Catégories
Gestion Ressources humaines

La reconnaissance non monétaire, un enjeu de tous les instants

L’année 2020 s’avère difficile pour l’industrie touristique. Les entreprises et leurs employés subissent plusieurs contrecoups de la crise et ils doivent s’adapter à une situation qui n’est pas toujours facile à gérer. La reconnaissance envers les travailleurs devient essentielle pour maintenir l’engagement et la mobilisation du personnel. Au-delà de la crise, il s’agit d’un concept qu’un gestionnaire doit appliquer au quotidien. Ce n’est pas uniquement une question monétaire, bien au contraire ! Comment s’y prendre ? Voici quelques trucs et astuces.

Les multiples facettes de la reconnaissance

Le concept de reconnaissance comporte de nombreux aspects. Sa pratique peut se diviser en quatre catégories :

  1. La reconnaissance de la personne et de sa valeur dans l’organisation ;
  2. La reconnaissance des résultats ;
  3. La reconnaissance du travail et de son utilité ;
  4. La reconnaissance des comportements.

Comme le démontre l’image suivante, la reconnaissance doit répondre à certains critères pour qu’elle soit significative pour l’employé.

Source : Réseau de veille en tourisme

Pourquoi investir dans la reconnaissance ?

Divers facteurs appellent à la mobilisation et à l’engagement du personnel. La croyance populaire placerait le salaire au sommet des incitatifs. Pourtant, la firme Aon Hewitt, spécialisée en ressources humaines, a souvent démontré à travers ses études sur les employeurs de choix que la reconnaissance est beaucoup plus importante pour les travailleurs et qu’elle arrive loin devant la rémunération.

Selon Estelle Morin, professeure aux HEC, les humains ont besoin de dignité et de reconnaissance. Une fois cette notion comprise et appliquée, cela distingue les leaders des simples gestionnaires. Dans tous les cas, les avantages s’avèrent nombreux pour les diverses parties prenantes d’une entreprise.

Source : Réseau de veille en tourisme

Aide-mémoire pour les gestionnaires

Qu’il y ait ou non un système ou une politique de reconnaissance dans une entreprise, plusieurs gestes peuvent être effectués au quotidien.

 

Source : Réseau de veille en tourisme

Reconnaître le travail d’équipe

D’après Jean-Pierre Brun, professeur et titulaire de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail à l’Université Laval, il ne faut pas négliger la reconnaissance des groupes. Selon ce dernier : « Le travail d’équipe est de nos jours essentiel et la coopération entre les unités d’une même organisation est la clé du succès. […] Les efforts et l’énergie déployés par certaines équipes doivent être régulièrement reconnus sous peine de disparition de toute coopération entre les acteurs et de désengagement chronique. »

 

La notion de reconnaissance non monétaire s’avère bien plus large que l’on peut l’imaginer. Du temps et de l’énergie doivent y être consacrés puisqu’il existe de nombreuses pistes pour développer la motivation des individus et des groupes. En fin de compte, il s’agit d’un facteur essentiel pour créer un climat de travail sain qui mise sur le bien-être des employés.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

Catégories
Gestion Tourisme durable

Comment implanter une stratégie de tourisme durable au sein de la destination?

Selon plusieurs médias spécialisés en tourisme à travers le monde, il faut profiter de la pandémie pour transformer cette industrie sur le long terme. Pendant que l’exploitation tourne au ralenti, une relance verte bénéfique à tous doit être envisagée, que ce soit pour l’environnement, les résidents ou les touristes.

Les organisations de gestion de destination (OGD) ont su se réinventer pour créer des campagnes adaptées à la gestion de crise. Ce changement de direction démontre qu’elles ont la capacité d’opérer des transformations à grande échelle, et ce, rapidement. Pourquoi ne pas jouir de cette expertise et de ce temps d’accalmie pour mieux intégrer les principes de développement durable dans leur plan de gestion ?

Les avantages compétitifs

L’implantation d’une telle stratégie peut sembler longue. Cependant, comme le mentionne Jana Apih, directrice générale de l’organisation Good Place dont l’objectif principal vise à mettre en œuvre des principes de tourisme durable en Slovénie, il s’agit d’un avantage concurrentiel distinctif.

C’est aussi ce que relève le World Economic Forum (WEF). Le développement durable (DD) constitue l’un des éléments clés utilisé pour évaluer la compétitivité d’une destination à l’aide de l’Indice de Compétitivité du secteur des Voyages et du Tourisme, publié tous les deux ans.

Selon le panel d’experts réuni en 2018 par The Place Brand Observer, une destination est plus propice à attirer des investisseurs si elle est dotée d’une forte performance en DD. De plus, les résidents s’y sentent plus heureux et se montrent donc davantage accueillants et chaleureux envers les touristes. Finalement, ledit panel souligne que le tourisme durable devient un élément compétitif lorsqu’il influence positivement l’expérience du visiteur.

Comment s’y prendre ? 

 Les gestionnaires d’une destination peuvent choisir de mettre en place des pratiques durables sur leur territoire en suivant la démarche présentée ci-dessous. Ils peuvent aussi aller un peu plus loin par l’acquisition d’une certification. Celle-ci implique des frais et des procédures plus poussées puisque les actions sont évaluées, mais la crédibilité et la notoriété qui en découlent en valent la chandelle.

Trouver une certification fiable parmi toutes celles déjà existantes peut s’avérer assez complexe. C’est pourquoi le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), une organisation créée entre autres par l’ONU, les accrédite et s’assure qu’elles répondent aux critères qu’elle a prédéterminés avec des experts du milieu.

 1) La mise sur pied d’une équipe de gestion

Dans le but de coordonner le déploiement d’une stratégie de tourisme durable à l’échelle d’un territoire, une équipe de gestion doit être mise en place au sein des employés de l’OGD. GSTC suggère que certains d’entre eux détiennent une expertise dans le domaine. Si ce n’est pas le cas, l’organisation recommande de travailler avec une personne externe. Avant d’établir un plan d’action avec les tâches à réaliser et les dates butoirs, il convient de réaliser une veille sur les destinations déjà reconnues dans ce secteur. Cela permet de s’inspirer des meilleures pratiques. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la stratégie de gestion que la Slovénie a mise en place, vers un tourisme plus durable.

strategie_tourisme_durable

Source : Global Sustainable Tourism Council

2) La consultation des parties prenantes

Le maintien de l’équilibre entre les besoins des communautés, le développement économique, l’héritage culturel et l’environnement est essentiel à la réussite de cette stratégie. Afin que tous les acteurs concernés puissent se prononcer et soient en accord avec le plan d’action, le comité de gestion doit solliciter les personnes impliquées, et ce, tout au long de la démarche. Cette consultation permet également de recenser les initiatives déjà présentes sur le territoire et de mieux évaluer les adaptations à considérer.

3) L’accompagnement des entreprises et des organisations

Une destination ne peut être qualifiée de durable qu’avec l’implication de ses entreprises et de ses organisations touristiques. Dans le but d’assurer une vision commune, le comité de gestion doit donc effectuer un suivi auprès des acteurs touristiques. Il pourra ainsi leur vulgariser les principaux concepts et vérifier que ceux-ci sont bien assimilés. Les organisations sont aussi appelées à s’entraider puisqu’elles doivent passer par les mêmes étapes.

Un bon exemple est celui de l’Île Maurice qui a donné des formations aux diverses parties prenantes. Que ce soit pour les hôtels, les voyagistes, les taxis, etc., le but est de bien implanter la stratégie à l’échelle de la destination.

4) L’évaluation des résultats

À quoi bon mettre en place une nouvelle stratégie, si on ne peut pas connaitre les résultats escomptés ? Dès le début, il faut penser à identifier des indicateurs qui permettent d’apprécier les impacts socio-économiques, culturels et environnementaux. Le diagnostic doit généralement être effectué tous les deux ans et l’issue doit être rendue publique sur le site web de la destination.

Si vous optez pour l’acquisition d’une certification, les critères d’évaluation à prendre en compte vous seront communiqués. À titre d’exemple, voici quelques-uns des indicateurs sociaux et économiques utilisés par l’archipel des Açores, déclaré comme destination durable par Eartcheck en 2019 : la progression de l’emploi pour les résidents dans le secteur de l’hébergement et de la restauration ; le nombre de familles ayant pu profiter de la croissance économique du tourisme ; ainsi que la diminution consécutive du taux de saisonnalité. Par ailleurs, les économies en CO2, en eau d’usage, et la réduction des déchets des bâtiments touristiques sont des indicateurs se référant plutôt au pilier environnemental.

5) La promotion de ses actions

Une fois que les entreprises et les organisations à l’échelle du territoire ont mis en place les bonnes pratiques, il ne reste plus qu’à se positionner comme une destination en tourisme durable. Quatre volets sont alors abordés.

Le premier concerne la création d’une campagne nationale qui s’attache à inciter les résidents à redécouvrir leur pays ou leur région et à devenir de fiers ambassadeurs. Le deuxième volet touche la promotion à l’international, et par conséquent à la communication de l’offre touristique aux visiteurs. Afin de souligner qu’il est le premier archipel au monde à avoir été certifié en tourisme durable, l’archipel des Açores a lancé une vidéo où plusieurs acteurs de l’industrie parlent de leur participation dans le processus.

Source : Azores DMO

Le troisième volet promotionnel consiste à fournir un guide à l’intention des parties prenantes de l’industrie. Ainsi, ces dernières ont la possibilité de suivre les principales lignes directrices de la campagne marketing et dès lors de renforcer l’image de marque de la destination.

Finalement, le quatrième volet, mais non le moindre, porte sur la création d’un plan de communication qui s’intéresse à sensibiliser les voyageurs à adopter de bonnes pratiques. L’Islande a d’ailleurs conçu une série de vidéos sous la bannière Iceland Academy, par le biais de laquelle une capsule sur le tourisme responsable a été diffusée. Les vacanciers sont aussi amenés à respecter un serment avant d’arriver, comme c’est le cas pour plusieurs autres destinations telles que la Nouvelle-Zélande ou les Îles Palau.

L’utilisation du storytelling dans la vidéo de Thompson Okanagan Tourism Association permet pour sa part de renforcer l’attachement à la région et d’inciter les gens à signer ledit serment à la fin du visionnage. Cette région est d’ailleurs la première à avoir été reconnue en tourisme durable dans les Amériques.

Source : Thompson Okanagan Tourism Association

À retenir

Établir une stratégie en tourisme durable pour une destination demande de l’investissement et de la collaboration avec toutes les parties prenantes de la région. Il s’agit d’un processus à développer sur quelques années, mais qui est bénéfique sur le long terme. Il en découle une vision commune qui d’un côté attire les touristes ayant les mêmes valeurs que celles véhiculées par l’OGD, et qui de l’autre vient renforcer le sentiment d’appartenance des résidents et des organisations touristiques qui travaillent de concert.

Quels attraits culturels et naturels voudriez-vous préserver ?

Qu’est-ce qui fait votre fierté et comment pourriez-vous protéger cet héritage ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

 

 

Catégories
Gestion Ressources humaines

Retour au travail : l’employé au cœur de la démarche

Le déconfinement se poursuit un peu partout dans le monde et au Québec. Pour plusieurs secteurs, cela signifie le retour des employés sur leur lieu de travail. Bien que le gouvernement du Québec recommande de maintenir le télétravail le plus longtemps possible, la reprise des activités in situ nécessite une adaptation sanitaire et organisationnelle pour les entreprises touristiques. Pour ne rien laisser au hasard, avez-vous pensé à une stratégie de retour au travail ? Voici certains aspects importants à considérer.

La santé, la sécurité et l’intégrité physique des employés

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et sécurité au travail (CNESST) proposent des consignes générales pour tous les types d’entreprises. Le CQRHT, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, les associations touristiques sectorielles et régionales, l’ITHQ et le gouvernement du Québec fournit un plan de sécurité sanitaire COVID-19 de l’industrie touristique. Il comprend un tronc commun regroupant des explications, des directives et des outils pratiques tels que des formulaires et des listes de vérification en plus de guides et de trousses par secteur d’activité.

Planifier l’organisation du lieu et du temps de travail

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) effectue plusieurs suggestions aux employeurs dans son guide sur le retour au travail. En voici quelques-unes.

L’organisation du lieu

Les entreprises doivent évaluer la disposition des espaces pour respecter la règle de distanciation physique de deux mètres et pour appliquer les mesures d’hygiène.

  • Postes de travail 
    • Si possible, modifier la configuration des postes de travail ;
    • Éviter de réaliser des tâches dans les espaces partagés, sinon installer des cloisons ou distribuer des équipements de protection individuelle ;
    • Fournir le matériel nécessaire pour désinfecter régulièrement les surfaces.
  • Espaces communs 
    • Restreindre l’accès et déterminer le nombre de personnes à la fois pouvant les fréquenter ;
    • Nettoyer plus souvent les espaces s’ils sont fréquentés par des visiteurs.
  • Matériel de bureau partagé 
    • Prévoir le nettoyage des équipements communs après chaque utilisation.

Le gouvernement du Québec offre des affiches gratuites à installer sur les lieux de travail pour réaliser la promotion des bonnes habitudes d’hygiène.

L’organisation du temps

  • L’évaluation des compétences des employés. Planifier les formations pour développer les habiletés et pour s’assurer qu’ils aient le temps nécessaire pour s’adapter aux nouvelles procédures. Favoriser la polyvalence dans l’éventualité où ils doivent remplacer un collègue malade.
  • L’identification des moments où la règle de distanciation physique sera difficile à respecter (arrivée et départ, repas, etc.). Répartir les tâches ou prolonger les plages horaires afin de réduire le nombre de travailleurs dans un même lieu et d’éviter les interactions.

Le dialogue et de la diffusion de l’information : un duo stratégique

La communication s’avère un élément clé dans le processus de retour au travail. Comme l’affirme le CRHA, les entreprises doivent informer les employés des nouvelles procédures avant leur retour. Cela permet d’expliquer leur pertinence et de s’assurer de leur compréhension. Ainsi, les probabilités que l’équipe respecte les consignes et adhère au changement seront meilleures.

La transmission de renseignements et de directives claires bâtit la confiance entre les gestionnaires et les employés. Il s’agit également d’une occasion de calmer les inquiétudes et de réduire le stress du personnel en plus de pouvoir répondre à leurs questions et d’écouter leurs préoccupations.

Veiller à la bonne santé psychologique des employés

Le retour au travail engendre des risques physiques et menace la santé mentale en amenant son lot de questionnements et d’insécurité. Une entreprise doit considérer que la pandémie peut créer du stress, de la peur, de l’angoisse et de l’anxiété chez ses employés.

Les gestionnaires doivent se montrer compréhensifs envers les travailleurs touchés par la situation.

Les pratiques de gestion impactent énormément la santé psychosociale des salariés, selon Nucléi Conseils. Dans un contexte de crise, il devient encore plus essentiel d’y consacrer du temps et de l’énergie. Pour y parvenir, la firme suggère d’appliquer trois facteurs de protection pour un retour durable développés par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité au travail. Un plan de reprise en dix questions intègre ces facteurs et favorise une rentrée au travail réussie.

Divers outils comme des mesures de conciliation travail-famille ou encore des programmes d’aide aux employés permettent aux gestionnaires de détecter et de répondre aux besoins du personnel.

Le syndrome du survivant

Malheureusement, la pandémie de la COVID-19 a causé plusieurs pertes d’emplois. Avez-vous pensé que les employés encore en poste pouvaient souffrir d’une détresse psychologique ? Il peut s’agir du syndrome du survivant. D’après Jean-François Ouellet, CRHA, « il s’observe à plusieurs signes tels que colère, culpabilité, sentiment d’injustice, méfiance envers la direction, démotivation, surcharge de travail, baisse de productivité, cynisme, épuisement et départ des employés compétents ». Minimiser les impacts de ce syndrome risque d’affecter à long terme la performance de l’équipe et le climat de travail.

Et si le retour au bureau signifiait de rester à la maison ?

Le télétravail peut devenir la nouvelle réalité pour certaines personnes. Cela comporte plusieurs défis pour les employés et les gestionnaires afin de maintenir l’efficacité des troupes.

 Le Réseau de veille a publié des textes à ce sujet :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

Source de l’image à la une : Pexels

Catégories
Segments de clientèles

TOURISME D’AFFAIRES : REGAGNER LA CONFIANCE DU VOYAGEUR

L’organisme international Global Business Travel Association (GBTA), qui compte des membres dans plusieurs régions du monde, révèle que 80 % de ceux-ci considèrent mettre les voyages d’affaires intérieurs à l’agenda prochainement. Près des deux tiers envisagent les déplacements au Canada dans un avenir rapproché.

Facteurs nécessaires à la reprise

Bien que les entreprises soient prêtes à faire voyager leurs travailleurs, elles le feront sous certaines conditions. Selon le sondage de la GBTA réalisé du 13 au 16 mai 2020 auprès de 1705 compagnies membres, les six facteurs nécessaires pour que les gestionnaires se sentent à l’aise à l’idée de séjours d’affaires pour leurs employés sont les suivants (énoncés considérés comme étant importants/très importants par au moins 85 % des répondants) :

  • Déclin du nombre de nouveaux cas ;
  • Levée des restrictions gouvernementales ;
  • Accessibilité d’un traitement antiviral réduisant les risques de mortalité ;
  • Mesures favorables de la part des institutions de la santé publique ;
  • Disponibilité d’un vaccin contre la COVID-19 ;
  • Levée des consignes de confinement.

Rebâtir la confiance

Mais les employés, eux, seront-ils prêts ? Une enquête effectuée le 8 mai dernier par MMGY révèle que 22 % des touristes américains ont hâte de voyager à nouveau pour le travail, lorsque la crise sera passée. Cette proportion est en baisse par rapport aux deux vagues précédentes de sondage. Cette même enquête dévoile que 19 % d’entre eux envisagent la possibilité de réaliser un déplacement d’affaires dans leur pays au cours des six prochains mois, un pourcentage également en chute par rapport aux données recueillies durant mars et avril. La confiance à l’idée de voyager pour le travail est-elle en train de s’effriter ?

Mesures attendues

Selon plusieurs experts du milieu du tourisme d’affaires, la reprise sera conditionnelle à cette confiance. L’agence de voyages d’affaires BCD Travel a interrogé les principaux intéressés. Les résultats démontrent la nécessité d’assurer un environnement sécuritaire pour gagner la confiance des voyageurs d’affaires. Le tableau ci-dessous illustre les mesures auxquelles ils s’attendent pour la reprise de leurs déplacements.

nouveau_tableaux_affaires_relance

La sécurité a pris le dessus sur le service.

Pour rassurer les voyageurs, les organisations devront ainsi communiquer efficacement les mesures mises en place, quitte à créer une page Web dédiée sur leur site. La sécurité a pris le dessus sur le service.

Reprise des événements d’affaires et des réunions

En toute logique, ce sont les réunions d’entreprises rassemblant un petit nombre de personnes qui recommenceront en premier, bien avant les congrès réunissant de grands groupes. Le retour de ces événements d’envergure nécessitera probablement l’arrivée d’un vaccin, tel que le rapporte Destination Canada à la suite de l’analyse de plusieurs sondages dans le milieu.

Les technologies numériques joueront un rôle de premier plan dans cette relance. Le volet virtuel occupera une place considérable dans ces événements en face-à-face, entre autres pour intégrer davantage de participants et y inclure d’autres options permettant de rehausser l’expérience.

Néanmoins, les réunions en personne renforcent les liens et favorisent les relations de confiance. Cela pourrait s’accentuer après la pandémie, alors que les gens ressentiront d’autant plus le besoin de rencontrer à nouveau leurs pairs, le tout dans des conditions sécuritaires.

À l’heure actuelle, les planificateurs d’événements préfèrent des communications avec les fournisseurs visant à maintenir les relations plutôt que dans une optique de vente, toujours selon l’analyse de Destination Canada. Le partage de l’information entre ces partenaires concernant les mesures pour favoriser la sécurité est de mise, qu’il s’agisse des hôtels, des moyens de transport, des centres de congrès, des services de traiteurs, des restaurants, etc.

Des rencontres de courte durée, locales et avec peu de participants

Les préparatifs pour les premiers événements d’affaires comprennent de nombreux enjeux. Pour une reprise sécuritaire et graduelle, voici des astuces partagées par un épidémiologiste impliqué dans l’élaboration de mesures sanitaires à Las Vegas :

  • Favoriser les petits événements (maximum 50 participants), ils sont plus faciles à contrôler ;
  • Prioriser les événements composés de participants locaux seulement ;
  • Organiser des réunions/séances de 30 minutes maximum ;
  • Limiter à une journée (préférablement une demie) la durée totale de l’événement ;
  • Exiger le port de masques ;
  • Éviter de tester les participants à l’entrée. Une telle opération demande du temps d’attente qui peut provoquer la transmission du virus le cas échéant.

Des rassemblements possibles ailleurs dans le monde

La levée des restrictions de confinement se déploie dans plusieurs pays européens et asiatiques. En matière d’assouplissements pour les rassemblements, voici quelques exemples :

  • L’Italie bannit tout événement intérieur pour le reste de l’année, mais les permet à l’extérieur jusqu’à 1000 participants.
  • En Allemagne, les foires commerciales figurent sur la liste des activités (peut-être) envisageables sous peu, contrairement aux rassemblements de masse qui demeurent interdits au moins jusqu’à la fin août.
  • L’Autriche comptent autoriser les événements qui regroupent jusqu’à 1000 participants à compter du 1er août.
  • Dans l’État américain de l’Indiana, il sera possible d’organiser des événements rassemblant jusqu’à 250 participants à partir du 14 juin.
  • La Chine permet à nouveau les foires commerciales et les conférences.

Il règne beaucoup de confusion sur la reprise des voyages d’affaires. La confiance demeure la clé. Cela passe par le respect des restrictions gouvernementales, par la mise en place de mesures claires et comprises de tous dans les organisations et la réassurance auprès des clients et des employés.

 

Image à la une : Unsplash

Catégories
Produits et activités

VASTE ENQUÊTE AUPRÈS DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE : PORTRAIT DE L’AGROTOURISME ET DE LA RESTAURATION

Du 9 au 27 avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a mené une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme dans la province. L’échantillon se compose de 2977 organisations touristiques québécoises, dont 250 appartiennent au secteur agrotouristique ou agroalimentaire et 238 à celui des restaurants, bars et cafés. Les données présentées révèlent la situation des entreprises au cours de cette période.

Profil des entreprises

infographie

Les impacts de la crise

Bien que tous les secteurs ressentent les impacts catastrophiques et très négatifs de la crise sur leurs affaires, notamment les congrès (100 %), la restauration (85 %), les festivals et événements (83 %) et l’hôtellerie (83 %), l’industrie agrotouristique est également touchée, mais dans une moindre proportion (53 %, voir le graphique 1).

impact_crise_agrotourisme

Cela peut s’expliquer par le fait que les trois quarts des entreprises agrotouristiques et agroalimentaires sondées sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement comparativement à 43 % des restaurants, des cafés et des bars. Dès lors, les deux tiers des entreprises agrotouristiques ont maintenu leurs activités dans une proportion d’au moins 50 %, alors que 72 % des restaurateurs et des propriétaires de bars ou de cafés sont demeurés ouverts à moins de 25 % de leur capacité.

Ces fermetures totales ou partielles ont engendré des pertes financières allant jusqu’à 40 % par rapport au 1er trimestre de 2019 pour la moitié des exploitants agrotouristiques ou agroalimentaires de l’échantillon (voir le graphique 2). Celles subies par les restaurateurs s’échelonnent plutôt jusqu’à 50 % pour la même proportion d’entreprises et 16 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 à 100 % de leur chiffre d’affaires. Cette situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt, surtout pour les restaurateurs puisque 78 % d’entre eux ont suspendu leurs activités pour le printemps. Toutefois, les deux tiers (65 %) d’entre eux comptent reprendre leurs opérations pour la saison estivale.

pertes_financieres_agrotourisme

Mesures mises de l’avant

Plus des trois quarts des restaurants, des bars et des cafés ont déjà mis à pied du personnel permanent ou contractuel, soit beaucoup plus que l’ensemble de tous les secteurs confondus. D’ailleurs, ils ont amorcé un éventail de mesures pour atténuer les impacts financiers de la crise dans de plus fortes proportions que toutes les autres catégories d’entreprises (voir le tableau 1). Malgré cela, près de trois restaurateurs sur quatre (74 %) soulignent avoir besoin de liquidités dans le prochain mois comparativement à 56 % des exploitants agrotouristiques (voir le tableau 2).

mesures_rh_agrotourisme

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

liquidites_agrotourisme

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Des organisations inquiètes et un optimisme mitigé pour la reprise

Les restaurateurs et les exploitants de bars et de cafés se sentent moins outillés que les entreprises agrotouristiques pour faire face à la crise, la moitié des répondants mentionnant même être perdus devant la situation (voir le graphique 3). Ils prévoient un retour à la normale plus tard que les entreprises agrotouristiques et même que celles des autres secteurs touristiques.

Bien que plus de la moitié des sondés de l’industrie agrotouristique et de la restauration croient qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude, tout de même trois personnes sur dix estiment qu’ils seront plus nombreux.

graphique3_relance_agrotourisme

Que réserve l’avenir

Les restaurateurs sont prêts. Selon un récent sondage réalisé du 6 au 11 mai par l’Association Restauration Québec (ARQ) auprès de 1 217 gestionnaires, près des trois quarts des répondants (72 %) soulignent qu’ils souhaitent rouvrir, même avec une capacité réduite à 50 %. Jusqu’à maintenant, ils ont été proactifs afin de faire face à la situation actuelle et ils comptent, à court ou moyen terme, apporter des changements à leur modèle d’affaires, principalement en développant ou en augmentant l’offre de mets à emporter (56 %), les commandes en ligne (34 %) ou un service de livraison (31 %). Par ailleurs, une rencontre s’est tenue avec la CNESST et la Santé publique pour discuter d’un projet de guide des normes sanitaires entre autres pour le secteur de la restauration et des bars. Un plan de sécurité sanitaire pour le secteur de l’agrotourisme et du tourisme gourmand est en cours de validation auprès d’organismes responsables et il sera déposé auprès de l’Institut national de la santé publique pour approbation finale. Pour reprendre leurs activités, toutes les entreprises devront faire la preuve qu’elles sont en mesure de protéger leurs clients, leurs travailleurs et leurs fournisseurs.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Catégories
Produits et activités

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

Profil des répondantsinfographie_vf

Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

pertes_financieres_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

mesures_rh_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

relance_activites_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

achalandage_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Unsplash

Catégories
Hébergement

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : portrait de l’hébergement touristique

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. Sur ces répondants, 912 sont des gestionnaires d’hébergements touristiques, hors campings et pourvoiries. À ce moment-là, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était alors en vigueur. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait de la situation à une période donnée.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur l’hébergement touristique, les mesures adoptées ainsi que les perceptions concernant les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

Composition de l’échantillon

Les hébergements ayant complété le sondage sont principalement des résidences de tourisme (30 %), des hôtels de 4 à 39 chambres (23 %), des gîtes touristiques (20 %) et des hôtels de 40 à 99 chambres (11%). Les résultats liés aux campings et aux pourvoiries ont été affiliés au secteur du plein air. Sur l’ensemble des répondants à l’enquête, près du tiers (31 %) représente le secteur de l’hébergement.

graphique_1_vf

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Répartition géographique des répondants

carte_hebergement

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les établissements d’hébergement sondés sont majoritairement situés dans la région de Québec (12 %), dans les Cantons-de-l’Est (11 %) et en Mauricie (9 %). Toutes les régions touristiques sont cependant représentées par l’enquête.

profil_repondants_enquete

Les impacts de la crise

L’impact de la COVID-19 se fait particulièrement ressentir dans les opérations des hébergements touristiques. Bien que considérés comme services essentiels, les hôtels subissent les conséquences de la fermeture des frontières et du confinement intra-Québec. Ainsi, la quasi-totalité des hébergements (96%) a reçu des annulations ou des reports de réservation de la part de leur clientèle. Pour ces derniers, il s‘agit pour 84 % des cas d’annulations et 16 % de reports. En outre, trois quarts des répondants ont réduit leurs heures d’opération et la plupart (91%) affirment avoir maintenu moins de 25 % de leurs activités.

Ces dernières semaines, la presse a relaté de nombreux exemples d’hôtels ayant redéfini ou adapté leurs activités. Certains se transforment en espace de travail, d’autres proposent leurs services à des personnes dans le besoin ou au personnel médical. Les résultats du sondage suggèrent toutefois que seuls 17 % des hôtels sondés ont réorienté ou diversifié leurs activités.

Au moment de l’enquête, la majorité des hôteliers (61 %) jugent catastrophique l’impact de la crise sur leurs affaires, une proportion plus élevée que dans les autres secteurs de l’industrie. La situation semble plus problématique pour les hôtels de moyenne et de grande taille que pour les autres types d’hébergement. Une forte majorité (84 %) des établissements interrogés avaient suspendu ou fermé leurs activités pour la saison printanière, cette proportion s’élève à 29% pour la saison estivale.

impact

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les ressources humaines

Cette situation exceptionnelle requiert des mesures exceptionnelles en matière de ressources humaines. En avril, la moitié (49 %) des établissements a mis à pied du personnel permanent ou contractuel, et 69 % ont même mis à pied 75 % ou plus d’employés par rapport à leur masse salariale habituelle. Parmi l’ensemble des établissements sondés, les hôtels de plus de 40 chambres sont les plus durement touchés. Environ 9 établissements sur 10 ont effectué de telles mises à pied.

En moyenne, 28 employés ont été mis à pied par hébergement touristique, dont 19 permanents et 9 saisonniers. De plus, 29 % des répondants ont effectué un gel d’embauche (saisonnier ou annuel) et 43 % ont été contraints de réduire les heures travaillées de leur personnel.À nouveau, les plus grands établissements sont les plus touchés, principalement les hôtels de 200 chambres et plus.

Des pertes financières importantes

En avril 2020, les pertes financières pour les mois de janvier à mars étaient les suivantes :

pertes_financieres

Ces chiffres restent relativement constants en fonction des différents types d’hébergements. En ce qui concerne les réserves de liquidité à plus long terme, globalement ce sont 35 % des hébergements qui disent être en mesure de se maintenir pour quelques mois et 20 % qui ont besoin d’aide immédiatement. Toutefois, 55% des hôtels de plus de 200 chambres disent pouvoir subvenir à leurs besoins pour plusieurs mois et 10 % ont besoin d’aide de manière urgente.

Par ailleurs, la moitié des hébergements ont dit avoir annulé ou reporté un investissement prévu et 44 % ont établi une entente de report de paiement envers au moins un fournisseur ou prestataire de services. Seuls 20 % ont en revanche contracté un prêt.

Un avenir incertain

 Les hôteliers se disent relativement dépourvus face à la crise dans 40 % des cas. Environ un tiers des répondants souhaite avoir accès aux outils de soutien suivants :

  • Conférences virtuelles/webinaires;
  • Services-conseils personnalisés à distance;
  • Boîtes à outils;
  • Discussions en direct à distance;
  • Information appliquée au domaine touristique;
  • Communauté en ligne regroupant les acteurs touristiques pour partager leurs enjeux et solutions relativement à la crise;
  • Information appliquée au domaine touristique (pour 2/3 des répondants).

Dans une optique plus globale, 8 répondants sur 10 s’inquiètent des impacts financiers, et plus globalement d’une perte durable de clientèle touristique (78%), d’une récession économique mondiale (70%), ainsi que d’une baisse de consommation des ménages (56%).

Ces craintes sont accompagnées d’un discours pessimiste pour les deux tiers des répondants quant à la réouverture des frontières le 1erjuillet.

graphique_final_vf

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Malgré toutes ces constatations, le discours reste mitigé sur les activités estivales. En effet, 46 % des répondants pensent qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude et 39 % envisagent le contraire.

De plus, 45 % des établissements sondés croient en une reprise d’activité d’ici les 6 prochains mois. Ceci témoigne à la fois d’une grande incertitude, mais aussi de beaucoup d’espoir de la part des hôteliers quant à la saison touristique 2020.

retour_a_la_normale

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Catégories
Hébergement

Hébergement : techno et mesures sanitaires

Afin d’envisager la reprise de ses activités, l’industrie hôtelière doit se préparer à implanter de nouvelles mesures sanitaires et à rassurer ses clients lors de leur retour. Les possibilités offertes par la technologie dans le cadre de la gestion de la distanciation sociale et de l’hygiène constituent une réponse à ces enjeux.

Plusieurs chaînes d’hôtels, comme Hilton ou Marriott, ont déjà communiqué un plan de gestion sanitaire comprenant des innovations technologiques. Lors d’un webinaire, Mingus Software, entreprise qui a conçu le logiciel de gestion hôtelière Hotello, s’est également intéressée aux quatre points de contact de l’hôtel au sein desquels divers outils technologiques peuvent contribuer à régler des problématiques liées à l’hygiène.

La réception

La réception, où se font entre autres l’enregistrement, le paiement, la gestion des clés et le départ, est le premier point de contact physique entre les clients et l’établissement. Pour ce premier lieu, voici des options technologiques à envisager pour réduire les risques de contamination :

  • Les modalités du séjour et la fiche client peuvent être transmis en amont au client par courriel, limitant ainsi les échanges de stylos avec le réceptionniste.
  • L’enregistrement peut être effectué à l’aide d’une borne ou en ligne. Cette dernière solution semble avantageuse, car il s’agit d’un système automatisé qui permet une acceptation des conditions en amont et une heure d’arrivée précise lorsque la chambre est prête. Les logiciels de gestion hôtelière (Property Management System) mobiles constituent une alternative sans contact physique au comptoir traditionnel. Que les enregistrements et les départs soient réalisés directement sur le téléphone cellulaire ou sur une borne tactile, les systèmes de reconnaissance faciale et de scanneur pour les pièces d’identité minimisent les contacts et permettent la distanciation sociale.
  • La borne d’enregistrement est également en mesure de générer des clés directement sur l’appareil mobile des clients. Ceci limite considérablement la transmission de germes sur l’interface physique et la gestion de leur désinfection, puisque le client peut accéder à sa chambre avec son cellulaire. Des hôtels des groupes Marriott et Hilton travaillent actuellement sur des standards sanitaires, notamment sur l’enregistrement, la clé virtuelle et bien d’autres services à partir du téléphone cellulaire.
  • La prise de paiement peut passer par un acompte avant le séjour, ce qui nécessite d’ajuster les politiques de l’hôtel, ou par le sans-contact.

Des thermomètres et des caméras thermiques

Pour pousser un peu plus loin les mesures de contrôle, des hôtels s’équipent de thermomètres infrarouges afin de prendre la température du personnel mais aussi des clients, au besoin. D’autres établissements choisissent d’installer des caméras thermiques aux points d’entrée. Les employés en poste peuvent intervenir si le seuil limite fixé est dépassé. Le client peut alors être invité à se rendre dans un espace privé où il pourra se soumettre à un second examen.

L’entretien ménager

L’entretien ménager est le deuxième point chaud en matière de contacts physiques au sein de l’hôtel. Poignées de portes, salle de bain, télécommandes, cintres, etc., ce volet nécessite une gestion minutieuse tant au niveau des équipes de nettoyage que de la succession de clients qui se partagent les mêmes espaces.

Chambres autonettoyantes et recours aux ultraviolets

Plusieurs avancées technologiques permettent de désinfecter des lieux de façon efficace et en limitant les dangers pour le personnel. Certains hôtels sont équipés de chambres autonettoyantes, dans lesquelles une solution désinfectante inodore, non nocive pour l’environnement, est vaporisée. Des hôtels de Copenhague (Brøchner Hotels), réputés pour leur approche écoresponsable, en font l’utilisation.

L’éclairage à rayons ultraviolets permet aussi de tuer les virus lorsqu’utilisé adéquatement. Certains hôtels, comme le Westin Houston Medical Center ont recours à des robots projetant des rayons UV pour désinfecter les chambres. Hilton et Marriott travaillent également sur l’ajout de pulvérisateurs électrostatiques et lumière ultraviolette, notamment pour la désinfection des clés.

http://veilletourisme.s3.amazonaws.com/2020/05/rsz_passeport_sante.png

Source : Passeport Santé

La restauration

En ce qui a trait à la restauration au sein de l’hôtel, même si l’établissement décidait de bannir les banquets, la transmission de microbes peut s’effectuer lors du service aux tables ou de la facturation. Pour remédier à ces enjeux, Hotello propose deux solutions technologiques.

  • Le paiement sans contact ou la facturation des repas directement sur la note de la chambre sont préconisés. Ceci nécessite par contre d’avoir une interface entre le système de point de vente du restaurant et le logiciel hôtelier.
  • Pour la livraison à la chambre, les hôtels pourraient envisager de s’équiper de robots afin d’éviter la consommation de nourriture dans les espaces communs. C’est le cas de l’Hôtel Monville qui depuis 2018 utilise ces engins pour assurer le service aux chambres.

Le travail à distance et la communication avec les clients

Pour réduire le nombre de personnes sur place, on pourrait imaginer qu’une partie du personnel hôtelier non essentiel sur le terrain ainsi que les systèmes informatiques soient délocalisés de la structure physique de l’hôtel. Pour assurer la communication avec les clients en cas de situation urgence ou de requête pendant le séjour, un service de clavardage en direct permettrait de répondre aux besoins des clients en évitant tout contact physique.

Malgré l’absence de directives de santé publique claires et les coûts importants que peuvent représenter les investissements technologiques pour les hôteliers, il importe de considérer certaines options afin de pouvoir reprendre les activités dans un cadre sécuritaire pour les employés comme pour les clients.

 

Source de l’image à la une : Pexels

Catégories
Gestion

Penser à sa marque employeur en période de crise

La marque employeur se définit comme l’ensemble des actions et des leviers qui servent à mobiliser et à fidéliser ses employés ainsi qu’à attirer de nouveaux candidats. Il s’agit d’un processus continu. Il ne faut pas s’y intéresser seulement lors du recrutement.

En cette période de crise de la COVID-19, la manière dont un gestionnaire gère la situation possède un impact sur sa marque employeur. Il s’avère essentiel de s’en préoccuper pour garder ses ressources en place, mais aussi lorsqu’il sera temps d’engager de nouveaux travailleurs une fois la relance enclenchée. Certains gestes peuvent avoir un effet à long terme sur l’image de l’entreprise. Y avez-vous pensé ?

L’expérience employé, votre image en tant qu’employeur

Vos travailleurs sont vos plus grands ambassadeurs, ne négligez pas leur expérience. Elle doit être au mieux en toute circonstance, même en période de crise. Comme le rappelle l’Ordre des conseillers en ressources humaines agrées du Québec (CRHA), pour de nombreuses personnes, cette épreuve sera un moment de vérité déterminant dans la relation employeur-employé.

Si les mises à pied sont inévitables…

Dans le cadre d’une conférence pour le CRHA, la firme spécialisée en ressources humaines HRM Groupe estime que la marque employeur est aussi à considérer lorsque l’ultime solution est la mise à pied temporaire ou permanente. Les entreprises doivent faire preuve d’humilité, d’humanité et de leadership à travers quatre concepts :

 

Pour d’autres conseils de gestion en période de télétravail, le Réseau de veille en tourisme vous invite à consulter les articles suivants :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

 

Source de l’image à la une : Pexels

Catégories
Gestion

La restauration et l’agrotourisme durant la crise

Des plateformes pour acheter et manger local

Depuis le début du confinement, de multiples plateformes en ligne ont vu le jour pour favoriser la nourriture et l’achat locaux. lepanierbleu.ca, peut-être la plus connue puisqu’elle fut annoncée par le premier ministre François Legault, encourage les consommateurs québécois à acheter local par l’entremise du site Web. Il en existe plusieurs autres, en voici quelques exemples :

  • Créée par Tourisme Toronto, To go Toronto présente l’offre de prêt-à-emporter et de livraisons. Plutôt que de chercher dans plusieurs applications, le site Web propose aux habitants une ressource actualisée d’options culinaires et fournit aux entreprises de Toronto un outil pour les aider à gérer la crise. Les restaurants peuvent y participer gratuitement.
  • Sauve ton resto vise à soutenir les restaurateurs français pendant la pandémie. Le principe est simple : les appuyer maintenant, se régaler demain. Le consommateur choisit un établissement sur la plateforme, parmi la centaine actuellement référencée, sélectionne une offre (menu, bon cadeau), la paye… et en profitera à la levée du confinement. Le restaurateur reçoit l’argent immédiatement.
  • La région de l’Occitanie, en France, a créé une plateforme gratuite qui recense plus de 800 producteurs et commerçants qui effectuent la livraison à domicile. Face au succès rencontré, Solidarité Alimentation Occitanie devrait continuer à fonctionner au-delà de la crise sanitaire.
  • Le site Web du Tourisme en Tarn-et-Garonne propose l’espace « Se régaler pendant le confinement » qui met de l’avant ceux qui livrent leurs produits, incluant produits locaux, fermiers et artisanaux, chez les particuliers.

acheter_local_agrotourisme

Source : Tourisme Tarn-et-Garonne

  • Tout dernièrement, le MAPAQ a annoncé une aide de 50 000 $ à l’Association des marchés publics du Québec pour la création d’une plateforme numérique transactionnelle afin de faciliter l’achat de produits locaux.

L’aide aux producteurs agricoles s’organise

Le monde agricole est durement touché par la pandémie qui sévit sans répit en ce moment. Partout, gouvernements et organisations se mobilisent pour appuyer cette industrie qui risque fort de manquer d’une main-d’œuvre indispensable puisque les travailleurs étrangers tardent à arriver. Pour pallier cette difficulté :

  • Le gouvernement du Québec offrira 100 $ de plus par semaine à tous ceux qui iront travailler dans les champs cet été afin d’inciter les employés actuels à y rester et ceux qui sont en chômage à occuper ces emplois.
  • La Financière agricole du Québec (FADQ) adapte ses programmes aux conditions particulières dues à la COVID-19. Elle procure également un délai supplémentaire aux producteurs pour réaliser leurs semis sans être pénalisés. Financement agricole Canada a elle aussi instauré des mesures pour s’assurer que les producteurs, les agroentrepreneurs et les transformateurs de produits alimentaires aient accès aux fonds nécessaires pour poursuivre leurs activités durant ces moments difficiles.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada fournira une aide de 50 millions de dollars aux producteurs agricoles et aux entreprises agroalimentaires tenus de faire respecter une période d’isolement obligatoire de 14 jours aux travailleurs étrangers temporaires (TET) avant de commencer à travailler. Cette aide correspond à 1500 dollars par employé. Ce programme est disponible tant que la Loi sur la quarantaine est en vigueur.
  • En France, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles a mis en ligne une plateforme de recrutement de travailleurs saisonniers. « Des bras pour ton assiette » a reçu plus de 200 000 candidatures pour les 5 000 agriculteurs inscrits. Cette main-d’œuvre sera répartie entre l’industrie agroalimentaire, la distribution et la logistique. Au Royaume-Uni, c’est plus de 30 000 personnes qui ont répondu à l’appel des agriculteurs.

Des campagnes marketing pour soutenir l’industrie

  • L’industrie de la bière s’est lancée dans la mêlée. D’abord, l’Association des microbrasseries du Québec a publié une vidéo qui encourage les consommateurs à faire une différence pour les travailleurs et l’économie en favorisant l’achat local, en buvant local. Et la brasserie Molson a créé la campagne « Virtual Happy Hour » où elle demande à des amis de se réunir virtuellement, de lever leur verre de bière (de n’importe quelle marque) puis d’effectuer une capture d’écran de leur apéro virtuel en utilisant le mot-clé #VirtualHappyHour tout en indiquant @MolsonCanadian et leur restaurant ou bar préféré. Pour le mois d’avril, les Canadiens qui réussiront ce défi recevront une carte-cadeau de 25 $ à échanger dans leur endroit de prédilection après le déconfinement.

Source : Youtube

  • Dans un mouvement historique pour sauver l’industrie de la restauration, plusieurs centaines de restaurateurs, chefs et célébrités à travers le Canada ont uni leurs forces pour soutenir CanadaTakeout et faire de chaque mercredi #TakeoutDay. Cette initiative encourage les Canadiens à commander des repas à leur établissement local préféré offrant une livraison. 
  • L’Union des producteurs agricoles (UPA) lance le mouvement Mangeons local plus que jamais ! pour favoriser l’achat de produits frais et locaux. Chaque semaine, les Québécois sont invités à visionner et à partager des témoignages de producteurs d’ici accompagnés du mot clé #LocalPlusQueJamais. Cette action est soutenue par une publicité, diffusée à la télévision et sur le Web.

Relance

À quoi ressemblera le secteur de la restauration au Québec après la crise ? Selon certains restaurateurs, la reprise sera probablement graduelle et comportera de la distanciation dans les cuisines et en salle à manger. Compte tenu des difficultés financières des restaurateurs, les équipes seront réduites. Il faudra repenser la réalité du travail et de l’expérience client, ce qui amènera peut-être de nouveaux modèles de restauration. Mais il faut s’y préparer dès maintenant. Pour relancer l’industrie, l’Association Restauration Québec a dévoilé ses recommandations. Ces propositions se répartissent en quatre thèmes:

  • Apport en liquidités (14 recommandations);
  • Redémarrage planifié des salles à manger et des terrasses (4 recommandations);
  • Assouplissements réglementaires pour permettre l’émergence d’innovations (9 recommandations);
  • Faire revenir les consommateurs dans les établissements (5 recommandations).

 

  • La Californie impose des mesures sanitaires aux restaurants en vue de leur réouverture, soit :
    • La prise de température des clients à la porte d’entrée ;
    • Le port du masque et de gants pour les serveurs ;
    • Une réduction de 50 % du nombre de tables pour augmenter la distance physique ;
    • Des cartes et des menus jetables.
  • La National Restaurant Association, aux États-Unis, publie un guide de réouverture des établissements. Les recommandations comprennent la désinfection des dessus de table entre chaque tablée, la mise au rebut des articles à usage unique comme les menus en papier et l’installation de pare-éternuements le long des buffets. Consultez-le ici.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.   

Les organismes à suivre en tout temps  

  • L’Association Restauration Québec offre des renseignements ainsi qu’une liste de diverses sources à consulter en lien avec les ressources humaines, la prévention et les précautions, de même que les mesures restrictives en vigueur.   
  • Restaurants Canada surveille de près les développements liés à la COVID-19 pour s’assurer que l’industrie dispose de tous les renseignements nécessaires associés à cette situation de santé publique.   
  • HRImag diffuse toutes les informations concernant la maladie à coronavirus et son impact sur les hôtels, les restaurants et les institutions.
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires.   
  • Le gouvernement du Québec diffuse des consignes et des directives concernant les restaurants, les commerces et les endroits publics ainsi que de nombreuses informations sur la maladie à coronavirus.   
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.  

Source de l’image à la une : Unsplash