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Gestion

Expériences culturelles : nouveaux modèles d’affaires inspirants au Québec

Au Québec, dès mars 2020, plusieurs organisations ont offert aux aficionados des propositions culturelles riches, bien que totalement gratuites. En période incertaine et dans une perspective temporaire, ces initiatives apparaissaient alors comme une démonstration de générosité et de solidarité, voire de résilience. Par la suite, la survie des entreprises entrait en jeu : l’industrie a compris que passer à travers cette crise inédite nécessiterait d’adapter son modèle d’affaires.

Un nouveau souffle pour la réalité virtuelle

La réalité virtuelle (RV) jouit d’un nouvel élan. En plus de bénéficier de l’arrivée de lunettes plus abordables et de la présence d’une offre de plus en plus diversifiée, elle permet de vivre des expériences immersives à distance.

PHI VR TO GO : une expérience virtuelle à emporter

Avec le confinement, le Centre Phi de Montréal, qui se situe au carrefour de l’art, du cinéma, de la musique, du design et de la technologie, ne pouvait plus permettre la rencontre in situ avec le public. L’équipe du musée a alors proposé un service de location de casques de RV, disponibles en collecte ou en livraison. La formule est simple : une programmation de dix œuvres en RV à dévorer en 48 h dans le confort de son salon. Lorsque les institutions culturelles ont rouvert à l’été 2020, le projet PHI VR TO GO avait un tel succès que le concept a survécu et s’est pourvu d’une seconde programmation. Sécuritaire, personnalisé selon les intérêts des usagers et accessible à tous, le concept s’est même exporté à l’international. Il était ainsi disponible, entre autres, au CENTQUATRE-PARIS.

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Source : PHI VR TO GO

Hoppin’ World, la RV sociale 

Hoppin’ World amène le public à découvrir des régions du Québec à l’aide de vidéos à 360° en réalité virtuelle sociale. La RV sociale permet de se
« téléporter » à plusieurs pour vivre l’émotion sans l’effet d’isolement que peut procurer le casque. Les attraits culturels touristiques sont ainsi valorisés en amont de la visite avec une expérience guidée comportant des vues inédites (ex. être sur la scène à côté du musicien, voler à bord d’un hélicoptère, etc.). Voilà une occasion pour les agences de voyages, par exemple, d’effectuer la promotion des expériences touristiques d’une destination.

Source : Youtube, Hoppin’

Les expériences hybrides

Se sucrer le bec à la maison : la coopétition au service des traditions

À l’annonce de la pandémie en 2020, les cabanes à sucre se sont retrouvées privées de leurs revenus saisonniers. À l’approche d’une seconde saison en confinement, elles ont initié le projet Ma cabane à la maison pour bénéficier d’un appui pécuniaire en 2021.

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Source : Ma cabane à la maison

Les clients devaient choisir en ligne un menu concocté par l’une des érablières participantes. Puis, ils se faisaient livrer ou allaient récupérer leur festin. Un spectacle musical, rassemblant des artistes québécois, était disponible sur une plateforme numérique pour accompagner leur repas composé essentiellement de produits locaux. Le concept a eu un franc succès. Deux mois après le lancement du projet, 500 000 boîtes avaient été commandées. Plusieurs entreprises participantes envisagent de maintenir ce service toute l’année. Un service qui pourrait même se déployer dans d’autres provinces canadiennes. Une belle manière de favoriser le rayonnement culturel québécois !

La réalité mixte (XR) comme parcours hybride

Prologue est une jeune société québécoise qui conçoit des expériences immersives en temps réel basées sur la localisation. Utilisant la réalité augmentée, la vision industrielle et la spatialisation sonore, les contenus XR portables racontent des histoires situées dans des espaces spécifiques, publics ou privés, afin d’étendre l’expérience qu’offrent les attraits et les événements grand public. La pandémie a amené Jonathan Rouxel, PDG & directeur de création de Prologue à pousser sa plateforme de divertissement VoiceTrip™ comme une nouvelle façon de créer des galeries à ciel ouvert permettant de découvrir différents endroits de Montréal de façon ludique, artistique et divertissante.

Source : Youtube, Prologue, VoiceTrip

Un modèle économique mouvant

Catalina Briceno, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal, insiste toutefois pour dire qu’il y a une absence de modèle économique clair qui émerge, malgré plusieurs essais durant la pandémie de 2020-21. « Certaines pratiques vont rester, la prestation musicale ou le théâtre en ligne, par exemple, ne serait-ce que pour rejoindre un public fan ou auparavant inaccessible ». Selon elle, le public préférera peut-être maintenir une certaine distanciation à court terme. L’anxiété sanitaire sera-t-elle un frein ou un nouveau moteur économique ?

Au MT Lab, ce type de nouveau comportement des usagers est suivi de près par les entrepreneurs. Le succès inattendu de la startup 1point6 en 2020 le montre bien. En 2019, elle s’était totalement dédiée à l’installation d’espaces physiques dans des foires commerciales. En 2020, la compagnie a développé « virtualB », une plateforme de kiosques virtuels 100 % en ligne qui a servi à des échanges commerciaux pour des missions d’export du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec. Le succès ? La possibilité d’être ensemble sur la plateforme, sans se sentir seul devant son écran.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Tourisme durable

Hawaï : voyager et redonner à la communauté

Le programme Mālama Hawaii, lancé en juin 2021 par Hawaii Tourism Authority et le Hawaii Visitors and Convention Bureau, invite les visiteurs à « donner en retour » — traduction libre de l’expression mālama. Participer à des initiatives de reforestation, de nettoyage de plage, effectuer des travaux d’entretien sur un cuirassé historique, les options pour s’impliquer sont diversifiées.

 

Des expériences immersives

Le programme rassemble ainsi des organismes communautaires reconnus et une centaine d’hôtels et de campings à travers l’archipel d’Hawaï. Ceux-ci ont conclu des ententes afin d’offrir à leurs clients des occasions de volontourisme branchées sur les besoins du milieu.

À titre d’exemple, le voyageur qui se procure un forfait Mālama Hawaii au camping Camp Olowalu obtient un rabais de 10 % en s’engageant dans l’activité de bénévolat encadrée. Celle-ci consiste à contribuer à la réhabilitation d’un milieu naturel de la région par le retrait de plantes envahissantes et la plantation d’espèces indigènes. L’organisme responsable de ce projet, Kipuka Olowalu, guide et informe les visiteurs sur l’histoire du lieu, l’importance de sa restauration, les façons de procéder, en plus de leur inculquer quelques notions sur la culture du peuple en lien avec cette nature. Le participant s’ouvre ainsi à une expérience enrichissante et immersive tout en contribuant à l’amélioration du milieu.

SourceKipuka Olowalu 

D’autres établissements, en partenariat avec la Pacific Whale Foundation, fournissent l’équipement nécessaire pour nettoyer les berges. Le client remplit un formulaire dans lequel il décrit les matériaux et déchets amassés avant de faire parvenir le tout à l’organisme en question. Ce travail lui permet d’obtenir une nuitée gratuite à l’hôtel participant.

  

SourcePacific Whale Foundation 

Relance : profiter de l’impulsion du moment

La reprise du tourisme constitue une occasion pour tenter d’aborder le voyage différemment et d’offrir des avenues plus engageantes pour le visiteur envers la destination. Voilà qui favorise une plus grande responsabilisation de l’entreprise et du client. L’expérience touristique ne peut qu’en être plus riche et mémorable.

 

Source image à la une : Hawaii Tourism Authority

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Produits et activités

Toilettes publiques, ça presse !

Une analyse publiée par le Réseau de veille en 2017 faisait déjà état de la demande croissante et de l’importance de toilettes adéquates dans le contexte touristique. Pourtant, les lacunes des installations sanitaires de plusieurs régions et villes touristiques québécoises ont fait couler de l’encre depuis la saison estivale 2020.

 

 

Des enjeux existants accentués par la crise sanitaire

Parcs municipaux, zones de plein air ou encore places publiques, les espaces extérieurs ont profité d’une grande popularité dans la dernière année alors que les commerces, restaurants, bars et infrastructures sportives, culturelles et de divertissement sont restés fermés la majeure partie du temps. Comparativement à l’Europe qui possède davantage de sanitaires de type autonettoyant, le Canada s’est en moindre mesure équipé de toilettes dans l’espace public. Il a adopté une culture d’installations privées, présentes essentiellement dans les commerces ou les entreprises. Ainsi, les diverses fermetures ont mis en évidence leur insuffisante. Souvent, on déplore aussi de ces lieux leur manque d’hygiène et de sécurité. Or, il s’agit d’éléments essentiels à la nouvelle expérience de voyage dans un contexte de reprise des activités touristiques.

À la chasse aux toilettes

Pour faire face au manque d’infrastructures, certaines destinations ont développé des solutions qui permettent de repérer les toilettes disponibles.

Au Royaume-Uni, un site Web entièrement dédié à leur localisation sur le territoire a vu le jour. La carte interactive Lockdown Loo a été conçue à l’origine pour localiser les installations sanitaires ouvertes durant les mesures de confinement. La plateforme est par la suite devenue Loocations.com et fonctionne sur une base collaborative. Elle propose aux visiteurs et usagers de partager en ligne les endroits où des toilettes sont accessibles et d’en donner une description : informations générales sur le lieu, heures d’ouverture, accès pour les personnes à mobilité réduite, etc.

Source : Loocations UK

Des applications ont aussi été créées pendant la pandémie. Développée par la startup nantaise Urban Services, en France, Ici Toilettes permet aux citadins de trouver les toilettes les plus proches grâce à la géolocalisation. Outre la difficulté d’accès et la salubrité des lieux, les fondateurs de l’application ont fait certains constats, dont les coûts élevés pour la construction et l’entretien de ces infrastructures. La startup a alors lancé une campagne de collecte de fonds pour démarrer un projet qui répond à tous ces critères. L’idée est de trouver des partenaires privés comme des bars ou des restaurants, qui, en échange d’une rémunération mensuelle de la part des municipalités, ouvriront les portes de leurs installations sanitaires. De son côté, l’utilisateur peut accéder gratuitement à ces toilettes situées à proximité.

Ainsi, son fonctionnement se base sur trois entités : les pouvoirs publics, les utilisateurs et certains collaborateurs. La rémunération apportée par les autorités est redistribuée équitablement entre les partenaires restaurateurs, plusieurs associations ayant des objectifs communs et Urban Services.

Source : Ici Toilettes

D’ici 10 ans, le projet vise à s’étendre à l’ensemble des villes françaises de plus de 20 000 habitants. Depuis déjà plusieurs années, il existe un programme similaire pour les commerces de l’Allemagne et de la Suisse qui s’intitule Nette Toilet. L’utilisateur peut télécharger une application qui localise les toilettes faisant partie du programme.

 

Et l’hygiène, dans tout ça ?

D’après un rapport du Centre de collaboration nationale en santé environnementale, la pandémie ne devrait pas justifier la fermeture totale ou partielle des toilettes publiques. On y dévoile l’importance d’accorder à ces installations un entretien régulier et accompagné de protocoles renforcés, et ce, pour lutter contre la transmission bactérienne en général. Ces infrastructures sont aussi bien indispensables pour les travailleurs sur la route que pour les personnes se trouvant dans des situations précaires ou de handicap.

L’hygiène est devenue un facteur inconditionnel à la reprise des activités. D’après une étude menée par Léger à l’été 2020 auprès des visiteurs du Quartier des spectacles de Montréal, la désinfection de certains lieux comme les toilettes après chaque passage fait partie des mesures les plus rassurantes (82 %) pour participer à des activités culturelles dans le quartier. De plus, avoir des installations sanitaires propres et accessibles permet aux passants de se laver les mains fréquemment et de lutter contre le phénomène des « toilettes sauvages ».

Des toilettes connectées, propres et sans attente 

Pour assurer des standards de propreté et proposer une expérience efficace, plusieurs villes ont recours à la technologie.

L’aéroport de Narita, au Japon, ainsi que l’aéroport d’Atlanta, aux États-Unis, se sont dotés de toilettes connectées fabriquées par la firme TOTO. La technologie utilisée permet de récolter des données sur le nombre de personnes en attente et de connaitre la quantité de toilettes disponibles aux usagers depuis l’entrée. Des capteurs permettent aussi de surveiller le volume de savon des distributeurs et d’obtenir des renseignements sur l’état de propreté générale des infrastructures. Pour les employés de l’entretien, l’utilisation de ces données permet une gestion des opérations et de l’achalandage plus efficace. Les usagers, de leur côté, bénéficient d’un service irréprochable. C’est la première image qu’ils auront de cette destination : hygiène impeccable et gestion exemplaire.

Source : TOTO USA

Inclure les toilettes dans l’expérience touristique 

À Tokyo, de nouvelles toilettes publiques attirent les regards. Conçues par des architectes de renom, ces infrastructures futuristes transparentes ont été installées à l’occasion des Jeux olympiques de 2020. Destinées à la fois aux touristes et aux résidents, la mission est double : marier une nécessité d’ordre public avec la performance artistique. La configuration du lieu promet une expérience sécuritaire à ses usagers. En effet, avant d’y pénétrer, ces derniers peuvent s’assurer de la disponibilité et de la propreté des toilettes. Une fois verrouillées, les vitres s’assombrissent.

Source : CBC

Depuis 2016, l’entreprise québécoise Les Cabinets se spécialise en blocs sanitaires expérientiels dans les événements, les galas ou en contexte corporatif. Mêlant ambiance olfactive et sonore, ces toilettes haut de gamme assurent propreté et service irréprochable. La qualité de l’expérience client, essentielle à la reprise du tourisme de demain, est au cœur de la démarche.

À chacun sa toilette

Qu’il s’agisse d’une implantation dans l’espace public, dans une entreprise privée ou encore dans un événement, plusieurs solutions existent et peuvent répondre à tous types de besoins et de budgets.

Concevoir des toilettes publiques innovantes, c’est aussi ce qu’ont choisi de faire plusieurs startups. C’est le cas de Madame Pee, une jeune pousse française, qui a commercialisé les premiers urinoirs pour femmes dès 2019. Ceux-ci répondent à plusieurs objectifs : hygiène, intimité, ergonomie, écologie et efficacité. Si, dans les premiers temps, ces urinoirs étaient déployés dans certains festivals, de nouveaux modèles se sont adaptés au contexte urbain.

Toujours en France, Ecosec propose les toilettes MADA. Le projet s’inscrit dans le mouvement de l’économie circulaire. Ces toilettes sèches sont dotées d’un système qui permet de revaloriser l’urine en engrais. Par la suite, ce fertilisant naturel est vendu aux agriculteurs locaux. Le système fonctionne entièrement sans électricité, ne dépend pas des réseaux d’eau des municipalités, et son coût est inférieur à celui des toilettes chimiques traditionnelles. La vidéo suivante illustre le concept.

https://www.youtube.com/watch?v=7gJszaYbeUc

Chaque année depuis 2010, le concours Canada’s Best Restroom propose à l’assistance d’élire par vote les meilleures toilettes au Canada. Et vous, êtes-vous prêt pour concourir l’année prochaine ?

 

Source de l’image à la une : Freepik

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Produits et activités

Des piscines urbaines fort attrayantes

La baignade fait partie des activités les plus populaires des vacances estivales. En général, la moitié des voyageurs québécois affirment vouloir aller à la plage ou se baigner lors de leurs voyages d’été (selon un sondage de la Chaire de tourisme publié en 2021). Ce ne sont pas les cours d’eau qui manquent au Québec. Mais leur accès pour la baignade est parfois périlleux, souvent absent, particulièrement en milieu urbain. Le contrôle de la qualité de l’eau peut aussi représenter un défi important.

Voici, en rafale, des exemples d’installations aquatiques qui devraient vous rafraîchir et peut-être inspirer des projets dans votre municipalité.

Une tradition danoise

Au Danemark, la mer n’est jamais bien loin. La culture de bord de l’eau fait partie du mode de vie des Danois et le pays regorge d’aménagements qui permettent d’en profiter. Grâce à d’importants investissements pour dépolluer l’eau, le port de Copenhague propose plusieurs sites de baignade. L’un des plus connus est le Islands Brygge Harbour Bath. Il comporte notamment cinq bassins destinés à différents usages (jeux, corridors de natation, etc.) et une tour à plongeons. Très populaire durant les chaudes journées d’été, ce site est également fréquenté en hiver, pour une saucette revigorante.

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Source : ArchDaily

Autrefois dynamique de par ses activités industrielles, le port de Hasle a pris un virage récréatif. Le réaménagement des lieux en 2013 offre un bel espace pour la baignade, la socialisation et la détente, grâce aux nombreuses possibilités offertes pour s’asseoir.

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Source : Bornholm.info

Une structure toute particulière est maintenant devenue iconique dans la région d’Ørestad, non loin de Copenhague. Kastrup Sea Bath comprend plusieurs atouts, dont celui de protéger les baigneurs du vent. Le projet a remporté plusieurs prix architecturaux.

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Source : White Arkitekter

Se baigner dans une barge

Le Badeshiff de Berlin accueille chaque été les résidents comme les visiteurs. Cette ancienne barge industrielle fait partie du complexe multifonctionnel Arena, situé sur une berge de la rivière Spree.

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Source : Source : Badeschiff Berlin / Facebook

La ville de New York propose aussi de se baigner dans une barge durant les journées chaudes. La Floating Pool Lady flotte ainsi sur l’East River.

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Source : The Floating Pool Lady

Des projets audacieux

Mais New York a d’autres ambitions en matière de piscine. La +Pool, un projet dans les cartons depuis déjà plusieurs années, consiste en une piscine en forme de croix, remplie d’une eau filtrée de l’East River et conçue pour y flotter. Les concepteurs de ce projet ont relevé de nombreux défis, dont celui de trouver la bonne technologie pour assainir l’eau. La +Pool vient d’obtenir le feu vert de la Ville pour sa réalisation. La vidéo ci-dessous explique le concept.

Source : Heineken

La ville de Bergen, en Norvège, aura aussi sa piscine flottante. La firme White a conçu les plans d’un vaste projet d’aménagement de parc riverain dans lequel est prévue la construction d’une piscine avec un design signature.

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Source : White Arkitekter

À Londres, le projet collectif Thames Baths s’inspire des piscines publiques flottantes des siècles derniers. Il vise à donner accès à la baignade en plein air à tous. Une installation aquatique quatre-saisons, durable et moderne pour les résidents et les touristes, voilà l’ambition des initiateurs de Thames Baths. La structure envisagée comprend une piscine chauffée et un bassin d’eau froide, un vestiaire, un café et du mobilier pour se détendre. Le concept pourrait être adapté à d’autres sites.

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Source : Thames Baths

Les piscines : des espaces attractifs

La pandémie a mis en lumière l’importance que revêtent les parcs et les espaces publics. Les installations aquatiques extérieures en font partie. L’accès à des plans d’eau pour la baignade en milieu urbain contribue à la qualité de vie des résidents et exerce un pouvoir attractif auprès des touristes, surtout lorsque le design de ces sites enrichit l’image de la destination.

Source de l’image à la une : +pool

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Gestion

La force des alliances stratégiques

Que ce soit pour une période de temps fixe ou pour la réalisation d’un projet donné, établir une collaboration avec un partenaire de confiance peut être bénéfique aux deux parties impliquées. Avant, mais aussi pendant la pandémie de COVID-19, plusieurs entreprises ont décidé d’unir leurs forces pour survivre ou faire fleurir leurs activités. Provenant de secteurs similaires ou compatibles, elles se sont ralliées pour atteindre des objectifs communs tout en tirant profit des valeurs ajoutées que procure leur entente. 

Des avantages qui rapportent 

Plusieurs avantages émanent d’une alliance stratégique. Pour une petite ou moyenne entreprise (PME), elle peut faciliter son développement sans pour autant augmenter sa taille ni engager des coûts additionnels importants. D’après la Banque de développement du Canada (BDC), une alliance contribue dans certains cas à : 

  • percer de nouveaux marchés ;  
  • réaliser des économies d’échelle ; 
  • donner un accès à de nouvelles technologies ; 
  • partager des coûts et des ressources ; 
  • accélérer la recherche et le développement grâce au partage de ressources financières et humaines. 

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent. En effet, une alliance peut mener à : 

  • créer un nouveau produit ou un service ; 
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation ; 
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire. 

Quelques exemples d’alliances…   

… entre l’hôtellerie et le secteur de la restauration 

Il fut un temps où manger dans sa chambre d’hôtel n’était pas l’expérience la plus recherchée. Or, avec la fermeture des salles à manger des restaurants due à la pandémie, déguster un bon repas en chambre a souvent été la seule option possible.  

Au cours de la dernière année, plusieurs hôteliers se sont associés à des chefs pour offrir des formules gastronomiques à une clientèle avide de sorties épicuriennes. Cet hiver, lors du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE, ce type d’alliance s’est traduit par les forfaits Couette & Gastronomie. Tout au long de l’événement, des concepts uniques de jumelage ont vu le jour.  

alliance entre hotels et restaurants et chefs

Source : Montréal en Lumière

Ce genre de partenariat n’est pas exclusif aux festivals. Au cours de la dernière année, plusieurs chefs et restaurants se sont alliés pour faire face à la crise. Maintenant que l’idée a germé, certaines alliances pourraient évoluer dans un contexte de relance ou post-pandémique.  

… entre l’hôtellerie et le secteur des arts 

L’Association des hôtels du Grand Montréal et le Conseil des arts de Montréal s’allient à travers le programme « Passerelle : de l’art à l’hôtel ». Ce projet, lancé le 6 mai dernier, vise à relancer le milieu des arts de la scène (plus particulièrement des arts de la rue et du cirque) tout en contribuant à l’activité économique du secteur hôtelier et du centre-ville.  

Le programme permet à des artistes et à des collectifs de se prémunir d’une bourse de 30 000 $ afin d’adapter leur proposition créative en fonction d’un espace atypique de diffusion, soit l’un des cinq hôtels participants : l’Hôtel 10, l’Hôtel Bonaventure Montréal, l’Hôtel Le Germain Montréal, l’Hôtel Monville et l’Hôtel Le Saint-Sulpice. Suite à la sélection des projets (juin), les artistes et les hôteliers collaboreront afin de présenter un spectacle au public, de septembre à décembre 2021.  

… entre l’hôtellerie de plein air et le secteur des attraits 

La fluctuation de la demande met parfois de la pression sur le réseau d’hébergement se trouvant à proximité des attraits. Pour répondre à leurs besoins saisonniers, des entreprises optent pour des partenariats. C’est le cas de la station de ski Le Valinouët de Saint-David-de-Falardeau au Saguenay, qui s’est alliée à l’entreprise Coolbox, spécialisée dans l’offre de minichalets mobiles. Ensemble, elles bonifient l’expérience globale des amateurs de glisse en proposant des options d’hébergement aux abords des pistes. 

alliance entre stations de ski et sites touristiques

Source : Coolbox 

Plusieurs autres stations de ski et sites touristiques créent des ententes similaires, notamment le Parc Safari. Ce dernier a ainsi développé des forfaits qui permettent aux visiteurs de dormir à proximité des animaux.  

Choisir le bon partenaire  

Le développement d’une alliance comporte aussi des risques. C’est pourquoi, il importe de les évaluer avant de conclure une entente. Pour bien choisir son partenaire, la BDC propose de se questionner à propos des facteurs suivants : 

  • les attributs recherchés par l’autre partenaire ; 
  • les objectifs communs entre les parties prenantes ; 
  • les attentes ; 
  • l’aspect concurrentiel ;  
  • la compatibilité des marques ; 
  • la durée de la relation ;  
  • le plan stratégique de l’alliance ;  
  • l’établissement d’une stratégie de sortie ; 
  • le type de contrat à signer. 

La confiance et la bonne chimie entre les partenaires s’avèrent également essentielles au succès de l’alliance. Car n’oublions pas que la relation qui se formalisera par l’entente ne sera pas que transactionnelle, mais aussi humaine ! 

Source de l’image à la une : Photo de fauxels provenant de Pexels

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Gestion Technologies

Techno en nature, oui ou non ?

La pandémie a accéléré les solutions technologiques

D’après un article de PhocusWire, les contraintes sanitaires associées à la COVID-19 ont amené certaines organisations à se doter d’applications qui ludifient l’expérience des visiteurs, et aident à gérer l’achalandage et à conserver une distanciation physique. C’est d’ailleurs le cas au Québec : selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, parmi les entreprises québécoises qui comptaient opérer durant la saison estivale 2020, le tiers ont procédé à l’installation de technologies facilitant la distanciation.

Génération Y en nature : pas d’Internet SVP !

Aux États-Unis, des chercheurs ont comparé la perception de l’usage de technologies en nature auprès de 100 consommateurs de plein air issus de la génération Y (nés entre 1981 et 2002) et de 176 gestionnaires d’entreprises de tourisme de nature. Les deux groupes devaient évaluer, sur une échelle d’un à cinq, dix types d’outils numériques, à savoir s’ils diminuaient (1) ou amélioraient (5) la qualité de l’expérience en nature. Les résultats démontrent que les répondants de la génération Y jugent plus négativement que les gestionnaires huit des dix éléments proposés. Le tableau 1 illustre le pointage de chaque outil noté. Les nombres en vert signifient que la différence entre les deux groupes est statistiquement significative.

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Source : Chaire de tourisme Transat

La prise de photos et de vidéos s’avère assez populaire auprès de la génération Y, mais les outils reliés à l’accès à Internet semblent inspirer un sentiment plutôt négatif, avec un pointage sous la barre du 3. Les groupes de discussion révélaient que cette génération préfère attendre d’être à la maison pour partager ses clichés.

Rester minimaliste

Les technologies devraient supporter les activités récréotouristiques sans capter l’attention complète du randonneur. Les experts du Centre d’étude des interactions humain-technologie en contexte de plein air (HCI Outdoors) avancent les deux principes suivants :

  • La technologie en nature peut améliorer l’expérience et encourager les novices à s’adonner au plein air. Les outils pratiques comme Alltrails ou Hikster aident à la planification et au référencement. Les applications ludiques peuvent solliciter l’intérêt des non-initiés.
  • La relation humain-nature doit surpasser l’interaction humain-technologie. Ces outils devraient requérir le moins de manipulation possible durant l’activité. À cet effet, les experts défendent la pertinence d’imbriquer les outils dans l’équipement du randonneur (sac à dos, vêtements), pour un design qui épouse l’environnement, notamment en hiver.

Certains acteurs déploient des moyens qui peuvent répondre à ces deux principes. En voici quelques exemples.

Outils pratiques : les alertes sont de mise

Parmi les solutions, on retrouve des outils pour gérer les flux comme Wishtrip, qui envoie des notifications aux visiteurs pour les aider à se disperser sur le site et ainsi limiter les attroupements. Le deuxième parc national le plus populaire aux États-Unis, Yellowstone National Park, a aussi lancé une application qui propose plusieurs activités sur le territoire et qui diffuse en temps réel l’état des routes, l’achalandage des campings et la météo d’après la position géographique. Pas besoin de consulter son appareil, des alertes émanent du téléphone selon le souhait des utilisateurs. Encore faut-il que la personne ne se laisse pas absorber par ses autres notifications.

Les applications ludiques : une porte d’entrée en nature

Dans une entrevue avec le Réseau de veille en tourisme, Jean-Luc Caillaud, directeur général de Rando Québec, souligne que les applications ludiques devraient être utilisées comme une porte d’entrée pour initier de nouveaux adeptes. Enfants et néophytes peuvent découvrir les joies du plein air avec les appareils qu’ils utilisent au quotidien, atténuant ainsi leur dépaysement en nature. Dans une telle optique, la startup My SmartJourney propose une application de géolocalisation pour réaliser une « chasse aux artefacts dans 18 km de sentiers » dans quelques endroits de la province.

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Source : MySmartJourney

Le directeur de Rando Québec avertit toutefois que l’utilisation de ces applications devrait rester transitoire, « Il faut vivre de son temps sans oublier la philosophie du plein air », soutient-il. D’ailleurs, Foresta Lumina, à Coaticook, représente une initiative qui combine les deux grands principes cités précédemment. Ses parcours sont un bon exemple de design ludique enchâssé dans le paysage, qui ne demande pas de manipulation et qui conserve l’attention sur la nature.

Enfin, l’inclusion de solutions technologiques en nature est envisageable pour attirer de nouveaux adeptes et pour outiller la clientèle. Elle doit par contre se réfléchir à la place des utilisateurs, demeurer minimaliste et s’imbriquer dans le décor.

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Produits et activités

Des salles à manger qui sortent des sentiers battus

Innover, se réinventer, s’adapter sont tous des verbes avec lesquels les chefs d’entreprises ont dû jongler durant la pandémie. Pour certains, cette période trouble fut l’occasion d’observer le comportement de leur clientèle et d’imaginer de nouvelles façons d’offrir leurs services. Rapidement, le « prêt à emporter » a gagné l’intérêt des restaurateurs, si bien que des formules novatrices continuent de voir le jour, au grand plaisir des consommateurs. Voici deux exemples : 

Une nouvelle façon d’accueillir sa clientèle 

La Cabane d’à côté, située à Mirabel, occupe un vaste terrain sur lequel se trouve, entre autres, un verger. Au printemps 2020, les contraintes associées aux mesures sanitaires ont ébranlé les opérations de l’établissement. Comment accueillir les clients dans un tel contexte ?  

L’équipe de la Cabane d’à côté s’est mobilisée. Après quelques réflexions est venue l’idée de non seulement offrir un repas élaboré « à emporter », mais aussi de proposer une expérience plus complète en intégrant des espaces à pique-nique entre les pommiers qui se trouvent sur le domaine. L’initiative a connu un réel succès lors de sa première édition et c’est pourquoi l’aventure se poursuit en 2021.  


Source : Cabane Au Pied de Cochon 

Une occasion d’aller à la rencontre de ses clients 

À Québec, Le Renard et la Chouette se laisse également inspirer par l’idée du pique-nique. Cette fois, le concept repose sur un souhait d’offrir à la clientèle une proposition sur mesure de type VIP.  

Les clients choisissent d’abord leur plat et les breuvages puis indiquent un point de rencontre qui peut autant être une cour arrière qu’un parc. Le personnel du restaurant s’occupe ensuite d’installer une table, des chaises, une nappe et fournit tout le nécessaire pour manger confortablement. L’approche personnalisée permet aux gourmands de vivre une expérience unique selon le lieu sélectionné. À la fin du repas, l’équipe revient pour récupérer tout l’équipement. 

Source : Le Renard et la Chouette 

Ces deux exemples démontrent que les épreuves donnent parfois de l’élan à la créativité. Connaissez-vous d’autres initiatives inspirantes ? 

Source de l’image à la une: Pexels

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Gestion

L’innovation, qu’est-ce que ça veut dire pour mon entreprise ?

Les mesures sanitaires mises en place pour contrer la COVID-19 ont forcé les organisations à s’adapter constamment et à faire preuve de créativité pour ajuster leur modèle d’affaires. L’innovation s’est invitée au sein des entreprises touristiques québécoises et doit demeurer bien présente en vue de la reprise imminente et de la compétitivité à plus long terme. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Lessard, directeur général du MT Lab, a répondu à l’appel pour démystifier l’innovation : trouver des solutions technologiques concrètes, intégrer l’innovation dans ses processus et la mettre en valeur au sein de l’entreprise.

Au fait, qu’est-ce que l’innovation ?

L’innovation réside dans l’apport de changements ou d’améliorations dans les processus. Lorsque survient une rupture, ou quand le contexte change, des solutions apparaissent pour répondre à un besoin. Parfois jugée abstraite et souvent associée à l’utilisation de la technologie, l’innovation peut toutefois être très simple, se trouver dans les petites choses et proposer des solutions concrètes. La NANA (Navette Nature) constitue un bel exemple de remède à un besoin sans nécessiter l’usage de la technologie : offrir un accès en transport en commun aux parcs de la Sépaq.

Le rôle de la pandémie : entre rattrapage technologique et occasions d’affaires

Les crises sont un terreau fertile à l’innovation. La pandémie de la COVID-19 a agi comme un accélérateur et a fait faire un bond technologique à l’industrie touristique. Des outils tels que le code QR ou le NFC ne sont pas inédits. En revanche, l’innovation réside dans leur nouvel usage, associé à un contexte opportun. Ainsi, une décennie plus tôt, face à une pandémie, l’industrie n’aurait pas eu recours à ces outils, quand bien même ils existaient déjà. Qu’il s’agisse de payer sans contact ou de feuilleter un menu de restaurant sur son cellulaire, c’est l’utilisation facilitée (les appareils photo sont aujourd’hui capables de lire un code QR) et le contexte sanitaire où le sans contact devient essentiel, qui font que l’innovation trouve sa place. Des startups comme My Smart Journey ou Stimulation Déjà Vu ont développé avant la crise des solutions qui répondent en fait au contexte sanitaire actuel et s’intègrent bien dans un parcours client redéfini. La première permet de déployer rapidement de l’information multimédia en utilisant des technologies sans contact, et la deuxième recourt aux odeurs pour véhiculer des messages sur un lieu, ce qui peut apparaitre comme une manière de rassurer et de réduire l’anxiété.

L’innovation technologique est-elle accessible pour les entreprises ?

La pandémie a rendu évidentes l’utilité et la pertinence de la technologie dans nos vies. Elle fait à présent partie intégrante de nos habitudes, dont certaines vont rester. Ainsi, les entreprises n’ont d’autre choix que d’emboiter le pas. Toutefois, si l’innovation technologique peut être accessible à toutes les entreprises, elle va de pair avec une connexion internet stable. Celle-ci se fait encore à deux vitesses dans certaines régions.

L’innovation, un état d’esprit

Poursuivre son chemin aux côtés d’une startup

Travailler avec une startup, c’est penser différemment. Les jeunes pousses fonctionnent par projet et sont très agiles. Allégées de certaines procédures bureaucratiques, elles ont la capacité de tester à la manière d’un projet pilote, et d’apprendre de leurs bons coups et de leurs échecs. Elles se trouvent au début de leur processus entrepreneurial et sont donc souvent à la recherche de clients. Ainsi, elles ont la capacité de s’adapter aux besoins de ces derniers et de développer une solution sur mesure. Faire appel à une startup peut dès lors permettre de répondre à des demandes très concrètes. Par exemple, Merinio propose une solution automatisée, simple et rapide pour la planification et le recrutement des employés dans une ère de pénurie de main-d’œuvre. De son côté, Piecemeal permet d’optimiser les commandes des restaurants en fonction de leur approvisionnement et de leur menu.

Le virtuel : des utilisations concrètes

Le virtuel est sur toutes les lèvres ces derniers temps. Trouver de nouvelles occasions d’affaires, aller chercher des clients à distance et simplifier la vie des entreprises dans ce nouveau contexte, c’est ce que certaines startups ont développé. Hoppin’ World propose la visite de lieux par la réalité virtuelle sociale. À l’avant-garde, elle offre ainsi aux régions touristiques l’occasion de rendre disponible une bulle collective, soit un environnement virtuel à 360° qui peut être fréquenté par l’utilisateur mais aussi par d’autres individus (amis, famille, etc.). Dans un contexte d’affaires, cette technologie permet la visite de centres de congrès, ou encore de la destination, le tout sans avoir à se déplacer. L’entreprise Happy Hotel offre des solutions de formation à distance par la réalité augmentée, qui permettent de contourner les contraintes sanitaires. Profiter de l’agilité d’une startup en tant qu’entreprise peut ainsi s’avérer bénéfique.

Source : Youtube, Hoppin’

Faciliter la rencontre entre l’idée et le marché

Pour laisser place à l’innovation, il est très important de consacrer du temps à l’écoute des solutions qui sont proposées afin d’être prêt à répondre aux nouveaux besoins des visiteurs au moment opportun. Il ne s’agit pas de bondir sur toutes les innovations, mais bien de guetter celles qui rentrent en adéquation avec son besoin.

Collaborer pour innover collectivement

« Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. »

Martin Lessard, Assises 2021

Au Québec, il existe plusieurs pôles d’innovation, le MT Lab en est un exemple. L’un des avantages de ce type d’organismes est de faciliter le maillage entre des startups et diverses organisations, car l’innovation d’une entreprise provient aussi de l’externe. On parle alors du concept « d’innovation ouverte ». L’écosystème qui gravite autour de ces pôles constitue des ressources précieuses avec lesquelles il est possible de collaborer pour intégrer l’innovation dans ses activités : « Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. » (Martin Lessard, Assises 2021).

Et le retour sur l’investissement ?

Avant de développer un projet innovant, les entreprises devraient se questionner à propos de sa rentabilité. Selon Martin Lessard, il est important de se demander si la solution fera économiser du temps, si elle rapportera de l’argent ou si elle permettra aux employés d’exécuter davantage de tâches. Qu’importe qui est responsable de l’innovation dans l’organisation, l’essentiel est de communiquer les opportunités à son équipe. Après tout, nous sommes tous des gestionnaires de l’innovation. Et vous, l’êtes-vous ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

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Gestion

Revoir son modèle d’affaires pour mieux s’adapter

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les entreprises touristiques ont dû rapidement mettre en œuvre des plans d’action pour s’adapter aux exigences émises par la santé publique. Les mesures d’hygiène, de sécurité et de distanciation physique ont nécessité des ajustements importants pour de nombreux établissements et sites touristiques. L’absence de voyageurs internationaux et de la clientèle d’affaires a aussi sévèrement bouleversé les secteurs plus dépendants de ces visiteurs, notamment celui de l’hôtellerie et des réunions et congrès. Pour demeurer en activité et limiter leurs pertes, certains ont dû carrément revoir leur modèle d’affaires et accélérer des projets visant à mieux répondre aux besoins actuels tout en se conformant aux standards de demain.  

Identifier et saisir des occasions d’affaires 

Un consortium de chercheurs européens s’est penché sur l’utilisation de modèles d’affaires innovants pour passer à travers une crise comme celle de la pandémie de COVID-19 dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Ils ont noté que leur usage peut non seulement aider les entreprises à générer d’autres revenus pendant la crise, mais aussi contribuer à mieux les préparer pour l’avenir. Les occasions d’affaires identifiées durant cette période procurent de nouvelles perspectives et pourraient favoriser la réalisation de profits à long terme. L’étude met également en lumière l’importance des opportunités numériques, telle que la création de services supplémentaires. Dans un contexte où certains établissements subissent des fermetures temporaires, ils s’avéreraient une source de revenus transitoire.

Retour sur le concept de l’hybridation des lieux et des fonctions 

La tendance repose sur une volonté de diversifier ses sources de revenus en allouant de nouveaux usages à des lieux. Le secteur de l’hôtellerie intègre cette stratégie depuis quelques années pour attirer de nouvelles clientèles, notamment les communautés locales. Ainsi, les activités et les expériences offertes profitent à la fois aux voyageurs et aux habitants du quartier. En l’absence d’un tourisme international en contexte de pandémie, cette notion d’hybridation s’avère intéressante en milieu urbain, même si certaines contraintes freinent l’étendue des possibilités du concept. 

L’Association hôtellerie Québec a organisé en octobre 2020 un webinaire dans lequel plusieurs idées permettant de générer des revenus non traditionnels ont été partagées. Le conférencier invité, Guillaume Lavoie, expert en économie collaborative, proposait de faire de l’hôtelier un partenaire du quartier. Pour ce faire, il évoquait la possibilité de louer certains espaces tels que les stationnements, la cuisine, les chambres, le lobby, les salles de réunion auprès d’entreprises de proximité qui pourraient avoir des besoins sporadiques. 

Cet automne, de nombreuses idées créatives pour générer des revenus supplémentaires en hôtellerie ont circulé dans les médias. Parmi celles observées se trouvent : 

  • Convertir des chambres en salon de travail pour accueillir des professionnels qui n’ont pas le luxe d’avoir un bureau à la maison ou encore en salon équipé spécifiquement pour les amateurs de jeux vidéo, de cinéma, de sport ;
  • Équiper les suites de cuisines et offrir des services adaptés à une clientèle de long séjour pour répondre entre autres aux besoins des snowbirds ;
  • Offrir un forfait dédié au tournage ou à des séances de photos. Certains hôtels possèdent des attributs uniques méconnus des photographes, des producteurs vidéo et des influenceurs en quête de nouveaux lieux ;
  • Louer ses espaces de stationnement pour les propriétaires de véhicules récréatifs et d’embarcation ou aux entreprises ayant besoin de lieu d’entreposage additionnel. 

S’adapter aux besoins des clientèles 

Même si le tourisme d’affaires a été en pause depuis la fermeture des frontières et le début des restrictions en matière de rassemblement, les entreprises ont poursuivi leurs activités à distance, multipliant les rencontres et les événements virtuels. Qu’ils plaisent ou non, le télétravail et les réunions à distance ont fait leurs preuves. Dans la mesure où des habitudes et des préférences ont été consolidées durant la pandémie, il est possible que certaines activités ne retrouvent jamais le niveau atteint avant la crise, même après la vaccination des populations. 

En réponse à cette tendance, plusieurs centres de réunion et de congrès adaptent leurs installations en vue de satisfaire les attentes technologiques de leurs clients. Parallèlement, les organisateurs d’événements n’ont eu d’autre choix que de plonger dans l’univers virtuel pour survivre et ont développé des expertises en mode accéléré qui serviront d’assises à de nouveaux métiers.  

La nécessité de se rencontrer en face à face n’est pas mise en doute. Toutefois, les derniers mois ont démontré les avantages qu’offrent les événements hybrides. Pour quelques établissements plus avant-gardistes, la réflexion quant à ce virage était présente même avant la crise. Pour d’autres, il est devenu une évidence. 

Depuis le début de la pandémie, le Palais des congrès de Montréal se positionne sur l’offre hybride. Ses espaces permettent la tenue d’événement à la fois en présence et en virtuel grâce à ses studios équipés à la fine pointe de la technologie qui offrent une expérience de diffusion de type plateau de télévision.

Qu’en pensent les clients ?

Le consortium de chercheurs européens nommés précédemment a soulevé un point important dans son étude : le rôle des clients. Il est question ici de ceux qui visitent fréquemment l’entreprise, les plus fidèles et les plus impliqués. Ces clients sont davantage enclins à réfléchir aux forces et aux faiblesses de l’organisation et communiquent ouvertement des idées potentielles d’innovation. Avez-vous pensé faire appel à eux ?

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Technologies

Les données mobiles au cœur des stratégies

Depuis la pandémie, les intervenants de l’industrie touristique ont subi de lourdes pertes et la relance s’annonce lente, d’où l’importance de bien s’y préparer. Pour ce faire, les données constituent un élément fondamental aux possibilités multiples, notamment pour appuyer des stratégies de développement et de marketing touristiques des régions, en voici un bref survol.

 

 

La téléphonie mobile au service des destinations…  

Il existe plusieurs outils technologiques qui permettent de recueillir des informations auprès des visiteurs. Arrivalist par exemple, obtient des renseignements provenant d’appareils mobiles, créant ainsi un panel géographiquement représentatif de la population des États-Unis. Ces données fournissent des indications sur l’ensemble des déplacements des voyageurs (vers, à l’intérieur et à partir d’une destination). Les États américains peuvent consulter le Daily Travel Index pour récolter des informations sur les voyages de 80 kilomètres et plus effectués quotidiennement par automobile. Plusieurs secteurs d’activité tels que l’hébergement et les attraits peuvent bénéficier d’Arrivalist pour développer leur offre ou réaliser des promotions ciblées et adaptées aux besoins de la clientèle, entre autres.  

Certains fournisseurs de services de mobilité peuvent transmettre des renseignements intéressants sur la fréquentation d’un territoire et le déplacement des populations à partir des données issues de la téléphonie mobile. C’est le cas d’Orange, en France, avec son outil Flux Vision Tourisme (FVT). Plus d’une quarantaine de comités départementaux et régionaux du tourisme ainsi que des agences de développement touristique l’utilisent afin de mieux connaître :  

  • la typologie des visiteurs :résident, touriste, excursionniste, personne en transit 
  • le paysd’origine(France ou étranger)  
  • la durée moyenne des séjours 
  • les lieux d’hébergement privilégiés 
  • les sites ou lesendroitsles plus visités.  

Source : Youtube

Bouches-du-Rhône Tourisme s’est servie de FVT pour étudier la fréquentation de certains événements et lieux tels le Parc naturel des Calanques. Dans ce cas précis, l’analyse lui a permis de proposer des solutions pour l’accueil des publics meilleure localisation des locaux d’accueil, optimisation de la gestion du personnel d’animation et de surveillance, etc. Avec FVT, les professionnels de l’industrie touristique peuvent mesurer l’attractivité, la performance, et la fréquentation des sites pour améliorer leurs prestations touristiques. 

En Italie, les autorités de la ville de Venise ont créé un partenariat avec Telecom Italiale plus grand fournisseur de télécommunications du pays, pour mieux comprendre d’où viennent les personnes qui se déplacent sur leur territoire et la durée de leur séjour. Depuis septembre 2020, ces données sont centralisées dans une salle de contrôle intelligente munie de nombreux écrans qui affichent l’achalandage en temps réelCe système fait partie d’un ensemble d’outils mis sur pied pour mieux juguler la fréquentation et contrer les inconvénients liés au surtourisme, dont l’introduction de lignes distinctes pour les résidents aux principaux arrêts de vaporetto (bateau-bus) et l’ajout de tourniquets pour départager les habitants des touristes les jours de pointe. Une « taxe d’entrée » devait voir le jour en 2020, mais elle a été reportée à janvier 2022, en raison de la pandémie. Les responsables de la Ville croient que la salle de contrôle intelligente leur fournira des renseignements qui leur permettront d’adapter leurs stratégies, par exemple en ajustant certaines tarificationen fonction de l’achalandage pour répartir les touristes plus efficacement dans la municipalité. 

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Source : CNN Travel 

Au Canada, lThompson Okanagan Tourism Association utilise les données anonymisées et agrégées de téléphonie mobile fournies par TELUS Insights afin de mieux comprendre les tendances touristiques, de déterminer les points d’intérêt et d’identifier les régions les plus touchées par de la publicité touristique ciblée, par exemple. 

… mais aussi des attraits…  

En collaboration avec Rove Marketing et Uber MediaUS Travel propose un nouveau tableau de bord exclusif qui surveille quotidiennement les appareils mobiles sur divers points d’intérêt dans des stations de ski et des destinations hivernales. Les données fournissent un échantillon représentatif du nombre total de visites, du marché d’origine, de la distance parcourue et des informations sociodémographiques des visiteurs. Elles offrent aussi un aperçu des tendances en matière de séjours. Le tableau de bord interactif permet aux utilisateurs d’afficher les données desaisons 2019/20 et 2020/21 (depuis le 24 novembre 2020) pour l’ensemble des centres de ski, pour une station spécifique ou pour des dates précises. Le tableau de bord est mis à jour deux fois par mois.  

Gratuites et accessibles, ces données sont précieuses pour développer l’intelligence d’affaires et la connaissance marché des différentes stations de ski et attraits à destination. Et les bénéfices sont nombreux : augmenter leur compétitivité, établir des prévisions d’achalandage pour ainsi mieux préparer la saison touristique, innover dans sa manière d’opérer et prendre des décisions, etc. 

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Source : 
Rove

… et des transports  

Plus de 500 millions de passagers transitent par les gares de Paris chaque année, dont environ 100millions par celle de Lyon. Lorsqu’ils sont connectés au Wi-Fi de la gare, les passagers laissent leurs traces numériques derrière euxÀ partir d’un échantillon de 57000 usagers collecté pendant une semaine, SNCF Gares & Connexions et le MIT Senseable City Lab ont étudié l’empreinte numérique des gens dans le lieu. Le tableau de bord interactif qu’ils ont réussi à générer montre la trajectoire du voyageur selon qu’il s’agisse d’une arrivée ou d’un départ, l’évolution de la durée du séjour au cours de la journée et le nombre d’utilisateurs à l’heure en fonction du jour de la semaine. Les graphiques permettent de mieux comprendre le comportement des passagers afin d’améliorer l’expérience utilisateur. 

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Source : Senseable City Lab 

Parce qu’elle aide à mieux comprendre le comportement des voyageurs, la technologie mobile constitue un précieux outil d’aide à la décision en ce qui a trait aux stratégies d’attractivité et d’accueil des touristes et elle permet de répondre plus adéquatement aux attentes de la clientèle, grâce au suivi de leurs actions. Toutefois, son potentiel est encore sous-estimé aujourd’hui. 

 

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