipalité. Parions que le bouche-à-oreille fera son petit bonhomme de chemin et que l’an prochain, Muralis connaîtra une telle notoriété que l’on pourra ajouter d’autres œuvres à l’expérience des grandes murales de Sherbrooke !

 

Source de l’image à la une : murales-sherbrooke.com

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Gestion

L’offre culturelle peut-elle s’exporter ?

L’offre culturelle d’une ville participe à son attractivité touristique, qu’elle soit liée aux arts de la scène ou aux musées. Certains produits suscitent un tel engouement de la part des visiteurs et des résidents que les gestionnaires de ces attraits ou d’autres villes y voient un potentiel d’exportation. Ils tentent alors de reproduire le concept et espèrent remporter le même succès. Mais quels sont les facteurs de succès d’une telle opération ?

 

L’effet Bilbao

Cette démarche, ayant porté ses fruits à plusieurs reprises, aspire à créer « l’effet Bilbao » ou « l’effet Guggenheim », qui font référence au musée d’art contemporain Guggenheim construit il y a 20 ans dans cette ville espagnole. À l’époque, le gouvernement local qui s’était lancé dans une stratégie globale de revitalisation de la région avait convaincu la fondation américaine du même nom d’ouvrir un musée dans cette ville. Avec près d’un million de visiteurs chaque année, l’institution muséale a contribué à faire de Bilbao une véritable destination touristique.

Guggenheim-Bilbao Source : Guggenheim Bilbao

Ce phénomène suppose ainsi qu’une «  franchise  » d’une institution culturelle de renommée internationale peut apporter un dynamisme et une attractivité à la ville hôte. Mais la reproduction de modèles existants ne garantit pas que les résultats seront les mêmes. Plusieurs autres facteurs interviennent dans la réussite de ces projets.

Les limites des modèles dupliqués

Si l’ouverture d’une nouvelle version d’un musée renommé est alléchante pour une destination, reproduire un festival populaire l’est aussi. Le réputé festival belge Tomorrowland a étendu son concept à six destinations en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Mais le succès n’était pas garanti, comme le démontre l’annulation de deux de ses répliques après seulement une édition ; celles d’Atlanta aux États-Unis et de Sao Paulo au Brésil. La première en raison d’une mauvaise organisation menant à la faillite de l’organisme responsable du festival, et la deuxième à cause du contexte économique du pays.

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Source : Tomorrowland

Interrogé à ce sujet, Paul Arseneault, directeur du Réseau de veille en tourisme, constate que les cas d’exportation de festivals qui fonctionnent sont rares ; ils n’atteignent que rarement la popularité du modèle original. Il mentionne les exemples de North by Northeast à Toronto, inspiré de South by Southwest au Texas ou encore de Luminato à Toronto, bâti sur le modèle de Montréal en Lumière.

South by Southwest, festival de musique, de cinéma et de médias interactifs, a acquis au cours de ses 23 années d’existence une notoriété planétaire, son impact économique est considérable pour la ville. Les autres localités qui ont reproduit le modèle ne sont jamais parvenues à un succès équivalent. Selon Euromonitor, cela s’explique par le fait que SXSW est unique à Austin, qu’il est devenu un exemple de réussite grâce à l’implication des gens du milieu et de leur vision à long terme.

Copier, non, adapter, oui !

« On ne doit pas exporter une pâle copie d’un produit qui fonctionne, mais plutôt l’adapter à la réalité de la ville hôte » 

Les gestionnaires des destinations doivent être conscients que de franchiser la culture et d’internationaliser un modèle unique peut nuire à la culture locale. Selon M. Arseneault, on ne doit pas exporter une pâle copie d’un produit qui fonctionne, mais plutôt l’adapter à la réalité de la ville hôte en y ajoutant une touche locale et en créant une mise en scène inspirée de l’histoire du lieu. C’est d’après lui l’une des raisons pour lesquelles les déclinaisons de Foresta Lumina à travers le Québec et la venue des Géants de la troupe française Royal de Luxe à Montréal, ont si bien fonctionné. Enfin, un projet doit se développer en étant à l’écoute du milieu pour faire en sorte que celui-ci y adhère et se l’approprie.

les-geants-mtl Source : Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal

Exporter le savoir faire québécois 

Des avenues telles que le partage d’une expertise propre à une entreprise ou à une destination peuvent être envisagées

Quoique « l’exportation de la culture » ait ses limites, des avenues telles que le partage d’une expertise propre à une entreprise ou à une destination peuvent être envisagées. Dans le domaine culturel, le Québec a développé un savoir-faire technique et artistique unique. C’est la raison pour laquelle Alexandre Taillefer, personnalité bien connue du monde des affaires au Québec, a créé en 2016 le collectif Mishmash. Ce regroupement d’entreprises des secteurs de la culture, des médias et du divertissement oeuvre à faire rayonner la créativité québécoise à l’échelle internationale. Avec un investissement de base se chiffrant entre 15 et 20 millions de dollars, Mishmash servira de levier pour ses membres qui souhaiteront mener des projets à l’étranger. Le collectif les accompagnera en leur offrant conseils et ressources en matière de financement, de marketing et d’exportation.

Collectif-Mishmash

Source : Mishmash

Ce type d’initiative est encouragé par le gouvernement québécois qui, dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020, favorise et soutient le déploiement international de l’industrie culturelle québécoise.

 

Le concept de modèle unique reproductible semble utopique. Il suffit de constater les limites de l’hôtellerie standardisée. Il est essentiel de donner une empreinte locale aux répliques pour ainsi offrir une expérience qui reflète l’image de la destination hôte.

Source de l’image à la une : © Guggenheim Bilbao

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Produits et activités

Dessine-moi une visite

Au Rijksmuseum d’Amsterdam, les visiteurs peuvent parcourir les lieux accompagnés d’un professeur de l’atelier de peinture, tout en dessinant et en expérimentant quelques techniques.

Selon les responsables de cette initiative, l’activité permet de percevoir des éléments impossibles à remarquer autrement ; particulièrement dans un contexte où les appareils photo sont omniprésents et où les visiteurs passent rapidement d’une œuvre à l’autre. Ce type de visite amène les gens à poser un regard plus approfondi sur l’œuvre et à mieux en comprendre la signification, ainsi que le processus de création de son auteur.

Le dessin donne l’occasion aux participants de garder une trace de leur passage au musée, d’échanger et de partager. Débutant ou expert, tout le monde peut participer.

Dans le même ordre d’idées, le Rijksmuseum participe depuis quatre ans à l’évènement international The Big Draw Festival, où plus d’une centaine de musées à travers le monde invitent la population à venir dessiner dans les galeries et proposent une série d’activités artistiques. Pour l’instant, aucun musée canadien ne participe à cette initiative. Seriez-vous le premier?

À vos crayons !

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Marchés géographiques

Les Français en voyage d’agrément

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Français des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1401 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

 

Des voyages estivaux

Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment

Les Français ont réalisé en moyenne 5,7 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence, soit 3,2 séjours pendant l’été (de mai à octobre) et 2,5 au cours de l’hiver (de novembre à avril). Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment, tant l’hiver que l’été, alors que ceux de la région de Toulouse voyagent le moins. Plus du tiers des Français ont effectué 5 voyages estivaux ou plus (35 %) au cours des trois dernières années alors que pendant les mois plus froids, ils préfèrent voyager moins souvent : une ou deux fois en moyenne (43 %; voir le graphique 1).

francais-voyages-agrement Le Québec, principale destination canadienne

L’Europe (80 %) constitue la destination préférée des voyageurs d’agrément français, suivie de loin par les États-Unis (31 %), l’Asie (26 %), le Canada (21 %) et l’Afrique (20 %). En général, les touristes de l’aire urbaine de Paris sont significativement plus nombreux que les autres à avoir séjourné dans diverses destinations alors que ceux de l’aire urbaine de Toulouse sont proportionnellement moins nombreux à avoir visité l’ensemble des destinations ciblées (sauf l’Europe), incluant le Canada et le Québec. Cette province est d’ailleurs la principale destination canadienne des voyageurs français (voir le graphique 2) qui sont plus nombreux à visiter notre pays et le Québec en période estivale (19 % et 14 % respectivement) qu’en hiver (14 % et 8 % respectivement). Les hommes (20 %) sont plus nombreux à visiter la province que les femmes (7 %), et la majorité des visiteurs sont âgés de 18 à 34 ans (40 %). francais-provinces-visitees

La culture au programme

La plupart (88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle durant un voyage d’agrément au cours des trois dernières années. D’ailleurs, pour plus des trois quarts des touristes (79 %), cela représentait la raison principale de leur séjour.

(88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle

Ils ont visité principalement des musées et des économusées, découvert le patrimoine, l’architecture et le design urbain, parcouru des routes et des circuits touristiques, visité des galeries et des centres d’exposition, assisté à des festivals et des événements estivaux et participé à des activités agrotouristiques et de tourisme gourmand (voir le graphique 3). Les touristes parisiens sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des répondants à se rendre aux musées et aux économusées (55 %), aux galeries et aux centres d’exposition d’art (35 %) ainsi qu’à vivre des expériences autochtones (21 %).

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La plage séduit toujours autant

Près de neuf touristes d’agrément sur dix (89 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Pour 78 % des répondants, cela constituait la raison principale du séjour.

Pour 3 voyageurs sur 4, les activités de plein air et sportives constituaient la raison principale du séjour.

Ils se sont principalement rendus à la plage et se sont baignés, ont visité des parcs nationaux, ont pratiqué la randonnée pédestre en milieu naturel, l’observation de la faune (autre que les mammifères marins) et de la flore ainsi que la course à pied et la marche (voir le graphique 4). Les touristes de l’aire urbaine de Paris se démarquent des autres marchés par un taux de pratique supérieur des deux dernières activités mentionnées.

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Le pouvoir attractif de la ville

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %)

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %). Pour la majorité (81 %), cela représentait la raison principale de leur séjour. Parmi les plus populaires, figurent le tourisme urbain (visite de quartiers, tours de ville guidés, etc.), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums, de jardins botaniques, de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques et de spas (voir le graphique 5). Le tourisme urbain est toutefois moins populaire chez les répondants de l’aire urbaine de Lyon. Mentionnons également que les Toulousains n’ont pratiqué aucune activité récréative ou de divertissement dans des proportions plus grandes que les autres clientèles françaises (15 % comparativement à 9 %).

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L’attrait incontesté des activités récréatives et de divertissement

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes français semblent accorder un intérêt modéré aux activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories patrimoine, architecture et design urbain ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points, suivies quand même de près par les catégories activités de plage et de baignade, de tourisme urbain, de musées et d’économusées ainsi que de routes et circuits touristiques (voir le tableau 1).

francais-activites-attrayante

Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément, soit :

  • le patrimoine, l’architecture et le design urbain (46 %);
  • la plage et la baignade (42 %);
  • le tourisme urbain (40 %);
  • les parcs nationaux (39 %);
  • les routes et circuits touristiques (36 %);
  • les parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (35 %);
  • les spas et les soins de bien-être (35 %);
  • les croisières (34 %).

les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives

De manière générale, les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives et les plus susceptibles d’inciter à voyager.

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

– Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

 

Source de l’image à la une : unsplash