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Quoi de neuf au musée?

Afin d’aider les professionnels à bien se positionner devant les réalités muséales actuelles, l’American Alliance of Museums (AAM) présente les six orientations qui influenceront l’année 2014. Trois ont été retenues pour cette analyse.

La maîtrise de la synesthésie

Avec les innovations technologiques récentes, l’enregistrement des impressions sensitives devient une réalité, transformant l’expérience culturelle traditionnelle en voyage multisensoriel. Ces nouvelles formes de visites ont l’avantage d’allier apprentissage, divertissement, prouesse artistique et défi technique.

Les expériences multisensorielles ouvrent les portes du musée aux visiteurs dont l’usage d’un ou de plusieurs sens est limité

Les expériences multisensorielles ouvrent les portes du musée aux visiteurs dont l’usage d’un ou de plusieurs sens est limité. Avec ses «stations multisensorielles», le Metropolitan Museum of Art de New York propose aux personnes ayant un handicap de découvrir les collections grâce à la musique, à la diffusion d’odeurs, à la possibilité de toucher les œuvres et à la description orale ou en langage des signes. Un cours de dessin permet aux aveugles et aux malvoyants de reproduire des artéfacts découverts pendant la visite.

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Source: Metropolitan Museum of Art

Le domaine du patrimoine ouvre également ses horizons sensoriels. L’odorat, l’ouïe et le goût sont progressivement reconnus comme parties intégrantes de l’héritage des civilisations. La ville de Mexico considère ses sons urbains comme des témoins de la culture nationale, la gastronomie française est protégée par l’UNESCO et certaines odeurs caractéristiques d’une destination, comme celles de Glasgow, sont identifiées, cartographiées et protégées.

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Source: © Kate McLean Design

Le Shijia Hutong Museum, en Chine, musée des hutongs (ruelles) et des siheyuan (cours intérieures), diffuse des sons typiques de la ville de Pékin pendant l’exposition. Au Palazzo Mocenigo de Venise, des parfums sont ajoutés à la collection classique de vêtements et de textiles.

Finalement, l’exploitation combinée des sens participe à l’immersion totale des visiteurs. La «Rain Room» installée à l’été 2013 au Museum of Modern Art (MoMA) donnait l’impression aux participants de marcher sous une pluie battante en restant sec grâce à des capteurs détectant leur présence et orientant les gouttes ailleurs.

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Source: Pinterest

Avec la multiplication de nouvelles technologies qui peuvent stimuler plus efficacement les sensations, les visiteurs pourraient se montrer moins intéressés par des expériences qui ne font appel qu’à un sens à la fois.

L’économie collaborative à l’assaut du musée

La tendance de l’économie collaborative, nouvelle approche de consommation générale, offre aux musées la possibilité de se positionner comme des biens dont on peut profiter sans avoir à les acheter. Autrement dit, l’accent est mis sur l’expérience et sur l’accès plus que sur la possession.

Le MIT List Visual Arts Center propose à des étudiants d’emprunter, individuellement ou en groupe, des œuvres d’art issues de la collection du musée afin de les exposer dans leur institution d’enseignement. De son côté, le Portland Art Museum, en Oregon, propose à ses membres de louer des œuvres d’artistes régionaux pour une durée de 3 mois, les prix variant de 40 à 400 dollars américains.

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Source: MIT List Visual Arts Center

L’économie collaborative permet aux institutions culturelles de sortir de leur mission traditionnelle en devenant un lieu d’interactions sociales. L’artiste Martha Rosler a transformé le MoMA en vente de garage géante avec son installation «Meta-Monumental Garage Sale». Le Museum of Vancouver a accueilli l’événement Swap-o-Rama-Rama, un échange de vêtements, afin d’encourager la créativité de la communauté en recyclant des habits usagés.CD_Quoi_de_neuf_au_musee_image5

Source: Robert Wright, The New York Times

Un autre changement notable concerne la gestion des ressources humaines. Avec la multiplication des projets à court terme, des emplois à contrat ou à temps partiel, une tâche anciennement exécutée par une seule personne pourrait dorénavant être fragmentée entre plusieurs intervenants qui doivent collaborer entre eux. Également, la conception, la fabrication et l’évaluation d’une exposition sont de plus en plus souvent sous-traitées à l’externe ou accomplies par des employés temporaires. Ces changements poussent le personnel à communiquer et à coopérer pour atteindre les objectifs.

En plus de soutenir leur mission de transmission de biens communs, l’économie collaborative permet aux musées de devenir un lieu privilégié de rencontres sociales et de cohésion communautaire.

Une invasion de robots

Fantasmés par les auteurs de science-fiction depuis de nombreuses années, attendus par les accros à la technologie, les robots semblent finalement arriver à la porte des musées. Au Miraikan Science Museum de Tokyo, le guide automatisé Asimo assurait la visite des collections. Bien que la prouesse technologique de Honda, concepteur du robot, ait été saluée, la tentative s’est tout de même révélée infructueuse, car Asimo avait de la difficulté à distinguer une main levée pour poser une question d’un téléphone intelligent pointé pour prendre une photo.

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Source: Japan Daily Press

Au Reina Sofia Museum de Madrid, le robot Pablito est le nouvel employé du département de la conservation. Il utilise la photographie infrarouge et ultraviolette pour examiner méticuleusement les peintures afin de documenter leur état de conservation. Capable de travailler sans surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il peut être commandé à distance.

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Source: Phys.org

L’utilisation des technologies automatisées favorise la création d’une expérience inédite. Au Pittsburgh Zoo & PPG Aquarium, le robot VGo permet aux groupes scolaires de profiter à distance d’une visite virtuelle, d’assister aux présentations et aux conférences et d’interagir avec les soigneurs et les guides. Pour le personnel, l’utilisation de VGo représente une économie de temps et d’argent et s’inscrit dans la mission de l’organisation en favorisant la diminution des déplacements. Autre exemple de robot téléguidé au Château d’Oiron en France: grâce à sa caméra intégrée, Norio permet aux personnes à mobilité réduite de visiter les étages auxquels ils ne peuvent pas avoir accès en maintenant un lien virtuel avec leur famille, leurs amis ou les autres participants à une visite guidée.

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Source: France 3

L’arrivée des robots dans l’univers muséal dépoussière l’image des institutions culturelles tout en respectant leur vocation initiale orientée vers le développement des connaissances, l’innovation et l’accessibilité pour tous.

L’apparition de nouvelles tendances redessine l’environnement des musées ainsi que leur modèle de gestion et leur clientèle. Avez-vous des exemples innovants à partager?

      

Image à la une: © BY DJ Ecal

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Produits et activités Tendances

La ville intelligente grâce à l’Internet des objets

Un pan important de l’Internet des objets découle des innovations liées aux capteurs sans fil. Ces dispositifs sont capables de détecter des données environnementales, comme la température, le bruit, la pression atmosphérique, ainsi que certaines composantes chimiques et ensuite, de transmettre ces informations en temps réel.

La compagnie Intel et la Ville de Dublin ont récemment annoncé leur intention d’utiliser l’Internet des objets pour le projet Smart City. Environ 200 lieux seront dotés de capteurs et surveilleront les conditions environnementales. Les données relatives à celles-ci seront accessibles à tous (open data) afin de favoriser la création d’applications utilisant l’information en temps réel pour les résidents. Par exemple, les cyclistes ou les sportifs pourront trouver les trajets les plus «sains» et la Ville pourra réagir en ajustant le trafic ou en plantant plus d’arbres dans certaines zones.

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Technologies

Introduction à l’Internet des objets

Il s’agit d’une nouvelle façon d’interagir avec les objets qui peut changer nos vies radicalement. Ce peut être une personne avec un implant cardiaque qui transmet des données, un animal qui porte une puce intelligente, une voiture dotée de capteurs indiquant la pression des pneus ou tout autre objet, créé ou non par l’homme, auquel une adresse IP est assignée et qui peut transmettre des informations.

Pourquoi cette évolution?

Selon Trendwatching, ce sera pour mieux prendre soin d’eux-mêmes que les consommateurs adopteront les objets connectés. Les innovations vouées à s’implanter seront celles qui apporteront de nouvelles façons de répondre aux besoins fondamentaux, tels que la santé physique, le bien-être psychologique, la sécurité et les liens avec les personnes chères.

Cinq tendances accélèrent l’explosion des objets connectés.

  • Des puces de connectivité sans fil miniaturisées, moins chères et plus efficaces qui permettent de connecter toute une variété d’objets, de la brosse à dents au cadenas pour vélo.
  • Le stockage en ligne des données (cloud) permet d’héberger la grande quantité d’information créée par les objets connectés.
  • Les téléphones intelligents sont omniprésents et bénéficient d’une géolocalisation très précise. Il s’agit d’une condition nécessaire pour certaines interactions avec ces objets.
  • Les capteurs sont désormais capables de mesurer tout (ou presque), de la luminosité au bruit et à la composition de l’air.
  • La révolution du crowdfounding a généré une marée d’innovations. Tout est possible, le consommateur n’a qu’à choisir.

Les objets connectés fonctionnent généralement avec les technologies du Near Field Communication (NFC) ou celle de son récent concurrent, la technologie iBeacon d’Apple. Il s’agit d’une nouvelle catégorie de transmetteurs qui peuvent reconnaître et envoyer des notifications aux périphériques iOS 7 et Android à proximité. Grâce à cette technologie, on peut, par exemple, localiser un individu passant devant un magasin et lui envoyer une alerte personnalisée (voir l’exemple d’Estimote). iBeacon rendra aussi possibles les paiements par téléphone intelligent simplement en se trouvant à proximité.

Deux objets vedettes

Les objets connectés les plus susceptibles d’avoir un impact à court terme sont:

  • les Google Glasses, des lunettes dotées d’une caméra intégrée et d’un micro qui permettent de se connecter par Wi-Fi ou Bluetooth grâce à des interactions vocales. Les miniécrans sur les verres affichent des informations en réalité augmentée, des courriels, des textos ou autres;
  • les montres interactives, qui se synchronisent automatiquement avec le téléphone intelligent. Leur cadran tactile permet de lire les messages importants, de recevoir des notifications, etc.

L’expérience touristique plus connectée que jamais

L’office de tourisme représentant les plages de Fort Myers et Sanibel en Floride a invité des gens à essayer le partage de photos ininterrompu à l’aide des lunettes Google. Le résultat donne un bon aperçu de la façon dont cette technologie pourrait changer l’expérience touristique (voir la vidéo ci-dessous). Comme l’exprime un des participants, le fait de pouvoir prendre des photos sans appuyer sur un bouton permet d’être très rapide et de prendre des clichés spontanés.

Source: Skift

Pour en savoir plus, visionnez la présentation de Robert Patterson à l’occasion du Travel Distribution Summit de EyeForTravel.

Virgin Atlantic a aussi commencé à expérimenter les lunettes Google auprès de sa clientèle affaires à l’aéroport londonien d’Heathrow. Les agents de bord ont instantanément accès à l’itinéraire du voyageur, à ses préférences de siège, à ses goûts alimentaires, à son statut de voyageur fréquent, etc.

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 Source: CNN

La carte d’embarquement d’Air Berlin est accessible par la montre Smartwatch pour les utilisateurs de l’application iPhone de la compagnie aérienne. Une fois la montre synchronisée, il suffit de secouer le poignet pour faire apparaître le code-barres à numériser. La montre indique aussi l’heure de décollage, la porte d’embarquement et le siège du voyageur. Vueling et Iberia ont également intégré cette technologie dans leurs services.

C’est la convergence de la mobilité, du big data et de la personnalisation qui permet d’offrir des expériences réellement supérieures.

Les bracelets MagicBands de Disney, dotés de la technologie RFID (radio frequency identification), tiennent lieu de billets d’entrée, de Fast Passes pour éviter l’attente, de cartes de paiement dans les boutiques et de clés pour la chambre d’hôtel. Ils servent aussi à accumuler des informations sur le client et sur ses préférences. Par exemple, le personnage d’Elsa du film la Reine des neiges pourrait interpeler un enfant par son prénom sachant qu’il est son préféré. Deux hôtels d’Ibiza utilisent également de tels bracelets pour permettre aux clients d’accéder à leur chambre, de s’acheter de la nourriture et des services et d’éviter la file d’attente lors de l’enregistrement ou du départ.

L’univers du sport hi-tech

Le Fuelband de Nike ou le fitbit traquent toutes les activités physiques au cours d’une journée et transmettent l’information au téléphone intelligent. TRAINR transforme les montres intelligentes en entraîneur sportif personnel qui détecte le type d’exercice effectué par l’utilisateur avant de lui proposer des améliorations. Les vêtements Athos mesurent l’activité des muscles et transmettent l’information détaillée au téléphone intelligent.

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Source image: Springwise

Skully est un casque pour motocyclistes qui affiche en réalité augmentée une vue arrière de 180 degrés, éliminant ainsi les angles morts. Des innovations semblables apparaissent pour les casques de vélo, les lunettes de ski et même celles de piscine. Les diverses informations, telles que les calories perdues ou la distance parcourue, sont affichées directement dans ces dernières.

Ce n’était qu’une introduction!

Nous n’avons pas parlé des dispositifs indiquant à quel moment arroser vos plantes, de la tasse qui suit votre niveau d’hydratation, du thermostat intelligent Nest ou de la veste qui fait des câlins à vos enfants en votre absence… Voir l’étude de Trendwatching pour en savoir plus.

Une étude de Skyscanner prévoit que la technologie portable des récentes lunettes Google évoluera vers des objets tellement petits qu’ils pourront être insérés dans des lentilles de contact et, par exemple, fournir des traductions instantanées, brisant ainsi les barrières de langage. Le futurologue du tourisme, Dr Ian Yeoman, estime également que les objets connectés portables feront partie de la vie de tous les jours d’ici la fin de la décennie.

L’Internet des objets est susceptible d’apporter une valeur aux villes, aux boutiques, aux hôtels et aux entreprises touristiques, mais tous devront être transparents, explicites et pertinents dans leurs actions afin de gagner la confiance des consommateurs.

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Hébergement

Une chambre avec votre bière?

Pour dissuader les clients d’utiliser leur voiture après une soirée bien arrosée, un hôtelier-restaurateur français offre un rabais de 50% sur les chambres à tous ceux qui en louent une après 23 h, sur place ou encore par téléphone. Voilà une idée qui combine un geste de générosité (signe de conscientisation sociale) à une stratégie commerciale (puisqu’il est préférable de louer une chambre à prix réduit que de la laisser vide).

 

Image à la une : © iStockphoto

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Ailleurs dans le monde Technologies

L’événement SXSW: la démesure inspirante !

 

South by Southwest (SXSW) Music, Film & Interactive rassemble pendant 10 jours à Austin (Texas) la communauté internationale autour d’une avalanche de conférences et d’événements musicaux et cinématographiques. SXSW génère 56 000 nuitées dans les hôtels désignés à proximité du festival. Il n’est pas facile de résumer SXSW, mais voici quelques caractéristiques de l’événement.

 

SXSW en quelques chiffres (2013)

Volet interactif

  • 1800 conférenciers, 1034 conférences, panels et plus de 30 000 délégués (57 pays différents)
  • 3000 personnes enregistrées comme média
  • 15 lieux différents de conférence au centre-ville, dont deux centres de congrès
  • Une compétition pour entreprises startup (71) ayant permis d’accumuler 500 millions de USD
  • Des conférenciers d’envergure (ex.: Chelsea Clinton, Eric Schmidt (Google), Julian Assange, Edward Snowden, Neil Young, Kevin Bacon)

Volet musique

  • 2278 prestations de musique, dont 597 de 55 pays différents
  • 721 conférenciers et 25 000 délégués
  • Audience dans les salles durant 3 jours: 57 000
  • 3000 personnes enregistrées comme média

Volet film

  • 133 longs métrages (110 courts métrages) présentés, dont 78 premières mondiales
  • 486 conférenciers et 16 000 délégués
  • Audience dans les salles: 75 000
  • 2000 personnes enregistrées comme média

S’ajoute à cette liste impressionnante les conférences éducatives (4300 participants) ainsi que les expositions Gaming (40 000 participants), équipements de musique (20 000 participants) et Flatstock 29 Poster Show (27 000 participants).  

Les visiteurs sont transportés par deux réseaux d’autobus, un premier (photo) responsable de véhiculer les festivaliers d’un lieu de conférence à l’autre avec trois circuits distincts sillonnant régulièrement le centre-ville. Un deuxième réseau est divisé en quatre grands secteurs géographiques et se charge de relier les participants entre les hôtels périphériques et le centre-ville.

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190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville

Ces quelques chiffres permettent de saisir l’ampleur du phénomène et de comprendre que la ville devient complètement dédiée à ce happening. La firme Greyhill Advisors estime à 190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville. La couverture médiatique est, quant à elle, évaluée à une valeur de 34 millions USD.

Un foyer d’innovation

On n’improvise évidemment pas un événement de cette ampleur et l’objectif n’est pas de tenter de reproduire SXSW. Ce dernier est néanmoins le théâtre d’une grande créativité et de remise en cause qui peuvent procurer une inspiration pour n’importe quel secteur d’activités. À l’échelle du Québec, cette inspiration peut se décliner sous deux facettes:

  1. Diverses idées organisationnelles ou créatives pouvant inspirer certains événements, attraits ou destinations touristiques.
  2. Pertinence d’amorcer une réflexion à propos de la création d’un moment et d’un lieu de convergence des forces vives qu’une ville pourrait offrir grâce à une nouvelle synergie alliant événementiel et contenu durant une période de temps concentrée. Par exemple, les festivités du 375e de Montréal pourraient servir de tremplin à de telles idées.

Voici quelques exemples des innovations observées à l’occasion de la session Interactive.

Austin Food Carts

La présence d’un aussi fort achalandage au centre-ville durant SXSW occasionne un déséquilibre entre l’offre et la demande en matière de restauration. Pour y remédier, on retrouve en périphérie une forte concentration de bouffe de rue. Les visiteurs peuvent se servir de l’application Austin Food Carts qui permet de retrouver facilement ces options alimentaires, tant par nom que par type de nourriture ou par distance de localisation.

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Bornes de rechargement

Les outils technologiques jouent un rôle prépondérant dans une conférence de grande envergure ou à saveur technologique. À SXSW, le téléphone intelligent est souvent accompagné d’une tablette ou d’un ordinateur portable. La présence d’une station de recharge commanditée par Chevrolet et munie de tous les fils de branchement nécessaires s’avère une belle valeur ajoutée pour le délégué dans le besoin de procurer un deuxième souffle à l’un de ses appareils. Il s’agit par ailleurs d’une occasion additionnelle d’effectuer du réseautage.

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Des résumés imagés

Les organisateurs de SXSW se sont servis de l’adage «une image vaut mille mots» pour donner un autre visage à l’événement. Un artiste avait la responsabilité de mettre en image les grandes lignes dégagées par chacune des conférences majeures. Ces illustrations très artistiques, accompagnées des mots-clés, étaient ensuite disposées dans le hall central de manière à capter l’attention de tous.

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Courriel du matin aux délégués

Dès les premières heures de la journée, les délégués recevaient un courriel visant à rappeler les principales activités de la journée et pour les aviser de changements et nouveautés. Cette procédure simple et efficace permet à tous d’être au même niveau et peut servir d’outil de référence durant la journée.

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Panneau de renseignement interactif

Probablement situé au croisement du gadget technologique et du nouveau standard futuriste, la signalétique interactive et mobile a capté l’attention à SXSW. Un petit panneau permet de sélectionner le type d’information recherchée (ex.: salles de conférence, restaurants, attraits, etc.). Les indications s’activent ensuite pour afficher les bons énoncés et pointer vers les bonnes directions.

Application SXSW

L’application développée pour SXSW constitue une bonne référence en la matière. Elle permet de voir des lieux géolocalisés, d’entrer en contact avec d’autres participants, de consulter les descriptions des sessions, d’actualiser les sélections personnelles, etc. Une fois le profil de l’utilisateur créé, les informations sont synchronisées entre le site de SXSW et l’application. Pour un événement de cette envergure, il s’agit d’un outil d’aide à la planification indispensable.

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La première année du festival interactif en 1994 réunissait à peine quelques centaines de passionnés d’informatique. L’attrait de l’événement était avant tout lié à son côté créatif et ponctué de surprises. En l’absence de formalité, il s’est rapidement imposé une culture particulière dictée par l’aura d’une ville très libérale et festive. Plusieurs se sont laissés charmés par cette ambiance distincte se démarquant des conférences de haut niveau où les «milliardaires conversent avec les millionnaires». Ici c’est davantage un Web designer qui parle à un gestionnaire marketing. La trame événementielle omniprésente accentue les opportunités d’y faire du réseautage à une échelle humaine, loin des séances planifiées que l’on voit dans les événements professionnels habituels.

Au-delà des chiffres, on remarque une tendance omniprésente du besoin de se ressourcer dans d’autres secteurs d’activités, afin de prendre connaissance d’idées innovantes. Tout comme l’industrie pharmaceutique s’inspire de celle de l’automobile, le tourisme gagne à davantage s’inspirer d’autres secteurs ou à ouvrir ses horizons.

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Hébergement Segments de clientèles

La grande séduction des voyageurs d’affaires par les hôtels

Le hall d’entrée, nouveau lieu de réunion

Les avancées en matière de technologies mobiles permettent aujourd’hui aux voyageurs d’affaires de travailler à partir de différents lieux. Ils ne sont plus confinés aux bureaux ou à la salle de conférence; ils apprécient les environnements animés et polyvalents, où ils peuvent travailler en équipe ou individuellement. L’accès à un réseau Wi-Fi dans le hall d’entrée, au restaurant ou dans leur chambre est devenu essentiel. Frequent Business Traveler, en association avec FlyerTalk, a sondé 1 349 voyageurs d’affaires, dont 84% affirmaient travailler depuis l’hôtel lors de leur séjour.

Le lobby se transforme en un lieu social qui comprend de confortables aires communes de travail et de réunions.

Le lobby se transforme en un lieu social qui comprend de confortables aires communes de travail et de réunions. Ce sont certes des installations qui s’adressent à l’ensemble des clients et des visiteurs, mais une attention particulière est portée aux voyageurs d’affaires. Certaines grandes chaînes, comme Marriott International, louent des espaces de travail à la journée ou à l’heure dans le hall d’entrée. Autre acteur innovant, Starwood Hotels adapte parfaitement ces espaces aux exigences de ce segment de clientèle. Les meubles modulables facilitent la polyvalence du lobby, qui est à la fois salon, espace technologique, bibliothèque et coin détente ou travail. Le nouveau concept Link@Sheraton va dans le même sens, en intégrant un salon d’affaires dans le lobby. Les hôtels Holiday Inn ont développé en 2013 un nouveau concept de lobby à aire ouverte qui compte des aires publiques de travail, à proximité d’un service de restauration rapide d’ambiance bar (voir la vidéo).

Enfin, le lobby de l’Hotel Berlin, dans la ville du même nom, peut se convertir en un lieu de conférence. Avec l’aide de projecteurs, un écran visuel à 360 degrés peut être personnalisé pour l’accueil de groupes.

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Source: Hotel Berlin

Des salles de réunion informelles

Dans un sondage de Hilton Worldwide, 87% des 600 répondants américains estiment que les hôtels ont l’avantage d’être des espaces plus détendus pour la tenue de rencontres d’affaires, et 63% affirment que les réunions à l’extérieur du lieu de travail sont plus productives. Couleurs éclatantes, mobilier confortable et espaces multifonctionnels, les salles de réunions sont de plus en plus informelles. Les clients recherchent le confort de leur maison. À titre d’exemple, la salle de conférence City Room de l’hôtel Abri, à San Francisco, offre une section salon avec un foyer, pour une ambiance plus décontractée.

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Source: Hotel Abri

Des zones de travail collaboratif

Cette tendance de travail collaboratif dans les hôtels engendre la création de nouveaux designs d’intérieur.

Cette tendance de travail collaboratif dans les hôtels engendre la création de nouveaux designs d’intérieur. Le Marriott Redmond, dans l’État de Washington, a converti trois salles en un centre de réunion de haute technologie appelé Workspring at Marriott, favorisant la productivité des groupes de travail. La conception des salles de réunion Tangent de Westin suit ce concept.

Des pauses-café thématiques…

Lors des réunions, les «pauses-café» sont essentielles pour les participants. Elles sont des périodes de ressourcement et de réseautage. Certains hôteliers ont su transformer ce service en une valeur ajoutée. Les clients du Hyatt Regency Lake Tahoe peuvent expérimenter des pauses-café de style alpin avec du chocolat chaud, des biscottis et des petits gâteaux. Le Tribute to the Orange du Boca Raton Resort & Club, en Floride, exploite la thématique du fruit emblématique de l’État avec des muffins, des confiseries et boissons ayant cet agrume pour ingrédient.

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Source: Hospitality Marketing

D’autres hôtels organisent des rencontres avec des spécialistes durant les pauses. Au Fairmont Orchid d’Hawaï, les amateurs de café ont l’occasion de savourer la célèbre variété Kona autour d’une discussion avec les producteurs. Le Sebastian Vail, au Colorado, propose aux clients d’apprendre à créer des cocktails en échangeant avec un expert en la matière et en préparant leurs propres boissons.

… ou participatives!

Pour développer l’esprit d’équipe, Caesars Entertainment engage les participants dans la préparation du repas. Au Surf & Sand Resort, en Californie, les invités peuvent concocter leurs crêpes pour le déjeuner. Pour sa part, le Hyatt Andaz 5th Avenue de New York a conçu une cuisine commune à aire ouverte, où les participants préparent leurs collations à leur guise lors de la pause.

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Source: Hyatt Andaz 5th Avenue

Des menus sains

Les voyageurs d’affaires sont de plus en plus soucieux d’adopter de saines habitudes alimentaires. Les hôteliers ont saisi cette occasion en élaborant des menus équilibrés et énergisants, mais également des formules créatives qui sortent du cadre traditionnel.

Par exemple, au Trump SoHo de New York, les clients peuvent faire leur propre mélange montagnard de noix et de fruits secs lors des pauses-café «santé et énergie». Le Grand Hyatt New York, quant à lui, offre le programme «Personal Preference Dining» aux planificateurs d’événements et de réunions. Ces derniers ont la possibilité de sélectionner la soupe, la salade et le dessert, les participants gardant le choix de leur plat principal – une façon de les laisser opter ou non pour un repas plus équilibré.

Les outils technologiques

L’application CheckMate permet aux invités de s’enregistrer à leur hôtel à distance, afin d’éviter les files d’attente à la réception. L’utilisateur reçoit un avis lorsque sa chambre est prête, et la clé lui est remise auprès du concierge ou au comptoir d’enregistrement express. Les voyageurs d’affaires apprécient ce type de service, qui facilite leurs déplacements.

Grâce à l’outil Meeting Hotel Finder du groupe Accor, les planificateurs de réunions peuvent sélectionner parmi les 2 000 établissements celui qui correspond à leurs besoins, selon plusieurs critères de recherche (nombre de participants et de chambres, configuration des salles de réunion, etc.).

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Source: Accor Meetings Hotels

Selon un sondage réalisé par le groupe Westin, plus de 70% des touristes d’affaires affirment qu’un environnement adapté à leurs objectifs de travail améliore significativement leur séjour. Ainsi, une conception orientée vers des espaces multifonctionnels et l’intégration des technologies sont des éléments clés pour attirer la clientèle d’affaires actuelle.

 

Analyse écrite en collaboration avec Myriam Thérien

– Image à la une ©istockphoto

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Gestion Ressources humaines

De patron à leader: astuces pour améliorer le leadership

Gestionnaire ou leader?

Selon le professeur Henry Mintzberg, chercheur en management à l’Université McGill, «le leader, c’est quelqu’un qui a une vision, qui donne les grandes orientations, alors qu’un gestionnaire, c’est quelqu’un qui s’occupe des petites choses du quotidien». Néanmoins, il s’agit là de la théorie. M. Mintzberg estime qu’en pratique, les dirigeants doivent être à la fois des leaders et des gestionnaires. Il donne l’exemple du PDG d’une grande banque canadienne qui, en route vers l’aéroport, appelle au bureau pour signaler un guichet automatique défectueux.

Le bon leader s’intéresse au travail de chacun et s’affaire à l’améliorer pour que tous cheminent vers un but commun.

Le dirigeant ou chef de secteur qui ne fait pas preuve de leadership aura de la difficulté à mener l’entreprise et à motiver les employés. Inversement, le leader qui ne connaît pas le travail et les tâches particulières sera déconnecté de la réalité. Pour développer une vision cohérente, le dirigeant doit d’abord s’attarder aux détails, commencer par les tâches de base. Le bon leader s’intéresse au travail de chacun et s’affaire à l’améliorer pour que tous cheminent vers un but commun.

Un leader pour inspirer l’innovation et la performance

Philippe Mast, expert en culture organisationnelle et leadership pour CORTO.REV, estime que lorsque le gestionnaire est pourvu d’un gros ego, s’attarde uniquement aux résultats et démontre une attitude négative par rapport aux changements, il empêche l’innovation. Pour bien évoluer, une entreprise doit générer un milieu de travail propice à la création, ce qui implique l’adoption d’un style de leadership où le chef d’équipe doit être:

  • collaborateur;
  • développeur de talents;
  • capable d’introspection.

Il faut toutefois savoir repérer le «leader créatif», tel que M. Mast le surnomme. Celui-ci n’a pas nécessairement un profil type; pour le reconnaître, il faut donc faire preuve d’ouverture. Le leader créatif, soit celui qui favorisera l’innovation dans l’entreprise, s’avère visionnaire et charismatique, mais il peut aussi être excentrique, désordonné et non conformiste.    

Selon Manon Cléroux, formatrice en capital humain, un bon leader:

  • inspire la vision. Il est rassembleur et sait où il s’en va.
  • montre la voie. Il donne l’exemple, respecte les procédures, est cohérent dans ses propos et ses actions, est crédible.
  • fait preuve d’humanité. Il est proche des gens, les considère, s’intéresse à ce qu’ils vivent et reconnaît leur apport au travail.
  • agit. Il donne des outils, laisse le droit à l’erreur, fait confiance et accepte que tout ne soit pas fait comme il le ferait.
  • remet en question les processus. Il s’assure, en dialoguant avec le personnel, que les méthodes sont optimales pour les employés et pour l’entreprise.

Un bon leader s’intéresse aux employés, à leur bonheur au travail. Selon Mme Cléroux, trois ingrédients sont responsables de ce bonheur. D’abord, le leader doit s’assurer que chacun des membres de l’équipe a le sentiment d’être compétent dans ses tâches; ensuite, qu’il est intéressé par son travail et, enfin, que ce dernier lui offre une juste dose de défi. Pour développer l’engagement des employés envers l’entreprise, le leader inspirant doit aussi générer des émotions positives par rapport au travail et favoriser les bonnes relations. S’il réussit ainsi à semer le bonheur et à impliquer le personnel dans la mission de l’organisation, cette dernière s’en trouvera d’autant plus gagnante, puisque les employés heureux sont plus performants que les autres.

Comment adopter une attitude de leader

Certaines personnes ont un talent naturel de leader. Si l’expérience procure l’assurance et la crédibilité, le bon leader doit savoir remettre en question régulièrement les façons de faire, consulter les gens pour maintenir le cap et conserver la synergie. Voici dix comportements qu’il reproduit instinctivement:

  1. Créer un climat favorable au partage des idées; donner la place aux employés. Plutôt que d’intimider les autres par son titre ou son pouvoir, le bon leader détourne l’attention vers eux afin de leur céder la parole et de favoriser l’émergence d’idées.
  2. Prendre des décisions. Le bon leader est un expert dans la prise de décision et il facilite le dialogue pour y arriver.
  3. Attribuer à chaque employé les fonctions qui lui conviennent. Il connaît les talents de chacun et sait les mettre à profit.
  4. Communiquer les attentes et rétroagir. Il est bon communicateur et habile à rappeler la mission ainsi que les valeurs de l’organisation, afin qu’elles soient partagées par tous. Il présente les objectifs de performance de façon à ce que chacun sache à quoi s’en tenir.
  5. Susciter la réflexion et encourager la créativité. Le bon leader pousse ses employés à se dépasser.
  6. Récompenser les efforts, la performance et l’innovation. Il mesure et reconnaît la performance, mais aussi le travail assidu et les efforts, même s’ils n’ont pas donné de résultats concrets.
  7. Régler les problèmes, éviter la procrastination. Il est dans l’action, s’attaque au problème avant qu’il ne dégénère; il est proactif.
  8. Adopter une attitude positive. Il crée une ambiance de travail inspirante et stimulante.
  9. Favoriser les relations. Il ne travaille pas en silo. Il privilégie les partenariats, la collaboration avec d’autres équipes et d’autres leaders.
  10. Reconnaître ses erreurs. Il est bien conscient qu’il n’a pas toutes les réponses et qu’il ne prend pas que de bonnes décisions. Il apprend de ses erreurs pour alimenter les décisions futures.         

L’écoute: une des clés de la réussite

Enfin, l’art de la communication constitue le point fort du bon leader. Exprimer ses idées et inspirer les autres est une chose, mais savoir écouter s’avère primordial, comme le souligne M. Mintzberg: «Il faut développer une grande capacité d’écoute. Il faut entendre les gens et accepter que les idées les plus intéressantes viennent souvent des ouvriers».

Image à la une : ©imgur.com

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Tendances

#JeudiTourisme 2013: Créatif, artistique, novateur

Un champ de blé interactif

Du 11 décembre au 2 février, la place des Festivals de Montréal accueille un champ de 28 000 tiges de blé sonores et lumineuses qui réagissent au vent et au passage des piétons.

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Source: Facebook

Les touristes téléguidés

En octobre dernier, deux touristes munis de caméras et d’appareils mobiles ont sillonné pendant une semaine les rues de Melbourne, en Australie. Monter sur scène pendant un spectacle, goûter des plats particuliers… Ils devaient exécuter les actions et répondre aux questions publiées en temps réel sur Facebook et Twitter par les internautes. Ces derniers pouvaient ainsi vivre une partie de l’expérience Melbourne avant même d’y avoir mis les pieds. Voir la vidéo promotionnelle ci-dessous.

 

Un dîner en silence

Un restaurateur de New York a proposé aux personnes intéressées de venir déguster un repas en gardant le silence et en délaissant leur appareil électronique. Les 17 clients ont respecté la consigne pendant toute la durée du repas et ont pu davantage mettre leurs sens à profit pour savourer leurs plats. Les commentaires se sont avérés très positifs.

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Photo: Christian Johnston; Source: nypost.com

Savoir tirer avantage d’un mauvais traitement

Alors que le gouvernement britannique s’apprêtait à lancer une campagne anti-immigration auprès des populations roumaine et bulgare intitulée «You Won’t Like It Here», un quotidien roumain a saisi l’occasion afin de promouvoir sa destination avec le message «We May Not Like Britain, But You’ll Love Romania». Les médias sociaux se sont mis de la partie, et la campagne, devenue virale, a été un véritable succès.

 

Un guide touristique sonore

L’application Stockholm Sounds fait découvrir la capitale suédoise aux touristes d’une façon toute particulière. Les différents jeux impliquent de cumuler des points liés à des informations sonores dispersées en une quarantaine d’endroits dans la ville. Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour plus de détails.

 

Merci @guitardjf, @MaitheLevasseur, @maylisavezina, @NadegeDomergue, @sue310310!

Pour en savoir plus sur l’initiative #JeudiTourisme

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Produits et activités Transport

Les véhicules électriques hors des sentiers battus!

La présence de moyens de transport électriques dans les destinations de plein air répond essentiellement à quatre objectifs intimement liés à certaines tendances observables en tourisme:

  1. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre: les voyageurs accordent de plus en plus d’importance à la pratique d’activités écoresponsables lors de leur voyage (lire aussi: Le tourisme d’aventure sur la voie durable).
  2. Rendre son territoire accessible aux personnes à mobilité réduite: Kéroul souligne que le marché touristique des personnes à capacité physique restreinte représente 15% de la population du Québec et ira en augmentant dans les prochaines années, en raison du vieillissement de la population (lire aussi: Concevoir et organiser des visites adaptées aux clientèles en situation de handicap).
  3. Rendre accessibles les secteurs nécessitant une bonne condition physique ou interdits aux véhicules motorisés: on constate un intérêt grandissant des touristes pour le cyclotourisme (lire aussi: Cyclotourisme: l’offre s’organise!). Cependant, le dénivelé montagneux de certains secteurs peut constituer un obstacle pour les amateurs d’aventure douce.
  4. Développer des produits touristiques originaux, avant-gardistes et uniques: les modèles de véhicules électriques évoluant très rapidement, certaines destinations les achètent dans le but de diversifier leur offre et de se distinguer des concurrents. Ces produits innovants peuvent contribuer à générer du bouche à oreille sur la destination (lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!).

Voici maintenant quelques exemples d’utilisation en milieu naturel de ces véhicules électriques par des entreprises touristiques.  

Le vélo à assistance électrique

Déjà bien présent dans certains milieux urbains, le vélo à assistance électrique (VAE) est de plus en plus populaire dans la nature. Doté d’une batterie électrique et d’un petit moteur, il permet à l’usager de choisir le niveau d’assistance désiré, selon ses besoins. Cet appareil a pour principal avantage de réduire les efforts liés à la pratique du vélo, en plus d’être silencieux et écologique ainsi que d’encourager la pratique d’activités de plein air.

Dans le massif du Mont-Blanc, quatre stations de montagne proposent des itinéraires thématiques en vélo électrique de randonnée (VER), que ce soit pour une visite culturelle ou pour la découverte des paysages et des villages montagneux de la région. Au moment de la location, un carnet de route est prêté aux randonneurs afin qu’ils aient un aperçu des itinéraires disponibles. De plus, les touristes peuvent télécharger l’application eRando, qui leur fournit du contenu informatif en lien avec les principaux centres d’intérêt situés le long du parcours. S’ils le désirent, les clients peuvent aussi se faire accompagner d’un guide.

Vélo Électrique de Randonnée dans le Val d'Arly

Source: Val d’Arly, Mont-Blanc, ©Office de Tourisme du Val d’Arly

Le Segway tout terrain!

Segway a développé le modèle X2, conçu pour le hors-route et les sentiers en forêt. Quelques destinations proposent aux touristes – qui doivent au préalable suivre une courte formation – des tours en forêt à bord de ces véhicules originaux et sans émission de CO2. À titre d’exemple, le Blue Mountain Resort, en Ontario, propose des excursions guidées jusqu’aux escarpements du Niagara. D’autres destinations nord-américaines offrent le même type de produit, comme le Camelbeach Waterpark, en Pennsylvanie, et la station de montagne Snowshoe, dans l’État de Virginie-Occidentale.

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Source: Snowshoe Resort, West Virginia, ©Philip Duncan

Dans le cadre de son programme de gestion environnementale, la Sépaq se tourne de plus en plus vers les véhicules électriques dans ses parcs. Par exemple, la station touristique Duchesnay, située dans la région de Québec, possède une douzaine de Segway XT et offre à sa clientèle une expérience guidée en nature.

Quad, safari et patrimoine?

Situé à Montebello, le Camp Explora propose aux couples et aux familles une expérience «safari mystère» à bord d’un quad électrique. Muni d’un iPad et accompagné de son copilote, le participant sillonne les sentiers boisés à la recherche d’une multitude d’indices permettant la résolution d’énigmes et la découverte des secrets du club disparu de Montebello! Cette activité durable et silencieuse favorise l’observation de la faune et de la flore du secteur, en plus d’encourager l’exploration du patrimoine local. Voilà une expérience innovante qui peut être pratiquée été comme hiver et permet aux visiteurs d’atteindre des secteurs difficilement accessibles par d’autres moyens de transport.

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Source: Camp Explora

Des véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite

Développé principalement pour les personnes à mobilité réduite, le quad VTT électrique permet de se balader en forêt de façon sécuritaire et durable. L’entreprise française Mobile Dream, qui fabrique ce véhicule, a conçu un siège réglable et adaptable à différentes morphologies, ainsi que deux ailes de transfert permettant aux personnes à mobilité réduite de facilement prendre place dans le véhicule depuis leur fauteuil roulant.

Dans la base d’activités nature d’AF Organisation, en France, de nombreux quads électriques sont disponibles en location. L’un d’entre eux est d’ailleurs équipé de poignées «tétra», spécifiquement conçues pour les personnes plus limitées physiquement. Des excursions guidées pour les enfants, la famille, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite sont offertes. Des parcours particuliers ont été créés pour les amateurs de sensations fortes, les adeptes de nature et de patrimoine, ou pour l’observation du lever du soleil.

Le Network Carradale, un centre touristique écossais, offre pour sa part la location de scooters électriques pour la visite de ses forêts, permettant ainsi aux personnes âgées ou à mobilité réduite d’accompagner leur famille dans de longues randonnées pédestres.

Pendant que les destinations cherchent de nouvelles façons d’intégrer ces véhicules électriques dans leur offre, les fabricants ne cessent d’innover. Quels seront les prochains bolides électriques qui se retrouveront dans les sentiers boisés du Québec?

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Ressources humaines

L’innovation: une affaire de collaboration

Avoir des idées et livrer la marchandise

Créatif, nouveau, original, hors de l’ordinaire, marquant… Les termes qui émergent lorsque l’on parle d’innovation sont motivants et font souvent appel aux émotions. Pour une organisation, innover s’avère essentiel, surtout dans une industrie où l’environnement est instable, constamment en effervescence, où les technologies sont indispensables et où les clients sont branchés au cœur de l’écosystème.

À l’occasion de la Journée RH 2013 du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT), M. Philippe Mast, de chez CORTO.REV, est venu donner une conférence sur le sujet. Comme il le soulève, l’innovation n’est pas qu’une affaire de créativité. Oui, innover est synonyme de créer. Mais en entreprise, il faut savoir retenir les idées qui constitueront un avantage compétitif; mesurer les résultats pour évaluer la rentabilité de l’investissement, et s’assurer des délais, de la qualité et de la quantité à livrer. Bref, selon M. Mast, les quatre aspects essentiels à l’innovation sont:

  • la créativité;
  • la stratégie;
  • la rentabilité;
  • l’exécution.

Créer une culture de l’innovation

Innover peut se traduire par un nouveau modèle d’affaires, un concept complètement inédit, mais celui-ci doit être intégré dans un processus d’amélioration continue d’un produit, d’un service ou d’une façon de faire. La compagnie aérienne Virgin Atlantic, par exemple, innove en offrant des spectacles d’humour pour les vols à destination d’Édimbourg, pendant la durée du Festival Fringe. L’hôtel W Verbier, en Suisse, fait quant à lui preuve de créativité en proposant un concours de D.J. afin de pourvoir le poste en résidence de l’établissement.

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Source: http://blog.virgin-atlantic.com

Pour susciter l’innovation, l’environnement de l’organisation doit être favorable; la culture interne doit soutenir la créativité. Déjà, la mission et les valeurs de l’entreprise devraient refléter cette volonté de stimuler l’innovation. Pour que ce virage soit bien négocié, M. Mast parle d’une véritable thérapie de groupe, de l’adhésion à de nouvelles valeurs qui créeront un milieu propice pour le partage d’idées novatrices. Voici ces valeurs:

  • Créativité: Laisser place à l’imagination; engager des gens passionnés, curieux et agiles intellectuellement.
  • Ouverture: Favoriser la diversité, le recours à des méthodes non conventionnelles; faire appel à des ressources externes pour stimuler l’imaginaire.
  • Confiance: Soutenir la prise de risque, accorder le droit à l’erreur.
  • Flexibilité: Remettre en question certaines décisions; être capable de résilience, lorsque ça ne fonctionne pas.
  • Dépassement de soi: Avoir le sens de l’urgence; s’engager et coopérer pour atteindre l’excellence.

À titre d’exemple, les valeurs de l’agence de voyages en ligne Expedia annoncent bien le type de milieu de travail: passion, innovation, entrepreneuriat.

Adopter un style de leadership qui facilite la créativité

Un environnement créatif dirigé par un meneur qui incite à l’innovation, voilà deux éléments clés pour qu’une entreprise donne le goût à ses employés d’innover pour son avancement. Pour ce faire, Philippe Mast indique une série d’actions à adopter par le gestionnaire:

  • Partager le pouvoir: Le gestionnaire doit être au service de l’équipe; il doit faciliter le travail plutôt que le contrôler.
  • Donner de la rétroaction honnête: Créer une culture de pairs où tous collaborent.
  • Gérer les talents: Les gens sont plus importants que les idées. Il faut accepter le mode de fonctionnement des jeunes générations et démontrer de la flexibilité.
  • Gérer la diversité: Être le reflet de notre société. Il faut considérer la diversité (sexe, ethnicité, âge) comme une ressource précieuse (lire aussi: «Multigénératio-culturel»: la main-d’œuvre de demain).
  • Adopter un leadership bicéphale: Celui-ci doit combiner le processus de création à celui de l’exécution.

Dans les studios d’animation Pixar, où la création constitue le moteur de l’entreprise, les chefs de projets présentent leurs ébauches devant les employés, et ces derniers sont invités à apporter des critiques constructives. Chacun peut contribuer à l’avancement du dossier; on évite ainsi les conflits de pouvoir.

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Présentation quotidienne de l’avancement des projets chez Pixar. Source: Harvard Business School

La dynamique des équipes de travail jouera un grand rôle dans le partage des idées. Un environnement physique agréable, des équipes multidisciplinaires ou polycompétentes (lire aussi: Une voie gagnante en tourisme: la polycompétence!), mais aussi les activités et les liens d’amitié entre les membres du personnel sont favorables à l’innovation.

Inspirer l’innovation

«Il doit également y avoir une composante émotionnelle – une source d’inspiration qui motive les employés. Chez Procter & Gamble, l’inspiration vient de la conviction que chaque innovation améliore la vie des gens». Bob McDonald, président-directeur général de P&G

Une entreprise touristique ne devrait pas avoir de difficulté à véhiculer l’aspect émotionnel dans sa raison d’être, surtout lorsque le but consiste à offrir des expériences. Hilton, Marriott, Airbnb, WestJet et d’autres organisations innovantes présentent des caractéristiques fondamentales similaires: ce sont des précurseurs, qui devancent les attentes des clients et ont le souci de l’excellence ainsi qu’une vision à long terme.

Mais pour générer de bonnes idées, il faut aussi accorder du temps, être patient. Comme le mentionne Étienne Beaulieu, de l’agence Grisvert, également animateur-conférencier à la Journée RH 2013, créer demande du temps. L’innovation sous pression n’est pas optimale. La vidéo qui suit le démontre bien.

 

Innover pour rester en vie

Le tourisme et l’innovation sont intimement liés. Cette dernière se décline sous de multiples facettes: intégration des nouvelles technologies dans la promotion, la mise en marché, l’accueil et l’expérience comme telle; concepts hôteliers éclatés; multiplication des plateformes collaboratives; campagnes marketing plus originales les unes que les autres; nouvelles activités; nouvelles destinations; etc. On innove dans les détails comme dans les modèles d’affaires; bref, l’innovation est omniprésente, et lorsqu’elle ne l’est pas, on sent qu’elle manque!