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Composer avec les changements climatiques

État de la situation au Québec

Le consortium scientifique Ouranos constate un réchauffement des températures au Québec depuis au moins quarante ans et précise que « cette hausse devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations dans certaines régions du Québec. ». La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La liste ne s’arrête pas là, et comme le montre une enquête de la Chaire de tourisme Transat réalisée en 2017, face à la multiplication des phénomènes météorologiques hors normes, les gestionnaires touristiques du Québec reconnaissent que les changements climatiques ont déjà un impact sur leur secteur. Si globalement, ils se sentent peu informés sur les menaces et les opportunités liées aux variations du climat, plus de la moitié sont prêts à poser des actions concrètes au sein de leur organisme dans un avenir rapproché. D’ailleurs, les exploitants ayant déjà entamé des démarches en ce sens sont plus optimistes face à l’avenir de l’industrie que ceux qui sont moins proactifs.

Des changements déjà perceptibles

Concrètement, les impacts liés aux événements météorologiques qui sont ressentis par les gestionnaires se manifestent aussi bien pendant la saison hivernale qu’en été.

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Ce large spectre de répercussions influence déjà directement les gestionnaires dans leur planification et leur prise de décision, notamment dans les secteurs suivants :

– Périodes d’activités et de fréquentation

– Finance et investissements

– Service et accessibilité

– Ressources humaines

– Dommages et sécurité

– Expérience client

– Image et réputation

Identifier les opportunités

Dans le cadre d’une présentation intitulée « Changements climatiques et tourisme », Isabelle Charron, Stéphanie Bleau et Kate Germain ont distingué trois secteurs particulièrement aptes à transformer les menaces liées à la saisonnalité et aux extrêmes météo, en opportunités[1].

Le tourisme de plein air

Partout au Québec, la saison estivale se prolonge. Les journées sont plus chaudes, plus longtemps. Ainsi, le mois de septembre des dernières années, plus chaud et ensoleillé, permet une pratique étendue d’activités de plein air auparavant réservées à l’été.

les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

Les variations géographiques du climat constatées ne sont pas uniformes entre le nord et le sud. Par exemple, alors qu’une augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes de chaleur extrême a été enregistrée de façon plus prononcée au sud, le nord est davantage marqué par une augmentation des précipitations extrêmes de tous types (pluie, neige, verglas, etc.). Ce constat peut entraîner une nouvelle répartition des flux touristiques. Ainsi, la multiplication des îlots de chaleur urbains, principalement situés le long du Saint-Laurent, assure aux espaces naturels du nord et à leur fraîcheur une attractivité nouvelle. De ce fait, les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

L’agrotourisme

Dans le sud de la province, la chaleur augmente, tout comme la quantité de précipitations et le nombre de jours pluvieux. Cette réalité apporte au monde agricole son lot de défis (épidémies, nouveaux insectes, etc.), mais aussi l’occasion de diversifier les cultures. Grâce à l’augmentation des températures, le rendement agricole s’améliore globalement et de nouvelles variétés d’espèces peuvent être introduites, en particulier dans les vergers et les vignobles.

Ce constat concerne particulièrement les producteurs de pommes et de raisins, ainsi que les viticulteurs. Ouranos précise que « d’ici 2040-2050, la plupart des régions du sud du Québec pourraient avoir des conditions climatiques favorables avec suffisamment de jours consécutifs sans gel et suffisamment de degrés-jour de croissance pour faire pousser des variétés comme le Vitis vinifiera (Roy et al., 2017). » Les statistiques produites par le Conseil des vins du Québec témoignent d’ailleurs d’une augmentation de 12,6 % de la superficie des terres cultivées par les producteurs de vin et de raisins au Québec en 2017. L’agrandissement des exploitations a abouti à une augmentation de vin produit de 33,5 % entre 2016 et 2017.

Les sports d’hiver

Comme pour la saison estivale, les variations climatiques en hiver se manifestent différemment au sud et au nord. Ainsi, si une diminution de la neige est constatée à l’extrême sud du Québec, le niveau de la couverture nivale se maintient ou augmente dans le reste de la province.

La diminution du nombre de jours avec une quantité de neige adéquate pour la pratique des sports d’hiver peut compromettre la qualité de l’offre des entreprises de ce secteur. Dans ce contexte, les régions comme Lanaudière, la Mauricie, le Saguenay ou encore la Baie James pourraient se distinguer par rapport au sud du Québec, mais aussi en contraste avec les destinations internationales qui font face aux mêmes défis. Ce contexte constitue une occasion pour les gestionnaires du secteur de diversifier leurs activités pour proposer une expérience hivernale renouvelée.

Pour conclure, les répercussions du réchauffement climatique affectent le quotidien des exploitants touristiques. Combinées aux statistiques du passé, ces données sur l’avenir permettent aux gestionnaires proactifs de réduire efficacement les risques et de mieux saisir les occasions d’adaptation.

 

Source de l’image à la Une : Pexel

[1] Ces données ont été collectées en Mauricie exclusivement. Cependant, le dernier rapport d’Ouranos et de la Chaire de tourisme Transat sur les opportunités liées aux changements climatiques dans les régions de Charlevoix et de Québec a montré que des opportunités similaires s’observent dans les mêmes 3 secteurs.

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Développer la conscience écologique des voyageurs

Lors de la septième édition des Trophées de l’innovation de l’Écho touristique organisée en France, en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, My Green Trip a reçu le prix « Coup de cœur du jury » pour sa trousse écoresponsable destinée aux touristes qui désirent nettoyer des sites naturels lors de leur voyage.

Fondée en 2016, cette entreprise propose aux voyageurs de ramasser des déchets avec des gants biodégradables et des sacs poubelles réutilisables et jetables (fabriqués à partir de matériaux recyclés). Des consignes de sécurité et des brochures de sensibilisation sont également fournies. La trousse se commande sur leur site Web.

La collecte ne se fait pas dans des lieux dangereux ou extrêmement pollués. L’idée consiste à sensibiliser les voyageurs à la collecte de déchets sur leurs trajets.

My Green Trip s’adresse aussi aux entreprises touristiques. De nombreux partenaires s’associent au projet. Parallèlement à leurs activités offertes, des clubs de surf, de randonnée, de plongée et des agences de voyages proposent désormais aux vacanciers d’agir de manière écoresponsable. Par ailleurs, la plate-forme Airbnb supporte l’entreprise par l’entremise du programme de tourisme communautaire qui vise à stimuler le tourisme durable à travers l’Europe, en soutenant des projets innovateurs.

Quelles sont vos initiatives pour sensibiliser vos visiteurs ?

 

Source de l’image à la une : pexels

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Le développement durable préoccupe les entreprises touristiques

Le regard des organisations sur l’impact social, environnemental et économique de leurs activités n’est pas une nouveauté au Québec. Le développement durable est sur les lèvres des gestionnaires québécois depuis les années 70. Mais il représente aujourd’hui un enjeu important aux yeux des entreprises touristiques.

 

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Selon les derniers résultats d’un sondage auprès de l’industrie mené par la maison de sondage SOM en janvier 2018 pour le compte du Ministère, cet enjeu préoccupe 987 des 1004 répondants, soit 62 % des entreprises québécoises en tourisme.

D’après le sondage, le secteur de divertissement et loisir (notamment les établissements qui offrent des activités extérieures) se soucient davantage de cet enjeu.

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Et vous, le développement durable vous préoccupe-t-il ?

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Plastique jetable : l’industrie touristique prend des mesures

Des chercheurs sonnent l’alarme et les médias sociaux transmettent le message : on ne peut plus ignorer l’amas de déchets de plus d’un million de km2 qui flotte sur l’océan Pacifique, pour ne nommer que celui-là. L’heure est à l’action. Il faut revoir notre façon de consommer et agir rapidement pour limiter les dégâts. L’industrie touristique a sa part de responsabilité à cet égard. Mais elle peut aussi prendre les mesures pour favoriser les changements qui s’imposent et réduire dès maintenant la production à outrance de déchets.

Un océan de plastique

Une étude publiée en mars dernier dans le Scientific Reports confirme la progression rapide d’une masse flottante de quelque 80 000 tonnes de matières plastiques au large des côtes de la Californie et d’Hawaï. La taille de cette mer de plastique a même été revue à la hausse : elle couvre une surface de 1,6 million de km2, soit 4 à 16 fois plus que ce qui avait été véhiculé auparavant.

Cette mer de déchets serait composée à 99,9 % de matière plastique, de microparticules (de taille inférieure à 5 mm) à des morceaux mesurant jusqu’à 50 cm de long. On y trouve principalement des bouteilles d’eau et de boissons, des emballages de nourriture, des sacs, des pailles, des jeux de plage, des déchets provenant des eaux usées ou encore des débris de filets et de cordages pour la pêche.

Des victimes

Les animaux sont les premiers touchés par cette pollution. Des tortues marines s’étouffent avec les sacs. Les matières plastiques ne se désintègrent pas complètement ; elles se décomposent en fines particules qui se confondent avec le plancton et sont ingérées par les poissons et autres animaux marins. L’humain se nourrissant des produits de la mer consomme ainsi ces microparticules de plastique pollué. Cliquez sur l’infographie de ReuseThisBag.com ci-dessous pour la visualiser dans son intégralité et pour mesurer l’ampleur du phénomène.

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Source : ReuseThisBag.com

La guerre au plastique jetable…

Pour remédier à cette propagation, mais aussi pour réduire la quantité de déchets produits au quotidien, de plus en plus de villes votent pour éliminer la distribution de sacs en plastique dans les commerces. Des établissements bannissent la vente de bouteilles d’eau à usage unique. La guerre aux pailles est aussi déclarée. Ces petits objets de plastique d’une utilité de quelques minutes nécessitent des centaines d’années à se désintégrer en… microparticules. Plusieurs campagnes sur les médias sociaux visent à mettre un terme à cette façon de consommer le plastique impunément.

… dans les hôtels

Des entreprises touristiques ont pris la balle au bond et s’engagent à réduire leur consommation de plastique. De grands groupes choisissent de modifier leurs pratiques et bannissent le recours aux pailles ou, dans certains cas, aux plastiques à usage unique. Marriott et AccorHotels proscrivent désormais l’utilisation de pailles dans leurs établissements de la Grande-Bretagne. Certains hôtels privilégient des options de bambou ou même de papier, comme c’est le cas au Sheraton de Maui, à Hawaï.

 

Le groupe EDITION Hotels compte éliminer le recours aux objets de plastique à usage unique d’ici 2019. Ce virage s’inscrit dans la campagne Stay Plastic Free qui comporte également un volet de transmission des bonnes pratiques aux autres hôteliers pour une adhésion de masse à des opérations plus durables.

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Source : Stay Plastic Free

Pour inciter les hôtels à réduire l’utilisation du plastique et les outiller, Travel Without Plastic publie un guide pouvant être téléchargé gratuitement. On y découvre notamment la quantité de plastique jetable utilisé par département et des options écoresponsables à envisager.

… sur les bateaux de croisière

Les compagnies Cunard et Royal Caribbean instaurent désormais des limites sur les quantités de pailles, de bouteilles et d’emballages de plastique sur leurs navires. Carnival ne servira plus de pailles automatiquement dans les boissons. Le croisiériste d’expédition Hurtigruten va beaucoup plus loin et s’engage à ne plus utiliser les articles de plastique suivants à bord de ses embarcations :

  • Pailles
  • Verres
  • Couvercles de verres à café
  • Sacs
  • Cure-dents
  • Ustensiles
  • Contenants individuels de beurre

Selon les dirigeants de Hurtigruten, en bannissant ces produits, l’entreprise évitera de mettre aux déchets annuellement :

  • 960 000 pailles ;
  • 390 000 verres ;
  • et 826 000 contenants de beurre.

Voici la vidéo illustrant la campagne War on plastic de Hurtigruten :

Source : YouTube

… par les entreprises en tourisme d’aventure

Grâce à un partenariat avec le fabriquant GRAYL, Midnight Son Tours en Alaska fournit à chaque client un filtre purificateur d’eau. Celui-ci est intégré à la bouteille et permet à l’utilisateur d’obtenir, à partir de n’importe quelle source, une eau propre, dépourvue de bactéries, de virus, de sédiments et de tout produit chimique. Cela contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique tout en accompagnant le voyageur vers une plus grande autonomie.

… dans les stations de ski

Au Nouveau-Mexique, le centre de ski Taos a mis fin en 2016 à la vente de bouteilles en plastique à usage unique. Les clients peuvent se procurer un contenant réutilisable à l’effigie de la station pour le même prix et s’approvisionner dans les fontaines installées à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally a contribué à retirer du marché quelque 10 000 bouteilles jetables annuellement.

… par les touristes

L’entreprise Plastic Whale d’Amsterdam propose de découvrir la ville tout en nettoyant les canaux. La croisière antiplastique offre ainsi aux visiteurs de faire leur part pour l’environnement. Plus le plastique amassé est abondant, plus le tarif de l’excursion décroît. Les matières récupérées ont permis de construire d’autres embarcations. Aujourd’hui, Plastic Whale valorise les déchets repêchés par la production de meubles dessinés et fabriqués en Hollande. Il s’agit là d’un bel exemple d’économie circulaire à laquelle le voyageur participe.

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Source : Plastic Whale

Des initiatives pour réduire la consommation de matières plastiques devraient continuer de poindre au cours des prochaines années, du moins, souhaitons-le. De quelle façon votre entreprise s’y prend-elle pour contribuer à ce mouvement ?

 

Image à la une : Pexels

 

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Tourisme durable

Changements climatiques : prêt, pas prêt !

La Chaire de tourisme Transat a réalisé en 2017 une enquête auprès des organisations touristiques québécoises à propos de leur perception de l’impact des changements climatiques, qu’ils soient positifs ou négatifs, ainsi que leur sentiment d’être informées et préparées. Cet article présente les résultats. Nous invitons les lecteurs à faire l’exercice et à se poser ces mêmes questions. On ne peut nier l’évolution de la température de la surface de la Terre au cours des dernières années. Les travaux du consortium de recherche Ouranos permettent de prévoir un réchauffement des températures moyennes au Québec, des hausses hivernales et printanières, des cumuls de précipitations et la diminution de la longueur de la saison de gel (relisez cet article sur les impacts et les adaptations).

Un mot sur la méthodologie

L’enquête a été effectuée auprès des contacts de la base de données ouverte du site de Québec Original et quelque 471 questionnaires ont été validés. Les répondants devaient commenter une série d’énoncés sur une échelle de 1 à 10, selon le niveau d’impact ressenti, d’optimisme, d’information et de préparation. Les résultats sont présentés sous la forme de moyennes.

Un mot sur les répondants

Les répondants se divisent en trois catégories d’acteurs, c’est-à-dire des représentants :

  • d’attraits (attractions, activités, festivals), soit 32 % des répondants ;
  • de lieux d’hébergement (54 %) ;
  • d’organisations associatives (associations touristiques régionales ou sectorielles et offices de tourisme) comptant pour 14 % des répondants.

La moitié d’entre eux (52 %) œuvrent dans des organisations qui opèrent notamment en hiver. L’été est cependant la période la plus achalandée pour les trois quarts des répondants. Ils détiennent en moyenne 12,5 ans d’expérience dans l’industrie touristique. Les entreprises et organisations concernées sont de taille modeste ; 53 % comptent d’un à quatre employés et 27 %, de 5 à 19 employés.

Ce qui est ressenti face aux changements climatiques

Trois variables ont été mesurées, chacune à l’aide de trois énoncés. Les gestionnaires touristiques perçoivent clairement l’impact des changements climatiques, avec une moyenne de 8,1 sur 10 (voir le tableau 1). La moyenne est légèrement plus faible pour les hébergements que pour les associations. Les trois énoncés mesurant l’optimisme des répondants quant aux répercussions des changements climatiques se situent autour de 3,7 sur 10. Enfin, avec une moyenne de 5,5, on constate que les gestionnaires ne se sentent pas bien informés.

 tableau 1 changements climatiques
 

Ce pour quoi l’on se sent préparé

Les répondants étaient invités à indiquer leur niveau de préparation (selon leur perception) face à diverses répercussions prévues, dans le cas où elles s’appliquent à la réalité de leur organisation. Si l’on estime qu’une bonne préparation se situerait entre 8 et 10 (sur une échelle de 10), le tableau 2 indique que peu de répondants se sentent prêts. Globalement, les entreprises privées (attraits et hébergements) témoignent d’une impression de préparation plus élevée que les représentants d’associations. 

tableau 2 chamgements climatiques

Les opportunités découlant des changements climatiques pour les entreprises touristiques québécoises sont principalement liées à deux énoncés :

  • L’hiver globalement moins froid. Parmi les répondants à cet énoncé, un plus grand nombre se disent peu préparés (réponses 1 à 5 sur 10) que très préparés (réponses 8 à 10) à ce changement. Cet écart est particulièrement marqué pour les répondants provenant d’associations.
  • Le prolongement de la saison estivale. La répartition est ici inversée ; une part considérablement plus grande de répondants se dit très préparée. Le prolongement de l’été semble causer moins de souci aux organisations qu’un hiver plus doux. 

Ce qui a une incidence — ou pas — sur le degré de préparation

Des croisements entre différentes variables permettent d’observer une incidence sur le degré de préparation perçu des répondants pour s’adapter aux changements climatiques et profiter des occasions.

En d’autres mots, se sentent mieux préparés :

  • les acteurs qui comptent le moins de jours d’exploitation ;
  • les répondants provenant d’organisations touristiques de plus petite taille, leur agilité leur étant probablement utile ;
  • les représentants d’attraits et d’hébergements, davantage que ceux des associations ;
  • les professionnels ayant l’impression d’être bien informés.

Ce dernier point est particulièrement important et démontre la nécessité de réaliser une veille sur le sujet et d’avoir accès à de l’information valide et pertinente. 

D’autres éléments n’influencent pas le degré de préparation. Ne sont pas mieux préparés — ni moins — que les autres :

  • les acteurs qui perçoivent déjà des effets des changements climatiques (la perception d’impact mentionnée dans le tableau 1) ;
  • ceux qui estiment que les effets seront positifs ;
  • les répondants qui se disent fortement dépendants du climat.

Les années d’expérience n’influencent pas non plus le degré de préparation.

À la clé : l’information  

Les auteurs de cette recherche concluent sur l’importance de développer des outils de communication pour informer les acteurs touristiques sur les risques et les opportunités des changements climatiques. L’accompagnement des PME, mais aussi des grandes entreprises qui se sentent moins bien préparées, est susceptible d’avoir un réel impact sur leur adaptation et leur capacité à saisir les occasions qui se présentent.

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

fondsvertCette étude a été réalisée avec la contribution du Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.  

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Tourisme durable

Tourisme durable : s’inspirer des meilleurs

Chaque année, le World Travel & Tourism Council (WTTC) souligne le travail d’organisations touristiques s’étant illustrées en tourisme durable. Voici des finalistes des Tourism for Tomorrow Awards ainsi que des Palmes du Tourisme Durable (France) qui peuvent inspirer les entreprises d’ici.

 

 

Thompson Okanagan Tourism Association

Intégrer les communautés autochtones

En Colombie-Britannique, l’Association touristique de Thompson Okanagan (TOTA) a remporté le grand prix 2018 des Tourism for Tomorrow Destination Awards grâce aux actions de sa stratégie régionale, mise en place en 2012. Le développement durable y teinte chaque mesure. Cette entente inclusive a été appuyée par 90 collectivités, dont 33 communautés autochtones. Il s’agit d’une première en Amérique du Nord.

TOTA développe ainsi l’offre touristique conjointement avec les autochtones à l’aide, entre autres, d’un spécialiste qui arrime la stratégie de tourisme culturel au respect de la tradition et de l’authenticité des mœurs et coutumes.

Des mesures variées

La feuille de route de TOTA inclut également de nombreux projets diversifiés comme celui d’installer plus de mille bornes de recharge pour voitures électriques à travers la région. Elle prévoit aussi la création de webinaires gratuits destinés aux 4 500 intervenants touristiques afin de les guider dans une gestion plus durable et responsable de leur entreprise.

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Source : TOTA

La région, qui accueille annuellement quelque 3,5 millions de touristes, a reçu en 2017 la prestigieuse certification Sustainable Tourism Destination des organismes Biosphere International et Responsible Tourism Institute. Thompson Okanagan est la première destination des Amériques à obtenir ce label.

Riverwind Foundation

Coordonner les actions

La station touristique américaine de Jackson Hole, au Wyoming, est proactive en matière de mesures durables depuis déjà plusieurs années. Grâce à la coordination qu’apporte le Jackson Hole & Yellowstone Sustainable Program, développé par la Riverwind Foundation, ses actions créent un effet domino et une synergie qui suscitent l’implication de nombreux intervenants.

Parmi les programmes porteurs, celui des Hotshots a remporté beaucoup de succès. Ce projet consistait à sélectionner et à former des professionnels de la région pour qu’ils accompagnent les entreprises dans leur virage durable, sur le plan environnemental, social et économique. Les Hotshots ont ainsi guidé plus de 260 entreprises.

Sensibiliser les résidents et les visiteurs

Le code de conduite réalisé par des étudiants du secondaire et s’adressant à la communauté et aux visiteurs constitue un autre projet rassembleur. Ces efforts ont permis d’éduquer les jeunes au développement durable, et de créer des outils de communication et de marketing établissant la marque et la vision quant à l’utilisation du territoire et de ses ressources.

 

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Source : Sustainable Destination

Parkbus

Tout comme les deux exemples précédents, l’organisme canadien Parkbus figure parmi les finalistes des Tourism for Tomorrow Awards. En plus d’être le premier système de transport entre des villes et des parcs, Parkbus génère des bénéfices durables. Il constitue d’abord un service de transport en commun qui permet de réduire le nombre de véhicules circulant vers et dans ces lieux.

 

Offrir l’accès au plein air

Parkbus s’avère aussi une composante importante d’accès au plein air et aux parcs pour les nouveaux Canadiens et les non-initiés. L’organisme gère des programmes communautaires tels que Active Days, qui invite les citadins à découvrir la nature et à faire des rencontres. NatureLink permet aux néorésidents de profiter d’un transport à prix réduit et d’acquérir des connaissances sur la pratique du plein air, tout en créant des liens. Ces programmes ont vu le jour grâce à des partenariats publics et privés.

Le succès de Parkbus ne démord pas. Lancé en 2010, il a rapidement multiplié le nombre de parcs et de villes desservis. Il a aussi donné naissance à des initiatives similaires ailleurs dans le monde. Au Québec, Parkbus s’est associé à la Navette Nature (Nana) pour le volet du transport en commun.

Escapades nature sans voiture 

Dans la même lignée, les Grands Sites de France, ces territoires exceptionnels dont les gestionnaires et les habitants s’engagent à améliorer les conditions de protection du paysage, proposent les Escapades nature sans voiture. Sous forme de carnets de voyage, ces offres suggèrent des itinéraires permettant de découvrir en profondeur ces sites par des moyens de transport en commun ou actifs. En tout, 12 escapades de 2 ou 3 jours sont offertes.

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Source : Escapades nature sans voiture

Lancés en 2015, certains circuits ont été bonifiés depuis, grâce à des partenariats régionaux avec des locateurs de vélos électriques. Cette initiative, inspirée par le mouvement slow travel (tourisme lent), a remporté une Palme du Tourisme Durable en 2017.

Un virage essentiel

L’industrie touristique connaît un essor spectaculaire et contribue de façon croissante aux émissions de gaz à effet de serre. Les répercussions du tourisme sur les communautés locales et la représentation de certaines cultures exigent une plus grande concertation de l’ensemble des parties prenantes dans la planification. De plus en plus de voyageurs en sont conscients et sont sensibles à ces enjeux. 

 

Image à la une : Pexels

 

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Produits et activités Tendances

Animer un fleuve, plus qu’une histoire de bateau

 

La Direction générale des entreprises (DGE) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ont publié une étude sur les meilleures pratiques internationales du tourisme fluvial. Une partie importante du document se consacre à la thématique de l’innovation. Celle-ci se décline en fonction de plusieurs sujets tels que les modes de consommation, l’aménagement des berges et la protection de l’environnement. Il est également démontré que le tourisme fluvial peut innover en s’inspirant des secteurs maritimes et nautiques. Voici quelques-unes des suggestions et des exemples du rapport du DGE et du Réseau de veille.

De nouveaux modes de consommation

L’économie collaborative se développe et le tourisme fluvial n’y échappe pas. Plusieurs compagnies offrent désormais aux emprunteurs de louer des produits ou des services plutôt que de les acheter.

L’entreprise Uber commercialise un nouveau service de transport sur l’eau. UberBOAT permet à un utilisateur de contacter un capitaine par son téléphone intelligent et d’effectuer un trajet à moindre coût. D’abord testé lors d’évènements ponctuels, tels que le Festival de Cannes, le service est officiellement offert depuis juin 2017. Pour l’instant, la Croatie est l’unique destination desservie (voir la vidéo suivante).

Source : YouTube

Développé depuis quelques années, le boat-club offre de consommer les activités nautiques d’une nouvelle façon. Par un abonnement annuel, un membre accède à plusieurs sites et aux bateaux s’y trouvant. Le concept est présent aux États-Unis et il permet une augmentation du nombre d’adeptes en rejoignant une clientèle qui ne souhaite pas nécessairement devenir propriétaire d’un bateau. Cette formule se développe également en France. Dans ce pays, elle est majoritairement présente le long du littoral comme le propose le Bénéteau Boat Club.

Les plateformes collaboratives apparaissent au rythme des changements dans les modes de consommation. Les sites tels que Boatsetter, Click & Boat et Hey Capitain constituent des services de location de navires. Ils mettent en relation les propriétaires et les clients désirant pratiquer des activités telles que la pêche, une croisière ou des sports nautiques, seuls ou accompagnés du capitaine. Tous les exemples peuvent se reproduire dans le tourisme fluvial dans le cas de territoires où la plaisance privée est développée.

La valorisation d’un cours d’eau

L’aménagement des voies navigables possède de nombreux avantages. En plus d’inciter à la réappropriation des berges et des plans d’eau, cela apporte une attractivité supplémentaire et l’exploitation de secteurs sous-estimés (lire : La reconquête touristique des berges fluviales).

Les baignades urbaines 

Les baignades dans les cours d’eau urbains ont mauvaise réputation en raison d’aspects liés à la sécurité et des dangers sanitaires. Toutefois, cela tend à changer depuis quelques années grâce à de nombreux efforts de dépollution. Plusieurs grandes villes, notamment Copenhague, Berlin et Zurich, possèdent leur espace de baignade dans leur voie navigable. Dans le cas de Paris, la Ville souhaite rendre officiellement accessible la baignade dans la Seine en 2024, juste à temps pour les Jeux olympiques. D’ailleurs, le cinéaste Wilfrid Duval d’Urbaparis a réalisé une courte vidéo expliquant les enjeux d’un tel projet. 

Il existe également un concept des piscines flottantes. Il s’agit de structures installées sur un plan d’eau permettant une baignade propre et sécuritaire. Dans plusieurs cas, elles sont démontables et peuvent être déplacées selon les saisons ou les conditions météorologiques. C’est le cas des piscines Mobipool comme l’illustre l’image suivante.

piscine_flottante_tourisme_fluvial Source : Youtube

Hôtels flottants

Certains hôtels sont aménagés directement sur l’eau. En Norvège, l’Arctic Bath Hotel & Spa ouvrira bientôt ses portes et sera situé directement sur la rivière Lule. Au Québec, un nouveau projet d’hôtel flottant verra le jour à l’été 2018 à Salaberry-de-Valleyfield. L’entreprise Flotel s’installera dans la baie Saint-François. La structure écoresponsable disposera de six chambres réparties sur trois plateformes indépendantes, mais reliées entre elles. Elles seront dotées d’une terrasse privée avec fauteuils et foyer, d’un grand lit et d’une salle d’eau

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Source : Flotel

Marché urbain

Depuis 2012, l’Association le Marché de l’Eau offre aux Parisiens la possibilité d’acheter des fruits et des légumes biologiques acheminés par bateau. Les consommateurs doivent s’abonner au service et récupérer leur panier de denrées aux points de relais. Cette activité s’inscrit directement dans les tendances du slow food et du bien-être

La protection de l’environnement

Plusieurs enjeux environnementaux affectent le tourisme fluvial, dont le besoin de réduire ses impacts sur le milieu naturel. De nombreuses compagnies optent pour des navires avec un type de propulsion hybride ou 100 % électrique.

Des outils développés par le secteur nautique présentent un fort potentiel pour les territoires ayant des activités fluviales. C’est le cas du projet C’mon spot de l’Agence des Aires Marines Protégées. Le portail Web sensibilise de manière ludique et pédagogique aux enjeux environnementaux des sites de pratiques des activités nautiques le long du littoral breton. Il fournit également des informations sur les interdictions et les diverses précautions à prendre selon le site fréquenté. 

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Source : C’mon spot

En plus d’être des éléments importants de l’offre fluviale, ce type d’installations et d’activités participe au dynamisme des milieux urbains en animant et en valorisant les voies navigables des villes.

Qu’en pensez-vous ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Hébergement Tourisme durable

Réduire le gaspillage alimentaire, c’est payant !

Des chercheurs ont analysé des données financières concernant le gaspillage alimentaire dans 42 hôtels répartis dans 15 pays. Voici leurs principales observations :

– Le ratio avantages-coût moyen de la réduction des déchets alimentaires était de près de 7 : 1 sur une période de trois ans;

– Plus de 70 % des hôtels ont récupéré leur investissement au cours de la première année de mise en œuvre d’un programme de réduction des déchets alimentaires. Ce taux s’élève à 95 % sur une période de deux ans;

– Les chercheurs n’ont pas observé de corrélation claire entre les ratios avantages-coûts et le segment de marché (établissement de luxe, moyen de gamme, économique, etc.) ou la géographie du site.

Des entrevues avec les responsables hôteliers mettent en lumière cinq types d’actions mises en place pour réussir à réduire la quantité de déchets alimentaires.

  1. Mesurer : quantifier les pertes alimentaires et identifier les lieux et les moments où le gaspillage est le plus marqué. Prioriser, grâce à cet inventaire, l’action ciblée et faciliter le suivi de la progression.
  2. Engager le personnel : guider les employés de cuisine et de service sur les actions à entreprendre et récompenser les bonnes initiatives.
  3. Repenser le buffet : servir des portions individuelles au lieu de grands plateaux, afficher des messages de sensibilisation, offrir les aliments plus coûteux à la carte, etc. (À relire : Réduire le gaspillage des buffets à volonté).
  4. Diminuer la surproduction : identifier les items moins populaires et les produire en plus petite quantité.
  5. Réutiliser la nourriture en excès : se doter d’un plan B pour les restes alimentaires permet de générer des revenus. Certains aliments peuvent servir à la confection d’autres plats, des restes de cuisines (pelures, grains, os, peaux) font de bonnes soupes, etc.

En plus des bénéfices environnementaux et sociaux évidents, la preuve est faite que la réduction du gaspillage alimentaire comporte aussi un avantage économique.

Lire aussi : Mieux gérer le gaspillage alimentaire en hôtellerie et en restauration

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Tourisme durable

Des stations de ski écoresponsables

Fortement touchées par les impacts des changements climatiques, des stations de ski prennent le taureau par les cornes et développent des initiatives porteuses. Voici trois cas qui illustrent bien ce virage nécessaire.

Une station carboneutre en Finlande

Au début des années 2000, la station de ski finlandaise Pyhätunturi a mis sur pied un programme environnemental avec l’appui de l’entreprise canadienne Ecosign Mountain Planners. Ce programme avait pour but de protéger la nature environnante qui constitue la ressource première de l’entreprise et de favoriser le maintien d’activités profitables pour les générations futures. Le déploiement des actions du programme fut plutôt lent au début. C’est à partir de 2008 qu’il a véritablement pris son envol.

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Source : Pyhätunturi

Impliquer les employés dès le début 

La formation et l’engagement des employés au programme ont permis de faire la différence. Parmi les actions mises de l’avant pour les employés : le club Green Flakes. Celui-ci organise des événements spéciaux pour motiver le personnel à poser des actions écoresponsables. Pour devenir membre des Green Flakes, l’employé doit suggérer ou déployer une action qui améliore le bilan écologique de la station. Selon cette dernière, l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2.

l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2

À cet égard, la station a investi dans de l’équipement d’entretien moins énergivore. La flotte de dameuses et de motoneiges a subi une cure de jeunesse pour des modèles plus performants sur le plan énergétique. Toutefois, un usage approprié de ces véhicules est indispensable pour obtenir des résultats significatifs. Pour inciter les employés de l’entretien des pistes à mettre en application les mesures enseignées, la moitié des économies réalisées sur le carburant leur est transmise. Ils ont donc intérêt à faire grimper ce montant. Depuis 2008, la consommation d’essence pour les véhicules voués à l’entretien des pistes a baissé de 50 %. Ainsi, un programme d’incitatifs à la réduction de la consommation d’essence, jumelé à de l’équipement moins énergivore a porté ses fruits.

La station de l’année 

La station a implanté de nombreuses autres mesures pour réduire son empreinte environnementale. Mentionnons notamment l’installation de clôtures de neige à certains endroits afin de la retenir et d’éviter qu’elle ne soit balayée par les vents, maximisant ainsi l’utilisation de la neige naturelle. Les canons à neige s’activent et cessent leur production automatiquement en fonction des conditions météo. Depuis 2009, la station carbure à l’hydroélectricité et le chauffage est généré par la biomasse.

ski-cloture-neigeClôture de neige à Pyhätunturi

Bien qu’elles aient été réduites de moitié, les émissions de carbones restantes sont compensées par l’achat de crédits avec l’entreprise Nordic Offset qui investit dans des projets de technologie propre. Pour faire front commun face aux changements climatiques et atténuer leur progression, la station organise annuellement des séminaires afin de sensibiliser les entrepreneurs locaux et les intervenants de la région au développement durable. Pyhätunturi est la première, et toujours la seule station carboneutre de la Finlande. En 2017, elle a reçu le titre de station de l’année.

Une station qui carbure au soleil et au vent

Au Massachusetts, le Berkshire East Mountain Resort est autosuffisant en matière d’électricité. L’éolienne de la station ainsi que les quelque 1 800 panneaux solaires situés dans un champ voisin permettent même d’emmagasiner de l’énergie pour les journées où les éléments naturels ne sont pas au rendez-vous.

Ces installations et leur rendement suscitent la curiosité. L’expertise développée par la station en matière d’énergie renouvelable a mené à la création, en 2016, du Renewable Energy Classroom. Tout groupe intéressé par ces aménagements peut ainsi participer à des visites guidées et apprendre les bases des énergies éolienne et solaire et les mesures de gestion efficace de l’énergie. Il est aussi possible de visiter les installations sur une base individuelle.

Le Berkshire East Mountain Resort est récipiendaire d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 décerné par SKI Magazine. Il a remporté la plus haute distinction dans la catégorie des stations de petite taille.

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Source : Berkshire East Mountain Resort

Une station qui s’engage socialement

Également gagnant d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 — catégorie station de moyenne taille —, le domaine skiable Taos, au Nouveau-Mexique, se démarque par son programme de développement durable Taos Verde. Depuis deux ans, des mesures drastiques ont porté leurs fruits puisqu’une réduction de 10,9 % des émissions de CO2 a été enregistrée.

Depuis la saison dernière (2016-2017), Taos a cessé la vente de bouteilles d’eau en plastique. Pour accommoder les clients, la station vend des bouteilles réutilisables pour le même prix et a installé des fontaines à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally permet de réduire la quantité de déchets — en moyenne, seulement 20 % des bouteilles de plastique seraient recyclées — et dénonce la production de bouteilles à usage unique. Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché.

Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché

Taos Ski Valley est la première station de ski certifiée B Corporations, un label pour les entreprises qui atteignent des standards élevés de performance économique, sociale et environnementale et de transparence envers le public. Une telle certification indique que Taos s’implique non seulement sur le plan environnemental, mais aussi dans sa communauté, afin de la rendre plus forte et plus résiliente. La vidéo suivante illustre bien les valeurs qui animent le programme B Corporations.

Protéger l’hiver

Les hivers de plus en plus incertains menacent la pérennité des activités hivernales des stations de ski. La nécessité d’agir dès maintenant pour réduire l’impact environnemental de l’activité humaine est bien sentie par un nombre grandissant d’entreprises. Des mouvements tels que Protect Our Winters (POW) ou le Climate Challenge qui incitent les stations à réduire leur empreinte écologique le démontrent bien.

Quelles sont les mesures mises de l’avant par votre entreprise pour réduire ses émissions de CO2?

 

Image à la une : Pexels

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Produits et activités

L’expérience gastronomique dans les festivals

Le volet culinaire des festivals et événements est maintenant reconnu comme une source de valeur ajoutée pour les visiteurs et une occasion d’augmenter les revenus. Il s’exprime sous différentes formes — restaurants éphémères, expériences gastronomiques, boissons artisanales, stations de dégustation — et s’arrime à plusieurs tendances. De leur côté, les festivaliers recherchent des expériences et de l’authenticité tout en étant toujours plus exigeants quant à leurs goûts et préférences.

 

Santé et bien-être

Les consommateurs d’aujourd’hui sont plus soucieux de leur santé, ils n’abandonnent pas leurs saines habitudes de vie le temps d’un voyage ou d’un festival. Plusieurs festivals tirent avantage de cette tendance ; le festival de musique Way Out West, à Göteborg en Suède propose uniquement des options végétariennes et biologiques depuis 2012. Ce choix a permis de réduire de 80% les émissions de CO2 liées à l’offre alimentaire du festival.

Au pied du Stade olympique, les installations estivales Les jardineries proposent un potager d’agriculture urbaine, un lieu de diffusion et un espace de restauration. Tout le menu est végétarien.

gastronomie_festival_pepiniere Source : La Pépinière – Espaces collectifs, crédit photo : Steven Porotto

L’activité physique contribue au bien-être. En France, la SlowUp de la Route des Vins d’Alsace consiste en une journée festive, sportive et gourmande. L’événement, qui combine élégamment cyclotourisme, œnologie et gastronomie locale, remporte un succès grandissant.

Vert, durable et éthique

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à une alimentation respectueuse de l’environnement, responsable et éthique. Ils sont vigilants quant à l’approvisionnement de proximité et la traçabilité des produits.

Les principes de développement durable font partie intégrante du Festival en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie. Cela se reflète dans son offre culinaire : il met les produits régionaux en valeur, a son propre potager, gère efficacement le gaspillage alimentaire, propose des repas équilibrés gratuitement aux personnes dans le besoin.

Le festival de Glastonbury, au Royaume-Uni, regroupe 135 000 participants sur un site de 900 acres et engage certaines actions environnementales en lien avec sa restauration : panneaux solaires pour alimenter les cafés et les kiosques, bouteilles de plastique interdites, vaisselle compostable, recyclage et compostage.

Chapeau également au Festibière de Gatineau qui a introduit la vaisselle lavable en 2016 pour les concessions alimentaires de son site.

Ethnique, locale ou originale

Les événements où la restauration se dédie aux spécialités régionales se multiplient et constituent une excellente occasion de faire découvrir les talents gastronomiques et les produits locaux.

Un des principaux attraits du Sapporo Snow Festival au Japon est le Hokkaido Food Plaza qui sert des mets typiques ainsi que des plats hors du commun. La cuisine de Chicago est à l’honneur à l’espace Chow Town du célèbre Lollapalooza qui se tient dans ladite ville.

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Source : Lollapalooza

Les grands classiques sont revisités et revampés. La poutine a son festival à Drummondville et sa semaine au Québec. À San Diego, les restaurants se livrent à une compétition du meilleur mac n’cheese.

D’un autre côté, les saveurs exotiques ajoutent une touche d’originalité et de dépaysement à l’offre culinaire. Tacos, cuisine chinoise, raclette, burritos péruviens, poutine au poulet tikka, ramen et plusieurs mets se dégustaient à l’édition 2017 du festival Coachella en Californie.

Le Stampede de Calgary mise plutôt sur l’originalité, comme l’illustre l’image ci-dessous.

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Source : Calgary Stampede

Apprentissage

Le festival de films Cuisine, Cinéma & Confidences se veut une ode à l’art culinaire et à ses artisans en offrant des projections jumelées à des repas gastronomiques. L’événement se tient à l’hôtel Le Germain de Charlevoix et inclut aussi un concours du meilleur sucre à la crème et des ateliers de cuisine avec des chefs.

La cuisine médiévale est à l’honneur au Festival du Château gourmand à Brest, en France. On y propose notamment des ateliers familiaux sur le pliage de serviette, la fabrication du pain, l’art de la table au moyen-âge et des cours de cuisine.

Technos et médias sociaux

Les gestionnaires événementiels utilisent de plus en plus des applications mobiles ou les médias sociaux pour mousser l’expérience culinaire. Dans plusieurs festivals, le paiement des boissons et de la nourriture se fait désormais par bracelet RFID. Comme d’autres, le festival de la bière de Borefts, dans la ville de Bodegraven aux Pays-Bas, propose une application qui fournit des informations générales, la liste des brasseurs, la liste de bières et la carte du site. Il est possible de l’utiliser hors-ligne.

Durant MTL à Table, les foodies pouvaient partager une photo d’un plat sur Instagram avec le mot clic de l’événement (#mtlatable) pour courir la chance de gagner un chèque cadeau.

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Source : Unsplash

Ceux qui en font une vocation

Lorsque la gastronomie est la thématique première d’un événement, il va sans dire que l’offre est riche et diversifiée. Voici quelques initiatives originales observées :

Au Westport Festival of Music and Food (Irlande) on propose des circuits dans les distilleries des alentours, des sorties pour pêcher son propre repas (partenariat d’un restaurant et d’une entreprise d’excursions de pêche), la cueillette de champignons et d’algues, etc.

Le Copehnagen Cooking Festival a un mode de gestion open source qui permet aux restaurants, aux professionnels de l’alimentation et aux autres parties intéressées de contribuer à l’événement. Un artiste culinaire et un artiste de l’art de la scène s’unissent pour élaborer un repas de 12 services interactifs liant la gastronomie et l’expérience théâtrale. L’événement inclut également une compétition culinaire pour les enfants, un restaurant pop up à l’aéroport dans le cadre du festival et une application mobile permettant de personnaliser l’expérience.

Au Melbourne Food and Wine Festival, cafés, bars à vin et restaurants ont installé la technologie des beacons afin d’envoyer des alertes personnalisées aux visiteurs selon leur géolocalisation. Ces derniers peuvent relever de petits défis pour gagner des expériences exclusives. Enfin, un livre compile une collection de recettes créées lors des 20 dernières éditions de ce festival.

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Source : Melbourne Food and Wine Festival

Vers une qualité exemplaire

L’offre alimentaire des festivals s’est bien développée au cours des dernières années, mais il reste encore beaucoup de place à l’amélioration. Voici cinq enjeux de valorisation dans une perspective touristique :

  1. Améliorer la qualité des produits et s’approvisionner davantage localement ;
  2. Intégrer les nouvelles tendances alimentaires (bio, sans gluten, végétarien, etc.) ;
  3. Proposer de nouvelles offres et expériences ;
  4. Développer des offres identitaires aptes à servir de vitrines pour l’événement ;
  5. Établir des partenariats en respect avec les valeurs de l’événement.

Source de l’image à la une : Pexels