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Le marketing de quartier pour proclamer son identité

On parle beaucoup de segmentation, voire d’hypersegmentation de la clientèle dans les approches marketing d’aujourd’hui. Mais on segmente aussi les territoires dont on fait la promotion. Il s’agit d’une des nombreuses pratiques référant au marketing territorial, telles qu’identifiées par Joël Gayet, fondateur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial de l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale d’Aix-en-Provence (IMPGT) et auteur de Place Marketing Trend. Plusieurs informations présentées dans cette analyse proviennent de ce document.

Des DMO segmentent leur territoire

On pourrait penser que la promotion touristique de Miami est un jeu d’enfant, qu’il est facile de vendre des palmiers et du soleil. Le président et CEO du Greater Miami Convention & Visitors Bureau (GMCVB), Bill Talbert, explique que la ville a cependant dû relever d’importants défis pour changer la perception de danger née durant la période mouvementée des années 1980 et 1990. En 2012, le GMCVB entame donc une démarche visant à amener les touristes à explorer les différents quartiers de la ville; des vidéos promotionnelles mettant en scène leurs résidents sont mises en ligne en 2015. Le grand nombre de visionnements des vidéos touchant la mode et la culture donne un aperçu de l’intérêt croissant pour ces activités. Cette démarche marketing influence aussi la revalorisation des quartiers. L’Historic Overtown, entre autres, qui a vu défiler les performances d’artistes tels que Nat King Cole, pourrait aujourd’hui être comparé au quartier new-yorkais d’Harlem il y a 20 ans. La tendance semble cependant s’inverser et ce n’est qu’une question de temps pour que le quartier retrouve son lustre d’antan, selon M. Talbert. Voici l’exemple de Coconut Grove. 

La démarche de valorisation des quartiers de Philadelphie s’apparente à celle de Miami. Pour certaines vidéos, on adopte aussi l’approche de la narration par un résident du quartier. En voici un exemple. 

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Source : Visit Philapelphia

Les villes de Montréal et de Québec segmentent aussi l’offre territoriale. Le site de l’Office de tourisme de Québec présente des sections très visuelles (photos et extraits vidéos en boucle) permettant de découvrir les différents secteurs de la ville, et les relie par une proposition d’itinéraire.

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Source : Québec ville et région

Des quartiers deviennent des destinations

À l’instar de plusieurs villes américaines qui ont identifié des quartiers par des acronymes, SoHo, à Manhattan, étant peut-être le plus connu (pour « South of Houston Street ») ou encore SoBe (pour « South Beach » à Miami), Paris a créé SoPi. South Pigalle a reçu son acronyme d’un journaliste et jouit maintenant d’une réputation qui lui est propre : un quartier branché et excitant. Ses hôtels et ses commerçants ne manquent pas de le mentionner dans leurs communications, crédibilisant ainsi la nouvelle image. SoPi intègre plusieurs éléments d’une stratégie de marketing territorial :

  • Une identité propre qui s’est façonnée notamment à l’époque où Toulouse-Lautrec et George Sand l’habitaient, caractérisée par l’esprit ouvert et festif qui y régnait et qui revit depuis quelques années, avec l’ouverture de bars et les nouvelles célébrités qui y résident (Jean-Paul Gauthier, Audrey Tautou, etc.).
  • Un apport considérable d’entreprises privées qui investissent et transforment l’offre commerciale.
  • Une reconnaissance par les médias qui s’emparent du concept et l’amènent plus loin.
  • De nouvelles offres telles que My SoPi HOTEL qui se positionnent autour du nom.

Le nouvel acronyme en vogue à New York est DUMBO (Down Under the Manhattan Bridge Overpass), surnom rendu célèbre par l’humoriste Jerry Seinfield. Site de manufactures durant plusieurs années, le quartier est progressivement devenu résidentiel. Bien situé et facilement accessible, ses principaux attraits sont deux parcs se trouvant sous les piliers des ponts de Brooklyn et de Manhattan qui offrent une vue magnifique sur l’île. On y projette régulièrement des films en plein air. Airbnb accorde une forte importance à la promotion des quartiers tendance et décrit DUMBO comme un « quartier ultra tendance qui redéfinit l’essence du chic décalé ».

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Source : AirBnB changer pour : Airbnb

Le Museums Quartier de Vienne est doté d’une marque unique : MQ. Ce vaste espace compte plusieurs musées et lieux culturels couvrant de multiples disciplines artistiques, des restaurants et des boutiques. Outre une offre exceptionnelle et une animation sans cesse renouvelée, MQ bénéficie d’une stratégie marketing efficace axée sur l’expérience.

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Des rues misent sur leur identité forte

Quelques rues de Montréal font l’objet d’une promotion spécifique. Le boulevard Saint-Laurent, aussi appelé la Main, présente des caractéristiques attractives, notamment sur le plan touristique, puisqu’il offre un réel voyage dans l’histoire de la ville et des vagues d’immigration qui l’ont forgée. La Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) a pour mission de veiller au développement économique, culturel et social de l’artère, entre la rue Sherbrooke et l’avenue Mont-Royal. Son financement provient des cotisations de plus de 600 places d’affaires situées sur son territoire. Cet axe sépare l’est et l’ouest de la ville, et constitue le point d’origine de la numérotation des immeubles. Du quartier chinois vers la Petite Italie en passant par les quartiers portugais et juif, on y croise des établissements mythiques qui façonnent l’identité de Montréal, comme les restaurants Schwartz’s et Moishes.

L’entreprise qui gère la rue de la République à Lyon s’est lancée dans une démarche de branding afin de développer l’offre commerciale et immobilière existante et d’attirer de nouvelles enseignes. Le plan d’action marketing et événementiel avait pour point de départ l’histoire et l’architecture de la rue. Le logo du lion est d’ailleurs en continuité avec le symbole de la ville et de sa marque d’attractivité OnlyLyon. La marque se décline de multiples façons : cartes d’affaires, papier en-tête, sacs recyclables, application mobile.

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Sources: : Lyonmag et Jean-Baptiste Vachon

Pensez-vous que certains quartiers ou rues de nos villes québécoises devraient bénéficier d’une image de marque et d’une stratégie marketing propres à leur identité?

 

Source de l’image à la une : ©Schwartz’s 

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Choisir les attraits les plus distinctifs…

Plutôt que de laisser le visiteur potentiel naviguer à travers des centaines d’offres pour se faire une idée de l’endroit, des destinations mettent en valeur leurs produits phares afin de marquer l’imaginaire, d’inspirer et de déclencher le rêve. En un seul coup d’œil, l’internaute — lorsque la consultation se fait par le site Web de la destination — découvre ce qui caractérise le territoire et se crée une imagerie qui y sera ensuite associée.

 

Choisir, c’est renoncer…

Tenter de mettre l’accent sur tout ce que propose la destination en diminue la portée. Néanmoins, cibler quelques attraits à promouvoir pour forger la première impression implique nécessairement des choix. Des destinations réussissent cet exercice avec brio et elles intègrent, dans un second temps, les produits touristiques gravitant autour de ces attractions clés. En fin de compte, c’est toute l’industrie touristique qui y gagne. Voici quelques exemples. 

Les sept merveilles de l’Oregon

En 2013, l’organisme marketing Travel Oregon lançait la campagne 7 Merveilles de l’Oregon mettant en vedette autant d’icônes naturelles de cet État de l’Ouest américain. Les actions et outils publicitaires ont alors été orientés autour de ces sept attractions. On encourage les visiteurs à venir et à revenir en Oregon afin de toutes les expérimenter, de les « collectionner ». Les campagnes individuelles traitant de chacune d’entre elles ratissent beaucoup plus large en présentant les attraits environnants. Voici une vidéo qui explique la campagne globalement et individuellement.

Source : YouTube

Un an plus tard, le tourisme en Oregon enregistre une belle croissance :

  • plus de voyageurs internationaux (9 %);
  • une hausse des revenus des établissements d’hébergement (10 %);
  • une augmentation du nombre de demandes d’information (39 %);
  • un achalandage accru du site Web et des divers comptes de Travel Oregon sur les médias sociaux;
  • des retombées économiques du tourisme qui atteignent un sommet avec 10 milliards de dollars américains et des emplois directs pour plus de 101 000 Orégonais.

En 2014 et en 2015, Travel Oregon a été honoré de diverses distinctions, dont celle du meilleur site Web touristique d’État, décernée par la U.S. Travel Association. Une toute nouvelle campagne, prévue pour le printemps 2016, présentera différemment les sept merveilles de l’Oregon.

Sept merveilles Oregon attraits distinctifs

Source : Travel Oregon

Les incontournables de San Francisco

Le site Web de San Francisco Travel, l’organisme de promotion de la destination, a également remporté des prix. Son design agréable permet de découvrir rapidement la diversité de l’offre grâce à un visuel efficace et des propositions d’itinéraires selon les centres d’intérêt.

À l’arrivée sur la page d’accueil, l’internaute en quête d’inspiration prend immédiatement connaissance des célèbres icônes de la ville. Une sélection de six d’entre elles apparaît au bas de l’écran, rappelant du même coup les valeurs sûres, les points de repère, l’offre incontournable déjà bien étoffée et justifiant amplement un séjour à San Francisco.

Incontournables SanFrancisco attraits distinctifs

Source : San Francisco Travel

La campagne Mighty 5® de l’Utah

Tenter de plaire à tous en parlant de tout ce qu’il y a à faire ne mène souvent à rien. Voilà l’un des constats de la directrice artistique de l’agence de publicité responsable de Visit Utah. Alex Fuller explique l’importance de sortir de ces ornières et d’être audacieux en misant sur un atout bien ancré dans la destination, et de s’y accrocher. L’idée de promouvoir la destination par les parcs nationaux n’est pas nouvelle, mais le message et la proposition le sont : faire des cinq parcs nationaux de l’Utah une seule destination, un seul produit, un défi à relever, un projet à inscrire sur la liste des souhaits à réaliser, un peu comme voir le Grand Canyon. Voici la vidéo publicitaire de la campagne Mighty 5®.

Source : YouTube

Cette campagne a propulsé l’Utah dans le paysage touristique, notamment sur le plan international. Depuis les 10 dernières années, l’État a connu une croissance touristique de 44 %, contre 35 % pour ses voisins. Selon Vicki Varela, directrice de l’Utah Office of Tourism, l’Utah est désormais « sur la carte ».

Pour un positionnement fort

D’autres destinations se positionnent efficacement à l’aide de grands thèmes comme le fait le Groenland avec sa campagne The Big Arctic Five. On observe aussi une tendance à proposer des listes d’incontournables facilitant la planification, surtout pour ceux qui en sont à leur premier séjour. C’est ce que font Visit Copenhagen, HelloBC, responsable de la promotion de la Colombie-Britannique, et la région de Québec.

Chaque intervenant veut voir son offre se refléter dans les campagnes publicitaires. Mais à vouloir plaire à tous – membres et visiteurs –, certaines organisations de promotion de la destination diluent les distinctions propres à la région. Comme le démontrent les exemples présentés plus tôt, il peut s’avérer très profitable de miser sur quelques atouts identitaires afin de retenir l’attention du visiteur potentiel et de s’inscrire parmi les destinations rêvées; le reste s’insérera à un autre niveau de promotion.

 

Image à la une : Travel Oregon

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Une stratégie numérique au goût du jour

Tourisme Laval vient de se doter d’une nouvelle stratégie numérique. Hélène Vézina, directrice des communications de l’organisation, et Karine Miron, directrice de la stratégie interactive chez Parkour3, en ont présenté les grandes lignes lors de la conférence Infopresse consacrée au tourisme en novembre dernier. Plusieurs bonnes idées méritent d’être présentées ici.

Après avoir consacré des efforts au secteur du tourisme d’affaires, Tourisme Laval vise maintenant à développer le marché de l’agrément. Cette clientèle est passée de 25 % à 47 % des déplacements touristiques. Les attraits uniques et ouverts à l’année attirent un marché de proximité, principalement des familles.

De la vision et des objectifs de croissance découle donc une stratégie numérique. Celle-ci repose sur quatre personas, c’est-à-dire des personnes fictives qui représentent un groupe cible. Tous les outils et les stratégies marketing sont développés en fonction de ces profils.

  • Éric, le voyageur bleisure. Il s’agit d’un congressiste qui prolonge légèrement son séjour avec sa conjointe.
  • Isabelle est une mère qui désire pratiquer des activités amusantes et originales avec ses enfants durant le week-end.
  • Gabriel, Stéphane et Mylène, les jeunes de la génération Y. Ils planifient une journée entre amis et aiment avoir le choix entre plusieurs activités situées à proximité.
  • Katherine veut organiser un événement d’affaires de qualité tout en respectant son budget, facilement et rapidement.

Tourisme_Laval_personasSource : Tourisme Laval et Parkour3

 

Mesdames Vézina et Miron présentent trois conseils principaux :

1 – Miser sur les éléments distinctifs de la destination

Le nouveau site Web, réactif (responsive design), montre que Laval se distingue par la pratique d’activités; on propose sur le site de « vivre ces activités » en temps réel. L’internaute peut choisir une action qui l’interpelle, et un extrait vidéo de huit secondes présente des images qui se veulent intrigantes, sans trop en révéler, et invitent à aller plus loin dans la navigation.

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La recherche peut également être effectuée selon d’autres critères tels que la composition du groupe pour lequel on cherche une activité, le type et le prix.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Les pages consacrées aux attraits incluent la cote TripAdvisor ainsi que des photos Instagram – certaines officielles et d’autres fournies par des usagers. Il est aussi possible de connaître la distance à laquelle on se trouve du lieu. Cette fonctionnalité s’avère intéressante avec la montée de l’Internet de séjour (les recherches d’information effectuées pendant le séjour).

2 – Développer une vision périphérique

Une bonne stratégie numérique consiste aussi à saisir les occasions de bruit médiatique qui se présentent et à enrichir l’élément central, c’est-à-dire le site Web. Voici quelques actions mises en place par Tourisme Laval :

  • Une famille de voyageurs blogueurs a contacté l’office de tourisme pour les informer de l’objectif qu’ils s’étaient fixé, c’est-à-dire passer une semaine de vacances dans la destination. Tourisme Laval a saisi la balle au bond et les a non seulement accueillis, mais en a aussi fait un événement de relations de presse. Les retombées médiatiques ont été impressionnantes.
  • Une application mobile à l’intention des organisateurs d’événements a été développée à partir d’une solution personnalisable déjà existante. Pour les congressistes, elle facilite le réseautage, permet d’accéder à toute la programmation, aux plans des salles, etc.
  • Afin de rejoindre la jeune clientèle d’affaires et de se faire connaître auprès de cette dernière, un jeu-questionnaire ludique a été créé. Dans une approche simple à la manière de l’application de rencontres Tinder, les organisateurs d’événements peuvent découvrir quel type de planificateurs ils sont. L’objectif? Que l’on pense à la destination lorsque vient le moment de planifier un événement.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

3 – Devenir un créateur de contenu

Le marketing traditionnel fait place à de nouvelles approches, tels le storytelling et le marketing de contenu. Le rôle d’un DMO passe de la commercialisation traditionnelle à l’édition de contenu.

  • Le site Web permet la navigation à l’horizontale, comme quand on feuillette un magazine sur une tablette électronique.
  • Tourisme Laval tenait un blogue, mais les articles sont dorénavant disséminés à travers le site Web afin de lui donner une approche éditoriale et plus personnalisée.
  • Les contenus éditoriaux s’articulent autour de quatre axes représentant les forces de la destination, soit la consolidation d’équipe (teambuilding), le développement durable, la gestion d’événements ainsi que des éléments tendance et ludiques.

Ces contenus prenant diverses formes sont ensuite diffusés à travers les médias sociaux et selon des canaux permettant de joindre chacune des quatre personas ciblées.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Tourisme Laval fait la démonstration que le recours aux tendances marketing actuelles n’est pas exclusif aux organisations nationales ou à très gros budget. Une bonne planification jumelée à un peu d’audace, de flexibilité et d’ouverture aux occasions qui se présentent : la recette vous inspire-t-elle?

 

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Noël, un prétexte pour…

Quel lutin vous ressemble le plus?

Une légende islandaise raconte que pour chacun des treize jours précédant Noël, un Yule Lad, ou troll des montagnes, descend la nuit pour apporter des cadeaux aux enfants, laisser des surprises dans leurs chaussures et jouer des tours. Chacun de ces lutins a une personnalité bien à lui, avec ses préférences culinaires et ses centres d’intérêt particuliers.

L’Islande propose, durant le mois de décembre, un jeu-questionnaire en ligne permettant à ceux qui y répondent de se voir attribuer l’un de ces treize personnages mythiques. Certaines questions mettent en vitrine des spécialités ou des caractéristiques du pays. Les internautes peuvent ensuite partager leur résultat sur les médias sociaux.

Voilà une façon bien sympathique de faire découvrir un pan du folklore local!

Des émoticônes pour Noël

La Finlande est le premier pays au monde à publier une série d’émoticônes officielles à son image. En tout, 30 symboles humoristiques caractérisant la vie en Finlande ont été créés pour illustrer les particularités émotives ou impalpables de cette contrée nordique. Selon le principe d’un calendrier de l’avent, 24 de ces émoticônes seront dévoilées par le ministère finlandais des Affaires étrangères à raison d’une par jour jusqu’à Noël; une forme de dévoilement des plus appropriée pour un pays qui s’est autoproclamé la Nation de Noël et la demeure du père Noël en Laponie.

émoticônes, Finlande, image de marque, calendrier, avent

Source : thisisFINLAND

Parmi les symboles révélés jusqu’à présent, mentionnons le fan de métal (ci-dessus), présenté le 2 décembre 2015, qui illustre l’état d’esprit dans lequel on se trouve lorsque l’intensité de la musique nous fait hocher la tête énergiquement (headbang). Il faut savoir que les groupes de heavy métal sont particulièrement nombreux en Finlande. L’ours, quant à lui, traduit l’envie de vouloir dormir tout l’hiver, alors que le pacificateur rappelle ce rôle joué par ce pays dans le passé. L’émoticône représente l’ancien président de la Finlande, à qui l’on a décerné le prix Nobel de la paix en 2008.

Le calendrier de l’avent de la Finlande est publié en ligne et chaque émoticône peut être téléchargée et utilisée pour agrémenter les conversations sur les médias sociaux.

 

Image à la une : Iceland Naturally

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Top 2015 – Marketing sous toutes ses formes

Marketing touristique et territorial 

S’il n’y pas de modèle unique pour la construction de stratégies intégrées d’attractivité, il y a certes des facteurs clés communs comme la nécessité de consulter amplement le milieu et de prévoir des investissements de départ conséquents, d’identifier l’instance porteuse du ballon, de travailler sur un territoire pertinent, de partir de l’identité du territoire, d’interroger toutes les clientèles, de construire une démarche collaborative et une marque partagée.

Une stratégie de marketing territorial repose sur la création et l’adoption d’un positionnement et d’une image visuelle. La marque véhicule un message général qui peut se décliner selon les secteurs d’activité. L’Alsace offre un bon exemple (voir l’image). L’icône et les différents signes sont utilisés par les grandes instances touristiques, mais également par une multitude d’entreprises.

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Pour découvrir comment le marketing selon une approche territoriale a mené certaines autres destinations comme Berlin, Amsterdam, Barcelone, le Michigan et Lyon à rehausser leur efficacité et leur performance, lisez cette analyse.

Le storytelling, allié de la campagne marketing

Devant une clientèle de plus en plus connectée, assaillie de toutes sortes de publicités, et qui recherche des expériences de voyage authentiques et engageantes, les entreprises touristiques tentent de susciter un sentiment de proximité avec les voyageurs. Le storytelling, qui consiste à faire le récit d’une expérience à fort pouvoir de séduction, peut s’avérer un excellent moyen de communiquer l’expérience de la marque et de tisser des liens entre l’entreprise et sa clientèle. Il permet aussi d’humaniser la marque et de présenter les valeurs de l’entreprise. Le contenu développé peut prendre plusieurs formes (vidéos, textes, photos, etc.) et peut être diffusé sur différentes plateformes (médias sociaux, blogues, etc.).

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Source : Germany Travel

Découvrez ici des exemples inspirants pour tenter d’utiliser cette technique dans votre approche marketing.

Le résident : un client à ne pas négliger

Cette analyse présente trois exemples d’intégration des résidents dans l’activité touristique. Tout d’abord Rouen, avec son Agenda, mise sur le foisonnement d’activités à tout moment de l’année pour impliquer les habitants dans l’accueil des touristes et les transformer en clients, tout en bonifiant l’offre d’événements. Cette centrale de réservation contient des centaines de propositions, la plupart offertes par des habitants et des entreprises de Rouen qui ne sont pas nécessairement liés au tourisme.

Le département des Yvelines, qui fait partie de la région Île-de-France, mise sur la valorisation du cadre de vie des habitants et par le fait même de l’expérience touristique. Le comité départemental du tourisme anime la communauté locale et lui fait connaître les attraits et les saveurs locales pour qu’elle contribue à l’accueil des visiteurs. On la tient également bien informée à l’aide de microsites spécialisés et d’un bulletin mensuel qui explique aux résidents ce qui se passe dans le département.

Pour lire le 3e exemple, rendez-vous ici.

Encourager les touristes à voir plus loin que la ville

Pendant que le tourisme urbain gagne en popularité, plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions. C’est le cas de Visit Britain qui vise à positionner neuf régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. Pour ce faire, elle travaille entre autres avec des porte-parole clés. Quant à Visit Philadelphia, il incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur 15 petites municipalités entourant la métropole. Aux États-Unis, l’organisme Memphis Area Association of Government (MAAG) a lancé une campagne qui vise à accroître la fréquentation des 4 comtés des environs de Memphis. Elle incite les visiteurs de la maison d’Elvis Presley à sortir de Graceland pour aller au-delà de la ville. Voyez dans cette analyse comment elles s’y sont prises concrètement pour convaincre les visiteurs qu’un petit séjour à la campagne vaut bien le détour.

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Source : Visit Philly

Quand les événements façonnent l’image de la destination

En plus de constituer des attraits touristiques, les festivals et les événements dynamisent l’offre d’une destination, peuvent en prolonger la saison et ils favorisent aussi les rencontres entre voyageurs et résidents, une composante de plus en plus recherchée par les touristes. Un événement bien promu exerce une influence sur l’image du lieu où il se déroule. Des chercheurs évaluent la place qu’occupent les événements dans le branding d’une destination et proposent des façons d’accentuer les maillages entre les deux types d’organisations. Découvrez l’exemple d’Édimbourg, en Écosse, et plus près de nous, celui de l’Abitibi-Témiscamingue, qui voit son image et son identité se transformer grâce à des événements culturels inusités par leur thème ou leur envergure. Pour tous les détails, cliquez ici.

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Source: edinburghfestivalcity.com

Pour la suite…

N’hésitez pas à consulter la section « Thématique » de notre site Web pour y dénicher d’autres analyses sur le marketing touristique, ou sur l’une ou l’autre de nos 12 thématiques. Bonne lecture!

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

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Comment travailler avec les blogueurs

Blogueur ou journaliste?

Alors que le journaliste effectue bien souvent très peu de contacts directs avec ses lecteurs, le blogueur, lui, interagit beaucoup avec eux sur son blogue, mais surtout sur les réseaux sociaux d’après Marie-Julie Gagnon, auteure, chroniqueuse et blogueuse. Il utilise un ton personnalisé et dispose d’une plus grande liberté que le journaliste, qui fait toujours attention pour ne pas se retrouver en conflit d’intérêts, et qui doit aussi se plier aux contraintes imposées par son employeur. Ainsi, il pourra plus facilement raconter une histoire (storytelling) à travers des mots, des photos, des vidéos ou des témoignages. Autre distinction, le blogueur gagne parfois sa vie grâce à la conclusion de partenariats publicitaires, ce qui n’est absolument pas le cas de son confrère journaliste. De plus, selon une récente étude d’Abbi Agency, réalisée auprès d’une centaine de blogueurs de voyage américains influents, 70 % d’entre eux ont déjà reçu une compensation financière pour la rédaction d’un article.

Le blogue est un média qui laisse transparaître la personnalité de son auteur

Le blogue est un média qui laisse transparaître la personnalité de son auteur. Il est souvent très ciblé et affiche un positionnement particulier (par exemple le luxe, le plein air, l’aventure, les voyages en solo, etc.), et donc un lectorat particulier.

Pourquoi s’associer à un blogueur?

De nos jours, le tourisme ne peut plus se concevoir sans le Web, qui facilite la recherche à toutes les étapes du voyage. Toutefois, dans un contexte d’infobésité, il demeure difficile de s’y retrouver, d’où l’importance d’être recommandé par des pairs ou des personnes d’influence, et les blogueurs sont justement de puissants influenceurs. Comme ils disposent d’une grande communauté de lecteurs, leur parole compte et ils peuvent devenir des alliés indispensables pour une entreprise désirant accroître sa notoriété ou positionner sa marque. Ils fédèrent une communauté autour de récits « plus authentiques » et personnels. De plus, un blogueur influent utilise plusieurs canaux de diffusion : son blogue, Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, etc., offrant ainsi une visibilité accrue et instantanée en amont, durant la préparation, lors de ses déplacements et enfin à destination.

Qui sont les blogueurs de voyage et que recherchent-ils?

Selon une étude du voyagiste Marmara réalisée au début de l’année 2015 auprès de 151 blogueurs de voyage, 75 % d’entre eux travaillent pour des marques, mais ils demeurent très critiques envers celles qui les sursollicitent.

Bien que la majorité d’entre eux passent 10 heures ou plus par semaine sur leur blogue et que 1 sur 5 y consacre plus de 30 heures, plus de la moitié (58 %) des personnes interrogées ne se considèrent pas comme des blogueurs professionnels.

La prise en compte de leurs intérêts figure au cœur des préoccupations des blogueurs dans leur relation avec une marque. Comme ils visent la création d’une vraie relation humaine, les approches doivent être ciblées et personnalisées, de préférence par courriel. Une fois le contact établi et le partenariat conclu, les blogueurs s’attendent à tester les produits et services et à monnayer leur information (voir l’image ci-dessous). La plupart (70 %) reçoivent également une certaine rémunération sous forme d’hébergement, d’activités ou de produits.

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Source: Marmara

Comment les choisir

Avant qu’une marque s’associe à un blogueur, ses représentants doivent lire plusieurs blogues pour trouver celui (ou ceux) dont la personnalité, le positionnement et les valeurs correspondent à ses objectifs, à son image ou à sa cible

Selon Adeline Gressin, auteure du blogue Voyagesetc.fr, avant qu’une marque s’associe à un blogueur, ses représentants doivent lire plusieurs blogues pour trouver celui (ou ceux) dont la personnalité, le positionnement et les valeurs correspondent à ses objectifs, à son image ou à sa cible. Faire de la veille sur les réseaux sociaux constitue également un bon moyen de dénicher les personnes qui savent le mieux animer leur communauté et interagir avec elle, prouvant ainsi leur influence. Les conférences réunissant des blogueurs de voyages comme Travel Blog Exchange (TBEX) ou le Salon des blogueurs de voyage sont une excellente façon de mettre en contact marques et influenceurs.

Comment mesurer leur influence

La plupart s’entendent pour dire que l’influence qu’exerce un blogueur ne se mesure pas uniquement aux statistiques de son blogue. Pour analyser un blogue qui correspond à sa thématique, il importe de prendre en considération certains critères, comme :

  • les commentaires sur les articles. Un bon indicateur de l’engagement d’une communauté est sa fréquence à commenter les articles du blogue. Si plusieurs personnes donnent leur opinion, il y a fort à parier qu’elles ont un intérêt marqué pour les publications du blogueur et qu’elles le lisent jusqu’au bout.
  • les partages par article. Un influenceur possède forcément du pouvoir de diffusion. CN_Engager_un_blogueur_3Certains blogueurs ont inclus un compteur dans leurs boutons de partage sur les réseaux sociaux. Attention toutefois, cette méthode n’est pas exhaustive, puisque l’article peut être partagé d’une autre manière que par ces boutons.
  • l’engagement sur les réseaux sociaux. Comme tous les lecteurs ne commentent pas nécessairement directement sur le blogue, il est nécessaire de comptabiliser aussi ce qui se passe sur la page Facebook, la chaîne YouTube, le compte Twitter ou le profil G+ du blogueur.

Enfin, il existe plusieurs outils de statistiques, comme Alexa, Mustat, SimilarWeb, PeerIndex, Kred ou Klout, le plus populaire en Amérique du Nord. Ce dernier accorde une note sur 100 au blogue, la moyenne étant 40. On considère donc qu’un blogue est intéressant lorsqu’il atteint un score de 50 ou plus, selon Marie-Julie Gagnon.

Le mot de la fin

Selon Anne Lataillade, auteure du blogue Papilles et Pupilles (1 million de visiteurs par mois!), un blog trip réussi lui aura fourni de l’information, du vrai contenu en fonction de ses centres d’intérêt, mais lui aura aussi procuré du plaisir et des émotions, sans oublier de la liberté et un temps de pause, le tout, idéalement, dans un groupe pas trop nombreux (5 à 8 personnes). Et vous? Êtes-vous prêt à accueillir des blogueurs?

 

Source de l’image à la une : https://static.pexels.com/photos/6508/nature-laptop-outside-macbook.jpg

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Hébergement

Revenir à la base… en offrant une bonne nuit de sommeil

Moins bien qu’à la maison

Les gens dorment habituellement moins bien à l’hôtel qu’à la maison. La piètre qualité des oreillers, le bruit de la rue ou du système de ventilation, l’inconfort du matelas, la lumière du jour ou encore la température et la qualité de l’air dans la chambre reviennent souvent comme éléments fautifs. C’est ce que révèle une étude norvégienne publiée à l’été 2015 et menée auprès de 2504 voyageurs.

Un autre sondage de la firme Gallup réalisé auprès de 13 515 voyageurs américains au début de 2014 révèle que les clients d’hôtel, toutes catégories confondues, sont prêts à payer beaucoup plus si on leur offre des services plus performants, comme un lit très confortable.

Ne pas lésiner sur la qualité des matelas!

Près de 17 % des voyageurs interrogés par les chercheurs de la Norvège déclarent que les matelas inconfortables sont la source de leurs mauvaises nuits à l’hôtel. Certains établissements l’ont bien compris. Au Peninsula Hotel de New York, par exemple, les lits sont composés de matelas faits à la main par la compagnie Savoir Beds, reconnue depuis 110 ans pour ses produits haut de gamme. Les clients de la chaîne Four Seasons Hotels and Resorts peuvent choisir le degré de fermeté du lit grâce à un surmatelas amovible. On note d’ailleurs les préférences du client dans son dossier pour ses prochains séjours dans un hôtel Four Seasons.

 Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer.

Mais l’accès au grand confort n’est pas le privilège des hôtels de luxe. Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer. C’est le cas de Tune Hotels, qui compte des établissements en Asie, en Europe et en Australie. Son offre est claire : « Great night’s sleep for a great price ». Leur marque de commerce repose sur le fait qu’ils s’approvisionnent en matelas, oreillers, couettes et literie de même calibre que ceux dont sont équipés les hôtels 5 étoiles.

Une_bonne_nuit_de_sommeil_image_1 Source : www.tunehotels.com

Au Royaume-Uni, le groupe hôtelier Premier Inn va plus loin avec sa garantie « bonne nuit » (Good Night Guarantee) ou argent remis. Des matelas et de la literie ultraconfortables, un choix d’oreillers, du personnel attentionné et sensibilisé à cette promesse de l’hôtelier envers sa clientèle, voilà l’offre de Premier Inn pour assurer une bonne nuit aux visiteurs. Voici la publicité de la chaîne :

 

                                               Source : YouTube

Pour appuyer cet engagement, le porte-parole du groupe Premier Inn, Lenny Henry, propose diverses astuces pour obtenir un sommeil réparateur. La vidéo est disponible sur le site Web de l’hôtelier.

Des experts en sommeil

Selon l’étude réalisée en Norvège, le quart des clients d’hôtel accusent notamment la mauvaise qualité des oreillers pour leur sommeil perturbé. Dans les hôtels haut de gamme, le menu d’oreillers n’est plus une nouveauté. Mais au Benjamin Hotel de Manhattan, à New York, une consultante du sommeil partage avec les employés quelques astuces pour qu’à leur tour, ils puissent conseiller les clients sur le type d’oreiller qui devrait leur convenir.

L’été dernier, l’hôtel londonien Corinthia lançait son programme Sumptuous Sleep Retreat, mis au point avec un expert du sommeil. Outre la chambre équipée d’un matelas fait à la main, ce programme comprend notamment le « sleep menu », qui est composé de plats riches en tryptophanes – acide aminé nécessaire à la synthèse de la mélatonine, l’hormone du sommeil – et des soins de spa conçus pour favoriser l’endormissement.    

Testé en laboratoire

Des hôtels font de cette recherche du sommeil réparateur leur cheval de bataille. Les grandes chaînes expérimentent des concepts dans leur laboratoire pour mettre au point LA chambre la plus douillette, celle qui offrira le meilleur sommeil au client et qui lui laissera un souvenir impérissable de confort inégalé. Starwood travaillait jusqu’à tout récemment à un design inspiré de la nature selon la thèse de la biophilie, où l’humain cherche fondamentalement à se trouver près de ce qui est vivant.

Un décor constitué de terrariums, de rideaux et de papier peint évoquant une canopée d’arbres est testé par des volontaires. Les designers croient que la simple présence de vert dans la chambre peut contribuer à susciter un sommeil apaisant. Si les résultats s’avèrent concluants, ce type de design pourrait se retrouver dans des établissements de la chaîne très bientôt. Parmi les autres idées expérimentées dans le laboratoire du Connecticut, mentionnons des tuiles de plancher lumineuses pour favoriser une meilleure visibilité la nuit, ou encore un système d’éclairage qui aide à rétablir le rythme circadien après un long voyage.

Des rideaux opaques, des chambres insonorisées, des options d’éclairage, une bonne circulation de l’air et le contrôle sur la température sont autant d’éléments clés qui permettront au client de maximiser ses chances de dormir sur ses deux oreilles. Le simple fait de séjourner hors de leur domicile peut générer de l’insomnie chez bien des gens… L’étude des chercheurs norvégiens démontre que dans la majorité des cas, le sommeil des clients s’améliore dès la deuxième nuit passée à l’hôtel. Encore faut-il les convaincre de rester!

Image à la une : © iStock Photo

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Produits et activités

Faites le plein d’idées pour dynamiser le golf!

L’industrie du golf doit se renouveler; ce constat est indéniable, comme on peut le constater dans cette analyse publiée en août 2014. Des organismes européens et américains l’ont clamé haut et fort. Ils sollicitent donc la participation des intervenants de l’industrie dans des séances de remue-méninges en ligne afin de trouver des pistes de solutions. À cet effet, l’initiative HackGolf, lancée par le fabricant d’équipement Taylormade et le regroupement des golfeurs professionnels PGA of America, a retenu deux des idées partagées les plus populaires afin de soutenir leur concrétisation.

Tester des idées

Une websérie
La première idée développée par HackGolf s’intitule « Hack To Jack ». Il s’agit d’un jeu filmé et diffusé en websérie (téléréalité) mettant à l’épreuve des golfeurs débutants. Les internautes votent pour que leur favori puisse poursuivre l’aventure avec des professeurs issus de la PGA et des entraîneurs personnels afin qu’il améliore ses performances tout au long des douze semaines. Des compétitions amusantes, individuelles et en équipe, contribuent à pimenter la rivalité entre les joueurs ainsi qu’entre les professionnels. Les épisodes sont filmés sur des terrains de golf à travers les États-Unis. Le but de cette initiative consiste à remettre le plaisir au premier plan.

 

                                              Source: YouTube

S’adresser aux femmes
La seconde idée ayant retenu l’attention de l’équipe de HackGolf est la plateforme Web GolfforHer (Golf pour elle). Ce site créé par la World Golf Foundation propose plusieurs sections afin de répondre à différents besoins, que ce soit pour les joueuses compétitives, récréatives, les néophytes ou encore pour les fillettes. On y offre notamment :

·       les programmes d’initiation et les leçons;

·       les astuces pour bien commencer ou pour améliorer son jeu;

·       l’étiquette et les règles;

·       les clubs de golf les plus accueillants pour les femmes;

·       les occasions de réseautage avec les autres joueuses.

Comme l’un des enjeux de ce sport consiste à accroître la présence de joueuses sur les terrains, il s’agit d’une initiative pertinente.

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Source : golfforher.com

Des rondes de deux heures
Parmi les autres idées partagées sur le site Web, celle de TwinCitiesGolf.com, consistant à jouer un 18 trous en moins de 2 heures et demie a retenu l’intérêt d’un grand nombre d’internautes. Le professionnel du Deer Run Golf Club, au Minnesota, a même décidé d’expérimenter le concept. L’événement s’est déroulé au printemps 2014. Douze joueurs de calibres variés ont été groupés par duos et se sont déplacés en voiturette pour gagner du temps. Au départ, on leur a exposé l’objectif (terminer en deux heures) et donné des trucs pour accélérer le rythme. Ils devaient notamment se limiter à huit coups par trou. Enfin, voici certains constats tirés de cette expérience :

  • Le premier duo a terminé en 2 heures 4 minutes et le dernier en 2 heures 27 minutes.
  • Aucun des joueurs n’a senti de pression pour accélérer son jeu.
  • Neuf joueurs sur douze affirment qu’ils n’auraient pas pu jouer ce jour-là s’ils avaient dû accorder quatre heures à la partie.
  • Ils ont tous apprécié leur expérience et la répéteraient s’ils le pouvaient.
  • L’instigateur du projet veut multiplier les tests sur d’autres terrains de golf du Minnesota pour évaluer les résultats et l’appréciation des golfeurs.

S’inspirer des autres

L’Association européenne des propriétaires de terrains de golf (EGCOA) et ses membres ont développé le programme VISION 2020 afin d’inverser la tendance qui, depuis 2010, traduit une baisse de la croissance du nombre de joueurs enregistrés chaque année. Si cette tangente se maintient, ce nombre passera de 4,3 millions en 2014 à 3,5 millions en 2020. Le programme VISION 2020 propose de miser sur ces quatre éléments clés pour relancer l’industrie : l’amitié, la flexibilité, la famille et le plaisir. Il met notamment de l’avant les initiatives qui s’appuient sur ces piliers à même sa plateforme Web. Voici deux exemples inspirants.

Un D.J. sur le terrain d’exercice
Le Welschap Golf Club, aux Pays-Bas, lançait récemment un nouveau concept : « Golf & Music ». Le troisième jeudi du mois, de 19 h à 22 h, les sessions d’entraînement avec le professionnel du club sur le terrain de pratique sont accompagnées de la musique d’un D.J. sur place. Les joueurs peuvent aussi prendre un verre et manger une bouchée. Voilà qui permet aux membres de réseauter et de pratiquer leur swing dans un environnement festif. L’événement connaît un véritable succès.

Le golf : une affaire de plaisir
Dans la région écossaise de la North Yorkshire Coast, le Hunley Hotel & Golf Club fait preuve de vision grâce à plusieurs initiatives :

  • On accueille les nouveaux membres en les invitant à une soirée festive où ils sont jumelés à des anciens pour prendre part à une partie amicale de 9 trous.
  • Pour attirer les femmes et les familles, les menus du bar et du restaurant ont été bonifiés, la décoration a été refaite, la boutique propose de l’équipement pour tous, et un 9 trous, par 3, est en développement.
  • Ce nouveau parcours de 9 trous sera éclairé et des D.J. animeront les lieux.
  • Les joueurs ont accès à Internet sans fil sur tout le terrain. Ils peuvent ainsi jouer avec d’autres amis et partager leurs bons coups grâce à des applications.

Le GolfBoard
Outre ces deux bonnes pratiques, l’équipement peut aussi contribuer à attirer une clientèle élargie. L’introduction du GolfBoard sur certains terrains vise à interpeller davantage les générations Y et Z. Cette innovation inspirée de la planche à roulettes et du Segway (gyropode) permet au golfeur de se déplacer plus rapidement qu’à pied, tout en profitant d’une expérience nouvelle et excitante. Le club de golf Tetherow, dans l’État de l’Oregon, a été l’un des premiers à offrir le GolfBoard à ses clients. Le succès a été immédiat (voir la vidéo ci-dessous).

 

Source: YouTube

Mobiliser l’industrie

Assouplir les règles, créer de nouvelles formules pour accommoder les clients, faciliter l’intégration des débutants, améliorer l’image du golf auprès des jeunes générations, voilà autant d’enjeux que doivent relever les clubs à travers le monde. Ces exercices de crowdsourcing s’avèrent mobilisateurs et devraient contribuer à susciter l’innovation dans l’industrie. Consultez ces plateformes, elles risquent de vous inspirer!  

Image à la une : Youtube

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Marketing

Promouvoir les sentiers de randonnée

À cette occasion, Eoin Hogan a présenté les efforts marketing déployés par son équipe pour promouvoir le réseau Trail Kilkenny, situé dans le comté de Clare, en Irlande. En voici les grandes lignes, ainsi que quelques conseils d’autres gestionnaires de sentiers.

Pour commencer

Un nom

Tout commence par trouver un bon nom au sentier, lorsque c’est possible. Si son nom est imprononçable, trop long ou qu’il n’évoque rien, il sera difficile à mémoriser et à référer. Néanmoins, si le nom du sentier n’est pas marquant, il est souhaitable d’associer le sentier au nom du réseau ou au groupe auquel il est rattaché, pour que les visiteurs potentiels puissent se référer à un site Web facile à trouver par les moteurs de recherche.

Un logo

Le logo permet de mieux véhiculer la marque. Il doit être simple, cohérent et transférable à tous les outils de promotion et de signalisation. Lorsqu’il s’agit d’un réseau de sentiers, ou encore de différentes thématiques de sentiers, le recours aux couleurs peut en faciliter la différenciation. Le réseau de Trail Kilkenny, en Irlande, se décline sous quatre thématiques :

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Un objectif

Avant de se lancer dans la promotion d’un sentier ou d’un réseau, il faut établir un ou plusieurs objectifs, comme :

·       faire connaître le sentier;

·       augmenter le nombre de visites;

·       attirer de nouveaux segments de marché;

·       entraîner les utilisateurs à aller plus loin, à consommer dans les services locaux.

Un événement

Selon Al LePage, directeur de la National Coast Trail Association aux États-Unis, lorsqu’on crée un sentier, on doit souligner son inauguration par un événement digne d’intérêt pour les médias. Il doit être original et se dérouler à un moment bien choisi – à l’occasion de la Journée nationale des sentiers, par exemple. De plus, les relations de presse avec les journalistes ou les blogueurs et les annonces diffusées sur les médias sociaux doivent être bien planifiées.

Pour outiller

Eoin Hogan estime que le babillard physique comprenant le plan des sentiers et la mention « Vous êtes ici » est toujours très pratique, voire indispensable, surtout au début d’un sentier. Il suggère d’y ajouter les événements à venir et de tenir à jour l’information qui s’y trouve. Ce babillard peut devenir un lieu de consultation pour les résidents.

si ce n’est pas en ligne, ça n’existe pas!

Néanmoins, d’un point de vue marketing, toute l’information doit se trouver en ligne. Comme le souligne Laura Crawford de l’organisme The Path Less Pedaled, si ce n’est pas en ligne, ça n’existe pas! Le site Web est une plateforme essentielle qui doit rassembler l’ensemble de l’information. Le design est important pour que le visiteur vive une expérience de planification agréable. Les cartes interactives et les guides touristiques téléchargeables permettent à l’utilisateur d’organiser sa sortie. Le site Web doit aussi s’adapter aux appareils mobiles.

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L’usage des médias sociaux est incontournable. Il faut choisir ceux qui seront porteurs selon le public cible. Pour obtenir de bons résultats, une gestion active et dynamique est essentielle. Le partage de vidéos aide les visiteurs à visualiser l’expérience, ainsi que pour raconter des histoires qui alimenteront la promotion du sentier par les randonneurs eux-mêmes.

Les applications mobiles pour les sentiers se répandent et contribuent à donner une vitrine aux lieux de randonnée. C’est le cas de Trail Kilkenny, qui s’est associé à EveryTrail, un portail Web qui rassemble des sentiers situés partout dans le monde. L’application permet à l’utilisateur d’enregistrer sa randonnée sur une carte à l’aide de données GPS, de partager des photos géolocalisées, d’obtenir les statistiques comme sa vitesse de marche ou l’altitude, de télécharger les trajets des autres utilisateurs pour pouvoir les consulter hors ligne, etc. Au moment de son lancement il y a quelques années, cette application a été saluée pour son avant-gardisme. En y étant associé, Trail Kilkenny a bénéficié de beaucoup de visibilité grâce aux conférences qui portaient sur cette application, et aussi grâce au grand nombre de téléchargements de cette dernière.

Selon M. Hogan, l’application mobile, quoique pratique, demeure complémentaire au plan imprimé.

Pour faire parler de son sentier

Le service Google Street View – qui permet de visualiser un panorama à 360 degrés à partir d’une rue – est aussi disponible pour les sentiers. Eoin Hogan a ainsi emprunté le Trekker de Google, un dispositif qui permet de prendre des photos panoramiques tout en marchant. Il a suivi une formation d’une journée avec Google et a sillonné cinq sentiers de la région irlandaise de Clare County pendant quatre semaines pour devenir la première personne à transmettre les données d’un réseau de randonnée européen sur Google Maps. En plus d’outiller les futurs utilisateurs grâce aux photos et de constituer un outil promotionnel unique, cet exercice a permis à M. Hogan de bénéficier :

·       d’un équipement technologique d’une valeur de 55 000 $;

·       du service de relations de presse de Google;

·       d’une visibilité gratuite dans les journaux nationaux, les magazines de plein air et les médias en ligne.

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Eoin Hogan suggère de soumettre sa candidature à toutes les compétitions et les distinctions possible. Cela peut représenter beaucoup de travail à effectuer au début, mais une fois le dossier monté, il suffit de l’ajuster selon les particularités du concours. Ces prix contribuent à améliorer l’image de marque et constituent de belles histoires pour les médias.

Pour la suite…

Enfin, il s’avère essentiel de bien évaluer les résultats des efforts marketing pour déterminer ce qui fonctionne bien et moins bien. Il faut analyser les quantités de brochures consultées selon les points de distribution, les interactions sur les médias sociaux ainsi que le niveau d’atteinte des objectifs, puis on ajuste le tir pour mieux performer.

Image à la une : Facebook

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Marketing

Le storytelling, allié de la campagne marketing

Lors du Congrès ITB Berlin, qui s’est déroulé du 4 au 6 mars 2015, de nombreux organismes ont présenté les avantages d’utiliser le storytelling comme stratégie de communication. 

Pourquoi le storytelling?

Selon Euromonitor, 87 % des voyageurs consultent le Web lors de la planification de leur séjour, et plusieurs regardent et génèrent du contenu relatif à la destination de vacances durant leur périple. Ainsi :

  • 43 % lisent des commentaires en ligne;
  • 31 % regardent des vidéos de voyage en ligne;
  • 16 % publient des commentaires en ligne;
  • 11 % téléchargent des vidéos de voyage;
  • 9 % commentent des avis en ligne;
  • 7 % bloguent à propos de leur voyage.

Devant une clientèle de plus en plus connectée, assaillie de toutes sortes de publicités, et qui recherche des expériences de voyage authentiques et engageantes, les entreprises touristiques tentent de susciter un sentiment de proximité avec les voyageurs. Le storytelling, qui consiste à faire le récit d’une expérience à fort pouvoir de séduction, peut s’avérer un excellent moyen de communiquer l’expérience de la marque et de tisser des liens entre l’entreprise et sa clientèle. Le contenu développé peut prendre plusieurs formes (vidéos, textes, photos, etc.) et peut être diffusé sur différentes plateformes (médias sociaux, blogues, etc.).

L’art de raconter par la vidéo

Selon Germany Travel, l’agence de promotion touristique de l’Allemagne, le storytelling sur vidéo est l’art de capter et de transmettre l’essence, les émotions et les sensations d’une expérience authentique de voyage à travers une représentation visuelle qui suscite une émotion. Quelques ingrédients sont nécessaires à un bon storytelling sur vidéo. Il faut…

  • ajouter un côté artistique;
  • surprendre;
  • intégrer le facteur « wow »;
  • présenter des expériences réelles, pas de mise en scène;
  • faire preuve de spontanéité;
  • relater une histoire pertinente;
  • raconter une histoire authentique;
  • rendre le contenu accessible et gratuit;
  • faire raconter l’histoire par les autres.

Selon Germany Travel, 65 % des internautes visitent leur site Web après avoir visionné une de leurs vidéos. Par ailleurs, 64 % des utilisateurs sont plus susceptibles d’acheter un produit ou un service après avoir vu une vidéo, alors que la moitié (52 %) se sentent confortés dans leur décision d’achat.

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Source : Germany Travel

Le storytelling permet aussi d’humaniser la marque et de présenter les valeurs de l’entreprise. Cette approche favorise la confiance envers la marque et la rétention de la clientèle, qui a davantage confiance lorsque le contenu est généré par d’autres personnes que les employés du département marketing de l’entreprise. La participation des employés et du public dans la création de contenus peut donc être un facteur de succès.

Les médias sociaux et la contribution des blogueurs

Les médias sociaux encouragent l’interaction et l’engagement envers la marque en temps réel. Les blogueurs, créateurs de contenu et conteurs numériques, sont efficaces pour partager des expériences authentiques auprès d’une communauté engagée. Ils peuvent devenir de véritables ambassadeurs de la destination sur les médias sociaux et aussi développer une relation de confiance envers la marque.

Le contenu multiplateforme des blogues optimise le référencement dans les moteurs de recherche. De plus, Melvin Böcher de TravelDudes, un site collaboratif sur les expériences de voyage, précise que les blogueurs peuvent offrir une visibilité à court et à long terme aux entreprises et aux destinations touristiques :

  • Avant le séjour : Ils publient leur itinéraire et invitent leurs lecteurs à les suivre durant le voyage.
  • Pendant le séjour : Ils partagent leurs expériences sur les réseaux sociaux, créant du même coup une campagne en temps réel.
  • Après le séjour : Ils reviennent sur leurs expériences de voyage, ce qui permet à la destination de continuer à rayonner après le séjour.

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Source : Traveldudes.org

Par la suite, les blogueurs peuvent collaborer à une campagne sur les médias sociaux qui s’appuierait sur le contenu développé. Les retombées de cette démarche peuvent se mesurer par des outils en ligne comme BrandsEye, qui s’attardent principalement à mesurer l’équivalent de valeur publicitaire d’une publication (AVE).

Pourquoi pas une application mobile?

Tripbod, récemment acquis par TripAdvisor, est un exemple d’application qui favorise la personnalisation et le storytelling. Elle a pour but de mettre en relation le voyageur avec un résident, comme si on avait un ami à destination. Les recommandations, les histoires et les avis personnels qui y sont diffusés aident à planifier ou à réserver son voyage en inspirant les touristes. La relation de confiance s’instaure aussi grâce à un critère qui permet aux voyageurs de choisir le profil des résidents avec qui ils correspondent.

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Source : Tripbod.com