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Marketing Technologies

Se démarquer dans l’univers de la recherche vocale

Que ce soit Siri, Google Home, Alexa ou Cortana, les assistants vocaux suscitaient beaucoup d’intérêt avant la pandémie de la COVID-19. Selon Deloitte, le marché des haut-parleurs intelligents devait atteindre 87 milliards de dollars en 2019. Cela représente une hausse de 63 % par rapport à 2018.

Bien que la présence des assistants personnels intelligents dans le tourisme soit encore émergente, les experts estiment que cette technologie possède beaucoup de potentiel et risque de changer l’industrie dans les années à venir. Plusieurs hôtels les utilisent déjà comme outil de conciergerie et pour le réglage de certaines fonctions dans leurs chambres intelligentes.

Après l’étape de la découverte et de l’émerveillement, les entreprises s’interrogent désormais sur la manière d’intégrer cette technologie à leur modèle d’affaires et dans leur stratégie marketing. Contrairement aux moteurs de recherche traditionnels qui offrent des résultats sur plusieurs pages, les assistants vocaux n’en proposent qu’un seul. Dans ce contexte, il faut utiliser certaines tactiques pour dépasser la concurrence et se retrouver en tête de liste.

Voici quelques conseils :

1. Ne pas oublier l’essentiel : le référencement naturel de son site Pour se démarquer sur le plan vocal, il est important de s’assurer de sa performance sur les moteurs de recherche traditionnels. L’idéal est d’atteindre la position 0 (voir l’image ci-dessous). N’hésitez pas à développer une bonne stratégie SEO pour y parvenir.

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2. Se faire remarquer par les moteurs de recherche. Pour cela, il importe d’avoir un site Web adaptatif qui s’ajuste à tous les types d’écrans, et rempli de nouveau contenu riche et détaillé publié fréquemment.

3. Miser sur le référencement local. La plupart des recherches effectuées sur les assistants vocaux sont dites de proximité ou géolocalisées. Il s’avère important d’avoir un compte Google Mon entreprise et surtout d’y garder les informations à jour. L’image suivante montre le cas du vignoble de l’Orpailleur à Dunham.

4. Travailler la réputation en ligne. Une entreprise augmente ses chances d’être remarquée par les moteurs de recherche si elle reçoit régulièrement des évaluations et de nouveaux commentaires. Encourager les clients à partager leur avis s’avère donc avantageux à plusieurs niveaux.

5. S’adapter à la nouvelle forme de requête. Avec l’arrivée des assistants vocaux, la recherche ne s’effectue plus par des mots clés, mais plutôt par des questions. Le contenu du site Web doit se rapprocher du langage naturel et répondre aux interrogations des utilisateurs. N’hésitez pas à développer et à étoffer la section « Foire aux questions ».

Les assistants vocaux ne remplacent pas encore les moteurs de recherche traditionnels. Toutefois, la fréquence d’utilisation de ces outils est en plein essor dans un contexte de pandémie où les technologies sans-contact prennent leur envol. Les entreprises touristiques gagnent à demeurer à l’affût de cette tendance et à entamer des démarches pour se démarquer. De quoi laisser la concurrence sans voix !

Source de l’image à la une : Unsplash

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Produits et activités

Des visites guidées virtuelles pour les groupes scolaires

Accéder à des activités éducatives tout en restant dans le confort de sa salle de cours, c’est ce que proposent différents musées cet automne. En effet, les groupes scolaires représentent une clientèle importante pour les musées. Ces derniers doivent innover en adoptant une proposition ajustée tout en limitant les déplacements de groupe. Ces pratiques permettent de sécuriser un accès à l’éducation aux élèves tout en conservant les revenus générés par les groupes scolaires pour les institutions muséales.

Aux États-Unis, plusieurs musées comme le Guggenheim, le Metropolitan Museum of Art, ou encore le Noma proposent depuis peu des visites de groupes guidées et des ateliers artistiques virtuels. Ces nouvelles initiatives, gratuites pour les résidents et payantes pour les autres, permettent de répondre aux besoins des écoles en matière d’activités pédagogiques. De plus, la composante virtuelle atténue les barrières géographiques et rend des expositions disponibles aux écoles des quatre coins du monde. Visiter le Guggenheim dans le confort de sa salle de cours, voilà une belle occasion pour le découvrir !

Adapter son offre et cibler les groupes et la clientèle scolaire, c’est aussi ce que le Musée le Grand Blockhaus de Batz-sur-mer, en France, a choisi de mettre en place. Les deux créateurs de ce musée privé ont développé une exposition virtuelle interactive. L’outil Web comprend une vidéo à 360° de visites extérieure (gratuite) et intérieure (payante) du lieu, guidées et commentées. Les utilisateurs peuvent se promener librement sur la plateforme, cliquer sur les différents objets du musée et y obtenir des informations. Un jeu de piste développé pour les 5 à 12 ans est également disponible.

Source : Musée le Grand Blockhaus

Au Québec

Plusieurs musées de la province ont également adapté leur offre. Notons, entre autres, les initiatives suivantes :

  • Pointe-à-Callière proposera des visites guidées hybrides à partir du 20 octobre. D’abord, les élèves accèderont à une visite virtuelle sur la fondation de Montréal spécialement conçue pour les groupes et animée par un guide. Dans un second temps, ce dernier restera en ligne avec les enfants pour une activité interactive, le tout sur le portail Microsoft Teams.
  • Le Musée de l’Holocauste Montréal a mis au point de toutes nouvelles visites guidées virtuelles s’inscrivant dans les programmes pédagogiques, le témoignage en direct d’un ou d’une survivante ainsi que des ateliers éducatifs en visioconférence.
  • Le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli offre trois activités virtuelles cet automne, chacune conçue pour des groupes d’âge différents.

 

De telles initiatives viennent bien s’insérer à la programmation scolaire en cette période de rentrée, marquée par de nouvelles manières d’envisager les rassemblements et l’apprentissage.

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Produits et activités

Les nomades numériques… en contexte pandémique

Le concept de « nomade numérique » n’est pas nouveau. Comme le traduit cette analyse publiée par le Réseau de veille en 2015, si leur emploi ne les contraint pas à voyager, mais ne les oblige pas non plus à rester au même endroit, ces professionnels connectés et mobiles font le choix de partir quelques semaines, mois ou années tout en gardant une attache professionnelle à leur lieu d’origine. À l’heure où la relation au voyage a évolué, et où l’on privilégie le télétravail, qu’en est-il du concept de nomade numérique en temps de COVID-19 ?

Le télétravail : nouvelle réalité pendant la crise sanitaire

Une étude de Statistique Canada, réalisée en mai 2020, dévoile que près de quatre travailleurs canadiens sur 10 (38,9 %) occupent un emploi qui peut être effectué depuis la maison. Or, en 2018, seuls 13 % des employés canadiens travaillaient habituellement quelques heures par semaine depuis leur domicile. Un sondage Léger indique que la moitié (50 %) des Canadiens étaient en télétravail lors du confinement à la fin avril. Ces statistiques mettent en lumière l’adaptation rapide du marché du travail canadien.

Le même sondage Léger révèle que 79 % des personnes interrogées aiment l’expérience de télétravail, après avoir expérimenté la flexibilité y étant associée. Une enquête réalisée par la firme VMware Canada publiée le 23 juin indique que six Canadiens sur 10 (59 %) ayant pratiqué le télétravail ces derniers mois préféreraient travailler de la maison plus souvent, voire exclusivement. Quelque 26 % de ces nouveaux télétravailleurs ne souhaitent pas un retour in situ dans les conditions d’emploi en vigueur avant la COVID-19.

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Source : Journal de Québec

Des offres de nomadisme

En réponse à cette nouvelle réalité, diverses offres de travail délocalisé ont vu le jour ces dernières semaines. Les nomades numériques constituent de moins en moins un marché de niche. En effet, un nombre grandissant de gens pense à sortir de la ville pour travailler dans des destinations alliant nature et bien-être.

Des propositions variées sont dorénavant disponibles pour les télétravailleurs, dans leur propre pays ou à l’étranger.

Télétravail à l’étranger

Désireuses de rendre attractif leur territoire à nouveau, certaines destinations comme la Barbade ou l’Estonie ouvrent leurs portes aux nomades numériques. La proposition est tentante : disposer d’outils numériques performants permettant de rester en contact avec l’employeur tout en profitant d’un environnement qui s’apparente à celui des vacances.

  • Certains pays proposent maintenant un visa pour venir télétravailler sur leur territoire. Afin de stimuler l’économie locale qui souffre de l’absence de touristes, la Barbade invite quiconque pouvant travailler en mobilité à venir s’y installer pendant un an grâce au visa « Barbados Welcome Stamp ». En Estonie, le « Digital Nomad Visa » possède des caractéristiques similaires.
  • Pour les Québécois friands de tout-inclus, la compagnie aérienne Sunwing lance de nouveaux forfaits dans le Sud à compter du 1er novembre 2020. Intitulé « Surclassez votre bureau », le programme présente des séjours de 14, 21 ou 28 nuitées dans plusieurs resorts partenaires en Jamaïque, au Mexique ou encore en République dominicaine. En plus de séjourner dans un hôtel cinq étoiles en bord de mer et de participer à des activités de détente et de réseautage, les nomades numériques bénéficieront d’un accès Wi-Fi dans tout l’établissement et des espaces de travail favorisant la productivité.
  • Certaines agences de voyages réceptives ont lancé une gamme de forfaits de télétravail. C’est le cas de Best Of Tours avec le concept The Real Travel, qui offre aux travailleurs en déplacement la sécurité de dormir dans un logement sélectionné par l’organisme et l’occasion de découvrir un pays et une culture à un rythme lent.

Source : Youtube

Travailler et partir à la découverte de son propre pays 

Actuellement, les voyages internationaux non essentiels ne sont toujours pas encouragés par de nombreux pays, comme le Canada, et la population n’est pas à l’abri d’une deuxième vague de COVID-19 cet automne. De plus, une quatorzaine est encore obligatoire dans certains pays. Des destinations choisissent alors de miser sur les télétravailleurs locaux et espèrent ainsi attirer un nouveau segment de clientèle.

  • En France, Pierre & Vacances s’adapte au nomadisme et déploie dès cet été un séjour pour les télétravailleurs. Destiné à être pérennisé, le produit est pour l’instant en rodage par une sélection de « bêta-testeurs ». En effet, le projet a été développé en cocréation avec les clients et les employés, et le groupe espère apporter des améliorations à l’offre afin qu’elle soit optimale.

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Source : T.O.M

  • Au Vermont, Jay Peak Resort s’adapte également avec sa campagne Relocation Vacation en suggérant aux visiteurs des séjours prolongés (location au mois) afin de profiter à la fois d’un style de vie propre à la région et d’activités familiales comme le golf ou la piscine.
  • Développer des espaces de travail partagés afin d’encourager l’attractivité du lieu, c’est ce que mettent de l’avant des élus dans les Pyrénées catalanes. Ce territoire rencontre des enjeux comme la saisonnalité des activités ou la mobilité des populations. En 2018, une étude visant à créer un réseau de tiers-lieux — tels que les espaces de coworking — a été réalisée par la collectivité. La crise liée à la COVID-19 a engendré une certaine réorganisation forcée du travail. C’est pourquoi le projet prend d’autres perspectives en transformant les difficultés du territoire en atouts : libérer les habitants de l’isolement et accueillir des néoruraux en télétravail désireux de se rapprocher du plein air et de la montagne.
  • Au Québec, le Massif de Charlevoix proposera dès décembre 2020 des forfaits alliant productivité, quiétude et activités de plein air. Que ce soit pour quelques jours, quelques mois, voire une année au complet, les Québécois pourront installer temporairement leur bureau dans une télécabine ou dans une salle de cotravail et profiter des joyaux naturels et gastronomiques de Charlevoix. Une connexion internet à haute vitesse ainsi qu’un service de gardiennage pour les enfants sont au programme.

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Source : Le Massif de Charlevoix

Le télétravail, nouvelle norme post-COVID ?

L’industrie a compris qu’il était impératif de s’adapter aux changements forcés en matière de pratiques professionnelles et à un nouveau mode de vie et de voyage. On peut toutefois se poser la question à savoir dans quelle mesure le travail à distance va s’imposer à long terme. Selon le sondage de VMware Canada, seuls 22 % des Canadiens interrogés ont eu la confirmation que les arrangements de travail mis en place pendant la COVID-19 s’établiraient de manière pérenne. Voilà qui témoigne des changements importants dans l’approche avec laquelle les employeurs envisagent la relation professionnelle, bien que le télétravail se confronte à des enjeux comme la sécurité des données et des réseaux, ainsi qu’au sentiment d’appartenance à une équipe.

 

Image à la Une : Pexels

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Produits et activités

Route touristique : la colonne vertébrale d’une destination

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec. Ce réseau de routes signalisées par des panneaux bleus s’étend sur 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir une version agrandie de la carte.

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Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

Une première publication dévoilait le comportement des Québécois lors de leur parcours sur les routes touristiques. Cette analyse met en lumière quelques grands constats de l’étude.

Les routes comme outil de développement d’un territoire 

Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur.

En 2019, la moitié (52 %) des municipalités québécoises sondées plaçait les routes dans les priorités de développement de leur territoire. La majorité d’entre elles (85 %) souhaitent toutefois que les routes touristiques deviennent une priorité au cours des cinq prochaines années. Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur. Pour ce faire, l’industrie touristique doit assurer un leadership en matière de développement concerté et harmonisé des routes touristiques. Les liens entre les territoires de proximité sont particulièrement importants. La Route des navigateurs, qui s’étend sur trois régions touristiques, s’avère un bon exemple de collaboration.

Au Nouveau-Brunswick, la stratégie de promotion touristique 2018-2025 est axée sur les routes et sert trois objectifs :

  • La diversion : faire sortir les visiteurs de l’autoroute
  • L’immersion : offrir des expériences variées
  • La rétention : prolonger le séjour

Le territoire est segmenté en fonction des routes afin de faciliter la planification du séjour.

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Source : #ExploreNB

La force du réseau

La création d’une entité qui gère l’image de marque des routes est primordiale pour leur mise en marché, particulièrement à l’international. Les études de cas montrent que la mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La Wild Atlantic Way en Irlande s’avère une source d’inspiration à cet égard. À la suite d’un déclin du nombre de touristes dans l’Ouest du pays, l’organisation de gestion de la destination a mis sur pied un programme pour :

  • améliorer la connectivité des attraits ;
  • offrir une signalisation et des infrastructures de qualité ;
  • favoriser la collaboration entre les entreprises ;
  • inciter les visiteurs à parcourir plusieurs tronçons de la route dans le cadre de séjours différents.

La Wild Atlantic Way est devenue complètement opérationnelle en cinq ans (2015-2019). Cette route longe la côte atlantique et traverse 9 comtés. Toutefois, elle est divisée en six régions d’ambiance en lien avec les spécificités locales.

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Source : Wild Atlantic Way

Les instigateurs du programme en retirent certaines leçons, dont la nécessité de faire ressortir les éléments distinctifs et de bien les identifier pour le visiteur. Ils avaient initialement sélectionné 150 points de découverte, ce qui a eu pour effet de diluer l’offre sur la route.

La Californie l’a compris avec sa campagne Road Trip Republic qui incite à partir à l’aventure et à explorer, entre autres, des régions rurales moins visitées. Une carte présente les principaux points d’intérêt pour chacune des routes. Par exemple, sur un itinéraire de 1500 kilomètres, 10 arrêts sont mis en valeur.

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Source : Visit California

En matière d’accompagnement, Visit California a réalisé un guide pour aider à la promotion des routes, et l’Irlande produit des outils et offre des formations aux entreprises.

Au Québec, les résultats d’un sondage auprès des organisations situées le long des 17 routes officielles montrent que les trois quarts des répondants connaissent l’organisme responsable de la gestion de la route. Les représentants des établissements d’hébergement et des services sont les moins informés (54 %). Il est à noter que 52 % des routes touristiques officielles sont gérées par une ou plusieurs ATR. Même si la notoriété varie d’une route à l’autre, cette dernière parait faible. Une meilleure collaboration et mobilisation des acteurs semblent une piste à privilégier.

Un gage de qualité

En soi, les routes ont le potentiel de devenir un sceau de qualité pour une destination si elles misent sur des critères d’excellence. D’une part, les paysages constituent la motivation principale de la visite de routes. Leur grande beauté rime souvent avec milieu naturel sensible. Leur protection, par la désignation de territoires d’intérêt par exemple, s’avère primordiale. D’autre part, l’expérience offerte chez les prestataires le long des routes doit être à la hauteur et de qualité constante du début à la fin du parcours.

Pour les routes qui ont un produit fort et centralisateur, comme une route des vins, une certification peut venir rehausser leur gage de qualité. Par exemple, la marque Rutas de Vino en Espagne est applicable dans les territoires avec une appellation d’origine et s’appuie sur des critères d’excellence. La certification est gérée par une association.

Aux États-Unis, le réseau des Byways, dont la route 66 fait partie, propose deux statuts distincts basés sur : une qualité particulière (National Scenic Byways) ou son caractère exceptionnel (All-American Roads). Ainsi, les incontournables sont clairement indiqués. Chaque route est formée par un comité qui s’occupe de sa gestion et chaque État s’assure de la cohérence des routes.

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Source : Federal Highway Administration

Les routes touristiques représentent un axe de développement territorial important et une façon de connecter les régions, les attraits et les activités. C’est également une occasion pour les visiteurs de les quitter pour découvrir le territoire environnant et s’immerger dans la culture locale. Une fois que les voyageurs empruntent une route, les possibilités sont presque illimitées.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec, réalisés en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Image à la Une : Pexels

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Marketing

Repenser la façon de promouvoir l’offre touristique

Créer du contenu qui intéresse les visiteurs tout comme les visités

Selon Cara Augustenborg, une scientifique spécialisée en politique environnementale à l’University College Dublin, en Irlande, les OGD devraient profiter de cette crise pour se tourner vers une offre touristique plus responsable. Cela serait bénéfique à long terme autant pour l’environnement que pour les résidents et les touristes.

Dans ce même esprit, la méthode Buen Vivir, originaire de l’Amérique du Sud, vise à redéfinir les limites du tourisme afin de maximiser les impacts positifs dans les sphères sociale et environnementale.

C’est le cas de la plateforme My Helsinki où 150 passionnés de leur ville y partagent leurs coups de cœur en respectant les critères de développement durable. Comme le mentionne Laura Aalto, directrice générale de Helsinki Marketing, dans un premier temps, il est important que les résidents consomment et aiment ce type de contenu pour pouvoir être crédibles aux yeux des touristes. 

Source : My Helsinki

La crise a d’ailleurs vu naître des plateformes d’achat de produits locaux afin de favoriser l’activité économique. Origen Mendoza est un site qui fait le lien entre les consommateurs et les producteurs du milieu viticole en Argentine. Pour leur part, dans le cadre de sa campagne Make Yourself At Home, la Tasmanian Hospitality Association et le Tourism Industry Council of Tasmania, en Australie, ont mis en ligne Buy Something Tasmanian pour encourager les Tasmaniens à se procurer des produits de leur région.

Source : Discover Tasmania

Laisser place à la coopétition

Au sein de cette restructuration de l’offre germe l’idée de la coopétition, c’est-à-dire de la collaboration plutôt que la compétition. Cinq villes de Suède, Linköping, Karlstad, Norrköping, Västerås et Örebro, qui jouent généralement du coude afin d’attirer des segments de clientèles similaires, ont créé une campagne commune,« 24 Hours With the Neighbor », où elles promeuvent une offre de proximité.

Visit Denmark s’unit quant à lui à 19 autres OGD du pays pour lancer la stratégie « Much more than #justdenmark » afin de rappeler aux Danois la valeur de leur territoire en tant que « destination touristique ». Les partenaires sont libres de faire leur propre campagne de façon indépendante tout en s’assurant de respecter la boîte à outils qui comprend l’image de marque et les messages clés à adopter.  

Source : Visit Denmark

Culture Trips et Lonely Planet ont aussi joint leurs forces afin d’inspirer les voyageurs et de permettre à leurs annonceurs de tirer profit de leur audience complémentaire. Leur collaboration a pris forme sous le nom de Travel Reborn et vise à changer la façon dont les touristes « vivent le monde » en faisant la promotion par exemple des options en tourisme durable.

Repenser ses visiteurs

La façon de vendre la destination est en mutation. Il n’est plus question de l’approche typique « créez une marque et ils viendront » (build a brand and they will come). Il s’agit maintenant d’adopter une démarche personnalisée et plus humaine avec ses abonnés et ses clients potentiels, tel que mentionné dans une analyse précédente. Il faut déterminer plus précisément ses segments de clientèles.

Selon Laura Aalto, les comportements des voyageurs changeront suite à la pandémie. Ils rechercheront des expériences qui correspondent à leurs valeurs. Il est donc souhaitable de cibler un public qui partage les mêmes que celles de la destination ou d’inciter les touristes à adopter une attitude plus responsable. C’est d’ailleurs le but de l’application mobile finlandaise, Think Sustainability, qui regroupe divers produits et offres ayant été évalués selon des critères de développement durable.

Mme Aalto mentionne également qu’il faudra davantage encourager les gens à rester plus longtemps et augmenter le nombre de visiteurs fidèles. Elle va même un peu plus loin en soulignant :

        « Dans le futur, nous ne voulons pas que tout le monde vienne à Helsinki. Nous avons besoin de différents moyens d’expérimenter la destination. » — Laura Aalto, directrice générale de Helsinki Marketing, traduit de l’anglais.

Toutes les initiatives numériques qui ont vu le jour durant la pandémie ont même démontré qu’il est possible de voyager à partir de la maison. Par exemple, Virtual Helsinki permet de visiter des lieux iconiques de la ville et même d’acheter des souvenirs qui seront livrés par la poste par la suite.

Et maintenant, où s’en va-t-on ?

Il va sans dire que la crise de la COVID-19 aura suscité de nombreuses remises en question quant à la façon de promouvoir son offre touristique. Certains changements s’installeront et deviendront la nouvelle norme. Pour le moment, l’important est de repenser son produit afin de s’adapter à un tourisme intérieur au sein duquel les résidents trouveront leur compte.

 

Avez-vous modifié votre offre afin d’attirer les locaux ?

Avec quelle entreprise pourriez-vous développer un partenariat afin de faire briller votre région ?

Est-ce que votre produit est bénéfique autant pour les résidents que pour l’environnement  ?

Image à la une : Pexels

 

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Produits et activités

Adapter le produit à l’heure de la pandémie

Bien que l’été 2020 ne sera pas des plus profitable pour une partie de l’industrie touristique, des organisations mettent tout en œuvre pour rouvrir. Voici comment elles adaptent leur offre en fonction des mesures sanitaires ou encore ciblent de nouvelles clientèles.

Ajuster son offre

L’entreprise de voyages G Adventures propose des circuits en groupes restreints avec la création d’une nouvelle collection de séjours : Travel with Confidence Plus. Ces 37 itinéraires répondent à une série de critères sanitaires pour assurer la sécurité des clients. Mentionnons ceux-ci :

  • Groupes formés de 8 à 10 personnes (plutôt que 12);
  • Voyageurs solos bénéficiant de rabais de 50 % sur les chambres privées;
  • Aucun hébergement avec chambres ou salle de bain partagées;
  • Transport privé (à l’exception du transport aérien) avec places assignées et espacées entre les passagers.

L’entreprise québécoise Karavaniers, qui se spécialise en voyages d’aventure dans les destinations exotiques, a rapidement organisé des séjours en sol canadien et québécois grâce à des partenariats avec des entreprises des régions concernées. Les propositions pour l’été 2020 sont séduisantes et mettent le Québec en vedette : camp de base dans l’archipel de Mingan et découverte du littoral de l’île d’Anticosti; longues randonnées en Gaspésie avec repas conçus à partir de produits de la mer et accompagnés de bières locales, etc.

Source : Karavaniers.com

Cibler la clientèle en télétravail…

Pour les vacances ou pour le télétravail (pourquoi pas les deux !), le centre de villégiature de Jay Peak offre de l’hébergement en chalet pour des séjours prolongés (un mois ou plus) avec Internet haute vitesse et des options pour un accès WiFi sécurisé. Les longues périodes de location sont préférables. Elles réduisent notamment les va-et-vient de clients différents, et donc les besoins en désinfection et les risques pour le personnel d’entretien. La campagne Relocation Vacation inclut un abonnement de saison au golf et à la piscine chauffée extérieure.

« Célébrer » la réouverture

Par ailleurs, Jay Peak Resort crée un « événement » pour illustrer son plan de réouverture graduelle : The Return. Chacune des étapes fait référence à un spectacle ou à une composante de festival. La scène estivale met notamment en vedette plusieurs têtes d’affiche comme le retour des activités au parc aquatique intérieur.

Source : Jay Peak Resort

Présenter la marche à suivre

Tout comme de nombreuses entreprises d’activités de plein air guidées au Québec, une organisation de rafting de l’Oregon, Northwest Rafting Company, apporte des ajustements qui lui permettent d’opérer cet été :

  • Prévoir 4 à 5 personnes par embarcation, appartenant toutes à la même unité familiale;
  • Questionner les clients sur leur état de santé lors de la réservation, puis à plusieurs reprises jusqu’au jour de l’activité;
  • Faire respecter un serment sanitaire aux usagers dans lequel ils promettent de se laver les mains régulièrement, de garder leurs distances avec les autres groupes, etc.;
  • Planifier l’arrivée des familles à différents moments pour éviter les attroupements;
  • Limiter les contacts de chaque groupe avec son guide et son chauffeur d’autobus;

Les individus doivent aussi respecter les cinq règles illustrées dans cette vidéo :

Offrir des services pertinents

Au Québec, les voyages sont permis, mais les autorités de la santé publique demandent aux visiteurs de limiter les interactions une fois rendus à destination. À cet égard, le camping de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, propose à ses clients un service de livraison d’épicerie. Cette initiative a vu le jour grâce à un partenariat avec Bouge pour que ça bouge, un organisme voué à la promotion de saines habitudes de vie chez les jeunes, ainsi qu’avec le Marché Viens Métro.

Source : Facebook/Marché Viens Métro

S’équiper de solutions sans contact

Plusieurs attractions québécoises sont déjà équipées de la technologie RFID telle que proposée par la compagnie québécoise Connect & Go, qui permet d’améliorer l’expérience du visiteur ainsi que la gestion des réservations et des achats. Ces bracelets, munis de puces, constituent aussi une solution pour réduire les contacts physiques. À partir du profil qu’il aura préalablement créé en ligne, l’utilisateur réserve son billet ainsi que des cases horaires pour profiter des différents services. L’information est ensuite transférée sur la puce RFID que le client porte au poignet. Voilà qui permet de mieux gérer les files d’attente. Le visiteur peut également se servir du bracelet pour effectuer des transactions sur place.

Adaptations temporaires et permanentes

Ces adaptations s’ajoutent aux panneaux de plexiglas, aux cônes orange servant à délimiter certaines sections, au marquage au sol permettant de faciliter le respect d’une certaine distance, aux flèches qui indiquent le sens de la circulation, etc. L’année 2020 aura vu naître de nombreuses astuces temporaires pour assurer la sécurité des clients. Certaines de ces initiatives s’estomperont après la crise, d’autres s’inscriront à plus long terme dans le paysage touristique.

 

Image à la une : YouTube/Northwest Rafting Company

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Produits et activités Technologies

Quand l’alcool et le virtuel forment le cocktail parfait

L’apparition de la COVID-19 cause la fermeture de nombreuses salles de dégustation chez les producteurs d’alcool dans le monde. Certains ont décidé de garder le contact avec leurs clients en se tournant vers la description vidéo. Si cette tendance émerge depuis quelques années, la firme Euromonitor International confirme que la crise sanitaire l’accentue puisque les gens cherchent à s’occuper à la maison tout en dénichant des produits inédits. Comme la résidence risque de demeurer l’épicentre des activités pendant l’été 2020, les dégustations virtuelles devraient perdurer. Voici quelques exemples de compagnies qui ont développé ce type d’offre en ligne.

C’est une occasion pour entretenir la relation avec les clients habituels et atteindre encore plus de personnes qu’en temps normal

Plusieurs vignobles californiens se tournent vers la dégustation virtuelle. Les consommateurs ont la possibilité d’acheter eux-mêmes leurs bouteilles ou de les faire livrer chez eux. Que ce soit sur des plateformes de visioconférence ou sur les réseaux sociaux, les producteurs tels que la Jackson Family Wine, le Buena Vista Winery ou le Domaine Carneros, ont saisi cette occasion pour entretenir la relation avec leurs clients habituels et atteindre encore plus de personnes qu’en temps normal. Certains ajoutent même des visites guidées et des cours de cuisine.

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Source : Domaine Carneros

De son côté, la brasserie néerlandaise De Leckere a créé le coffret Beer & Bite Box qui peut contenir jusqu’à une douzaine de bouteilles et des collations pour les gens à la maison. Les personnes intéressées commandent les boîtes en ligne, les font livrer à leur domicile, puis participent à une dégustation virtuelle de bières en direct sur les réseaux sociaux.

Les festivals se mettent aussi de la partie 

Des évènements brassicoles ont trouvé des solutions virtuelles pour satisfaire la soif de leurs festivaliers. Le Mondial de la bière a collaboré avec un dépanneur montréalais pour créer un ensemble de quatre bières de microbrasseries qui devaient participer au festival. Les descriptions vidéo se sont déroulées sur Facebook Live. Le Festibière de Gatineau a choisi d’offrir la livraison d’une boîte de six boissons houblonnées. Le paquet contient également quelques surprises de commerçants locaux. La dégustation s’effectue en compagnie de brasseurs et de biérologues en ligne.

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Source : Festibière de Gatineau

Un dossier à suivre

Si la livraison n’est pas encore autorisée dans la province pour les microbrasseries, les vignobles et les cidreries, certaines solutions de rechange peuvent être considérées pour apporter les produits aux consommateurs. Mentionnons la collaboration avec des restaurateurs, des dépanneurs spécialisés ou des plateformes de vente en ligne comme Aliments Charlevoix. Il n’en demeure pas moins que la dégustation virtuelle (incluant la livraison) devient populaire un peu partout à travers le monde ; le Québec ainsi que ses producteurs gagneraient à développer cette offre.

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Technologies

Le numérique sur l’accélérateur dans l’industrie touristique

L’accélération de la transformation numérique observée en cours de pandémie sera bénéfique à long terme. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la pérennité de ces initiatives repose toutefois sur des politiques nationales de soutien à la transformation numérique et des partenariats publics privés.

À cet effet, la province de l’Ontario et le gouvernement fédéral ont annoncé trois nouveaux programmes qui viendront renforcer la présence en ligne de quelque 20 000 petites entreprises. Ces investissements permettront d’embaucher 1400 étudiants qualifiés pour soutenir le lancement de boutiques en ligne, de former les organisations en marketing numérique et d’appuyer les commerces ayant pignon sur rue dans leur transformation. Digital Main Street, à Toronto, offre formations et services numériques aux compagnies. Elle agit comme chef d’orchestre pour le déploiement de ces initiatives.

À l’échelle du Québec, le Réseau des agents de développement culturel numérique (ADN), créé en avril 2019, contribue à la croissance de l’expertise numérique. Plusieurs instances régionales ont également débloqué des fonds pour accompagner les entreprises dans ces changements au cours des dernières semaines.

Les améliorations numériques des entreprises touristiques

Du 28 mai au 8 juin, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a mesuré l’impact de la crise sur le développement numérique auprès de 792 organisations touristiques qui envisagent d’exploiter leur commerce cet été.

Près de la moitié (45 %) des sondés qui ont subi une transformation numérique en lien avec la pandémie jugent cet impact positif. Parmi les répondants qui comptent exploiter leur entreprise durant la saison estivale, le tiers (34 %) ont profité de la crise pour moderniser leur site Web. Les répondants du secteur de l’agrotourisme et de l’agroalimentaire ont été plus enclins que la moyenne à apporter des modifications sur leur site ou à établir de nouveaux partenariats numériques. Le tableau ci-dessous présente l’ensemble des actions prises par ces derniers en ce qui a trait au développement numérique.

Source : Chaire de tourisme Transat, juin 2020

Le Panier Bleu, mis en place quelques semaines après le début du confinement, a également contribué à enrichir la présence en ligne des entreprises. Selon l’organisation, en date du 9 juin, la plateforme s’avérait la première vitrine sur le Web pour 20 % des 19 900 commerces inscrits.

Mettre à profit les données ouvertes en France

En France, l’État réfléchit actuellement à élargir la fonction de la plateforme nationale Datatourisme. Cette dernière partage les données spatiales et touristiques à partir des informations publiques locales. Dans le contexte de la reprise des activités, elle servira de carte touristique de référence pour connaître les points d’intérêt ouverts ou fermés, les entreprises engagées à respecter le protocole sanitaire et d’autres renseignements sur les modalités d’accueil.

Ce portail pourrait évoluer vers un écosystème d’intelligence collective et de partage de données (statistiques, flux de fréquentation, etc.) entre les territoires et les acteurs privés, de la start-up à la destination. À terme, l’exploitation des données aiderait à concevoir des prestations touristiques et des services adaptés.

Innovation en tourisme numérique à Helsinki

L’exemple d’Helsinki Marketing, l’organisme de promotion de la capitale de la Finlande, n’est pas issu de la pandémie. Il est dans les cartons depuis au moins deux ans. Virtual Helsinki, un projet déployé en partenariat avec un studio local de réalité virtuelle, se base sur les données ouvertes et la modélisation 3D. L’équipe de conception ancre sa vision du tourisme du futur dans la réalité : centré sur l’innovation visuelle et le développement durable.

C’est un monde virtuel dans lequel il s’avère possible de visiter une ville selon chacune de ses quatre saisons, et éventuellement de magasiner et de se faire livrer ses emplettes chez soi. Les créateurs l’ont utilisé au cours de la pandémie pour inciter les Finlandais à rester chez eux lors de la fête nationale. Ils ont organisé un concert, accessible en vidéo ou avec un casque de réalité virtuelle, incluant la conception d’avatars afin de combler le besoin de socialiser. Une nouvelle mouture impliquant des citoyens virtuels (v-citizen) devrait voir le jour. Ceux-ci pourront prendre part à la culture de la ville tels les concerts et les galeries d’art.

Image : Avatars des milliers de personnes à un concert. Source : The Guardian

L’exploration des données ouvertes et les partenariats publics — privés constituent des facteurs de réussite pour le développement de plateformes numériques. À l’échelle mondiale, l’OMT annonçait récemment son intention de renforcer sa collaboration avec Google pour assurer la transformation numérique de l’industrie touristique. En parallèle, le 8 juin dernier, Google Maps ajoutait une série de nouvelles fonctionnalités visant à informer et à sécuriser les utilisateurs lors de leurs déplacements, comme les restrictions de voyage, les fermetures des frontières, le niveau d’achalandage des transports en commun ou l’obligation de porter un masque. Les fonctionnalités disponibles varient actuellement selon les pays.

Source : Google

Comme destination ou entreprise, il est toujours conseillé d’apprendre de celles qui ont une longueur d’avance. Cette transformation numérique s’accompagnera de nouveaux profils d’emplois spécialisés. Restez à l’affût, vous êtes à un clic de la réussite !

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

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Produits et activités

Les microperformances, vers une expérience intime et ultra-locale

Depuis le début de la pandémie, le public a assisté à la création d’initiatives innovantes en matière d’arts de la scène : concerts en direct à distance, contenu culturel accessible en ligne, tournées des ciné-parcs cet été, etc. Face à l’urgence occasionnée par cette situation inédite, ces nouvelles initiatives ont temporairement permis de combler certains besoins des artistes et du public : casser l’isolement, continuer à créer bénévolement (sur les réseaux sociaux) puis avec rémunération (plateformes de diffusion payantes, concerts dans les ciné-parcs, etc.). Pourtant, cet avènement du virtuel ne satisfait que partiellement les besoins de l’humain qui souhaite se réunir et participer à une expérience unique lorsqu’il prend part à un spectacle. Pour répondre à ces enjeux, trois types de microperformances qui invitent à vivre un rendez-vous intime et ultra-local ressortent depuis quelque temps.

Les événements pop-up

Il y a quelques semaines, le Cirque Alfonse avait déjà retenu l’attention des médias grâce à des performances déambulatoires que les résidents ont pu observer dans des ruelles du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Récemment, le groupe de rock Barbacoa, basé dans le Vermont, a organisé un concert surprise dans un stationnement, le premier dans l’État depuis le début de la pandémie. Le caractère inattendu et spontané de ces prestations a permis d’éviter le rassemblement d’un trop grand nombre d’habitants dans un même lieu et d’orienter la proposition vers les communautés.

          Si on ne peut pas aller à l’art, l’art viendra à nous ! Voilà qui pourrait résumer ce qui attend les Montréalais cet été en matière de vie culturelle. (Mario Girard, La Presse, 24 mai)

Les Montréalais devront s’attendre à retrouver ce genre d’initiatives estivales. Que ce soit du côté du Partenariat du Quartier des spectacles ou de Montréal complètement cirque, l’été culturel s’organise dans cette direction.

Les tête-à-tête en ligne avec les artistes

Bien que les concerts virtuels donnent la possibilité aux interprètes de rester actifs en temps de pandémie, ils ne permettent pas de reproduire la relation de proximité avec le spectateur qui est au cœur des arts vivants. Des musiciens comme Sara Oswald ou Sérénité Sonore proposent ainsi des événements privés et personnalisés en ligne à la maison. Cette démarche évite tout déplacement du public en salle, mais assure une expérience intime sur mesure, à la différence des concerts diffusés en continu qui s’adressent à une foule.

Les microconcerts personnalisés 

Concerts isolés, tournées de promotion et festivals, les initiatives de microconcerts, souvent livrées à domicile, sont nombreuses. Qu’il s’agisse de Michael Bernard Fitzgerald à Calgary ou de Wildermiss à Denver, les artistes éprouvent le besoin de rétablir le lien avec leur public à l’échelle locale. À Montréal, Dear Criminals a offert 72 microperformances au Lion d’Or du 29 au 31 mai. Le groupe, qui mise sur l’approche intimiste, proposait de jouer une pièce de son choix à une ou deux personnes vivant sous le même toit en échange de 20 $.

Source : Youtube

Fin avril dernier, le Festif ! de Baie-Saint-Paul annonçait sa tournée des portes. À défaut d’un réel déploiement, le festival se lançait dans la livraison de concerts gratuits pour les habitants de la ville. Ainsi, les Baie-Saint-Paulois pouvaient réserver une performance devant leur domicile. Les organisateurs ont également proposé une série de représentations dans les CHSLD et dans les résidences pour aînés de Charlevoix. Ces différentes initiatives permettent à la fois aux artistes d’accéder à une certaine visibilité, de pallier l’annulation des concerts de la saison et de déconfiner les territoires à l’échelle locale. Enfin, si les performances virtuelles apparues au début de la crise s’adressaient plutôt à un grand nombre de spectateurs, les microperformances misent davantage sur le lien étroit qui unit l’artiste et le public, tout en respectant les mesures de distanciation physique en vigueur. Ceci semble s’inscrire dans la mouvance de consommation locale.

 

Source de l’image à la une : Pixabay