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Produits et activités

Tour d’horizon sur les croisières internationales

Selon un rapport rédigé par la firme Business Research and Economic Advisers (BREA) pour le compte de l’Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), l’industrie des croisières a engendré en 2013 des dépenses se chiffrant à 117 milliards de dollars américains, procurant de l’emploi à près de 900 000 personnes et versant un peu plus de 38 milliards de dollars américains en salaires.

 

Les passagers internationaux

De 2003 à 2013, le nombre de croisiéristes mondial a crû de 77 %, passant de 12 à 21,3 millions de passagers. Ceux-ci proviennent majoritairement (55 %) d’Amérique du Nord (11,8 millions), dont 10,9 millions des États-Unis et 770 000 du Canada (voir le graphique 1). En plus de constituer le marché le plus volumineux, l’Amérique du Nord est également le point d’embarquement le plus imposant de 2013 avec 4000 départs de croisières transportant près de 10,94 millions de passagers, soit 51 % du total des croisiéristes mondiaux.

Pour leur part, les Européens occupent 30 % du marché total. Les passagers originaires du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la France et de l’Espagne s’avèrent les plus nombreux; ils correspondent à 83 % de ce segment. Les autres marchés de taille sont l’Australie, le Brésil et la Chine.

Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Selon les données de la CLIA, on évalue à 22,1 millions le nombre de passagers en 2014. Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Les passagers nord-américains

Un sondage effectué en 2014 pour la CLIA indique que 62 % de la clientèle nord-américaine a déjà fait plus d’une croisière, la moyenne se situant à 3,8. Les croisiéristes aiment voyager par bateau, si bien que 86 % d’entre eux planifient le faire à nouveau au cours des trois prochaines années.

Un peu plus de la moitié des passagers naviguent en paire (53 %), et le quart sont accompagnés de leurs enfants. La durée moyenne de leur voyage est de 7,3 jours. Ils ont dépensé près de 2200 dollars américains par personne lors de leur dernier périple en mer; 74 % de cette somme a été accordée à leur place en cabine, alors que 26 % a servi à effectuer des achats à bord et en excursion.

Les croisiéristes nord-américains aiment voir plus d’un lieu durant leur voyage. Ils sont aussi nombreux (42 %) à retourner à une destination déjà visitée lors d’une précédente croisière.

Les destinations

L’étude de BREA indique que les destinations les plus prisées en 2013 étaient :

  • l’Amérique du Nord (47 %) : les Caraïbes (76 %), l’Alaska (10 %), Hawaï et l’ouest du Mexique (8 %), le Canada et la côte Est américaine (6 %);
  • l’Europe (37 %) : les régions méditerranéennes (72 %) et le nord de l’Europe (28 %);
  • l’Asie et le Pacifique (10 %) : l’Asie (51 %), l’Australie et le Pacifique Sud (49 %);
  • le reste du monde (6 %) : l’Amérique du Sud (63 %), l’océan Indien (34 %) et autres (3 %).

La destination Saint-Laurent en pleine croissance 

Bien qu’à l’échelle mondiale, le Saint-Laurent semble occuper une toute petite place, la destination vit elle aussi une croissance importante. En 2014, elle a connu sa plus importante saison de croisières internationales avec une augmentation de son nombre de visiteurs de 19 % par rapport à 2013, et de 11 % par rapport à sa meilleure performance, soit celle de 2012. Au total, 261 000 passagers et 94 000 membres d’équipage ont été accueillis dans la province en 2014. De mai à novembre, 27 navires ont circulé sur le fleuve et y ont effectué 348 escales.

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D’après Croisières du Saint-Laurent, l’année 2015 semble aussi fort prometteuse; on évalue qu’un peu plus de 395 000 passagers et membres d’équipage visiteront la région cette année, en hausse de 11 % par rapport à 2014. Bien que le port de Québec soit le plus achalandé, celui-ci connaîtra une baisse de fréquentation de 8 % par rapport à 2014, année record côté achalandage. Quant à eux, les ports de Trois-Rivières et de Havre-Saint-Pierre bénéficieront d’une solide croissance de 198 % et de 143 % respectivement.

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Quelques tendances

Les compagnies de croisière portent une attention particulière au design et aux aménagements uniques de leurs nouveaux bateaux. Elles se conforment également à diverses normes environnementales et de sécurité. Les membres de la CLIA évaluent les investissements prévus pour leur flotte à 4 milliards de dollars en 2015, à 6,5 milliards en 2016 et à 5,1 milliards en 2017.

Offrir une bonne variété de divertissements de haut calibre, accommoder plusieurs types de clientèles (multigénérationnelle, solo, jeune, etc.) et décliner l’expérience à bord et à destination sous toutes sortes de thématiques s’inscrivent parmi les plus grandes tendances de l’industrie. Enfin, les croisiéristes sont de plus en plus branchés, aiment avoir accès à une connexion Internet, cherchent à vivre une expérience mémorable, authentique et à recevoir un accueil personnalisé. Êtes-vous prêt à accueillir ce segment de clientèle?

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Hébergement

Le champing, vous connaissez?

En 2014, l’église médiévale All Saints’ Church, située dans le village Aldwincle en Angleterre, a fait l’objet d’un projet pilote qui visait à diversifier ses usages en accueillant des visiteurs pour la nuit. Le succès de cette première édition fut concluant et motive aujourd’hui le CCT à ouvrir les portes de deux autres églises pour la saison 2015, la Church of St Cyriac and St Julitta et la Church of St Mary the Virgin.

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Source : The Guardian, crédit photo : David Joyner/CCT

Le prix d’une nuitée se chiffre à près de 120 dollars canadiens et comprend la location entière de l’église ainsi qu’un petit déjeuner livré en matinée par un résident du village. L’organisme anglais propose également des activités complémentaires au séjour, dont la randonnée, du yoga et des soirées de contes.

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Segments de clientèles

Les vacances multigénérationnelles, une nouvelle tradition

Preferred Hotels & Resorts, un important regroupement d’hôtels indépendants, a effectué une enquête sur ce segment de clientèle afin de connaître ses habitudes, ses préférences et ses intentions de voyage. Le sondage a été réalisé en ligne durant l’été 2014 auprès de 520 parents et 417 grands-parents des États-Unis qui ont réalisé un voyage multigénérationnel au cours des 12 derniers mois. Les données de la présente analyse reposent essentiellement sur les résultats obtenus lors de cette enquête.

Du temps de qualité et des souvenirs

Les parents et les grands-parents sondés ont fait respectivement 4,4 et 5,6 voyages au cours de la période étudiée.

Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année.

Dans les deux cas, la proportion de vacances multigénérationnelles se situe autour de 50 %. Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année. Parmi les principales raisons évoquées, on trouve :

  • passer du temps de qualité avec les membres de leur famille;
  • créer des souvenirs familiaux qui dureront toute leur vie;
  • se rapprocher les uns des autres.

La planification, l’affaire de tous

Lorsque vient le temps de planifier les vacances, chacun met la main à la pâte. Cependant, ce sont les parents qui participent le plus activement et qui influencent davantage les autres. Au moment de payer, les grands-parents se hissent au premier rang, suivis de près par les parents.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Les répondants qui ont affirmé que leurs enfants exerçaient une influence lors de la planification de leurs vacances ont précisé qu’ils le faisaient particulièrement lors du choix de la destination, des activités quotidiennes, de l’hôtel ou du lieu de villégiature.

Lorsque vient le temps de choisir la destination, les personnes sondées ont principalement considéré les cinq sources d’information suivantes :

  • parents et amis;
  • résultats provenant des moteurs de recherche;
  • sites Web des destinations;
  • sites Web de commentaires et de recommandations;
  • promotions d’hôtels ou de lieux de villégiature.

Des réservations généralement en ligne

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver.

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver; 50 % des répondants ont indiqué avoir tout réservé en ligne, 28 % presque tout, 10 % quelques éléments et 5 % peu d’éléments.

Pour recueillir de l’information et aussi des prix, les sites Web les plus visités par cette clientèle américaine sont Expedia, TripAdvisor, Travelocity, Orbitz et Hotels.com. Près de la moitié d’entre eux sont d’avis que la façon la plus pratique de réserver se trouve en ligne, sur des sites de compagnies aériennes ou de croisières, d’hôtels et de location de voiture, alors qu’un peu plus du tiers leur préfèrent des sites d’agences de voyages en ligne tels qu’Expedia. Le téléphone est beaucoup moins utilisé; 9 % l’emploient pour contacter un agent de voyage traditionnel et 7 % pour communiquer avec un fournisseur de service.

Les dépenses et le budget alloué aux vacances

Environ un tiers des parents et grands-parents sondés dépensent de 1000 à 4999 dollars américains pour leurs vacances multigénérationnelles (voir le graphique 1) alors que 18 % iront jusqu’à y investir plus de 15 000 dollars. Ce type de vacances constitue une grande part de leur budget annuel de voyages, qui s’élève à plus de 10 000 dollars pour près de la moitié des répondants.

AR_vacances_multigenerationnelles_US_graphique2 Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Parmi ceux qui ont réservé au moins une chambre d’hôtel, la durée de séjour dépasse en général trois nuits; 45 % affirment être restés entre trois et cinq nuits, 28 % de six à sept et 16 % plus de huit nuits. Ces individus occupent normalement deux à trois chambres (62 %) et dépensent en moyenne 156 dollars américains pour chacune. 

Les motivations et les destinations

La plage représente le principal but de voyage de plus du tiers des Américains sondés, les parcs thématiques et les visites chez des parents et des amis occupent la deuxième et la troisième places du classement. Les séjours en ville gagnent le cœur d’un cinquième des répondants, suivis des croisières, des tout-inclus, du camping et des vacances au bord d’un lac.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Plus du tiers (39 %) des Américains qui s’inscrivent dans le segment multigénérationnel ont réalisé un voyage à l’international au cours des douze derniers mois. Les destinations les plus en vogue sont l’Europe (14 %), les Caraïbes (12 %), le Mexique (12 %) et le Canada (11 %). Parmi tous les répondants au sondage, 5 % ont visité le Québec, soit près d’une personne sur deux qui a séjourné au Canada. Au cours des deux prochaines années, 63 % envisagent de prendre (peut-être, probablement ou fort probablement) des vacances à l’international. Cette fois, 21 % considèrent le Canada comme une destination possible.

Les médias sociaux

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook.

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook. À moindre échelle, plusieurs affichent une présence sur LinkedIn, Twitter, YouTube, Pinterest, Google+ et Instagram.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Durant la dernière année, 36 % ont écrit des commentaires ou publié du contenu de voyage et 54 % ont diffusé des photos ou des vidéos sur les médias sociaux, des forums de discussion ou des blogues. Environ le tiers des Américains sondés (34 %) affirment avoir publié ce contenu sur les médias sociaux simplement pour partager leur expérience, alors qu’un quart le font pour rendre jaloux leurs amis et leur famille.

Le rythme de vie effréné des familles d’aujourd’hui et le sentiment de culpabilité de nombreux parents face au peu de temps de qualité passé avec leurs enfants ou leurs parents contribuent à envisager les vacances comme l’occasion de rassembler la famille. Et ce moment est celui que 76 % des voyageurs multigénérationnels américains attendent avec le plus de hâte tout au long de l’année.

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Technologies

La semaine des musées #MuseumWeek

Du 23 au 29 mars 2015, les musées et les organismes culturels se sont donné rendez-vous sur Twitter pour échanger autour de sept thématiques, chacune représentée par un mot-clic déterminé. Au total, les 600 000 tweets partagés durant l’événement ont été vus plus de 237 millions de fois sur Twitter ou sur le Web. Cette deuxième édition du #MuseumWeek aura attiré plus de 2800 participants provenant de 77 pays, soit 4,5 fois plus que l’an dernier.

 

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Source : MuseumWeek 2015

Tout comme le MoMa de New York, le Louvres de Paris et le Guggenheim de Bilbao, près d’une quarantaine de musées et d’organismes culturels du Québec se sont joints au mouvement. Ce fut l’occasion d’échanger avec des institutions muséales internationales, ainsi qu’avec leur public actuel ou futur.

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Source : Liste publique du MCC Québec – MuseumWeek Québec

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Marketing

Encourager les touristes à voir plus loin que la ville

Un individu qui effectue un court séjour en ville aura peu tendance à vouloir en sortir. Par contre, qu’en est-il de ceux qui ont prévu un plus long voyage ou qui n’en sont pas à leur première visite? Plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde se penchent sur cette question et élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions.

 

Countryside is GREAT

L’organisme britannique de promotion de la destination (DMO) Visit Britain lançait en janvier 2015 la campagne Countryside is GREAT. Les actions de marketing, qui seront réalisées sur trois ans, visent à positionner les régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. En plus de vouloir augmenter le nombre de visiteurs à l’extérieur de ses grands centres urbains, Visit Britain souhaite générer des retombées économiques d’un peu plus de 130 millions de dollars canadiens et créer 1296 nouveaux emplois d’ici 2018.

Au cours de la première année, neuf régions seront mises à l’avant-scène auprès des marchés américains et allemands. Ces choix stratégiques, basés sur des recherches réalisées en amont, devraient coûter près de 5,5 millions de dollars canadiens en promotion. En plus de déployer des publicités imprimées et électroniques, des campagnes sur les médias sociaux, des actions de relations publiques et de relations d’affaires, Visit Britain travaille étroitement avec des porte-parole clés et divers partenaires, dont les offices de tourisme, les parcs nationaux, le Canal and River Trust et Hertz Cars.

À travers différents ambassadeurs, Countryside is GREAT met en valeur la culture moderne, la haute cuisine, l’hébergement de classe mondiale et les magnifiques paysages britanniques.

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Source : Visit Britain

Towns of the Philadelphia Countryside

Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Le DMO Visit Philadelphia encourage les résidents et les visiteurs de Philadelphie à découvrir 15 petites municipalités situées dans 5 comtés en périphérie de la ville. Issue d’un partenariat public-privé, la campagne Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Pour faire partie de la campagne, les municipalités devaient répondre aux critères suivants :

  • être accessibles et se trouver à moins d’une heure en voiture ou en train de Philadelphie;
  • être dotées d’une rue principale animée et de commerces dynamiques;
  • offrir des services de restauration et d’hébergement, ainsi qu’une grande variété d’activités culturelles et de plein air;
  • jouir d’un passé historique;
  • posséder une équipe de marketing qui fait déjà la promotion de la municipalité.

Afin d’amplifier les messages promotionnels des petites municipalités, le site Web de la campagne de marketing est hébergé sur le portail de Visit Philadelphia. On y trouve entre autres des itinéraires, des cartes interactives, des photos et des descriptions de ce qu’on peut voir et faire dans les comtés. Le DMO utilise également son blogue, particulièrement populaire auprès des Philadelphiens, pour promouvoir l’offre culturelle, sportive et culinaire de la région. Sur les médias sociaux, des tactiques stratégiques ont été élaborées sur Facebook, Instagram et Twitter; les abonnés peuvent suivre le mot-clic #phillytowns.

Hors ligne, plusieurs petites campagnes ont été menées depuis mai 2014 et continueront tout au long du printemps 2015. Le public visé par ces placements publicitaires se compose d’amateurs de voyage, de culture, de plein air et de gastronomie et provient de la grande région métropolitaine de Philadelphie, de New York, du nord du New Jersey et de Washington DC.

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Source : Visit Philly

West Tennessee Day Trippin’

Des voyageurs de partout à travers le monde se rendent dans le Tennessee. Une forte majorité s’arrête à Memphis afin de visiter Graceland, la fameuse résidence ayant appartenu à Elvis Presley. Cependant, peu d’entre eux vont au-delà de la ville; les régions ne bénéficient donc pas du passage de ses touristes. 

Cinq ans ont été accordés à l’organisme Memphis Area Association of Government (MAAG) afin de concevoir, réaliser et promouvoir la campagne West Tennessee Day Trippin’. Les objectifs du projet consistent à :

  • attirer l’attention des visiteurs de la métropole et trouver un moyen de prolonger leur séjour;
  • accroître la fréquentation des comtés Shelby, Fayette, Tipton et Lauderdale et faire en sorte que les excursionnistes en provenance de Memphis y génèrent des retombées économiques;
  • stimuler les petites entreprises locales et encourager l’entrepreneuriat dans ces quatre régions rurales.

 Parmi les actions entreprises de 2011 à 2016, mentionnons :

  • la création d’une image de marque forte et viable sur plusieurs années;
  • la production de capsules vidéo mettant en valeur 25 attraits et événements, ainsi que la diffusion stratégique de celles-ci;
  • le développement de circuits en autocar, les Day Trippin’ Bus Tours;
  • le placement publicitaire de la campagne dans des magazines, des journaux, sur les médias sociaux et à l’aéroport international du comté Memphis-Shelby.

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Source : West Tennessee Day Trippin’

Bien que les villes soient le point d’arrivée de milliers de touristes internationaux, elles n’ont pas à constituer leur seul lieu de voyage. Comment convaincre ces visiteurs qu’un petit séjour à la campagne vaut bien le détour?

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Produits et activités

La culture au service du développement régional

La culture peut générer des bénéfices profitables pour les municipalités et leurs régions. Elle crée des emplois, attire des investissements, produit des revenus provenant des taxes et stimule l’économie locale à travers le tourisme et les dépenses des consommateurs. Sans oublier que ce secteur d’activité améliore la qualité de vie des citoyens, rehausse les installations locales des municipalités et incite de jeunes professionnels et des entreprises à venir s’y installer.

plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle.

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle.

Un projet rassembleur : CULTURAT

Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Créé en partenariat avec la Conférence régionale des élus et le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue, le projet a aussi pour objectif :

  • de mobiliser les citoyens de la région;
  • d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire;
  • d’augmenter la visibilité de la région à l’extérieur de ses frontières;
  • de valoriser la présence et l’héritage des Premières Nations;
  • de mettre en valeur la cuisine et les produits régionaux.

À ce jour, 49 municipalités de la région, 3 conseils de bande autochtones et 14 organismes ont signé une charte de participation les engageant dans la démarche CULTURAT. 

Source : CULTURAT

En vue des festivités prévues du 24 juin 2015 au 4 septembre 2016, une série d’outils ont été développés afin d’accompagner tous ceux et celles qui désirent s’impliquer dans le succès de ce projet. Par exemple, des actions peuvent être faites pour embellir le territoire par l’art public, l’éclairage et le fleurissement, ou encore pour favoriser l’animation des milieux et la mise en valeur du patrimoine historique, culturel et autochtone. En plus d’un site Web dédié au projet, CULTURAT est actif sur plusieurs médias sociaux, dont Facebook, Twitter, Instagram, Vimeo et Pinterest.

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Source : CULTURAT

Déjà reconnue pour ses festivals, la région de l’Abitibi-Témiscamingue cherche maintenant à promouvoir davantage son offre globale de tourisme culturel à travers la démarche structurante de CULTURAT et vise ultimement à se positionner comme destination culturelle.

Les districts culturels

Les grandes villes à travers le monde ne sont pas les seules à jouir de la présence de districts culturels. Ces hauts lieux, reconnus pour leur forte concentration de salles de spectacles, de musées, de galeries, de studios d’artistes et de diverses productions sont également le milieu de vie de commerçants et de citoyens de tous horizons. Leur dynamisme et leur unicité les rendent attrayants auprès des touristes. 

Les districts culturels reflètent la personnalité et l’environnement unique de leur milieu et mettent en valeur son potentiel créatif.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel qui, une fois bien établi au sein de leur communauté et encouragé par les autorités locales, attire des visiteurs limitrophes ou lointains. Les districts culturels reflètent la personnalité et l’environnement unique de leur milieu et mettent en valeur son potentiel créatif.

Dans l’État du Kentucky, Paducah, une ville d’environ 25 000 habitants, se démarque par son Lowertown Arts District. Reconnu par le gouvernement fédéral américain en 1982 pour sa valeur historique, le quartier passa d’un lieu en déclin à un milieu renouvelé et restauré par ses citoyens. En 2000, la mise sur pied d’un programme visant à attirer des artistes, le « Paducah Artist Relocation Program », a fait éclore des galeries, des musées, des magasins d’artisanat et des événements culturels. Graduellement, le Lowertown Arts District a attiré une école d’art, de nouveaux artistes, des résidents, et des touristes.

En novembre 2013, l’UNESCO a désigné Paducah ville créative dans la catégorie « artisanat et arts populaires ». Aujourd’hui, le district culturel procure des emplois à temps plein à près de 180 de ses résidents et son impact économique se chiffre à plusieurs millions de dollars de revenus pour le gouvernement de l’État.

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Source: Paducah CVB

Bien que la culture puisse être considérée comme un levier de développement régional, ce résultat n’est pas systématique et représente bien souvent le fruit de plusieurs années de travail. Que suggéreriez-vous aux petites municipalités et régions plus éloignées qui désirent se positionner comme destination culturelle?

 

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Produits et activités Transport

Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

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Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

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Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

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Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

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Produits et activités Technologies

L’expérience numérique en culture

Depuis quelques années, le secteur culturel québécois, mais aussi mondial, vit un virage numérique important dans toutes ses sphères d’activité: arts de la scène, muséologie, métiers d’art ou patrimoine. En septembre dernier, on dévoilait le Plan culturel numérique du Québec. Ce plan, qui inclut un investissement de 110 millions de dollars sur 7 ans, a pour but d’encourager les intervenants du milieu culturel à créer et à innover dans un contexte technologique ainsi qu’à diffuser et rendre accessibles les contenus culturels québécois.

Le numérique transforme l’expérience

Réalité augmentée, identification par radiofréquence (RFID), code QR, application mobile, 3D et géolocalisation font désormais partie du vocabulaire du secteur culturel. Le numérique permet de diversifier l’offre d’expériences. En voici plusieurs exemples.

Les bracelets DEL (LED

Lors de sa tournée 2012, le groupe Coldplay a offert aux spectateurs un bracelet électronique intelligent DEL afin de créer des jeux de lumière dans le public. Synchronisés avec la musique, ces milliers de points lumineux démultipliés ont créé une expérience unique en son genre. Le groupe britannique n’est pas le seul à utiliser cette technologie. Plusieurs autres artistes le font, et on la trouve aussi dans divers événements et festivals.

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Vidéo: Vimeo

Les bracelets RFID

En juin 2014, le festival de musique Bud Light Digital Dreams de Toronto a introduit les bracelets RFID pour permettre à ses participants de faire des achats sur place sans devoir manipuler de l’argent. La technologie choisie par les organisateurs de l’événement permet aussi aux festivaliers d’être actifs sur Facebook et Twitter afin de partager leur expérience en temps réel.

Code QR

À Toronto, des panneaux intégrant un code QR permettent aux résidents et aux touristes de découvrir des chansons inspirées des lieux grâce au projet Track Toronto. En balayant le code du panneau avec son appareil mobile, l’individu peut accéder à la chanson associée au quartier dans lequel il se trouve.

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Source: Track Toronto

Dans cette même optique, on trouve à Londres le projet Talking Statues. Des codes QR permettent de faire parler 40 statues qui représentent des personnages historiques britanniques tels que Sherlock Holmes, Isaac Newton ou la reine Victoria.

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Source: Talking Statues

Les casques d’écoute sans fil

On assiste ces dernières années à l’émergence de performances musicales «silencieuses», durant lesquelles un DJ joue devant des spectateurs qui portent des casques d’écoute sans fil. Lorsqu’il y a plusieurs concerts simultanés, les participants peuvent choisir quel DJ ils écouteront, basculer entre diverses ambiances sonores et moduler l’intensité du volume.

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Source: Bonnaroo

Inspirés par ce concept, des festivals intègrent des événements «silencieux» à leur programmation. C’est le cas de Coachella, avec son Silent Dance Party, et de Bonnaroo, avec son Silent Disco DJ.

Les applications mobiles

Les applications mobiles disposent d’informations pratiques, personnalisent l’expérience des utilisateurs, dynamisent le contenu, favorisent le partage sur les réseaux sociaux, géolocalisent des points d’intérêt; bref, elles ajoutent de la valeur au contenu culturel.

L’application mobile Découvrir Québec, réalisée par la Ville de Québec, permet aux citoyens et aux touristes d’explorer l’histoire et la culture du Vieux-Québec et du quartier Saint-Roch, notamment à l’aide de contenus vidéo, de témoignages audio et de reconstitutions 3D de sites disparus. L’application du Centre Pompidou de Paris fournit à l’utilisateur des informations sur les chefs-d’œuvre les plus marquants de sa collection, alors que celle du MoMA de New York va jusqu’à offrir la possibilité de créer sa propre collection d’œuvres d’art. L’application du festival Bonnaroo permet quant à elle aux utilisateurs de faire des recommandations de restaurants, d’hôtels ou d’autres commerces environnants à l’aide de sa fonction Roadtrip.

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Source: Découvrir Québec

Des mots-clics dynamiques 

Les événements Doritos du festival South by Southwest (SXSW) font participer les spectateurs aux concerts. À l’aide du mot-clic #BoldStage, les personnes présentes peuvent voter pour la première partie du spectacle, signifier leur préférence pour la chanson de rappel de l’un des artistes ou même ajouter des effets spéciaux durant le concert (jeux de fumée, confettis, ballons, lasers, etc.).

Les visites virtuelles

Les musées sont de plus en plus nombreux à offrir une expérience virtuelle qui permet aux gens de partout à travers le monde de visiter leur institution. Le site du château de Versailles, qui attire près de 5 millions d’internautes, offre un espace multimédia riche en contenus et en expériences numériques: visite 3D, accès à des parcours inédits, vidéos, expositions actuelles et anciennes, visite des jardins, etc.

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Source: Château de Versailles

L’usage des technologies numériques dans le secteur culturel ne s’arrête pas à offrir de nouvelles expériences au public; il permet aussi aux organismes de diversifier leur clientèle, de générer de nouveaux revenus, d’améliorer l’efficacité de leurs opérations et de multiplier leurs moyens de diffusion. Le numérique a indéniablement transformé les habitudes des consommateurs et continue d’être une source d’innovation pour les entreprises culturelles.

 

Image à la une : © CRE de Montréal

Analyse réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

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Tourisme durable

Mieux gérer le gaspillage en hôtellerie et en restauration

Selon une étude du Value Chain Management Centre (VCMC), les pertes provenant du gaspillage alimentaire au Canada se chiffrent à 31 milliards de dollars et représentent 6 millions de tonnes de nourriture. Chacune de ces tonnes produites inutilement engendrerait 4,5 tonnes de CO2, un poids environnemental énorme en matière de gaz à effet de serre.

D’où provient le gaspillage?

Bien que les consommateurs soient les plus grands acteurs (47 %) de l’équation, plusieurs secteurs d’activité sont concernés par les enjeux touchant le gaspillage alimentaire (voir graphique 1). Au Canada, les restaurants et les hôtels engendrent 9 % des pertes alimentaires du pays. Celles-ci résultent de plusieurs facteurs : les erreurs en cuisine, les résidus (os, grains de café, pelures de légumes, etc.), la fluctuation de la demande et la gabegie, les mauvaises manipulations, les problèmes d’entreposage des aliments, les restants de table, etc.

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Source : VCMC

Quelques pistes pour réduire les pertes

Utiliser le produit à son maximum semble être la première étape à suivre afin de minimiser les pertes.

Utiliser le produit à son maximum semble être la première étape à suivre afin de minimiser les pertes. C’est d’ailleurs ce que préconise Normand Laprise, chef et propriétaire du restaurant Toqué!, qui met en pratique la récupération alimentaire depuis plusieurs années. Avec son acolyte Charles-Antoine Crête, ancien chef de la Brasserie T, il a même donné des conférences sur le sujet, intitulées Cooking from Scraps. Prendre les queues de fraises pour aromatiser de l’eau et utiliser la pelure des patates pour faire des croustilles sont des exemples simples de façons de limiter les résidus. Or, peu importe les efforts investis, il s’avère impossible d’enrayer complètement les pertes en cuisine et en salle à manger. Selon Green Hotelier, suivre les quatre étapes suivantes peut cependant contribuer à leur réduction. 1. Mesurer les pertes  Munir les cuisines de poubelles distinguant l’origine des déchets permet de déterminer la provenance des pertes, de chiffrer leur ampleur, de mesurer les pertes financières qui y correspondent et, enfin, de mieux les gérer. Par exemple, on peut utiliser un conteneur pour les restants de table, un pour les aliments provenant de la préparation, un autre pour les résidus et un dernier pour les surplus et la gabegie.

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L’application Wise Up On Waste, conçue par Unilever Food Solutions pour les professionnels en cuisine, est un autre exemple d’outil visant à répertorier les pertes. 2. Développer un plan d’action

Préparer et communiquer un plan d’action détaillé peut toutefois favoriser la responsabilisation des employés.

Mobiliser le personnel représente un défi pour plusieurs établissements. Préparer et communiquer un plan d’action détaillé peut toutefois favoriser la responsabilisation des employés. Ce plan devrait inclure, selon les besoins, les actions suivantes :

  • Revoir la gestion de l’inventaire et les processus de livraison;
  • Procéder à un contrôle des quantités et de la qualité;
  • User de créativité pour mettre en pratique la récupération alimentaire;
  • Offrir des choix aux clients quant aux portions et à la composition de leur assiette et leur proposer de rapporter leurs surplus à la maison.

3. Évaluer le progrès mensuellement Obtenir la rétroaction des employés et mesurer de nouveau les pertes permet d’avoir l’heure juste quant au succès du projet. Il ne reste ensuite qu’à adapter le plan d’action en fonction des besoins qui ressortent de cette évaluation. 4. Partager les résultats Pour maintenir la motivation du personnel, il est important de lui communiquer régulièrement les résultats de la démarche. Pour inspirer et sensibiliser d’autres hôtels ou restaurants au gaspillage alimentaire, pourquoi ne pas aussi partager l’expérience publiquement?

Que faire avec ces aliments non consommés?

La redistribution alimentaire donne une seconde vie aux aliments comestibles et, surtout, vient en aide à des gens dans le besoin. Le Bilan-Faim Québec 2014 des Banques alimentaires du Québec indique que les membres du réseau répondent en moyenne à 1 601 115 demandes d’aide chaque mois. La Tablée des Chefs, qui offre des services de courtage en alimentation durable, redistribue à des organismes communautaires les surplus alimentaires générés lors d’événements de 25 personnes ou plus. En septembre 2014, l’Association des hôtels du grand Montréal (AHGM) a annoncé un partenariat avec l’organisme; elle souhaite voir augmenter la participation des hôtels de la grande région de Montréal. Au total, huit membres de l’AHGM adhèrent aux services de La Tablée des Chefs, dont le Hilton Bonaventure et le Centre Sheraton Montréal. La transformation des déchets organiques en compost est une façon écologique de gérer les pertes alimentaires. Lorsqu’enfouies, les matières organiques se biodégradent et génèrent des biogaz (dioxyde de carbone et méthane) qui contribuent à l’effet de serre. Or, en compostant et en procédant à l’épandage du compost qui en résulte, non seulement on réduit la charge polluante des lieux d’enfouissement, mais on améliore aussi la qualité des sols et on limite l’usage d’engrais et de produits phytosanitaires. À Paris, 80 restaurants, hôtels et traiteurs se sont unis en février 2014 afin de créer leur propre système de collecte de biodéchets. L’objectif de leur projet pilote était de ramasser près de 200 tonnes de biodéchets en 6 mois afin de transformer le produit du gaspillage alimentaire en électricité, en gaz naturel et en fertilisant. Au total, ce regroupement a collecté 584 tonnes de déchets alimentaires en 7 mois. À Melbourne, le programme City Harvest vise à réduire les résidus organiques dans les restaurants de la métropole grâce à la mise en place d’un système facilitant la production et la collecte de compost qu’on épand ensuite dans les jardins de la ville. À Londres, l’organisme Save Food accompagne les restaurateurs et les hôteliers afin de les aider à comprendre l’origine de leurs pertes et à les réduire.

Les enjeux entourant le gaspillage alimentaire touchent la planète entière. Pour illustrer leur importance et réfléchir à des pistes de solution, l’Exposition Universelle, qui se tiendra à Milan du 1er mai au 31 octobre 2015, a pour thème « Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie ».

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Gestion

Tirer profit des commentaires des visiteurs

 

Plusieurs hôteliers, propriétaires d’attractions et restaurateurs sont frileux à l’idée d’obtenir de mauvais commentaires sur des sites comme TripAdvisor et Yelp ou sur d’autres plateformes sociales. Bien que certaines critiques ne soient pas constructives, d’autres, par contre, constituent des informations de grande valeur.

 

 

Miser sur l’expérience client

Le consommateur est de plus en plus exigent, et pas forcément fidèle. Pour se distinguer, plusieurs entreprises ont compris l’importance d’axer leur stratégie selon une approche qui positionne le client au centre de toutes les actions. Il devient alors la préoccupation non seulement des gestionnaires, mais aussi et surtout de chaque employé. La constance de tout le personnel est essentielle au succès d’une telle démarche. Dans ce contexte, les avis laissés par les clients s’avèrent fort utiles pour déceler le maillon qui a fait défaut et ajuster le tir.

En Italie, le parc d’attractions Gardaland utilise principalement TripAdvisor pour améliorer l’expérience de ses clients. Pour tirer profit des commentaires laissés par ces derniers, l’équipe responsable des médias sociaux fait suivre les messages reçus, sous forme de rapport, à tous les services du parc. Ces rapports font état des aspects positifs de même que des problèmes les plus fréquemment soulevés. Les préoccupations de la clientèle sont ainsi utilisées pour établir les futures mesures opérationnelles à mettre en place.

Les responsables du parc Gardaland soulignent l’importance de bâtir une relation avec les clients et de prendre le temps de répondre aux avis, qu’ils soient positifs ou négatifs. L’expérience ne se termine pas lorsque le visiteur quitte les lieux; elle se poursuit lorsqu’il la partage en ligne avec d’autres, sur des sites Web qui vous permettent de prolonger l’interaction.

Personnaliser le service

Depuis quelques années, la personnalisation est une tendance inéluctable pour les entreprises de service. Plus que jamais, le consommateur souhaite vivre des expériences uniques, qui comblent ses besoins et correspondent à ses centres d’intérêt. En s’affirmant ouvertement sur les médias sociaux, il offre la chance aux entreprises de mieux le comprendre, de le cibler et de le combler par des offres qui l’interpellent. Avec l’aide d’outils technologiques appropriés, offrir un service personnalisé est maintenant une réelle option.

La chaîne européenne Lindner Hotels & Resorts, propriétaire de 34 hôtels situés dans 7 pays européens, combine ses systèmes de gestion de la réputation en ligne (online reputation management) et de gestion de la relation client (customer relationship management) pour créer des profils détaillés de ses visiteurs. Comme une bonne partie de la clientèle est récurrente, les profils permettent d’offrir un service plus personnalisé en utilisant les commentaires pour mieux comprendre les besoins de chacun et améliorer leur expérience. Lorsqu’un client régulier s’enregistre, l’hôtelier est déjà au courant des inconvénients survenus dans le passé ainsi que de ses préférences. Le personnel peut donc faire un suivi des séjours précédents et personnaliser son approche pour satisfaire les attentes de ce client.

Améliorer les installations

Les voyageurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus à l’affût des dernières tendances en matière d’hébergement. Informés et expérimentés, ils veulent davantage de service, de l’équipement de qualité et des installations actualisées. Tous ces facteurs influenceront leur choix d’établissement. Les attributs des hôtels, des gîtes et des chambres font souvent l’objet de critiques. Lorsque les mêmes irritants sont pointés du doigt par de nombreux clients, le moment est peut-être venu de remédier à la situation!

Les gestionnaires d’Omni Hotels & Resorts consultent attentivement les avis laissés par leurs clients lorsqu’ils planifient des rénovations. Ainsi, ils s’informent de tout ce qui importune leurs visiteurs et prennent des mesures pour répondre à leurs besoins et à leurs attentes. C’est de cette façon qu’ils ont pu savoir qu’ils devaient ajouter plus de prises électriques dans les chambres, augmenter la pression de l’eau dans les douches, offrir une connexion à Internet sans fil plus performante et disposer de lits plus confortables.

Offrir de nouveaux services

Rendre un client heureux représente tout un défi, car l’expérience qu’il vit ne dépend pas uniquement du produit ou du service. En effet, d’autres facteurs contribuent au succès ou à l’échec de l’expérience: son état d’esprit, sa santé, son budget, les personnes qui l’accompagnent, et même la météo.

Les propriétaires de l’auberge Old Manse d’Oban, en Écosse, se sont rendu compte que la plupart des commentaires négatifs qu’ils recevaient étaient généralement à propos de la température. Ne pouvant rien faire à propos de celle-ci, ils ont réfléchi à des façons de mieux accompagner leurs clients les jours de mauvais temps.

Pour faciliter la planification des vacances de leurs visiteurs, ils affichent maintenant les prévisions météorologiques des cinq prochaines journées. De plus, des parapluies et des brochures d’activités et d’attraits à favoriser en cas de pluie sont mis à la disposition de la clientèle.

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Source: Oban Guest House

Gérer sa réputation en ligne est aujourd’hui une activité indispensable. Elle permet de prendre connaissance des rétroactions des clients, mais surtout d’ajuster le tir pour que l’expérience des suivants soit (encore plus) mémorable.