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Tourisme durable Transport

Les technologies au service de l’aviation et du voyageur

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en 2018, il y a eu 1,4 milliard d’arrivées internationales, ce qui signifie une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente. L’OMT prévoit une hausse de 3 % à 4 % en 2019. Cette croissance des flux touristiques engendre une prise de conscience des compagnies aériennes quant à la nécessité de réduire leur empreinte carbone et de mieux gérer le passage des touristes à l’aéroport. Pour cela, celles-ci misent sur des technologies telles que la biométrie, l’intelligence artificielle et les avions connectés.

 La biométrie : moins d’attente, plus de sécurité

Qu’il s’agisse d’une carte d’embarquement numérique ou encore d’une identification par empreinte digitale ou reconnaissance faciale, le but de la biométrie est d’assurer une meilleure fluidité en limitant le temps d’attente, tout en augmentant la sécurité. Une fois identifié, il n’est plus nécessaire pour le voyageur de montrer ses papiers.

Cette nouvelle technologie a déjà été implantée dans divers aéroports. Le gouvernement fédéral du Mexique l’a mise en œuvre afin de mieux contrôler ses frontières. British Airways procède actuellement à des essais à Orlando, à Los Angeles, à Miami et à New York, alors que Swiss International Air Lines offre le service dans plusieurs aéroports des États-Unis.

L’intelligence artificielle en pleine expansion

Selon le PDG de Delta Airlines, Ed Bastian, l’utilité de l’intelligence artificielle est d’allier l’efficacité avec un meilleur service à la clientèle. Les robots et les assistants vocaux servent, par exemple, à envoyer des alertes en cas de modification de vols et à apporter un soutien pour la création d’itinéraires, pour la gestion des réservations, pour les recommandations quant aux visas, pour la transmission d’informations sur la destination, y compris la météo, etc.

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C’est en effet dans l’optique de mieux servir le voyageur que des robots ont été mis en place majoritairement en Asie, qui domine d’ailleurs ce secteur, notamment à New Delhi et à Séoul. À Rotterdam, ils sont plutôt utilisés pour la gestion des bagages, alors qu’à Munich, en collaboration avec Lufthansa, Josie Pepper guide les voyageurs.

Dans le but de personnaliser davantage la relation client, il n’est pas rare qu’ils soient munis de noms humains tels qu’Alexa, l’assistante vocale d’Amazon, utilisée par l’aéroport britannique Heathrow, de même que par Air Canada, easyJet et Virgin Australia. Qu’il s’agisse d’un assistant vocal ou d’un robot, tous deux ont la capacité de parfaire continuellement leurs apprentissages afin de mieux répondre aux besoins du consommateur.

 Vers une meilleure gestion de l’empreinte carbone, l’avion connecté

La facilité de communiquer grâce à l’interconnexion entre les systèmes de commande du sol et ceux de l’avion caractérise l’avion connecté. Parmi ces systèmes de communication, on trouve le Li-Fi. Il s’agit d’une technologie permettant la transmission de données grâce à une connexion sans fil et à l’aide d’ampoules DEL. Contrairement au Wi-Fi, qui utilise des ondes pouvant créer de l’interférence, les données sont transmises par la lumière. Son usage évite l’installation de plusieurs tonnes de câbles, ce qui réduit le poids de l’avion et permet une économie de carburant.

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Selon l’OMT, le tourisme est responsable de 5 % des émissions de CO2 produites mondialement. L’aviation correspond à 40 % du total des émissions de carbone causées par le secteur touristique. Grâce aux divers outils de communication des avions connectés, il est possible de mieux prévoir le temps réel d’une trajectoire et de gérer efficacement le trafic aérien. Selon un rapport de la London School of Economics and Political Science, l’avion connecté pourrait réduire de 2,5 % à 5 % la consommation actuelle de carburant, ce qui représente annuellement des économies de 3,25 milliards de dollars ainsi qu’une réduction de 8,5 milliards de litres d’essence et de 21,3 milliards de tonnes de CO2.

Que ce soit pour élaborer des processus axés sur le développement durable afin d’aider les entreprises à économiser de l’argent en réduisant leurs émissions de CO2 ou pour mettre le client au centre des priorités en améliorant son expérience, la technologie s’impose de plus en plus dans le secteur de l’aviation et évolue rapidement.

Et vous, comment pensez-vous intégrer la technologie pour améliorer l’expérience des touristes ou encore pour réduire votre empreinte écologique ?

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Hébergement Tendances

Tendances en hôtellerie

Jean-Philippe Weisskopf et Philippe Masset, professeurs-assistants en finance de l’École hôtelière de Lausanne (EHL), ont défini les dix principales tendances hôtelières des 20 dernières années grâce à un sondage effectué à l’automne 2018 au sein de leur faculté. Les voici :

1. La création de communautés virtuelles (ex. : TripAdvisor) ;

2. L’arrivée de nouveaux acteurs provenant de l’économie du partage (ex. : Airbnb) ;

3. La présence de canaux de distribution en ligne (ex. : Booking) ;

4. La conception d’expériences client numériques (ex. : les applications mobiles) ;

5. L’émergence de nouveaux marchés (ex. : la Chine) ;

6.Le point tournant vers une économie et une culture de l’expérience ;

7. La mise en place de nouvelles pratiques de gestion des actifs ;

8. La professionnalisation de nouveaux métiers ;

9. Le comportement et les attentes des générations Y et Z ;

10. L’importance d’appliquer des pratiques durables.

Dans un contexte éclaté et concurrentiel, les hôteliers doivent bien sûr poursuivre leur adaptation, mais également accueillir le changement en se préparant à ce que sera l’hôtellerie de demain. Parmi les tendances prédominantes qui devraient s’intensifier en 2019 se trouvent :

  • L’intégration de l’innovation dans les réflexions stratégiques ;
  • L’usage des technologies pour améliorer l’expérience client ;
  • Le devoir environnemental, social et économique de se responsabiliser.

Innover pour mieux répondre aux besoins et attentes des clientèles

L’innovation est indispensable pour se démarquer, attirer des talents et demeurer compétitif.

L’hébergement touristique s’avère un terreau favorable à l’émergence de nouveaux concepts. La pluralité des clientèles fait en sorte que de nombreux entrepreneurs créent des offres uniques pour répondre à des segments de niche. Les groupes hôteliers suivent également ce courant en créant de nouvelles marques, en travaillant de près avec des startups et en intégrant l’innovation à l’amélioration continue de leurs services, de leur design, de leurs infrastructures et de leur modèle de gestion. L’innovation est indispensable pour se démarquer, attirer des talents et demeurer compétitif.

Création de la marque JO&JOE pour séduire les millénariaux

JO&JOE fusionne l’hôtellerie, l’auberge de jeunesse et la location privée. Imaginé en 2016 par le Groupe AccorHotels, le projet a été élaboré autour du mode de vie des millénariaux. Le premier établissement de la marque a vu le jour en 2017, à Hossegor (France), le deuxième sera à Paris en 2019 et d’autres suivront dans plusieurs grandes métropoles européennes.

Le concept repose sur un lieu de vie où cohabitent les habitants du quartier et les voyageurs. Plusieurs espaces communs favorisent les échanges et laissent place à des animations spontanées ou organisées. Une application géosociale aide les invités à entrer en relation entre eux. L’offre d’hébergement comprend des unités privées (chambres ou appartements) ainsi que d’autres pour les petits groupes et les familles. En plus de proposer un service de restauration locale et artisanale, JO&JOE invite les clients résidents à préparer et à partager leurs meilleures recettes, à suivre des cours de cuisine ou à participer à des concours culinaires. D’autres types d’expériences sont également proposés, par exemple du yoga, des concerts et une panoplie d’ateliers.

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Source : Groupe AccorHotels

Intégrer de nouvelles technologies pour bonifier l’expérience client

Pour que l’intégration de nouvelles technologies soit réussie, les gestionnaires doivent placer l’expérience client au centre de leurs priorités, s’assurer d’éliminer le plus d’irritants possible et offrir un service d’assistance « sans couture »

Les habitudes technologiques des consommateurs évoluent. En voyage, ils souhaitent pouvoir les conserver sans trop de compromis. Voyageurs d’affaires, visiteurs du millénaire, touristes chinois et bien d’autres clientèles s’attendent non seulement à rester connectés, mais aussi à vivre une expérience technologique actuelle, c’est-à-dire qui tient compte des derniers avancements. Ils espèrent ainsi retirer un maximum de bénéfices tels qu’une accélération des processus d’enregistrement, une relation client plus efficace, un confort sur mesure ou encore un service plus personnalisé.

Pour que l’intégration de nouvelles technologies soit réussie, les gestionnaires doivent placer l’expérience client au centre de leurs priorités, s’assurer d’éliminer le plus d’irritants possible et offrir un service d’assistance « sans couture » (lire aussi : Ces start-ups qui optimisent le parcours client).

Intensification des usages faits à partir de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) continue à repousser les limites. De plus en plus d’établissements utilisent des outils basés sur l’IA pour effectuer des communications plus personnalisées, soumettre des recommandations sur mesure, créer un service de conciergerie virtuel, échanger par l’entremise d’un chatbot ou d’un assistant vocal, offrir une expérience d’enregistrement plus fluide à l’aide de la reconnaissance faciale, etc. En plus d’améliorer le service à la clientèle, les hôteliers gagnent en efficacité opérationnelle. De plus, l’IA libère le personnel de tâches répétitives, ce qui lui permet de redoubler d’attentions auprès des clients. Cependant, bien qu’elle représente une réelle opportunité pour l’hôtellerie, elle fait également naître divers enjeux au sein des organisations, notamment celui de la sécurité des données. 

Le devoir d’être responsable

Les gestionnaires d’établissements hôteliers adoptent une approche de plus en plus mature face à leurs responsabilités en continuant de mettre en œuvre des actions environnementales et en instaurant des politiques sociales et économiques. La transparence de certains groupes hôteliers favorise le développement de liens de confiance avec un public toujours plus informé et conscientisé.

Une approche inspirée de l’économie circulaire

Le Pôle d’action québécois sur l’économie circulaire (EC) la définit comme étant « un système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ». Le recours à l’EC en hôtellerie est relativement récent, mais prometteur. Malgré la nécessité de revoir ses modèles d’affaires et d’élaborer de nouvelles stratégies de développement, plusieurs projets hôteliers s’inspirent de l’EC, particulièrement en Europe et en Asie.

Le recours à l’EC en hôtellerie est relativement récent, mais prometteur.

L’hôtel QO, à Amsterdam, reflète les principes de l’EC dans tous les aspects de sa conception. Lors de sa construction, des ressources naturelles existantes ont été privilégiées ainsi que d’autres matières produites localement et de façon durable. Par exemple, près du tiers du béton utilisé provient des résidus de la démolition de l’édifice iconique Shell d’Amsterdam. Pour éviter de s’enliser dans un modèle de surconsommation, la durée de vie des équipements achetés est minutieusement évaluée. Les 3R (réduire, réutiliser et recycler) s’inscrivent aussi dans les pratiques courantes de l’établissement. Par exemple, l’eau utilisée dans les douches et les lavabos sert ensuite au système d’évacuation des toilettes.

Le QO se définit comme étant un bâtiment vivant. Chaque composante de l’établissement a été conçue dans le but de réduire l’impact environnemental de l’hôtel. C’est également un lieu de vie ancré dans son milieu, qui intègre à bon escient des technologies et qui favorise le bien-être naturel.

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Source : QO

Le client d’abord et avant tout

L’apport des innovations technologiques et non technologiques a contribué à moderniser l’expérience client. L’évolution des standards et des attentes des consommateurs à cet effet doit être considérée dans les réflexions stratégiques qui définiront l’offre hôtelière d’aujourd’hui et de demain.

 

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Ailleurs dans le monde

Une malle pour la découverte des paysages

L’Association Citémômes et le Réseau des Grands sites de France ont créé un outil pédagogique pour mettre en valeur les paysages dans une perspective de développement durable : la Malle vagabonde.

 

 

 

 

 

 

 

Celle-ci respecte valeurs des Grands Sites de France :

  • respect de l’esprit du lieu ;
  • analyse sensible du paysage en vue de construire un projet de territoire ;
  • participation des acteurs locaux.

Ce coffret regroupe des activités interactives et sensorielles permettant aux participants de tout âge de découvrir et de comprendre la beauté du paysage, ce qui le constitue et le rend unique. Il suffit d’ouvrir la malle pour y trouver, par exemple, une activité stimulant les cinq sens, un jeu de cartes pour aider à la lecture du paysage et un autre qui présente les divers acteurs habitant et travaillant sur le territoire.

En plus d’être simple, peu coûteuse et faite de matériaux écoresponsables, la malle a été conçue par une équipe multidisciplinaire regroupant des gestionnaires de sites, des illustrateurs, des paysagistes, des médiateurs, etc. Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Loisir » en 2018 pour son caractère innovant et unique.

La Malle vagabonde constitue un projet original et créatif. Dans le contexte où les visiteurs recherchent de plus en plus des expériences stimulant les sens, l’interprétation de paysages de manière dynamique et immersive permet de leur faire vivre de véritables émotions et de développer un attachement à la destination.

 

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Tourisme durable

Quand tout le monde gagne à s’impliquer

Que ce soit les hôtels, les festivals, les musées, les parcs naturels ou les parcs d’attractions, les entreprises touristiques s’impliquent dans leur communauté et deviennent des acteurs socioéconomiques majeurs dans leur région. Au Québec, plusieurs membres de l’industrie s’illustrent par leurs actions. Au-delà des gestes, il s’avère intéressant de s’interroger sur l’origine et les raisons de leur implication. Y a-t-il des défis à surmonter ? Quels sont les impacts ? Le Réseau de veille a discuté avec trois acteurs de l’industrie touristique pour connaître leur expérience sur le sujet.

Le parc régional Montagne du Diable

Le parc régional Montagne du Diable, dans les Laurentides, développe plusieurs projets avec sa communauté. Madame Andréanne Charbonneau, responsable des communications, du marketing et des événements, explique que le parc collabore activement avec deux organismes sociaux de la région, Zone Emploi et Mesures Alternatives. Aussi, le parc travaille avec la commission scolaire et les terrains de jeux des municipalités environnantes pour promouvoir l’accès à la nature et les bonnes habitudes de vie chez les jeunes. Pour son implication, l’organisation a remporté le prix Rayonnement régional lors de la remise des Prix Excellence Plein air 2018 de l’AEQ.

L’engagement : une seconde nature

L’engagement communautaire s’avère bénéfique à tous, tant à l’entreprise qu’à la population. Comme l’explique madame Charbonneau, en collaborant avec Zone Emploi et Mesures Alternatives, le parc accède à une main-d’œuvre pouvant accomplir certaines tâches d’entretien ou de réparation. En retour, plusieurs participants ont réussi à retourner à l’école ou sur le marché du travail.

D’un autre côté, l’organisme sentait le besoin d’éduquer les utilisateurs du parc. En étant sensibilisés à l’environnement et aux bonnes habitudes de vie, les jeunes deviennent des ambassadeurs hors pair pour le parc. Les projets permettent également de répondre à la demande des écoles et des parents pour qu’ils puissent accéder à la nature. Grâce à ses projets, Mme Charbonneau affirme que les jeunes de la région bougent davantage et que plusieurs reviennent au parc avec leurs familles.

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Source : Parc régional Montagne du Diable

 

Les projets amènent certains défis. D’une part, la recherche de financement demande des efforts constants. D’autre part, le parc doit s’adapter aux besoins et à la capacité de cohabitation des divers types de visiteurs et de bénéficiaires des programmes. Toutefois, la réussite motive grandement les employés du parc. Le succès des projets amène également l’entreprise à être davantage reconnue dans la communauté, lui offrant ainsi le support souhaité lors de la création de nouveaux projets.

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Le festival Festivoix

Le Festivoix de Trois-Rivières s’implique de plusieurs façons dans sa communauté. Comme l’explique monsieur Thomas Grégoire, directeur général, l’organisation favorise l’accessibilité à la culture et à la musique. Par exemple, elle propose des concerts gratuits dans cinq centres d’hébergement et de soins de longue durée (voir la photo). Elle se démarque aussi en ce qui a trait à la gestion de ses bénévoles. Grâce à ses projets et à de nombreux autres, l’organisation fut récompensée à de multiples reprises, en recevant notamment un Prix excellence tourisme en 2017 et plusieurs prix Vivats du Conseil québécois des événements écoresponsables .

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Source : Cynic – Festivoix                   

 

Quand la communauté rythme les actions

Travailler avec et pour la communauté, c’est ce qui inspire et guide les actions du Festivoix. C’est un événement qui permet à la population d’assouvir sa soif de culture et son besoin de se regrouper pour vivre quelque chose de positif. En outre, les visiteurs désirent donner de plus en plus un sens à leurs choix d’activités : participer à un festival socialement responsable constitue un aspect qu’ils recherchent davantage.

Pour M. Grégoire, le principal défi consiste à garder en tête les origines du festival et ceux qui bénéficient de leurs actions. L’engagement communautaire requiert du temps afin de bien l’intégrer dans toutes les sphères d’activité de l’organisation. Bien que certains projets amènent des défis logistiques, ces derniers s’oublient rapidement lorsque les yeux des participants s’illuminent.

L’engagement social du festival a un impact direct sur sa notoriété et sa visibilité. La collectivité développe un attachement et un sentiment de fierté se crée autour de l’événement. D’ailleurs, de 70 % à 80 % des bénévoles ainsi que plusieurs commanditaires reviennent chaque année. De plus, la réputation de l’organisation l’amène à participer à d’autres projets dans la région. Cet engagement mobilise énormément son équipe. La réaction des personnes donne un sens aux actions. Comme le rapporte M. Grégoire : « Partager la musique avec des gens qui y ont moins accès, c’est irremplaçable. »

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Village Aventuria

L’engagement communautaire est au cœur de l’ADN du parc thématique Village Aventuria. L’organisme responsable de sa gestion est le Club Parentaide de Beauce-Centre. Cette ressource pour les familles de la région, qui bénéficient de nombreux programmes d’entraide, est menée par son équipe permanente et ses nombreux bénévoles (voir photo). En plus de l’argent reçu par des partenaires et des donateurs, le Village Aventuria fournit une grande partie du financement de l’organisme. Il se démarque par son programme de développement du leadership chez les adolescents. Aventuria a remporté de nombreuses récompenses, notamment les prix Leadership et Coup de cœur du public des Semaines de l’économie sociale, en 2018.

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Source : Village Aventuria

Quand le communautaire et le tourisme font la paire

Avec son programme pour les adolescents, le Village Aventuria a répondu à une demande très forte des écoles de la région. Le directeur général, monsieur Éric Poulin, explique que celles-ci cherchaient des lieux plus proches pour tenir des activités aidant à développer le leadership et l’estime de soi chez les adolescents.

Le principal défi concerne le financement. Les coûts fixes de l’entreprise génèrent une certaine pression sur l’organisme. L’équipe du Village Aventuria a néanmoins réussi à créer un réseau de partenaires, à diversifier ses activités et à développer une visibilité auprès des touristes pour s’assurer une stabilité financière.

Le succès des projets communautaires amène une plus grande motivation dans l’ensemble de l’équipe. Les employés, tant permanents que saisonniers, sont beaucoup plus fidèles et engagés. Comme l’explique M. Poulin : « Les jeunes sont très motivés par les projets, le développement et le rayonnement. » La municipalité en tire également plusieurs bénéfices. En plus d’offrir du soutien aux citoyens de la région, Village Aventuria attire beaucoup de visiteurs, apportant ainsi une nouvelle clientèle aux entreprises locales. De nombreux témoignages des jeunes du secondaire permettent de constater une amélioration de leur estime de soi, une plus grande motivation et une confiance en eux.

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Vous désirez vous impliquer davantage dans votre communauté, mais vous ne savez pas par où commencer. Parmi les intervenants, il y a un conseil qui fait consensus : soyez à l’écoute ! Il est primordial d’interagir avec la communauté et d’être attentif à ses demandes.

Êtes-vous prêt ?

 

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Tourisme durable

De la ferme à l’assiette des touristes, le succès slovène

Interrogés sur les raisons qui les empêchaient d’acheter des produits locaux et de les offrir à leur clientèle, les hôteliers et restaurateurs de la Slovénie en ont identifié deux majeures. C’était d’abord une question de coûts, jugeant les produits du terroir trop chers, et deuxièmement parce qu’ils considéraient le processus d’approvisionnement trop complexe.

Désirant assumer pleinement son statut de « capitale verte » de l’Europe, l’une des ambitions de la ville de Ljubljana consistait à trouver des solutions pour que l’industrie touristique puisse profiter de la richesse des produits régionaux disponibles en abondance.

Jarina, EIP-AGRI Workshop

La solution est venue du côté de Ljubljana Tourism. Lors de l’élaboration de sa stratégie de développement touristique 2014-2020, l’un des principaux constats à propos de son positionnement de destination écologique fût l’absence d’une chaine d’approvisionnement « verte ». Pour y parvenir, il fallait trouver une façon de bâtir cette réputation écologique des restaurants d’hôtels en les aidant à atteindre les critères des différents écolabels reconnus par les consommateurs. Pour obtenir ces certifications (par exemple Travel Life, Ecolabel, Green Key, Bio Hotels, Green Globe, etc.), les établissements devaient gagner l’accès aux fournisseurs locaux et leurs produits du terroir.

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Slovenian Tourist Board

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Good Place

En 2015, Ljubljana Tourism a donc initié un projet pilote intitulé : Green Supply Chains, en partenariat notamment avec l’Institute Factory of Sustainable Tourism et l’organisme Jarina, qui est la Coopérative du développement rural de la Slovénie. L’objectif du Green Supply Chains consiste à accroitre la proportion de nourriture et de boissons disponibles dans les hôtels et les restaurants de Ljubljana et dans ses environs.

Le projet s’est déployé de manière à permettre aux entreprises touristiques de pouvoir acheter une vaste gamme de produits, tous préparés localement et accessibles par l’entremise d’une seule plate-forme en ligne, centralisée et facile à utiliser. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. La Coopérative du développement rural agit en tant qu’intermédiaire en représentant ses membres et s’assure de négocier des prix compétitifs pour les deux parties. Les produits sont livrés directement aux entreprises touristiques.

L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre, reliant la capitale à 25 municipalités additionnelles. Un total de 28 fermes participent à cette chaîne d’approvisionnement qui livre plus de 13 tonnes de produits locaux aux cinq restaurants et aux trois hôtels signataires d’un contrat commercial (six autres établissements sont en processus d’adhésion).

Ce maillage avec le secteur agricole a permis de conscientiser l’industrie touristique quant à l’importance d’offrir des produits régionaux, particulièrement dans une destination urbaine et culturelle comme Ljubljana. Ce partenariat permet non seulement de faire rayonner l’identité culinaire de la ville, mais répond également à la demande de la clientèle touristique désirant consommer des produits authentiques.

Pour les acteurs touristiques, la présence d’une telle chaîne d’approvisionnement structurée devient la meilleure solution possible à un enjeu de taille : la disponibilité constante des ressources pour répondre aux impératifs d’un menu régulier d’une table gastronomique.

Good Place

Mentionnons que la distribution des produits de la coopérative Jarina ne se limite pas au secteur touristique. Elle a initialement développé son réseau de partenariats avec les garderies, les écoles et les résidences de personnes âgées. Ce modèle de commercialisation mis en place par Jarina a évolué sous différentes formes sur une période de 12 ans.

Ce maillage entre les secteurs agricole et touristique ne s’est pas déployé de façon isolée. Cette initiative a découlé d’une volonté plus large de la Slovénie qui s’est donnée comme but de devenir une destination 100 % verte. Cette volonté institutionnelle a tracé la voie et a permis de rendre possible de nombreux projets tels que le Green Supply Chains, issus du modèle de développement durable de la Slovénie. Un manuel abordant les aspects importants concernant le marketing de la marque « Slovenia Green » a d’ailleurs été publié comme outil d’aide aux entreprises touristiques.

Le Québec n’est pas différent des autres destinations ayant un fort potentiel agrotouristique. Il existe un défi de donner un accès simple, abordable et constant aux ressources des producteurs locaux. Alors que la demande pour des produits du terroir, authentiques et à faible empreinte écologique n’ira qu’en augmentant, ce type d’initiative peut certainement servir de source d’inspiration.

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Produits et activités Tendances

Tendances et enjeux du tourisme hivernal

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme hivernal. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie sur un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal au Québec et sur les marchés concurrents. Voici trois grandes tendances observées dans ce secteur d’activité.

 

L’acquisition de nouvelles clientèles

La plupart des destinations hivernales internationales font face aux mêmes défis : inciter la relève à pratiquer des sports d’hiver et attirer des touristes et des excursionnistes qui se tournent parfois vers des territoires offrant une situation climatique moins aléatoire.

Au Québec, le taux de pratique des principaux sports d’hiver peine à atteindre 20 % (voir le graphique 1). Selon les données du sondage administré par Vividata, le patin s’avère l’activité la plus populaire, tous groupes d’âge confondus. Les jeunes Québécois de 14 à 34 ans pratiquent davantage la planche à neige que la moyenne de la population, mais pour ce qui est des autres activités considérées par le sondage, les résultats affichent peu d’écarts entre chaque segment.

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Les jeunes, une relève essentielle

On utilise l’expression « déficit nature » pour parler, notamment, des jeunes qui passent peu de temps en milieu naturel. Or, pratiquer des activités en plein air l’hiver est souvent une question d’habitude et de mode de vie ; plus on le fait tôt (enfance et adolescence), plus on augmente les chances de conserver cette propension une fois adulte (lire aussi : Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver).

En France, les villages et les stations de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes tentent de reconquérir les jeunes avec l’initiative Génération Montagne. Piloté par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, le projet appuie ses assises sur cinq leviers d’action concrets :

  • Développer et promouvoir des offres adaptées aux habitudes de consommation des jeunes ;
  • Soutenir les structures d’hébergement collectif ;
  • Proposer des conditions tarifaires adaptées ;
  • Numériser les offres ;
  • Faciliter l’accès aux stations.

La transformation des comportements et des habitudes de consommation des jeunes de la génération Z nécessite d’adapter son offre et de revoir ses stratégies de communication (lire aussi : L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z). Avec le projet Génération Montagne, on assiste à une mobilisation des intervenants du territoire afin de valoriser les atouts et l’attractivité de la montagne.

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Source : Génération Montagne

Diversification de l’offre

Le mode de vie nordique possède une unicité attrayante qui se décline en de nombreuses expériences. Mettre en valeur cette offre plurielle et authentique semble nécessaire, voire essentiel pour faire face à la concurrence internationale (lire aussi : Tourisme hivernal : 5 destinations qui se démarquent !).

Les destinations célèbrent l’hiver

La perception de la saison froide a évolué. Les incitatifs pour mettre le pied dehors se multiplient, si bien qu’en ville, en montagne et en région rurale, on cherche à embrasser l’hiver au lieu de le subir. Les festivals et événements de tous genres (culturels, gourmands, sportifs, etc.) occupent de plus en plus cette période de l’année, ce qui contribue à l’attractivité de la destination.

Dans le cadre de son 375e anniversaire, Montréal a créé Les Hivernales dans le but de célébrer la nordicité de la métropole. La programmation de cet événement proposait aux résidents et aux visiteurs des activités ludiques et festives, de janvier à mars 2017 :

  • Course à obstacles : Barbegazi ;
  • Festival de musique électronique : Igloofest ;
  • Tournoi de hockey en plein air : la Classique Montréalaise ;
  • Etc.

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Source : Ville.montreal.qc.ca

Les stations de ski continuent de se réinventer

Depuis plusieurs années, les stations ont compris que pour joindre un plus large public, il faut désormais diversifier son offre d’activités et placer le visiteur au cœur de ses réflexions (lire aussi : Diversification des activités hivernales dans les stations de ski). Cette tendance s’intensifie à un point tel qu’il semble incontournable de repenser la station d’aujourd’hui et de demain. 

En France, le Conseil départemental de l’Isère a mandaté Isère Tourisme pour réfléchir à la station du futur. Quels services, activités, animations, infrastructures et expériences globales répondront aux besoins et attentes de la clientèle en 2030 ?

  

Vidéo : Youtube

Avec l’apport de 75 experts (chefs d’entreprises, chercheurs, sociologues, start-up, etc.), Isère Tourisme a défini neuf thématiques majeures et proposé cinq positionnements :

  1. La station pleine énergie est orientée vers la santé et le bien-être ;
  2. La station douce rend hommage à un mode de vie responsable, en connexion avec la nature ;
  3. La station loisirs met en valeur l’envie de partager du temps en famille et entre amis en pratiquant des activités ensemble ;
  4. La station high-tech intègre l’innovation technologique afin de créer une expérience globale fluide ;
  5. La station hyper sport cherche à dépasser les limites de la pratique sportive intense.

station_future_isere_tendance_hiverSource : pro.isere-tourisme.com

Intensification de pratiques durables

L’hiver est-il encore synonyme de neige ? Oui, mais pour combien de temps ? Les changements climatiques sont un réel enjeu. L’irrégularité des conditions météorologiques fait en sorte que les amateurs d’activités hivernales planifient et réservent leurs séjours et leurs billets d’accès à la dernière minute. La vulnérabilité de l’industrie face au climat exige de revoir certaines façons de faire.

De la réflexion à l’action

Scientifiques, experts et professionnels sont unanimes quant au besoin d’adapter les modèles de gestion, de miser sur des pratiques durables, de soutenir l’innovation et de diversifier l’offre (lire aussi : Le climat change, et vous ?). Il est maintenant l’heure de passer à l’action !

Depuis 2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille de pair avec la firme environnementale Nature-Action Québec afin d’étudier la question du développement durable et de créer un programme environnemental. En 2016, le programme de certification écoSentier a été lancé et suscite depuis l’intérêt de plusieurs clubs. Cette année, ils sont au nombre de 25 à avoir fait des demandes de certification, ce qui permet d’atteindre 1900 kilomètres de sentiers certifiés au Québec.

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Source : ecosentier.ca

Dans les stations de ski, le virage écoresponsable s’accentue et les actions sont nombreuses : adhésion à des programmes environnementaux, utilisation d’énergies renouvelables, protection des ressources naturelles, réduction d’émissions de carbone, investissement dans des équipements performants et moins énergivores, innovation visant la conservation de la neige, engagement des employés, mise en place de projets impliquant les visiteurs (lire aussi : Des stations de ski écoresponsables).

Ces grands enjeux et tendances témoignent de la fragilité de notre tourisme hivernal, mais aussi du dynamisme de notre industrie, qui multiplie les efforts pour protéger, adapter, développer l’hiver et le rendre accessible aux consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Un programme pour la rénovation énergétique des hôtels

Nearly Zero Energy Hotels est un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet fournissait aux gestionnaires hôteliers une aide comprenant des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Le consortium prodiguait également de la formation pratique sur mesure en plus d’offrir en ligne la boîte à outils gratuite neZEH, permettant de trouver rapidement la solution énergétique la plus efficace selon la situation.  

Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme (IEE) pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Cette initiative s’inscrivait dans la volonté de contribuer à l’atteinte des cibles de l’Union européenne pour 2020 et 2050 et des objectifs d’efficacité énergétique dans la lutte contre les changements climatiques. On trouve parmi ces engagements celui de la transformation progressive du parc immobilier européen en édifices à consommation énergétique presque nulle (Nearly Zero Energy Buildings).

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Le bilan de l’expérience fait tout même ressortir le défi de parvenir à modifier les comportements de la clientèle et des employés afin de maximiser les mesures d’économie énergétique mises en place. De plus, les programmes d’aide financière doivent être adaptés afin de prendre en compte la réalité des plus petits établissements, qui doivent supporter un investissement initial majeur pour profiter d’une rénovation énergétique ambitieuse.

Vidéo : Youtube

 

Source de l’image à la une : www.nezeh.eu

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Produits et activités Tendances

Grandes tendances du secteur événementiel

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille touristique sur les festivals et événements. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie au sujet d’un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme événementiel au Québec et sur les marchés concurrents. Voici deux grands courants observés dans ce secteur d’activité.

 

L’omniprésence technologique

L’apport des technologies à l’industrie événementielle ne cesse de s’amplifier. Des outils existent pour simplifier des processus de gestion et de communication, mais aussi pour améliorer l’expérience globale du public, avant, pendant et après le festival. Quelles sont les grandes tendances qui ont été observées ces dernières années et qui devraient continuer à évoluer ?

Une plus grande utilisation de l’intelligence artificielle 

Le déploiement de solutions faisant l’usage de l’intelligence artificielle poursuit sa lancée. Les données colligées par divers supports numériques sont désormais sciemment mises à profit.

La connaissance accrue des visiteurs contribue à proposer des offres toujours plus personnalisées. Dans le secteur du divertissement, Netflix et Amazon sont reconnus pour leurs recommandations individualisées de produits. Cette pratique se voit également dans l’événementiel. Par exemple, en considérant ce que les amateurs de musique écoutent, il est possible de leur suggérer des spectacles et des festivals susceptibles de les intéresser. Plusieurs applications basent leur fonctionnement sur des algorithmes qui établissent des ponts avec des bibliothèques musicales numériques, telles que Spotify, et qui ensuite effectuent des recommandations en tenant compte des préférences et de la géolocalisation des utilisateurs, telles que Wyker (lire aussi : Coup d’œil sur la personnalisation). En plus de faciliter la personnalisation, cette modélisation des données permet de mieux connaître les tendances du marché.

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Source : Wyker

L’usage de l’intelligence artificielle contribue également à augmenter l’efficacité de certaines tâches ou fonctions. Par exemple, les agents conversationnels (chatbots) améliorent le service à la clientèle en fournissant une assistance en tout temps et en offrant une expérience fluide aux utilisateurs. En plus de répondre à des demandes simples et courantes, ils sont utiles pour automatiser la gestion des inscriptions et des réservations, guider les participants avant, pendant et après les activités, ainsi que questionner et interagir avec les festivaliers. Bien qu’il leur soit impossible de résoudre des problèmes complexes, les agents conversationnels libèrent les employés des tâches répétitives, ce qui leur donne plus de temps pour en effectuer d’autres qui nécessitent une interaction humaine (lire aussi : Créer un chatbot en 5 étapes).

Une expérience d’achat et de paiement toujours plus fluide

La dématérialisation des devises (cashless payment) gagne aussi du terrain. Certains festivals, tels que Lollapalooza, Coachella Valley Music and Arts Festival et Firefly music festival, l’ont même entièrement adoptée ces dernières années. Les bracelets RFID et le paiement mobile réduisent les sources de stress liées à la perte ou au vol d’argent comptant. Ils permettent aussi aux festivaliers d’attendre moins longtemps en file (lire aussi :
L’avenir du paiement électronique ecashless_festival_rfidn tourisme). Cette méthode de paiement s’avère également avantageuse pour les organisateurs, qui obtiennent des données précieuses sur les achats effectués (combien, quoi, quand, où) et peuvent ainsi améliorer l’expérience commerciale globale. Au Royaume-Uni, les promoteurs du festival Cocoon in the park ont affirmé voir leurs revenus croître de 39 % sur une période de deux ans, entre autres grâce à cette technologie et aux données acquises qui leur ont permis de mieux élaborer leur stratégie de vente.    

 

Source : Festival Insights

L’innovation pour séduire les clientèles et répondre à leurs besoins

Créer des « effets wow », rendre l’ordinaire extraordinaire et se distinguer de la concurrence constituent des objectifs pour de nombreux organisateurs. Les festivaliers sont expérimentés. Ils s’informent et trouvent des idées sur le Web, particulièrement sur les médias sociaux. Ils voyagent sur leurs écrans, mais aussi physiquement, car ils sont bien conscients qu’une expérience ne se télécharge pas (lire aussi : Comment créer une expérience).

Le visiteur au centre de l’expérience

Connaître et bien comprendre les préférences de son public, ses besoins et ses motivations sont essentiels à l’innovation (lire aussi : Innover ou disparaître). Selon le type d’événement et sa situation géographique, la clientèle variera. Voici donc une série d’analyses (veuillez cliquer sur le thème pour lire le contenu) qui présentent : des tendances chez les consommateurs, les voyageurs culturels du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques, les familles québécoises, les voyageurs LGBTQ, les spécificités des générations Y et Z, les habitudes de voyage des milléniaux, de la génération X et des baby-boomers. Une veille sur ses clientèles est donc essentielle afin de créer une expérience globale qui répondra aux attentes ou les surpassera.

Des festivaliers gourmets et sensibles à l’environnement

Ces deux tendances ne peuvent plus être prises à la légère. L’intégration d’une offre culinaire diversifiée, saine, locale, fraîche et comprenant des solutions de rechange pour les personnes exprimant des besoins spécifiques n’est plus une option. Bien manger s’inscrit parmi les attentes des visiteurs. On assiste aujourd’hui à un éclatement de propositions qui mettent en valeur la gastronomie sous toutes ses formes, au grand plaisir des consommateurs (lire aussi : L’expérience gastronomique dans les festivals).

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Source : We are Waterloo

La conscientisation du public face aux enjeux environnementaux s’intensifie. Sensibilisé depuis plusieurs années, il souhaite aujourd’hui être informé des actions concrètement effectuées par les organisations et savoir de quelle manière il peut, lui aussi, collaborer à la réduction de son empreinte écologique. Bien des festivals répondent à l’appel. C’est le cas du festival les Eurockéennes de Belfort qui, en plus d’être certifié ISO 20121 depuis juillet 2017, a créé son propre label, « Eurocks Solidaires ». Ce dernier constitue un gage de mobilisation sur quatre enjeux sociétaux : la citoyenneté, la culture pour tous, l’environnement et la prévention. Un site Web lui est spécialement consacré afin de promouvoir les initiatives réalisées, d’offrir de l’information pertinente sur les enjeux et de présenter des campagnes de sensibilisation.

Vidéo : Youtube

Une présence accrue de startups dans le paysage événementiel

Des laboratoires d’innovation ainsi que des accélérateurs et incubateurs d’entreprises continuent de voir le jour. Leur présence facilite l’essor et le rayonnement de nombreuses startups qui se spécialisent notamment dans le tourisme et l’événementiel. L’agilité des jeunes pousses est favorable à l’innovation et permet de concevoir des solutions pratiques qui répondent aux besoins des organisations et des consommateurs. Par exemple, dans la cohorte 2018-2019 du MT Lab, Payzpot a développé un système intégré de gestion de files d’attente et de service client. Travailler de pair avec des startups ou même mettre sur pied un programme interne stimulant l’innovation est une avenue de plus en plus convoitée.

Ces tendances témoignent du dynamisme de l’industrie des festivals et des grands événements. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

 

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Tourisme durable

Le climat change, et vous ?

Alors que les variations climatiques se manifestent plus nettement saison après saison, scientifiques et professionnels du tourisme tirent la sonnette d’alarme et prônent un changement radical des pratiques. Si les gestionnaires sont globalement sensibles à la question, ils sont encore nombreux à se sentir déroutés face aux mesures à adopter. Concrètement, comment s’y prendre ? Voici quelques exemples d’adaptation réussie.

 

Repenser les modèles

L’augmentation des précipitations, la diminution de la couverture nivale ou la variation de la durée des saisons rendent les activités extérieures particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Afin de faire face aux températures nouvelles, les exploitants remettent en question la pertinence des modèles traditionnels. Ainsi, la saison hivernale est condensée et plus d’événements et d’activités connexes sont proposés sur une plus courte période. La tarification est également repensée. Un billet unique peut donner accès à une variété d’expériences et si l’équipement le permet, les visiteurs peuvent même changer d’activité au milieu de leur journée.

Bien conscients que la variabilité de l’enneigement menace la qualité de l’offre hivernale, la station de ski Prat Peyrot du massif de l’Aigoual, en France, a entrepris de se reconvertir en écostation multisaisons. Issu d’un échange entre les élus locaux et les professionnels, le processus se veut participatif et intègre les considérations des experts, des citoyens, des organes gouvernementaux, des visiteurs et de l’industrie touristique. D’ici 2020, l’ensemble du territoire devrait être multiactivités et accueillir une voie de découverte de 5 km, mais aussi des sentiers de vélo de montagne, de randonnée et de raquette, des circuits d’interprétation et une course d’orientation.

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Source : ademe.fr

Dans un contexte où chaque action de l’industrie peut avoir des répercussions sur les milieux hôtes, la vocation même des activités peut être élargie. Ainsi, si le camping est, certes, associé à un moment de détente, l’association Camping Québec, y voit une occasion de sensibiliser les visiteurs au développement durable. En s’associant à l’OBNL Sans Trace Canada, Camping Canada a mis en place un code de conduite pour minimiser l’impact de l’activité sur l’environnement et initier les campeurs au tourisme responsable. Le programme s’articule autour de sept grands principes :

 

  Les 7 principes Sans Trace 

  Préparez-vous et prévoyez

  Utilisez les surfaces durables

  Gérez adéquatement les déchets

  Laissez intact ce que vous trouvez

  Minimisez l’impact des feux

  Respectez la vie sauvage

  Respectez les autres usagers 

Source : Sans Trace Canada


Proposer une offre alternative

Les bouleversements climatiques menacent la relative stabilité de la météo, laquelle est nécessaire à toute planification stratégique. Pour contrer cette réalité et assurer une satisfaction des visiteurs, peu importe les températures, le Domaine Enchanteur, en Mauricie, propose une large variété d’activités. Alors que l’offre initiale se composait d’un réseau de sentiers glacés dans les bois, difficile à entretenir en cas de redoux, le domaine propose maintenant des expériences moins vulnérables aux caprices de mère Nature : de la raquette, un parc animalier, un parcours d’hébertisme, un labyrinthe suspendu ou encore, une balade en petit train.

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Source : Domaine Enchanteur

L’agrotourisme aussi a recours à la diversification de l’offre pour compenser le raccourcissement des saisons touristiques. Le Domaine Labranche, une érablière de la Montérégie récipiendaire de nombreuses distinctions, possède également un verger et produit du vin et différents alcools. Les propriétaires ont décliné le concept de la cabane à sucre pour proposer des expériences de restauration connexes : la « Cabane à pommes » et la « Cabane en fêtes ». En adoptant cette stratégie, le domaine peut désormais accueillir les visiteurs sur trois saisons (hiver, printemps et automne).

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Source : Domaine Labranche

Dans le même ordre d’idée, la station de ski Bromont, qui a adopté la nouvelle appellation Bromont, montagne d’expériences, propose des activités tout au long de l’année afin d’assurer une présence constante des visiteurs sur la montagne. Ski en hiver, vélo de montagne à l’année et parc aquatique en été, la station mise également sur les événements pour montrer son dynamisme et se positionner comme la référence en matière de plein air.

Appuyer l’innovation

Issu d’un partenariat entre différents experts de l’industrie touristique et de la recherche sur les changements climatiques, le Living Lab Laurentides est géré par Tourisme Laurentides. L’objectif est d’appuyer des projets qui proposent des mesures pour atténuer les conséquences du changement climatique et minimiser l’émission de gaz à effet de serre, mais également d’explorer des options proactives entraînant une transformation des pratiques d’affaires de l’ensemble des acteurs de l’industrie. À ce jour, trois projets ont déjà intégré le Living Lab Laurentides.

Parc linéaire Le P’tit Train du Nord

Le Living Lab soutient les gestionnaires du P’tit Train du Nord pour effectuer une recherche sur différentes options de revêtement de sol pour piste cyclable. En s’inspirant des bonnes pratiques internationales, l’analyse devrait aboutir à l’utilisation de matériaux recyclés ou végétaux pour un sentier cyclable qui tolère mieux les épisodes de chaleur et les pluies abondantes. Tout au long du processus, des experts, mais également les usagers, seront consultés.

Source : Tourisme Laurentides

Ville de Saint-Sauveur

Pendant les périodes de pics touristiques, de nombreux visiteurs affluent en véhicules motorisés dans le centre-ville de Saint-Sauveur. Tout en augmentant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, cette situation menace la qualité de vie des résidents aussi bien que l’expérience des voyageurs. Le Living Lab accompagne la Ville de Saint-Sauveur pour la mise en place d’un système gratuit de navette en autobus électrique. Les visiteurs et les résidents sont invités à stationner leur véhicule en périphérie du centre-ville et à utiliser ce mode de transport plus responsable.

Adaptation des sentiers

Alors que la Station Mont-Tremblant, la Ville de Mont-Tremblant et le Parc régional de la Montagne du Diable voyaient simultanément la qualité de leurs sentiers de randonnée menacée par les nouvelles réalités climatiques, le Living Lab les a réunis sous un même projet. L’objectif est d’identifier des options d’aménagement afin de lutter contre l’érosion des pistes et des infrastructures due aux fortes pluies, mais aussi de renforcer la sécurité des usagers et la protection de l’environnement.

Ces initiatives inspirantes atténuent l’aspect inéluctable des changements climatiques en misant sur la proactivité, le partenariat, l’adaptation et l’innovation. Et vous, quelles actions avez-vous déjà mises en place ?

 

Source de l’image à la Une : Pexels

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Destinations

Comment rendre une destination plus agréable aux piétons

Les visites à pied connaissent un regain de popularité, attirant de plus en plus de voyageurs qui souhaitent ralentir le rythme pour mieux apprécier l’expérience touristique et prendre le temps de découvrir une destination pas à pas. Créer des milieux de vie attrayants en augmentant la marchabilité des destinations, entre autres, grâce à la piétonnisation et à la ludification des espaces publics peut ainsi s’avérer une solution gagnante.

 

Développer sa marchabilité…

De plus en plus de villes souhaitent rendre leur environnement plus durable en encourageant la marche comme moyen de transport actif et de mobilité durable, tant pour leurs résidents que pour les touristes. Elles développent donc leur « marchabilité ». Ce concept constitue une traduction libre du terme anglais walkability et définit le potentiel piétonnier d’un environnement urbain donné, soit sa capacité à faciliter les déplacements utilitaires à pied. Ces derniers doivent être sécuritaires tout en permettant aux piétons d’atteindre des destinations variées dans un délai raisonnable et en offrant un intérêt visuel, selon les propos de l’urbaniste Michael Southworth, rapportés par l’Institut national de santé publique. Selon Cervero et Kockelman, deux auteurs spécialisés dans le développement urbain, il existe des facteurs environnementaux reliés et interdépendants qui rendent un territoire propice à la marche, soit la densité, la diversité, le design, l’accessibilité de la destination et la distance du transport collectif.

La marchabilité définit le potentiel piétonnier d’un environnement urbain donné

L’outil Walk Score classe les villes américaines, canadiennes et australiennes en fonction de leur marchabilité. Il leur attribue une note (en %) en fonction de la proximité des principaux services tels que les épiceries, les pharmacies, les banques, les restaurants, les parcs et les loisirs. Les installations situées à cinq minutes de marche reçoivent le maximum de points et celles sises à plus de 30 minutes n’en reçoivent aucun. Plus la note totale est élevée, plus la destination s’avère favorable aux déplacements à pied. Celles dont le score est supérieur à 90 sont considérées comme le « paradis des marcheurs », car tous les « déplacements » quotidiens sont accessibles à pied. Les villes dont la note se situe entre 70 et 89 sont « très marchables », ce qui signifie que la plupart des courses quotidiennes peuvent être accomplies à pied. À l’opposé, les gens vivant dans des endroits avec des scores de marchabilité inférieurs à 50 sont « dépendants de leur voiture ». En 2017, New York figurait en tête du classement des villes américaines avec un score de 89,2 suivie de San Francisco (86) et Boston (80,9). En juillet 2018, Montréal obtient une note de 70 et Québec, de 49.

… grâce à des programmes de piétonnisation

En 2006, Montréal adoptait la Charte du piéton, reconnaissant ainsi leur primauté dans la ville. Presque dix ans plus tard, soit en 2015, la Ville se dotait d’un Programme d’implantation de rues piétonnes et partagées pour venir en aide aux arrondissements dans la mise en œuvre d’initiatives variées de repartage de la rue, de réaménagement, d’embellissement, de verdissement et d’animation du domaine public. Déjà, 45 rues font l’objet d’une piétonnisation temporaire, saisonnière ou permanente. L’ensemble de ces initiatives couvre près de 7 km du réseau de rues.

 

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Place de Castelnau, source : Novae   

New York a commencé son programme de transformation urbaine en 2007 ; son projet phare étant la piétonnisation partielle de Times Square. À l’été 2009, le ministère des Transports de la Ville a fermé Broadway aux véhicules et a créé des espaces temporaires réservés aux piétons. Fort de ce succès, les autorités ont décidé de les rendre permanents. L’année suivante, ils ont mandaté une firme d’architectes pour concevoir une nouvelle place permanente, dont la première section a été dévoilée en 2014 et complétée deux ans plus tard. D’autres espaces publics sont disséminés à travers la ville. Par exemple, sur la 23e rue, près de l’édifice Flatiron, la Ville a transformé la moitié des rues en vastes places piétonnes avec des tables, des parasols, des chaises et des cafés.

 

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23e rue, New York, Source : Fun Fun New York         

En février 2017, Paris annonçait qu’elle allait se doter d’une stratégie globale pour les piétons et signer la Charte internationale de la marche. Ce Paris piéton prévoit, entre autres, de favoriser la diversité d’usages de la rue et d’élever les standards de confort des espaces publics. Divers aménagements déjà existants, tels les zones de rencontre, se multiplieront. Certains seront accessibles toute l’année, d’autres uniquement les dimanches et les jours fériés, comme les célèbres Champs-Élysées ! Cette avenue est désormais interdite aux véhicules tous les premiers dimanches de chaque mois. L’occasion idéale de la découvrir sous un jour nouveau. 

… grâce à la ludification

Selon Sonia Lavadinho, docteur en géographie, et Yves Winkin, anthropologue et professeur à l’Université de Liège, la ludification permet d’augmenter le temps de marche des piétons en ville. Pour redonner du plaisir au marcheur et rythmer son parcours, le mobilier urbain, les interventions artistiques, les festivals, les actions éphémères comme Bruxelles-les-Bains ou les Park (ing) Day, l’art urbain sous toutes ses formes ou encore les zones de rencontre sont des avenues à envisager. Ces dernières se caractérisent par un espace partagé à la fois par des piétons, par des cyclistes et par des automobilistes ; la priorité étant toutefois accordée aux cyclistes et aux piétons. Ces derniers ne sont pas confinés aux trottoirs, mais ils peuvent aussi marcher sur la rue. Ces actions de ludification deviennent en soi un attrait touristique.

Source : Youtube

Même s’ils sont d’abord pensés pour les résidents, ces exemples d’aménagements ludiques et piétonniers s’avèrent bénéfiques aux touristes. Il ne vous reste qu’un pas à franchir pour rendre votre destination sûre et agréable pour les touristes piétons !

 

Source de l’image à la une : © Tourisme Montréal – Madore, Daphné Caron