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Transport

Vers des roadtrips qui carburent à l’électricité

Moyen de transport de l’avenir

Les véhicules électriques (VÉ) gagnent en autonomie, ce qui permet à leurs utilisateurs de réaliser de véritables roadtrips. Il s’agit d’ailleurs d’une tendance touristique selon le magazine Lonely Planet. Elle gagnera du terrain avec la progression des itinéraires comportant des bornes de recharge à distance raisonnable et en quantité suffisante.

À cet effet, des destinations encouragent les entreprises de l’industrie touristique à se doter de tels équipements pour ainsi favoriser leur fréquentation par cette clientèle tout en encourageant le virage vers des transports plus durables.     

Le Colorado

L’organisation de gestion de la destination du Colorado partage un coffre à outils en ligne pour guider les entreprises situées le long des routes touristiques à s’équiper de bornes de recharge. Le Colorado Tourism Office, en partenariat avec des agences gouvernementales rattachées au transport et à l’énergie, présente ainsi les avantages, pour l’industrie comme pour les voyageurs, de favoriser les déplacements touristiques en VÉ. En voici quelques-uns :

  • La désignation « Electrified Byway » garantira au conducteur de véhicule électrique une présence et une répartition de stations de recharge suffisantes pour se sentir en sécurité ;
  • Contrairement à l’approvisionnement en essence, les bornes de recharge électrique ne sont pas limitées à un seul type d’emplacement. Elles peuvent être installées à l’endroit où l’on souhaite voir des voyageurs s’arrêter ;
  • Les Electrified Byways attireront une clientèle sensibilisée à l’environnement et au respect de la nature ; un segment convoité.

L’Oregon

L’État de l’Oregon propose déjà des routes touristiques bien équipées pour accueillir les voyageurs en VÉ. Il détient l’un des réseaux de bornes de recharge rapide les plus développés des États-Unis. Elles sont réparties à travers le territoire dans divers types d’entreprises bien engagées vers un tourisme plus durable. Plusieurs itinéraires sont offerts. Dans la Willamette Valley, des viticulteurs se sont regroupés en réseau pour offrir une route qui s’intitule Plug & Pinot. Chaque vignoble offre des bornes de recharge permettant aux occupants de la voiture de visiter les lieux et de procéder à une dégustation le temps que le véhicule reprenne des forces.

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Source : Travel Oregon

Des routes électriques

En Israël, l’entreprise Electreon planche sur un projet qui permet aux véhicules de se recharger pendant qu’il roule, à même la route. Des fils de cuivre connectés situés sous l’asphalte transmettent l’énergie aux VÉ qui y circulent. Un projet-pilote est en cours dans la région de Tel-Aviv. La Suède compte déjà une telle infrastructure. Elle a été développée par une branche suédoise de l’entreprise israélienne. La Smartroad Gotland, le premier système de route électrique sans fil au monde, permet pour l’instant de recharger des camions et des autobus en mouvement. Les tests, réalisés avec succès, ont été produits en hiver alors que la température se situait autour de zéro degré Celsius.

Source : YouTube

La croissance au Québec

En juin 2020, l’Association des Véhicules Électriques du Québec (AVEQ) dénombrait plus de 76 500 certificats d’immatriculation de voitures électriques dans la province. Sur une année, il s’agit d’une progression de 44 %. Mais la COVID-19 aura affecté ce secteur d’activités, puisque cette croissance annuelle était plutôt de 70 à 80 % au cours des deux dernières années.

L’installation de bornes à travers la province va bon train. Le Circuit Électrique, le réseau public alimenté par Hydro Québec, est le plus répandu. Il compte plus de 2 500 bornes de recharge, dont 305 bornes rapides. Plus d’une centaine d’autres seront déployées de part et d’autre de la province au cours des deux prochaines années. Cet ajout s’inscrit dans l’objectif d’Hydro-Québec, annoncé en janvier 2019, concernant l’implantation de 1600 stations de recharge rapide sur dix ans.

Changer les « pétrodollars » en dollars touristiques

Avec une telle croissance du recours aux voitures électriques et du nombre de stations de recharge, les dépenses liées au transport, ou plutôt à l’achat d’essence deviendront pratiquement nulles pour de plus en plus de voyageurs sur la route. Voilà une belle occasion d’orienter cette dépense vers une expérience touristique.

 

Image à la une : Pexels

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Destinations

Profiter de la crise pour réinventer la ville et le tourisme

Une pause révélatrice du tourisme urbain

Les villes fortement sollicitées sur le plan touristique jusqu’à récemment connaissent une accalmie inespérée depuis la mi-mars. À Amsterdam, l’ambiance a radicalement changé. La très forte progression du nombre de visiteurs au cours de la dernière décennie a généré des effets collatéraux non désirables comme une désertion des restaurants et des cafés du centre-ville par les résidents. La pandémie aura provoqué leur retour. Ces derniers découvrent leur ville sous un jour nouveau. Ils apprécient la tranquillité, la propreté, ainsi que la résurgence du néerlandais comme langue d’approche au lieu de l’anglais.

Même constat à Venise et à Barcelone. La pandémie aura permis une réappropriation des lieux par la population locale, mais aussi une remise en question quant à la gestion des flux et de certains enjeux ayant contribué jusque-là à l’abandon des quartiers centraux par les résidents. Le prix des loyers couplé à leur rareté due, en partie, à la prolifération des locations de type Airbnb, en est un exemple.

La mobilité active à l’honneur

Une ville paraît très différente lorsqu’elle n’est plus dominée par la circulation automobile. Les stimulus ne sont plus les mêmes. L’air est également moins pollué. La piétonnisation des rues, la création de voies cyclables, l’ouverture des espaces publics pour les restaurants et les cafés permettent aussi de vivre la ville autrement. Cette tendance de réaménagement pour faciliter la mobilité active et la fréquentation des commerces locaux, dans un contexte où la distanciation physique constitue le mot d’ordre, est observable partout sur la planète.

Les autorités de nombreux centres urbains sont d’avis qu’il faut profiter de l’occasion pour mieux planifier l’avenir.

Les autorités de nombreux centres urbains sont d’avis qu’il faut profiter de l’occasion pour mieux planifier l’avenir dans une optique de développement durable, autant en matière d’aménagement que de gestion touristique.

Mieux aménager

À Paris, la mairesse Anne Hidalgo a des plans audacieux. Elle souhaite profiter du courant des derniers mois et pousser encore davantage les initiatives pour encourager les déplacements à pied et à vélo. Elle met de l’avant le concept de « ville ¼ d’heure », qui consiste à favoriser la mixité des vocations dans les quartiers afin que chaque résident puisse travailler, faire ses courses, accéder à des espaces verts et se divertir dans un rayon de 15 minutes. Ce modèle séduisant permet de créer des milieux de vie dynamiques et attractifs à échelle humaine. Il engendre aussi une stimulation de l’économie locale, une réduction du recours à l’automobile et suscite l’esprit de communauté.

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Source : Paris en commun!

Ce modèle peut paraître utopique, surtout pour les villes canadiennes où le transport en commun et les aménagements pour les déplacements actifs font cruellement défaut. C’est d’ailleurs dans cette mouvance qu’une cinquantaine d’experts et de personnalités influentes au pays, sous l’impulsion de l’ex-urbaniste en chef de la Ville de Toronto, Jennifer Keesmaat, signent la Déclaration 2020 pour la résilience des villes canadiennes.

Réparer 50 ans de développement non durable mettant notamment en péril l’accès à la propriété, la santé des populations, la qualité de l’air et de l’eau et la santé économique à long terme des villes, voilà l’intention de ce groupe multidisciplinaire. Il propose de développer une économie verte, propre et sobre en carbone en changeant la façon de planifier et d’opérer les milieux urbains.

Les signataires formulent ainsi 20 mesures à mettre en place comme point de départ à ce virage. Celles-ci se regroupent sous trois thématiques. À titre d’exemple, voici ces grands thèmes accompagnés chacun d’une mesure :

Assurer une occupation responsable du territoire

  • Restreindre la location à court terme de logements pour assurer que ceux-ci ne soient pas à nouveau soustraits du marché locatif de l’après-COVID-19.

Accélérer la « décarbonisation » de nos systèmes de transport

  • Prioriser la transformation des rues et des routes existantes pour le transport actif, à la fois pour la période immédiate de reprise post-pandémie et comme mesures permanentes, tout en ajoutant de l’espace supplémentaire pour répondre aux besoins des personnes à pied, celles à mobilité réduite ou à vélo.

Adhérer au développement durable dans nos environnements naturels et bâtis

  • Adopter un plan détaillé et financé visant l’atteinte d’un couvert forestier urbain de 40 %.

Avec la pression que subissent actuellement les budgets municipaux, les propositions soumises dans cette déclaration nécessitent principalement une réallocation des ressources plutôt que des investissements supplémentaires. Un examen des priorités s’avère donc essentiel.

Mieux planifier la gestion touristique

Dans certaines villes européennes, la gestion des flux touristiques à l’égard de la reprise fait partie des grands enjeux. L’organisation à but non lucratif Amsterdam & Partners, dont la mission consiste à vendre la ville comme endroit pour vivre, travailler et découvrir, œuvre sur une relance durable et mise sur un meilleur équilibre visiteurs/visités. Ces efforts ont débuté il y a environ deux ans, alors que les résidents démontraient leur exaspération face à une situation devenue intolérable. La Ville ainsi que des mouvements de citoyens ont contribué à mettre en place plusieurs mesures, comme le resserrement des contrôles sur les locations d’appartement à court terme, ou encore la campagne de sensibilisation « We live here » visant à rappeler les règles de civisme aux touristes venus faire la fête.

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Source : We live here

Amsterdam & Partners travaille actuellement sur une campagne qui vise à séduire les voyageurs d’affaires, ceux qui s’intéressent aux musées et au patrimoine, mais aussi la population locale et les invite à redécouvrir l’offre culturelle, le centre historique ainsi que d’autres quartiers moins connus. L’OGD souhaite aussi donner une grande vitrine aux entrepreneurs locaux. Son but : profiter de l’accalmie pour développer une économie touristique qui ne nuit pas à la viabilité de la population.

Vers le tourisme lent

À Venise, des groupes de citoyens se forment pour éviter le retour à la case départ. On souhaite retrouver la possibilité d’habiter la ville, de consommer dans les commerces du centre et de profiter de ses beautés. On encourage aussi le tourisme lent, c’est-à-dire les séjours avec nuitées plutôt que les excursions d’un jour — l’un des enjeux importants de Venise —, et la fréquentation des artisans, des églises et des musées à un rythme raisonnable. On y voit là une façon de mieux disperser les visiteurs et de favoriser les interactions de qualité avec les résidents.

On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs

Mais ces propositions de changement de cap provoquent des débats. De nombreuses entreprises attendent le retour de la manne touristique avec impatience. Plusieurs ont été contraintes de mettre la clé sous la porte. Un virage vers un tourisme plus durable et harmonieux bousculera les conventions et les modèles d’affaires.

Profiter de l’impulsion du moment

Miser sur des villes qui répondent d’abord et avant tout aux besoins des résidents, où règne une économie durable et diversifiée, grâce à une mixité harmonieuse de commerces et d’usages semble faire consensus parmi les experts de la planification urbaine. L’occasion de corriger le tir est unique. Saurons-nous tirer profit de cet élan ?

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Produits et activités

Le ciné-parc à vélo

De drive-in à bike-in

Les mesures de distanciation physique ont donné un nouvel élan aux ciné-parcs. Inspirées par la recrudescence de ces cinémas de plein air, mais motivées par des valeurs écologiques, trois entreprises italiennes du milieu du divertissement se regroupent et offrent un concept de drive-in revisité. Le Bike-In consiste ainsi à rassembler des gens à vélo afin qu’ils assistent à un événement en plein air. Ce moyen de transport exige de respecter une certaine distance avec les autres usagers (davantage qu’à pied) pour accéder au site et le quitter. Les grands parcs urbains sont ciblés pour ce type de manifestation.

À chacun son site

Les trois partenaires d’affaires proposent ainsi d’aménager l’espace de façon à bien contrôler les accès (entrée et sortie) et surtout, à fournir un site sécurisé pour chaque cycliste ou groupe de cyclistes, selon les besoins. À l’achat de son billet en ligne, le spectateur choisit alors un emplacement pour une personne seule, un couple/famille, ou encore un site « Premium » pour une meilleure vue et des services de nourriture. Chaque place est délimitée par des barrières, équipée de supports à vélo et entourée de corridors de passage pour garantir la sécurité de tous les usagers.

bike-in_tourisme_covid_distanciation_socialeSource : Bike-in.it

Bien que le transport à vélo soit fortement encouragé, le concept du bike-in laisse la possibilité aux visiteurs de laisser leur voiture dans un stationnement à proximité du parc. Par la suite, ces derniers peuvent enfourcher leur propre bicyclette ou en louer une à une borne de vélo-partage afin d’accéder au site. 

Tester des idées

Pour l’instant, le projet Bike-In se concrétise à Mantoue, dans la région italienne de la Lombardie. Depuis le 10 juillet, le Bike-In Arena accueille différents types de prestations en plein air comme des concerts, des projections de films et des pièces de théâtre, et ce, jusqu’à la mi-septembre.

La période actuelle est propice au déploiement de nouveaux concepts et à l’essai d’idées novatrices audacieuses, le but n’étant pas d’attirer les foules, mais plutôt de trouver des moyens de créer des expériences heureuses et sécuritaires.

 

Source de l’image à la une : Bike-In

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Produits et activités

Adapter le produit à l’heure de la pandémie

Bien que l’été 2020 ne sera pas des plus profitable pour une partie de l’industrie touristique, des organisations mettent tout en œuvre pour rouvrir. Voici comment elles adaptent leur offre en fonction des mesures sanitaires ou encore ciblent de nouvelles clientèles.

Ajuster son offre

L’entreprise de voyages G Adventures propose des circuits en groupes restreints avec la création d’une nouvelle collection de séjours : Travel with Confidence Plus. Ces 37 itinéraires répondent à une série de critères sanitaires pour assurer la sécurité des clients. Mentionnons ceux-ci :

  • Groupes formés de 8 à 10 personnes (plutôt que 12);
  • Voyageurs solos bénéficiant de rabais de 50 % sur les chambres privées;
  • Aucun hébergement avec chambres ou salle de bain partagées;
  • Transport privé (à l’exception du transport aérien) avec places assignées et espacées entre les passagers.

L’entreprise québécoise Karavaniers, qui se spécialise en voyages d’aventure dans les destinations exotiques, a rapidement organisé des séjours en sol canadien et québécois grâce à des partenariats avec des entreprises des régions concernées. Les propositions pour l’été 2020 sont séduisantes et mettent le Québec en vedette : camp de base dans l’archipel de Mingan et découverte du littoral de l’île d’Anticosti; longues randonnées en Gaspésie avec repas conçus à partir de produits de la mer et accompagnés de bières locales, etc.

Source : Karavaniers.com

Cibler la clientèle en télétravail…

Pour les vacances ou pour le télétravail (pourquoi pas les deux !), le centre de villégiature de Jay Peak offre de l’hébergement en chalet pour des séjours prolongés (un mois ou plus) avec Internet haute vitesse et des options pour un accès WiFi sécurisé. Les longues périodes de location sont préférables. Elles réduisent notamment les va-et-vient de clients différents, et donc les besoins en désinfection et les risques pour le personnel d’entretien. La campagne Relocation Vacation inclut un abonnement de saison au golf et à la piscine chauffée extérieure.

« Célébrer » la réouverture

Par ailleurs, Jay Peak Resort crée un « événement » pour illustrer son plan de réouverture graduelle : The Return. Chacune des étapes fait référence à un spectacle ou à une composante de festival. La scène estivale met notamment en vedette plusieurs têtes d’affiche comme le retour des activités au parc aquatique intérieur.

Source : Jay Peak Resort

Présenter la marche à suivre

Tout comme de nombreuses entreprises d’activités de plein air guidées au Québec, une organisation de rafting de l’Oregon, Northwest Rafting Company, apporte des ajustements qui lui permettent d’opérer cet été :

  • Prévoir 4 à 5 personnes par embarcation, appartenant toutes à la même unité familiale;
  • Questionner les clients sur leur état de santé lors de la réservation, puis à plusieurs reprises jusqu’au jour de l’activité;
  • Faire respecter un serment sanitaire aux usagers dans lequel ils promettent de se laver les mains régulièrement, de garder leurs distances avec les autres groupes, etc.;
  • Planifier l’arrivée des familles à différents moments pour éviter les attroupements;
  • Limiter les contacts de chaque groupe avec son guide et son chauffeur d’autobus;

Les individus doivent aussi respecter les cinq règles illustrées dans cette vidéo :

Offrir des services pertinents

Au Québec, les voyages sont permis, mais les autorités de la santé publique demandent aux visiteurs de limiter les interactions une fois rendus à destination. À cet égard, le camping de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, propose à ses clients un service de livraison d’épicerie. Cette initiative a vu le jour grâce à un partenariat avec Bouge pour que ça bouge, un organisme voué à la promotion de saines habitudes de vie chez les jeunes, ainsi qu’avec le Marché Viens Métro.

Source : Facebook/Marché Viens Métro

S’équiper de solutions sans contact

Plusieurs attractions québécoises sont déjà équipées de la technologie RFID telle que proposée par la compagnie québécoise Connect & Go, qui permet d’améliorer l’expérience du visiteur ainsi que la gestion des réservations et des achats. Ces bracelets, munis de puces, constituent aussi une solution pour réduire les contacts physiques. À partir du profil qu’il aura préalablement créé en ligne, l’utilisateur réserve son billet ainsi que des cases horaires pour profiter des différents services. L’information est ensuite transférée sur la puce RFID que le client porte au poignet. Voilà qui permet de mieux gérer les files d’attente. Le visiteur peut également se servir du bracelet pour effectuer des transactions sur place.

Adaptations temporaires et permanentes

Ces adaptations s’ajoutent aux panneaux de plexiglas, aux cônes orange servant à délimiter certaines sections, au marquage au sol permettant de faciliter le respect d’une certaine distance, aux flèches qui indiquent le sens de la circulation, etc. L’année 2020 aura vu naître de nombreuses astuces temporaires pour assurer la sécurité des clients. Certaines de ces initiatives s’estomperont après la crise, d’autres s’inscriront à plus long terme dans le paysage touristique.

 

Image à la une : YouTube/Northwest Rafting Company

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Enjeux

Comment les entreprises abordent-elles l’été 2020 ?

Deuxième coup de sonde

À la suite d’une première enquête menée en avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a procédé à une seconde vague de collecte de données afin de mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. En tout, 921 organisations ayant participé à la première vague de l’étude ont complété le sondage qui s’est déroulé du 28 mai au 8 juin 2020. D’un point de vue régional et sectoriel, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise.

Les résultats présentés ci-après dressent le portrait de la situation à cette période, soit juste avant l’annonce du gouvernement du Québec (11 juin) concernant l’aide financière de 753 millions de dollars pour l’industrie.

Ampleur des dégâts

Déjà, en avril dernier, les organisations touristiques émettaient plusieurs signaux de détresse. Le récent sondage indique que la majorité des entreprises sont toujours préoccupées par leurs finances. Près d’un répondant sur deux (48 %) souligne que la situation générale s’est détériorée.

Environ huit répondants sur dix s’inquiètent des pertes financières dues à la crise et 63 % craignent pour leurs liquidités (voir le graphique 1). Près du tiers appréhende même de faire faillite ou de devoir fermer. Grosso modo, la moitié des sondés estime que la situation s’avère tout aussi préoccupante qu’en avril. Mais des parts importantes d’organisations (de 28 % à 51 %, selon les sujets) sont davantage préoccupées qu’elles ne l’étaient lors de la première vague de l’enquête.

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Par ailleurs, la majorité des entreprises sondées (61 %) envisagent d’exploiter leur entreprise à perte cet été. Seulement 4 % prévoient de générer des profits alors que 35 % des répondants espèrent couvrir leurs frais.

Optimisme?

La possible réouverture de la frontière avec les États-Unis au 1er juillet ne semble pas réaliste aux yeux de plus de la moitié des organisations; quelque 12 % d’entre elles se montrent optimistes à cet égard. Par ailleurs, les répondants sont plus confiants en l’avenir que lors du sondage précédent quant à une augmentation de l’achalandage de visiteurs québécois (47 %) cet été; cette proportion s’élevait à 34 % au moment de la 1re enquête (voir le graphique 2).

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Une lente reprise

Depuis la première vague du sondage, le tiers des organisations sondées a reçu de nouvelles réservations pour l’été. D’après la majorité des répondants, la quantité totale de réservations réalisées correspond à moins de 25 % du volume enregistré à la même période l’année dernière. La reprise des activités normales prendra plus de six mois selon la majorité des entreprises interrogées, voire un an (37 %).

Prêt, pas prêt?

Les deux tiers des organisations touristiques participant à l’enquête se sentent prêtes à accueillir des visiteurs cet été. La plupart (81 %) estime pouvoir demeurer en affaires malgré les restrictions de deux mètres de distance ou encore le port du masque (83 %). Elles se disent confiantes de respecter les mesures sanitaires obligatoires (76 %). Mais la mise en place de celles-ci nécessite des efforts financiers considérables. La moitié des entreprises (49 %) débourseront plus de 5 000 $ pour ces ajustements.

L’infographie qui suit illustre les faits saillants de cette enquête.

infographie-sondage-2e-vague

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

 

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Segments de clientèles

TOURISME D’AFFAIRES : REGAGNER LA CONFIANCE DU VOYAGEUR

L’organisme international Global Business Travel Association (GBTA), qui compte des membres dans plusieurs régions du monde, révèle que 80 % de ceux-ci considèrent mettre les voyages d’affaires intérieurs à l’agenda prochainement. Près des deux tiers envisagent les déplacements au Canada dans un avenir rapproché.

Facteurs nécessaires à la reprise

Bien que les entreprises soient prêtes à faire voyager leurs travailleurs, elles le feront sous certaines conditions. Selon le sondage de la GBTA réalisé du 13 au 16 mai 2020 auprès de 1705 compagnies membres, les six facteurs nécessaires pour que les gestionnaires se sentent à l’aise à l’idée de séjours d’affaires pour leurs employés sont les suivants (énoncés considérés comme étant importants/très importants par au moins 85 % des répondants) :

  • Déclin du nombre de nouveaux cas ;
  • Levée des restrictions gouvernementales ;
  • Accessibilité d’un traitement antiviral réduisant les risques de mortalité ;
  • Mesures favorables de la part des institutions de la santé publique ;
  • Disponibilité d’un vaccin contre la COVID-19 ;
  • Levée des consignes de confinement.

Rebâtir la confiance

Mais les employés, eux, seront-ils prêts ? Une enquête effectuée le 8 mai dernier par MMGY révèle que 22 % des touristes américains ont hâte de voyager à nouveau pour le travail, lorsque la crise sera passée. Cette proportion est en baisse par rapport aux deux vagues précédentes de sondage. Cette même enquête dévoile que 19 % d’entre eux envisagent la possibilité de réaliser un déplacement d’affaires dans leur pays au cours des six prochains mois, un pourcentage également en chute par rapport aux données recueillies durant mars et avril. La confiance à l’idée de voyager pour le travail est-elle en train de s’effriter ?

Mesures attendues

Selon plusieurs experts du milieu du tourisme d’affaires, la reprise sera conditionnelle à cette confiance. L’agence de voyages d’affaires BCD Travel a interrogé les principaux intéressés. Les résultats démontrent la nécessité d’assurer un environnement sécuritaire pour gagner la confiance des voyageurs d’affaires. Le tableau ci-dessous illustre les mesures auxquelles ils s’attendent pour la reprise de leurs déplacements.

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La sécurité a pris le dessus sur le service.

Pour rassurer les voyageurs, les organisations devront ainsi communiquer efficacement les mesures mises en place, quitte à créer une page Web dédiée sur leur site. La sécurité a pris le dessus sur le service.

Reprise des événements d’affaires et des réunions

En toute logique, ce sont les réunions d’entreprises rassemblant un petit nombre de personnes qui recommenceront en premier, bien avant les congrès réunissant de grands groupes. Le retour de ces événements d’envergure nécessitera probablement l’arrivée d’un vaccin, tel que le rapporte Destination Canada à la suite de l’analyse de plusieurs sondages dans le milieu.

Les technologies numériques joueront un rôle de premier plan dans cette relance. Le volet virtuel occupera une place considérable dans ces événements en face-à-face, entre autres pour intégrer davantage de participants et y inclure d’autres options permettant de rehausser l’expérience.

Néanmoins, les réunions en personne renforcent les liens et favorisent les relations de confiance. Cela pourrait s’accentuer après la pandémie, alors que les gens ressentiront d’autant plus le besoin de rencontrer à nouveau leurs pairs, le tout dans des conditions sécuritaires.

À l’heure actuelle, les planificateurs d’événements préfèrent des communications avec les fournisseurs visant à maintenir les relations plutôt que dans une optique de vente, toujours selon l’analyse de Destination Canada. Le partage de l’information entre ces partenaires concernant les mesures pour favoriser la sécurité est de mise, qu’il s’agisse des hôtels, des moyens de transport, des centres de congrès, des services de traiteurs, des restaurants, etc.

Des rencontres de courte durée, locales et avec peu de participants

Les préparatifs pour les premiers événements d’affaires comprennent de nombreux enjeux. Pour une reprise sécuritaire et graduelle, voici des astuces partagées par un épidémiologiste impliqué dans l’élaboration de mesures sanitaires à Las Vegas :

  • Favoriser les petits événements (maximum 50 participants), ils sont plus faciles à contrôler ;
  • Prioriser les événements composés de participants locaux seulement ;
  • Organiser des réunions/séances de 30 minutes maximum ;
  • Limiter à une journée (préférablement une demie) la durée totale de l’événement ;
  • Exiger le port de masques ;
  • Éviter de tester les participants à l’entrée. Une telle opération demande du temps d’attente qui peut provoquer la transmission du virus le cas échéant.

Des rassemblements possibles ailleurs dans le monde

La levée des restrictions de confinement se déploie dans plusieurs pays européens et asiatiques. En matière d’assouplissements pour les rassemblements, voici quelques exemples :

  • L’Italie bannit tout événement intérieur pour le reste de l’année, mais les permet à l’extérieur jusqu’à 1000 participants.
  • En Allemagne, les foires commerciales figurent sur la liste des activités (peut-être) envisageables sous peu, contrairement aux rassemblements de masse qui demeurent interdits au moins jusqu’à la fin août.
  • L’Autriche comptent autoriser les événements qui regroupent jusqu’à 1000 participants à compter du 1er août.
  • Dans l’État américain de l’Indiana, il sera possible d’organiser des événements rassemblant jusqu’à 250 participants à partir du 14 juin.
  • La Chine permet à nouveau les foires commerciales et les conférences.

Il règne beaucoup de confusion sur la reprise des voyages d’affaires. La confiance demeure la clé. Cela passe par le respect des restrictions gouvernementales, par la mise en place de mesures claires et comprises de tous dans les organisations et la réassurance auprès des clients et des employés.

 

Image à la une : Unsplash

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Destinations

Distanciation physique : les milieux urbains s’organisent

La vigilance s’impose

Bien que le déconfinement progressif soit en cours à peu près partout dans le monde, la distanciation physique devra être maintenue durant encore plusieurs mois, la saison estivale n’y échappant pas. Un traitement efficace ou un vaccin à la COVID-19 verra possiblement le jour, mais dans un délai qui peut s’étirer jusqu’à un an et demi.

En attendant, la vie reprendra tranquillement. Les résidents voudront profiter du beau temps et, dans un avenir plus ou moins rapproché, des visiteurs s’ajouteront à la population et déambuleront dans les rues. Comment faire pour respecter l’éloignement physique dans un tel contexte ? Par ailleurs, les autorités des grandes villes craignent que les transports en commun soient boudés par les travailleurs de retour au boulot au profit de l’auto solo, un scénario non souhaitable.

L’urbanisme tactique à la rescousse

Comme on l’a vu jusqu’à maintenant, les autorités municipales font preuve d’imagination pour aider les citadins à respecter un certain écart entre eux lors de leurs déplacements. Elles ont recours aux méthodes de l’urbanisme tactique, qui normalement consiste en « des aménagements temporaires qui utilisent du mobilier facile à installer (et à désinstaller) pour démontrer les changements possibles à l’aménagement d’une rue, d’une intersection ou d’un espace public. On peut ainsi montrer comment l’aménagement peut influencer le comportement des usagers. » (Définition élaborée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal.)

En effet, comme les trottoirs devant les commerces de proximité tiennent lieu de salle d’attente pour les clients, certaines rues sont amputées de places de stationnement au bénéfice des passants. Mais des villes vont plus loin et prévoient de transformer des voies et des places publiques pour favoriser les déplacements actifs sécuritaires, mais aussi pour accommoder les commerçants.

Vilnius : la ville devenue terrasse

Les restaurants et les cafés, durement affectés par la crise, devront rouvrir tout en respectant les mesures de distanciation physique. La plupart des établissements ne disposent pas de l’espace nécessaire pour rentabiliser un tel aménagement. À Vilnius, en Lituanie, les autorités ont rapidement pallié ce problème en permettant aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues. Cette destination gourmande s’est émancipée touristiquement au cours des dernières années, grâce entre autres, à une campagne marketing audacieuse intitulée : « Vilnius, the G-spot of Europe ». Elle doit aujourd’hui se tourner vers les visiteurs « hyperlocaux », comme partout ailleurs.

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Source : Go Vilnius

Revoir la vocation des rues

À Bruxelles, le secteur du centre-ville nommé le Pentagone devient provisoirement une zone de rencontres, soit un quartier où les piétons et les cyclistes ont la priorité sur toute la largeur de la voie publique. Les autos peuvent y circuler, à une vitesse maximale de 20 km/h.

La Ville d’Oakland, en Californie, transforme quelque 120 km de rues (près de 10 % de son réseau routier) en voies pour les piétons, les cyclistes et les personnes en fauteuil roulant. L’accès aux voitures est réservé aux résidents et aux véhicules d’urgence.

À Portland, en Oregon, le Bureau des transports lance un plan d’adaptation des rues pour faire face à la crise. L’initiative Slow Streets|Safe Streets prévoit, selon le type de secteur, la fermeture de certaines artères à la circulation automobile, l’élargissement des trottoirs, l’aménagement de pistes cyclables, l’ajout d’espaces pour les piétons aux intersections ou encore la création de zones dédiées aux camions de livraison, etc.

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Source : City of Portland

La piétonnisation des rues principales

En Alberta, les élus de Canmore envisagent de piétonniser la rue principale pour une réouverture sécuritaire des commerces en favorisant la distanciation physique des visiteurs. La petite municipalité de 12 000 habitants vibre grâce notamment à la vivacité de sa rue commerçante. En fait, les autorités hésitent à prendre cette décision de peur de créer un achalandage trop élevé. La Ville travaille ainsi de concert avec la Canmore Business Association pour trouver une solution viable pour tous.

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Source : Downtown Canmore/Facebook

À Montréal, la promenade Wellington sera piétonne pour la période estivale. Cela facilitera la fréquentation des lieux tout en maintenant une certaine distance entre les marcheurs, mais permettra aussi aux restaurateurs et aux propriétaires de cafés d’agrandir leurs terrasses et ainsi d’accueillir plus de clients.

Offrir la rue pour les déplacements actifs

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, refuse de voir sa ville envahie par les voitures après le confinement. Ce dernier a permis de constater à quel point la cité est apaisée lorsque les autos désertent les rues. Pour favoriser les déplacements à pied et à vélo, la rue de Rivoli, un axe important à Paris, devient presque entièrement dédiée aux cyclistes et aux piétons. Aussi, on prévoit d’ajouter de nouvelles pistes cyclables et d’autres chaussées seront fermées à la circulation automobile, au bénéfice des piétons.

De nombreuses villes américaines comme Boston et Minneapolis choisissent de consacrer certaines rues aux cyclistes et aux piétons. Même New York compte y réserver jusqu’à 160 kilomètres de voies publiques. Seuls les résidents et les livreurs pourront circuler en voiture, à une vitesse de moins de 10 km/h. La vidéo suivante illustre le projet NYC Open Streets :

Source : NYC Dot

Des changements temporaires ?

Cette crise pourrait bien accélérer le processus de réappropriation des centres urbains par les résidents, les piétons et les cyclistes. Certains de ces aménagements éphémères constituent de véritables projets pilotes qui transformeront probablement notre rapport à la ville et pourraient s’inscrire dans la « nouvelle normalité ».

 

Image à la une : Unsplash

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Réseaux de distribution

Les réseaux de distribution durant la crise

Bonification des programmes d’aide et lobbyisme de l’ACTA

L’industrie du voyage est l’une des plus touchées par la crise actuelle. Intimement liés au secteur aérien qui devrait voir une baisse de fréquentation de l’ordre de 1,2 milliard de passagers d’ici septembre, les maillons des réseaux de distribution pourraient ressentir les contrecoups de cette crise pendant longtemps. Les programmes d’aide gouvernementaux sont ajustés en réponse aux demandes des regroupements qui les représentent.

À la défense de ses membres, l’ACTA obtient des résultats satisfaisants. Les autorités fédérales apportent les changements qui permettront aux agences et à leurs employés de souffler un peu. Des mesures d’aide ont été assouplies afin de ne pas pénaliser les agents qui demeurent en poste, mais qui ont des revenus réduits. Le Compte d’urgence pour les entreprises et l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial aux petites entreprises profiteront aux agences dans le besoin durant cette crise. 

Nouvelle campagne de l’ACTA

L’ACTA poursuit ses démarches. Dans sa requête pour demander davantage d’aide, elle fait valoir plusieurs points, notamment :

  • Les agents de voyages ont travaillé d’arrache-pied durant les mois de mars et avril pour annuler et reporter les déplacements de dizaines de milliers de Canadiens ;
  • Ces personnes ont aussi joué un rôle critique dans le rapatriement des Canadiens au pays alors que les frontières fermaient les unes après les autres.
  • Malgré le travail acharné des agents, les entreprises n’enregistrent pas de revenus, tout en générant beaucoup de dépenses.
  • Avec la prolongation des fermetures de frontières et des avions cloués au sol, les agences continuent de gérer les réservations par des annulations ou des reports.
  • Les agences des États-Unis bénéficient du programme d’aide fédéral de deux mille milliards de dollars américains annoncé en mars dernier.

L’ACTA demande au gouvernement canadien de soutenir l’industrie par différentes mesures à hauteur de trois milliards de dollars. Elle lance une campagne et invite les agences à se joindre à elle en signant et en envoyant la lettre aux autorités concernées.

Les agences toujours actives, des formations qui se poursuivent

Bien qu’il était possible d’en faire depuis déjà quelques années, les tournées de familiarisation virtuelles s’imposent aujourd’hui et permettent aux opérateurs de tours et aux agences de poursuivre une partie de leurs activités en attendant l’ouverture des frontières. Malgré les ventes en pause, il s’agit d’un bon moment pour approfondir ses connaissances ou pour s’initier à de nouvelles destinations.

À cet égard, Destination Canada propose des webinaires afin de former les agents sur les atouts de chacune des 10 provinces et des 3 territoires. Chaque formation (13 au total) dure 45 minutes et est agrémentée de conseils, d’anecdotes, de spécialités culinaires et de présentation d’artistes canadiens.

Un rapport réalisé avec les agences de voyages en ligne, par la firme OAG, répertorie les actions qu’elles entreprennent durant cette crise. Plusieurs d’entre elles ont créé des chatbots qui permettent de mieux répondre aux voyageurs et ainsi, diminuer la pression exercée sur les centres d’appels.

On prépare la relance, mais il faut éviter les faux départs

En France, les opérateurs de tours se préparent déjà à vendre la destination aux Français. On compte sur une reprise des voyages des Européens en Europe pour bientôt. Au Québec, la tentation de recommencer les activités au moindre signe d’embellie est forte, mais une relance prématurée pourrait être rapidement stoppée, ce qui générerait une autre vague d’annulations, affectant la crédibilité des agences et des intervenants impliqués. C’est, du moins, l’avis d’un spécialiste en analyse de données du secteur voyages et tourisme pour la firme GlobalData.

Clientèle locale et capacités numériques

La reprise des voyages internationaux en groupe peut être très lente. Pour se relever plus rapidement, les entreprises devront se tourner vers les marchés de proximité. Il faut ainsi revoir l’offre et l’adapter. Doit-on miser sur des forfaits au Québec pour la clientèle d’ici ? Cibler les très petits groupes ? Envisager le Québec autrement ? Voilà des interrogations à considérer.

Les intervenants et les opérateurs de tours doivent poursuivre leurs investissements en matière de développement technologique pour maintenir et enrichir les relations avec les différents acteurs de l’industrie, comme avec les consommateurs. Cette connexion offre une agilité et des possibilités pour mieux se positionner.

Pour plus de renseignements, consultez le dernier bulletin sur les réseaux de distribution.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps

  • PhocusWire diffuse l’état quotidien des réservations des plus grandes agences de voyages en ligne, dont Booking, Expedia et Amadeus.
  • Profession voyages met en ligne chaque jour diverses informations propres à la réalité québécoise tout en s’inspirant de modèles d’ici et d’ailleurs.
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les renseignements à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
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Gestion

Tourisme d’affaires et de congrès durant la crise

À quand la reprise ?

L’avenir des voyages et des réunions d’affaires, le moment de leur reprise et les changements que la crise aura engendrés font l’objet de beaucoup de questionnements. Les activités recommenceront-elles à l’automne ? Seront-elles remplacées par des rencontres virtuelles ? Des résultats de sondages donnent certains sons de cloches.  

  • Une enquête du réseau PCMA réalisée auprès de 1 700 organisateurs d’événements et de fournisseurs à propos des impacts de la pandémie sur leurs opérations dévoile entre autres que :
    • les événements des trois prochains mois, sauf quelques exceptions, ont été annulés ou reportés ;
    • parmi ceux qui ont suspendu un événement, l’automne constitue l’un des moments les plus convoités. Mais une part égale de répondants attend d’avoir quelques indices de la reprise avant de déterminer une date ;
    • quelque 70 % des répondants envisagent de créer des rencontres virtuelles pour remplacer complètement ou en partie leur événement ;
    • la plupart des répondants (81 %) apporteront des changements aux éventuelles ententes contractuelles et à leurs assurances.

Source : PCMA Convene

Des événements virtuels

Les événements virtuels remplacent ceux en face à face pour le moment. Mais ils pourraient bien occuper une place plus grande à l’avenir, même lors de la reprise, en complément des véritables rencontres. Les organisateurs de congrès se tournent vers la technologie pour trouver des moyens de créer des expériences en ligne qui susciteront un grand intérêt.

  • De nombreux webinaires sur la conception de conférences en ligne sont proposés. Qu’il s’agisse d’une réunion entre quelques personnes ou d’un événement rassemblant des centaines de participants, la formule en ligne est très convoitée. Et la technologie permet de dynamiser ces rencontres avec la possibilité d’échanger avec les autres, de télécharger du contenu, de poser des questions ou encore de répondre à un sondage en direct. L’organisation ON24 suggère notamment d’intégrer des composantes interactives à l’écran.

 

Source : ON24.com

Tous ensemble

Le secteur des événements met la main à la pâte. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et être utile au personnel soignant.

Source : Live for Life

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur le tourisme d’affaires et de congrès

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Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association (GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

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Produits et activités

COVID-19 : les attraits touristiques

Le Réseau de veille a constitué des résumés d’information portant sur les musées et la culture et les sites de plein air. Celui-ci concerne les autres attraits, dont les parcs thématiques, les zoos, les aquariums et les centres de jeux.

Mesures de soutien 

Programmes gouvernementaux et soutien financier aux entreprises (COVID-19)

-Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

-Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec —Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Impacts de la crise

Bonnes pratiques et solidarité  

  • Au Québec, l’organisme Événements Attractions Québec propose huit façons de découvrir les attractions touristiques du Québec en restant à la maison. Cette découverte passe entre autres par des activités éducatives en ligne, des vidéos et des jeux.
  • Le parc thématique de la région de Québec, La Vallée secrète, publie une trousse pour les jeunes afin de les aider à tuer le temps.
  • Des médias partagent les tours virtuels d’attractions de renommée mondialecomme le Vatican, le château de Versailles et le Louvre.
  • La tour de Blackpool, un attrait touristique de la région du Lancashire, en Angleterre, accueille une banque alimentaire et devient un site de distribution pour les plus démunis dont le nombre augmente en cette période difficile.
  • Bien qu’ils soient fermés, des parcs thématiques maintiennent le contact avec la clientèle par l’entremise des médias sociaux en partageant des vidéos qui permettent de vivre l’expérience de certains manèges, de manière virtuelle. C’est le cas du parc Universal Studios à Orlando.
  • Le groupe Merlin Entertainments ANZ lance un portail éducatif pour offrir du contenu aux professeurs et aux familles durant le confinement.
  • Disney a également dévoilé une série sur le design des parcs thématiques. Les internautes peuvent avoir un aperçu du processus de création de Walt Disney. Le site Web, Imagineering in a Box, est bien étoffé. Il se compose de plusieurs leçons appuyées de vidéos, d’images et de tests. 
  • De nombreuses attractions touristiques contribuent à leur façon à l’effort de guerre. C’est le cas des parcs Disney qui font un don de 100 000 masques au personnel médical des États de la Californie, de New York et de la Floride. Le parc thématique irlandais Tayto fournit aussi de l’équipement protecteur pour les travailleurs ainsi que de la nourriture.
  • L’Association of Zoos and Aquarium partage un calendrier des différentes activitésen ligne proposées par leurs membres.
  • Onze attractions de la ville d’Atlanta se regroupent et développent une programmation virtuelle mise en ligne chaque vendredi matin, à compter du 3 avril. Les Field Trip Fridays consistent ainsi en la publication de nouveaux contenus éducatifs.
  • Le Santa Claus Village, en Laponie finlandaise, est temporairement fermé au public, mais le père Noël est en ligne quotidiennement dès 13 h (heure locale) par l’entremise d’une vidéo en direct.

Relance 

  • En Ontario, le parc aquatique Calypso ouvre habituellement au début de juin et devrait être en période de préparation à l’heure actuelle. Dans l’optique d’une ouverture tardive cet été, l’équipe espère mettre les bouchées doubles afin de rendre le site accessible rapidement.
  • Un sondage auprès de 2 299 Américains révèle que les intentions de visite des attraits culturels et de divertissement demeurent sensiblement les mêmes qu’avant la crise. Les réponses diffèrent selon le type d’attrait. Les répondants projettent davantage d’aller dans les parcs publics (jardins botaniques), les zoos, les aquariums, les plages publiques et les musées qu’auparavant.  
  • Les Chinois, désormais autorisés à voyager et à fréquenter les sites touristiques du pays, se sont déplacés en grand nombre pour renouer avec ces lieux désertés durant les derniers mois. Les visiteurs continuent de porter des masques. Les experts en santé estiment que certaines mesures doivent être maintenues et que la population doit demeurer vigilante.

 

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Les organismes à suivre en tout temps 

 

Image à la une : Pexels