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Marketing

Des campagnes marketing qui ont marqué la dernière saison de ski

Une transformation complète d’un ascenseur en gondole de ski, une promotion de dernière minute bien placée, des récompenses pour les internautes les plus influents, une participation des clients au processus publicitaire d’une montagne, toutes les occasions sont bonnes pour se faire voir et entendre ou pour en apprendre davantage sur sa clientèle. Depuis 2004, le magazine Ski Area Management (SAM) passe en revue les bons coups marketing des centres de villégiature en Amérique du Nord. Voici quelques exemples inspirants tirés de cet article qui ont marqué la saison de ski 2011-2012.

Des promotions orchestrées au bon moment!

Lorsque bien planifiée, visant un objectif précis et envoyée au moment opportun, une promotion spécifique, même de dernière minute, peut avoir un impact fort positif. Big Sky Resort a su profiter du fait que les chutes de neige tardaient dans plusieurs stations du Colorado et de Lac Tahoe pour mousser les excellentes conditions de ski de l’État du Montana. Ainsi, la station a lancé une promotion s’adressant aux détenteurs de la «EpicPass», qui regroupe la plupart des stations les plus populaires du Colorado et de Lac Tahoe. Pour tout le mois de janvier, un titulaire de la «EpicPass» qui réservait un séjour hôtelier recevait un billet de ski gratuit. Par la simple voie d’un communiqué de presse émis à cet effet, l’information s’est vite propagée dans l’industrie et a entraîné plus de 50 nouvelles réservations au cours du mois (lire la version originale du communiqué)

Une campagne terrain qui a du punch

Avec la campagne «Remember to Breathe » de Tourisme Alberta, les ascenseurs de plusieurs tours à bureaux de Calgary et du Island Mall en Californie se sont transformés en gondoles de ski. Entièrement tapissés de vinyle, ils donnaient l’impression de monter vers le sommet de l’une des montagnes albertaines. Cette campagne s’est déroulée durant quatre mois et demi conjointement aux efforts numériques, radio, imprimés et télé de la destination de ski. Le coup d’envoi de cette stratégie a été donné par un combat de boules de neige géantes en peluche sur lesquelles figurait l’adresse Web Remembertobreathe.com.

 

Source: Travel Alberta 

Faire participer le client au processus publicitaire

La collecte de données sur la clientèle et sur les résultats d’une campagne marketing est une opération qui peut parfois s’avérer ardue et dispendieuse. À Telluride Ski Resort, l’équipe marketing a eu l’idée de faire participer les clients et de les placer au centre du processus de création publicitaire. Ainsi, on les a invités à voter pour leur concept préféré parmi des annonces de styles différents, via le site Internet et la page Facebook de la station. Les résultats ont été analysés et la campagne a été ajustée en fonction des commentaires. Cette action a permis à la montagne de récolter des données sur les préférences de leurs clients actuels selon leur profil, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance, en plus de créer une campagne attrayante, efficace et adaptée à leurs besoins.

 

 Source: SAM

 

Attention, vous êtes photographiés!

L’importance des médias sociaux n’est plus à prouver et ceux-ci sont désormais solidement ancrés dans le paysage promotionnel des stations de ski. À Vail Ski Resort au Colorado, l’expérience digitale passe entre autres par le partage de photos. Pour ce faire, plusieurs photographes professionnels ont été positionnés à différents endroits sur la montagne dans le but de capter les meilleurs moments de la clientèle et ainsi d’augmenter le flux de partage de photos en ligne. Les billets journaliers et passes de saison sont dotés de la technologie RFID (identification par radiofréquence), permettant notamment le transfert d’images vers la plateforme Web dédiée. Une fois la photo prise et la numérisation du billet de remontée réalisée, les photos se retrouvent automatiquement en ligne et le client peut ainsi partager ses souvenirs en temps réel avec parents et amis. Un système de récompenses a également été instauré afin d’encourager la propagation virale des meilleurs exploits sur la montagne.

 

Quelques bons coups sur Twitter et Facebook

Dans une industrie où les conditions d’enneigement, la température et les prévisions météo constituent des facteurs d’influence considérables dans la prise de décision du consommateur, les médias sociaux jouent un rôle plus qu’important auprès des stations de ski pour générer du contenu en temps réel. Twitter est d’ailleurs une plateforme particulièrement intéressante et Sugarloaf a bien su l’exploiter. Alors que la clientèle de cette montagne du Maine tweetait déjà de façon régulière à propos des conditions de neige, la station a simplement créé le hashtag #slsnow et intégré le flux de tweets directement dans la section «Conditions de neige» du site Web. Les tweets, les photos et les descriptions des conditions se sont ainsi multipliés et le nombre de followers est passé de 4197 à 6915.

Du côté de Sunshine Village, en Alberta, la campagne «Ski the day before we open», a connu un franc succès et s’est par conséquent propagée dans la sphère des médias sociaux. À partir du moment où la campagne a été lancée, et ce, jusqu’au tirage de vingt journées de ski privées en préouverture, Sunshine Village avait la cote sur Twitter et Facebook. La station a également profité de ce buzz viral pour inviter les journalistes à se joindre aux gagnants lors de cette journée de préouverture et ainsi s’assurer d’une excellente visibilité. Cette campagne a permis de récolter un total de 500 entrées pour le tirage et d’augmenter de 7% leur nombre de followers sur Twitter et de fans sur Facebook.

Récompenser ses clients les plus actifs en ligne

Aspen/Snowmass au Colorado est devenu le premier centre de villégiature à utiliser l’outil Klout et à récompenser ses clients influents à l’aide du programme Klout Perks. Non seulement cet outil mesure l’influence en ligne d’une marque ou d’une personne d’après son engagement sur les réseaux Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et Foursquare, il permet également d’identifier les sujets sur lesquels ces personnes ont un impact, et d’offrir des récompenses aux individus ou aux groupes les plus actifs en ligne pour en faire de véritables ambassadeurs de la marque. Dans le cas d’Aspen, les personnes dont l’indice Klout est supérieur à 40 et dont les sujets d’influence sont en lien avec le tourisme, le voyage, le ski, la planche à neige ou la photographie, reçoivent des billets gratuits, ainsi que des rabais sur les locations d’équipement et les cours de ski. Encore faut-il que ces personnes proviennent de l’un des marchés visés par le centre pour être admissibles.

Et le Québec suit-il?

Au Québec, plusieurs centres de ski et de villégiature sont aussi au parfum de ces tendances qui ont marqué l’hiver 2011-2012 et plusieurs initiatives notables ont également vu le jour dans la belle province. Notamment Ski Bromont, qui a entrepris un virage quasi 100% Web au cours des dernières années et mis en place Flash Connect, une cabine de type photomaton qui permet de prendre des photos et de les partager via Facebook. Notons aussi l’initiative marketing de Mont Sutton intitulée «J’aime – Je plante» élaborée par l’agence Rinaldi Communication Marketing et qui a remporté un prestigieux prix à la Internet Advertising Competition pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux dans la catégorie sport. Et vous, chers lecteurs, avez-vous des exemples d’initiatives marketing innovantes à partager qui vous ont particulièrement marqués?

  

Sources:

– Katie Bailey, Gregg Blanchard, Rick Kahl, Milena Regos et Samantha Rufo. «Best/Worst marketing 2011-2012». Ski Area Management, mai 2012.

– Haynes, Magan. «Travel Alberta brings the slopes to the elevator», StrategyOnline.ca, 20 decembre 2011.

– Blanchard, Gregg. «Aspen/Snowmass is First Resort to Tap Klout Perks for Marketing», SlopeFillers.com, consulté le 23 octobre 2012.

– Mont Sutton, communiqué de presse: «Plusieurs « J’aime » feront une différence au Mont SUTTON», MontSutton.com, 25 janvier 2012.

– «Ski Bromont : vers la cime à 100% en ligne», RezoPointZerocom, 25 mai 2011.

– Becker, Kraig. «Epic Pass holders can ski Big Sky for free», Gadling.com, 10 janvier 2012.

Sites Internet:

– Mont Sutton 

– Ski Bromont 

– Internet Advertising Competition 

– Travel Alberta 

– Ski Area Management Magazine 

– Klout 

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Technologies

Une ville complètement wiki!

La petite ville historique de Montmouth aux Pays de Galles est passée à l’histoire en devenant la première ville Wikipédia. Baptisé «Monmouthpedia», le projet s’est concrétisé par la mise en place de plus de 1000 code-barres aux différents points d’intérêt de la ville. Par le biais de leur téléphone intelligent, les utilisateurs sont amenés à numériser ces codes afin d’accéder au contenu Wikipédia et ainsi en apprendre davantage sur les attraits, la vie et l’histoire de la ville. Au total, ce sont plus de 500 nouvelles pages qui ont été rédigées pour l’occasion, et ce, dans plus de 25 langues.

Pour faire profiter pleinement les visiteurs de ce service, la municipalité a installé un réseau sans-fil gratuit à travers la ville.

Quelques exemples d’utilisation des codes-barres

  • Une page dédiée au circuit historique Heritage Trail permet aux visiteurs de consulter la carte du trajet et d’accéder aux renseignements sur chacun des attraits du parcours, tous munis d’un code-barres.
  • Dans toutes les vitrines de la ville, on a installé des autocollants munis de codes-barres qui pointent vers des informations en lien avec le commerce. Par exemple, les codes-barres de l’une des boulangeries permettent d’en apprendre davantage sur l’histoire du métier et de la confection du pain.
  • Dans les musées, on a apposé des étiquettes qui redirigent l’utilisateur vers des pages dédiées à certains objets de l’exposition.

Ce projet collaboratif réalisé avec la participation de la municipalité, des universités, des écoles, de plus de 200 entreprises locales et des collaborateurs de Wikipédia, aura permis de connecter une communauté entière autour d’un projet numérique, en plus de faire rayonner cette petite ville du pays de Galles sur l’échiquier touristique mondial.

 

Sources:

– Jérôme, G. «Monmouthpedia: la ville Wikipédia», generation-nt.com,18 mai 2012.

Sites Internet:

– Wikipedia – Monmouthpedia

– Wikipedia – Heritage Trail

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Ailleurs dans le monde Marketing

Les pratiques de gestion des médias sociaux par le secteur événementiel

L’importance accordée aux médias sociaux par les organisateurs d’événements se confirme; en effet, d’après une étude menée par la firme Amiando, 78% prévoient même accentuer leur implication. Cette forme de marketing relationnel permet à un festival, notamment, de maintenir la communication avec les visiteurs tout au long de l’année. Elle semble même s’harmoniser avec les activités sociales en ligne de plusieurs festivaliers. Qu’est-ce que les visiteurs publient en ligne lorsqu’ils sont sur le site d’un festival? Comment faire partie de la conversation? Et si on structurait les pratiques de gestion pour mieux mesurer les retombées?

Les médias sociaux comme outil de marketing

Amiando a interrogé près de 1000 organisateurs de festivals et d’événements de tous genres provenant d’Europe (70%), des Amériques (10%) et d’ailleurs dans le monde (20%). Selon le sondage, une majorité d’organisateurs considère que l’usage des médias sociaux est assez important (37%), voire très important (35%) pour des fins de marketing (voir le graphique 1). De tous les réseaux, les plus utilisés sont Facebook (84%) et Twitter (61%), suivis par Xing (46%), YouTube (42%) et LinkedIn (41%). La popularité de Facebook et de Twitter se ressent aussi par la volonté de plus du tiers des répondants à vouloir approfondir leurs connaissances de ces plateformes. Bien qu’il se classe au sixième rang des plus employés, Google+ semble un peu moins connu; 36% y sont actifs et 40% souhaiteraient obtenir plus d’information à son sujet.

 

 

Les objectifs des organisateurs en ce qui concerne les médias sociaux couvrent différents aspects. La notoriété de l’événement et de la marque figuraient en tête des priorités de 70% des organisateurs (voir le graphique 2) et plus de 50% estiment avoir déjà atteint ces objectifs.

 

Le manque de temps constitue la principale raison qui freine la majorité des organisateurs d’événements (54%) à utiliser tout le potentiel des médias sociaux. Le manque de personnel ainsi que les difficultés à mesurer les résultats sont également pointés par le tiers de ceux-ci.

Cinq tactiques sur les médias sociaux pour promouvoir un festival

  1. Structurer les plateformes utilisées pour mieux mesurer les retombées: créer une page sur Facebook et sur Twitter ainsi qu’un hashtag (le symbole #), de même qu’une page sur d’autres réseaux pertinents pour le festival. Choisir et configurer un outil analytique (par exemple Google Analytics) avec votre blogue, votre site Web et vos pages sur les médias sociaux.
  2. Miser sur un contenu de qualité et mettre en ligne du matériel que le lecteur voudra partager à son tour: information exclusive, photos, vidéos, jeux, concours, invitation à un événement spécial, etc.
  3. Se concentrer sur les éléments de la programmation suscitant le plus d’intérêt: des numéros hors du commun, des artistes de renom, un moment clé du festival. Créer un buzz autour des points forts de l’événement.
  4. Faire durer la conversation, avant, pendant et après l’événement: sortir graduellement la programmation, mettre en ligne des campagnes interactives afin d’échanger avec la communauté, publier des extraits de vidéos et des photos suite au festival, répondre aux commentaires, etc.
  5. Incorporer des composantes sociales mobiles sur le site du festival: intégrer des codes QR sur le matériel promotionnel permettant d’accéder à du contenu pertinent (billetterie en ligne, information sur les lieux de spectacles, etc.), identifier le site ainsi que des lieux clés du festival sur Foursquare afin que les participants puissent «s’enregistrer», offrir une zone sans fil dans laquelle les festivaliers pourront par exemple mettre en ligne des photos prises sur le site ou mettre à jour leur statut.

Le cas du festival Oxegen en Irlande

Le festival Oxegen est un important événement musical européen. Suite à son édition 2011, la firme O’Leary Analytics a mesuré l’impact de la présence de ce festival irlandais sur les médias sociaux pendant la période du 1er au 12 juillet 2011. Au total, les activités de près de 200 000 fans ont été examinées sur Facebook et 34 000 mentions ont été analysées.

La journée ayant connu la plus forte présence en ligne fut celle du 6 juillet (voir le graphique 3), soit deux jours avant le début officiel du festival; cela s’explique par la diffusion d’un concours sur les ondes d’une chaîne de radio de Dublin. Pour gagner des billets, le public devait «retweeter» (RT): «I want to go to Oxegen this Friday with the number 1 Oxegen station #spin1038 – RT».

 

Twitter a sans contredit été la plateforme la plus utilisée pour parler du festival (voir le graphique 4); près de trois conversations sur quatre se sont déroulées en moins de 140 caractères. Au cours de la période évaluée par O’Leary Analytics, les administrateurs de la page Facebook ont publié du contenu à 114 reprises, soit moins de dix fois par jour. En moyenne, chaque élément publié a suscité 31 commentaires et 117 mentions «J’aime».

 

Les commanditaires ont également fait l’objet de mentions, principalement ceux ayant commandité une scène, tels que 2FM, Vadafone, Heineken, Red Bull et Hot Press. L’application pour iPhone a aussi favorisé l’usage des médias sociaux une fois sur le site.

 

 

Source: iTunes

Enfin, être actif sur les médias sociaux ne signifie pas uniquement d’y avoir un profil. Cela implique le développement et l’animation d’une communauté, la mise sur pied et l’application d’une stratégie et enfin, l’ajustement des pratiques basées sur une analyse des résultats. Ne négligez pas cette dernière, elle pourrait bien orienter vos prochaines actions et devenir un argument de taille lors de vos futures négociations avec vos partenaires et commanditaires!

Commentaire – Dr Peter Bolan

Dr Peter Bolan, Directeur de l’International Travel and Tourism Management à l’Université d’Ulster, Irlande du Nord.

Dr Peter Bolan est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en géographie, de maîtrises en gestion du tourisme et en tourisme électronique et d’un doctorat sur la motivation, l’authenticité et le déplacement dans le tourisme lié à l’industrie cinématographique. Ses domaines d’intérêt et ses spécialités incluent le tourisme lié à l’industrie du cinéma et des médias, le commerce électronique, les médias sociaux et les applications mobiles dans le secteur touristique. Dr Bolan participe actuellement à un projet financé par l’Union européenne qui vise à créer la prochaine génération d’applications mobiles qui fourniront de l’information sur différentes attractions touristiques.

Médias sociaux et festivals/événements

La technologie est en constante évolution et a une énorme incidence sur le monde des affaires. Elle joue un rôle primordial dans le secteur du tourisme où les gens s’attendent à être en mesure d’utiliser la dernière technologie pour réserver leurs vols, leur hébergement, leurs places au restaurant ou acheter des billets et des laissez-passer pour des attractions et des événements. Le seul fait de faciliter cette façon de faire par Internet et sur les sites Web traditionnels ne suffit plus. Selon Weber (2009, 3) « Apprendre à commercialiser des produits sur le Web social exige l’adoption d’une nouvelle façon de communiquer avec un auditoire dans un environnement numérique ». Cela pose des défis aux personnes intéressées du secteur des festivals et des événements, mais crée également d’innombrables possibilités. Les planificateurs et organisateurs d’événements dans le secteur du tourisme doivent faire appel aux médias sociaux populaires s’ils désirent réussir dans le marché concurrentiel d’aujourd’hui.

De plus en plus, le succès exige d’interagir dans les médias sociaux avec les festivaliers et les participants aux événements et même de créer des applications mobiles (apps) que les touristes peuvent utiliser depuis leur téléphone intelligent. La commercialisation sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.) est désormais une excellente façon de maximiser la visibilité d’un festival ou d’un événement à peu de frais, et même gratuitement. Toutefois, il s’agit d’un modèle d’affaires et d’une méthode qui diffèrent de la commercialisation sur les sites Web traditionnels. Dans le domaine des sites Web traditionnels, on accorde souvent la même importance à la conception et au contenu. Dans les médias sociaux, la conception n’a que peu d’importance, c’est le contenu qui compte et la participation du consommateur. Les sites Web traditionnels sont conçus pour «attirer l’attention» du consommateur, alors que les médias sociaux visent à «prêter une attention» au client. Il est primordial de prendre conscience de ces différences fondamentales sur le plan de la commercialisation et des affaires en ligne.

Pour ce qui est de mesurer le succès généré grâce aux médias sociaux, de nombreuses entreprises commettent la même erreur. Elles utilisent souvent le nombre de fans ou de followers comme principal indicateur. En fait, cela est plutôt inutile. À moins qu’ils ne publient régulièrement, commentent et soient présents sur le média social et que l’entreprise réponde également et fasse participer le client, rien ne nous permet d’établir que ces fans et ces followers font une différence importante. Les internautes peuvent devenir fans de la page Facebook d’une entreprise et ne plus jamais la consulter. On peut alors affirmer que ce ne sont pas les fans qui comptent, mais plutôt ce que vous faites avec eux.

Un autre facteur important est de ne pas se limiter à une seule forme de média social. Combiner une page Facebook avec Twitter, utiliser Flickr, diffuser des vidéos en temps réel et télécharger une courte vidéo sur YouTube peut mener à un véritable succès et procurer une expérience multidimensionnelle et une plateforme de communication aux festivaliers et participants à un événement. C’est la combinaison de ces différents médias sociaux plutôt que l’utilisation d’un seul ou de deux médias de façon isolée qui peut véritablement permettre de maximiser le succès et de bien exploiter le paysage Web 2.0.

Ouvrage de référence:

Weber, L. (2009) Marketing to the Social Web: How Digital Customer Communities Build Your Business, 2e édition, Londres, Wiley. F

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Marketing Technologies

Utilisation de Pinterest comme outil marketing en tourisme

Pinterest a particulièrement retenu l’attention du public lorsque Time Magazine l’a classé parmi les 50 meilleurs sites Web de 2011. Au cours des deux premiers mois de 2012, la croissance fulgurante du nombre d’utilisateurs l’a rapidement hissé parmi les plus importants médias sociaux selon ComScore et Hitwise. En mai dernier, le groupe Rakuten, le plus important site de ecommerce au Japon, a investi 100 millions de dollars dans Pinterest. Depuis cet investissement majeur, on évalue Pinterest à 1,5 milliard de dollars. Bien que son rythme de croissance ait considérablement ralenti depuis mars dernier, Alexa le positionnait au 38e rang des portails les plus visités au monde en juin 2012 et soulignait sa grande popularité notamment auprès des Américains.

L’ABC de Pinterest

Pinterest est un média social qui utilise les images pour rallier ses membres autour de leurs champs d’intérêts. Le site joue sur l’organisation visuelle du contenu, classé par thématique et présenté sur des tableaux de liège (Pin board) virtuels. Tout comme c’est le cas dans plusieurs autres médias sociaux, tant les individus que les entreprises y circulent et y interagissent. Axé entre autres sur l’art de vivre, le site accorde à l’univers du voyage une place qui mérite qu’on s’y attarde.

Profil individu «consommateur»

Tout le monde a accès aux images présentes sur Pinterest. Cependant, seuls les membres possèdent le privilège de se créer un profil, d’organiser son contenu et d’interagir. Le profil ci-dessous illustre bien le concept. Chaque profil se compose de tableaux thématisés (par exemple: Montréal, Rome, Art, etc.) qui rassemblent des images, des vidéos ou des graphiques. Le contenu des tableaux est cliquable et peut ultimement diriger les utilisateurs vers le site Internet du propriétaire de ce contenu.

 

En cliquant sur le tableau Montréal, on accède à tout le contenu appartenant à cette catégorie.

 

En choisissant une photo, l’utilisateur peut en consulter le détail. Puis enfin, en cliquant sur l’image, il est dirigé sur le site Internet à l’origine de ce contenu.

 

Qu’est-ce qu’un individu «consommateur» peut retirer de Pinterest d’un point de vue touristique?

  • S’inspirer, rêver et s’informer: visiter les tableaux publiés par d’autres membres ou par des offices de tourisme, des hôteliers, des restaurateurs, etc.
  • Planifier et préparer son voyage: utiliser la plateforme pour gérer ses projets de voyage. Par exemple, si quelqu’un désire visiter le Québec, il peut créer un tableau et y greffer les images référant à tous les sites utiles qu’il trouvera sur le Web, comme les images d’hôtels où il souhaite séjourner, les attraits qu’il aimerait visiter, l’office de tourisme pour des idées d’activités, etc. Étant reliées à leur site Internet d’origine, les images servent d’aide-mémoire et permettent à l’utilisateur de retrouver ses informations en un coup d’œil.
  • Partager ses bons coups: une fois de retour, il est possible de rassembler les bonnes adresses découvertes ainsi que les images des lieux visités et d’y inscrire des commentaires.

Profil «entreprise»

En comprenant bien ce que les individus recherchent sur Pinterest et ce qu’ils y font, les entreprises peuvent adapter leur présence sur ce média social.

Quels sont les bénéfices possibles pour une entreprise ou une organisation touristique?

  • Rendement sur Google: Le contenu se trouvant sur Pinterest est indexé par Google et peut contribuer à optimiser votre présence sur ce moteur de recherche.
  • Liens et référencement: Générer du trafic sur votre site.
  • Présence Web et branding: Les images exposées sur Pinterest sont visibles et cliquables auprès d’un nombre important de personnes.

Une entreprise qui considère n’avoir aucun avantage à utiliser Pinterest et qui ne souhaite pas que le contenu de son site soit épinglé peut insérer le code suivant au haut de chacune de ses pages Web.

 

Par contre, celles qui jugent que ce média cadre avec leurs stratégies marketing devraient s’assurer que le contenu visuel (photos, vidéos, graphiques) de leur site soit suffisamment intéressant pour que les membres de Pinterest veuillent l’épingler sur leurs tableaux. Munir son site Web des touches «Pin it» et «Follow me on Pinterest» pourrait aussi favoriser le partage des visuels.

Comment maximiser sa présence sur Pinterest et en retirer des bénéfices?

  • Inscrire du texte pertinent et concis sous chaque élément affiché, par exemple une brève description ou une histoire s’y référant (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) et penser à inclure des mots clés;
  • Épingler et aimer des images provenant d’autres membres et émettre des commentaires pour susciter des interactions;
  • Suivre des personnes qui semblent influentes ou qui démontrent un intérêt pour votre produit ou service;
  • Ajouter des contributeurs avec qui vous construirez un tableau collectif;
  • Partager le contenu de vos tableaux à travers vos autres comptes de réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter;
  • Ajouter un bandeau affichant le prix des produits ou services que vous vendez. Si votre attrait possède une boutique de souvenirs, pourquoi ne pas lui créer un tableau pour les mettre en vitrine?

4 exemples de profils

Musée

Source: Metropolitan Museum of Art

Hôtel

Source: Four Seasons Hotel New York

Croisière

Source: Norwegian Cruise Line 

Destination

Source: Tourisme Gaspésie

Le futur de Pinterest

Les fonds investis par Rakuten en mai dernier serviront à poursuivre la croissance de Pinterest sur les marchés internationaux et à doter l’entreprise d’un solide modèle d’affaires. Pour l’instant, tout porte à croire que Pinterest demeurera un joueur actif dans le paysage des médias sociaux, du moins pour les mois à venir. Bien que les avis soient encore partagés quant à son intégration dans une stratégie marketing, il ne faut pas négliger l’importance que continuera de prendre le contenu visuel sur le Web dans le futur. Maintenant, à vous de juger si l’investissement en vaudra la chandelle!

 

 

Sources:

• Adviso. «7 façons créatives d’utiliser Pinterest», 1 mai 2012.

• Bladier, Cyril. «E-commerce: Pinterest ou Facebook?», 11 mai 2012.

• BlogHer Inc. «Women and social media in 2012», consulté le 4 juin 2012.

• Drell, Lauren. «How Pinterest boosted Jetsetter’s traffic by 150%», Mashable, 23 mai 2012.

• Emarketer.com. «Is Pinterest really leading to product purchases?», 31 mai 2012.

• Fouts, Janet. «8 strategies for Pinterest for business», SocialMediaToday, 12 juin 2012.

• Gillum, Scott. «5 reasons Pinterest is a must for business marketers», 4 juin 2012.

• Hennigan, Andrew. «Making Pinterest work for your travel brand», EyeFor Travel, 6 juin 2012.

• Jain, Jitendra. «Pinterest for hoteliers – A guide to Pinterest for hotels, resorts and restaurants», ehotelier, 29 février 2012.

• LaRiviere, Krista. «8 SEO Benefits of Pinterest in your Web presence», 24 mai 2012.

• Lunden, Ingrid. «Rakuten CEO on the $100M Pinterest Round: we want Pinterest users to pin images and buy using our ID», TechCrunch, 17 mai 2012.

• Messieh, Nancy. «Everything you need to know about Pintrest», The Next Web’s, 15 janvier 2012.

• Miles, Jason. «5 ways to tell if Pinterest is right for your business», Social Media Examiner, 4 juin 2012.

• Moritz, Donna. «The 10 commandments of using Pinterest for business (Infographic)», Entrepreneur, 7 juin 2012.

• Reed, Jared. «Pinterest: Top 9 ways to be a responsible pinner», Marketing Profs, 6 avril 2012.

• Suhendra, Ahmad. «How to use Pinterest for marketing strategies», 4 juin 2012.

• Thompson, Troy. «Why Pinterest works in the travel industry (especially destination)», Tnooz, 5 mars 2012.

• Vaughan, Pamela. «8 questions to evaluate if that new social network is worth your company’s time», HubSpot Blog, 8 juin 2012.

Sites Web:

• Alexa

• Pinterest

• Rakuten

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Ailleurs dans le monde Enjeux Produits et activités

Donner vie au patrimoine culturel par l’imagerie numérique

Plusieurs destinations cherchent à mettre en valeur, de façon authentique, l’histoire et la culture de communautés autochtones. Il s’agit d’une démarche à la fois louable et difficile à réaliser. Pour être authentiques, de tels projets doivent obtenir l’appui et la participation des communautés concernées. Le projet Roots 2 Share est un exemple particulièrement réussi d’exposition muséale numérique ancrée au cœur de la culture des Inuits du Groenland. Il a été présenté par Diederik Verrmann, conservateur au Museon de La Haye aux Pays-Bas lors de la conférence MuseumNext tenue à Barcelone, les 24 et 25 mai dernier.

Ce projet innovateur a été initié par deux musées néerlandais et deux du Groenland. Cette coopération internationale a également requis la participation de la population de ces deux pays. Le projet consistait à lier à leurs sources une collection de plus de 10 000 photographies des années 1960, 1970 et 1980 recueillies par un couple de conservateurs néerlandais, c’est-à-dire les communautés inuites du Groenland. Quelques expositions et activités ont été mises sur pied, incluant un forum expérimental, entièrement dédié au storytelling numérique et au débat (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing).

 Source: Roots 2 Share

Le forum

L’élément principal du projet est un site Web où chacun peut déposer des photographies d’archives dans leur contexte et les enrichir de faits intéressants, de réflexions ou d’expériences personnelles.

Depuis mai 2011, la population du Groenland peut visiter le site www.roots2share.gl afin d’examiner les photos de la collection, c’est-à-dire leur village, leurs grands-parents, leurs parents ou eux-mêmes. Les souvenirs remémorés et les émotions suscitées sont les fondements du projet. Tout visiteur sur le site est invité à annoter les photos dans sa langue. Mentionnons qu’il s’agit du seul site Web traduit en groenlandais de l’Est (le site est également disponible en groenlandais de l’Ouest, en anglais et en danois).

 

Source: Roots 2 Share

Des informations peuvent être ajoutées à propos de chaque photo et tous peuvent commenter les contributions des autres. L’objectif est de donner au public, aux musées et aux communautés une occasion de découverte, de discussion et d’apprentissage mutuel. C’est le concept de multivoicedness ou «voix multiples».

De cette ouverture sont ressortis des témoignages particulièrement touchants, des commentaires pertinents et des réflexions qui ont enrichi le site Web, mais également l’exposition des photographies dans les musées impliqués.

Outre les contributions des membres des communautés inuites et des institutions muséales, des commentaires intéressants proviennent d’une activité scolaire organisée aux Pays-Bas. Celle-ci consistait à demander aux enfants d’écrire une petite histoire inspirée d’une photographie de leur choix. Ces histoires sont incluses sur le site Web du projet et plusieurs accompagnent les photos lors des expositions.

La vidéo ci-dessous témoigne de la richesse et de la diversité des contributions.

Restituer l’héritage culturel

Le Groenland est souvent perçu comme une terre inhabitée, mais quelque 56 000 personnes, principalement des Inuits, y vivent, et ce, depuis probablement 4000 ans. La capitale, Nuuk, est une cité moderne comptant 16 000 habitants. La majorité de la population mène toujours un mode de vie traditionnel marqué par la pêche, la chasse et, maintenant, le tourisme. Les recherches des observateurs ayant mené à cette impressionnante collection de photos portaient sur la transformation du mode de vie de la communauté inuite alors que les commodités modernes et l’ouverture sur le monde extérieur gagnaient l’île.

Aborder les questions d’héritage dans les expositions muséales soulève souvent des enjeux émotionnels puisqu’on fait référence à l’identité culturelle d’un peuple. De cette prémisse est née l’idée de Roots 2 Share. La numérisation et le partage de ces photographies répondaient à un désir des Inuits de se voir restituer leur patrimoine culturel. Également, les photos stimulent le dialogue à propos du passé et du présent, et ce, entre les générations.

En amenant les sujets des images à raconter leur histoire à la première personne, on tend à les rapprocher de l’auditoire. Il était donc urgent pour les responsables de l’exposition de solliciter les communautés puisque de nombreux individus concernés sont vieillissants. Le savoir traditionnel et les expériences personnelles pourraient être perdus au fil du temps.

La mobilisation

Les organisateurs étaient conscients que le souhait de connecter une petite communauté de chasseurs et de pêcheurs à un site Web aux fonctionnalités avancées ne serait pas une tâche facile. Pour y arriver, ils ont développé quelques activités:

  • Consultations auprès d’un groupe de cinq Groenlandais de l’Est;
  • Sélection des images réalisées par les Groenlandais eux-mêmes;
  • Réunions dans plusieurs communautés;
  • Enregistrement vidéo de quelques réactions parmi l’assistance, de commentaires et d’anecdotes personnelles;
  • Introduction du site Web auprès des élèves et des enseignants dans les écoles. Cette action visait à rapprocher les générations.

Susani Umerineq aide sa grand-mère Thomasine à rédiger une histoire.

Source: Crédit photo: Diederik Veerman, mai 2011. Roots 2 Share, From archive photographs to digital heritage forum

Ces actions ont permis de mobiliser la population locale au projet. Plusieurs individus se sont offerts pour raconter leur histoire et se sont graduellement approprié le site Web et la collection de photos.

Voir grand

Le concept de «voix multiples» où l’héritage n’est plus lié à une seule explication ou à une seule vérité est intéressant pour de multiples projets de mise en valeur du patrimoine culturel. Roots 2 Share pourrait agir en tant que plateforme universelle pour interagir à propos de l’héritage culturel. Le site Web développé pour Roots 2 Share est un logiciel «libre» (open source) et il est possible de l’utiliser et de l’adapter à d’autres projets semblables.

 

Enfin, la société groenlandaise – et plusieurs autres – fait actuellement face à quelques enjeux liés aux changements climatiques, à la mondialisation et à la modernisation. Internet peut être vu comme une menace à sa culture ou, au contraire, comme une occasion de suivre le processus de changement et d’aider à la continuité pour les générations futures.

 

Sources:

– Buijs, Cunera et Veerman, Diederik. «Roots 2 Share – From archive photographs to digital héritage forum», 2012.

– Veerman, Diederik. «Roots 2 Share: from dusty photographs to dynamic events», présentation lors de la conférence MuseumNext, 24 mai 2012.

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Technologies

Comment mieux tirer parti de LinkedIn

Malgré l’émergence constante de nouveaux réseaux sociaux, l’engouement envers LinkedIn ne s’essouffle pas. Avec plus de 150 millions de membres provenant de plus de 200 pays, LinkedIn demeure dans le peloton de tête des réseaux sociaux les plus populaires, concernant tant le nombre de visites que celui de ses membres. En février 2012, ses dirigeants ont annoncé quelques améliorations et nouveautés, visant entre autres un meilleur usage des groupes, la fonctionnalité favorite de 80% des membres. Voici comment mieux utiliser le potentiel de ce réseau de professionnels, le plus important au monde.

Portrait de LinkedIn

En 2011, LinkedIn a généré 1,8 milliard d’occasions d’affaires, dont 43 millions au Canada. Parmi ses 5 millions de membres canadiens, 60% l’utilisent afin de consulter l’actualité de leur industrie et de faire des recherches sur des entreprises. En mars dernier, LinkedIn était le quatrième réseau social à recevoir le plus de visites (voir le tableau 1).

LinkedIn peut être utilisé afin d’atteindre plusieurs objectifs, notamment:

  • trouver de nouveaux partenaires, clients ou fournisseurs;
  • mettre en valeur votre entreprise;
  • recruter ou repérer des ressources susceptibles de joindre votre équipe;
  • entrer en contact avec des experts ou des pairs dans le but d’approfondir certaines connaissances;
  • réseauter avec des professionnels de votre industrie qui assisteront à une même conférence.

Maximiser votre présence sur LinkedIn

Se créer un profil sur LinkedIn ne suffit pas pour tirer pleinement parti du réseau, particulièrement s’il est incomplet. Voici cinq actions qui contribueront à rehausser votre présence.

1. Optimiser votre profil

Certaines informations de base permettent de vous identifier, mais ce sont vos expériences et votre formation qui représentent le cœur de votre profil. En plus de contribuer à votre crédibilité, ces informations amélioreront votre référencement sur le moteur de recherche de LinkedIn.

  • Soyez clair, concis et n’hésitez pas à utiliser des mots clés afin d’accélérer la lecture.
  • Inscrivez l’intitulé exact de vos diplômes et des institutions d’enseignement que vous avez fréquentées; vos anciens collègues de classe ou de travail vous repéreront plus facilement.
  • Demandez des recommandations (p. ex.: employeurs, partenaires, clients), celles-ci pourraient contribuer à votre notoriété.
  • Ajoutez l’adresse de votre site Internet, de votre blogue, de même que les liens vers vos autres comptes de réseaux sociaux afin de promouvoir votre présence sur le Web.
  • Optez pour une photo sobre, n’oubliez pas que vous êtes sur LinkedIn à des fins professionnelles!

2. Personnaliser l’URL de votre profil

L’URL de votre profil est composée d’une suite de caractères peu pratique. Si vous désirez l’ajouter sur différents supports, tels que vos cartes professionnelles ou votre signature de courriel, songez à la personnaliser.

Rendez-vous sur l’onglet «Profil» et choisissez l’option «Modifier profil».

 

Une fois sur votre page, cliquez sur «modifier» votre profil public.

Dans le coin droit au bas de votre page, vous trouverez une fenêtre «L’URL de votre profil public», qui vous permet de personnaliser votre URL.

3. Choisir le bon groupe

Selon Experian Hitwise, on compte actuellement plus de 1,2 million de groupes sur LinkedIn; 42% des membres font partie de 1 à 9 groupes et 32% de 10 à 29. Certains groupes portent le nom d’une entreprise, d’une association, d’un événement ou simplement d’une thématique. Les utilisateurs les fréquentent afin:

  • d’échanger avec d’autres membres à propos de sujets précis, de poser des questions à des experts ou à des professionnels du milieu, de participer à des débats et à des discussions, bref, afin d’interagir;
  • d’élargir leur carnet de contacts et, selon leurs objectifs, de trouver de possibles partenaires, clients, employés, etc.;
  • d’exercer une veille sur des sujets et de dénicher des articles, des documents d’experts ou d’autres informations pertinentes.

LinkedIn met à la disposition de ses membres un outil leur permettant de mesurer la pertinence des groupes. Grâce à cet outil, il est possible de savoir si un groupe est actif et d’obtenir des données sur ses membres. Les statistiques sont présentées en quatre sections: résumé, données démographiques, croissance et activité.

4. Utiliser des applications

Bien qu’elles ne soient pas essentielles à l’utilisation de LinkedIn, les applications peuvent s’avérer utiles, selon les besoins. Pour les consulter, rendez-vous sous l’onglet «Plus», puis sélectionnez «Obtenir plus d’applications…».

 

 

Parmi celles qui vous sont proposées, voici deux exemples d’applications utiles:

  • WordPress peut dynamiser votre page LinkedIn et présenter votre expertise si vous possédez un blogue et produisez régulièrement du contenu.

 

  • Slideshare permet de partager vos présentations avec des collègues ou les membres d’un groupe dont vous faites partie, ou simplement de mettre en valeur le contenu de votre dernière conférence.

 

5. Créer une page pour votre entreprise

Les entreprises ont elles aussi tout avantage à être présentes sur LinkedIn (Lire aussi : Recruter sur les médias sociaux – Compte rendu de conférence). D’ailleurs, plus de deux millions d’entreprises et d’organismes possèdent une page. Cet espace représente un véritable outil de cohésion entre les différentes sphères de l’organisation et peut entre autres servir à:

  • présenter votre entreprise, sa mission, ses employés, son expertise, etc.;
  • mettre en valeur les recommandations de vos partenaires, de vos clients ou d’autres contacts d’affaires;
  • diffuser de l’information auprès d’un public professionnel (le contenu de votre blogue, le fil d’actualité de votre compte Twitter, etc.);
  • afficher les emplois vacants;
  • communiquer avec différents publics cibles en lien avec l’entreprise (partenaires, membres, fournisseurs, médias, etc.).

Pour créer votre profil, il suffit de vous rendre à l’onglet «Entreprises» et de sélectionner «Ajouter une entreprise».

 

En somme, LinkedIn est un réseau de professionnels incontournable pour les relations B2B. Fait-il partie de votre stratégie de médias sociaux?

 

Sources:

• Céalac, Gaëlle. «9 façons d’utiliser les plugins LinkedIn pour votre entreprise», 18 avril 2012.

• Consultant Arobasenet. «Chiffres et statistiques des réseaux sociaux – Avril 2012», 19 avril 2012.

• Experian Hitwise. «The 2012 Digital Marketer: Benchmark and Trend Report», 2012.

• Goldasich, Deana. «How to stop wasting time in LinkedIn groups», 10 avril 2012.

• Horton, Chris. «25 tips to build your LinkedIn following», 18 avril 2012.

• James, Geoffrey. «LinkedIn mistakes: Top 5 ways to kill your credibility», Inc., 13 décembre 2011.

• Lillie, Anita. «Bringing you insights into LinkedIn Groups with our new statistics dashboard», 10 novembre 2011.

• LinkedIn. «The Global LinkedIn Audience», 19 mars 2012.

• LinkedIn. «L’auditoire de LinkedIn au Canada», 2 février 2012.

• MarketingProfs. «Pinterest Now No. 3 US Social Network, Surpasses LinkedIn», 10 avril 2012.

• Tobias, Heidi. «Facts about LinkedIn that may surprise you», 11 novembre 2011.

Site Web:

• LinkedIn

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Enjeux Hébergement

Les faux avis en ligne: peut-on les détecter?

Les poursuites et les rumeurs liées à la publication de faux commentaires sur les sites Web de voyageurs, qu’ils soient positifs ou négatifs, ont fait couler beaucoup d’encre au cours de la dernière année. Les fraudeurs s’organisent et raffinent leurs méthodes à mesure que les outils pour les détecter se perfectionnent; il s’agit là d’un véritable jeu du chat et de la souris. Des chercheurs de l’Université Cornell ont mis au point un système informatique qui, en analysant la sémantique des commentaires, détermine s’il s’agit d’un message véridique ou inventé, avec un taux de réussite de 90%. Selon la firme PhoCusWright, trois personnes sur quatre sont influencées par les commentaires et les photos des autres voyageurs; un meilleur contrôle de ces publications s’impose donc, et ce, au bénéfice des voyageurs comme des entreprises qui font l’objet de commentaires et des sites Web qui les diffusent.

Qui dit vrai?

Afin de tester votre capacité à détecter la vérité, parmi ces trois commentaires concernant le Hard Rock Hotel de Chicago, déterminez lequel est vrai (la réponse se trouve à la fin de l’analyse).

 

La rédaction de faux avis: un véritable marché

Les sites de commentaires couvrent une grande variété de produits, que ce soit des livres, des appareils informatiques, du matériel audio ou encore des établissements hôteliers. Dans certains cas, jusqu’à 30% des avis peuvent être faux, comme le souligne Bing Liu, professeur à l’Université de l’Illinois à Chicago. Ces critiques exercent une grande influence sur les consommateurs, incitant les entreprises à déployer des efforts pour que leurs clients parlent d’elles sur les sites d’avis. Il s’agit là d’une bonne habitude à prendre pour ces établissements, s’ils veulent gérer efficacement leur réputation (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne). Toutefois, certains d’entre eux vont trop loin et perturbent la crédibilité de ce phénomène.

De nombreuses histoires ont circulé sur les manigances employées pour faire grimper (ou chuter) un établissement dans les classements. En voici quelques-unes:

  • Un hôtelier situé dans la région des Cornouailles, en Angleterre, aurait offert 10% de rabais aux clients qui acceptaient d’écrire un «avis honnête mais positif» sur son établissement.
  • Selon le journal irlandais The Irish Time, un important groupe hôtelier aurait encouragé des dizaines d’employés et de propriétaires d’établissements à formuler des commentaires positifs sur TripAdvisor.
  • Le magazine Bloomberg Businessweek révélait, en octobre dernier, l’existence d’un véritable marché du faux avis élogieux, avec des rédacteurs répartis à travers le monde, recrutés sur le Web par les entreprises ou par l’intermédiaire des agences.
  • Pour déjouer les filtres des sites de commentaires, on prend soin d’utiliser des serveurs informatiques qui ne permettront pas la localisation des auteurs de faux avis. On exige également d’eux qu’ils se servent d’une adresse courriel différente pour chacun de leurs envois. On leur demande aussi de faire parvenir ces commentaires à divers moments de la journée, et ce, sur plusieurs semaines.
  • Des agences offriraient jusqu’à 80$ pour des avis écrits par des utilisateurs qui ont atteint le statut Élite sur certains sites, signe de crédibilité.

Le détecteur de mensonges

Les TripAdvisor et Yelp de la toile n’ont pas intérêt à ce que l’on doute de l’honnêteté des avis qu’ils publient. Pour déceler les fraudeurs, ils ont développé des filtres, qui ne sont toutefois pas infaillibles. Des chercheurs de l’Université Cornell ont, quant à eux, mis sur pied un programme informatique pour détecter les faux avis. Pour les besoins de l’étude, ils ont demandé à des individus d’inventer 400 avis positifs sur une vingtaine d’hôtels dans lesquels ils ne sont jamais allés. Puis, ils ont sélectionné, minutieusement et selon certains critères, 400 avis véridiques sur le site de TripAdvisor, sur les 20 hôtels les plus populaires de Chicago.

Afin d’évaluer la capacité d’un humain à déceler les messages mensongers, trois juges – des étudiants de Cornell – devaient analyser quelque 160 commentaires et identifier les faux. Deux d’entre eux ont réussi à en détecter 50%, le troisième a atteint 62%. Le modèle informatique développé par les auteurs de l’étude a reconnu 90% des faux commentaires. Ce détecteur de mensonges a été élaboré grâce à la combinaison de deux approches basées sur la sémantique et les termes utilisés couramment, selon que l’avis est vrai ou faux.

Ainsi, les chercheurs ont constaté que les vrais avis ont tendance à emprunter un langage qui est davantage axé sur les sens ou sur le concret. Ils contiennent souvent des détails sur les lieux physiques avec des termes comme «petit», «salle de bain», «plancher», etc. Il est plus difficile pour l’auteur d’un faux avis d’avoir de telles références, puisqu’il ne connaît pas les lieux. L’usage du «je» est beaucoup plus courant parmi les faux avis; les rédacteurs pensent probablement en augmenter ainsi la crédibilité en s’impliquant de façon soutenue dans le commentaire. Voici les grands constats relatifs à la sémantique des faux avis, appuyés par l’un de ces commentaires inventés, tiré de l’étude.

Indicateurs fortement associés à un faux avis:

1. insistance sur les personnes qui les accompagnent;
2. grand usage des pronoms personnels «je» et «me»;
3. mention complète de l’établissement d’hébergement et de la ville – on observe moins ces détails dans les commentaires véridiques.

Indicateurs légèrement associés à un faux avis:

4. recours aux points d’exclamation – les vrais avis sont plutôt ponctués d’autres signes comme $;
5. grande utilisation des adverbes comme «très» ou «vraiment»;
6. emploi de plusieurs verbes.

La chasse aux imposteurs

Au Royaume-Uni, à la suite de nombreuses plaintes concernant des avis mensongers ou diffamatoires, l’Advertising Standards Authority a exigé de TripAdvisor qu’il retire la mention indiquant que les commentaires proviennent de «vrais» voyageurs. La France planche sur une norme nationale qui permettra d’évaluer l’authenticité des commentaires émis. Bref, les consommateurs et les entreprises ne sont pas dupes. Pour maintenir la crédibilité des sites de commentaires, la chasse aux imposteurs se poursuit, et les outils pour les détecter rendront leurs interventions de plus en plus complexes.

 

Réponse : 1. Vrai – Les vraies critiques décrivent souvent l’espace physique. 2. Faux – Les fausses critiques utilisent plus de pronoms et d’adverbes. 3. Faux – Les fausses critiques mentionnent souvent le nom complet de l’hôtel, contrairement aux vraies critiques.

 

Sources:

– Bugnot, Fabrice. «Comment lutter contre les faux avis sur Internet?», L’Écho touristique, 11 février 2011.

– De Santiago, Erin. «Travel News: TripAdvisor Under Scrutiny for False Reviews», 8 septembre 2011.

– Dublanchet, Ludovic. «Les avis des consommateurs sur Internet. Comment les exploiter!», Espaces, no 300, février 2012.

– Leydon, Tom. «A closer look at why Expedia introduced verified reviews after spinning off TripAdvisor», 5to9branding.com, 8 février 2012.

– L., Julien. «Contre les faux avis de clients, l’Afnor prépare une norme», 29 décembre 2011.

– Ott, Myle, Yejin Choi, Claire Cardie et Jeffrey T. Hancock. «Finding Deceptive Opinion Spam by Any Stretch of the Imagination», juin 2011.

– Pope, Conor. «Hotel Group Staff Urged to Write Positive Web Reviews», Irishtimes.com, 31 janvier 2012.

– Racherla, Pradeep, Daniel Connoly et Natasa Christodoulidou. «Unscrambling the Puzzling Matter of Online Consumer Ratings: An Exploratory Analysis», The Center for Hospitality Research, vol. 11, no 16, août 2011.

– Tumposky, Ellen. «Cornell Software Able to ID Fake Hotel Reviews», 28 juillet 2011.

– The Telegraph. «TripAdvisor user apologises for false reviews», 16 février 2012.

– Weise, Karen. «A Lie Detector Test for Online Reviewers», Bloomberg Businessweek, 29 septembre 2011.

 

 

Sites Web:

– TripAdvisor

– Yelp

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Produits et activités

L’industrie touristique à la conquête de notre cœur

Aujourd’hui, les établissements hôteliers ne sont plus les seuls acteurs du tourisme romantique. D’autres entreprises touristiques ainsi que des destinations sortent le grand jeu et proposent, tout au long de l’année, des expériences uniques pour cette clientèle amoureuse ou à la recherche de l’âme sœur. Comme le dit si bien le dicton, l’amour donne des ailes; alors, autant s’en servir pour voyager!

 

 

Une clientèle précieuse pour les hôtels

Les forfaits de couple sont incontournables dans les hôtels: escapade romantique, douce romance et gastronomie, détente en amoureux, les clients ont l’embarras du choix. Certains établissements vont plus loin en affectant des employés aux demandes romantiques. L’Opus de Vancouver alloue les services d’un «concierge cupidon» à la réservation d’un forfait romance. À l’hôtel 70 Park Avenue de New York, c’est un «sommelier romantique» qui répond aux besoins des clients. Quant au Marriott Long Wharf de Boston, un «Artiste de la grande demande» conseillera bientôt les clients sur des lieux propices aux demandes en mariage et arrangera des rendez-vous chez les bijoutiers.

Dans le même ordre d’idées, certains établissements hôteliers se concentrent sur un créneau en particulier: les couples souhaitant passer quelques heures ensemble. Principalement situés dans des lieux urbains, ces hôtels dédiés à l’amour proposent des chambres thématiques et garantissent une intimité aux occupants en coupant tout contact entre les employés et la clientèle. Ces love motels sont apparus au Brésil, où l’on en compte plus de 4 000 aujourd’hui. C’est d’ailleurs un phénomène de société au Japon, où l’on estime que 2 millions de personnes visitent chaque jour ces quelque 20 000 établissements du pays. Au Québec, il existe notamment l’hôtel Le Rivage et l’Auberge aux Nuits de Rêve, qui disposent de suites thématiques.

 

Source: Hôtel Queen Mary au Japon, wordpress.tokyotimes.org

Source: Auberge aux Nuits de Rêve au Québec reve.ca

Sur les traces des couples mythiques

Qu’y a-t-il de plus romantique que d’incarner des personnages historiques ayant vécu une grande histoire d’amour? À Vérone, en Italie, les amoureux peuvent se glisser dans la peau de Roméo et Juliette et prononcer leurs vœux de mariage dans le décor de la résidence de cette dernière. Le mariage princier de William et Kate a inspiré plus d’une entreprise touristique à créer des forfaits pendant et après l’évènement. Lors du mariage, le Hyatt Regency de Londres offrait une nuit incluant un cocktail aux couleurs des joyaux de la couronne, des truffes spécialement préparées pour le mariage, des visites de lieux mythiques, ainsi qu’un ouvrage dédicacé relatant l’histoire d’amour du couple. En juillet dernier, Vacances Air Canada proposait un séjour dans la capitale britannique avec une visite à thème intitulée «Mariage royal».

Les romans et les films romantiques servent aussi de prétextes, comme le film «One Day» tourné à Édimbourg et adapté du succès de librairie de David Nicholls. L’office de tourisme de la ville a créé un circuit permettant de visiter les principaux lieux fréquentés par le couple fictif. Depuis le succès du livre «Mange, prie et aime», l’agence STA Travel offre trois séjours distincts, dont un à Bali pour «trouver l’amour».

Source: eatpraylove.statravelpackages.com

Des destinations s’affichent romantiques

Certaines villes se positionnent en tant que destinations romantiques. Miami célèbre la romance en juin et dédie son site romance.miamiandbeaches.com aux offres spéciales de ses partenaires ; elle y répertorie les activités, les lieux et les hôtels romantiques, et indique même les dix endroits les plus appropriés pour faire une demande en mariage.

Source : Miami Romance

La Ville de la Nouvelle-Orléans s’est autoproclamée capitale mondiale de la romance en 2007 et elle consacre une page de son site Internet touristique aux activités romantiques. Elle diffuse plusieurs vidéos mettant en valeur ces attraits. Dans la même veine, Tourisme Montréal suggère, entre autres, un itinéraire de charme dans trois quartiers différents, comportant des activités diversifiées à caractère romantique. L’Office du Tourisme et des Congrès de Paris a lancé en 2011 l’opération Paris Romantique, qui se déroulait tout le long du mois de février. Cette opération consistait à proposer des parcours romantiques suggérant des activités à chaque heure de la journée. Depuis, le site recense tous les lieux de la ville propices à une balade en amoureux.

 

Source: parisinfo.com

Au Québec, une «romançologue» suggère des escapades et des activités de couple sur son site Web (escapaderomance.com).

Source: EscapadeRomance.com

Le rôle d’Internet et des médias sociaux

Internet est depuis toujours un vecteur très utilisé pour la recherche de l’âme sœur, et des synergies peuvent se produire entre l’e-amour et l’e-tourisme. Des agences de voyages s’adressent aux célibataires, comme c’est le cas de soloways.net ou de celivacances.com. Il existe aussi des réseaux sociaux de voyages, tels que Meetngo.com, qui centralise les offres de voyages dédiées aux célibataires et les mettent en relation. La plateforme WeMetOnAPlane s’est spécialisée sur ce type d’offre, en mettant en contact les personnes qui se sont rencontrées sur un vol sans avoir pu échanger leurs coordonnées.

Certaines entreprises touristiques espèrent attirer plus de clients en tirant profit du tourisme romantique par le biais de concours sur les médias sociaux. Des groupes hôteliers, tels que Sandals et Paradise by Marriott, ont lancé des concours réservés aux couples, dans lesquels les gagnants remportaient des séjours dans le Sud. Pour y participer, les candidats devaient réaliser une vidéo ou rédiger un texte mettant en scène leur histoire d’amour et expliquer pourquoi ils méritaient de gagner. Les fans de la page Facebook du groupe hôtelier Marriott étaient appelés à voter.

Source: sandalsgreatestlovestory.com

En février, au cours de la campagne de promotion de sa marque «With Love, Philadelphia XOXO», VisitPhilly a renouvelé son concours «29 Nights of Dates in Philadelphia» sur Facebook. Différents prix sont à gagner chaque jour, dont des nuitées pour deux à l’hôtel, des escapades dans la ville ou encore un scouteur de marque Vespa.

Source: aboutourism.files.wordpress.com

La Saint-Valentin est une date idéale pour rejoindre cette clientèle. À titre d’exemple, British Airways a invité des couples à participer à une vente aux enchères caritative, afin d’avoir une chance de gagner un dîner romantique le 14 février à bord de l’un de ses avions, sans quitter le sol.

Un créneau porteur

Si les voyages et les escapades romantiques sont des créneaux bien établis dans l’industrie touristique, on sent une volonté de la part de diverses entreprises d’exploiter davantage ce marché. Pour y arriver, il est essentiel de connaître les attentes et les besoins spécifiques de ces clientèles aux divers profils et de proposer des offres à longueur d’année, et non uniquement le jour de la Saint-Valentin. Les villes de Montréal et de Québec sont considérées comme des destinations urbaines romantiques; les entreprises touristiques se doivent alors de proposer des offres pour cette clientèle, tant celle de l’extérieur que celle de proximité, afin d’apporter une cohérence dans l’image de ces destinations.

 

Sources de l’image à la une: Unsplash 

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Marketing

Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing

Le storytelling demeure un concept nébuleux pour certains. Appliquée aux communications d’entreprises, cette approche offre de nombreux avantages pour positionner une marque, un produit ou un service. Cette technique narrative consiste à communiquer par des histoires à fort pouvoir de séduction afin d’entrer en contact direct avec l’univers émotionnel de son sujet. De plus en plus, les destinations touristiques adoptent ces principes dans leur campagne de marketing au détriment des méthodes traditionnelles de communication parfois linéaires ou sans émotion.

De moins en moins sensible aux discours publicitaires conventionnels, le consommateur a besoin de se faire parler autrement. Il aime entendre des récits qui peuvent le projeter dans un rêve, ou lui faire construire ses propres souvenirs et représentations mentales. L’histoire racontée par le storytelling comporte une dimension humaine, et à laquelle il peut s’identifier.

À l’heure du Web 2.0, plusieurs outils émergent au profit du storytelling, permettant aux entreprises de diffuser leurs histoires à partir d’une multitude de plates-formes interactives. Blogues d’entreprise, sites de partage d’avis, de photos ou de vidéos; ces interfaces favorisent une interactivité en temps réel avec la clientèle et offrent de nouvelles occasions pour les entreprises de renforcer leurs liens avec le consommateur.

Quoi raconter pour séduire le consommateur

Il existe deux grandes orientations applicables au storytelling: soit les histoires sont racontées par l’entreprise et concernent des anecdotes ou récits en lien avec la marque, soit les clients prennent la parole et rapportent leurs expériences.

La campagne publicitaire suivante de Travel Oregon illustre bien l’utilisation du storytelling par le client. Cette vidéo présente l’histoire d’un père et de son fils partageant un moment privilégié sur un terrain de golf de la région. Au cœur de cette mise en scène, l’émotion crée un lien entre la destination et le téléspectateur. La narration amène le futur visiteur à imaginer l’expérience qu’on lui propose.

 

L’Apostrophe Hôtel de Paris  a également appliqué les fondements du storytelling dans cette vidéo promotionnelle qui met en scène une femme visitant la ville, jusqu’à son moment de détente à l’hôtel. Par la création du personnage féminin qui représente la clientèle visée par la vidéo, la spectatrice plonge rapidement dans son univers et s’identifie à elle. Une forme de lien émotionnel est ainsi créée, et ce, sans l’utilisation d’une narration comme dans l’exemple précédent. Bien que le principe du storytelling repose sur une histoire racontée, celle-ci peut également être transmise par le biais d’images, de sons ou de textes.

 

 Quand le souvenir construit le présent

La Ville de Saint-Jean-de-Monts, une importante station balnéaire en France, a su intégrer avec brio les principes du storytelling par le développement d’une campagne de communication tournant autour des souvenirs de vacances. La Ville a ainsi créé un site Web collaboratif , qui permet aux vacanciers et aux visiteurs d’y déposer des photos et des vidéos, de raconter des anecdotes de vacances passées à Saint-Jean-de-Monts et d’interagir avec les autres internautes. Outre ces expériences, le site met en scène l’histoire de la destination à travers une série de vidéos humoristiques, dans lesquelles on raconte comment la ville est devenue une véritable fabrique à souvenirs. Une collaboration avec des blogueurs a aussi été réalisée; au total, douze blogueurs ont vécu l’expérience le temps d’une fin de semaine. Les souvenirs de cette expérience se sont rapidement propagés sur la blogosphère et dans les médias sociaux. Dans cet exemple, l’image de la destination est construite autour des souvenirs, anecdotes et récits de ses visiteurs. On va même jusqu’à les inviter à partager leur vision sur l’avenir de la station et à transmettre leurs idées quant à son développement.

En novembre 2008, Tourisme Québec lançait aussi une stratégie de storytelling sur les marchés de la France, de New York et du New Jersey, avec son blogue Destination Bonjour Québec. Les carnets de voyages de six couples gagnants d’un concours organisé pour le lancement de la campagne ont été publiés sur la plate-forme (lire aussi Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!).

Construire un texte promotionnel

Plusieurs hôteliers choisissent de personnaliser leur site Web avec une description historique de l’hôtel, ou par l’entremise d’anecdotes ou d’histoires, rendant l’approche personnalisée et conférant à l’hôtel un caractère chaleureux et hospitalier. C’est d’ailleurs le cas du Mitaroy Hotel Goa, dont le propriétaire a choisi d’appliquer ce principe et de parler à sa clientèle par son blogue, où il raconte entre autres comment il est devenu hôtelier.

Dans le même ordre d’idées, on peut gérer l’animation d’une page Facebook en appliquant les bases du storytelling de façon à créer un rapprochement avec le consommateur, tout en faisant ressortir des éléments importants du produit. Le statut Facebook suivant du Brewster House de Freeport en est un bon exemple: «Cute couple got engaged here last night. Now enjoying champagne and blueberry stuffed French Toast.» L’idée derrière ce statut: promouvoir la romance, l’excitation et l’offre de petit-déjeuner copieux.

Les entreprises peuvent déployer tellement d’actions pour communiquer avec leur clientèle. Par son approche humaine, le storytelling est une technique qui confère à la destination ou au service touristique un caractère sympathique et attachant.

 

Sources:

– Blancherie, Jean-Marc. «Le storytelling ne raconte pas d’histoires» , Espaces tourisme & loisirs, vol. 298, décembre 2011, p. 10-15.

– Druhen, Xavier et Delphine Mougel. «Saint-Jean-de-Monts raconte ses histoires de vacances pour construire son futur» , Espaces tourisme & loisirs, vol. 298, décembre 2011, p. 38-41.

– Devlin, Nan, «Why Story Matters», Puretravelnw.org, 10 août 2011.

– Craig, Daniel Edward. «Social media and storytelling for hotels», Danieledwardcraig.com, 10 février 2011.

– Aurélie. «Le storytelling, ou l’art de raconter des histories pour séduire ses clients» , KraukoBlog.com, 20 décembre 2010.

Sites Internet :

– Saints-Jean-de-Monts

– Travel Oregon

– Apostrophe Hôtel

– Mitaroy Hotel Goa

– Destination Bonjour Québec

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Technologies

Conseils élémentaires pour améliorer votre présence sur Twitter

L’importance pour une entreprise d’être active sur les médias sociaux est un sujet qui revient constamment. Bien qu’une forte majorité des utilisateurs de médias sociaux ont recours à Facebook, il ne faut pas pour autant négliger d’autres avenues, telles que Twitter. Ce réseau social comptait plus de 100 millions d’utilisateurs en septembre 2011. De ce nombre, près de la moitié visite leur compte tous les jours. Si tout ce que vous connaissez de Twitter est son nom et que vous souhaitez vous lancer, voici quelques pistes qui pourraient vous aider.

Les possibilités de Twitter

Pour éviter de perdre votre temps, il est impératif d’établir dès le départ les raisons qui motivent votre présence sur Twitter, les objectifs que vous souhaitez atteindre, ainsi que le type de personnes à qui vous désirez vous adresser. Une présence inappropriée sur les médias sociaux pourrait nuire à votre réputation, alors prenez le temps de réfléchir avant de vous lancer. Si vous avez du mal à définir votre stratégie, basez-vous sur vos objectifs de communication et de marketing; ceux-ci doivent être au cœur de votre démarche. Quant aux possibilités offertes par Twitter, voici une série d’exemples de ce qu’une entreprise peut en retirer:

  • faire de la veille sur votre réputation, vos concurrents ou votre industrie;
  • attirer un auditoire vers votre site Internet ou votre page Facebook;
  • promouvoir vos événements, vos campagnes, vos nouveautés;
  • offrir une avenue supplémentaire en ce qui a trait au service à la clientèle;
  • dialoguer avec vos clients, créer une liste de témoignages, faire du crowdsourcing;
  • développer des relations avec des journalistes, des blogueurs;
  • augmenter vos chances de performer sur les moteurs de recherche Google et Bing;
  • réseauter avec vos pairs, échanger de l’information, développer une notoriété.

Le profil

Le réseau social Twitter réunit un amalgame d’individus qui communiquent sous toutes sortes de chapeaux: personnel, professionnel, consommateur, promotionnel, etc. Si vous prévoyez joindre le réseau dans le cadre de votre travail, les caractéristiques de votre profil en seront teintées. Twitterez-vous sous le nom d’une entreprise ou sous votre propre nom?

Votre profil représente votre carte d’affaires sur Twitter; ne le négligez pas, car il pourrait influencer certaines personnes à vous « suivre » ou non. Tout en étant concis, faites en sorte que les autres utilisateurs sachent rapidement qui vous êtes et ce qui vous intéresse.

Le tweet 101

Ajouter un lien: insérez un lien à la fin de votre tweet tout en ne dépassant pas les 140 caractères qui sont mis à votre disposition. Pour ce faire, utilisez un outil qui vous permettra de diminuer la longueur de vos liens, tels que bitly, TinyURL ou autre.

Catégoriser un tweet: afin de répertorier tous les tweets d’une même catégorie, insérez le symbole # devant la catégorie. Dans l’exemple de Culture Montréal, on remarque que l’agenda 21 de la culture (A21C) est le nom de la catégorie et est précédé du dièse.

 

Pour visionner tous les tweets de cette catégorie, il suffit de cliquer sur le lien #A21C ou d’inscrire #A21C dans le moteur de recherche.

Diriger un tweet directement à quelqu’un: ajoutez le symbole @ devant le nom de la personne avec qui vous désirez communiquer. Dans l’exemple, on remarque que Vicky Bossinotte s’adresse à AeGTH. On constate également qu’elle a catégorisé son tweet à même le message en ajoutant #Matingth.

Pour visualiser les tweets qui vous sont directement adressés, consultez l’onglet prévu à cette fin.

 

Citer quelqu’un: si vous reprenez le tweet de quelqu’un, indiquez-le dans votre tweet. Si vous modifiez ce tweet, ajoutez le terme «via» devant la source.

 

Si vous reprenez le tweet tel quel, vous pouvez simplement insérer les lettres «RT», qui signifient ReTweet, ou cliquer directement sur l’onglet retweet afin d’éviter de le réécrire.

 

Le Tweet parfait

Lors du World Travel Market, qui avait lieu à Londres en novembre 2011, une conférence démystifiait la façon de produire un tweet parfait. Bien entendu, il n’existe pas de recette miracle qui puisse s’appliquer à chacun, mais voici néanmoins sept conseils utiles tirés de cette présentation:

  1. Connaissez votre auditoire: à qui vous adressez-vous (B2B ou B2C) ? Cette réponse guidera votre façon de communiquer avec vos followers et influencera le choix de contenu que vous partagerez avec eux. De plus, cette information vous permettra de publier vos tweets au moment où il y a une forte affluence.
  2. Publiez du contenu à valeur ajoutée: misez sur la qualité et non sur la quantité de vos tweets.
  3. Faites preuve de minutie: vérifiez vos liens avant de les partager, assurez-vous de la justesse de vos sources, faites en sorte que le contenu soit à jour, etc.
  4. Soyez clair et concis: évitez d’utiliser les 140 caractères. Privilégiez les tweets de 120 caractères et moins afin d’éviter que votre contenu n’ait besoin d’être réédité ou qu’on ne puisse vous citer.
  5. Maîtrisez l’étiquette: donnez le crédit de vos informations aux personnes qui vous les ont partagées et citez-les.
  6. Épurez vos tweets: utilisez le dièse pour catégoriser vos tweets, mais idéalement pas plus de deux ou trois. Évitez qu’ils soient au milieu du texte, faites en sorte que votre message reste clair.
  7. Faites preuve de jugement: si vous désirez répéter un de vos propres tweets, assurez-vous que le contenu en vaut la peine et qu’il revêt une réelle valeur ajoutée.

Une panoplie de ressources existe pour vous guider dans vos premiers pas sur Twitter. Pour obtenir de l’aide quant aux fonctionnalités, consultez le centre d’assistance et pour rester à l’affût des nouveautés, visitez le blogue de l’entreprise.

Plusieurs années se sont écoulées depuis les balbutiements de Twitter. Si vous attendiez de voir l’évolution du réseau avant de vous lancer, il est inutile de patienter plus longtemps. Le média social ne s’inscrit plus comme une tendance émergente et tout porte à croire qu’il maintiendra sa présence sur la Toile pour encore plusieurs années.

 

Sources:

• Christensen, Matthew, Pleasance Coddington et Mark Frary. «The Perfect Tweet», conférence présentée au World Travel Market à Londres, 7 novembre 2011.

• Conseils Marketing. «Quel usage professionnel pour Twitter?», 8 janvier 2009.

• HubSpot. «How to use Twitter for business: an introductory guide», 2011.

• Marketing Profs. «How to be Twitter superfly in 12 simple steps», 2011.

• Twitter Blog. «One hundred million voices», 8 septembre 2011.