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Tendances

L’univers de la consommation en 2015

Au-delà des profils démographiques

Selon la firme Trendwatching, l’âge et le profil sociodémographique ne sont plus nécessairement des repères en matière de comportements de consommation. Elle estime que des gens de tous âges et d’origines diverses se forgent une identité sortant des stéréotypes associés à leur génération et à leur profil. Résultat : il s’avère plus difficile pour les gestionnaires en marketing de définir des segments basés sur les comportements de consommation en fonction de l’âge, de la provenance, du revenu, etc.

Au Royaume-Uni, par exemple, les femmes forment aujourd’hui la majorité des gamers, et il y a davantage de joueurs de plus de 44 ans que de moins de 18 ans. Notons également que le segment de clientèle ayant enregistré la plus forte progression sur Twitter de 2012 à 2013 est celui des 55 à 64 ans.

Si les jeunes consommateurs demeurent les premiers à explorer les nouveaux produits et services qui influencent les courants, les innovations seront adoptées de plus en plus rapidement par les individus qui y voient une opportunité, peu importe leur âge et leur genre. Attention aux généralisations!

La tarification sympathique

La créativité gagne les prix! Que ce soit pour alléger la facture et soulager les consommateurs en période économique incertaine (notamment en Europe) ou pour les rassurer lorsqu’il plane un risque sur certains aspects de la prestation, les entreprises proposent des rabais ou encore des garanties. Et pour ne pas passer inaperçues, elles rivalisent d’imagination.

Après une période de très mauvais temps dans le Queensland, la Sunshine Coast de l’Australie, le Noosa International Resort offre un rabais de 20 % s’il tombe plus de 5 mm de pluie durant le séjour.

Pour les Jeux olympiques de Sotchi, le transporteur néerlandais Corendon a déployé une campagne durant laquelle tout passager se rendant à l’événement et s’affichant ouvertement pour les droits des homosexuels pouvait gagner une réduction de 50 % sur son billet d’avion.

Offrir une voie rapide

Appareil mobile en main, le consommateur prend plaisir à contrôler ses expériences de consommation. Son temps est précieux, et de nombreuses applications mobiles lui permettent d’augmenter l’efficacité de ses actions dans de multiples facettes de sa vie. Ces réflexes réduisent la tolérance aux files d’attente. Les entreprises doivent donc faire preuve de créativité pour diminuer l’attente ou pour l’animer lorsqu’elle est inévitable.

Les chaînes d’hôtels Starwood, Hyatt et Hilton proposent une application mobile permettant à leurs clients de s’enregistrer en ligne et d’accéder à leur chambre sans devoir attendre qu’un employé de la réception les accueille et leur remette la clé.

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Source : Trendwatching

Des stations de ski incitent les gens à se procurer leur billet de remontée à l’avance sur leur site Web. En plus de profiter d’une réduction sur le prix, le client évite ainsi la file à la billetterie.

En complément à sa nouvelle montagne russe Helix, le parc d’attractions suédois Liseberg invite les visiteurs à télécharger l’application Helix Game sur leur téléphone intelligent afin de s’occuper durant l’attente. Toutes les 15 minutes, le joueur enregistrant le meilleur score passe devant la file.

Le paiement partagé sur appareil mobile

L’année 2015 devrait être favorable aux plateformes de paiement mobile, mais aussi à l’économie du partage et aux systèmes simples de fragmentation du paiement entre plusieurs utilisateurs. Une étude publiée en octobre 2014 révèle que 45 % des jeunes adultes américains et britanniques souhaitent utiliser leur appareil mobile pour partager la note avec leurs amis.

45 % des jeunes adultes américains et britanniques souhaitent utiliser leur appareil mobile pour partager la note avec leurs amis

L’entreprise américaine Lyft met en contact les personnes voulant faire du covoiturage. En août 2014, elle lançait Lyft Line, une application mobile qui permet aux utilisateurs d’effectuer chacun le paiement qui leur revient, selon le trajet et le nombre de personnes impliquées. L’entreprise rapporte que 3 mois après son lancement, Lyft Line était utilisé dans 30 % des déplacements.

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Source : blog.lyft.com

La montée de la robotisation

Pour réduire les coûts en ressources humaines et pallier la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi pour accroître la satisfaction de la clientèle, les entreprises auront de plus en plus recours aux robots en 2015.

L’aéroport de Düsseldorf présentait à l’été 2014 une première mondiale : un service de voiturier robotisé. Le client laisse sa voiture aux bons soins du robot; informé du numéro de vol et de la date de retour du propriétaire, le robot se présentera avec la voiture à l’arrivée du client au stationnement. La vidéo ci-dessous démontre le concept.

Source : YouTube

En Californie, l’hôtel Aloft de Silicone Valley teste la performance d’un robot pour faire la livraison aux chambres. L’appareil, muni d’un espace de rangement et d’un écran tactile, apporte ainsi des brosses à dents, des serviettes et d’autres objets réclamés par les clients (voir la vidéo ci-dessous).

Source : YouTube

Soyez créatif!

Qu’il s’agisse de haute technologie, d’économie du partage, de mobilité ou encore de gestion de file d’attente, les tendances liées à la consommation en 2015 indiquent toutes que le recours à la créativité et à l’ouverture d’esprit au regard des besoins de la clientèle s’avérera primordial.

 

Image à la une : Lyft

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Hébergement

L’hôtel intelligent

L’UTILISATION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES…

… DANS LES CHAMBRES

La chambre du futur, imaginée par le cabinet d’architectes Serrano Brothers et présentée à l’International Tourism Trade Fair (FITUR) en 2013, sera ultra connectée et complètement numérique: les murs recouverts de tablettes tactiles; le sol et les miroirs, interactifs.

En attendant, des solutions interactives issues de la domotique permettent déjà au client de gérer les différentes fonctions de sa chambre à partir d’une tablette électronique, d’un téléphone intelligent, d’un téléviseur, d’une télécommande ou de toute autre interface connectée. Ainsi, il peut notamment:

  • modifier la température;
  • contrôler l’éclairage;
  • ouvrir ou fermer les rideaux;
  • commander la télévision;
  • faire couler son bain ou démarrer le sauna ou le bain de vapeur;          
  • modifier ou diffuser un parfum d’ambiance;
  • contrôler l’ouverture et la fermeture de la porte;
  • envoyer des demandes à l’accueil ou à la conciergerie.

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Source: Hotel Info

la tendance actuelle consiste à proposer des points de connexion où le client peut facilement connecter, voire interconnecter, ses outils

Plus encore, la tendance actuelle consiste à proposer des points de connexion où le client peut facilement connecter, voire interconnecter, ses outils (tablette électronique, téléphone mobile, iPod, etc.), ou encore à offrir (gratuitement ou en location) des tablettes électroniques et des stations iPhone et iPod dans les chambres.

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Source: Fodor’sTravel

Quant aux écrans, ils deviennent de plus en plus performants. Les télés 3D ou miroir — qui permettent aux clients de partager du contenu d’un téléphone intelligent à un téléviseur — font progressivement leur entrée dans les chambres d’hôtel. C’est le cas à l’hôtel Eccleston, à Londres, dont toutes les chambres sont dotées d’écrans et de lunettes 3D. Certains groupes hôteliers, comme Hyatt et les résidences Mama Shelter, ont par ailleurs adopté des technologies qui transforment le téléviseur en véritable portail interactif réunissant les fonctions de divertissement et de gestion du séjour (accès à la conciergerie en ligne, à la commande de service à la chambre, au suivi de la facture, etc.).

Depuis août 2014, les clients de l’hôtel Aloft Cupertino, dans la Silicon Valley, reçoivent leur commande à la chambre des «mains» d’A.L.O. the Botlr, un robot majordome disposant d’un écran tactile qui lui permet de communiquer avec eux (voir la vidéo).

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… DANS LA SALLE DE BAIN

Les nouvelles technologies envahissent également la salle de bain. Des boîtiers modifiant la luminosité de la douche à la guise du client aux ampoules à diodes électroluminescentes (DEL; LED), qui permettent de varier les coloris autour de la douche ou encore de synchroniser la couleur de l’éclairage de l’eau avec la température de cette dernière, la salle de bain se pare de nombreux gadgets. Dans certains hôtels haut de gamme comme l’Eccleston, le Breidenbacher Hof de Dusseldorf, le Ritz-Carlton de Los Angeles ou l’Hotel Arts de Calgary, les salles de bain sont équipées d’un téléviseur à écran plat incrusté dans un miroir.

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Source: Ritz Carlton

Toujours en phase de concept, la technologie iMirror pourrait faire son apparition dans les hôtels haut de gamme. Elle comprend une interface tactile, la reconnaissance faciale et un module Wi-Fi intégré, et répond en plus aux commandes vocales. On peut y consulter la météo, la circulation routière, ses courriels ou encore les informations de l’hôtel.

D’après une étude de Skyscanner sur l’avenir du voyage en 2024, la salle de bain d’hôtel pourrait bientôt contenir des compteurs intelligents qui réduiraient l’utilisation de l’eau, ainsi que des capteurs de mouvement et des panneaux latéraux galvaniques intégrés dans les douches pour permettre de commander la température, le débit ou le jet d’eau. Enfin, l’essor des imprimantes 3D ouvrirait la porte à l’impression de produits de toilette tels que le savon ou le dentifrice.

… À LA RÉCEPTION

Souvent source de stress et d’insatisfaction, les processus liés à l’enregistrement et au départ du client ont été revus par de nombreux établissements hôteliers. L’utilisation de bornes interactives et tactiles est en plein essor, tout comme celle du téléphone intelligent et de la tablette électronique.

Le concierge virtuel envahit progressivement le hall d’entrée de plusieurs hôtels grâce à la technologie de Monscierge, qui lui permet d’entrer en contact avec les voyageurs avant, pendant et après leur séjour afin de leur fournir une foule d’informations pratiques. Dans d’autres propriétés, le service de conciergerie est basé sur les réseaux sociaux comme Twitter. C’est le cas des hôtels Hyatt, où ce service permet aux clients d’envoyer des demandes au @HyattConcierge, et aux employés d’y répondre dans les 15 minutes. D’autres hôtels, comme ceux de la chaîne Intercontinental, utilisent des iPad dans leurs halls. Au Yotel, à New York, le robot automatisé Yobot range les bagages et les objets de valeur des clients dans un coffre-fort.

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Source:Yotel

Le hall d’entrée de l’hôtel Intercontinental de Miami affiche un flux d’information en direct du centre de Miami sur un vaste mur vidéo qui sert d’arrière-plan à la zone d’enregistrement. Un deuxième mur vidéo se situe juste à la sortie des ascenseurs.                                                                                                     

LES TECHNOLOGIES QUI RENFORCENT LA SÉCURITÉ DES CLIENTS

Les nouvelles technologies occupent une place de plus en plus importante dans la gestion de la sécurité des hôtels

Les nouvelles technologies occupent une place de plus en plus importante dans la gestion de la sécurité des hôtels, que ce soit pour la surveillance de l’établissement, le contrôle de l’accès aux chambres ou la sécurité des biens et des personnes.

Après les clés, c’est au tour des cartes magnétiques de céder la place à de nouvelles technologies. Les serrures sont progressivement équipées d’un système d’identification par radiofréquence (RFID) ou de la technologie de communication NFC (near field communication), qui permet l’ouverture sans contact, par téléphone intelligent), voire d’un système à infrarouge permettant de limiter également l’accès aux étages (Fouquet’s Barrière, Paris). D’autres hôtels, comme le Nine Zero Hotel, à Boston, mettent en place des systèmes biométriques (reconnaissance par l’iris ou par empreintes digitales) pour l’accès aux chambres. À l’hôtel polonais Blow Up Hall, on cherche en vain les clés et les numéros de chambres les clients localisent et débarrent leurs chambres grâce à un iPhone qui utilise la technologie de reconnaissance numérique pour déverrouiller les portes.

Cet aperçu démontre déjà bien que la technologie permet aux hôteliers de répondre de mieux en mieux aux préférences et aux attentes de leurs clients hyperconnectés.

 

image à la une : pagtour.net

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Produits et activités

Rien n’arrête les gestionnaires d’attractions touristiques

La présente analyse est issue d’une étude portant sur les meilleures pratiques d’affaires du secteur des attractions touristiques, réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour la Société des attractions touristiques du Québec et quelques partenaires (Ministère du tourisme du Québec, Office du tourisme de Québec et la Ville de Montréal). Trois types d’attractions ont été retenus: les parcs et sites naturels ou d’interprétation, les musées et les sites historiques ou patrimoniaux, ainsi que les activités récréatives et culturelles. Laissez-vous inspirer par les quelques exemples ci-dessous…

 

Aller à la rencontre des clientèles: les musées donnent l’exemple

Avec son Studio 13/16, le Centre Pompidou à Paris permet aux adolescents de rencontrer des artistes, de créer des œuvres d’art et de participer à des ateliers de formation artistique. Un kiosque du Studio 13/16 était aussi monté sur le site du festival Rock en Seine.

À l’occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, l’Imperial War Museum, au Royaume-Uni, a donné la parole aux soldats, aux infirmières et à la population des pays du Commonwealth y ayant participé. Le musée a créé un mémorial numérique, c’est-à-dire une plateforme communautaire recueillant et partageant  les expériences vécues.

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Source: Lives of the First World War

Depuis quelques années, on observe de plus en plus d’initiatives où le musée sort de ses murs. En voici de nouveaux exemples:

  • L’exposition itinérante Port Art est organisée par la Fondation Puerto y Ria en collaboration avec le musée Guggenheim. Les conteneurs abritant la collection sont disposés aux abords du port et permettent d’en apprendre plus sur le patrimoine maritime de la ville.
  • La compagnie de transport Greyhound a souligné son 100e anniversaire en procédant à l’installation de deux expositions temporaires dans des autobus.
  • Le MS Wissenschaft, musée des sciences itinérant, a élu domicile sur une péniche. En septembre 2014, le bateau a navigué sur des fleuves et des rivières et a largué les amarres dans près de 40 villes d’Allemagne et d’Autriche.

Répondre aux besoins et aux souhaits des visiteurs dans les parcs d’attractions

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image2Le Zoo de Singapour a inauguré un restaurant qui permet aux visiteurs de prendre un repas en tête-à-tête avec des orangs-outans, des perroquets et d’autres animaux circulant librement dans cet espace.

Le Village Vacances Valcartier utilise un système de paiement fort pratique pour un parc aquatique, soit l’empreinte digitale. Une somme d’argent y est préalablement associée et les visiteurs paient leurs achats en appuyant le bout du doigt sur un lecteur. En plus de bien servir les visiteurs, le programme Mon argent au bout du doigt permet d’alimenter leur banque de données sur les habitudes de la clientèle et d’étudier leur consommation et leur comportement sur le site.

Transformer la nature en attraction

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image3Les réserves naturelles d’Écosse, Scotland Nature Reserves, en collaboration avec Visit Scotland et Michelin, ont développé le guide I-Spy Scottish Nature. Destiné aux enfants, ce livre favorise la découverte de la faune et de la flore écossaises. À travers leurs visites dans les réserves, les enfants observent et «espionnent» les secrets de la nature, ce qui leur permet d’accumuler des points. S’ils réussissent à amasser 1000 points, ils reçoivent un certificat I-Spy de détective. Ce guide amène l’enfant et sa famille à vivre la nature sous un nouvel angle.

Grande vedette de l’été 2014 au Québec, le Parc de la Gorge de Coaticook, en collaboration avec la compagnie québécoise Moment Factory, a développé un parcours lumineux misant sur la scénographie, le video mapping, les éclairages et une bande sonore unique. Avec plus de 2000 visiteurs par soir, les gestionnaires du parc ont dû relever des défis liés au grand achalandage.

Les 18 à 25 ans sont la cible de l’initiative Rewild, dans le Haut-Jura en France. Pendant quelques jours, les participants traversent quatre parcs nationaux à pied ou en vélo de montagne en tentant de résoudre une énigme qui se vit à la fois en ligne et en nature.

Parmi les bonnes pratiques observées en amont de l’expérience, mentionnons la centralisation de l’information. Un site Web dédié à un type d’activité ou à une destination permet de répondre rapidement aux besoins des visiteurs, de faciliter les recherches et fournit un support unique à consulter avant la visite, mais, également pendant celle-ci. Le site Web Rando Bretagne regroupe les promenades à pied, en vélo, en sport à rame ou à cheval et recense plus de 14 000 kilomètres d’itinéraires balisés. Il permet à la destination d’éviter de multiplier les guides et les dépliants.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers

Les besoins et les attentes des visiteurs ne stagnent pas – bien au contraire – et les attractions touristiques se doivent de suivre la cadence. Qu’il s’agisse d’un parc, d’un site naturel ou d’interprétation, d’un musée, d’un site historique ou patrimonial ou encore d’une attraction récréative ou culturelle, il importe de se questionner continuellement sur ce qui pourrait mieux servir la clientèle ou encore l’étonner.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque

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Produits et activités Segments de clientèles

Le plein air accessible

 

L’accès aux activités en nature est non seulement possible, mais extrêmement salutaire pour les personnes aux prises avec un handicap. Certains lieux ont été aménagés pour une meilleure accessibilité mais l’innovation permet aussi la conception d’équipement adapté. L’information à ce sujet ne circule pas assez. Plusieurs représentants d’organismes de plein air sont venus en discuter lors du Sommet mondial Destination pour tous en octobre 2014. Des initiatives de l’Australie et de l’Alberta ainsi que des solutions pour certaines pourvoiries du Québec ont été présentées.

Parks Victoria: équipement adapté disponible gratuitement

Selon John Kenwright de Parks Victoria, l’organisme de gestion des parcs de la région de Victoria, en Australie, le tourisme accessible représente un marché de taille:

  • presque un Australien sur cinq est atteint d’un handicap;
  • 88% des personnes handicapées prennent des vacances chaque année;
  • les dépenses touristiques de ces Australiens comptent pour 11% des recettes touristiques au pays;
  • la population australienne est vieillissante.

Voilà, entre autres, qui justifie des efforts pour développer une offre inclusive. Et l’organisme Parks Victoria est très dynamique en la matière. Non seulement des unités d’hébergement dans les parcs sont adaptées pour recevoir des personnes en fauteuil roulant, mais on offre aussi des services pour les visiteurs atteints de déficience visuelle et l’on rend disponible gratuitement des appareils aux personnes à mobilité réduite pour visiter les parcs.

Différents types de fauteuils roulants tout-terrain sont proposés selon le genre de territoire à explorer (voir photos ci-dessous). De gros pneus permettent de circuler sur la plage; des structures allongées peuvent emprunter des sentiers plus étroits et escarpés; certains fauteuils sont même conçus pour monter et descendre des marches et permettent la visite de grottes. Le programme de bénévoles Sherpa offre aux visiteurs avec un handicap le soutien nécessaire durant leur visite.

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Source: Parks Victoria

Si l’offre existe, elle demeure cependant méconnue parce qu’on oublie souvent de la promouvoir. Pour diffuser l’information, Parks Victoria a misé sur les médias sociaux et sur plusieurs partenaires:

  • Tourism Victoria et Tourism Australia
  • Agences de voyages spécialisées pour les personnes avec un handicap
  • Organismes d’aide aux personnes handicapées
  • Sites Web de loisirs pour personnes ayant un handicap
  • Événements communautaires dans les parcs

Le plein air accessible en Alberta: l’innovation en tête

Christian Bagg, de l’organisme Alberta Parks, est venu discuter de la stratégie d’inclusion dans les parcs de l’Alberta. Push To Open Nature Society, le réseau provincial d’accessibilité aux activités de plein air, a donné naissance au plan d’inclusion des parcs Everyone Belongs Outside. Ce dernier a transformé la vision de l’organisme Alberta Parks envers l’expérience nature et a entraîné de nouvelles façons de faire découvrir les lieux. Le Park Explorer, un fauteuil roulant adapté, est l’une des initiatives qui permettent aux personnes à mobilité réduite de se promener dans les parcs.

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Source: Alberta Tourism, Parks and Recreation

M. Bagg, lui-même en fauteuil roulant et adepte de plein air, est le concepteur du Park Explorer. Il estime que la découverte de la nature apporte du bien-être à tous, peu importe le type d’objectif poursuivi. Il y a toujours lieu de se dépasser, que ce soit d’atteindre un sommet ou de découvrir un sentier. La vidéo qui suit démontre sa détermination à innover pour aller toujours plus loin dans l’exploration de la nature.

Source: Youtube

Lever les barrières sur l’aventure extrême  

En 2011, l’Association canadienne des paraplégiques et Hostelling International-Canada-Pacific-Mountain Region (HI-C-PM Region) cherchaient une façon de développer l’accès, pour les personnes handicapées, aux activités des auberges de jeunesse situées sur la promenade des Glaciers en Alberta. La culture des auberges de jeunesse en est une de partage, de transmission des valeurs et d’échange d’histoires vécues; ces centres semblent donc des lieux tout indiqués pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées aux activités d’aventure.

Certaines installations d’hébergement ont donc été réaménagées pour pouvoir recevoir une clientèle en fauteuil roulant. En collaboration avec des organismes d’aventure adaptée, plusieurs activités ont aussi été développées sur place: cyclisme à main, kayak, escalade et randonnée. Le premier séjour d’aventure adaptée s’est déroulé en juillet 2013. Les photos ci-dessous montrent que les organisateurs et les participants font preuve d’audace, mais surtout que ces derniers vivent des expériences extrêmes, comme tout adepte d’aventure.

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Source: Hostelling International – Canada – Pacific Mountain Region

Chasse et pêche pour tous

Au regard de l’évolution de sa clientèle, vieillissante, et parce que la demande des personnes à mobilité réduite en matière d’activités de plein air est bien présente, l’Association des pourvoiries du Québec s’associe à l’organisme Kéroul pour outiller ses membres. Un sondage réalisé auprès des pourvoiries membres indique que 17% souhaitent connaître le niveau d’accessibilité de leur établissement. Des évaluations démontrent que certaines pourvoiries ont le potentiel de devenir partiellement accessibles. Mais outre les adaptations à apporter aux installations d’hébergement, l’accès aux activités soulève aussi des défis. Il faut par exemple prévoir:

  • l’accès au quai et l’aménagement de la zone de pêche;
  • de l’équipement pour faciliter le passage du quai à l’embarcation;
  • une cabane à poisson et un ponton accessibles;
  • une cache de plain-pied adaptée, fixe ou mobile;
  • un véhicule pour se rendre en zone de chasse.

L’organisme Kéroul a développé un Guide d’accessibilité pour les pourvoiries en trois parties afin de faciliter la démarche des établissements qui souhaitent devenir accessibles à tous.

Bon pour le moral

Des études le démontrent, les activités en nature ont un impact positif sur la santé mentale. Selon Sonya Jakubec de Mount Royal University, à Calgary, les expériences de plein air dans les parcs apportent aux personnes avec un handicap une sensation de calme, une impression d’évasion, des défis à relever et de la joie. Ceux qui s’y adonnent en veulent plus!

 

Image à la une: Facebook: Push to Open Nature Initiative

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Technologies

Le voyage virtuel, une vision de l’avenir?

Un virage à 360⁰

Depuis quelques années, les sites touristiques, les hôtels et les musées proposent des panoramas à 360 degrés de leurs installations. Google a commencé à ajouter des images panoramiques de l’intérieur d’entreprises dans le cadre de son programme Business View en 2010, une extension de Google Street View intégrée à Google Maps. La visite virtuelle apparaît dans les résultats de recherche Google, et il est possible de l’intégrer à son site Web et aux réseaux sociaux.

L’Institut culturel de Google contient plus de 63 000 œuvres d’art de 108 musées accessibles en ligne. Quelques grands groupes hôteliers ont emboîté le pas aux musées:

  • Carlson Rezidor Hotel Group (Radisson, Radisson Blu, Country Inns & Suites) — déploiement initial à ses hôtels de Chicago, Miami et Washington, DC, puis dans 100 hôtels Radisson and Country Inns & Suites du continent.
  • Hilton Worldwide— 78 hôtels(voir image).
  • Best Western International — 2200 hôtels nord-américains d’ici la fin de 2014.

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Source: Hilton Chicago

D’autres entreprises touristiques, comme les stations de ski, font leur entrée dans le monde virtuel.

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Source: Chamonix

La visite virtuelle…

…D’aujourd’hui

Le site arounder propose des visites virtuelles d’hôtels, de restaurants, de musées et de lieux incontournables dans des destinations touristiques à travers le monde, dont Montréal, l’une des sept villes répertoriées en Amérique.

L’office de tourisme de Biscarosse offre au visiteur de s’immerger totalement dans la ville grâce à l’application iBisca360. Cette dernière permet de présenter des visites virtuelles en 360⁰ de 25 lieux qui permettent de découvrir son patrimoine naturel et culturel. La destination — ainsi que neuf autres villes françaises — publie aussi un guide touristique immersif en ligne, intégrant panoramas à 360⁰ et plans interactifs. Celui de l’office de tourisme de Gennevilliers, dans la région Île-de-France, offre une vue réaliste de la ville et permet de zoomer sur certains lieux touristiques pour ensuite en proposer la visite virtuelle.

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Source: Office de tourisme Gennevilliers

Pour inspirer les touristes, Georama a lancé une application qui permet de visiter une ville virtuellement et en direct grâce à un guide équipé d’une caméra GoPro. Le visiteur potentiel peut commenter ce qu’il voit et même demander à s’approcher d’un attrait pour le voir plus en détail. Cette application rappelle la campagne de l’office de tourisme de Victoria, en Australie.

La technologie 3D est de plus en plus utilisée pour présenter différentes destinations dans le monde. Google s’est emparé de ce créneau avec Google Earth, qui offre à l’internaute un tour du monde virtuel avec ses bâtiments 3D, ses images et ses reliefs.360cities.net s’est associé au géant pour présenter sa collection Web de photos panoramiques interactives géoréférencées créées par un réseau de milliers de photographes. Ses images sont disponibles dans la «galerie» de Google Earth, ce qui procure une bonne visibilité aux destinations.

AirPano, fruit de l’initiative d’une équipe de passionnés de photo, présente des prises de vue panoramiques à vol d’oiseau à haute résolution en 3D. Le site propose plus de 2000 panoramas répartis dans 200 sites parmi les plus intéressants de la planète.

D’autres lieux touristiques importants et très fréquentés comme la chapelle Sixtine et la place Saint-Pierre à Rome, ou même les grandes pyramides d’Égypte s’exhibent fièrement en 3D, offrant aux internautes plusieurs visites guidées commentées tout à fait réalistes.

De plus, avec l’impression 3D, il est dorénavant possible de créer des objets, comme ces viseurs auxquels on a greffé des iPod, qui diffusent un film en 3D présentant la ville de Melbourne en Australie (voir la vidéo).

 

Source: Vimeo

… À demain

Le 3D immersif grâce à de nouvelles technologies

La société 3RD Planet, de Singapour, développe un outil de production d’images de synthèse qui permettra à ses utilisateurs de faire une promenade étonnamment réaliste dans les rues d’une ville. Cette nouvelle technologie 3D combine des environnements en trois dimensions à des sons ambiants, de l’animation et de l’interaction,pour mieux faire vivre la destination au voyageur potentiel (voir la démonstration).

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Source: 3rd Planet

Facebook a récemment effectué une incursion dans le monde de la réalité virtuelle en se portant acquéreur de la société Oculus VR et, avec elle, de l’Oculus Rift. Ce casque semblable à des lunettes de ski combine la technologie des téléphones intelligents à celle des capteurs de mouvement pour produire une expérience similaire à celle ressentie devant un très grand écran IMAX.                                    

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Source: tnooz.com

Déjà, le Conseil général du Val d’Oise a misé sur la technologie de l’Oculus Rift dans un projet de visite virtuelle des sites touristiques du département. Le voyagiste Thomas Cook teste actuellement un concept de magasin offrant des vacances en réalité virtuelle grâce à l’Oculus Rift. Les clients de l’agence peuvent essayer gratuitement les casques, qui ont été programmés pour présenter un paradis tropical en 3D avec une vision à 360 degrés, qui bouge en fonction des mouvements du corps. Cette brochure inusitée, «sans papier», utilise des images et des sons qui ont été enregistrés à son complexe touristique Sentido. Pour augmenter son réalisme, cette expérience est offerte avec une piste audio personnalisée et un parfum d’ambiance. Plus tard cette année, la société prévoit ajouter des séjours de vacances virtuelles à New York et dans des parcs nationaux d’Amérique.

De son côté, Look Voyages réfléchit sérieusement au lancement d’un système de visites immersives de certains de ses clubs Lookéa. Le directeur de l’agence, Serge Laurens, pense même équiper leurs points de vente intégrés avec ce matériel; «ce serait un superbe moyen de redonner aux agences physiques un avantage compétitif, puisque les clients seraient obligés de s’y rendre pour tester virtuellement un club», mentionne-t-il.

L’Oculus permet également d’envisager de vivre des expériences jusqu’alors réservées à une élite, comme des voyages dans l’espace, ou se tenant dans des lieux fragilisés par la fréquentation touristique trop importante, comme les grottes de Lascaux (que l’on peut d’ailleurs déjà visiter virtuellement) et Machu Picchu. Il suffirait de filmer ces expériences pour les faire vivre ensuite virtuellement à n’importe qui. Pour bien mesurer les possibilités qu’offre cette nouvelle technologie, voyagez au-dessus de la ville de Townsville en Australie.

Pour aller encore plus loin dans l’immersion, Disney a créé une nouvelle interface, REVEL, qui produit des effets tactiles grâce à de très petites vibrations provenant d’objets virtuels en 3D. Le système permettra aux utilisateurs de toucher les épines d’un cactus ou les contours d’un objet délicat. D’ici 2020, des techniques similaires permettront aux consommateurs de ressentir la sensation que produit le sable entre les orteils sur une plage à des milliers de kilomètres!

Enfin, selon Skyscanner, Apple plancherait sur le développement d’une nouvelle génération de montre connectée, l’iWatch, qui comportera des écrans holographiques 3D présentant des panoramas de rue, des reliefs, des versions 3D d’une promenade dans un quartier, etc.

Comme le prédit le futurologue Daniel Burrus, «la réalité virtuelle ne remplacera pas les vrais voyages (…) elle deviendra une nouvelle forme de présentation, un incroyable avant-goût en 3D d’une destination qui donnera envie aux voyageurs de vivre réellement cette expérience».

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Technologies

Brève incursion dans le monde des beacons

Qu’est-ce que c’est?

Le beacon est un système de microlocalisation intérieure

 

Le beacon est un système de microlocalisation intérieure (par opposition au GPS, qui ne fonctionne bien qu’à l’extérieur). Son principe est simple: une petite balise électromagnétique émet en permanence un signal qui, une fois qu’il est capté par une application mobile, transmet des informations personnalisées à un récepteur selon l’endroit précis où il se trouve. Par exemple, une balise située à l’entrée d’un magasin peut «réveiller» l’application du magasin en question – application que le consommateur aura téléchargée préalablement – et diriger le client vers un article en promotion.

CN_iBeacon_image0Source: Apocope

On compte déjà plusieurs balises sur le marché, que ce soit pour les systèmes d’exploitation iOS ou Android; mais celle dont on parle le plus, c’est la iBeacon. Elle a été lancée à l’automne 2013 par Apple, qui la présente comme «une nouvelle catégorie de transmetteurs à basse consommation énergétique (Bluetooth LE) et à bas coût (environ 25$) qui peuvent notifier de leur présence les périphériques iOS 7 à proximité». La technologie beacon comporte par contre quelques inconvénients: le récepteur Bluetooth de l’appareil mobile doit être activé, et la balise n’est précise qu’à quelques mètres près; mais nous n’en sommes encore qu’aux premiers balbutiements de cette technologie. ABI Research prévoit que d’ici 2019, les États-Unis compteront 60 millions de balises iBeacon sur leur territoire.

Quels usages pour l’industrie touristique?

Dans le secteur du transport aérien
À l’aéroport, les balises peuvent accélérer le traitement des passagers à des points de contact critiques tels que l’enregistrement, le dépôt des bagages, le contrôle des passeports et les portes d’embarquement.

Les balises peuvent aussi guider les passagers dans le terminal, comme le démontre American Airlines (AA) à l’aéroport Dallas Forth Worth, où la compagnie aérienne a effectué le plus grand déploiement de iBeacons de l’industrie. Certains utilisateurs ont reçu des messages de l’application leur indiquant la direction à prendre et le temps estimé pour se rendre du terminal jusqu’à la porte d’embarquement. Ces balises peuvent éventuellement guider des passagers ayant une déficience visuelle. L’aéroport de San Francisco teste un prototype d’application qui utilise l’un des 500 iBeacons situés dans le terminal 2, pour décrire de manière audible certains points d’intérêt.

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Source: Econsultancy

Virgin Atlantic utilise aussi la technologie iBeacon pour fournir des mises à jour, des instructions ou des offres promotionnelles à ses passagers transitant par l’aéroport d’Heathrow à Londres. Quant à EasyJet, elle a installé ses balises à Londres Luton et Gatwick, au Royaume-Uni, de même qu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris. La technologie est d’abord déployée au carrousel à bagages et dans les zones de sécurité pour informer les passagers qu’ils doivent préparer leur passeport et leur carte d’embarquement.

Aussi, comme plusieurs voyageurs ont déjà installé l’application de leur compagnie aérienne sur leur téléphone intelligent, il est facile de leur proposer des offres sur mesure en fonction de ce que l’on connaît d’eux. Ainsi, des services qu’ils n’auraient pas considérés auparavant peuvent prendre beaucoup de valeur une fois à l’aéroport, comme l’accès à des lignes de sécurité prioritaires ou au salon VIP, des enregistrements accélérés, un surclassement, etc.

Dans les musées et les centres d’exposition

L’installation de balises dans les lieux culturels permet d’enrichir l’expérience du visiteur en lui procurant une meilleure accessibilité à l’information. Placée près d’un tableau, par exemple, elle alertera l’appareil mobile du visiteur et l’invitera à consulter la fiche de l’œuvre. Il pourra y lire du contenu textuel, écouter des commentaires audio et même regarder une vidéo. Cette technologie facilite aussi le repérage en temps réel dans l’espace muséal en affichant les pièces déjà visitées et celles qu’il reste à voir. Il va sans dire que les balises peuvent trouver la même utilité dans plusieurs autres types d’attraits tels les zoos, les aquariums, les centres d’interprétation, etc.

Plusieurs musées européens utilisent déjà cette technologie. C’est le cas à la Maison de Rubens, à Anvers en Belgique, qui invite les touristes à télécharger une application sur leur iPhone ou leur iPad. Ils sont ainsi géolocalisés et le contenu adapté à l’œuvre devant laquelle ils se trouvent est automatiquement diffusé par un casque ou des oreillettes (voir la vidéo).

 

Source: Vimeo

Dans le secteur des festivals et de l’événementiel

Placées à différents endroits, les balises informent les personnes présentes de la programmation dans les lieux où elles se trouvent, des points d’affluence et dirigent les festivaliers sur le site. D’autres balises peuvent notifier certains visiteurs sur les performances VIP ou les fidéliser, par exemple en leur offrant un billet gratuit pour une représentation particulière. Plusieurs grands festivals utilisent déjà la technologie iBeacon, que ce soit Tribeca, Coachella ou SXSW, pour n’en nommer que quelques-uns.

Dans l’hôtellerie, les resorts ou les centres de vacances

L’enregistrement automatisé constitue l’une des principales utilisations des balises dans l’hôtellerie. Cette technologie peut aussi servir à communiquer les activités du jour, des suggestions de restaurants, de boutiques et d’attraits à la manière d’un concierge virtuel, comme c’est le cas des hôtels James de New York, Chicago et Miami. L’application James Pocket Assistant propose aussi une visite autoguidée pour découvrir la collection d’œuvres d’art de l’hôtel.

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Source: iTunes

La fidélisation de la clientèle peut aussi être facilitée grâce aux balises électromagnétiques. Par exemple, depuis le 24 juillet dernier, les clients membres du programme de Marriott peuvent recevoir des offres personnalisées sur leur appareil mobile en fonction de leur localisation précise dans l’hôtel, et ce, dans trois établissements d’Amérique du Nord grâce à leur nouveau service, LocalPerks.                                                        

Parmi les autres utilisations possibles, mentionnons le contrôle de l’éclairage, de la température et du téléviseur, ainsi que la possibilité de commander des produits devant être livrés à la chambre. Pour plus de détails concernant les possibles utilisations des balises dans l’hôtellerie, visionnez cette vidéo (en anglais).

Dans les restaurants, un des avantages de la balise est d’offrir un menu virtuel comprenant plus de détails sur des éléments particuliers: le nombre de calories, les fermes locales où les produits ont été cultivés, les accords  mets et vins proposés, etc. Lors de congrès, de réunions ou de conférences, elle peut favoriser le réseautage en informant les participants de l’identité des gens à proximité. Elle sert aussi à «pousser» le contenu de la session directement aux appareils mobiles des personnes inscrites, qui sont aussi invitées à profiter d’une variété d’outils d’interaction. Elles peuvent par exemple voter sur un sujet et obtenir les résultats instantanément sous forme graphique sur leur écran ou soumettre des questions au conférencier.

Quel avenir les consommateurs réserveront-ils à ce nouveau gadget? L’adopteront-ils avec enthousiasme ou le verront-ils comme un «big brother» envahissant et trop curieux? Qu’en pensez-vous?

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Tourisme durable

Nouveau départ: des villes qui se réinventent

Lorsqu’une municipalité se développe autour d’une industrie et que celle-ci bascule, c’est toute la communauté qui chavire. Les catastrophes naturelles forcent aussi des collectivités à se prendre en main. Voici des exemples de villes qui ont reconstruit ou réaménagé les lieux afin de stimuler le renouveau et la fierté des résidents, et de mieux se positionner sur le plan touristique.

Après les chantiers navals, la culture

Bombardée durant la deuxième guerre mondiale puis mal rénovée, Nantes a été meurtrie au cours de son histoire. Dans les années 1980, elle perd sa principale industrie, les chantiers navals. Les friches industrielles ont orné le territoire jusqu’à récemment. L’élection d’un nouveau maire, en 1989, amène un nouveau dynamisme, une vision: miser sur la culture pour raviver l’esprit de cette ville, pour l’animer à nouveau. Des interventions pour concrétiser ce projet sont alors mises en branle. En voici quelques unes:

  • L’ancienne usine des biscuits LU est recyclée en centre d’art atypique. Le lieu unique abrite des salles de spectacle et d’exposition, et également un bar, un restaurant, une garderie et une boutique, entre autres.
  • On rénove le château des ducs de Bretagne en musée d’histoire.
  • La troupe de théâtre de rue de renommée mondiale, Royal de Luxe, anime le centre-ville par de nombreuses manifestations artistiques.
  • Des artistes créent des œuvres sur les anciens chantiers navals: Les Machines de l’île.
  • Un festival nocturne alternatif est mis sur pied, le Festival des Allumées (1990-1995).
  • On réalise un parcours d’art contemporain en plein air sur les berges de la Loire dans le cadre de la biennale d’art contemporain appelée l’Estuaire; des œuvres temporaires et pérennes y figurent.

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Source: Les machines de l’Ile Nantes – Photo: Jean-Dominique Billaud

En 2007, l’organisme Le voyage à Nantes est créé dans le but de développer le tourisme culturel. Il élabore notamment un parcours dans la ville à suivre grâce à un marquage au sol, pour faire découvrir l’offre culturelle et patrimoniale aux visiteurs. Nantes développe au fil des années une image culturelle très forte, en France ainsi qu’en Europe. Toutes ces initiatives portent leurs fruits, puisque non seulement elles améliorent la qualité de vie des citoyens, mais elles attirent des touristes.

Todmorden mise sur l’agriculture urbaine

La petite ville anglaise de Todmorden, qui compte quelque 15 000 habitants, peinait à surmonter la récente crise économique. Les commerces fermaient les uns après les autres, la valeur des maisons déclinait et de plus en plus de résidents devaient sortir de la région pour se chercher du travail. Le climat général était plutôt morose. Lassés d’attendre une aide gouvernementale pour relancer l’économie, des citoyens ont développé un projet expérimental au potentiel rassembleur, puisque basé sur un besoin commun à tous: la nourriture.

Aujourd’hui, la rue principale regorge de potagers. Les écoles ont les leurs; le poste de police, la bibliothèque, l’hôpital et l’hôtel de ville aussi. L’école secondaire aura son centre aquaponique, qui combine la culture de légumes et l’élevage de poissons. Les aînés offrent des formations aux plus jeunes sur la fabrication de confitures et de conserves. Des amitiés se créent et les échanges de connaissances vont au-delà de la nourriture. Un dynamisme nouveau anime désormais la petite communauté.

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale. Des artisans de Todmorden créent de nouveaux produits qui se distinguent à l’échelle internationale, comme des fromages et de la saucisse de haute qualité. Les restaurateurs et les commerçants affirment qu’ils bénéficient eux aussi du phénomène. L’objectif ultime du programme Incredible Edible est de rendre Todmorden autosuffisante en matière d’alimentation d’ici 2018. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le concept et illustre le virage entrepris par cette petite ville du nord de l’Angleterre.

Source: Vimeo

Ce mouvement est bien en phase avec les préoccupations actuelles. Les touristes s’intéressent à ces initiatives et sont interpellés par la découverte de milieux de vie novateurs et empreints d’une vision. L’office de tourisme propose d’ailleurs de découvrir Todmorden par la route verte (Green-Route – voir l’image ci-dessous), un circuit balisé qui relie les sites de production locale.

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Source: Incredible Todmorden

Greensburg reconstruit «LEED»

On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED par habitant au monde!

En mai 2007, une petite ville (moins de 800 habitants) du Kansas est démolie à 95% par l’une des tornades les plus dévastatrices qu’ont connues les États-Unis. Après la tempête, la communauté prend la décision de reconstruire de façon durable. On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) par habitant au monde! Le virage vers un développement plus durable a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble de la collectivité. Les bâtiments municipaux, des industries, des commerces et même des résidences sont certifiés selon la norme environnementale LEED.

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Greensburg, 12 jours après le passage de la tornade – Source: FEMA

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La reconstruction – Source: Greensburgks

Des touristes viennent spécifiquement visiter Greensburg pour découvrir ses installations vertes. L’office de tourisme et d’autres organismes locaux ont d’ailleurs développé des outils pour ces visiteurs, tels qu’un guide de la ville qui met de l’avant les efforts en développement durable réalisés à la suite de la tornade. Le GreenTour, une initiative de l’organisme Greensburg GreenTown, présente chacun des principaux bâtiments et leurs particularités durables à l’aide de symboles, illustrés ci-dessous.

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Source: Greensburg Green Town

De beaux projets au Québec

Les inondations de 2007 en Gaspésie ont rudement éprouvé la petite communauté de Rivière-au-Renard. De plus, la «Capitale des pêches» du Québec souffre aujourd’hui de la décroissance des activités de pêche commerciale. La municipalité compte néanmoins miser sur cette appellation pour se positionner sur le plan touristique et se refaire une beauté. Dans cette optique, le Groupe IBI/DAA a soumis un projet d’aménagement à la Corporation de développement de Rivière-au-Renard, un plan qui a d’ailleurs remporté un prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (voir l’image ci-dessous). La Ville de Gaspé, dont fait partie Rivière-au-Renard, doit maintenant trouver le financement de 16 millions de dollars pour réaliser ce plan.

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Source: AAPC CSLA

Le centre-ville de Lac-Mégantic doit être reconstruit à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. Des projets sont en développement et l’attractivité touristique semble figurer parmi les objectifs. Souhaitons que ce renouvellement se réalise autour d’une vision rassembleuse qui permettra de panser les profondes blessures tout en offrant un nouveau départ.

Image à la une: © Arthur Edwards pour Incredible Edible Todmorden

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Gestion Tendances

Cocréer à l’ère participative

À l’aube de cette renaissance, les nouveaux modèles de consommation et de production redessinent l’environnement concurrentiel en tourisme. L’intelligence collective se présente dorénavant comme une ressource précieuse et abondante qu’il faut apprendre à bien exploiter pour demeurer compétitif. Les organisations qui adoptent la cocréation (crowdsourcing) se dotent d’une longueur d’avance, évitant ainsi de passer à côté des attentes du consommateur ou des idées novatrices de leur communauté.  

Le duo porteur d’expériences enrichies

Le touriste connecté d’aujourd’hui n’a jamais été mieux placé pour jouer un rôle actif et influent auprès des prestataires, et ce, à toutes les étapes de son séjour. Satisfaire le visiteur dans ce nouveau contexte demande une meilleure écoute, tâche facilitée par l’émergence des médias sociaux. L’impressionner requiert une approche qui intègre astucieusement les deux éléments suivants:

  • La technologie, qui améliore les processus et l’offre de l’organisation, tout en facilitant les échanges entre les différentes parties prenantes;
  • La cocréation, qui donne au consommateur le pouvoir de participer à la conception de son expérience touristique en émettant ses idées sur un produit ou un service, en échangeant et en dialoguant avec d’autres, en personnalisant l’offre qui lui est présentée, etc. 

Les exemples en hôtellerie

Le crowdsourcing s’introduit progressivement dans le secteur hôtelier et entraîne un changement radical des pratiques en matière de design et de marketing. Entre l’ascension du phénomène Airbnb et la concurrence féroce des intermédiaires en ligne, les hôtels adoptent désormais cette tendance pour construire la réputation de leur marque, attirer les Millennials et dénicher des contenus générés par le public pouvant servir à mieux communiquer avec leur clientèle.

Club Med 

Pour son futur Village Neige de Val Thorens en France, le Club Med s’ouvre à la cocréation et permet au public de s’exprimer sur le concept. À l’aide de l’application participative conçue pour Facebook, les fans du Club Med ont pu voter chaque semaine pour les éléments qu’ils aimeraient voir dans le village, soit le nom, le logo, le design et même les activités proposées.

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Source: e-marketing

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«La création n’existe plus, il n’y a que la cocréation. Construire un concept seul, en vase clos, est plus risqué que de le faire avec l’apport de ses clients et de ses associés.»

Démocratiser l’investissement immobilier, l’architecture et le design urbain: voici la mission que s’est donné le groupe Prodigy Network. 17John, son projet hôtelier new-yorkais ciblant la clientèle d’affaires de longs séjours, sera construit en intégrant les idées novatrices reçues à la suite d’une campagne de cocréation menée auprès d’architectes, de designers et d’autres professionnels de domaines créatifs (voir la vidéo). Avec ce concours, l’organisation veut redéfinir les espaces pour créer des modes de travail et de rencontres plus collaboratifs, communautaires et connectés. Selon le créateur de la firme pionnière: «La création n’existe plus, il n’y a que la cocréation. Construire un concept seul, en vase clos, est plus risqué que de le faire avec l’apport de ses clients et de ses associés.»

 

Marriott Hotels

De son côté, Marriott Hotels a relancé pour une deuxième année l’initiative TravelBrilliantly, qui invite les internautes à partager, sur la plateforme Web de l’hôtel, leurs idées d’innovations en hôtellerie dans l’une des six catégories suivantes: technologie, restauration, travail et loisir, santé et bien-être, design et style, et autres innovations. Ce concept, d’abord réservé aux consommateurs américains, prend de l’ampleur, la nouvelle édition s’étendant cette fois-ci aux Britanniques.

 

Les initiatives visant davantage la population locale

Les résidents peuvent être la source de plusieurs idées innovantes et jouer un rôle important dans l’élaboration et l’implantation de nouvelles stratégies ou campagnes. Grâce à la cocréation, il est possible de développer des expériences touristiques qui bénéficient davantage à la communauté hôte, tout en satisfaisant le désir d’authenticité du visiteur.

La cocréation au musée

Face à un public qui abandonne son rôle d’observateur pour endosser celui de collaborateur, plusieurs musées ont amorcé un virage participatif. L’établissement est invité à repenser sa position d’«expert qui détient l’autorité sur les histoires à raconter», en devenant un créateur d’histoires avec la communauté. 

En octobre 2013, le Chicago History Museum lançait un appel à tous afin de déterminer le thème d’une exposition future. Les résidents de la ville étaient ensuite invités à voter sur Facebook pour le sujet de leur choix.

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Source: hstryqt.tumblr.com

La genèse du tourisme comme réel moteur de changement

L’organisme à but non lucratif Travel2change veut donner un élan à l’innovation sociale en invitant la population locale à proposer des activités uniques et enrichissantes auxquelles pourraient prendre part les visiteurs. Les meilleures suggestions sont ensuite retenues et offertes aux voyageurs qui désirent effectuer un séjour responsable. La plateforme numérique fournit un espace de rencontres pour les touristes et les locaux qui souhaitent se réunir afin de soutenir une cause.

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Des festivals organisés en mode open source

Le festival multidisciplinaire SPARKcon de Raleigh, en Caroline du Nord, se présente comme un «potluck créatif» qui permet de mettre en valeur la communauté artistique locale. En plus d’avoir la possibilité de proposer ses prestations artistiques, toute la population peut participer à la planification, au choix de la programmation et à l’organisation de l’événement.

Dans la même lignée, le Helsinki Festival en Finlande permet à la population de s’intégrer au processus de création de l’événement, favorisant ainsi la valorisation des talents locaux.

Des artistes redessinent les parcs nationaux

À l’occasion de son centenaire, le Service des parcs nationaux américains, en collaboration avec Creative Action Network, a lancé la campagne de crowdsourcing See America. On y invite les artistes et les designers à créer une collection d’affiches célébrant ces sites patrimoniaux. L’initiative fait appel à la créativité collective pour mettre en valeur cette richesse et inciter les gens à visiter les parcs.

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Source: See America Project

La compétition accrue suscitée par le foisonnement des offres alternatives oblige les entreprises à repenser leurs façons de faire et à réinventer leur relation avec le consommateur. Ayant compris les nouvelles règles du jeu, les organisations touristiques qui valorisent davantage la participation et l’engagement des clients et des parties prenantes augmentent leurs chances de réussite. À votre tour de cocréer!

 

Analyse réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

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Produits et activités

Le golf en quête d’un second souffle

Moins de rondes jouées et moins de terrains

Selon les données de la National Golf Foundation (NGF), le nombre de rondes de golf jouées annuellement aux États-Unis est en baisse depuis plusieurs années. Le nombre de golfeurs, lui, est sensiblement stable depuis quelques années, soit plus ou moins 25 millions d’Américains. Le sommet de 30 millions de golfeurs atteint en 2002 n’a jamais été égalé.

Autre indicateur éloquent, le nombre de fermetures de terrains de golf surpasse largement celui des nouveaux clubs. Depuis 2006, cette balance est négative. En 2013, près de 160 terrains (équivalent de 18 trous) ont fermé leurs portes, contre 14 ouvertures. Les années 90, fastes en aménagements de golfs, n’ont pas connu la croissance anticipée de la demande. La NGF estime que la réduction du nombre de terrains aux États-Unis ces dernières années mènera vers un marché plus équilibré.

Les défis ne manquent pas pour l’industrie québécoise du golf non plus. Selon une étude réalisée par DAA Stratégies, il s’est joué dans la province environ 6,9 millions de rondes en 2013, soit 20% de moins qu’en 2011. L’étude s’intéresse principalement au potentiel du marché du golf au Québec et révèle que la conquête de nouveaux golfeurs s’annonce ardue. Pourtant, en plus du million d’adeptes, 1,5 million de Québécois se sont déjà adonnés au golf mais ont abandonné et quelque 8% d’entre eux souhaitent s’y remettre. Chez les non-golfeurs, seulement 5% souhaitent commencer à jouer au golf. Parmi les constats du rapport, mentionnons que:

  • le golf est toujours vu comme un sport snob et cher à pratiquer;
  • les jeunes adhèrent peu à cette activité, notamment à cause du coût et de la rigidité des règles;
  • d’autres sports, plus faciles d’accès, exercent une forte concurrence.

Le choc des générations

Un des grands enjeux de l’industrie, souligné par des experts tant canadiens qu’américains, concerne le manque de relève, et plus particulièrement l’absence de la génération Y. Le désintérêt des 18 à 34 ans pour le golf se fait sentir tant sur les terrains que dans les boutiques d’équipement.

De 2009 à 2013, le taux de participation de ces jeunes adultes américains au golf a chuté de 13%, alors qu’il a cru de 29% pour la course, selon l’organisme Sports & Fitness Industry Association. Un analyste du portail Internet SportsOneSource considère que la lenteur du jeu, le temps nécessaire pour compléter une partie ainsi que le coût élevé rebutent les jeunes Y à pratiquer le golf. Selon lui, l’activité ne reflète pas les valeurs qui interpellent les Y, comme la diversité et l’inclusion.

Des changements s’imposent!

L’ensemble de l’industrie reconnaît qu’il est impératif de remettre en question différents aspects de la pratique du golf. Peu de changements ont été apportés au cours de la dernière décennie, alors que la pratique est en déclin. Des organisations bien ancrées dans le secteur, comme le fabricant d’équipement Taylormade et le regroupement de golfeurs professionnels PGA of America, lancent des suggestions. Ils proposent des concepts pour inverser la tendance, démocratiser, assouplir et rajeunir ce sport. Ils sont d’ailleurs à l’origine du projet HackGolf, une plateforme Web qui vise à rassembler les idées de tous les milieux pour refaire du golf une source de plaisir. Cet exercice de crowdsourcing devrait permettre de cibler les irritants et de favoriser l’innovation. Voici également quelques idées transmises par différents acteurs de l’industrie pour stimuler le secteur.

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Source: HackGolf

FootGolf

Jouer au golf en troquant le bâton pour le pied et la balle pour le ballon, voilà en quoi consiste le FootGolf. Il est possible de pratiquer ce sport en émergence sur certains terrains de golf notamment en Europe, aux États-Unis et au Canada. L’Association canadienne de FootGolf estime que le sport peut bénéficier de la popularité montante du soccer en Amérique du Nord pour attirer les jeunes et les familles. Voici une vidéo du regroupement au sujet de cette activité.

Des trous de 15’’

Pour accélérer le jeu et réduire les frustrations, le dirigeant de Taylormade suggère l’implantation de trous de golf plus grands sur les verts. Selon lui, les golfeurs amateurs réalisent une grande partie de leurs coups sur le vert et s’épuisent à tenter d’introduire la balle dans son trou. Des cavités de 15 pouces (38 cm) de diamètre rendraient l’étape du green beaucoup plus courte et agréable. Il suggère aux exploitants de terrain de laisser également les trous traditionnels, offrant ainsi les deux possibilités au golfeur.

Faciliter les expériences de golf variées

Comme l’indique le dirigeant de la PGA of America, Peter Bevacqua, le golf ne se limite pas à un 18 trous. L’expérience peut également consister à aller frapper des balles, compléter un 9 trous entre amis pendant le week-end ou encore un 6 trous après une journée de travail. Le golf doit pouvoir s’insérer dans l’horaire du client; selon M. Bevacqua, c’est un message qui devrait être véhiculé par les exploitants.

Réduire le nombre de règles

La compagnie Troon Golf, qui gère des terrains dans 23 pays, estime que la réduction des règles du jeu est nécessaire pour éviter l’abandon de la pratique par les débutants. Les nouveaux golfeurs doivent assimiler la technique en plus d’une foule de contraintes qui peuvent les dissuader de poursuivre leur initiation.

Innover, innover, innover!

Selon l’étude de DAA Stratégies, il s’avère essentiel de poser des actions dès maintenant pour relancer le secteur. On y mentionne également qu’il faudrait que l’industrie adopte une approche marketing axée sur les besoins de la clientèle et développe des stratégies de communication innovantes.

Le produit en lui-même et la façon de le commercialiser ont besoin d’une cure de rajeunissement. D’autres secteurs d’activité connaissent des défis similaires et trouvent des solutions en réinventant certaines façons de faire. Par exemple, la diversification de l’offre et la formation de la relève de skieurs dans les stations de ski ou encore le développement de l’offre de prêt-à-camper dans le secteur du camping ont certainement contribué à dynamiser ces industries. À votre avis, qu’est-ce qui pourrait donner un nouvel élan à celle du golf?

 

Image à la une: © Footgolf France

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Segments de clientèles

Quand l’hôtellerie forme sa clientèle!

Ce blogue s’adressant aux jeunes diplômés propose des conseils pour bien commencer leur carrière. On y trouve notamment des témoignages de jeunes professionnels figurant sur la liste Forbes 30 Under 30, soit des vedettes montantes dans leur domaine d’activité aux États-Unis. Le message s’articule autour de l’importance d’entretenir des relations professionnelles significatives et du mentorat

Par cette initiative, Fairfield Inn & Suites se veut partenaire de sa clientèle en favorisant les relations entre mentors et jeunes travailleurs. La campagne Every Day Connect comportera également un volet sur Twitter afin de susciter la création de liens entre professionnels novices et expérimentés. Un concours permettra de rassembler des jeunes et le mentor de leur choix – parmi ceux établis par Fairfield Inn & Suites – lors d’un séjour à New York.

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Source: Every Day Connect