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Technologies

L’essor de l’entrepreneuriat technologique en tourisme

L’expression start-up (entreprise technologique en démarrage) est surtout réservée aux jeunes sociétés innovantes qui présentent un potentiel de croissance rapide et œuvrent généralement dans les domaines de la nouvelle économie. Les primeurs qu’elles introduisent sur le marché provoquent des ruptures avec les modèles d’affaires traditionnels. Leur petite taille et leur naissance à l’ère du Web 2.0 leur confèrent une agilité et une flexibilité que les grandes entreprises peuvent difficilement reproduire. Le tourisme regorge d’occasions pour l’entrepreneuriat technologique. Il attire de plus en plus de capitaux de risque, et le nombre d’investisseurs désirant soutenir de tels projets liés à l’industrie ne cesse de croître.   

État des lieux

Dans la seconde édition de son rapport «State of Travel Startups», la firme de recherche PhoCusWright dresse un portrait de ce phénomène. L’étude recense 528 entreprises fondées entre 2005 et 2012 qui représentent des investissements globaux estimés à 2,6 milliards de dollars américains. La moitié d’entre elles étaient nord-américaines, 32% européennes et 13% de l’Asie-Pacifique.

Alors que les secteurs de l’hébergement et de l’inspiration de voyages comptent le plus grand nombre d’initiatives, ceux de l’aérien et des locations de résidences de vacances/hébergement entre particuliers récoltent des investissements moyens plus élevés par entreprise (voir le graphique 1). Malgré l’exclusion de HomeAway, introduit en bourse en 2011, ce sont les plateformes liées au logement touristique en économie collaborative qui recueillent les plus grosses sommes investies, avec une moyenne estimée à 6,5 millions de dollars américains par jeune pousse.

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La nature du service ou du produit offert par ces entreprises révèle une autre facette du phénomène. Parmi les principales catégories définies par PhoCusWright, les initiatives fondées sur le social ou le contenu généré par les utilisateurs surpassent en nombre celles qui sont basées sur la recherche, le mobile ou l’analyse des données volumineuses (big data) (voir le graphique 2). Toutefois, il semble que les investisseurs voient plus de promesses dans les solutions liées à la requête (search) et à l’analyse de données. Ce dernier champ regroupe un bassin plus petit d’entreprises, mais domine en matière de moyenne du capital investi par entreprise (équivalent à environ 4,5 millions de dollars américains).

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Un sol fertile pour les jeunes pousses

Le contexte n’a jamais été aussi favorable à la création d’une entreprise numérique

Le contexte n’a jamais été aussi favorable à la création d’une entreprise numérique. Les entrepreneurs sont beaucoup mieux outillés et font face à moins de barrières à l’entrée qu’il y a une décennie. Le capital requis pour lancer une start-up a grandement diminué, grâce au progrès technologique ayant mené à une réduction des coûts de production. 

L’écosystème du financement a aussi beaucoup évolué, avec l’ajout de plateformes de crowdfunding, telles que Fundly, Indiegogo et Kickstarter. De plus, les groupes d’anges financiers, comme Anges Québec et Real Ventures, permettent aux entrepreneurs de recueillir des fonds ainsi que de profiter des conseils et des réseaux relationnels d’investisseurs ayant eux-mêmes une solide expérience en démarrage d’entreprises. Les initiatives d’encouragement et de soutien pour les jeunes pousses, tant au public qu’au privé, semblent se multiplier. Avec les programmes d’accélérateurs et d’incubateurs, les ateliers offerts par les universités et les collèges, les festivals, les conférences et les concours, les ressources abondent dans les villes et pays qui reconnaissent l’apport de cette activité à l’économie.

Se donnant comme mission de devenir la capitale de l’innovation touristique, la Ville de Paris a fondé le premier incubateur au monde consacré à l’industrie touristique, le Welcome City Lab. Ce type de programme procure un accompagnement aux projets de création d’entreprises en leur fournissant des services adaptés visant à améliorer leurs chances de succès.

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Source: Paris incubateurs

Des démarrages qui carburent au tourisme

Il suffit de regarder le nombre d’entreprises liées au tourisme inscrites sur AngelList, ainsi que celui de leurs adeptes, pour constater qu’un intérêt marqué existe pour l’industrie. La catégorie online travel regroupe près de 50 000 abonnés, ce qui en fait l’une des plus importantes sur la plateforme. La taille et la croissance du marché de l’e-tourisme servent d’aimant puissant pour attirer de nombreuses ambitions.

Leurs fondateurs se sentent interpellés par un problème ou un manque, et saisissent ainsi l’occasion de rendre les processus plus efficaces, agréables et personnalisés.

La nouvelle génération de jeunes pousses touristiques, souvent de nature mobile, défie les anciennes solutions Web comme Orbitz et TripAdvisor en offrant aux voyageurs des possibilités innovantes pour chaque étape de leur séjour. Leurs fondateurs se sentent interpellés par un problème ou un manque, et saisissent ainsi l’occasion de rendre les processus plus efficaces, agréables et personnalisés.

Voici des exemples issus du Québec illustrant le potentiel intéressant d’innovations technologiques appliquées au tourisme.

Busbud

Percevant un retard en matière de distribution en ligne des billets d’autobus, les fondateurs de Busbud ont vu là une occasion d’affaires. La jeune entreprise montréalaise aspire à devenir l’équivalent d’Expedia pour le transport en autobus et vient de décrocher un financement de 1,2 million de dollars cette année.

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Source: Busbud

GuestDriven

Certaines start-ups ont choisi de proposer des solutions aux entreprises, particulièrement en hôtellerie, plutôt qu’aux voyageurs. Ces outils tirent profit de l’énorme quantité de données disponibles en ligne afin de répondre aux besoins de prestataires désireux d’améliorer leur gestion et leur performance. GuestDriven, anciennement MConcierge, en est un exemple. Leur plateforme permet aux hôtels de mieux connaître leurs clients, grâce à l’information partagée sur les réseaux sociaux, et ainsi d’améliorer l’expérience qui leur est offerte.

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Source: GuestDriven

Flightfox

Deux entrepreneurs australiens ont choisi de s’installer à Montréal pour démarrer leur nouveau projet d’affaires. Ils ont créé Flightfox, un moteur de recherche spécialisé dans la réservation des billets d’avion qui comprend également la contribution d’experts en voyages. L’utilisateur paie une commission (habituellement entre 30 et 40 dollars) aux spécialistes qui se démènent pour trouver le meilleur vol. 

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Source: Flightfox

Même si une abondance de jeunes entreprises touristiques apparaît sur le marché année après année, le chemin vers la croissance et la rentabilité est long et semé d’embûches. Malgré tout, ce foisonnement contribue au vent d’innovation toujours nécessaire pour la redynamisation de l’industrie. 

Pour découvrir plus de start-ups en tourisme:

18 start-up intègrent le Welcome City Lab !

11 Travel Startups You Need to Know

Around the world in 7 startups: travelling ventures with a twist

Skift.com 

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Produits et activités

Valoriser une destination grâce à son histoire

Nombre de sites historiques constituent des attractions incontournables à visiter et deviennent même les symboles des destinations. Un voyage sans photo prise devant le Taj Mahal ou la pyramide de Khéops n’aurait pas la même saveur… Conscients de cette réalité, les professionnels doivent faire appel à la médiation culturelle afin de proposer une expérience de visite unique.

Une thématique attirante

C’est un fait, l’histoire séduit les touristes. Atout France avance que 57% des Français ont visité au moins un site patrimonial au cours des douze derniers mois. Selon l’Initiative fédérale-provinciale/territoriale sur le rapport culture/patrimoine et tourisme (ITFPT), 69% des Canadiens et des Américains en vacances cherchent à approfondir leur connaissance de l’histoire et de la culture du peuple visité. Au Royaume-Uni, le tourisme d’histoire génère 26,4 millions de livres sterling dans l’économie du pays (environ 42 millions de dollars). Cette somme, en augmentation depuis 2010, est particulièrement alimentée par les Britanniques qui visitent leur propre pays. Cependant, aux États-Unis et au Canada, la tendance est plus frileuse et les courbes plus instables. D’après Statistique Canada, le nombre d’Américains ayant visité un site historique au Québec a légèrement baissé entre 2006 (964 200 visiteurs, soit 45% des Américains au Québec) et 2011 (786 600, soit 43,9%). À l’inverse, l’intérêt de la clientèle d’outre-mer pour ce type de tourisme est croissant, car ils étaient 593 300 visiteurs en 2006 (54,41% des voyageurs d’outre-mer) et 649 000 (57,06%) en 2011 à s’y adonner.

69% des Canadiens et des Américains en vacances cherchent à approfondir leur connaissance de l’histoire et de la culture du peuple visité

Malgré le potentiel de ce créneau, l’histoire du Canada reste touristiquement peu mise de l’avant. Le directeur général de l’Association des musées canadiens déplore le fait «qu’on ne voit pas [l’histoire du Canada], on ne l’entend pas et elle tombe dans l’oubli chez la majorité des Canadiens». Pour faire face à cette problématique, James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, a lancé au printemps 2013 une série d’initiatives, notamment la création de fonds et d’une bourse, ainsi que le lancement de la Semaine de l’histoire du Canada (du 1er au 7 juillet).

Il peut sembler difficile de concurrencer des attractions à la valeur historique évidente, mais tous les lieux ont un passé… Alors, quelle histoire raconter? Et comment l’aborder pour toucher le plus de visiteurs possible?

Comment bien raconter son histoire?

Il importe de bien définir son sujet. Le tourisme historique peut ainsi mettre en lumière des personnages célèbres, des événements et des lieux ou des sites historiques. Pour évoquer l’histoire d’une destination, Atout France propose trois angles différents:

  • le défilement chronologique;
  • le retour en arrière;
  • la téléportation à un moment précis du passé.

Moins les traces de l’histoire sont visibles, plus l’effort de reconstitution et d’interprétation doit être grand. Pour bâtir le discours, il est important pour la destination:

Moins les traces de l’histoire sont visibles, plus l’effort de reconstitution et d’interprétation doit être grand

  • d’évaluer le temps nécessaire à la visite et de l’afficher. La maîtrise du temps de visite passe aussi par la notion de rythme qui, idéalement, ne devrait pas retomber;
  • de rester en cohérence avec l’histoire locale. Si les visiteurs arrivent avec leur propre imaginaire historique, ils sont aussi en quête d’authenticité. Cet imaginaire est bien souvent à l’origine de la visite, et la difficulté pour l’institution culturelle est de coller à la réalité historique, tout en alimentant la légende liée au site. De même, le passé ne doit pas être remanié afin d’être embelli;
  • de s’adapter aux différentes clientèles. Le médiateur devient alors l’atout privilégié d’une expérience d’immersion dans l’histoire, centrée autour d’une visite plus humaine, plus vivante et plus accessible. La médiation permet de vulgariser le propos ou au contraire, de pousser plus loin la connaissance de visiteurs plus curieux, de personnaliser l’expérience, ce qui rend chaque visite unique, et de concilier divertissement et compréhension.

La mise en réseau des différentes attractions historiques entre elles et avec d’autres services touristiques permet la création d’un produit ou d’une destination touristique. Le réseau Chemins de l’Histoire Sud de France relie 23 sites témoins des traces de l’histoire dans la région autour d’une thématique commune, d’activités partagées et d’une promotion collective. De même, les guides Pas Sages combinent découvertes culinaires et patrimoniales des régions Franche-Comté et Bourgogne.

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Source: La Région Languedoc-Roussillon

Finalement, une communication efficace constitue un élément indispensable dans la valorisation de l’offre historique. Le message doit être ludique et surprenant, tout en témoignant de la valeur scientifique du propos. L’annonce publicitaire de la visite-expérience en PRISON! au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières laisse ainsi la parole à un ancien détenu et présente des images crues de la Vieille Prison, favorisant l’immersion immédiate du visiteur.

Source: Musée québécois de culture populaire

Initiatives inspirantes

Plonger dans l’histoire

Les reconstitutions historiques invitent les visiteurs au cœur du passé en leur faisant revivre une époque ou un événement marquants. La Jousting and Medieval Tournament Week organisée par l’Arundel Castle, en Angleterre, met en scène des joutes de chevaliers et transporte les spectateurs au cœur du Moyen Âge.

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Crédit photo: Julia Claxton

Au Lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais, en Chaudière-Appalaches, des guides en costume incarnent les différents employés de la station de quarantaine. Le mémorial présente le nom des immigrants décédés sur l’île et invite les visiteurs à retrouver leurs ancêtres, créant un pont entre le passé et le présent.

L’objet médiateur

Le Vase qui parle, reproduction géante d’une pièce antique datant de 565 av. J.-C., utilise les nouvelles technologies pour transformer l’expérience muséale en une découverte interactive. En pointant un curseur sur la zone d’intérêt, le visiteur voit les personnages peints sur le vase prendre la parole pour raconter leur histoire.

Source: Vimeo

À New York, sur l’initiative du New Museum, des cabines téléphoniques présentent l’histoire de leur quartier. Il suffit de composer le 1-(855)-FOR-1993 depuis l’une des 5 000 cabines transformées pour l’occasion et de se laisser transporter dans les années 1990 en entendant un chômeur, une religieuse ou un historien raconter son quotidien en 1993.

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Source: CLIC France

Le numérique au service du passé

Grâce à son application Streetmuseum, le Museum of London utilise la réalité augmentée pour proposer une visite de Londres à l’époque romaine. Les animations sonores et visuelles plongent le touriste dans l’ambiance de la ville en 120 apr. J.-C. Un aspect ludique complète l’application, puisque les utilisateurs peuvent se transformer en archéologues en grattant ou en soufflant sur leur téléphone intelligent afin de découvrir les vestiges de la cité antique.

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 Source: Atout France

Élément essentiel à la connaissance de la culture de l’autre, la mise en tourisme de l’histoire permet à une destination de lutter contre la saisonnalité en offrant un produit disponible à l’année et accroît le sentiment d’appartenance des populations locales. Bien que soumise à la contrainte de l’authenticité, elle laisse également une grande place à l’inventivité des promoteurs.

Image à la une: Julia Claxton

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Produits et activités

Tourisme gourmand et plein air: une recette gagnante!

Il y a sans contredit un intérêt grandissant pour la bonne bouffe locale et les expériences authentiques; et les régions ont de nombreux atouts pour se distinguer à cet égard. Alors que la nourriture constitue généralement une motivation secondaire aux voyages, les offres culinaires étoffées deviennent peu à peu un moteur de séjour. Les expériences gourmandes s’inscrivent désormais dans la culture distinctive d’un lieu, d’un territoire; elles contribuent à créer une identité régionale. Voici quelques exemples d’initiatives originales et de destinations à l’offre culinaire bien ficelée.

«Bouffe de piste» en Italie

Après la bouffe de rue, voici la bouffe de piste! Dans le massif italien des Dolomites, un regroupement de chefs, dont certains étoilés Michelin et autres vedettes montantes, ont créé Slope Food. Les experts culinaires, répartis dans 12 refuges de montagne, concoctent aux skieurs leurs spécialités qui sont jumelées aux vins appropriés de la région. Les clients peuvent skier d’un refuge à l’autre, favorisant du même coup la digestion.

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Source : Altabadia

Des journées culinaires dans le Vermont

Trois organismes unissent leurs forces pour créer les Vermont Speciality Food Days afin de promouvoir les spécialités culinaires régionales dans les stations de ski de l’État. La Vermont CB_tourisme_gourmand_plein_air_image2Ski Area Association, l’Agency of Agriculture et la Vermont Maple Foundation offrent ainsi aux skieurs et aux planchistes la possibilité de goûter aux produits des exposants. Dans les kiosques situés au pied des pistes, on peut notamment déguster le réputé fromage cheddar Cabot, le café Green Mountain, la populaire crème glacée Ben & Jerry’s, les biscuits de Liz Lovely Cookies ou encore les soupes de Two Guys in Vermont, pour ne nommer que ceux-là. Quatorze journées culinaires réparties dans la saison se déroulent dans les différentes stations du Vermont et mettent en valeur les produits de plus d’une dizaine de producteurs locaux.

Source: Kimball Brook Farm

Canot et pique-nique gourmet en Ontario

Bien que la présente analyse se penche principalement sur le cas des milieux de villégiature, voici une exception qui implique néanmoins la pratique du plein air. The Culinary Adventure Company propose une activité de canot combinée à un pique-nique sur l’une des îles située en face de Toronto. Le chef propriétaire de l’entreprise prépare un copieux repas mettant en vedette les produits de l’Ontario et du Canada. La découverte de la nature en milieu urbain et l’expérience culinaire en plein air attirent les touristes comme les locaux. L’entreprise était en nomination pour le prix de la meilleure expérience touristique culinaire de l’Ontario en 2012. Faute de pouvoir goûter, la vidéo ci-dessous illustre l’esprit qui règne lors de ces excursions.

 

 

Source: Culinary adventur eco

Des destinations organisent leur offre gourmande

L’État de l’Oregon

L’organisme de promotion touristique Travel Oregon, ne manque pas de mettre en valeur l’abondance de son terroir. Le territoire regorge de produits typiques comme les truffes et les noisettes, les élevages durables de saumon, le thon et le crabe. Les chefs réputés y sont nombreux ainsi que les producteurs de bière et de vin. L’ensemble de l’offre touristique de l’Oregon est teintée de ces cultures locales.

Feast Portland célèbre cette abondance et étend ses festivités à l’échelle de l’État avec des itinéraires culinaires diversifiés. Les sentiers du Festin (Trails to Feast) se déclinent en sept itinéraires gourmands avec suggestions provenant des restaurateurs, producteurs et éleveurs locaux. La vidéo ci-dessous rassemble plusieurs clips illustrant la variété de l’offre gourmande de l’Oregon.

 

Source: Travel Oregon

Les événements Farm Dinners rendent également hommage aux éleveurs et aux producteurs de l’Oregon. L’entreprise Farm to Fork Event, dirigée notamment par un chef cuisinier, organise des repas à la ferme (Farm Dinners), impliquant les viticulteurs de la région et mettant en valeur les produits de la ferme hôte et ceux des producteurs de la communauté. Chacun des intervenants impliqués y raconte son histoire. La vidéo suivante présente le concept.

 

Source: Farm to fork events

L’Écosse

L’offre touristique en Écosse rassemble, elle aussi, un grand nombre de producteurs locaux, de marchés publics, de fermes, de distilleries, de restaurants gastronomiques, de pubs et de bistros authentiques. Le site Web Visit Scotland de l’organisme de promotion de la destination rend hommage à ces entreprises. Pour contrôler la qualité de cette offre, Visit Scotland a mis sur pied un certain nombre de standards. Les entreprises s’affichant ainsi sous le regroupement EatScotland ou Scotland’s Best Bars doivent respecter les critères dictés par le programme de qualité de l’organisme.

En 2013, l’Écosse vibre sous la thématique de la nature. Year of Natural Scotland 2013 représente une opportunité de plus de mettre les produits du terroir écossais en valeur.

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 Source: Visit Sscotland

Le tourisme culinaire comme outil de développement régional

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), les régions qui souhaitent miser sur le tourisme culinaire doivent d’abord et avant tout mettre l’emphase sur des aspects qui différencient et enrichissent l’identité de la communauté. On peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, mais le contenu doit être authentique et fidèle au caractère unique des lieux. L’OCDE suggère aussi de passer par le storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) pour lier la nourriture à la destination, puis la nourriture aux visiteurs. Les histoires et le tourisme gourmand sont d’excellents moyens de créer des expériences mémorables.

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Marketing

Comment faire rayonner l’identité culinaire d’une destination?

La Scandinavie, l’Espagne, le Pérou ou encore la Thaïlande ont réussi à se positionner à l’international en tant que destinations culinaires, en hissant leur cuisine sous les feux de la rampe. Quelles stratégies marketing emploient-elles pour rayonner à l’étranger?

Les principes de base pour se démarquer à l’international

L’expérience gastronomique est devenue une composante importante du voyage, et les produits qui s’y rapportent ont le potentiel d’attirer les voyageurs internationaux. Devenir une destination culinaire nécessite que le gouvernement et les différents acteurs de l’industrie touristique comme du secteur alimentaire collaborent afin de mener des actions de promotion conjointes.

Une organisation de gestion de la destination qui souhaite développer son tourisme culinaire se doit de créer une identité en lien avec les spécialités culinaires et les habitudes culturelles de la population. Lorsque la nourriture devient indissociable de la destination, l’image de marque du tourisme culinaire est efficace, et la stratégie marketing devient rentable.

Les chefs ambassadeurs

Le chef espagnol Ferran Adrià, créateur de la cuisine moléculaire, est à présent l’ambassadeur de Tasting Spain, une plateforme nationale destinée à renforcer la compétitivité de l’industrie touristique espagnole et de sa gastronomie sur les marchés asiatique, américain et européen. Le restaurant El Celler de Can Roca vient d’être élu meilleure table du monde par le magazine britannique Restaurant, ce qui ne manquera pas de consolider la position du pays en tant que destination culinaire.

Le chef le plus célèbre du Pérou, Gastón Acurio, a fait découvrir sa cuisine en ouvrant 30 restaurants à l’international. De sa rencontre avec le chef Ferran Adrià est né le film documentaire Perú Sabe: Cuisine as an Agent of Social Change, qui retrace le voyage des deux chefs à travers le pays afin de constater l’essor de la cuisine comme élément essentiel de la culture locale et d’intégration pour les 80 000 étudiants en cuisine. En 2012, le documentaire avait été diffusé en avant-première aux Nations Unies et présenté lors de nombreux événements en Europe (voir ci-dessous la vidéo du lancement à Madrid). La gastronomie péruvienne a acquis une visibilité internationale, qui a permis au pays d’être sacré première destination culinaire au monde en 2012 aux World Travel Awards.

Source: YouTube

AL_Rayonnement cuisine_image1Les pays scandinaves (Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande), le Groenland, les Îles Féroé et Åland ont créé en 2004 le programme New Nordic Food qui leur permet entre autres de promouvoir leur identité culinaire à l’international. En 2012, ils ont fait appel à certains des meilleurs chefs afin d’animer des événements à Washington et à Tokyo. Ceux-ci ont ainsi présenté des ateliers de cuisine, participé à des événements médiatiques et cuisiné dans des restaurants renommés.

Promouvoir une cuisine de qualité

Depuis 2001, la Thaïlande se positionne comme étant «une cuisine pour le monde». Dans le cadre de sa stratégie de promotion, un programme de certification des restaurants thaïlandais à l’étranger a été créé. Parmi les critères à respecter, il est nécessaire que le chef soit thaïlandais et que les sous-chefs aient un certain niveau d’expérience, et il est recommandé aux restaurants d’importer de Thaïlande 70% de la nourriture.

Avec son slogan Korean cuisine, loved by foreigners et dans le but de se classer dans le top cinq des cuisines internationales, la Corée du Sud a défini une stratégie dont un des axes est de développer des marques reconnues à l’international et d’étendre sa culture de la cuisine haut de gamme sur de nombreux marchés. D’ici 2020, elle souhaite promouvoir 100 restaurants coréens implantés à l’étranger.

Rejoindre une clientèle cible grâce à Internet

Pour faire découvrir sa cuisine aux autres pays, l’organisation touristique de Corée du Sud a créé le site communautaire koreataste.org, qui recense les spécialités coréennes et les restaurants portant une attention particulière à servir les voyageurs étrangers. L’internaute peut participer à un forum de discussion, mettre en ligne des informations et des commentaires, et les partager sur les réseaux sociaux. Journalistes, blogueurs, experts et chefs cuisiniers y publient des articles.

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Source: Koreataste

Le site Web du projet Nordic Food Diplomacy est destiné aux citoyens expatriés de ces pays, pour qu’ils fassent rayonner les traditions culinaires nordiques.

Le site Web du projet Nordic Food Diplomacy est destiné aux citoyens expatriés de ces pays, pour qu’ils fassent rayonner les traditions culinaires nordiques. Les contenus sont variés: conseils sur la planification d’événements, idées de concepts et de décoration, information sur le storytelling, menus, recettes et ingrédients saisonniers, etc. L’objectif est d’utiliser la nourriture comme un outil marketing pour les destinations nordiques.

Organiser des événements internationaux

En collaboration avec des organismes publics, l’Autorité du Tourisme en Thaïlande a organisé la première édition du Thailand Culinary World Challenge en mars dernier. Des chefs de 15 pays se sont affrontés dans une compétition en utilisant uniquement des ingrédients thaïlandais. Le but était bien entendu de promouvoir la cuisine et la culture thaïlandaises, et de favoriser une ouverture sur le marché international.

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Source: Thailand Culinary World Challenge

L’organisation touristique de Singapour, qui a créé la marque Singapore: the Food Capital of Asia afin de représenter la variété de sa cuisine, dite «fusion», organise deux événements majeurs qui regroupent aussi bien des professionnels du secteur alimentaire que des amateurs de bonne cuisine et des touristes. Le Singapore Food Festival, qui a attiré 354 000 visiteurs en 2012, est un grand rassemblement de kiosques de restaurants. Ce type d’événement permet à l’organisme gouvernemental d’asseoir sa réputation de capitale gastronomique de l’Asie et de promouvoir les voyages culinaires sur la scène internationale. Il consacre un budget considérable pour faire connaître le festival à l’étranger.

New Nordic Food a profité d’un des événements les plus médiatisés pour promouvoir sa cuisine, en collaborant à la soirée Nordic Kitchen Party lors du Festival de Cannes, en 2012. Les invités, provenant de différents pays et rassemblant de nombreux médias, ont pu découvrir les spécialités nordiques (voir la vidéo ci-dessous).

 

 Source: YouTube

Toutes les destinations culinaires poursuivent le même objectif: offrir une expérience originale et unique. Le Québec a le potentiel de devenir une destination culinaire, les cabanes à sucre étant déjà un arrêt incontournable pour les voyageurs étrangers. Tourisme Montréal priorise la gastronomie dans ses stratégies marketing et a amorcé il y a deux ans une campagne de promotion vers les marchés de l’Ontario et des États-Unis. Une initiative à l’échelle de la province verra-t-elle le jour?

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Enjeux Tendances

La consommation collaborative: une révolution par le partage?

Consommer différemment

L’insatisfaction liée à la consommation traditionnelle a poussé certaines personnes à réfléchir sur de nouvelles façons de subvenir à leurs besoins. Les conséquences de la surconsommation – sa lourde empreinte environnementale, notamment –, mais aussi les effets de la crise sont certainement des facteurs clés dans ce mouvement vers une utilisation partagée des biens qui, par le fait même, deviennent des services.

«Utiliser» plutôt que «posséder», voilà l’idée véhiculée par le concept de la consommation collaborative. On observe aussi une culture de la «bonne affaire». Ce n’est plus ce que nous possédons qui compte, mais plutôt notre capacité à dénicher des bons plans.

Des plateformes de toutes sortes

Le concept des plateformes collaboratives croît à vitesse grand V. La technologie mobile, Internet, les réseaux sociaux et les possibilités de géolocalisation mettent en relation ceux qui offrent et ceux qui cherchent.

Les réseaux se multiplient et se segmentent selon les motivations et les clientèles: covoiturer pour assister à un événement culturel ou pour aller faire du ski, ou encore louer un appartement s’adressant à la communauté gaie (Misterbnb). Cette consommation collaborative touche une grande variété de secteurs. On partage des biens entre voisins (Street Bank), des machines à laver (La machine du Voisin); on échange même le contenu de sa garde-robe (pretachanger.fr).

Des réseaux à succès

La plateforme communautaire Airbnb, qui fait les manchettes ces temps-ci parce qu’elle soulève des enjeux de légitimité, a été créée à San Francisco en 2008. Elle rassemble aujourd’hui plus de 300 000 offres de logements uniques à travers 34 000 villes du monde. Le particulier peut y offrir une chambre et accueillir les voyageurs, ou louer sa maison pendant son absence (lire aussi: La location de propriété en ligne bouleverse l’hôtellerie traditionnelle).

Plus de dix millions de nuitées ont été réservées sur ce site Web, qui fait office d’intermédiaire entre le loueur et le visiteur. Née de la nécessité des fondateurs de trouver des revenus pour payer leur loyer élevé, l’entreprise Airbnb constitue aujourd’hui la référence en matière de succès de commerce du partage ou de consommation collaborative. Néanmoins, ce type de formule s’attire les foudres de certains acteurs de l’industrie touristique et hôtelière qui y voient notamment une absence de standards de qualité pour la clientèle touristique et une concurrence illégale.

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 Source: Airbnb.ca

Zipcar, le plus grand réseau d’autopartage au monde, regroupe 767 000 membres pour une flotte de 10 000 véhicules répartis dans 20 zones métropolitaines et 300 campus universitaires. L’entreprise est présente dans 11 aéroports nord-américains, permettant ainsi aux membres de recourir à cette formule lorsqu’ils voyagent dans les villes desservies (lire aussi: Un concentré d’innovations et une dose de provocation).

BlaBlaCar est un réseau de covoiturage européen qui met en relation les automobilistes et les passagers à la recherche d’un siège. Il est présent dans 10 pays et rassemble aujourd’hui 3 millions de membres, dont 600 000 y ont recours tous les mois.

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Source: BlaBlaCar

De nouvelles plateformes de partage et de location de particulier à particulier voient le jour pratiquement chaque semaine. Il existe certainement un mouvement de masse vers une forme alternative de consommation, et le Québec n’est pas en reste. Des initiatives à succès comme AmigoExpress et Communauto (lire aussi: La location de voiture: l’éclatement du modèle d’affaires), ou encore les nombreuses plateformes Web qui permettent aux particuliers d’échanger leurs biens et services, comme LesPAC et Kijiji, démontrent l’intérêt des Québécois pour la consommation collaborative.

À la recherche d’authenticité

Comme le présente Loïc Le Meur, organisateur de la conférence technologique LeWeb, la jeune génération d’adultes grandit avec de nouvelles valeurs en matière de consommation. Ils croient notamment:

  • en l’authenticité;
  • en la durabilité;
  • que «faire le bien fait du bien»;
  • au partage avec la communauté;
  • en la création collective;
  • au financement collectif;
  • que «c’est l’avidité qui est mauvaise, pas l’argent».

Monsieur Le Meur définit aussi l’état d’esprit du nouveau consommateur. Que ce dernier soit jeune ou moins jeune, des mots clés reviennent dans sa façon de se procurer des biens et services:

  • simplicité;
  • traçabilité et transparence;
  • communauté;
  • participation;
  • collaboration.

La consommation touristique embrasse cette tendance. Le touriste y voit une façon de voyager plus économique, plus authentique, plus locale et qui se situe hors des sentiers battus. Le site de réservation Onefinestay, lui, propose de vivre un séjour comme un résident en louant une propriété et en lui offrant des applications pour mieux apprivoiser le quartier. Voilà une plus-value pour le touriste en quête d’immersion dans la culture locale (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

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Source: Onefinestay

Un mouvement qui bouscule

Ces initiatives créent des remous dans l’offre traditionnelle. Certaines organisations, comme Euromonitor, se veulent rassurantes, alors que d’autres experts et entreprises sonnent l’alarme ou cherchent à s’adapter. C’est le cas de Hertz, l’entreprise de location de voiture qui a mis sur pied Hertz on demand, un service qui se rapproche de la location en libre-service. Il ne serait donc pas surprenant de voir les entreprises développer des modèles hybrides pour mieux répondre aux besoins de leurs clients, tout en maximisant l’utilisation des ressources lorsqu’elles sont inoccupées, tels les espaces communs dans les hôtels, par exemple.

Un autre enjeu de taille est celui de la réglementation. La location à court terme de résidences de particuliers doit se faire dans le respect de lois très restrictives, dans certains cas. Les réseaux de covoiturage ou de partage de voitures entre particuliers sont aussi parfois problématiques sous certaines juridictions. À San Francisco, le maire souhaitait assouplir ce système afin de favoriser le développement de cette nouvelle économie. Il a donc créé, en 2012, le Sharing Economy Working Group qui se penche sur ces défis pour protéger les consommateurs, les propriétaires qui offrent leurs biens et le voisinage, mais aussi sur la façon de collecter des taxes pour assurer un contrôle de ce nouveau mode de commerce.

Ainsi, ce mouvement de fond nécessitera certainement des ajustements de part et d’autre.

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Hébergement Tendances

Le glamping: une tendance qui gagne à être durable

Le camping et l’hôtellerie de plein air ont connu une évolution dans les dernières années, principalement en ce qui a trait au prêt-à-camper et au camping de luxe, aussi appelé glamping, contraction de glamourous camping. Dans la province, 19% des campeurs québécois affirment en avoir déjà fait l’expérience. Populaire, cette forme d’hébergement allie le contact avec la nature, le confort et, lorsqu’on y a recours dans le cadre d’une démarche durable, le respect de l’environnement. On remarque d’ailleurs, depuis les dernières années, une multitude d’initiatives prises par des organisations qui accordent une importance particulière à leur empreinte écologique.

Bien que le Réseau de veille en tourisme ait traité de ce sujet dans une récente analyse (lire aussi: Du camping au glamping, l’hébergement de plein air se diversifie) les tendances en glamping évoluent rapidement, et de nouveaux exemples méritent d’être présentés.

Le prêt-à-camper séduit les campeurs

Compte tenu de sa simplicité et du confort qu’il procure, le prêt-à-camper semble faire des heureux chez les campeurs québécois. En effet, selon une récente étude menée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM (lire aussi: La pratique du camping au Québec en 2012), près d’un campeur sur cinq a déjà fait l’essai de cette formule au Québec, et la plupart (91%) seraient prêts à répéter l’expérience. D’ailleurs, seuls 14% de ces campeurs ne possédaient pas d’équipements, ce qui démontre un intérêt pour cette forme de camping, même auprès des campeurs équipés. L’étude met également en évidence que les campeurs québécois adoptent des comportements verts en camping et qu’ils s’attendent à ce que les campings en fassent autant. Ainsi, on assiste à l’émergence de concepts originaux qui combinent le plein air et le confort. En voici quelques-uns, inspirés de cette tendance.

Des innovations qui transforment le paysage

Située dans la région des Îles-de-la-Madeleine, au Québec, l’entreprise Vert et mer propose de l’hébergement en yourtes à sa clientèle. Fabriquées entièrement dans la région, ces habitations visent entre autres le confort, la durabilité, l’économie d’énergie et la résistance aux intempéries. En d’autres termes, ce sont des campements écologiques nomades combinant la technologie contemporaine à l’architecture ancestrale. Ces yourtes peuvent être installées de façon temporaire sur des sites naturels, ce qui limite l’impact environnemental sur le territoire.

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Source: Vert et mer

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Source: Vert et mer

À Carleton-sur-Mer en Gaspésie, l’entreprise Aux 4 Vents a poussé ce concept à un autre niveau en installant des yourtes flottantes campées sur des radeaux dans la Baie-des-Chaleurs. Ce concept unique en Amérique permet notamment un contact privilégié avec la mer et sa faune.

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L’entreprise française Alter Ec’Home présente pour sa part une gamme d’habitations écologiques innovantes et créatives, conçue pour les professionnels du tourisme ainsi que pour des particuliers. Parmi ces produits, on trouve le Mobile Ec’Home. Ce type d’hébergement mobile et autonome s’installe en moins d’une heure et peut être transporté à l’aide d’une remorque. Ces cabines, aux matériaux écologiques, peuvent fonctionner à l’énergie solaire ou être branchées aux réseaux électriques. Les commodités en place sont: une salle d’eau avec douche et toilette sèche à litière biomaîtrisée, une cuisine tout équipée, un coin salon, un coin repas ainsi qu’un lit double.

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Source: Alter Ec’Home

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Source: Alter Ec’Home

Des exemples inspirants

Les Atlantic Surf Pods du Royaume-Uni

Dans la ville de Bude, au Royaume-Uni, un site de camping offre un mode d’hébergement combinant le camping, le confort et le respect de l’environnement. Les sept Atlantic Surf Pods disposent d’un lit très grand format, d’une salle de bain ainsi que d’une terrasse extérieure avec barbecue et table à manger. Dans le but de diminuer leur empreinte écologique, l’éclairage installé est à énergie solaire ou à DEL. En plus de faciliter son intégration au paysage, la toiture recouverte de verdure permet une isolation plus efficace.

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Source: Atlantic Surf Pods

La Sépaq continue dans cette voie

Au Québec, la Sépaq démontre un intérêt grandissant pour le concept du prêt-à-camper. Introduite en 2008 dans ses parcs nationaux, la tente Huttopia a vu son nombre passer de 60 à 330 pour l’été 2013. Pour sa part, le nombre de tentes Hékipia, une version modifiée de l’Huttopia, a plus que doublé depuis son introduction en 2011, pour atteindre un total de 97 tentes en 2013. Parcs Canada compte de son côté aménager dans le parc national Forillon, en Gaspésie, 10 tentes oTENTik, semblables aux tentes Huttopia et déjà offertes dans le parc national de la Mauricie. Une centaine de nouvelles unités seront mises à la disposition des visiteurs dans le réseau de Parcs Canada.  

 

La Sépaq met également en place une nouvelle génération d’hébergement dans ses parcs: l’EXP. Cette habitation solaire passive, disponible à compter de l’été 2013, est conçue pour deux personnes et permet, grâce à sa conception vitrée, de s’imprégner de la nature d’un site en plus de bénéficier au maximum du rayonnement solaire. Elle dispose également de deux lits simples ainsi que d’une multitude de commodités.

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Crédit photo : Parc national du Mont-Tremblant, Mathieu Dupuis, Sépaq.

La Sépaq a adopté un Programme de gestion environnementale (PGE) applicable à chacun de ses établissements afin de réduire significativement leur empreinte écologique. Ce programme constitue l’une des bases du plan d’action de développement durable de la société. Il porte notamment sur la gestion de l’énergie, de l’eau, des matières résiduelles, et des matières dangereuses et toxiques. Le PGE vise également la gestion des aménagements lors de la mise en place ou de la mise à niveau d’infrastructures.

Des habitations inspirées du grand écran

Lauréat national Or dans la catégorie «Hébergement – moins de 40 unités» lors des Grands Prix du tourisme québécois de 2012, l’entreprise Entre cimes et racines, située dans la région des Cantons-de-l’Est, compte 11 écogîtes en milieu naturel. Leur dernière innovation, le Troglo, s’inspire des habitations des Hobbits, du célèbre film Le Seigneur des anneaux. Avec son toit végétal et ses ouvertures circulaires, ce type d’hébergement est un bel exemple d’intégration de l’habitat humain en milieu forestier.

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Source: Entre cimes et racines

Considérant l’intérêt grandissant pour le prêt-à-camper et la pratique du camping par 25% des Québécois, on peut affirmer qu’il existe un marché désirant vivre de nouvelles expériences d’hébergement en plein air. Quelles seront les prochaines créations québécoises qui se démarqueront par leur originalité et leurs caractéristiques durables?

 

 Analyse rédigée en collaboration avec Amélie Racine, analyste

 Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

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Réseaux de distribution

De nouveaux concepts dynamisent les agences de voyages

Les agences de voyages ne veulent plus seulement vendre, mais faire vivre une expérience. Repensées, elles se métamorphosent en espaces culturels, en lieux de bien-être, et intègrent les dernières innovations technologiques. Elles ont donc de beaux jours devant elles, à condition d’affirmer leur présence en ligne et de savoir innover.

Tout ne se joue pas en ligne…

Les points de vente demeurent des lieux de haute importance, y compris pour les entreprises dont le modèle d’affaires est développé sur le Web, qui les considèrent comme un canal complémentaire leur permettant d’améliorer le service à la clientèle. De plus, un nouveau phénomène amplifie cette tendance: le «ROPO» (Research Online, Purchase Offline), qui consiste à rechercher un produit en ligne et à l’acheter en boutique.

Le voyage commence à l’agence!

Attirer le client à l’agence, voilà le défi quotidien des entreprises, petites et grandes. Elles réorganisent l’aménagement intérieur et la décoration pour créer un espace de bien-être. Elles diffusent de la musique et du parfum d’ambiance, disposent des objets, des plantes et des meubles de pays exotiques afin de susciter un sentiment d’évasion. Elles veulent ainsi devenir la première étape du voyage.

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Sources: Blog Tourisme BTS; Journal du design

D’autres agences sont devenues de véritables lieux de vie. À Paris, chacune des sept agences Les Maisons du Voyage est spécialisée dans une région du globe. Elles se veulent des lieux culturels et de rencontres en proposant des ateliers, des conférences, des expositions temporaires et des dégustations. Par exemple, le salon de thé de La Maison de la Chine propose le dim sum, un ensemble de mets cantonais (voir l’image de gauche, ci-dessous); La Maison de l’Océanie présente quant à elle une exposition d’art aborigène pendant quelques semaines. Sur le site Web, la moitié de la page d’accueil est consacrée à la présentation des événements culturels qui ont lieu dans les agences.

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Sources: lefigaro.fr et La Maison de l’Afrique

Voyageurs du Monde vend ses produits dans des «Cités des Voyageurs». À la maison mère, les conseillers sont répartis selon des zones géographiques. Le décor est agréable et invite au voyage grâce à des matériaux chaleureux, à des objets et photographies des quatre coins du monde et à des meubles de designers contemporains. Les internautes peuvent même effectuer une visite guidée à 360 degrés sur Google Street View. Avec une librairie et un programme de conférences, cette agence semble avoir trouvé une formule permettant au visiteur de détenir toutes les cartes en main pour s’inspirer, planifier et réserver son prochain voyage!

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Source: Google +

Transat Distribution Canada vient de lancer une nouvelle bannière au Québec: Voyages Transat. Cette année, cinq agences de la bannière Club Voyages adopteront ce nom et seront modernisées afin de devenir un lieu d’inspiration pour les voyageurs.

Les agents, experts de leurs destinations

Les voyagistes considèrent les agents de voyages comme les ambassadeurs de leur marque, comme l’expliquait en entrevue Sam Char, directeur général du Groupe Sunwing au Québec. L’agent, qui n’est plus un vendeur mais un conseiller, est au cœur de l’offre.

 Certains bureaux sont aménagés pour favoriser la convivialité et le dialogue, à l’exemple des agences du Club Med, où le conseiller s’assoit à côté du client, et non en face. Les brochures ne sont plus en libre service, car le conseiller joue son rôle d’expert en choisissant celles qui correspondent aux besoins du client. Dans une agence des Galeries Lafayette à Nice, le personnel adhère à une charte de comportement pour «un accueil de qualité et une fiabilité du conseil». Sur le site Web de Voyageurs du Monde, chaque pays ou zone géographique dispose de ses conseillers spécialisés, qui peuvent être des historiens, des géographes, des professeurs ou simplement des passionnés. Ils partagent leurs coups de cœur et leurs bons plans sur une page Web qui leur est réservée.

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Source: Voyageurs du Monde

Un service et un espace VIP

Partis du constat que les clients préparent leur voyage le soir, soit lorsque les agences sont fermées, l’agence Géovisions, en France, a eu l’idée de les recevoir sur rendez-vous jusqu’à 22 h. Afin d’offrir un service personnalisé dans tout son réseau de distribution, le Club Med a intégré des espaces à son image au sein de certaines agences partenaires. Au Québec, le projet pilote a été mené à l’agence Cinquième Saison, à Montréal. Un espace a été transformé aux couleurs de l’entreprise, dans un style haut de gamme et moderne, le but étant de permettre au client de se sentir comme au Club Med.

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Source: expressvoyage.ca

Une véritable boutique

La transaction a cédé la place à l’interaction et à l’expérience, ce qui crée un lien émotionnel entre le client et les produits de la marque. La vente d’accessoires liés au voyage apporte un complément à l’offre touristique. L’agence de voyages Connections, en Belgique, a ouvert ses premiers Travel Concept Store en 2012, se lançant ainsi dans la vente d’articles de voyage. Le client attend de pouvoir être servi en flânant à travers les dix gates. Il trouvera des guides de voyages à l’Inspiration Gate, des valises au Departure Gate ou encore des sandales au Beach Gate.

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Source: Retail Square

Ronny Bayens, l’auteur de ce concept, pense que cette innovation comble des besoins qui ne peuvent l’être sur Internet, soit ceux de l’inspiration et du vécu. Selon lui, elle apporte aussi de la nouveauté à un secteur qui en manque sévèrement.

Les innovations technologiques, des incontournables

Les nouvelles technologies s’imposent progressivement dans les agences de voyages: mise à disposition de tablettes, intégration de mobilier intelligent et de murs interactifs pour visualiser des photos de destinations, visiter virtuellement des hôtels ou encore afficher un itinéraire sur la carte. Ces outils accompagnent l’agent dans son rôle de conseiller. Dans les agences Voyageurs du Monde, le client est mis en relation avec un spécialiste qui se trouve dans un autre point de vente par visioconférence sur tablette électronique. À l’agence de voyages CAA de Brossard, il se voit remettre un téléavertisseur qui vibre lorsqu’un conseiller est disponible. Au Travel Concept Store de l’agence Connections, 19 écrans multimédias représentent la carte du monde. Ils indiquent les températures en temps réel, des informations pratiques et des promotions, et ils diffuseront bientôt les photos des voyageurs.

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Source: Nieuwsblad

Le voyagiste Abercrombie & Kent a ouvert en 2012 sa première agence à Londres. Sa particularité? Les clients communiquent avec les conseillers par Skype, pendant que des travel curators leur montrent les détails des voyages sur une tablette électronique. Enfin, Amadeus a le projet de construire des points de vente éphémères dans des lieux inusités, par exemple chez un fleuriste pendant la Saint-Valentin, où des offres seront proposées sur des tablettes ou des codes QR.

Outre un service qui se calque sur les besoins de la clientèle, les agences de voyages misent depuis quelques années sur la valorisation de l’espace physique pour stimuler la fréquentation et accroître la fidélisation. Elles sont ainsi mieux armées pour rivaliser avec les acteurs présents sur le Web. Cependant, ce média ne doit pas être perçu comme une menace, mais plutôt comme une vitrine supplémentaire attirant de nouveaux clients. Enfin, la numérisation des points de vente est une nouvelle façon pour les agences de se différencier de la concurrence. Et vous, quelles initiatives avez-vous entreprises dans vos agences?

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Tendances

Un concentré d’innovations et une dose de provocation

Lors du Gueuleton touristique du 14 mars dernier, Philippe Bourguignon a présenté plusieurs tendances qui ont une influence profonde sur le comportement des individus et donc sur l’industrie touristique.

Une carrière consacrée au tourisme

Conference_M.Bourguinon_image_1Philippe Bourguignon est un homme d’affaires français qui œuvre dans l’industrie touristique depuis près de 40 ans. Amorçant sa carrière internationale au sein du groupe Accor, où il a occupé plusieurs postes de direction, il accède ensuite à la tête d’Euro Disney puis du Club Méditerranée. Il est aujourd’hui partenaire de la compagnie américaine Revolution et préside la division Revolution Places, spécialisée dans les marchés du tourisme, de l’hôtellerie et de l’immobilier.

Les grandes évolutions qui façonneront le monde de demain

Le virage technologique amorcé il y a une cinquantaine d’années a apporté de nombreux changements de fond. Nous sommes passés d’une société:

  • de consommation à une société d’information;
  • de masse à une société de personnes;
  • normée à une société d’exclusion.

Nous vivons aujourd’hui dans une société de connexion.

Influence de ces changements sur les comportements des voyageurs

Ces évolutions ancrées vont changer la manière de travailler et de voyager. Depuis toujours, la partie gauche du cerveau (liée à la logique et à l’analytique) est la plus utilisée. Maintenant, les jeunes générations qui grandissent avec les nouvelles technologies font davantage fonctionner la partie droite (liée aux paradoxes, à l’intuition et à la liberté).

Des bouleversements s’opèrent dans le milieu du voyage. Lorsque l’individu partait en vacances il y a une trentaine d’années, c’était pour se reposer; maintenant, c’est pour déstresser. «La fatigue vous prend un peu de vos capacités physiques, le stress vous vole tout: votre créativité, votre intellect, vos idées, vos émotions, vos passions». M. Bourguignon voit dans ce phénomène un grand potentiel pour l’«anti-resort», dans lequel sa compagnie a investi (voir les exemples plus bas dans le texte).

Quatre changements importants sont constatés dans le comportement des voyageurs:

  • ils veulent des produits authentiques, une relation intime avec ce qu’ils achètent ou consomment, ou avec l’expérience qu’ils vivent;
  • ils voyagent en tribu (lire aussi: Les voyages multigénérationnels: une tendance qui s’accentue);
  • ils adoptent un comportement individuel et veulent se redécouvrir eux-mêmes. M. Bourguignon parle d’«égologie» pour caractériser ce comportement;
  • ils retournent vers la nature.

La difficulté de l’industrie touristique à s’adapter à ces évolutions

Selon l’homme d’affaires, l’offre touristique ne correspond plus aux besoins des voyageurs. Il regrette que les hôteliers conçoivent un établissement en pensant non pas au client, mais plutôt aux économies du concept architectural. Le modèle standardisé adopté par de nombreuses entreprises pour faciliter l’expansion de leur marque ne séduit plus, en raison d’une incompatibilité avec une offre personnalisée. Résultat: les clients ont tendance à être moins loyaux, car ils ne veulent pas voir les mêmes chambres ou la même nourriture partout. Ainsi, à l’exception des produits de niche, l’offre ne répond plus aux motivations des voyageurs, car:

  • elle ne ressemble pas à la culture locale;
  • elle est artificielle;
  • elle n’est pas unique.

Un exemple d’échec attribuable à un manque de connaissance des besoins de la clientèle est le Club Med World, implanté à Paris et à Montréal en 2001 et fermé en 2003. L’entreprise voulait réinventer la boîte de nuit en ville, mais la formule, trop similaire à celle des villages Club Med, n’a pas séduit.

Revolution Places surfe sur les tendances et dérange

La division Revolution Places crée des activités «provocatrices», représentant une menace pour les acteurs établis sur les marchés visés. Elle investit dans des modèles d’affaires radicalement différents, que les grandes entreprises ont plus de difficultés à lancer en raison du risque de cannibalisation de leurs activités principales. Elle mise sur les valeurs suivantes: liberté, créativité, générosité, connectivité, amusement, nature, inspiration, découverte, redécouverte, vitalité, respect, équilibre, pratique. Voici quelques exemples de ses start-up, selon la tendance dont elles découlent:

  • Autopartage:

Zipcar, la plus grande société d’autopartage des États-Unis, a lancé le mouvement dans le pays. Elle est aujourd’hui présente au Canada, en Espagne, au Royaume-Uni et sur de nombreux campus américains.

  • Santé et bien-être:

Le Miraval Resort & Spa en Arizona est, selon M. Bourguignon, le parfait exemple de l’«anti-resort», même s’il offre des formules tout compris. Ce complexe hôtelier de luxe mise sur le bien-être et a pour vocation «d’ouvrir les yeux, les esprits et les cœurs». Autrement dit, sa mission est d’aider les clients à réapprendre à vivre normalement, à se redécouvrir et à découvrir les autres.

  • Marketing prédictif:

L’application Hunch est l’aboutissement ultime du marketing prédictif, qui consiste à anticiper les comportements des consommateurs. L’utilisateur, après avoir répondu à diverses questions sur ses goûts, ses valeurs, ses intérêts et sa personnalité, reçoit un «Taste Graph» de recommandations personnalisées et d’activités à proximité (restaurants, films, événements, etc.).

 

  • Le luxe formalisé tend à disparaître:

Selon M. Bourguignon, «le luxe, c’est d’apporter au client ce qui est bon pour lui». La perception du luxe est alors propre à chaque individu. Il ajoute que le luxe n’est plus «bling-bling»: «le luxe, c’est que vous décidiez quand la femme de chambre nettoie votre chambre, […] c’est d’avoir un chef privé dans votre résidence quand le menu du restaurant collectif ne vous convient pas». Ces préceptes sont respectés à la lettre par ses deux entreprises spécialisées dans les voyages de luxe. Leurs offres sont réservées aux membres, favorisent les voyages en famille et fournissent un service VIP:

Exclusive Resort regroupe un large choix de résidences à travers le monde et offre le service d’un concierge pour l’organisation du voyage, ainsi que la participation à des activités VIP et à des événements privés. Un Exclusive Ambassador s’assure du bon déroulement du séjour.

Portico, créé il y a un an, rassemble une collection de résidences privées de luxe. Après avoir défrayé l’inscription de 5000 $ US la première année, les membres de ce club économisent en moyenne 350 $ US par nuitée.

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  Source: Portico Club

 Afin de clore sa présentation, M. Bourguignon a cité un extrait d’une lettre écrite en 1858 par Gustave Flaubert, un écrivain français, qui résume selon lui ce que sont les vacances et le voyage aujourd’hui:

«Voyager, quitter tout, imiter les oiseaux, c’est une tristesse de la civilisation que d’habiter dans des maisons. Je crois que nous sommes faits pour nous endormir sur le dos en regardant les étoiles. Dans quelques années, par le déploiement de la locomotion, l’humanité va revenir à son état nomade. On voyagera d’un bout à l’autre comme on faisait autrefois, cela remettra du calme dans les esprits et de l’air dans les poumons».

 

Source:

– Bourguignon, Philippe. «Réflexions et leçons de vie d’un gourou international du tourisme: nouveaux modèles et disruption», Gueuleton touristique de la Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, 14 mars 2013.

Extraits vidéo:

Partie 1 – Introduction et histoire du tourisme

Partie 2 – Tendances et comportements

Partie 3 – Comment le tourisme s’adapte ou non à ces tendances

Partie 4 – Initiatives de Revolution

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Ailleurs dans le monde Transport

La végétation prend place à l’aéroport de Singapour

Porte d’entrée sur les richesses naturelles indonésiennes et malaisiennes, l’aéroport de Singapour compte bien offrir un avant-goût au visiteur en le plongeant dans un univers floral multisensoriel. Sur les traces des espèces végétales de la région, les touristes seront conquis par l’omniprésence des fleurs et des arbres.

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Un «sentier nature» les invite même à découvrir des espaces thématiques spécialement aménagés. Chaque terminal de l’aéroport comporte plusieurs lieux de découvertes comme les jardins des orchidées, des cactus, des bambous, des heliconias ou des fougères. Véritable plaisir visuel et olfactif, ce sentier séduit à la fois les visiteurs qui arrivent à destination mais aussi ceux qui sont en transit, en bonifiant le temps que ces derniers passent à attendre leur prochain vol.

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 Source: Changi Airport Group

Dans une ambiance tropicale et détendue, vous profiterez même d’une visite éducative, avec la serre aux papillons, ou d’une expérience nocturne, dans le jardin des tournesols, qui fait partie des nouveautés insolites.

 

Source:

– Aéroport de Singapour. «Butterfly Garden», changiairport.com, 31 mai 2011.

 

Site Web:

Butterfly House Consultancy

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Technologies Tendances

La «désintox numérique» en version touristique

Un nombre croissant de prestataires touristiques remarquent la dépendance digitale dont souffrent certains de leurs clients et conçoivent des séjours de type «désintoxication numérique» afin d’y remédier. Dans ce monde hyper connecté, il devient désormais difficile de voyager sans être tenté de recourir à nos appareils technologiques. Que ce soit pour vérifier les courriels ou se renseigner à destination au moyen d’un téléphone intelligent ou d’une tablette, ces habitudes liées au quotidien et au travail s’infiltrent dans les moments autrefois entièrement consacrés à l’évasion et au repos.

La dépendance numérique, une pandémie qui affecte un grand nombre de vacanciers

Les avantages de la mobilité ont créé chez le voyageur contemporain le besoin de demeurer branché en tout temps. Bien que ces nouvelles possibilités viennent souvent enrichir son expérience, cette accessibilité peut également l’empêcher de vivre pleinement son séjour. Une enquête effectuée par Osterman Research en 2010 révèle qu’un tiers des répondants auraient déjà vérifié leurs courriels en vacances, pendant qu’ils pratiquaient une activité sportive comme le ski, le cyclisme ou la randonnée à cheval. Le sondage rapporte aussi qu’une même proportion d’entre eux avouent s’être cachés de leurs amis ou de leur famille afin de consulter leurs messages électroniques.

La chaîne d’hôtels Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts a interrogé 1 000 vacanciers dans le but de comprendre les usages de leurs clients par rapport aux médias sociaux, à leur travail et à leur famille pendant leur voyage. Les résultats de l’enquête révèlent que:

  • 85% des répondants ont déjà été dérangés par quelqu’un qui parlait fort au téléphone portable/cellulaire;
  • 50% ont indiqué consulter leurs courriels et leurs messages vocaux plusieurs fois par jour pendant les vacances, et 39% ont rapporté l’avoir fait au moins une fois par jour;
  • 36% ont déjà consulté leurs courriels et messages vocaux sur la plage;
  • 30% transmettent leur numéro de téléphone cellulaire à leurs clients pendant leurs vacances;
  • 31% ont admis avoir été tentés de jeter leur appareil mobile à l’océan.

À la suite de ces révélations, le groupe hôtelier a décidé d’implanter des zones bannissant les technologies dans certains lieux pour la durée de la saison hivernale. L’option Braincation sert de refuge pour les clients souhaitant profiter de la désintoxication numérique.

Le milieu touristique intervient

Témoins de l’influence négative que peut exercer l’ubiquité numérique lors des voyages, les acteurs de l’industrie touristique ont commencé à proposer à leur clientèle des solutions alternatives aux vacances connectés. Le but: permettre à l’individu de rompre définitivement avec son quotidien et de s’imprégner de l’expérience recherchée, qu’elle soit la détente ou la découverte. Ainsi, on tente de refaire du voyage une source d’évasion et de redonner aux séjours touristiques leur rôle de coupure avec les tensions et exigences liées au travail. Voici quelques exemples de programmes d’intervention conçus par divers prestataires touristiques pour venir en aide aux vacanciers qui ressentent le besoin de se libérer de la domination numérique:

  1. L’hôtel Renaissance de Pittsburgh retire toutes formes de tentations technologiques dans sa formule Zen and the Art of Digital Detox. L’ordinateur portable, le téléphone cellulaire et tous les autres appareils numériques doivent être remis à l’arrivée, et ils seront conservés jusqu’au départ. Avant la venue du client, la télévision, le téléphone et l’iHome sont retirés de la chambre et remplacés par des romans de littérature classique.
  2. Le Digital Detox package de l’hôtel The Westin Dublin incite également les visiteurs à se départir de leurs appareils pour se livrer entièrement à la relaxation. Le petit déjeuner servi au lit et le massage offert dans la chambre leur permettent d’oublier que leurs gadgets chéris restent enfermés dans un coffre-fort pour la durée de leur séjour. Un kit de survie, qui inclut entre autres un jeu de société et des guides en format papier pour découvrir la ville de Dublin, demeure à portée de main pour les moments de faiblesse.
  3. Le forfait Be Unplugged du Quincy Hotel de Washington inclut:
  • une carte-cadeau d’une valeur de 25$ à la librairie Barnes and Noble;
  • le guide de poche City Walks, pour faire des visites autoguidées à pied sans son téléphone intelligent;
  • un carnet de voyage qui sert à tenir un journal de son séjour, à s’exprimer à l’écrit et à se vider l’esprit.

Les cures numériques des centres de villégiature misent sur des expériences de bien-être visant à réduire le stress, telles que des soins de spa, des activités de plein air, du yoga et de la méditation. En Colombie-Britannique, l’Echo Valley Ranch & Spa récompense ses clients qui se départissent de leurs appareils avec des massages et des randonnées à cheval, en plus de recommander une application pour iPhone qui désactive celui-ci. La compagnie The Digital Detox propose un havre sans technologie centré sur le bien-être et sur des activités qui encouragent la tranquillité d’esprit et l’expression créative.

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Source: The Digital Detox

L’intervention du secteur touristique prend également la forme de promotions spéciales accordées à ceux qui sont prêts à se défaire de leurs appareils numériques pendant leurs vacances. À titre d’exemple, Via Yoga, une entreprise qui organise des voyages de yoga et de surf au Mexique et au Costa Rica, offrait un rabais de 15% à ceux qui renonceraient à leur iPhone pendant la durée du séjour.

De son côté, le voyagiste Virgin Holidays propose une thérapie de débranchement (Disconnection Therapy). Composé d’une série de six capsules vidéo, le programme offre des conseils et des astuces pour résister à la tentation des technologies. Il présente les étapes à suivre pour décrocher entièrement avant son départ, profiter pleinement de son séjour à destination et ne pas subir un retour trop brusque.

En tant que contre-tendance à l’intégration omniprésente du numérique dans toutes les sphères du voyage, la «désintoxication numérique» se propose généralement dans une optique de santé et de bien-être, comme l’illustrent les exemples précédents. Des offres touristiques qui présentent ce type de cure comme une occasion de renouer des liens avec ses proches pourraient également s’adresser aux familles et aux couples. La prochaine fois que vous imaginerez un forfait pour vos clients, pourquoi ne pas les inviter à se débrancher, afin de mieux se connecter à l’expérience?

 

Sources:

– Appert, Gino. «Internet peut-il dénaturer les voyages?», planète-etourisme.fr, 21 août 2012.

– Carrington, Daisy. «‘Digital detox’: Hotels help gadget junkies go cold turkey», cnn.com, 29 novembre 2012.

– Ehotelier.com. «Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts Offering Tech-Free Zones for Travelers Who Crave A Braincation», 12 novembre 2012.

– Euromonitor International. «World Travel Market Global Trends Report 2012», web.euromonitor.com, novembre 2012.

– Morell, Virginia. «How To Escape the Grid and Unplug on Vacation», cntraveler.com, novembre 2012.

– Renard, Quentin. «Les vacanciers sensibles à la couverture réseau», lemondeinformatique.fr, 17 juillet 2012.

– Tergesen, Anne. «When Guests Check In, Their iPhones Check Out», online.wsj.com, 5 juillet 2011.

Sites Web:

Echo Valley Ranch & SPA

Renaissance Pittsburg Hotel

The Westin Dublin – Digital Detox

Virgin Holidays