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Produits et activités

Enjeux liés à la relance des restaurants

L’Association Restauration Québec (ARQ), le plus important regroupement de restaurateurs de la province définit quatre enjeux majeurs pour assurer la relance de cette industrie tout en respectant les mesures sanitaires et d’éloignement physique imposée par l’Institut national de santé publique du Québec. 

1-Besoin de liquidités

2-Redémarrage planifié en phase avec la réalité du secteur

3-Assouplissement de la réglementation pour permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires

4-Relance de la consommation chez les Québécois

Pour faire face à ces enjeux, l’ARQ a soumis plusieurs recommandations au gouvernement. Sans ces mesures, l’association craint que la majeure partie des établissements ferment définitivement leurs portes. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par Restaurants Canada et rendu public le 23 avril, il semble que 50 % des propriétaires de restaurant indépendant croient ne pas pouvoir survivre à la crise si les conditions ne s’améliorent pas d’ici trois mois.

Enjeux liés à la distanciation physique

La consommation sur place constituera un énorme défi avec des restaurants ouverts avec la moitié de leur superficie pour accueillir des clients. Les restaurateurs envisagent de graves problèmes de rentabilité. Avec des marges bénéficiaires qui avoisinent les 4,4 % pour l’industrie en 2018, les propriétaires n’ont pas beaucoup de latitude. La fermeture de la majorité des établissements depuis plusieurs semaines en a obligé plus d’un à gruger dans ses économies pour couvrir ses coûts fixes en l’absence de revenus. On peut donc s’attendre à ce que les restaurants rencontrent de sérieux problèmes lors de la reprise.

Enjeux sanitaires

Les impératifs d’hygiène risquent de dicter la cadence pendant plusieurs mois au sein de l’industrie de la restauration.

De nouvelles règles à suivre

L’adoption de mesures sanitaires strictes s’avère une condition sine qua non pour assurer la relance de tous les secteurs d’activité y compris celui de la restauration.

Au Québec

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) propose aux employeurs et aux travailleurs une trousse d’outils pour les aider dans leur prise en charge de la santé et de la sécurité, dont un Guide de normes sanitaires en milieu de travail. Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité du travail publie une fiche pour les restaurants et les services alimentaires.

Au Canada

Restaurant Canada publie un document qui fournit des pratiques à mettre en œuvre pour se conformer aux directives gouvernementales dans les domaines de la distanciation physique, du nettoyage et de l’assainissement ainsi que de la santé et l’hygiène personnelle. Ce guide s’appuie sur des leçons tirées de ceux qui ont continué d’exploiter leur restaurant pendant la pandémie.

Aux États-Unis

La National Restaurant Association s’est associée entre autres avec des représentants de la Food and Drug Administration, de la Conference for Food Protection, du milieu universitaire et des responsables de la santé publique pour élaborer un ensemble de directives pour aider les restaurants à retourner à leur plein fonctionnement en toute sécurité le moment venu. Les recommandations concernent :

  • La sécurité alimentaire ;
  • Le nettoyage et la désinfection ;
  • La surveillance de la santé des employés et l’hygiène personnelle ;
  • La distanciation sociale.

Cliquez ici pour consulter la Soyez santé

Source : National Restaurant Association

Enjeux de formation des travailleurs

Si le respect de normes sanitaires sévères s’impose, la formation du personnel s’avère primordiale pour assurer la sécurité de tous. À cet effet, le gouvernement de l’Australie-Occidentale a annoncé que tout individu employée dans un café, un bar ou un restaurant devra suivre une formation obligatoire gratuite concernant les mesures d’hygiène avant la réouverture des établissements. Le cours comprend deux niveaux ; le premier volet doit être réussi par tous les employés, le second, par les gestionnaires et les superviseurs. Un membre du personnel avec l’accréditation la plus avancée doit être sur les lieux de chaque restaurant en tout temps en tant que responsable de l’hygiène. La formation inclut les éléments suivants :

  • Comprendre la COVID-19 et les restrictions ;
  • Signaler les problèmes de santé personnels ;
  • Maintenir des pratiques d’hygiène personnelle et de l’environnement de travail ;
  • Réduire la contamination croisée grâce à des procédures spécifiques à la COVID-19 ;
  • Connaître les pratiques efficaces de nettoyage et d’assainissement spécifiques à la COVID-19.

Des réouvertures au compte-gouttes

Aux États-Unis, la Géorgie est devenue le premier État à rouvrir les salles à manger le 27 avril, mais les établissements doivent respecter un ensemble de 39 directives (pages 6 à 9) définies par le gouvernement, entre autres :

  • Obliger le port du masque à tout le personnel ;
  • S’assurer que les travailleurs ne sont pas malades ;
  • Réduire le nombre de clients à 10 par 500 pieds carrés ;
  • Installer des séparateurs physiques pour éviter les interactions entre les clients de tables différentes ;
  • Utiliser des menus jetables ;
  • Etc.

Les autorités recommandent aussi fortement d’employer des solutions technologiques lorsque cela est possible pour diminuer les interactions entre les personnes : commandes mobiles, accès mobile aux menus pour planifier sa commande, messages texte à l’arrivée pour faciliter l’attribution des sièges et options de paiement sans contact.

Depuis, l’Alaska, le Tennessee, l’Oklahoma et le Texas ont accepté la reprise des services de restauration en salle, mais de manière très restreinte. Par exemple, au Texas où les salles à manger des restaurants sont ouvertes depuis le vendredi 1er mai, la capacité d’accueil est limitée à 25 % et les aires de restauration rapide (food courts) restent fermées. Bien que le Département de la santé recommande d’avoir recours à des ustensiles, des tasses et des assiettes jetables lorsque cela est possible, la vaisselle peut toujours être utilisée tant qu’elle est désinfectée avant d’être réutilisée. Les tables et les chaises doivent être nettoyées et désinfectées entre les repas. Les convives ne peuvent être plus que cinq personnes à la fois et doivent réserver pour éviter de se retrouver dans une file d’attente. 

Des exemples de restaurants post-pandémie

Nous l’avons vu précédemment, les établissements devront respecter des normes sanitaires très strictes lors de la réouverture. Dans cette optique, certains se sont amusés à imaginer le restaurant post-COVID-19.

Mediamatic, un centre culturel d’Amsterdam offrira aux futurs clients de son restaurant un coin-repas privé dans de petites serres espacées les unes des autres et installées le long d’un canal. Chacune d’entre elles pourra accueillir deux à trois convives. Les serveurs, qui porteront visières de protection en plexiglas et gants, apporteront la nourriture sur des planches qu’ils glisseront jusqu’aux clients.

À Vilnius, en Lituanie, les autorités permettent aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues.

Source : Go Vilnius

L’entreprise Seasonly a déniché des idées inspirantes, quoiqu’éphémères, pour retrouver le plaisir de partager des repas en toute sécurité ; les voici, en photos.

Source : Seasonly

Pour survivre, il faudra faire preuve de créativité et repenser la façon d’aménager son établissement, d’accueillir et de servir ses clients. 

 

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Hébergement

Hébergement : techno et mesures sanitaires

Afin d’envisager la reprise de ses activités, l’industrie hôtelière doit se préparer à implanter de nouvelles mesures sanitaires et à rassurer ses clients lors de leur retour. Les possibilités offertes par la technologie dans le cadre de la gestion de la distanciation sociale et de l’hygiène constituent une réponse à ces enjeux.

Plusieurs chaînes d’hôtels, comme Hilton ou Marriott, ont déjà communiqué un plan de gestion sanitaire comprenant des innovations technologiques. Lors d’un webinaire, Mingus Software, entreprise qui a conçu le logiciel de gestion hôtelière Hotello, s’est également intéressée aux quatre points de contact de l’hôtel au sein desquels divers outils technologiques peuvent contribuer à régler des problématiques liées à l’hygiène.

La réception

La réception, où se font entre autres l’enregistrement, le paiement, la gestion des clés et le départ, est le premier point de contact physique entre les clients et l’établissement. Pour ce premier lieu, voici des options technologiques à envisager pour réduire les risques de contamination :

  • Les modalités du séjour et la fiche client peuvent être transmis en amont au client par courriel, limitant ainsi les échanges de stylos avec le réceptionniste.
  • L’enregistrement peut être effectué à l’aide d’une borne ou en ligne. Cette dernière solution semble avantageuse, car il s’agit d’un système automatisé qui permet une acceptation des conditions en amont et une heure d’arrivée précise lorsque la chambre est prête. Les logiciels de gestion hôtelière (Property Management System) mobiles constituent une alternative sans contact physique au comptoir traditionnel. Que les enregistrements et les départs soient réalisés directement sur le téléphone cellulaire ou sur une borne tactile, les systèmes de reconnaissance faciale et de scanneur pour les pièces d’identité minimisent les contacts et permettent la distanciation sociale.
  • La borne d’enregistrement est également en mesure de générer des clés directement sur l’appareil mobile des clients. Ceci limite considérablement la transmission de germes sur l’interface physique et la gestion de leur désinfection, puisque le client peut accéder à sa chambre avec son cellulaire. Des hôtels des groupes Marriott et Hilton travaillent actuellement sur des standards sanitaires, notamment sur l’enregistrement, la clé virtuelle et bien d’autres services à partir du téléphone cellulaire.
  • La prise de paiement peut passer par un acompte avant le séjour, ce qui nécessite d’ajuster les politiques de l’hôtel, ou par le sans-contact.

Des thermomètres et des caméras thermiques

Pour pousser un peu plus loin les mesures de contrôle, des hôtels s’équipent de thermomètres infrarouges afin de prendre la température du personnel mais aussi des clients, au besoin. D’autres établissements choisissent d’installer des caméras thermiques aux points d’entrée. Les employés en poste peuvent intervenir si le seuil limite fixé est dépassé. Le client peut alors être invité à se rendre dans un espace privé où il pourra se soumettre à un second examen.

L’entretien ménager

L’entretien ménager est le deuxième point chaud en matière de contacts physiques au sein de l’hôtel. Poignées de portes, salle de bain, télécommandes, cintres, etc., ce volet nécessite une gestion minutieuse tant au niveau des équipes de nettoyage que de la succession de clients qui se partagent les mêmes espaces.

Chambres autonettoyantes et recours aux ultraviolets

Plusieurs avancées technologiques permettent de désinfecter des lieux de façon efficace et en limitant les dangers pour le personnel. Certains hôtels sont équipés de chambres autonettoyantes, dans lesquelles une solution désinfectante inodore, non nocive pour l’environnement, est vaporisée. Des hôtels de Copenhague (Brøchner Hotels), réputés pour leur approche écoresponsable, en font l’utilisation.

L’éclairage à rayons ultraviolets permet aussi de tuer les virus lorsqu’utilisé adéquatement. Certains hôtels, comme le Westin Houston Medical Center ont recours à des robots projetant des rayons UV pour désinfecter les chambres. Hilton et Marriott travaillent également sur l’ajout de pulvérisateurs électrostatiques et lumière ultraviolette, notamment pour la désinfection des clés.

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Source : Passeport Santé

La restauration

En ce qui a trait à la restauration au sein de l’hôtel, même si l’établissement décidait de bannir les banquets, la transmission de microbes peut s’effectuer lors du service aux tables ou de la facturation. Pour remédier à ces enjeux, Hotello propose deux solutions technologiques.

  • Le paiement sans contact ou la facturation des repas directement sur la note de la chambre sont préconisés. Ceci nécessite par contre d’avoir une interface entre le système de point de vente du restaurant et le logiciel hôtelier.
  • Pour la livraison à la chambre, les hôtels pourraient envisager de s’équiper de robots afin d’éviter la consommation de nourriture dans les espaces communs. C’est le cas de l’Hôtel Monville qui depuis 2018 utilise ces engins pour assurer le service aux chambres.

Le travail à distance et la communication avec les clients

Pour réduire le nombre de personnes sur place, on pourrait imaginer qu’une partie du personnel hôtelier non essentiel sur le terrain ainsi que les systèmes informatiques soient délocalisés de la structure physique de l’hôtel. Pour assurer la communication avec les clients en cas de situation urgence ou de requête pendant le séjour, un service de clavardage en direct permettrait de répondre aux besoins des clients en évitant tout contact physique.

Malgré l’absence de directives de santé publique claires et les coûts importants que peuvent représenter les investissements technologiques pour les hôteliers, il importe de considérer certaines options afin de pouvoir reprendre les activités dans un cadre sécuritaire pour les employés comme pour les clients.

 

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Marketing

Exemples d’initiatives en communication-marketing

Campagne marketing : cultivez l’espoir 

En cette période de confinement, plusieurs stratégies sont mises en place par diverses entreprises afin de demeurer à l’esprit des voyageurs potentiels. Celles-ci permettent de renforcer la fidélité des abonnés en les incitant à revenir les voir, en plus de solliciter un nouveau public.

« Le marketing de destination, inspirationnel (sic) par essence, se transforme, en ces temps difficiles, en marketing de l’espoir. » – Nicolas Jabaudon, Directeur général de Médoc Atlantique  

Les visites virtuelles 

Des immersions dans la nature :

  • Travel Alaska a créé un onglet sur son site Web rassemblant diverses vidéos, dont certaines ont été filmées dans des parcs nationaux et montrent les animaux sauvages en action. On peut y voir entre autres des ours attraper leurs poissons dans la rivière Brooks. Il est aussi possible de visiter des musées du pays.

Source : YouTube, Explore Documentary Films

Des promenades à pied ou en voiture comme si on y était :

  • Le site Web de Visit Switzerland propose de choisir son itinéraire virtuel et de s’arrêter en chemin pour visiter les attraits.
  • Smarter Travel a créé la série vidéo Virtual Vacations où les abonnés sont invités à faire une marche méditative dans divers lieux mythiques tels que Paris, le parc national Zion ou encore la rivière Mékong au Vietnam.

Source : Youtube, Smarter Travel

  • Malta Walks offre à ses abonnés visiter la ville déserte et de se balader dans les rues de Mdina.

Expériences virtuelles

Les activités typiques par destination :

  • This is Edinburg, l’organisation de gestion de la destination de la ville de Philadelphie et Visit Austria ont créé chacune une nouvelle section sur leur site Web afin d’y regrouper les activités en ligne. On y trouve des propositions de films tournés à Édimbourg et en Autriche, des recettes, des cours de mise en forme, ainsi que des vidéos témoignant de la richesse des paysages.
  • Travel SaintLucia et Discover Puerto Rico suggèrent des expériences directement à partir de leur compte Instagram : leçons de salsa, fabrication de cocktails avec un barman de classe mondiale, cours de yoga et méditation guidée.

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Source : Discover Puerto Rico

  • Airbnb propose désormais ses expériences en ligne, telles qu’un cours de danse irlandaise, une visite guidée de Tchernobyl avec un organisme de charité afin d’aller s’occuper des chiens orphelins, une classe sur l’œnologie en direct de Porto au Portugal, pour n’en nommer que quelques-unes.
  • &Beyond, un opérateur de tours en Afrique offre des suggestions de lectures africaines, des listes musicales et la possibilité d’observer les animaux sauvages en direct.
  • La Norvège, ainsi que les villes françaises de Lyon et Bordeaux, ont mis en ligne un article regroupant diverses activités accessibles depuis le confort de la maison.

Du divertissement :

  • La compagnie hôtelière française Accor a créé un service de divertissement numérique sous sa marque Accor Live Limitless (ALL) dans lequel elle propose des expériences à faire chez soi sous les thèmes du sport, de la nourriture et du divertissement. Le mot-clic #ALLathome en fait la promotion sur les médias sociaux.
  • Visit Orlando suggère d’essayer des manèges comme si vous y étiez en regardant une vidéo directement sur son site Web.

La culture à portée de mains :

Les documents éducatifs :

  • Le Zoo de Granby propose des capsules éducatives pour enfants sur les différents animaux.
  • Le Centre des sciences de Montréal a créé des bricolages et des expériences pour lesplus jeunes à réaliser à la maison.
  • Ulysse a édité un guide touristique sur le Québec dans le but d’instruire les plus petits tout en les divertissant.
  • Kabania,une entreprise québécoise de location de cabanes dans la forêt, a publié les capsules Inspiration Zéro Déchet à écouter dans le confort de son foyer.
  • En France, la Cité de l’espace, de Toulouse, a imaginé des missions pour les enfants afin de les aider à mieux comprendre comment vivent les astronautes en isolement dans un vaisseau spatial.

Les campagnes de vidéo promotionnelles

  • Québec Original a publié une nouvelle vidéo qui reprend les célèbres paroles « Pour un instant » du groupe Harmonium, afin d’inciter les gens à rester chez eux et à profiter du moment présent en attendant de pouvoir se retrouver.

Source : Québec Original

  • The World Travel and Tourism Council vient tout juste de lancer une nouvelle campagne marketing intitulée #TogetherInTravel dans laquelle elle y mentionne: « On ne peut pas voyager maintenant, notre santé et notre sécurité sont primordiales, mais même quand nous devons rester à l’écart, le voyage peut encore nous rapprocher les uns des autres. »

Source : The World Travel and Tourism Council

  • Une vidéo de l’Espagne, Spain will wait, interpelle les voyageurs à revenir à la maison, faisant ainsi référence à son pays.
  • Tourism Australia se confie aux vacanciers en leur soulignant que les Australiens s’ennuient de leur présence.
  • En Amérique latine,Visit Mexico et Visit Panama, ont misé sur un montage festif, à leur image, qui incite les gens à venir les voir quand ils le pourront.
  • Hotels.com a préféré opter pour l’humour en invitant les personnes à rester chez elles.
  • Travel Manitoba partage sur sa page Facebook une vidéo véhiculant le propos « Peu importe où nous sommes aujourd’hui, nous sommes tous absents ensemble ».
  • South African Tourism amis en ligne une série de vidéos « Don’t travel now, so you can travel later », alors que Magical Kenya a mis l’accent sur ce message : « La magie vous attend ».

Le rôle des médias sociaux 

L’usage des médias sociaux est à la hausse depuis le début du confinement. Ces diverses plateformes permettent de véhiculer les campagnes.

Voici quelques bons exemples de l’utilisation des médias sociaux en cette période de pandémie.

Les mots-clics qui incitent à revenir plus tard :

  • Tourisme Portugal a changé son slogan #CantSkipPortugal pour #CantSkipHope. Une vidéo souligne qu’il est temps d’arrêter et que tous les attraits seront encore là après la crise.
  • Visit Norway a partagé diverses photos et vidéos de la destination en identifiant #Dreamnowvisitlater.
  • Allo Destinations a lancé lemot-clic #Jevoyageplustard en encourageant les gens à reporter leur séjour.
  • Les agences de voyages font la promotion du mot-clic #Changeovercancel.
  • Tourisme Montréal incite les voyageurs à revenir plus tard. Sur Instagram, on pouvait lire « Ne bougez pas. Montréal vient vers vous » avec le mot-clic #VisitUsLater #APlusTard.

Les mots-clics à saveur humoristique :

  • VisitBrighton a été avant-gardiste en changeant son nom pour DoNotVisitBrighton accompagné du mot-clic #stayathome.
  • Visit Argentina publie des photos de la faune et de la flore du pays en écrivant des messages tels que « laissez-nous les foules » sur une photo montrant un attroupement de manchots de Magellan.

Les stratégies misant sur la promotion d’activités propres à chaque destination :

  • Visit Britain favorise le partage de la culture britannique et de ses traditions sur ses médias sociaux en suggérant entre autres des films, des séries télévisuelles, des artistes musicaux, ou encoredes anecdotes.
  • Visit Maldives a créé une gamme de photos sur Instagram illustrant leurs activités : Islands hop…later, Vitamin sea…later, Cruise…later, Sunset and palm trees…later, etc.

Le rôle des influenceurs

En Finlande, le gouvernement a établi une liste d’influenceurs à suivre dans le but de l’aider à partager de l’information au sujet de cette pandémie, car il reconnaît qu’ils sont aussi utiles que les médias traditionnels. Il les surnomme même les key workers. Au Québec, plusieurs influenceurs se sont joints à M. Legault en invitant les gens à rester chez eux et ainsi, à respecter les mesures de santé publique.

  • Les filles du Nord,un blogue axé sur le plein air et les activités à faire en région, proposent à leurs abonnés des idées pour découvrir le Québec de la maison, les incite à profiter de ce confinement pour ralentir tout en les faisant rêver grâce à des photos de leurs dernières escapades. Elles encouragent d’ailleurs l’achat local et la planification de voyages dans la province.

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Source : Filles du Nord

  • Les blogueurs québécois, Lydiane autour du monde et ceux de Mapping Along publient des photos souvenirs de voyage pour inspirer leurs abonnés en plus de faire la promotion de l’achat local.

L’implication des résidents dans les campagnes marketing

  • L’application britannique Hangout on Holidays recrute des résidents de diverses destinations populaires afin qu’ils puissent publier de l’information sur celles-ci, dans le but de répondre à la demande quand le tourisme reprendra. L’organisation a déjà reçu plus de 100 postulants pour les villes de Bolney et de Brisbane.
  • Inspirées par Marseille, plusieurs destinations ont invité les résidents à partager des photos de la ville à partir de leur fenêtre. C’est le cas de l’Office de Tourisme de Montpellier avec le mot-clic #FenetreSurMontpellier et de Los Angeles avec #LAThroughMyWindow.
  • Pol O Conghaile, l’éditeur voyage du média Irish Independant, a créé le mot-clic #WhenWeTravelAgain et convie les Irlandais à partager leurs anciennes photos du pays.

Les campagnes de distanciation sociale 

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Source : Tourisme Côte-Nord

Image à la une : Pexels

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L’industrie touristique face à la crise : 3 de 3

Réseaux de distribution

Agences de voyages et lobbyisme. L’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) continue de faire du lobbyisme auprès du gouvernement fédéral dans le but de réclamer une aide financière de trois milliards de dollars pour ses entreprises, alors que l’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) demande au gouvernement provincial d’amender le Règlement sur les agents de voyages.

Idées de stratégies à adopter. Plusieurs partenaires des voyagistes ont trouvé diverses façons de partager leurs activités à distance. Certains ont créé une baladodiffusion, d’autres des cours de cuisine en ligne ou encore de danse salsa.

Alimenter les médias sociaux. Les agences de voyages ont publié le mot-clic #ChangeOverCancel.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur les réseaux de distribution.

Transport aérien

  • Baisse des capacités et augmentation des pertes financières. À l’échelle internationale, la baisse des capacités (en nombre de sièges) se situe de 70 % à 90 %. Plusieurs compagnies aériennes mentionnent avoir besoin d’aide financière de la part des gouvernements afin d’éviter la faillite. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’estimation des pertes pourrait s’élever à 252 milliards de dollars américains.
  • Modification de la fréquence des vols intérieurs. Les horaires de plusieurs vols intérieurs ont été modifiés et ils sont moins fréquents qu’auparavant, ce qui complique les déplacements au sein du Canada et des États-Unis.
  • Nouvelle vocation des agents de bord. Grâce à leurs cours de premiers soins, les agents de bord mis à pied sont appelés à aider dans les hôpitaux de Grande-Bretagne.
  • L’Office des transports du Canada (OTC) tranche concernant le remboursement des vols. À la suite de l’annonce de l’OTC qui mentionnait que les voyages annulés pouvaient être transformés en crédits-voyages plutôt qu’en remboursement, un recours collectif avait été déposé à la Cour fédérale et visait les entreprises SWOOP, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing. L’OTC a finalement déclaré le jeudi 9 avril que les compagnies aériennes ne sont pas tenues de rembourser leurs clients pour les vols qui ont été annulés à cause des répercussions de la pandémie.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du transport aérien.

Tourisme d’affaires et de congrès

  • Annulation et report des congrès : des changements à prévoir pour la relance. Les mesures de distanciation sociale forcent l’annulation des congrès et des événements d’affaires à travers le monde. Au moment de la reprise, le calendrier sera bien rempli. Mais certaines règles contractuelles changeront certainement, notamment en ce qui concerne les risques financiers et sanitaires.
  • Optimiser les ressources pour combattre la pandémie. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et servir le personnel soignant. C’est le cas de Taste Catering, un service de traiteur qui vient en aide aux victimes collatérales de cette crise ainsi qu’aux travailleurs de première ligne. La vidéo suivante présente leur initiative.

Source : YouTube

  • Les réunions virtuelles. Les rencontres professionnelles en ligne deviennent la nouvelle norme. L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Des outils pour faire face à la crise. De nombreux regroupements créent des webinaires ou encore des coffres à outils à l’intention des intervenants du milieu des réunions et des congrès pour les aider à mieux comprendre et à gérer la situation. Parmi les outils, on explique comment organiser avec succès des événements virtuels.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du tourisme d’affaires et de congrès.

 

 

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L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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De la cueillette à l’assiette!

Le gouvernement ontarien souhaite renforcer le secteur alimentaire local en encourageant les producteurs et les transformateurs ainsi qu’en favorisant les innovations. Pour ce faire, il a élaboré une stratégie alimentaire reposant sur trois piliers :

– Sensibiliser et éduquer les consommateurs;

– Favoriser l’accès à la nourriture locale;

– Développer une offre suffisamment abondante pour répondre à la demande.

Une initiative qui porte ses fruits

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs projets ont été créés par le gouvernement, les municipalités et les entreprises alimentaires. L’un de ceux-ci est 100km Foods, qui connecte directement les chefs et les producteurs alimentaires aux fermes de l’Ontario afin d’offrir un accès à des ingrédients plus frais, de meilleure qualité et uniques à la région. L’outil 100km Foods constitue un réseau de plus de 100 agriculteurs et sert plus de 650 restaurants, détaillants et entreprises alimentaires. Les produits sont récoltés selon les bons de commande et livrés en moins de 24 heures. De plus, l’initiative encourage l’agriculture durable en produisant des résultats positifs quant à la diminution des émissions de GES, à l’amélioration de la rétention d’eau dans les sols, à l’absorption de l’eau par les plantes et, enfin, à la revitalisation des communautés agricoles.

Source : 100km Foods Inc.

Des programmes pour différents secteurs

D’autres initiatives ont été mises sur pied. L’Ontario Local Food Week et Sustain Ontario promeuvent l’alimentation locale dans les communautés. Pour l’industrie touristique, une douzaine de routes culinaires et l’Ontario Culinary Tourism Alliance’s Feast ON mettent en valeur l’agrotourisme et la gastronomie. La province a même développé des initiatives spécifiques aux écoles, par exemple avec le Farm & Food Care Ontario et le Local Food Fund for Schools. Pour les entreprises, Fresh City Farms et Foodland Ontario permettent un accès facile aux produits locaux.

Voilà des mesures profitables, bien sûr, pour les agriculteurs et les restaurateurs, mais surtout pour les visiteurs en quête d’authenticité et de produits frais.

 

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Le temps d’innover… autrement!

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Si l’on observe des changements rapides de valeurs et de comportements chez les voyageurs, la question qui se pose est la suivante : comment innover dans un contexte aussi fluide? Comment développer sur quelques années une réponse qui sera toujours appropriée lorsque l’innovation deviendra accessible?

Les mégadonnées sont mortes, vive la donnée intelligente!

En 2019, on a plusieurs fois annoncé la « mort » des mégadonnées (big data) ou du moins de la façon dont on les compile et on les utilise. La majorité des entreprises ne savent pas comment les interpréter pour développer des outils d’aide à la prise de décision qui sont adéquats. En fait, suivre les consommateurs dans leur parcours actuel en tentant de prévoir leur comportement futur à l’aide des seules mégadonnées présente plusieurs failles, la principale étant la cause de ce comportement.

La donnée intelligente (smart data) est celle qui, dès son point de collecte, possède tous les attributs (qualité, pertinence, contexte) pour se transformer instantanément en information exploitable, à laquelle on ajoute le facteur humain (interprétation).

« In short, the emergence of big data doesn’t change the fact that people matter. A human touch is still integral in business today. Big data can offer some answers but continual human-to-human connections are also needed to fully understand rapidly evolving marketplace. » Tyler Douglas, Vision Critical

La 5G — trente fois plus rapide que la 4G — engendrera des impacts majeurs sur le tourisme, par exemple en permettant la connectivité massive (qui modifiera à jamais l’industrie du divertissement) et une croissance exponentielle des milliards d’objets connectés déjà présents dans nos vies quotidiennes. La 5G est arrivée discrètement en 2019 à Montréal et dans les principales villes canadiennes. Le tout devrait s’accélérer en 2020. Notre univers technologique changera rapidement… à la vitesse 5G. 

Mieux intégrer le facteur humain dans l’innovation

Dans le contexte anxiogène actuel, le voyage devra offrir des réponses plus personnalisées que jamais à une foule de besoins et d’attentes à « réinterpréter », parfois simples, parfois complexes. Comment l’innovation peut-elle y participer? Comment mieux intégrer le facteur humain sans en arriver à des propositions tout bonnement maquillées aux couleurs des dernières nouveautés technologiques?

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Source : Unsplash

Comment appuyer le voyageur en solo qui désire seulement s’isoler d’un quotidien trop exigeant ou le même touriste, maintenant en quête d’aventures uniques et marginales? Comment aider les destinations à relever le défi de la satisfaction de voyageurs plus sensibles au respect des environnements et des populations des lieux visités?

Si l’innovation en tourisme commence par une connaissance approfondie des besoins et des aspirations des voyageurs, les innovations technologiques ou autres devront non seulement répondre techniquement à des exigences logistiques de ces voyageurs, mais aussi anticiper la façon de les accompagner. Le tout, afin que chacune des étapes du parcours client soit teintée des valeurs du voyageur, les soutienne et apporte des réponses à ce qui va à leur encontre. On peut croire que les sciences du comportement joueront un rôle de plus en plus important dans les années à venir.

Les besoins d’innovation

Pour l’année 2020-2021, les grands partenaires du MT Lab ont déterminé huit besoins d’innovation :

Autour du visiteur-voyageur 

  1. Apprendre à le connaître pour mieux répondre à ses besoins;
  2. Optimiser et personnaliser son arrivée à destination;
  3. Faciliter ses déplacements pour fluidifier son parcours;
  4. Offrir des activités toujours plus immersives et responsables;

Autour du lieu, de la destination 

  1. Optimiser la productivité et le fonctionnement des infrastructures d’accueil;
  2. Valoriser les occasions d’emploi et trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre;
  3. Attirer, diversifier, fidéliser la clientèle;
  4. Accroître les retombées sociales et locales, et limiter l’impact environnemental.

Innovation : accélérateurs et freins

L’expérience antérieure nous démontre que l’innovation passe par :

  1. La planification :

    • En faire l’un des objectifs prioritaires de l’organisation,
    • Prévoir le temps et les ressources nécessaires,
    • Mutualiser le risque (collaborer avec les associations sectorielles et régionales),
    • Repenser la gouvernance en amont,
    • Faire de la place et donner du temps à l’innovation,
    • Intégrer des critères d’innovation dans les programmes d’aide;
  1. La nécessité de s’exposer à l’innovation :

    • Se tenir à l’affût des tendances,
    • Prendre des risques individuels et collectifs;
  1. La sérendipité :

  • Trouver autre chose que ce que l’on cherchait,
  • Être agile;
  1. Le réseautage :

  • Fréquenter des gens intelligents;
  1. L’importance de laisser de la place au réseau d’innovation dans les CA ou dans les instances de gouvernance.

L’expérience nous démontre aussi que l’innovation est souvent freinée par :

  1. La taille des entreprises :

  • Le clivage entre PME sans ressources et grandes entreprises peu flexibles;
  1. La force d’inertie :

  • La difficulté à remettre en question son modèle contractuel et de gestion,
  • Le manque d’agilité et de flexibilité pour intégrer l’innovation;
  1. L’incapacité à développer des modes de financement adaptés à l’innovation en tourisme;

  2. L’absence d’accompagnement — régions – secteurs – organisations;

  3. Les exigences de résultats rapides :

  • La difficulté d’allouer le temps et les ressources nécessaires à la réalisation des projets,
  • Les exigences pour passer d’une démonstration de faisabilité (proof of concept, POC) à une organisation pérenne;
  1. Le manque d’une vaste gamme d’expertises tant dans les incubateurs que dans les grandes organisations.

En résumé…

L’ensemble de leur réflexion a montré aux conférenciers à quel point nous sommes dans une ère où les choses vont vite. Tellement, que cela peut en rendre certains anxieux. Nous sommes exposés à une pléiade de nouvelles avancées qui nous interpellent et qui peuvent en déconcerter plus d’un. Où aller? Comment y arriver? Que faire, et avec qui, face au changement? Paradoxalement, le niveau de vie collectif en Occident n’aura jamais été aussi élevé, et l’accès au voyage, aussi démocratisé.

L’innovation sert de fil conducteur et donne un sens — verticalement et horizontalement — à une nouvelle gouvernance du tourisme qui repose sur des compétences et des rapports nouveaux, non plus de force, mais de collaboration entre les acteurs privés, publics et associatifs.

Nous voyons également poindre de nombreuses initiatives de création de lieux d’incubation et d’accélération à l’échelle mondiale. Par ailleurs surgit une volonté de créer un réseau de ces mêmes incubateurs touristiques. Cela témoigne de la récente prise de conscience du caractère stratégique et structurant de l’innovation en tourisme.

Cependant, la poussée du numérique a pu laisser croire à certains prestataires touristiques — hôtels, restaurants, sites et attraits — que de nouvelles solutions, faciles à implanter et peu coûteuses, venaient d’apparaître par magie. Cela s’explique par la taille majoritairement modeste des entreprises du tourisme et par le peu de temps à accorder à la prospective de marché et de gestion. Et, bien que toute la connaissance du monde puisse loger dans la mémoire d’un téléphone intelligent, l’utilisation de ce dernier est trop souvent superficielle, voire futile.

Pour connaître l’ensemble des tendances, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : pexels

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Tendances

La quête de sens

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Vers la quête de sens

Les sensations sont uniques et propres à chacun. La singularité de nos réactions aux stimuli a démontré l’intérêt de personnaliser toujours plus les produits et les services qu’on nous destine, de même que la façon de nous les présenter. Dans le domaine du voyage, cette volonté de combler à tout prix les besoins sensoriels des visiteurs par la multiplication d’expériences et d’activités, réelles et virtuelles, en est arrivée à créer une certaine surenchère.

Est-ce le caractère éphémère du plaisir et du voyage ou bien l’anxiété ambiante qui fait en sorte que l’on cherche à donner plus de sens au périple?

Est-ce le caractère éphémère du plaisir et du voyage ou bien l’anxiété ambiante qui fait en sorte que l’on cherche à donner plus de sens au périple? Notre époque incite bon nombre de visiteurs à se tourner vers des voyages qui privilégient la qualité plutôt que la quantité, l’introspection préférablement à l’excitation.

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Source : Cedric Lim, pexels.com

Ralentir pour mieux ressentir

La notion de tourisme lent (slow tourism), apparue au début des années 2000, évolue vers la quête d’une certaine paix intérieure. Des destinations comme Bali ont ainsi été touchées par la vague « Mange, prie, aime » et ont vu se multiplier le nombre de touristes venus y chercher un sens à leur vie. Cette quête d’un voyage qui nous transforme et nous guide vers des changements durables à apporter dans notre vie peut prendre diverses formes. 

Certains désirent avant tout ralentir pour justement prendre le temps de s’imprégner de la destination. L’expérience des bains de forêt (Shinrin-Yoku) applique l’idée de s’immerger dans la nature, d’écouter le son du vent dans les feuilles, de toucher l’écorce des arbres, de humer l’odeur ambiante, d’observer la flore environnante. Le sens que l’on donne à une simple promenade en forêt devient plus profond et sert cette recherche d’apaisement et de spiritualité.

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Source : Anthony, pexels.com

Pour d’autres, cette quête de sens s’exprime par le dépassement de soi, le désir de se transformer, de connaître ses limites physiques et mentales. Parcourir le chemin de Compostelle, traverser les Appalaches, faire le marathon de Jérusalem sont des exemples d’expériences recherchées.

De la surstimulation à la légitimation de ne rien faire

Le touriste de demain voudra peut-être se retirer et éviter d’être confronté à trop de stimulations externes, vivre une certaine forme de non-voyage ou de retraite d’une vie trop intense.

Plusieurs concepts d’art de vivre font la promotion de la modération, du lâcher-prise, de la simplicité comme le hygge danois, le lagom suédois ou le niksen néerlandais. Des destinations peu connues, telles que Padasjoki en Finlande, utilisent déjà cet isolement relatif comme argument de vente et orientent leur marketing vers une offre simple.

Source : Youtube, Experience Nothing

Gérer les sens et stimuler les sensations

Les nouvelles connaissances issues des neurosciences s’appliquent au domaine du tourisme. Stimuler les sens peut procurer du plaisir et permet d’offrir une expérience plus agréable. 

L’offre touristique s’organise donc pour approfondir la quête des sens des visiteurs en créant des produits qui s’adressent :

  • Au goût : routes gourmandes, microrestauration locale (Time Out Market), produits frais « de la ferme à la table », festivals culinaires;
  • À la vue : panoramas inoubliables, design en hôtellerie, illuminations et arts immersifs;
  • À l’odorat : création d’ambiances et expositions olfactives;
  • À l’ouïe : festival de musique, création d’ambiances sonores ou musicales au musée, au restaurant ou à l’hôtel;
  • Au toucher : bassin de contact à l’aquarium, toucher d’objets texturés comme diverses fourrures d’animaux dans un centre d’interprétation.

Source : Youtube, Forest Luming

De quelle façon les offices de tourisme participeront-ils à l’accompagnement des visiteurs dans leur quête de sens, en 2020?

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations.

Source de l’image à la une : Pixabay

 

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Tendances

Gueuleton touristique, tendances 2020 : lancement du cahier tendances !

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a débuté la nouvelle année avec le gueuleton touristique annuel sur les tendances. Au seuil d’une nouvelle décennie, la société, la technologie, l’environnement et même l’ordre mondial tels que nous les connaissons sont en transformation. Quels en seront les impacts sur nos clientèles, les touristes? Forts du succès des six dernières éditions, les conférenciers Paul Arseneault de la Chaire en tourisme de l’ESG UQAM et Pierre Bellerose de Tourisme Montréal, l’initiateur de ces réflexions annuelles sur les tendances touristiques, ont partagé le fruit de leur recherche et de leurs réflexions lors du 7e Gueuleton touristique, le 21 janvier dernier .

Cahier tendances touristique 2020 

Pour la toute première édition, un cahier tendances a été créé.  L’équipe de la Chaire et ses collaborateurs ont ratifié l’actualité afin d’y repérer sept thèmes que voici : 

  • Surtourisme : amplification médiatique, enjeux réels
  • Tourisme durable…enfin?
  • Du selfie à la bienveillance
  • Vers la quête de sens
  • Le paradoxe du marketing territorial
  • Small is beautiful version 2020
  • Le temps d’innover…autrement!

Une mise en bouche expliquant l’avènement de ces nouvelles tendances est aussi offerte et fait la corrélation entre celles-ci et les phénomènes sociaux. Les changements climatiques, les révolutions technologiques, la cybersécurité et l’anxiété sont quelques-uns des sujets abordés. 

Pour consulter le cahier tendances touristiques 2020, cliquez ici 

Vidéo intégrale de la conférence 

Si vous désirez visionner la 7e édition du Gueuleton touristique, cliquez sur la vidéo ci-bas. 

Source : Youtube – Réseau de veille en tourisme

Présentation complète du Gueuleton touristique

Afin de consulter la présentation complète, vous n’avez qu’à cliquer ici  

 

Crédit photo à la une : mariejodesign – Designer graphique et web

Conférenciers :

Pierre Bellerose, Conseiller stratégique sénior à Tourisme Montréal et Président du Conseil d’administration de l’incubateur MT Lab
et Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, Directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur à l’ESG UQAM.

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Hébergement

SWEETS hotel redonne vie au patrimoine industriel

Autrefois utilisées par les personnes responsables de lever des ponts sur les canaux d’Amsterdam, les maisonnettes de pont (bridge house) n’avaient plus leur raison d’être depuis la centralisation des systèmes de contrôle. Ces structures sont aujourd’hui transformées en suites d’hôtel grâce aux travaux initiés par une firme d’architectes et d’un partenaire hôtelier, 

 

Ces petites habitations d’inspiration architecturale diverse ont été construites à différentes époques. La plus ancienne date de 1673 et la dernière, de 2009. Elles sont situées dans différents quartiers de la ville, chaque chambre possède ainsi sa propre histoire.

 

Comme il n’y a pas de réception, les clients réservent leur suite sur le site Web de l’hôtel et se procurent la clé par l’entremise d’une application mobile.

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Source : © SWEETS hotel / Mirjam Bleeker

 

Ce petit établissement de 28 chambres permet de réaffirmer la place prépondérante qu’occupe l’eau et les canaux dans l’histoire d’Amsterdam. Il donne une seconde vie à ce patrimoine et offre une expérience riche et unique aux visiteurs. De plus, le SWEETS hotel contribue à maximiser l’utilisation des espaces urbains de grande valeur.

 

Image à la une :© SWEETS hotel / Mirjam Bleeker