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Produits et activités

Les vélos-dimanches

Tous les dimanches matin, de 9 h à 13 h, du 17 mai au 6 septembre, la route appartient aux cyclistes et aux patineurs à Ottawa! Plus de 50 kilomètres à parcourir en toute sécurité sur des promenades panoramiques fermées à la circulation automobile.

En plus, l’écokiosque des vélos-dimanches Alcatel-Lucent permet aux cyclistes de découvrir ce qu’est un bilan de carbone et d’apprendre à réduire leur impact sur l’environnement.

Une bonne idée à développer pour promouvoir le cyclotourisme!

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Mon beau sapin, roi des vélos!

Cette année, le sapin de Noël de la ville de Copenhague s’illuminera grâce aux muscles des Danois. L’énergie produite par les cyclistes des 15 vélos stationnés autour de l’arbre de 17 mètres allumera les 700 ampoules DEL qui le décorent. Chacun peut y aller de quelques coups de pédales: cyclistes professionnels, enfants et même politiciens!

Sapin-copenague

Source: inhabitat

L’arbre ainsi illuminé est à la fois un symbole du rêve de Copenhague de voir les villes du monde adopter des modes de transport écologique et de l’amour de la capitale pour le cyclisme.

Le sapin de Noël est l’un des éléments qui animeront City Hall Square. Celui-ci sera transformé en un espace culturel et soucieux de l’environnement, le Hopenhagen Live. Du 7 au 18 décembre, spectacles musicaux et expositions à travers la ville attirent l’attention sur la United Nations Climate Change Conference (COP15), qui se tiend durant la même période.

Source:
– Chen, Olivia. «Copenhagen’s Christmas Tree Will Be Pedal Powered!», Inhabitat, 2 décembre 2009.

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Produits et activités Tourisme durable

Les parcs éoliens ont-ils une incidence sur le tourisme?

Comme bon nombre d’endroits, le Québec s’est doté d’un cadre stratégique en vue d’augmenter la production d’énergie à partir de sources renouvelables telles que le vent (1). La construction de parcs éoliens représente un défi à bien des égards. Dans le domaine du tourisme, elle a une incidence directe sur l’aspect visuel des paysages et sur l’industrie, étant donné les pertes économiques potentielles. Les détracteurs des parcs éoliens croient que l’implantation d’imposantes structures de métal donnera au paysage des régions rurales et naturelles une allure industrielle; ce qui est néfaste, selon des préférences des individus.

Les paysages sont une importante ressource touristique; il est donc peu probable que l’industrie du tourisme accorde un soutien sans équivoque aux parcs éoliens. C’est d’ailleurs pour cette raison que la lutte contre l’intégration de ces parcs près des attraits touristiques persiste, alors que les opinions à leur sujet continuent de diverger. Par exemple, certains s’opposent à l’éolienne érigée récemment sur Grouse Mountain, à Vancouver (2),  et d’autres, au projet de construction d’un parc éolien près du Mont-Saint-Michel, en France, même s’il est censé être placé à quelque 15 km de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (3).

Les éoliennes comme attraits touristiques?

Grâce à leur fonctionnalité en matière de production d’énergie propre, les éoliennes sont, pour certains, un symbole du développement durable; ce qui leur vaudra peut-être d’être reconnues comme éléments du patrimoine moderne. Les moulins sont les prédécesseurs des éoliennes, et ces derniers ont également fait l’objet de protestations lorsqu’ils sont apparus dans le paysage européen, vers le 12e siècle. Aujourd’hui, dans des pays comme la Hollande, les moulins font partie des images patrimoniales et, au Québec, bon nombre d’entre eux, comme ceux de L’Île-Perrot et de l’Isle-aux-Coudres, sont des attraits touristiques.

Cependant, les éoliennes ont elles-mêmes peu de chances de devenir des attraits touristiques majeurs, parce qu’elles font maintenant de plus en plus partie des paysages humanisés de nombreux pays. Dans certains cas, elles permettent de diversifier les attraits d’une destination, comme à Cap-Chat, dans la péninsule gaspésienne, où un centre d’interprétation possède la plus haute éolienne à axe vertical au monde. Ailleurs, d’autres centres d’interprétation du même genre offrent des visites guidées, et au Danemark, par exemple, il est possible d’aller en bateau voir le parc éolien en mer de Middelgrunden près de Copenhague. Les opinions et les comportements par rapport aux parcs éoliens changeront certainement au cours du temps, les gens s’y habituant peu à peu, mais il est peu probable qu’ils fassent l’unanimité un jour.

Préférences des touristes

Selon une analyse écossaise de plusieurs études sur l’incidence des parcs éoliens sur le tourisme, les effets néfastes globaux de ces derniers seraient limités (4). Toutefois, en général, les touristes préfèrent que les projets d’énergie éolienne soient situés loin des zones d’hébergement, des sites historiques, des sites et points de vue panoramiques et des lieux de beauté naturelle. La proportion des visiteurs qui s’opposent catégoriquement à ce que les éoliennes soient placées à proximité des attraits touristiques semble minoritaire, d’après certains rapports. Par exemple, en France, un sondage à l’échelle nationale a montré que 22 % des répondants pensaient que les éoliennes avaient des répercussions néfastes sur le tourisme, le reste des sondés y étant favorables ou indifférents (5). De même, selon un sondage mené dans la région du Languedoc-Roussillon, 16 % des visiteurs trouvaient que les éoliennes gâtaient le paysage (6). Dans une étude écossaise plus récente, on a pu constater que de 20 % à 30 % des touristes environ préféraient les paysages sans éoliennes, tandis que le reste des répondants y étaient surtout favorables ou indifférents (4). La perception des touristes a également été évaluée à l’intérieur d’une étude menée dans la région gaspésienne du Québec, où une bonne partie des visiteurs se sont exprimés en faveur des parcs éoliens (6). Quant à la création éventuelle de nouveaux parcs, cependant, 56,4 % d’entre eux préféraient une grande concentration d’éoliennes en peu d’endroits (plus de 12 éoliennes) à une petite quantité en multiples endroits (moins de 12 éoliennes), et 5,6 % des sondés ne voulaient pas d’éoliennes dans la région gaspésienne (7).

Conséquences économiques

Bien que les études de préférence obtiennent généralement des résultats semblables, très peu d’études quantitatives qui permettent d’établir un lien empirique entre les retombées économiques nettes pour le tourisme et les parcs éoliens ont été publiées jusqu’à maintenant (8). Plusieurs études évaluent les préférences éventuelles, en fonction de scénarios hypothétiques, pour connaître leur incidence probable sur le tourisme (9,10). Elles ont tendance à montrer que les visiteurs ne cesseraient pas de fréquenter un endroit si un parc éolien y était construit, comme l’ont indiqué 92 % des gens interrogés lors d’un sondage mené en Angleterre du Sud-ouest, par exemple (9).  Dans l’ensemble, rien ne laisse supposer que les parcs éoliens pourraient avoir des conséquences économiques néfastes sur le tourisme.

Un rapport écossais a évalué les retombées économiques nettes de la construction d’un parc éolien en calculant l’effet combiné des changements en matière de tourisme résultant d’une telle construction, de leur incidence sur les revenus et du désir des clients de payer pour une «chambre avec vue» dans les établissements concernés. L’étude a porté sur quatre régions de l’Écosse, qui comptent pour près de 12 % de l’activité touristique, et a permis de constater qu’un total de 81 % à 98 % des touristes visitant ces régions seraient touchés (4). Elle a également évalué la proportion d’établissements d’hébergement de ces régions sur lesquels l’intégration de parcs éoliens aurait des conséquences : elle se chiffrait entre 9,83 % et 32,40 %. Parmi les touristes sondés lors de cette étude, 63 % ont dit préférer une vue sans éoliennes à partir de leur chambre d’hôtel, tandis que 28 % y étaient indifférents et 9 % y étaient favorables. Les auteurs laissent entendre que les perceptions des visiteurs par rapport aux parcs éoliens varient en fonction de l’endroit où ils se trouvent. Ainsi, les opinions sur les éoliennes changent selon qu’on les aperçoit, l’espace de quelques secondes, le long de la route ou qu’on les voit plus longtemps, sans bouger, à partir de sa chambre d’hôtel. Pour les établissements dont les vues sont compromises, l’étude a conclu à une réduction de fréquentation de 4,9 % à 16,20 % et évalue la diminution nette de leurs revenus entre 0,48 % et 1,59 % respectivement. Enfin, l’étude a établi que la construction d’un parc éolien pourrait se traduire par une perte de 2,5 % en raison du fait que moins de touristes reviendraient visiter la région (4).

Conclusion

Dans la plupart des endroits, comme au Québec, un vaste ensemble de lois et d’outils de planification permettent de limiter le plus possible les répercussions sociales et environnementales des parcs éoliens (11). En plus des conséquences visuelles qui en découlent, l’implantation de parcs éoliens continue de faire l’objet d’opposition pour différents motifs liés à la planification, à la gestion, à la maîtrise opérationnelle et à la redistribution équitable des bénéfices (12). Les quelques études dont il a été question ici permettent de constater que, bien que la majorité des touristes semblent favorables aux parcs éoliens, en y regardant de plus près, leurs préférences vont aux endroits visités et aux établissements fréquentés. Dans ce contexte, il serait intéressant d’évaluer de façon indépendante les effets des parcs éoliens sur le tourisme au Québec, à l’échelle locale et régionale.

Sources:

(1) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2006). L’énergie pour construire le Québec de demain. La Stratégie énergétique du Québec 2006-2015. Gouvernement du Québec. Québec. 138 p.

(2) Coulbourn, J. (2009). «Wind turbine power project installed atop Grouse
Mountain». The Province. 25 septembre. [http://www.theprovince.com/story_print.html?id=2035719&sponsor=] (page consultée le 10 octobre 2009).

(3) Nouvelobs (2009). «Manifestation anti-éolien au Mont-Saint-Michel». 26 septembre. [http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sciences/20090926.SCI7308] (page consultée le 10 octobre 2009).

(4) Riddington, G., McArthur, D., Harrison, A., Gibson, H. (2008). The economic impacts of wind farms on Scottish tourism. A report for the Scottish Government.
[www.scotland.gov.uk/Resource/Doc/214910/0057316.pdf] (page consultée le 16 octobre 2009).

(5) Synovate (2003). Perception et représentation de l’énergie éolienne en France. Ademe. 18 p.

(6) Institut CSA (2003). Impact potentiel des éoliennes sur le tourisme en Languedoc-Roussillon, France. Synthèse de sondage. 5 p.

(7) Richard Guay Consultants (2004). Étude de marketing auprès des touristes de la Gaspésie afin de connaître leurs attitudes face à l’installation d’éoliennes. Un rapport présenté à TechnoCentre Éolien Gaspésie-les-Îles. Québec. 37 p.

(8) Riddington, G., McArthur, D., Harrison, A., Gibson, H. (2009). «Assessing the Economic Impacts of Wind Farms on Tourism in Scotland: GIS, Surveys and Policy Outcomes». International Journal of Tourism Research. Publié en ligne dans Wiley Interscience DOI: 10.1002/jtr.750 [http://www3.interscience.wiley.com/journal/122609399/abstract?CRETRY=1&SRETRY=0].

(9) VisitBritain (2006). Foresight. Issue 33. July. Strategy and Communications Division.

(10) Mori Scotland (2002). Tourist Attitudes towards wind farms. A research study conducted for the Scottish Renewables Forum and the British Wind Energy Association. Final Report. Edinburgh. 24 p.

(11) Ministère des Affaires municipales et des Régions (2007). Guide d’intégration des éoliennes au territoire: vers de nouveaux paysages. Gouvernement du Québec. Québec. 38 p.

(12) Saucier, C., Côté, G., Fortin, M.-J., Jean, B., Lafontaine, D., Feurtey, É., Guillemette, M., Méthot, J.-F., et Wilson, J. (2009). Développement territorial et filière éolienne. Des installations éoliennes socialement acceptables: élaboration d’un modèle d’évaluation de projets dans une perspective de développement territorial durable. Université du Québec à Rimouski. 227 p.

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Perspectives Segments de clientèles

Les voyages d’affaires des entreprises canadiennes à la baisse en 2010

Tant en matière de déplacements que de dépenses, les entreprises canadiennes diminueront leur budget de voyage en 2010 ou le maintiendront à celui établi actuellement. La majorité des entreprises qui prévoient des baisses anticipe des réductions de budget variant de 5 à 10% de moins que cette année. De plus, elles s’attendent à ce que les tarifs hôteliers diminuent, mais à ce que les tarifs aériens augmentent.

Le Conference Board du Canada a récemment publié quelques résultats préliminaires du Canadian Business Travel Outlook, une enquête sur le tourisme d’affaires au Canada réalisée en partenariat avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE). Les organisations interrogées représentent plus de 30 000 voyageurs d’affaires réguliers et plus de 400 millions CAD de dépenses en voyages d’affaires domestiques.

Les entreprises planifient moins de voyages

La demande en voyage d’affaires est à la baisse depuis l’automne 2008 alors que la situation économique se dégradait au Canada.  Ce sondage indique une diminution supplémentaire pour 2010:

  • 45% ne prévoient pas de changement dans le nombre de déplacements;
  • 38% s’attendent à une diminution par rapport à 2009;
  • 18% envisagent une augmentation du nombre de déplacements.

Parmi ceux prévoyant une diminution, 47% croient qu’elle variera de 5 à 10% et 20% croient réduire leurs voyages de 10 à 15%. Plus du quart des répondants évaluent même cette diminution à plus de 15%.
Ce n’est donc pas une surprise de constater que les personnes sondées indiquent également une diminution des dépenses liées aux voyages:

  • 40% prévoient une diminution du budget voyage;
  • 43% croient qu’il sera semblable à 2009;
  • 18% s’attendent à une augmentation.

Parmi ceux envisageant une baisse des dépenses en 2010, 50% prévoient qu’elle sera de l’ordre de 5 à 10% et près de 20% l’estiment plutôt à plus de 15%.

Les contraintes budgétaires survenues lors de la crise économique sont la principale raison de resserrer le budget (graphique 1). Plus de la moitié ont indiqué qu’ils augmenteront leurs téléconférences, webconférences ou vidéoconférences, et les politiques budgétaires d’entreprises seront davantage respectées.

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Les secteurs touchés différemment

La diminution du tourisme d’affaires depuis 2008 oblige l’industrie à baisser ses prix. Quoique la demande tende à reprendre en 2010, les organisateurs de voyages d’affaires estiment qu’ils auront encore un bon pouvoir de négociation. En fait, plusieurs prévoient une baisse des tarifs hôteliers en 2010 (43% une diminution et 48% un maintien) et un maintien des tarifs de location de voiture en vigueur en 2009 (54%). D’un autre côté, ils s’attendent à ce que les prix de billets d’avion connaissent une croissance (53%), remontant ainsi la pente descendue cette année.

Variation-tarif

La crise économique tempère les initiatives environnementales

Malgré l’attention particulière accordée aux dépenses liées aux voyages, l’enquête indique que les questions environnementales continuent à influencer les politiques. Quelque 63% des répondants ont intégré des pratiques vertes à leur programme de voyage ou planifient de le faire (59% en 2008). De plus, l’intérêt à débourser un peu plus pour favoriser des voyages qui génèrent de plus faibles émissions de gaz à effet de serre (par exemple, location de véhicules hybrides) est aussi en légère augmentation par rapport à 2008.

Toutefois, on note une petite diminution du nombre de répondants intéressés par les pratiques environnementales des fournisseurs. En fait, 60% s’en informent auprès de ces derniers comparativement à 68% en 2008.

Source:
– Conference Board du Canada. «Travel Exclusive – Canadian Businesses Downsizing Their Travel Plans», septembre-octobre 2009.

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Produits et activités

Le tourisme d’observation des baleines: la situation du Québec en 2009

Le secteur de l’observation des baleines – très important au Québec étant donné la valeur du tourisme marin –  connaît le taux de croissance le plus rapide de l’ensemble du tourisme faunique mondial. Selon un rapport récent, en 2008, 13 millions de personnes ont observé des baleines dans 119 pays, comparativement à 9 millions d’observateurs dans 87 pays en 1998 (1). Au cours des 10 dernières années, l’industrie de l’observation des baleines s’est accrue selon un taux moyen de 3,7% mondialement, enregistrant certaines variations cependant. Par exemple, elle a augmenté de 13% en Asie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, de 10% en Amérique du Sud, en Océanie et dans les îles du Pacifique, et de 7% en Europe. Bien que l’Amérique du Nord, en accueillant près de 50% de tous les observateurs dans le monde (tableau 1), reste la destination d’observation des baleines la plus importante, le secteur y a connu une baisse de 1,5% par année.

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Québec dans le contexte de l’Amérique du Nord orientale

L’observation de la faune marine, surtout celle des baleines, occupe une place importante parmi les activités de nature au Québec. Le lieu de prédilection pour ces dernières demeure le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL), milieu naturel de 1245 km2 où l’on peut facilement apercevoir bon nombre d’animaux marins (y compris les espèces rares telles que le béluga et le rorqual bleu), même près du rivage.

Malgré une augmentation du nombre d’observateurs de baleines à l’échelle internationale, un déclin général s’observe depuis les 10 dernières années le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Le Québec y fait exception, puisqu’une faible croissance a été enregistrée de 1998 à 2008 (graphique 1). Quant aux destinations avoisinantes, le nombre de touristes observateurs de baleines a chuté de 25% en Nouvelle-Angleterre et de très peu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

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La diminution du nombre d’observateurs de baleines le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord s’est traduite par une baisse du nombre d’entreprises offrant ce genre d’activité au cours des 10 dernières années (graphique 2). Cependant, au Québec, cette baisse résulte surtout de fusions.

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C’est en Nouvelle-Angleterre, le long de la côte atlantique, que les recettes totales provenant de l’observation des baleines sont les plus élevées, malgré la diminution du nombre d’observateurs dans cette région (graphique 3). Là-bas, l’industrie vaut 138,45$ par observateur, et les clients internationaux représentent environ 15% du marché. Le Québec se classe au deuxième rang: la valeur économique de cette industrie y est de 142,55$ par observateur, et les clients internationaux y comptent pour à peu près 20% du marché (1).

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Le tourisme dans les sites d’observation de baleines les plus fréquentés du Québec

Dans la région du PMSSL, les statistiques montrent qu’en 2005, approximativement 284 000 visiteurs ont observé des baleines à partir d’un bateau commercial, tandis que le nombre de kayakistes se chiffre à environ 35 000 par année. À ces touristes s’ajoutent les 60 000 personnes qui ont observé les baleines à partir de différents endroits dans le parc marin. À peu près 40% des visiteurs ont fait une excursion d’une journée, alors que 60% ont passé en moyenne 3,2 nuits dans la région du parc marin, et 40 % y étaient déjà venus (2). Bien que les retombées économiques de l’observation des baleines soient intéressantes, aucune portion des revenus du tourisme n’est allouée à la gestion des ressources du parc, étant donné que les exploitants ne sont pas tenus de contribuer financièrement aux efforts de conservation (3). Néanmoins, quelques-uns d’entre eux se sont associés au GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les mammifères marins du Saint-Laurent et à l’éducation sur la conservation du milieu marin. Les visiteurs peuvent appuyer les efforts du GREMM en y adhérant, en visitant son musée à Tadoussac et en participant à des programmes comme « Adoptons une baleine » (4).

Même si les observateurs de baleines sont généralement satisfaits de leur visite au parc marin (5), certaines personnes s’inquiètent de plus en plus du fait que les services offerts ne répondent pas complètement à la demande et que l’expérience d’observation faunique en laisse quelques-uns sur leur faim. Selon des sondages menés auprès des visiteurs au cours des dernières années, le taux de satisfaction générale quant à la visite du site est élevé, mais plus faible en ce qui a trait à l’aspect éducatif de la visite; en effet, seulement 46% des visiteurs sont satisfaits de ce qu’ils ont appris. Ces données dénotent une faible intégration de l’éducation et de la sensibilisation à l’expérience actuelle. Le fait que l’observation faunique se fait généralement à partir de gros bateaux motorisés et de navires de croisière montre bien qu’elle est orientée vers le tourisme de masse. De plus, certains visiteurs ont l’impression que plusieurs entreprises «courent après» les baleines.

Le tourisme est surveillé de près dans le parc. Depuis la mise en vigueur d’une réglementation précise en 2002 (6), entre autres mesures, les exploitants doivent détenir un permis et se déplacer à une certaine distance des mammifères marins, tout en respectant les limites de vitesse. Étant donné que les bélugas sont une espèce menacée, ils doivent être totalement exclus des activités d’observation. Présentement, l’industrie du tourisme reçoit 59 permis d’observation (pour environ 16 entreprises). Bien que le parc marin soit vaste, la plupart des bateaux partent des quais de Baie-Sainte-Catherine et de Tadoussac, causant un trafic maritime intense de l’ordre de 80 000 excursions par année. Les incidences sur l’environnement sont nombreuses, dont le bruit, la circulation et les collisions avec les mammifères marins (7).

Que réserve l’avenir?

L’observation des baleines a atteint une certaine maturité au Québec comparativement aux autres destinations. Toutefois, elle semble viable sur la côte atlantique de l’Amérique du Nord présentement. Certaines des questions soulevées au sujet du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent laissent supposer que la gestion opérationnelle du tourisme devrait être  révue, surtout dans un contexte où il est nécessaire de trouver un équilibre entre le tourisme et la conservation. L’industrie a tout intérêt à gérer l’observation faunique de façon plus responsable; l’ensemble du secteur pourrait se munir d’une trousse de sensibilisation et prendre des mesures volontaires, telles que la certification et l’adoption d’un code d’éthique pour des exploitations responsables.

De plus, l’ensemble de l’industrie touristique locale pourrait étudier comment mieux contribuer à la conservation du parc, puisqu’il s’agit d’une zone protégée et d’un site important pour l’industrie. Elle devrait revoir le type d’expériences offertes aux visiteurs et prendre les mesures nécessaires pour que les besoins de ce marché du voyage croissant, écoconscient et responsable soient satisfaits. Le parc et l’industrie gagneraient à ce que l’interprétation occupe une place privilégiée dans l’expérience offerte aux visiteurs. En plus de sensibiliser les gens à la conservation, ils pourraient leur proposer un ensemble d’activités écologiques, comme on en trouve dans la grande région du Saguenay, notamment le long de la Route des Baleines.

Sources

(1) O’Connor, S., R. Campbell, H. Cortez, et T. Knowles (2009), Whale Watching Worldwide: tourism numbers, expenditures and expanding economic benefits, a special report from the International Fund for Animal Welfare, Yarmouth MA, USA, prepared by Economists at Large.

(2) Parcs Canada (2005), Sondage auprès des visiteurs, Centre de service du Québec, Agence Parcs Canada.

(3) Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (2008), Compte rendu de la consultation publique sur la révision du plan directeur, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 43 p.

(4) Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) [http://www.gremm.org] (page consultée le 13 octobre 2009).

(5) Gosselin, D., et J. Priskin (2009), Présentation dans le cadre de l’atelier de travail collectif sur les activités en mer au Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 9 et 10 septembre 2009, Tadoussac.

(6) Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent [http://www.parcmarin.qc.ca/1942_fr.html] (page consultée le 13 octobre 2009).

(7) Gareau, D., M. Pagé, R. Balej, D. Langlois, et J. Désaulniers  (2009), Activités en mer au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Document de réflexion 2009 aux fins de discussion, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Tadoussac. 30 p.

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Marketing Segments de clientèles

Dans la tête des voyageurs: valeurs décortiquées (volet 2)

Plus on consacre une part importante du budget aux voyages, plus on veut garder un contrôle sur la planification, mais moins on voyage hors des sentiers battus. Plus on est jeune, plus on souhaite voyager à travers le monde pour y découvrir le plus de destinations possible. Et plus cette ouverture sur le monde compte pour soi, plus on accorde de l’importance au respect de l’environnement. Plus de détails sur une enquête de PhoCusWright dans cette analyse.

Rappel de la méthodologie

L’étude Consumer Travel Report Part Two: Psychographic Trends réalisée par PhoCusWright (PCW) est basée sur un échantillon de plus de 2000 voyageurs américains (voyage à plus de 75 milles de leur lieu de résidence et incluant de l’hébergement commercial ou un déplacement en avion). Le sondage a été effectué en ligne.

J’ai besoin d’avoir le contrôle

Sept voyageurs sur dix aiment avoir un certain contrôle sur leur expérience de voyage. Les individus qui allouent le plus gros budget annuel aux voyages (6000$ et plus) sont ceux pour qui le contrôle est le plus important; 31% y tiennent fortement comparativement à 24% pour la moyenne de l’enquête. Il y a peu d’écarts par segment d’âge si ce n’est les groupes de 18 à 24 ans et de 25 à 34 ans qui ont un besoin de contrôle moindre que la moyenne (respectivement 16% et 22%). Le segment des 35 à 44 ans est celui affichant la plus forte préférence au contrôle des éléments liés à un voyage.

La préférence à contrôler les aspects d’un voyage influe sur les choix des canaux de distribution pour réserver un billet d’avion ou un hôtel (graphique 1). Les répondants ayant un besoin de contrôle faible ou léger sont plus enclins à favoriser les agences de voyages en ligne, particulièrement dans le cas des réservations hôtelières, alors que ceux souhaitant fortement contrôler l’organisation du voyage préfèrent les sites Web des entreprises. On en déduit que ces derniers évitent peut-être de passer par plusieurs intermédiaires et qu’ils favorisent les contacts directs avec les entreprises, perçues comme étant mieux placées pour répondre à des demandes particulières ou à des modifications.

profil voyageur contrôle

Je veux voir le monde

Le désir de voyager à travers le monde pour y découvrir le plus de destinations possible est présent sur plusieurs plans chez les voyageurs. Les différences selon les segments d’âge sont marquées (graphique 2). La génération plus jeune, en particulier les 18 à 24 ans, est très ouverte sur le monde. Pour elle, voyager constitue une des principales façons de se réaliser. D’ailleurs, il ne s’agit pas que de vœux pieux, la propension à voyager à l’international suit la même tendance.

voyager hors sentier battus

J’aime sortir des sentiers battus

Les voyageurs ont généralement un préjugé positif ou négatif par rapport à cette façon de voyager. De plus, des caractéristiques personnelles comme la tolérance au risque, l’attitude à l’égard des foules et des autres voyageurs, les préférences familiales et l’importance accordée au confort influencent la décision de voyager hors des sentiers battus ou non.

Il y a une corrélation entre le budget annuel alloué aux vacances et le désir de sortir ou non des lieux très touristiques (graphique 3); ceux qui dépensent le plus préfèrent les lieux et activités populaires (c’est-à-dire 44% de la catégorie dépensant 6000$ et plus).

voyager hors sentier battus budget

Ais-je une bonne conscience sociale?

Un peu plus de la moitié des voyageurs (56%) croit qu’il est important d’être soucieux de l’environnement lors des voyages. Cette conscience augmente en fonction du budget annuel dédié aux voyages. Toutefois, la conscience environnementale n’est pas liée de la même façon au revenu annuel du ménage. Ce sont les individus ayant un revenu de 50 000$ à 74 999$ qui sont les plus «verts» lorsqu’ils voyagent. Ils sont suivis du segment de revenu de 75 000$ à 99 999$, de celui de 100 000$ et plus et, finalement, du segment de moins de 50 000$.
Si la conscience environnementale ne semble pas avoir de relation importante avec l’âge dans cette étude, elle en a une marquée avec le désir de voyager à travers le monde pour découvrir le plus de destinations possible. La conscience environnementale de ces grands voyageurs est nettement plus grande (graphique 4).

conscience environnementale voyager

Comment auriez-vous répondu à cette enquête? Et comment pensez-vous que vos segments de clientèle se qualifient?

Source:
– PhoCusWright – Rheem, Carroll. «Consumer Travel Report Part Two: Psychographic Trends», mai 2009.

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Gestion Tourisme durable

Contribuer à la communauté grâce aux livres abandonnés à l’hôtel

Tous les ans, les clients du groupe Destination Hotels and Resorts abandonnent des milliers de livres dans les chambres. Afin de leur donner une seconde vie, la chaîne américaine a lancé un nouveau programme, «Read & Reuse», par lequel les ouvrages recueillis sont remis aux bibliothèques, écoles et autres organismes à but non lucratif des régions dans lesquelles œuvre l’entreprise.

L’idée vient d’un groupe d’employés, le Green Team, voué à l’amélioration des activités de l’entreprise, à la diminution de son empreinte écologique et à sa contribution aux communautés dans lesquelles se trouvent les 30 hôtels, centres de villégiature et centres des congrès.

Il s’agit d’une initiative sociale et environnementale, facile à mettre en place dans n’importe quel établissement hôtelier. Bravo!

Source:

–  «Destination Hotels & Resorts Launches “Read & Reuse” Program», Hotels Mag, 21 septembre 2009.

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Produits et activités

Des équipements sportifs nouveau genre

Imaginez si l’on pouvait démonter le Stade olympique de Montréal et le vendre! On perdrait toute une icône, c’est vrai! C’est ce que Londres souhaite faire après les Jeux olympiques (JO) de 2012. D’autres villes, dont plusieurs en Europe, se dotent de nouveaux équipements pour attirer les compétitions de haut niveau, et de nombreux compléments récréatifs y sont greffés. On assiste aussi à l’émergence de mégacomplexes multifonctionnels, où le sport est souvent au premier plan. Voici quelques formules d’équipements sportifs renouvelés.

Une mise à niveau des équipements français

Stimulés par la fièvre du foot (soccer), les Français construisent ou rénovent actuellement sept nouvelles enceintes. Une dizaine d’autres projets sont sur les tables à dessin. L’Allemagne, elle, a profité de la Coupe du monde 2006 pour rafraîchir ses infrastructures: 12 stades ont été construits ou rénovés.

Ainsi, pour mettre à niveau plusieurs enceintes sportives de France aujourd’hui vétustes et présenter une solide candidature pour l’Euro 2016, le secrétaire d’État aux sports a créé la Commission Grands Stades Euro 2016. Et les projets ne manquent pas. On y propose de nouveaux équipements offrant une foule d’activités en plus des matchs, ce qui d’ailleurs ne fait pas l’unanimité, surtout chez certains puristes du sport professionnel qui considèrent le concept comme trop commercial. Mais il s’agit là d’un modèle qui permet de générer des revenus en dehors des jours de match. Il favorise aussi une valorisation du lieu et renforce l’image de marque de l’équipe. Quelles sont ces activités complémentaires? Le projet de stade OL Land, à Lyon, par exemple, sera composé notamment des éléments suivants:

  • un stade de 60 000 places;
  • un ensemble de services pour l’équipe de l’Olympique de Lyon (OL) comme un centre d’entraînement, les bureaux de la direction de l’équipe, etc.;
  • deux hôtels;
  • un centre de loisirs;
  • des espaces détente et de restauration;
  • une salle de quilles;
  • une piste de karting électrique;
  • un golf intérieur;
  • des simulateurs de sport.

Un stade ambulant pour Londres

Pour les Jeux de 2012, la Ville de Londres a choisi de combiner

ses installations olympiques à des estrades amovibles. Un stade permanent de 25 000 sièges est actuellement en construction, auxquels s’ajouteront quelque 55 000 places qui pourront être démontées
puis vendues après les Jeux. Un tel projet permet de réduirestades1 les coûts de l’organisation et donnera éventuellement la chance à des pays moins fortunés d’accueillir un tel événement. Au printemps 2008, la stades21Ville de Londres était en pourparlers avec Chicago,

candidate aux JO de 2016, pour l’achat de ces installations temporaires. Cette dernière estime qu’un tel projet s’inscrit tout à fait dans une approche durable de l’organisation et que cela constituera un des arguments forts de sa candidature. Le projet de Londres doit aussi prévoir l’utilisation de ces infrastructures dans d’autres climats afin d’en faciliter la vente par la suite.

Des jeux plus verts pour Vancouver

Le Comité olympique de Vancouver  (COVAN) s’est engagé à organiser les Jeux les plus durables de l’histoire. Parmi les projets, soulignons:

  • Dans le village olympique, le développement immobilier qui pourra abriter 15 000 personnes sera, à ce jour, le plus imposant à répondre à la norme LEED Or.
  • L’énergie perdue de la réfrigération de la patinoire sera récupérée pour chauffer les immeubles à proximité.
  • Le COVAN favorise la participation des autochtones non seulement à la planification des JO, mais aussi en tant qu’athlètes, bénévoles, employés, entrepreneurs, artistes et interprètes, spectateurs ou ambassadeurs culturels

Et pour chaque infrastructure, le COVAN présente l’utilisation qui en sera faite après les Jeux.

Les mégacentres de sports

On assiste aussi à l’émergence de centres multifonctionnels grandioses à l’offre spécialiséestades3 ou encore diversifiée. Le fameux Ski Dubaï, une station de ski intérieure ouverte depuis 2005, a déjà fait beaucoup  parler de lui. Depuis, plusieurs complexes intérieurs de sports d’hiver ont vu le jour et de nombreux autres sont projetés.

D’autres sports souvent saisonniers et grandement touchés par les aléas de la température font l’objet de mégacomplexes. C’est le cas du golf avec le Indoor Golf Arena, prévu pour 2010 aux Pays-Bas. Le plus grand centre de golf intérieur au monde comprendra entre autres: 14 000 m2 d’herbe synthétique comme terrain de pratique, vingt simulateurs de golf, des cours et des terrains de pratique pour enfants, un centre d’affaires incluant des salles de réunion et un hôtel quatre étoiles.

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Le Ocean Dome, au Japon, est répertorié comme étant le plus grand parc aquatique intérieur au monde. Construit il y a déjà une quinzaine d’années, il mesure 300 mètres de long sur 100 mètres de large. Son toit rétractable permet de profiter des belles journées et de se protéger des intempéries.

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Le Ultimate Sports Resort de Las Vegas, projet lancé il y a déjà quelques années, est digne des grands projets de la capitale de la démesure. Dix enceintes, dont une de 26 000 places, la possibilité de vivre une expérience de football, de baseball, de basketball ou encore de boxe professionnelle, des murs d’escalade, un hôtel de plus de 5000 chambres, un casino et bien d’autres produits et services y sont prévus.

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Vision à long terme

Et tous ces projets font souvent l’objet de promesses architecturales. Coup d’éclat, signature forte, ils font rarement l’unanimité. Une vision à long terme est essentielle, et une bonne intégration dans le milieu, primordiale, pour que la population locale s’approprie ces équipements et en devienne elle-même une ambassadrice. Que le stade devienne un centre récréatif, une enceinte de grande envergure hébergeant une équipe professionnelle ou tout cela à la fois, son succès dépendra largement de l’adhésion de la clientèle locale.

Sources:
–    Lemoine, Dominique.  «Un stade ambulant pour les futurs jeux», [http://www.visiondurable.com], 28 mai 2008.
–    Portail du gouvernement français. «Remise du rapport “Grands Stades Euro 2016” à François Fillon», [http://www.premier-ministre.gouv.fr], 24 novembre 2008.
–    Saintourens, Thomas.  «Les stades font leur révolution», L’Express, 15 mai 2008.

Sites Internet:
–    Indoor Golf Arena
–    Projet OL Land
–    Seagaia Ocean Dome
–    Ski Dubaï
–    Ultimate Sports Resort

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Produits et activités

Ces parcs urbains qui deviennent des vedettes!

L’aménagement d’un parc exerce souvent un effet d’entraînement par la tenue d’événements spéciaux, de festivals, de spectacles sur les lieux ou dans le quartier. La valeur des propriétés avoisinantes augmente, les promeneurs et les cyclistes de tous âges contribuent à créer une ambiance de quartier, le paysage s’en trouve amélioré et la qualité de vie rehaussée. En guise d’inspiration, voici quelques exemples de parcs urbains récemment aménagés et déjà devenus des icônes.

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En Amérique du Nord, cette proportion dépasse les 70%! À cet égard, les parcs urbains, souvent qualifiés de poumons de la ville, prennent de plus en plus d’importance. Non seulement ils permettent de filtrer certains polluants et de rafraîchir l’air, mais ils contribuent aussi grandement à la qualité de vie et au sentiment d’appartenance des résidants.

High Line, New York

L’histoire du projet de la High Line de Manhattan est fascinante, à l’image de la cité. En 1999, deux résidants proposent l’idée originale de convertir en parc urbain une voie ferrée surélevée abandonnée qui parcourt 2,3 km dans le sud-ouest de Manhattan, en partant du quartier des boucheries (Meatpacking District). C’est grâce au partenariat entre l’organisme Friends of the High Line et la Ville de New York que le projet s’est concrétisé. L’organisation regroupe un grand nombre de donateurs (1500 en juillet 2008).

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Parce qu’il s’agit d’une initiative provenant de citoyens volontaires, ce projet de transformation jouit rapidement de l’engouement de la population, des médias, des artistes et des gens  branchés new-yorkais. Des célébrités s’y associent dès le début, des designers et des architectes travaillent au concept. Alors que la High Line vient tout juste d’être inaugurée (juin 2009), on assiste depuis quelques années à un boom de la construction immobilière dans les quartiers qu’elle traverse. Déjà, un luxueux hôtel (Standard Hotel) la chevauche, des musées et des galeries d’art voient le jour et des architectes renommés y signent de nouveaux immeubles. Enfin, la High Line génère beaucoup d’activités, et ce premier tronçon (l’aménagement d’une seconde partie est prévu pour 2010) promet d’attirer beaucoup de monde.

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Millenium Park, Chicago

Lparcs_urbains3a récupération de territoires autrefois occupés par les compagnies de chemin de fer est ici aussi à l’origine de la création d’un parc urbain devenu un attrait majeur: le Millenium Park de Chicago. Récipiendaire de plusieurs prix, ce parc a fait l’objet de concours d’architecture du paysage, de design et d’architecture. Situé en plein cœur de la ville, le parc est notamment l’hôte de nombreux événements musicaux, de pièces de théâtre et de spectacles de danse. Parmi ses composantes, mentionnons:
–    l’amphithéâtre extérieur, unique aux États-Unis, dessiné par Franck Gehry;
–    la fontaine interactive, Crown Fountain, de l’artiste Jaume Plensa;
–    le jardin contemporain;
–    le Cloud Gate, sculpture iconique du parc.

Partie intégrante de Grant Park, le grand parc de Chicago qui borde le lac Michigan (1,29 km2), le Millenium Park est l’un des projets les plus audacieux de l’histoire de la ville. Depuis son ouverture en 2004, il est l’une des principales attractions de Chicago.

Promenade Samuel-De Champlain, Québec

À l’occasion du 400e de la ville de Québec et dans le but de «redonner le fleuve aux Québécois», le gouvernement provincial a confié à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) le mandat d’agir à titre de maître d’œuvre dans l’aménagement des berges du Saint-Laurent sur quelque 2,5 km de long. Déjà, en 1997, la CCNQ envisageait de réaménager le boulevard Champlain, qui borde alors les berges du fleuve à cet endroit. L’un des principaux enjeux consistait à réduire l’aspect «autoroutier» du boulevard et à favoriser la fréquentation des lieux pour les loisirs. La conception de la promenade Samuel-De Champlain est l’œuvre d’un consortium formé de firmes d’ingénieurs, d’urbanistes et de plusieurs partenaires professionnels.

Le défi semble avoir été relevé haut la main. Depuis son inauguration en juin 2008, la promenade remporte beaucoup de succès et se distingue en récoltant de nombreux prix, notamment sur les plans de l’architecture, du design et de l’aménagement urbain. D’ailleurs, en juin 2009, on apprenait que le gouvernement du Québec s’engage à prolonger la promenade de 3,1 km.

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Pour les villes de toutes tailles…

Outre les parcs des grandes villes, pensons au potentiel que représentent les berges du Saint-Laurent pour beaucoup de petites municipalités du Québec. La revitalisation de ces lieux par l’aménagement d’un parc, d’un espace public, d’attraits culturels ou de plein air, par du mobilier urbain attrayant et par des services permet aux résidants de se réapproprier les lieux. Le parc peut générer un dynamisme nouveau et exercer un énorme pouvoir d’attraction, quand il est bien conçu et bien entretenu.

Sources:
–    Boivin, Simon. «Promenade Samuel-De Champlain: un prolongement exclusif aux piétons», Le Soleil, 24 juin 2009.
–    Bozikovic, Alex. «Walk the line», The Globe and Mail, 16 juin 2009.
–    Copeland, Larry. «Urban parks come to life», USA TODAY, 8 juin 2004.
–    Finn, Robert. «Two friends, and the Dream of a Lofty Park Realized», The New York Times, 11 juillet 2008.
–    Glusac, Elaine. «Nothing Second About This City», National Geographic Traveler, avril 2009.
–    Jacobs, Karrie. «The High Line», Travel and Leisure, novembre 2008.
–    Smith, Sébastien. «Une nouvelle merveille urbaine à New York», La Presse, 17 juin 2009.

Sites Internet:
–    Millenium Park
–    Project for public Spaces
–    Promenade Samuel-De Champlain
–    The High Line

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Ailleurs dans le monde Marketing

Promouvoir son entreprise avec un verre d’eau

verre_eauOffrir de l’eau du robinet pour augmenter l’achalandage dans son commerce? C’est effectivement ce que font les cafés et les restaurants new-yorkais qui participent au programme TapIt en remplissant gratuitement les bouteilles réutilisables de quiconque le demande.

On ne peut plus simple: la personne assoiffée cherche en ligne ou sur l’application iPhone prévue à cet effet le commerce participant le plus près d’où elle se trouve afin de faire le plein. De leur côté, les entreprises n’ont qu’à s’enregistrer en ligne comme partenaire, préciser le genre d’eau offerte (filtrée ou non, refroidie ou non) et spécifier où se procurer le liquide (au comptoir, auprès du personnel de service ou directement au robinet).

Pour une entreprise qui dépend beaucoup du bouche-à-oreille et de la bonne presse pour se faire connaître, ce geste facile et peu coûteux invite de nouveaux clients à franchir le seuil de la porte et à découvrir ce qui s’y cache derrière. Voilà une initiative simple, économique, écologique, communautaire, promotionnelle et applicable dans n’importe quel quartier ou n’importe quelle communauté!

Site: www.tapitwater.com

Sources:
–    Reuters, «How to Promote Your Business with a Glass of Water», [www.reuters.com], 7 août 2009.
–    Springwise. «New Yorkers invited to refill their water bottles at cafés», Springwise [www.springwise.com], 31 juillet 2009.