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Marketing

Idées marketing inspirantes d’ici et d’ailleurs

Le marketing touristique emprunte des voies très diversifiées en cette ère où les fausses nouvelles font rage, où le sentiment d’urgence envers l’environnement est palpable et où le consommateur cherche à donner un sens à ses voyages, à se plonger dans un univers dans le but de vivre des moments mémorables. Voici une synthèse d’analyses du Réseau de veille qui illustrent ces courants, rédigées au cours des deux dernières années.

 

Marketing de responsabilisation

L’urgence d’agir face au réchauffement climatique, aux impacts négatifs entraînés par la fréquentation intense de certains lieux fragilisés ou encore devant la trop grande consommation de produits à usage unique pousse les destinations à provoquer des changements. Par exemple, pour inciter les visiteurs à limiter leur consommation de bouteilles de plastique, l’Islande crée une image de luxe associée à son eau courante. L’organisme de promotion Inspired by Iceland lance ainsi la marque Kranavatn (qui signifie « eau du robinet » en islandais). En voici la vidéo promotionnelle.

Source : YouTube

Promouvoir le volontariat

Pour préserver ses richesses et lancer un message clair aux futurs voyageurs, l’organisme de marketing de la destination Visit Faroe Islands a lancé la campagne Closed for maintenance, open for voluntourism. Ainsi, l’accès aux îles Faroe fut interdit aux touristes lors du week-end du 26 au 28 avril 2019, à l’exception des 100 voyageurs qui s’étaient inscrits à l’avance pour les travaux d’entretien. La vidéo suivante présente les résultats de cette initiative.

Source : Vimeo

Le géant de l’hébergement entre particuliers, Airbnb, fait aussi dans le volontariat. Dans le but de revigorer le village de Grottole, dans le sud de l’Italie, Airbnb et l’organisation Wonder Grottole ont choisi cinq candidats pour y vivre et pour travailler sur le développement d’une offre touristique distincte. Les participants ont été choisis parmi plus de 280 000 aspirants.

L’attention médiatique accordée à l’abondance des déchets nuisibles trouve un écho dans l’industrie du volontourisme. Des organisations à travers le monde offrent des activités de collecte de rebuts. Des plongeurs aux randonneurs, les grands nettoyages séduisent plusieurs marchés et attirent les millénariaux.

 

Microinfluenceur

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question. Pourtant, il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Dans le but d’optimiser le rendement de l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Ceux-ci exercent un ascendant non négligeable dans les milieux qu’ils représentent.

C’est le cas dans le secteur du plein air. En effet, cette industrie véhicule encore trop souvent une image très restrictive de son type d’adeptes : des personnes jeunes, blanches, hétérosexuelles et souvent très expérimentées. Des influenceurs passent alors le mot, réussissent à briser ce moule et sensibilisent de grandes entreprises à l’importance de mieux représenter la diversité dans leurs actions marketing.

Source : YouTube

Le démarketing : allez voir ailleurs!

Face à la croissance constante du tourisme, les principes de la publicité de dissuasion sont de plus en plus utilisés par les destinations pour limiter les impacts sur la population locale. L’idée consiste à limiter l’augmentation de la demande plutôt que de l’encourager. Dans le contexte touristique actuel, de plus en plus de gestionnaires réfléchissent à cette notion.

La géolocalisation des attraits rend maintenant les trésors naturels les mieux gardés accessibles à tous. Cependant, cette pratique engendre des conséquences sur l’environnement, puisque certains sites, qui seraient autrement restés peu connus, deviennent rapidement très fréquentés. En réponse à ce phénomène, l’OGD de Jackson Hole, au Wyoming, a lancé une campagne invitant les visiteurs à géolocaliser leur photo de façon responsable, en utilisant des coordonnées génériques d’un site plutôt que celles de l’endroit exact où elle a été prise. La vidéo suivante explique cette mesure.

Source : YouTube

Stimuler les sens

Le voyageur s’attend désormais à vivre des émotions qui stimuleront tous ses sens. Les entreprises et les organismes de l’industrie touristique ont avantage à offrir des expériences significatives et créatrices d’émotions, car celles-ci favoriseront le développement d’une relation durable avec leur clientèle.

L’odorat

Encore sous-estimée, la stimulation de l’odorat fait tranquillement sa place dans le milieu touristique. En septembre 2018, Tourisme Montréal se trouvait au Lyon Street Food Festival pour présenter la gastronomie montréalaise aux Lyonnais. L’entreprise Stimulation Déjà Vu a élaboré un coffret avec huit thèmes olfactifs représentant les quartiers, le patrimoine et le quotidien de Montréal.

L’ouïe

Bien que les images occupent une place importante, le son est la véritable vedette de la stratégie marketing de l’OGD de Terre-Neuve-et-Labrador. Celle-ci repose sur l’idée que les bruits représentent le miroir des paysages et de la culture qui les génèrent. La stratégie se décline en quelques actions, notamment par une vidéo promotionnelle qui transporte l’auditoire au pays du vent, des vagues s’écrasant sur les rochers, des cornes de brume, du souffle des baleines et des oiseaux marins.

Source : YouTube

Le sens critique…

Lassé de voir les attraits de sa ville dénigrés sans raison, le Vienna Tourist Board a décidé de mettre l’incohérence des avis négatifs des touristes au cœur de sa plus récente campagne publicitaire. La campagne Unrating Vienna, lancée en juin dernier et déployée dans plusieurs villes européennes, encourage les visiteurs à faire preuve de discernement lorsqu’ils consultent les avis en ligne. Les panneaux mettent en contraste des commentaires réels de touristes à l’égard de certains attraits de la destination et des images évocatrices des lieux. 

Source : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer

Des histoires et du bonheur

Le storytelling est toujours à l’honneur. La baladodiffusion sert bien cet engouement pour les récits. Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent des histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers dont le festival a changé la vie.

La vidéo est également un excellent moyen de transmission des histoires. De nombreuses destinations ainsi que des secteurs d’activité s’y mettent. Les stories d’Instagram deviennent aussi des outils de communication efficaces pour les destinations et les entreprises touristiques qui ciblent les générations Y et Z.

Enfin, l’éternelle quête du bonheur constitue certainement une thématique promotionnelle gagnante. La Finlande y va d’un retour aux sources : l’art de ne rien faire, la connexion avec la nature, etc. En tant que pays qui figure au premier rang du palmarès du bonheur, publié dans le World Happiness Report, elle dévoile même sa recette pour y accéder.

Le Réseau de veille demeure à l’affût des campagnes et des actions marketing innovantes. Suivez-le et soyez inspiré!

 

Image à la une :

MEC
Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer
Visit Faroe Islands
Visit Jackson Hole Travel & Tourism Board

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Gestion Ressources humaines

Développer une culture du plein air : tout le monde y gagne!

Un sombre bilan

Selon une étude de l’Institut de la statistique du Québec publiée en 2016, seulement la moitié des Québécois atteint le niveau de base d’activités physiques recommandées, c’est-à-dire au moins 150 minutes d’activités modérées par semaine; 30 % de la population est qualifiée de sédentaire. Ce phénomène contribue à de nombreux problèmes de santé, notamment l’obésité. Au Québec, 70 % des hommes et 45 % des femmes de plus de 45 ans sont en surpoids; près d’un Québécois sur cinq est obèse. À plus grande échelle, le Canada figure parmi les pires pays de l’OCDE en matière d’obésité chez les adultes.

Le plein air fait partie de la solution

Il y a urgence d’agir à l’égard de la sédentarité et du « déficit nature », ce phénomène se traduisant par un contact de plus en plus rare des jeunes avec la nature. Heureusement, des initiatives pour inverser la vapeur voient le jour. On observe depuis quelques années la multiplication des écoles en forêt et des activités de plein air en milieu urbain, ou encore des médecins qui sont de plus en plus nombreux à recommander à leurs patients de faire des promenades en nature pour améliorer leur état de santé. Les pays scandinaves, qui dominent année après année les palmarès des pays les plus heureux, nous rappellent aussi que leur relation avec la nature constitue l’un des ingrédients de leur recette du bonheur. Par ailleurs, de nombreuses études démontrent les bienfaits des activités physiques en nature sur la santé physique et mentale.

Les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie.

Aux États-Unis, l’Outdoor Industry Association (OIA) vient de publier un document visant à sensibiliser les entreprises de plein air à participer activement à ce virage vers un mode de vie plus sain. On peut notamment y lire que les Américains passent 95 % de leur temps à l’intérieur. L’OIA estime que les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie. En intégrant la pratique d’activités en nature dans la culture organisationnelle, l’entreprise favorise la mise sur pied d’un milieu de travail sain, d’une main-d’œuvre en santé, heureuse et engagée. De plus, elle participe à faire croître l’industrie du plein air et contribue à un secteur économique qui profite à tous.

Des pistes d’actions à considérer 

L’OIA propose une série de mesures pouvant être intégrées au sein des entreprises qui souhaitent adopter une culture du plein air. En voici quelques-unes :

·       Offrir des pauses à l’extérieur durant les heures de travail;

·       Faciliter l’usage des transports actifs;

·       Créer un comité pour planifier des événements en plein air (randonnées, courses, vélo, etc.) en dehors des heures de travail, mais aussi comme activités de renforcement d’équipe, à quelques occasions dans l’année;

·       Offrir des horaires flexibles;

·       Allouer un montant d’argent à la pratique d’activités de plein air;

·       Établir des partenariats avec des organisations (sites de plein air, équipements, etc.) afin d’obtenir des réductions pour les employés.

Concrètement…

Déjà, plusieurs entreprises de l’industrie du plein air incitent leurs employés à s’activer physiquement. La nature même de ces organisations s’y prête bien. Mais rien n’empêche que d’autres secteurs d’activité fassent de même, au contraire.

REI Co-op

La coopérative d’équipement de plein air REI propose, entre autres, les Yay Days. Il s’agit de deux journées payées qui sont attribuées à chaque membre du personnel dans le but de s’initier à une nouvelle activité extérieure ou de réaliser un projet de plein air (voir la vidéo ci-dessous).

Vidéo : YouTube

Burton

L’entreprise Burton a mis au point plusieurs mesures visant à intégrer la pratique du plein air dans la culture organisationnelle. Elle remet notamment aux employés des laissez-passer pour des stations de ski ainsi que de l’équipement de glisse et propose des horaires flexibles pour en profiter. Mais l’initiative la plus marquante consiste en la formation du comité EPIC (Environmental Protection, Integrity and Conservation). Celui-ci est composé d’employés qui mettent en œuvre des activités d’aventure, des projets de permaculture sur les terrains de l’entreprise, de nettoyage de berges, de courtes excursions à vélo, etc. Le comité EPIC se joint à d’autres regroupements de l’entreprise pour organiser des sorties, comme des week-ends de camping ou encore des excursions de rafting.

Patagonia et Nikwax

L’organisation Patagonia promeut un mode de vie sain auprès, bien sûr, de sa clientèle, mais aussi de ses employés. Ceux du siège social peuvent notamment adhérer à un horaire permettant de concentrer leurs heures de travail de manière à obtenir un week-end de trois jours aux deux semaines. Dans le même but, l’entreprise de produits d’imperméabilisants Nikwax remet à chaque employé une allocation annuelle réservée à la pratique d’activités de plein air.

Parc national du Mont-Orford

Au Québec, les employés du parc national du Mont-Orford reçoivent une carte annuelle donnant accès à tous les parcs nationaux du Québec. Bientôt, ces mêmes employés bénéficieront aussi d’un carnet de découvertes regroupant des rabais sur les services et les hébergements dans les parcs nationaux des Cantons-de-l’Est. Non seulement ces mesures favorisent l’activité physique, mais elles profitent également à l’économie de la région.

De nombreuses raisons de promouvoir le plein air

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de telles mesures attirent les candidats, contribuent à l’image de marque de l’entreprise, favorisent l’engagement et la fidélisation des employés. De plus, le gouvernement vient de lancer un programme de soutien aux entreprises pour favoriser la pratique d’activités physiques en milieu de travail. Ce programme concerne tout particulièrement les organisations de 5 à 499 employés et comprend une aide financière aux projets sélectionnés pouvant s’élever jusqu’à 40 000 $.

Le Québec est riche en ressources et en services pour la pratique d’activités d’aventure. Nous avons collectivement tout à gagner à développer une culture du plein air. L’industrie du tourisme d’aventure en bénéficierait, mais surtout la santé de la population. Des résidents en santé et fiers de leurs attraits naturels contribuent fortement au rayonnement d’une destination.

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Produits et activités Technologies

Paiement mobile : tendance éphémère ou nouvelle pratique?

Le paiement mobile se définit comme une méthode de paiement différente des cartes de crédit, des espèces et des chèques. Il regroupe une large variété de types de transactions tels que le portefeuille numérique (e-wallet ou paiement mobile – Paypal, Alipay, WeChat Pay, Google Pay, Apple Pay), les transferts bancaires (Trustly, Sofort, iDEAL), la cryptomonnaie (Bitcoin, Litecoin, Dash) ou encore les cartes locales (Girocard, RuPay).

Selon Worldpay, le paiement mobile représentera 47 % des transactions mondiales de commerce électronique d’ici 2022, en raison d’une utilisation massive par les consommateurs chinois et d’une course à l’adoption de cette technologie pour le marché nord-américain.

La Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage en ligne, en avril 2019, auprès de 1 609 voyageurs en provenance de la France et du Nord-Est des États-Unis (États de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre) afin de les sonder sur leurs pratiques de voyage. On y apprend que le tiers d’entre eux (33 %) considèrent comme importante la possibilité de payer avec leur téléphone cellulaire pendant leur voyage.

Parmi ces derniers, 40 % des voyageurs qui ont visité le Québec au cours des deux dernières années et 71 % de ceux ayant l’intention de visiter le Québec d’ici les deux prochaines années jugent le paiement mobile important.

L’infographie ci-dessous en révèle davantage sur le profil de ces voyageurs.

paiement mobile tourisme

Les visiteurs étrangers semblent très enclins à utiliser le paiement alternatif au Québec. Il est donc de mise de se questionner sur ses avantages pour le voyageur et sur ce qu’il implique pour les entreprises touristiques.

Le paiement mobile, une solution de remplacement simplifiée aux transactions monétaires 

Selon le Travel Payments Guide d’Amadeus et PPRO, le paiement mobile a surpassé en 2017 les cartes bancaires et l’argent comptant parmi les préférences de paiement des voyageurs européens et asiatiques. Les portefeuilles numériques sont effectivement en pleine expansion grâce à la sécurité, à la praticité et à la rapidité de paiement qu’ils offrent aux utilisateurs. Ces avantages, d’autant plus appréciés en voyage, expliquent en partie l’importance accordée au paiement mobile et son utilisation grandissante.

Si ces solutions de paiement trouvent leurs plus gros utilisateurs chez les consommateurs des marchés asiatiques, avec notamment WeChat Pay et Alipay, leur expansion s’étend aussi à l’Europe et à l’Amérique du Nord. Aux États-Unis, 104 milliards de dollars ont été dépensés de manière électronique pour l’achat de voyages. Les cartes bancaires dominent toujours, mais on prévoit une croissance rapide des portefeuilles numériques. Dans le Travel Payments Guide, on estime même que d’ici 2025, les modes de paiement alternatifs seront préférés aux cartes bancaires pour l’achat en ligne aux États-Unis.

L’adaptation des points de vente

Actuellement, il existe plus de 300 méthodes de paiement dans le monde. Le plus gros défi est donc de s’adapter aux nouvelles pratiques et aux attentes changeantes des visiteurs. Le travail technique requis en amont afin de proposer ces différentes formes de paiement représente un enjeu majeur pour les PME de l’industrie touristique.

Selon le sondage conduit par la Chaire, les répondants ayant effectué au cours des deux dernières années un roadtrip (27 %), un voyage d’affaires (18 %) ou un séjour en plein air (16 %) jugent le paiement mobile important durant leur périple. Parmi les 15 types de voyages effectués par les personnes sondées, ces trois types de voyages sont ceux qui comportent le plus d’adeptes du paiement mobile. Les entreprises liées à ces types d’expériences ont donc intérêt à s’équiper, compte tenu des opportunités que ce mode de paiement offre.

Afin d’accompagner les PME dans cette transition numérique, des organisations comme Universal Air Travel Plan (UATP) offrent des solutions permettant de recevoir des paiements de toutes marques et de toutes formes. Les compagnies en bénéficiant sont ainsi plus flexibles et sont davantage en mesure de répondre aux besoins très diversifiés des voyageurs.

Attention, il n’est toutefois pas encore temps d’abandonner les différentes cartes de paiement! Celles-ci sont même souvent présentes en arrière-plan de la solution de paiement mobile. Par exemple, Center Parcs, en France, a récemment élargi les fonctionnalités de ses bracelets numériques en y intégrant la possibilité de payer dans tous les points de vente, les restaurants et les activités du parc. Relié à la carte de crédit du vacancier, le paiement est totalement dématérialisé et simplifié. Cette innovation permet notamment de répondre aux attentes des voyageurs français.

paiement mobile

© Groupe Pierre & Vacances – Center Parcs – Milan VERMEULEN

En somme, la complexité consiste à trouver le bon équilibre entre les moyens de paiement traditionnels et alternatifs. Si les méthodes dématérialisées se démocratisent, une majorité de voyageurs restent toujours adeptes des modes de paiement actuels.

Et vous, êtes-vous rendu à cette transition numérique? Avez-vous remarqué auprès de votre clientèle la popularité grandissante de ce type de paiement?

 

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

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Destinations

Touristes et population locale peuvent-ils faire bon ménage?

Plusieurs initiatives inspirantes ont été présentées à l’occasion de l’événement français Place Marketing Forum 2019, organisé par la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial. Voici trois cas ayant fait l’objet d’une présélection en vue de la remise des Place Marketing Awards, qui récompensent les réalisations les plus remarquables en matière de marketing territorial.

 

 

Éduquer tout en formant des ambassadeurs : Culture Captcha

Le tourisme au Kenya constitue l’une des principales sources de revenus. Dans le but de mieux guider les visiteurs et d’accroître le tourisme intérieur, l’office de tourisme du Kenya a développé un test ludique destiné aux Kenyans, afin d’améliorer leurs connaissances des principaux attraits et monuments du pays. Le portail Culture Captcha fait référence aux tests d’identification que l’on trouve à la fin de certains formulaires en ligne et qui servent à distinguer un utilisateur humain d’un robot. Le format s’en inspire aussi. Il consiste en de courtes vidéos, de type GIF, illustrant des attraits touristiques du Kenya. L’utilisateur doit écrire le nom de l’attrait qu’il voit (ce nom apparaît dans la vidéo) pour passer au suivant. S’il le souhaite, il peut obtenir davantage d’informations à propos du site en question. La vidéo suivante présente plus en détail l’initiative Culture Captcha :

Source : Vimeo

Voilà qui devrait accroître chez la population la connaissance du territoire et favoriser un sentiment de fierté, tout en suscitant davantage d’interactions avec les voyageurs à la recherche de renseignements.

Créer des lieux hybrides : le Comptoir des Loisirs d’Évreux

À l’été 2018, l’Office de Tourisme et du Commerce d’Évreux, en Normandie, a été remplacé par le Comptoir des Loisirs, dont les locaux ont été relocalisés pour mieux servir, bien sûr, les voyageurs, mais d’abord et avant tout la population locale. En effet, le Comptoir des Loisirs répond à un besoin de la communauté, soit celui de redécouvrir sa ville, en lui faisant connaître l’offre au moyen d’une animation et d’activités jusque-là méconnues. Ce lieu se prête aussi bien aux touristes qu’aux locaux grâce à des services et des équipements utiles pour tous :

  • La présence de conseillers pour un contact personnalisé;
  • Des écrans d’affichage dynamique pour annoncer les événements en cours ou à venir;
  • Une carte géante de la Normandie, avec une application ludique pour la consulter;
  • Un coin de détente et de lecture, avec une bibliothèque;
  • Un lieu d’exposition, de coworking et de réunion;
  • Un espace de divertissement pour les enfants;
  • Une boutique de produits de la région;
  • Une station de recharge pour les appareils mobiles.

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Source : Mise en Sens – Agence de Retail Design et Merchandising

La fréquentation du Comptoir des Loisirs a plus que doublé par rapport à celle de l’Office de Tourisme et du Commerce. Alors qu’elle était de 17 000 visiteurs en 2017, le Comptoir a accueilli 41 000 personnes en 2018. Le nouvel emplacement du bureau, au centre de la ville, de même que l’approche ciblant une clientèle locale ont contribué à cette forte croissance. En valorisant l’offre d’activités auprès des résidents, l’agglomération améliore leur qualité de vie et favorise la création d’ambassadeurs.

Copenhague : engager les résidents dans l’expérience touristique

L’organisation de gestion de la destination (OGD) de Copenhague, Wonderful Copenhaguen (WoCo) a lancé, il y a quelques années, sa stratégie 2020, dans laquelle les résidents occupent une place centrale. Dans cette optique, l’OGD a réalisé une étude pour mieux connaître la perception des résidents par rapport aux visiteurs et vice versa. Cette consultation s’avère d’autant plus pertinente dans un contexte de développement durable et alors que certaines villes européennes semblent victimes de leur succès. Voici quelques-uns des résultats de cette étude :

  • Plus des deux tiers des résidents sondés ne sont pas d’avis que le tourisme à Copenhague leur pose problème;
  • Une forte majorité (81 %) estime que WoCo devrait poursuivre ses efforts promotionnels afin d’accueillir davantage de visiteurs;
  • Néanmoins, les résidents sont moins friands à l’idée qu’il y ait davantage de touristes dans leur quartier;
  • Quelque 87 % des visiteurs de Copenhague explorent le centre-ville. Cette proportion s’élève à 72 % parmi les résidents (pendant leurs temps libres), ils partagent donc le même territoire;
  • Les principaux problèmes évoqués par les résidents relèvent surtout du tourisme en général plutôt que des visiteurs individuels. Ils pointent du doigt, par exemple, le trafic généré au centre-ville par les autocars touristiques;
  • Les résidents apprécient davantage les visiteurs qui se mêlent à la population, qui découvrent les lieux de façon subtile, en petits groupes, plutôt qu’en masse.

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Source : 10xCopenhagen

Plusieurs autres aspects font l’objet des travaux de WoCo afin de développer un tourisme durable, en harmonie avec la volonté de la population locale et l’ADN de Copenhague. En procédant ainsi, l’OGD souhaite mieux cerner les perceptions des uns et des autres, orienter le développement touristique en conséquence et, ainsi, faciliter les échanges entre les résidents et les visiteurs. 

Voilà des initiatives inspirantes dans un contexte où l’intégration de la population locale à l’expérience touristique s’impose de plus en plus pour créer une offre authentique et, surtout, pour favoriser un développement touristique qui profite à tous.

Image à la une : Stock Snap

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Destinations

Enjeux des offices de tourisme urbains de la francophonie

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec l’Association des hôtels du Grand Montréal et Tourisme Montréal, a organisé une nouvelle édition des Gueuletons touristiques, le 12 juillet dernier.

 

Sous la forme d’un panel, le titulaire de la Chaire, Paul Arseneault, a discuté des grands enjeux du tourisme urbain de la francophonie avec Maxime Tissot, Olivier Occelli et Patrick Bontinck, respectivement directeurs généraux des offices de tourisme de Marseille, de Bordeaux et de Bruxelles, ainsi qu’avec le président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

La régulation des flux

Plusieurs villes européennes doivent relever le défi de la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Dans ce contexte, les offices de tourisme s’emploient à préserver l’équilibre après des années de développement. Comme l’explique M. Occelli, après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination. Les offices doivent prendre en compte à la fois le visiteur et la qualité de vie des habitants.

après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination

L’une des solutions pour diminuer les effets de la concentration des visiteurs consiste à répartir les pôles touristiques dans la ville. De plus, il s’avère essentiel que l’ensemble des acteurs remette en question le développement de l’industrie du voyage. En effet, revenir aux besoins des voyageurs serait peut-être une piste de solution, selon M. Bontinck.

La stratégie de déplacement des flux dans divers secteurs de la ville amène à réfléchir sur son impact sur les quartiers et leurs habitants. À ce sujet, M. Lalumière estime qu’il faut impliquer les citoyens et leur expliquer le processus et les conséquences d’un tel développement. Ceux-ci sont, eux aussi, des clients. Être à leur écoute est primordial. D’ailleurs, les offices de tourisme devraient davantage prendre part à la conception de nouveaux quartiers pour s’assurer d’avoir un équilibre entre les dimensions culturelle, commerciale et résidentielle, d’après M. Bontinck.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Les OGD : acteurs engagés dans leur milieu

Bien qu’il y ait des différences culturelles et organisationnelles entre eux, les offices de tourisme de la francophonie font face à de nombreux enjeux similaires; parmi eux, la demande des clients pour des initiatives durables. D’après M. Tissot, il faut innover davantage dans ce domaine. M. Occelli soutient que l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage. L’industrie touristique doit montrer l’exemple dans ce domaine.

l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage

Les offices n’ont plus le choix de s’interroger sur le type de visiteur qu’ils veulent attirer. D’après M. Lalumière, il faut s’intéresser aux touristes qui dépensent, mais qui s’intègrent bien à la population. En ce sens, M. Bontinck ajoute que l’essence du tourisme repose sur les échanges culturels entre les gens. Il n’est pas nécessaire de diminuer leur nombre, mais il faut miser davantage sur leur qualité, car ils apportent une valeur ajoutée à la vie des habitants.

Le tourisme s’associe désormais au milieu des affaires. M. Tissot explique que les offices participent à l’écosystème économique global. Il n’est plus rare de voir des représentants du milieu touristique se joindre à des missions commerciales.

La relation avec les élus

Les offices de tourisme deviennent des leaders en ce qui a trait à l’attractivité territoriale et aux relations entre les acteurs de leur milieu. Depuis quelques années, leurs voix résonnent davantage. Ils sont plus écoutés et sollicités. Ils participent au développement des villes, en concertation avec les instances politiques. D’ailleurs, comme le mentionne M. Tissot, ce changement implique que les équipes des offices deviennent plus polyvalentes pour répondre aux diverses demandes.

La mise en valeur de la francophonie

Les directeurs généraux des offices de tourisme ont établi un constat important : les relations entre les destinations francophones ne sont pas assez développées. M. Occelli souligne que dans un contexte où les offices cherchent à stimuler de meilleurs échanges culturels entre les visiteurs et les habitants, promouvoir le réseau de la francophonie s’avère un bon moyen d’y parvenir. Qui plus est, des touristes recherchent le caractère français des destinations et il ne faut pas avoir peur de le mettre en valeur, rappelle M. Tissot.

 

Des discussions entre les différents panélistes, il ressort qu’il devient primordial pour les destinations francophones d’échanger et de bâtir un réseau. Tout le monde gagne à apprendre des expériences des autres. Voyons-nous comme des partenaires, et non comme des concurrents.

Qu’en pensez-vous?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Destinations Gestion

Une formule pour rendre les territoires touristiques innovants

Les 9 et 10 juillet derniers, 27 experts de la francophonie (France, Belgique, Suisse, île de La Réunion et Canada) se sont réunis à Montréal pour échanger à propos de l’accueil de l’innovation sur les territoires et destinations touristiques. Le lendemain, ils ont communiqué le fruit de leurs réflexions lors de la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19).

Cette 8e édition s’avère encore une fois riche en contenu. Les experts rassemblés ont fait un travail remarquable pour synthétiser leurs raisonnements en une formule. 

Préambule à la formule

Pour bien comprendre les composantes de cette formule, commençons par un bref retour en arrière. Lors de la 6e édition des Francophonies du e-tourisme 2017 (ancien nom de l’événement), les experts réunis se sont penchés sur la notion de l’innovation (voici le compte-rendu de la conférence). Ensemble, ils ont défini les conditions propices à l’innovation, soit le talent, le terreau et le potentiel.

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La 6e édition fut également l’occasion de déterminer les 10 facteurs favorables au développement de l’innovation.

facteurs d'innovation tourisme

Lors de la plus récente édition, les experts ont souligné le fait que les territoires possèdent des réalités différentes face à l’innovation. Celles-ci, aussi appelées postures, se divisent en trois grandes catégories :

  1. Le territoire opportuniste: il innove grâce à une occasion idéale qui se présente;
  2. Le territoire connecteur-expérimentateur: il se dote d’une stratégie pour s’assurer d’accueillir des expérimentations et des innovations;
  3. Le territoire volontaire et provocateur: il développe une politique de l’innovation tous azimuts, dont le but est le développement économique.

Enfin, une quatrième catégorie s’ajoute à cette liste : le territoire onaniste qui se dit innovant, alors qu’il n’innove pas forcément.

Interprétation de la formule

RC < PO x PV x PP = MI

Pour faire émerger la mobilisation autour de l’innovation (MI), il faut s’assurer de vaincre les résistances au changement (RC), tout en concentrant ses efforts sur trois composantes qui, ensemble, génèrent un effet multiplicateur favorable à l’innovation :

  1. Repérer et comprendre les problématiques présentes sur un territoire afin de saisir les opportunités (PO) au moment opportun;
  2. Établir un diagnostic de la posture de son territoire et définir une vision (PV) de la destination, soutenue par un plan de développement;
  3. Entamer les premiers pas (PP) vers l’action.

formule innovation destination

Pour accéder à des exemples des divers éléments théoriques abordés, vous pouvez visionner la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19) grâce au Facebook Live réalisé par le MT Lab. 

Les postures des territoires 

  • Opportuniste : Foresta Lumina et Saint-Élie-de-Caxton – autour de 47 min
  • Connecteur-expérimentateur : Autour du Louvre Lens et Trois-Rivières – autour de 52 min
  • Volontaire et provocateur : Montréal, Aube et Valais – autour de 55 min

Illustration de divers éléments de la formule

  • PO : Île de La Réunion : un territoire lab – autour de 1 h 14 min
  • PV : Autour du Louvre Lens – autour de 1 h 35 min
  • PP : Open Tourisme Lab, accélérateur start-up en tourisme – autour de 1 h 47 min

Études de cas

  • Les forêts d’Ardenne – autour de 2 h 27 min
  • Le département de l’Aube – autour de 2 h 44 min
  • Le MT Lab – autour de 3 h 1 min

 

Source image à la une : Jordane Munger

Source des images se trouvant dans l’infographie :

  1. Gerd Altmann de Pixabay
  2. com de Pexels
  3. Cody King de Pexels
  4. Ashutosh Sonwani de Pexels
  5. Karen Arnold de Pixabay

 

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Produits et activités

L’effervescence de l’œnotourisme

Plusieurs destinations développent leur notoriété et leur offre en œnotourisme, au grand plaisir des amateurs qui sont plus nombreux chaque année. L’engouement pour l’agrotourisme leur est très profitable et le Québec n’échappe pas à cette tendance. De plus, l’achat de produits locaux ou directement chez le producteur inspirent beaucoup les consommateurs. Que ce soit ici ou ailleurs, l’œnotourisme est en pleine effervescence.

 

Tendances : entre tradition et modernité

Les entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’œnotourisme innovent et diversifient leurs activités pour répondre aux attentes et exigences de leur clientèle. Voici quelques tendances marquantes de ce secteur. 

La technologie au service du vigneron et du touriste

L’apport des technologies à l’œnotourisme s’amplifie de manière considérable depuis quelques années. L’émergence des start-ups dans le monde du vin accélère les avancées technologiques et innovantes dans ce secteur. Que ce soit pour les vignobles ou les destinations, la collaboration avec les jeunes pousses constitue un avantage pour intégrer des solutions novatrices. Reconnaissance d’images, algorithmes de recommandation, intelligence artificielle ou chaîne de blocs prennent désormais racine à travers les vignes.

L’expertise de deux start-ups, Geoniva et d’Astragale Connect, a permis de développer un projet de géolocalisation dans les domaines ou territoires viticoles pour faciliter la découverte. Avec l’application Geovina Connect, les visiteurs parcourent le site à l’aide de textes, photos et vidéos qu’ils reçoivent pendant leur promenade grâce aux bornes Bluetooth.

De nombreuses plateformes voient également le jour pour créer des itinéraires, prendre contact avec les vignerons et réserver des visites. De jeunes entreprises, telles que Nabuco, Winalist, Vinizos, Vinotrip ou Winetour Booking, aident au développement de la relation avec les consommateurs et d’activités touristiques, en plus de perfectionner et de personnaliser l’offre.

Un écosystème se met en place pour les start-ups. L’Oenotourisme Lab a lancé son premier appel à candidatures en mai 2019. La Wine Tech rassemble près de 70 jeunes entreprises dans le domaine du vin. Quant au MH Lab 78, du groupe Moët Hennessy, il propose une structure de codéveloppement pour adapter les idées innovantes des start-ups, afin de créer de nouveaux modèles dans le secteur. Par exemple, SmartPixels transforme des objets (ou des bouteilles de champagne) en écrans, en y projetant des images 3D ou des vidéos, et Tangible Display offre des présentoirs numériques pour agrémenter l’expérience client (voir vidéo plus bas). L’Open tourisme Lab à Nîmes réalise des Open Event Oenotourisme pour favoriser les rencontres entre les professionnels du vin et du tourisme. 

Source : YouTube

Ludification des vignobles

L’œnotourisme n’est plus un secteur réservé uniquement aux experts. De nouvelles pratiques et activités sont développées pour le grand public, démocratisant ainsi l’accès aux vignobles. En plus d’attirer davantage de visiteurs, elles répondent aux besoins des touristes de vivre des expériences encore plus authentiques et insolites. Outre les randonnées et les excursions qui continuent d’être populaires (à pied, à vélo, en trottinette et même en Segway), voici quelques exemples d’activités originales :  

De nouvelles pratiques et activités sont développées pour le grand public, démocratisant ainsi l’accès aux vignobles.

Le Domaine de la Grave propose un parcours sensoriel à ses visiteurs. À bord d’un train, les amateurs de vin découvrent le vignoble et ses secrets à travers un circuit d’ateliers où les sens, comme le toucher, l’odorat et le goût, sont mis à l’épreuve. L’activité fut le coup de cœur du jury lors des Best Of Wine Tourism en 2018.

Source : YouTube

Les amateurs de vin et de jeux d’évasion peuvent désormais conjuguer leurs passions. Que ce soit à Nantes ou à Blaye, les participants doivent résoudre des énigmes tout en découvrant l’histoire du lieu et de ses produits. Quant à celui organisé à Chinon, il a connu un fort succès selon ses instigateurs, les vignerons Pierre et Bertrand Couly. Les enquêteurs œnologues ont représenté 20 % des visiteurs du domaine en 2018. Ce qui a permis de rentabiliser les investissements en moins de 2 mois au lieu des 18 mois initialement prévus.

Marquer les esprits avec l’architecture

Créer son image de marque grâce à l’architecture continue d’être une tendance significative. Les nouveaux vignobles, musées thématiques, caves ou hôtels démontrent la créativité et la détermination de vignerons conscients que l’architecture attire et que l’œnotourisme prend de l’ampleur.

Ouverte en 2016, l’unique Cité du vin est devenue un attrait majeur à Bordeaux. Les concepteurs du projet à la jonction du centre d’interprétation et d’un musée du vin ont voulu que « chaque détail de l’architecture évoque l’âme du vin et l’élément liquide » (voir la vidéo suivante).

Source : YouTube

Le Château La Dominique s’est démarqué dans la catégorie « Architecture et paysage » lors des Best Wine Tourism 2018, grâce à la nouvelle architecture de son chai. Toutes les nuances du vin sont mises en valeur grâce à la luminosité qui se reflète sur la couleur rouge du bâtiment et de la terrasse.

Chateau_LaDominique

Château La Dominique. Crédits : Vinexia, Alain Caboche, 
Herve Lefevre & Guillaume Lachaud.

Dans la commune autrichienne de Langenlois, le design moderne, l’architecture et l’amour du vin fusionnent. Situé au milieu des vignes de la famille Steininger, le projet Loisium surprend avec son hôtel et l’imposant World of Wine. Tandis que le premier propose des traitements de vinothérapie, le second est construit sur des caves de plus de 900 ans et offre une expérience innovante et multisensorielle pour découvrir l’histoire viticole de la région.

Loisium Langenlois 2017

Loisium wine & spa hotel crédit photo : LOISIUM

Kubus_loisium

World of Wine Langenlois crédit photo : LOISIUM

Qui sont les œnotouristes ?  

D’après l’Organisation mondiale du tourisme, il existe trois profils de clientèle : 

  • Le spécialiste : il possède une connaissance approfondie des vins. Il visite les caves et les vignobles pour l’achat et la dégustation ;
  • L’amateur de vin : il aime le vin et profite de son passage dans un vignoble pour développer ses connaissances ; 
  • L’occasionnel : il a un intérêt faible à modéré pour le vin. Sa visite n’est pas uniquement reliée aux activités vinicoles et les vignobles représentent un attrait comme un autre dans une région.

Aubergiste, à boire ! 

D’après Statistiques Canada, l’ensemble des provinces et des territoires ont enregistré des augmentations des ventes de vin pour l’année 2017-2018. Quant à la consommation, elle a affiché une croissance de 21 % de 2007 à 2017. 

C’est dans la belle province que la part de marché des ventes de vin s’avère la plus élevée. En 2017, elle atteint 44 % des ventes totales de boissons alcoolisées. Le Québec se démarque également sur le plan de la consommation individuelle de ses habitants. Dans la même année, les Québécois ont bu environ 23 litres de vin comparativement à 18,7 litres pour les Britanno-Colombiens et 15,2 litres pour les Ontariens. 

C’est dans la belle province que la part de marché des ventes de vin s’avère la plus élevée.

D’après les chiffres collectés par le MAPAQ, le territoire québécois comptait 145 vignobles en 2017. Les œnotouristes locaux et internationaux ont soif de les découvrir, car ils reflètent la richesse et la culture de leur région.

Avec une offre diversifiée et de bons outils, les vignobles québécois seront encore plus attractifs auprès des touristes. Il suffira de leur tendre la main ou… un verre ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

 

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Technologies

Le potentiel des données spatiales en tourisme

Systèmes GPS, téléphonie satellite et Internet mobile. Toutes ces technologies ont une chose en commun, elles utilisent ou génèrent des données spatiales. Ces dernières enrichissent la connaissance de la clientèle ou d’un territoire touristique en fournissant un renseignement précieux : la localisation.

Qu’est-ce qu’une donnée spatiale?

Les données spatiales sont généralement obtenues par l’intermédiaire de satellites en orbite autour de la Terre. Elles permettent de géolocaliser des points d’intérêt, des personnes ainsi que des phénomènes ou des événements.

Les systèmes GPS, les appareils intelligents, les cartes papier ou numériques et les images satellites sont tous des outils qui dépendent des données spatiales. Plusieurs d’entre eux sont essentiels à de nombreux voyageurs qui les utilisent pour se repérer, localiser attraits, hébergements et restaurants, ou encore pour prévoir leurs déplacements.

Les solutions spatiales comme outils de connaissance et d’attractivité territoriale

Les données spatiales représentent un outil d’analyse du territoire et de la clientèle fort intéressant pour les organisations touristiques. Comme tout type de données, il s’agit également d’un excellent outil d’aide à la décision. Toutefois, leur potentiel est bien souvent sous-estimé.

À la suite des Rencontres nationales tourisme et spatial qui se sont tenues à La Rochelle, en France, les 27 et 28 mai dernier, la Chaire de tourisme Transat a répertorié quelques cas d’utilisations pertinentes pour les organisations touristiques.

Cartographie d’un territoire

Les visiteurs se fient grandement aux cartes pour se repérer lors de leur séjour. Qu’elles soient en format numérique ou papier, les bureaux d’accueil et de renseignements ont tout intérêt à offrir des versions de qualité puisqu’elles constituent également un outil de promotion de leur territoire. Des startups comme Vizity permettent de cartographier ses données de façon interactive et sur mesure.

Auteur : FrenchWeb – Source de la vidéo : Dailymotion

Pour aller plus loin, Kalkin propose, quant à elle, une table numérique où les actes de renseignements deviennent de véritables expériences immersives grâce à une table interactive, qui va même jusqu’à créer une scène en trois dimensions pour faire ressortir les activités incontournables.

Auteur : Kalkin – Source de la vidéo : Youtube

Gestion des flux touristiques

Les données mobiles des fournisseurs de téléphonie cellulaire suivent en temps réel le comportement des individus. Prenons l’exemple d’une destination de ski très prisée qui souhaite savoir où se dirigent les visiteurs au sein de la station en cas de météo défavorable. Les données mobiles révèlent le parcours des individus. Ceux-ci sont alors classés en sous-groupes selon leurs habitudes. L’offre peut donc être améliorée pour répondre davantage aux besoins des différents segments observés.

De façon similaire, les données mobiles renseignent les gestionnaires sur l’affluence de certains sites ou événements. L’information captée sert à élaborer des stratégies visant à rediriger les touristes vers des secteurs moins achalandés ou encore à gérer les files d’attente.

L’entraînement d’une intelligence artificielle à l’aide de ces jeux de données peut mener à fournir des prédictions sur la fréquentation de certains lieux.

Observation et prédiction des phénomènes naturels

Des entreprises comme MEOSS et IGO rendent disponibles des solutions basées sur la récurrence de l’imagerie satellite qui suit l’évolution de certains phénomènes naturels. Ce genre de service s’avère particulièrement utile pour connaître l’état de la saison des couleurs, en automne, de la floraison des champs de lavande ou encore l’enneigement de certains lieux.

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Source : MEOSS

Les activités d’observation de la faune tirent également profit des outils de géolocalisation. Au moyen d’une application, les adeptes de ces activités sont en mesure d’indiquer leurs dernières observations et, ainsi, de contribuer à la création d’une importante base de données.

Défis pour une meilleure intégration des données spatiales en tourisme

Malgré tout le potentiel des données spatiales en tourisme, certains défis demeurent. Le premier est lié à l’acquisition et à la qualité des données. Pour qu’une donnée spatiale soit intéressante, elle doit être récurrente, c’est-à-dire mise à jour sur une base régulière. De plus, la gratuité des données est un enjeu important, surtout pour les petites entreprises, les startups et les associations touristiques. Malheureusement, les organisations qui développent ce genre de service tendent à en rendre l’accès payant.

Toutefois, avec la tendance aux données ouvertes, les institutions offrent de plus en plus leurs données en libre accès. Des plateformes comme OpenStreetMap sont accessibles gratuitement et mises à jour régulièrement.

Le deuxième défi est celui de la qualité et de l’homogénéité des données. La donnée spatiale en elle-même n’a que peu de valeur pour l’industrie touristique si elle n’est pas croisée avec des informations provenant du tourisme. Il faut donc mutualiser ces données et les fusionner de façon à les uniformiser. C’est ce que font des plateformes comme DATAtourisme et Apidae. Pour assurer la qualité des données, il est nécessaire de mettre en place un certain standard en ce qui a trait à leur structure, ce qui n’est toujours pas le cas au Québec.

Une fois la question des données traitée, la suivante est celle de la formation de la main-d’œuvre. L’utilisation à plus grande échelle des données spatiales dans le domaine du tourisme impliquera vraisemblablement des efforts importants afin d’intégrer ce domaine tant dans les curriculums pédagogiques que dans la formation continue. On peut également imaginer que la demande pour les services d’analystes spécialisés en données géospatiales augmentera, particulièrement, chez les associations touristiques régionales et dans le milieu de la recherche.

Enfin, lorsque la donnée se rend au touriste, il faut qu’elle soit intéressante et pertinente. La clientèle exige d’avoir accès à l’information, de façon rapide, simple et gratuite. Ces éléments doivent être présents dans tous les projets impliquant des données spatiales.

Selon vous, existe-t-il d’autres défis à relever afin de favoriser l’adoption des données spatiales en tourisme? Quelles ressources permettraient à votre organisation de maximiser l’utilisation de ce type de données?

 

Source de l’image à la une : Thor Alvis sur Unsplash

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Technologies

Le potentiel de la technologie 5G en tourisme

Les technologies évoluent à un rythme effréné. Elles modifient le quotidien des entreprises et des touristes. L’implantation de la technologie 5G risque de bouleverser plusieurs secteurs d’activité dans le milieu du voyage. Bien que son utilisation par le grand public ne soit prévue que dans quelques années, cette nouvelle technologie amène à se questionner sur son potentiel pour le tourisme. Voici quelques réponses.

 

La technologie 5G en bref

Le terme 5G signifie « cinquième génération ». Il s’agit de la nouvelle infrastructure de réseau sans fil. Comme celles qui l’ont précédée (voir l’image plus bas), la technologie 5G apportera de nombreux changements dans les communications et le partage de données. Elle offrira une connectivité pratiquement omniprésente.

5G_internet

Ce type de réseau possède de nombreux avantages, notamment :

  • La vitesse: le délai de latence s’avère considérablement réduit. La transmission de données sera dix fois plus rapide que celle de la technologie 4G;
  • La réduction du temps d’attente: le délai de communication entre deux appareils peut atteindre jusqu’à une milliseconde;
  • La densité des connexions: un plus grand nombre d’appareils peuvent se connecter par kilomètre carré, soit environ un million, comparativement à 2000 avec la technologie 4G;
  • L’efficacité énergétique: la durée de vie des batteries des téléphones augmente de manière importante, puisque c’est désormais le réseau qui assure en grande partie le traitement des données.

La technologie 5G et le tourisme : quel potentiel?

Pour certaines technologies employées en tourisme, comme les réalités virtuelle et augmentée, le nouveau réseau exploite une bande passante supérieure. Le temps de latence réduit améliore le contenu, en plus de la synchronisation entre les mouvements du participant et le visuel. L’expérience deviendra beaucoup plus immersive. La vitesse, la quantité de données transférables ainsi que la diminution du temps de réaction auront aussi un impact sur l’intelligence artificielle. Le traitement de l’information et la réponse des machines ou des applications utilisant cette technologie seront plus efficaces. La technologie 5G permet également le déploiement de l’Internet des objets à grande échelle, puisqu’elle donne l’occasion à plus d’appareils d’être connectés en même temps et d’augmenter la vitesse des échanges.

Transport

La nouvelle génération de réseau sans fil permettra d’accroître la ponctualité et la sécurité dans les aéroports, les gares, etc. L’information aux passagers deviendra plus précise et sera transmise en temps réel. La technologie 5G aura un impact important sur la conduite automobile, qui sera plus sécuritaire et autonome.

Hôtellerie

L’intégration des technologies dans les hôtels deviendra incontournable pour offrir une expérience unique aux clients. Que ce soit les chambres connectées, les assistants vocaux, les chatbots, etc., ces établissements seront beaucoup plus performants grâce à la technologie 5G et aux améliorations qu’elle apporte à l’intelligence artificielle et à l’Internet des objets. L’InterContinental Shenzhen, en Chine, deviendra le premier hôtel à intégrer cette technologie afin d’offrir des services innovants et plus personnalisés.

Congrès et réunions

L’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée pendant un événement sera très efficace, grâce à l’augmentation de la bande passante et à la réduction du temps de latence. La technologie 5G fera diminuer les besoins en Wi-Fi, en plus de simplifier et d’améliorer la diffusion de contenus en ligne et les interactions en direct pendant les conférences.

Festivals et événements

Lors de rassemblements intérieurs ou extérieurs, les réseaux téléphoniques deviendront moins engorgés, pour le plus grand plaisir des participants, qui n’auront plus de difficulté à interagir et à publier des photos de l’événement sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs ce que le festival de Glastonbury, au Royaume-Uni, souhaite faire en intégrant pour la première fois la technologie 5G à son site lors de sa prochaine édition, en juin 2019.

Culture

La technologie 5G rendra les expériences culturelles beaucoup plus immersives grâce, entre autres, aux avancées des réalités virtuelle et augmentée (voir la vidéo ci-dessous). En plus des activités pour les visiteurs, cette technologie apportera certains bénéfices aux musées. Le potentiel de numérisation et de stockage virtuel des trésors culturels sera développé et la robotique viendra soutenir le travail des conservateurs. Dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie de télécommunications Ericsson, le musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, a testé la technologie 5G de plusieurs manières. Par exemple, un bras robotique télécommandé a permis de restaurer un objet d’art avec une très grande précision.

Source : YouTube

La technologie 5G : tout vient à point à qui sait attendre

Avec tout son potentiel, la technologie 5G a de quoi stimuler l’industrie touristique. Le voyageur en tirera également plusieurs bénéfices. Son parcours sera plus fluide et son accès à l’information et au contenu, exponentiel. Pourtant, il faudra être patient, car son implantation prendra encore quelques années. Actuellement, les entreprises québécoises peuvent faire des tests avec la technologie 5G grâce à des antennes installées dans deux laboratoires, situés à Québec et à Montréal.

L’implantation de la technologie 5G soulève certains enjeux. Elle demande des investissements importants, puisqu’elle nécessite de nouvelles structures. D’ailleurs, son accessibilité hors des grands centres urbains reste encore à définir, considérant que le réseau sans fil actuel, la technologie 4G, n’est pas optimal en région. De plus, la vulnérabilité des données demeure un enjeu majeur. La cybersécurité sera au cœur des préoccupations avec l’arrivée de la technologie 5G. Les conséquences de ses ondes sur la santé provoquent également plusieurs débats entre les communautés scientifiques et technologiques.

Bref, la technologie 5G risque de continuer à faire couler beaucoup d’encre dans les prochaines années. À suivre!

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme – Canva

 

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Marketing Réseaux de distribution

Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

Source image à la Une : Pexels