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Ces Américains qui ne nous aiment plus…

Quand on pense aux Américains qui nous délaissent, il nous vient rapidement en tête le prix de l’essence, le taux de change et le ralentissement économique. Mais la liste des facteurs qui minent la relation «touristique» entre le Canada et les États-Unis est beaucoup plus longue. En voici quelques-uns.

Quand la relation bat de l’aile

Dans un rapport commandé par Industrie Canada, le Conference Board of Canada trace un portrait bien sombre de la situation. Certains conjoncturels d’autres structurels, voici les principaux facteurs qui fragilisent le marché américain.

Taux de change – La valeur élevée du dollar canadien réduit de façon notable l’avantage concurrentiel du Canada comme destination touristique, principalement sur le marché des déplacements en automobile qui s’avère sensible aux fluctuations du taux de change.

Prix de l’essence – À court terme, l’escalade du prix de l’essence force certains Américains à voyager plus près de chez eux alors que d’autres délaissent l’automobile au profit de l’avion, ouvrant la porte aux destinations outre-mer. Si le prix du baril de pétrole continue d’augmenter, cela risque de perturber grandement la vitalité de l’industrie touristique en diminuant sensiblement le revenu disponible des ménages et, ainsi, le budget discrétionnaire alloué aux voyages. De plus, cette montée du cours du pétrole engendrera une hausse du prix des voyages.

Diminution de la demande globale – L’augmentation du coût de l’énergie, la dépréciation du marché de l’habitation et le ralentissement économique sont autant de facteurs qui nuisent à la confiance des consommateurs et qui peut leur enlever le goût de voyager, entraînant une baisse de la demande globale.

Sécurité aux frontières – Le resserrement de la sécurité et le temps d’attente aux postes frontaliers et dans les aéroports incitent plusieurs voyageurs à rester dans leur pays ou à modifier leur destination.

Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental – Cette initiative exige la possession d’un passeport pour toute personne entrant ou retournant aux États-Unis par voie aérienne (janvier 2007), terrestre (juin 2009) ou maritime (juin 2009). En plus de réduire les voyages des Américains au Canada, cette politique a forcé bon nombre d’entre eux à se procurer un passeport, ce qui leur facilite l’accès aux destinations de voyage outre-mer. L’Institut canadien de recherche sur le tourisme prévoit des pertes cumulatives de 3,2 milliards CAD entre 2005 et 2010.

Augmentation du prix des voyages – Le coût des voyages au Canada a grimpé plus rapidement qu’aux États-Unis et le taux de change exacerbe ces hausses. De 2000 à 2007, le coût moyen de la chambre d’hôtel a crû de 57% au Canada et de 60% au Québec, passant de 76,97 à 122,81 CAD. Aux États-Unis, cette augmentation n’a été que de 22%. De plus, le prix des vols reste moins élevé en sol américain qu’au Canada. Selon l’indice de compétitivité, les voyageurs américains paieront 12,3% de plus au troisième trimestre de 2008 comparativement à la même période l’an dernier pour un séjour de quatre nuitées au Canada (avion, hébergement, repas et autres frais), tandis qu’un voyage semblable chez eux coûtera 7,3% de plus.

Concurrence accrue – L’accès à plusieurs nouvelles destinations est facilité par l’augmentation des accords de ciel ouvert, du caractère lucratif des liaisons aériennes internationales, du développement touristique de nouvelles régions et du prix plus qu’abordable de leurs prestations. À titre comparatif, de 2002 à 2006 la capacité aérienne vers le Canada a augmenté de 1,6% alors que la hausse vers le Mexique a été de 32,7%, de 31,2% vers l’Europe de l’Est, de 113,2% vers le Moyen-Orient, de 35,6% vers l’Océanie et de 87,1% vers la Chine. Cette croissance du transport aérien devrait se maintenir à long terme. De plus, l’expansion des transporteurs à bas coûts a contribué à accroître le marché intérieur. C’est sans compter les investissements promotionnels importants des destinations concurrentes pour courtiser les Américains.

Changements démographiques – Les marchés potentiels s’éloignent. Au cours des 15 dernières années, on a constaté une augmentation de la population dans le sud et l’ouest des États-Unis et cette tendance devrait s’accentuer d’ici 2020. Ce développement ne favorise en rien le marché routier de courte distance. De plus, la croissance importante de la population multiethnique (hispanique, afro-américaine et asiatique), laquelle représentait 1 résidant sur 3 en 2006, oblige le Canada à mieux connaître ces groupes.

Changement des conditions du marché – Depuis que les conditions géopolitiques se sont stabilisées, la sécurité et la tranquillité qu’offrait le Canada ont perdu de leur attrait et les Américains se tournent vers les destinations outre-mer.

Modification des préférences liées aux voyages – Des changements sociologiques s’opèrent dans la société américaine. Les gens recherchent  davantage l’intensité et les émotions fortes. Ils ont développé le goût de la découverte et du risque. Ils souhaitent connaître d’autres horizons et d’autres styles de vie. Un nombre grandissant de voyageurs veulent vivre des expériences touristiques nouvelles, uniques, qui sortent des sentiers battus. Perçu comme un pays peu intéressant qui ne leur offre rien de nouveau, les Américains délaissent le Canada au profit d’autres destinations.

Diminution constante du temps libre – Peu de vacances, trop stressés pour en prendre, style de vie effréné qui complique la prise de vacances d’une durée de 1 ou 2 semaines… On assiste dès lors à une forte croissance des voyages de dernière minute et de courte durée (3 à 4 jours). Parmi les Américains, 35% ne prennent pas toutes leurs vacances et ce nombre monte en flèche depuis 2005. Les raisons? Ils trouvent trop difficile de s’absenter du travail ou ils préfèrent recevoir une compensation en argent.

Émergence d’Internet – Grands utilisateurs d’Internet pour planifier et réserver leurs vacances, les Américains ont accès à une abondance de renseignements et découvrent des destinations nouvelles auxquelles ils n’auraient pas pensé. Ce marché croît rapidement et les outils évoluent à une vitesse folle.

Pour 2008, on peut ajouter à cette liste de facteurs la tenue des élections aux États-Unis, puisque les Américains voyagent beaucoup moins pendant cette période.

Alors…

Il nous reste à nous retrousser les manches, à trouver des raisons convaincantes et irrésistibles de visiter notre pays, à ébaucher de nouvelles stratégies et à nous mobiliser pour reconquérir le cœur des Américains.

Tout un défi!

L’Association de l’industrie touristique du Canada (TIAC) a lancé un appel à l’action. Vous pouvez consulter leur RAPPORT SUR LA COMPÉTITIVITÉ DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE CANADIENNE.

Lire aussi:
– Capsule – Les Canadiens sont-ils insensibles au prix de l’essence?

Sources:
– Conference Board of Canada – Canadian Tourism Research Institute. «Évaluation du rendement du Canada dans le marché américain des voyages à l’étranger», préparé pour Industrie Canada, février 2008.
– Conference Board of Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives sur la concurrence à court terme, 3e trimestre 2008», Commission canadienne du tourisme.
– Ministère du Tourisme. «Hausse du prix de l’essence – Quel en est l’effet sur l’activité touristique?»,
Bulletin Totalement Tourisme!, vol. 1, no 10, 29 mai 2008.

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Marketing Ressources humaines

Ressources humaines et marketing, mariage obligé! (Compte rendu de conférence)

Difficile d’imaginer, il y a quelques années, que le service des ressources humaines travaillerait en étroite collaboration avec le service du marketing dans le but de peaufiner l’image de marque de l’entreprise et de séduire ainsi les travailleurs. Une réputation ça se prépare, n’attendez pas d’être en situation de crise! Voici des méthodes innovatrices pour devenir un recruteur hors pair.

Image de marque et ADN

Séduire un travailleur implique la même démarche que celle utilisée pour séduire un client. Il devient nécessaire d’appliquer les principes marketing à la gestion de la main-d’œuvre comme de connaître les méthodes de recrutement des concurrents et des secteurs d’activité connexes. L’élaboration du plan marketing consiste non seulement à attirer les candidats, mais aussi à retenir les employés en poste.

Pour se vendre et se démarquer de la concurrence, il faut se bâtir une image de marque claire et «colorée». L’ADN de l’entreprise constitue l’essence même de cette image. C’est la vision des dirigeants, la mission de l’organisation, ses valeurs, sa culture, son style de gestion, son milieu de vie, c’est ce qui la caractérise. Définir son ADN permet de capitaliser sur ses forces et sert à découvrir si les candidats possèdent les «gènes» recherchés et compatibles avec la culture de l’entreprise.

«The vast majority of the retention drivers have more to do with an organization’s culture than its specific programs.» (Towers Perrin, WorldatWork Journal 2006)

L’image de marque n’est pas un coup de pub. Elle définit la proposition de l’employeur, la promesse unique et différenciatrice de l’expérience faite aux candidats et aux employés, ce qui les incite à embarquer dans l’aventure. La force de la marque, c’est la livraison concrète de cette promesse, sinon les employés déserteront à leur tour.

Les employés sur tous les fronts

Pour définir l’image de marque, un sondage à l’interne constitue un bon moyen. Il permet de valider la vision de la direction avec la perception des employés, de déterminer ainsi  s’il existe un écart entre ce qu’on leur a promis lors de l’embauche et leur regard actuel et, enfin, de définir ce qui peut être «vendeur».

Pour promouvoir l’entreprise, le meilleur outil marketing demeure le personnel en poste. Trouvez ce qui rend les employés fiers de travailler pour l’organisation et faites d’eux des ambassadeurs par le biais d’une campagne médiatique.

Pour recruter les travailleurs, les employés peuvent s’impliquer de multiples façons: par du bouche-à-oreille auprès de leur réseau de contacts; en faisant vivre l’expérience de l’entreprise aux postulants; en participant à l’entrevue ou de façon plus informelle (ex. lunch avec le candidat) afin de vérifier s’il y a une chimie entre l’équipe de travail et le futur employé.

Quand l’annonce classée ne suffit plus

Le bassin de chercheurs d’emplois se rétrécit et tout indique que cette tendance se poursuivra. Quand la petite annonce dans le quotidien ne suffit plus à trouver des candidats, il faut dénicher d’autres avenues de recrutement. Voici quelques pistes pour devenir un agent recruteur hors pair:

  • Lorgnez sur la concurrence où il existe tout un bassin d’employés qui ne consultent pas les offres et ne cherchent pas activement d’emplois, mais qui seraient probablement ouverts à des propositions intéressantes.
  • Étendez votre territoire de chasse en ne vous confinant pas à votre secteur d’activité. Les compétences recherchées peuvent se trouver  dans d’autres types d’organisations.
  • Utilisez des méthodes branchées et passez à l’action avec des concerts, des conférences, des activités sportives, des événements-bénéfice et associatifs, des 5 à 7 qui permettent de côtoyer les employés et les patrons, des campagnes d’attraction avec une série de portraits d’employés (de métiers), des bourses aux étudiants, des cadeaux promotionnels qui démontrent vos valeurs (ex. produits équitables ou faits de matériaux recyclables), des activités de bénévolat pour aider la communauté. Même si les salons de l’emploi constituent un moyen traditionnel de recruter, il est possible d’y retenir l’attention avec un kiosque qui sort de l’ordinaire, qui étonne!
  • Séduisez les plus jeunes en allant au-delà des bancs d’universités et de cégeps et donnez-leur le goût d’envisager une carrière dans votre secteur d’activité en instaurant des camps de jour durant la période d’été, ou simplement en participant à ceux-ci.
  • Soignez votre image de marque. Souvent, elle est aussi importante aux yeux des candidats que le salaire et les avantages sociaux. Qui n’a jamais rêvé de travailler pour le Cirque du Soleil?
  • Maximisez l’utilisation des réseaux.  Utilisez le marketing relationnel par le biais de collègues, d’amis, d’associations, de réseaux sociaux sur Internet comme LinkedIn spécifique aux gens d’affaires ou FaceBook.
  • Utilisez le Web, le Web et encore le Web! qui constitue une vitrine stratégique. La section carrière/emploi de votre site Internet doit être attrayante, dynamique et convaincante. Plus qu’une simple description de poste, elle vend la chimie de l’équipe, la culture de l’entreprise, le style de gestion. Faites-y témoigner vos employés, instaurez un blogue d’employés.
  • Préparez-vous bien à répondre au candidat. Lors de l’entrevue, il vous bombardera probablement de questions sur votre vision, votre politique de responsabilité sociale, etc.
  • Raccourcissez le processus d’embauche,  sinon le candidat s’impatientera ou il aura filé chez un concurrent.
  • Segmentez et ne ségrégez pas, mais misez sur les valeurs du candidat, ses attentes face à son travail, ses motivations.

Tant les chercheurs d’emploi que la concurrence scruteront à la loupe votre image et vos promesses. Il faudra alors savoir vous démarquer et, surtout, tenir vos engagements.

Lire aussi:
– Nouveau marché du travail: union de cœur ou de raison?
– Employeurs de choix ou l’art d’avoir la cote (Compte rendu de conférence)
– Êtes-vous «out» en matière de recrutement? (Compte rendu de conférence)
– Soyez cool, mettez-vous en mode «cyber-recrutement»!

Sources:
– Le Hirez, Carole. «Huit méthodes innovatrices pour recruter les meilleurs candidats», Journal les affaires, 24 mai 2008.
– Le Hirez, Carole. «L’art de se vendre en tant qu’employeur», Journal les affaires, 7 juin 2008.
– Le Hirez, Carole. «Recruter à l’heure de la grande séduction», Journal les affaires, 14 juin 2008.
– Les Grandes Conférences les affaires. «Méthodes innovatrices de recrutement: mode d’emploi», Montréal, 17 et 18 juin 2008.

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Tendances

Pourquoi les clients sont-ils de plus en plus exigeants?

Qui aurait pensé, à la création de la machine à laver, que le client exigerait aujourd’hui qu’elle lave tous les types de tissus, qu’elle soit silencieuse, peu énergivore et produite par une entreprise socialement responsable? Avec en prime, un détergent écologique qui lave plus blanc! Aujourd’hui, les «standards» augmentent tant pour les produits que les services et les expériences. Qu’est-ce qui contribue à alimenter ce phénomène et qui rend le client toujours plus exigeant?

La spirale de l’amélioration et de l’innovation

Du côté de l’offre, la technologie évolue et les entreprises innovent. Certaines révolutionnent leur industrie et changent les règles du jeu. Devenue un modèle de croissance économique, l’innovation procure un avantage «temporaire» jusqu’à ce que tout le monde fasse pareil et que quelqu’un d’autre fasse encore mieux. Cette dynamique rehausse constamment les normes de l’industrie et des entreprises qui souhaitent accroître leur part de marché et satisfaire leurs clients.

Voilà pourquoi tout hôtel qui se respecte aujourd’hui se doit d’être design, techno, branché, écolo et d’offrir des soins de santé.

Un consommateur averti

Du côté du consommateur, on observe le concept de l’«économie des attentes» (expectation economy). Les consommateurs avisés ont une longue liste d’attentes basées sur leur entraînement à consommer, sur la flopée de nouveaux produits qui émergent constamment et sur la facilité d’accès à toutes sortes de données. Par conséquent, ils deviennent des experts dans la course à l’information afin de toujours obtenir le nec plus ultra. En outre, les produits sont disponibles partout dans le monde; une nouvelle entreprise – petite ou grande – devient un joueur potentiel (lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!); le bouche-à-oreille parcourt la planète à la vitesse de l’éclair; une performance exceptionnelle est rapidement saluée et suscite un intérêt immédiat.

Conséquence de tout cela, pourquoi s’en tenir à des standards de base quand le consommateur n’a que l’embarras du choix et qu’il peut réussir à trouver le best of the best?

Tout le monde s’en mêle!

Autre pièce du puzzle, tout le monde s’ingénie à faire connaître les produits, les services et les expériences qui valent le coup.

De nombreux sites répertorient le meilleur, le moins cher, le plus original, le dernier cri, le plus tendance et font découvrir au consommateur une multitude de produits nouveaux ou améliorés. (Lire aussi: La Top 10 mania!) À titre d’exemples, Concierge.com rend accessible la liste des plus beaux hôtels design, des restaurants les plus romantiques, des destinations les plus controversées, des piscines d’hôtel les plus sexys…; The Coolhunter traque les dernières tendances dans une foule de domaines; le site Kiwi Collection trie sur le volet les meilleures expériences haut de gamme et hors du commun; le métamoteur de recherche Kayak parcourt des centaines de sites de voyages afin d’aiguiller le touriste vers les meilleurs prix.

Les médias de masse ne sont plus seuls dans la course à l’opinion, le consommateur entre dans la compétition et développe sa propre intelligence de marché. Il s’en donne à cœur joie à chercher, à analyser la concurrence, à prodiguer son opinion et à en débattre sur les blogues et les différentes tribunes d’expression (lignes ouvertes à la radio, sites Internet comme TripAdvisor).

Comment, après toutes ces avalanches d’informations, le voyageur ne rechercherait pas la destination qui a le plus à lui offrir, l’hébergement qui lui propose le meilleur rapport qualité/prix et le transporteur aérien le mieux coté, commentaires à l’appui!

Segments de clientèles éclatés

Pour ajouter à la complexité du phénomène, les consommateurs sont d’autant plus difficiles à satisfaire qu’ils sont loin d’être homogènes. Non seulement ils comportent de multiples visages, mais, en plus, plusieurs profils sommeillent à l’intérieur de chacun d’eux, selon qu’ils veulent se reposer, découvrir de nouveaux horizons ou goûter les plaisirs de la vie. Célibataire urbain branché, petite famille à la campagne, couple à la retraite, femme d’affaires qui parcourt la planète ou nouvel immigrant…, si l’on croise âge, sexe, situation sociale, lieu de résidence, revenu, goûts, valeurs, on obtient des segments presque à l’infini.

Il devient alors impossible de développer un produit unique car il en faut pour tous les goûts. Les entreprises n’ont d’autre choix que d’essayer de satisfaire le plus grand nombre, soit en ajoutant plusieurs composantes à leurs produits, soit en créant différentes versions adaptées à chaque segment de clientèle.

Tendances en consommation des plus diversifiées

Finalement, les phénomènes de société font en sorte que le consommateur évolue et que ses goûts changent. En voici quelques exemples.

De plus en plus de consommateurs carburent à l’expérience, à la découverte plutôt qu’aux produits de consommation tangibles. Il devient plus grisant pour eux d’aller faire de la plongée dans une mer turquoise que de posséder une voiture de l’année.

Vous connaissez le masstige? Contraction des mots masse et prestige, il s’agit des produits de luxe à des prix abordables. (Lire aussi: Soyez tendance, soyez no-frills chic!) Aucune industrie, aucun secteur, aucun produit n’y échappe. L’eau, les chocolats, la poussette pour bébé, la gastronomie, les produits de beauté, les services aériens… tous développent leur ligne haut de gamme abordable et personnalisée. Avant, le consommateur disposant d’un revenu moyen consommait des produits «moyens». Aujourd’hui, il les déserte et oscille entre les produits peu coûteux et les plus haut de gamme, selon l’importance qu’il accorde au produit, le bien-être qu’il lui apporte et le besoin à satisfaire. Par conséquent, le produit «moyen», sans caractéristiques particulières, perd du terrain.

En ligne et mobile, pas de répit pour ces deux technologies. Elles sont en constante évolution et prennent des proportions phénoménales. Un nombre incalculable de gens ne peuvent pas vivre sans! Aussitôt le iPhone commercialisé, des centaines d’applications s’y greffaient.

De l’éco à l’icône, le mouvement «verdure» étant bien installé, cette sphère gagne toujours plus d’adeptes. On est passé du éco… laid (peu esthétique, hors de prix, alternative à faible performance) à l’éco… chic (écolo, beau et cool) et, maintenant, à l’éco… icône (audacieux, marquant, crédible et racoleur). Les 4R – réduire, réutiliser, recycler, renouveler – seront de tous les discours et de toutes les actions. Vantez vos actions vertes et pointez du doigt la concurrence qui pollue!

Dans un tel contexte, il devient important de se renouveler, de créer des «wow» afin de surprendre ces consommateurs qui en ont vu d’autres, de se tenir au courant des tendances, de comprendre le comportement de la clientèle, de la segmenter, de surveiller la concurrence et d’ajuster son offre au fil du temps.
Lire aussi:
– La Top 10 mania!
– Le «Customer-Made», vous connaissez?
– PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!
– Soyez tendance, soyez no-frills chic!

Sources:
– Trendwatching.com. «The Expectation Economy», février 2008.
– Trendwatching.com. «8 Important Consumer Trends for 2008», décembre 2007/janvier 2008.
– Trendwatching.com. «Top 5 Trend Watching Tips», septembre 2007.
– Industrie Canada. «Rapport sur les tendances en consommation», novembre 2004, [www.consommateur.ic.gc.ca/tendances].
– Silverstein Michael J. et Neil Fiske. «Luxury for the Masses», Harvard Business Review, avril 2003.

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Produits et activités Tourisme durable

Des écovillages s’ouvrent au tourisme

Des gens déterminés à réduire leur empreinte environnementale créent de nouveaux modèles de microsociétés. Les écovillages invitent les voyageurs à découvrir leur mode de vie, à participer à leurs activités, à apprendre les bonnes pratiques écologiques et à visiter des lieux naturels conservés. En 1998, ce type de village figurait parmi les cent meilleures pratiques des Nations Unies en tant que mode de vie durable.

Rien à voir avec les communes et les hippies des années 1960

Les éco-communautés se veulent une réponse aux défis sociaux, économiques et environnementaux actuels et c’est pourquoi on en voit émerger de plus en plus. Elles prennent diverses formes, mais toutes ont les mêmes objectifs: vivre en harmonie avec l’environnement, adhérer aux principes de développement durable et de solidarité sociale.

Voici quelques-unes de leurs caractéristiques:

  • elles visent l’utilisation durable des ressources naturelles – constructions écologiques, sources d’énergie renouvelable, protection et régénération des écosystèmes, agriculture biologique, permaculture, gestion des déchets, achats locaux, etc.;
  • elles sont composées habituellement de personnes de tous âges et de tous milieux;
  • elles s’appuient sur un processus décisionnel collectif (charte) et sur le partage de biens et d’espaces communs;
  • elles prônent des valeurs de respect, d’entraide mutuelle, de solidarité et de partage, tout en préservant un équilibre entre la vie privée et la vie communautaire;
  • elles préservent et mettent en valeur des zones protégées;
  • elles aspirent à une viabilité économique par la création de micro-éco-entreprises;
  • elles restent ouvertes sur la société et ne visent pas l’autarcie.

L’écohameau regroupe un petit nombre de personnes tandis que l’écovillage compte généralement plus de 50 habitants. Quant au cohabitat (co-housing), il se situe en milieu urbain ou en banlieue.

Bien que les collectivités partagent les mêmes idéaux, chacune est unique: leur environnement physique diffère; certaines ont été créées de toutes pièces et d’autres sont indigènes; elles peuvent regrouper plusieurs nationalités ou une seule; le nombre de leurs membres varie; certaines embrassent des valeurs spirituelles; etc.

La rencontre de deux mondes

Plusieurs de ces éco-communautés invitent les touristes à venir les visiter. Cette ouverture permet aux voyageurs de vivre diverses expériences:

  • découvrir une culture et un environnement particuliers et s’y immerger;
  • appréhender les valeurs sociales, culturelles et écologiques des habitants;
  • mieux comprendre le fonctionnement des principes de développement durable;
  • apprendre des notions et des techniques de pratiques écologiques;
  • vivre des échanges et des expériences hors du commun;
  • découvrir des sites naturels attrayants.

Un peu partout dans le monde

Voici quelques exemples de microsociétés qui s’ouvrent au tourisme.

En Écosse – Créée en 1962 près d’Inverness, la Findhorn Foundation Community est considérée comme une éco-communauté pionnière. Elle se définit aussi comme un centre d’éducation spirituelle. Le site principal, The Park, compte 300 résidants, 90 structures écologiques (maisons, ateliers de travail, centre de traitement), potagers, éoliennes, centre d’arts et beaucoup plus. Elle accueille des milliers de visiteurs annuellement, soit pour une journée (visite, ateliers, événements, etc.), soit pour des séjours plus longs où les touristes collaborent à la vie communautaire (jardins, cuisine, entretien ménager, maintenance) et participent à des activités de groupe (excursions en nature, discussions, danse). En soirée, divers thèmes sont explorés avec des membres de la communauté.

À Los Angeles – Le Los Angeles Eco-Village (environ 500 personnes) défie le mode de vie urbain et le réinvente de façon écologique. Par le biais de visites guidées, de conférences, d’ateliers et d’actions médiatiques, les habitants partagent leurs savoirs et leurs bonnes pratiques.

En Australie – Créé en 1987 au nord de Brisbane, le Crystal Water Village regroupe en son centre activités commerciales et éducationnelles, industrie légère et tourisme. En 1996, il obtenait le World Habitat Award soulignant son rôle de pionnier du développement durable dans le domaine de l’habitation. C’est avant tout sur le segment du tourisme éducationnel que ce village se positionne.

Brésil, Inde, Mexique, Sénégal… – Living Routes organise des voyages d’études ou des stages pratiques sur le terrain. Certains programmes sont reconnus par la University of Massachusetts Amherst et par d’autres établissements d’éducation. Au tableau noir et aux livres traditionnels, on ajoute donc un moulin à vent, un système de gestion des déchets ou une ferme biologique. On peut y étudier la dynamique de groupe, la permaculture, la construction écologique et même les dimensions juridiques de ce type de communautés.

Au Canada – Selon les registres du Global Ecovillage Network, la Colombie-Britannique possède une longueur d’avance quant au nombre d’écovillages, suivie de l’Ontario.

Au Québec – Plusieurs projets voient le jour sous différentes formes, mais tous n’empruntent pas la voie touristique. Situé à Saint-Sylvestre dans la région Chaudière-Appalaches à moins d’une heure de Québec, l’écovillage Mont Radar a démarré en 2005 sur les terrains d’une ancienne base militaire et se définit comme un écovillage en «chantier». Il regroupe un ensemble de micro-entreprises et vise à rassembler une diversité d’intérêts et de métiers. La communauté offre des activités récréotouristiques en accord avec les principes du développement durable: base de plein air, rassemblements et événements (Foire des écoalternatives, Festival de musique, Fête des neiges, etc.), conférences et ateliers. À Saint-Elzéar, en Gaspésie, la Coopérative Nature Tourisme Aventure Connecté à la Terre (CONTACT) planche sur un projet de village rural du futur, lequel comprendra un produit écotouristique de même qu’un centre de congrès international lié au développement durable.Terravie compte elle aussi s’ouvrir aux touristes avec son projet d’écovillage à Montcalm dans les Laurentides. Au cœur de la côte de Beaupré, l’Arche écologique de Château-Richer souhaite favoriser le développement récréotouristique de la région grâce à la mise en valeur de sentiers pédestres et d’interprétation.

Parions que les écovillages feront écho dans le paysage écotouristique mondial en raison de la vague environnementaliste qui déferle sur la planète et de l’engouement des gens pour les pratiques écologiques. Écho, éco, écho, éco!

Sources:
– Angers, Gilles. «Fête des neiges au mont Radar de Saint-Sylvestre», Le Soleil, 3 février 2007.
– Angers, Gilles. «Écovillages: le désir de vivre selon un nouvel ordre établi», Le Soleil, 25 novembre 2006.
– Bonneau, Danielle. «Écovillages et écohameau: des petites communautés», La Presse, 29 décembre 2007.
– Borde, Valérie. «Sainte-Marguerite de l’utopie», L’Actualité, 1er novembre 2006.
– Kessler, Sarah. «Eco-Villages – Studying in Sustainable Communities Throughout the World»,
[www.abroadview.org/avmag/2008spring_kessler.htm].
– Sachs, Andrea. «Eco-communities Around the World Open up to Tourists», The Seattle Times, 19 mai 2008.

Autres sites consultés:
– Communauté en fête
– Les éditions de La Plume de Feu
– Réseau des ÉcoHameaux et ÉcoVillages du Québec

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Ailleurs dans le monde Gestion

Quand un espace touristique transcende frontières administratives et nationales (Compte rendu de conférence)

Le touriste qui visite un coin de pays n’a que faire du découpage administratif des régions touristiques. Trop souvent, ce découpage lui cause du souci, l’obligeant à se procurer de l’information à de multiples endroits alors que, pour lui, le circuit choisi présente une suite physique et logique de points d’intérêts. Jérôme Piriou, doctorant à l’université d’Angers en France, prône la coopération professionnelle et la continuité des espaces. Léman sans frontière est, à ce titre, un bel exemple de coopération entre la Suisse et la France.

Jérôme Piriou se passionne pour la géographie du tourisme. L’espace touristique et ses frontières a fait l’objet d’une de ses recherches. À l’occasion des Rendez-vous Champlain tenus à Montréal et à Québec au début de juin 2008, il a présenté ses réflexions à ce sujet, de même qu’un exemple de bonne pratique.

Est-il normal que le voyageur qui visite les châteaux de la Loire doive se procurer un nouveau guide au fil des départements traversés alors qu’il perçoit ce trajet comme une continuité et que ce circuit constitue un territoire touristique homogène malgré ses frontières politico-administratives?

Un lac Léman sans frontière

Voyant leur complémentarité, deux sites touristiques suisses, le Bouveret et le Moléson, l’un situé au bord du lac Léman et l’autre à proximité, dans les montagnes en Gruyère, décident en 1994 d’unir leurs forces pour mettre en place une promotion commune. Cette base étant jetée, l’association «Léman sans frontière» fait son apparition l’année suivante, regroupant 12 partenaires suisses et français. Cette association s’est agrandie depuis, pour comprendre une quarantaine de sites en périphérie du lac, dans les Alpes avoisinantes et en Gruyère. Moyennant une cotisation annuelle, les entreprises qui y adhèrent signent pour une durée de trois ans, renouvelables.

Le but de cette association? Faire circuler les 12 millions de visiteurs autour des sites partenaires afin de les retenir plus longtemps et de les fidéliser.

Léman sans frontière, c’est un portail Internet, un guide d’une cinquantaine de pages imprimé à 400 000 exemplaires, mais aussi téléchargeable sur le site Internet, une présence à dix salons touristiques, un infocourriel envoyé 8 fois l’an à plus de 400 offices de tourisme français, suisses et à d’autres partenaires, de même que 500 000 napperons distribués dans des restaurants et des bars franco-suisses. L’information du site est aussi accessible depuis les ordinateurs et des téléphones portables. Deux projets sont en cours:

  • la mise en place d’une signalétique afin de baliser les principales entrées sur le territoire et l’établissement de points d’information;
  • l’harmonisation des différentes bases de données touristiques tant du côté suisse (cantons de Genève, Vaud, Valais et Fribourg) que du côté français (Rhône-Alpes) avec celle de Léman sans frontière.

Jérôme Piriou définit une région touristique comme la rencontre entre la perception d’un territoire par le touriste et un système d’acteurs qui proposent une offre globale. Chacun des acteurs, qu’il s’agisse d’un jardin, d’un zoo, d’un château, doit avoir conscience que tous bénéficient de la même clientèle. Il soulève ainsi l’importance d’un tourisme cohérent comme outil de développement socioéconomique.

– Ferrara, Marco. «Le Léman, un lac qui sait gommer ses frontières», 24 heures, 31 mai 2007.
– Franco, Fabien. «La géographie touristique du Léman», Kaëlemagazine.com, no 36, 2 juillet 2007.
– Léman sans frontière. Dossier de presse 2008, 22 avril 2008.
– Piriou, Jérôme. «L’espace touristique et ses frontières: une approche régionale de la destination: Étude des cas du Saumurois et du bassin Lémanique», Les Rendez-vous Champlain, Québec, 2 juin 2008.

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Segments de clientèles

Quand les stratégies Internet se conjuguent au féminin (Compte rendu de conférence)

Internet se positionne véritablement comme un partenaire conseil des femmes, un média original devenu indispensable dans leur vie. La femme est passée du mode passif où elle recevait l’information par l’intermédiaire des médias traditionnels, au mode participatif où elle réagit à l’information, la relaie et la crée par le biais d’Internet. Comme on sait que les femmes détiennent en majorité le pouvoir d’achat des ménages et qu’elles collaborent fréquemment aux décisions d’achats, elles deviennent de facto un groupe à cibler sur le Web.

Lors de la conférence d’InfoPresse, groupe de presse montréalais spécialisé en communications et en graphisme, des spécialistes ont présenté des stratégies Web visant à conquérir le marché des femmes.

La définition de la femme

Femme [fam] n.f.: être bizarroïde qui questionne, dialogue, s’implique dans une cause, échange, compare, réagit, crée, propose, partage, s’exprime… Cette créature a envahi Internet et veut du cyberespace qu’il soit utile, pratique, divertissant, avec un petit quelque chose d’aguichant. Elle veut aussi faire comprendre à toute la planète que si elle possède dix paires de chaussures, c’est que chaque paire a une utilité différente. Toutes ces créatures aiment communiquer entre elles et naviguent de communauté en communauté en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts. En fait, la femme aime bien partager ses trucs pour voyager plus facilement avec les enfants.

Femmes + Internet = utilité + conseil + expertise + interactivité + communauté + plaisir + liens rationnels + liens affectifs.

Entretenir une relation avec les femmes = les écouter + les interroger + les impliquer + les reconnaître + les mettre en avant-plan + les distraire.

L’art de converser avec les femmes

Le cyberespace redéfinit l’art de converser avec les femmes.

  • Communiquer non plus VERS les femmes mais AVEC les femmes.
  • Placer l’internaute féminine au cœur de la stratégie de communication et au cœur du contenu – en faire une ambassadrice de la marque.
  • Développer une relation de proximité avec les femmes – entretenir un dialogue avec elles, les toucher dans leurs valeurs, leur donner une tribune d’expression.
  • Jouer sur les attributs de l’entreprise – pour que les consommatrices se reconnaissent dans les valeurs, les idées, les opinions et le style de vie reflétés par la marque.
  • Susciter des conversations – faire parler de soi car nous sommes à l’ère du parlons-en!
  • Générer le bouche-à-oreille – en ciblant des communautés qui ont des affinités avec la marque.
  • Faciliter le dialogue – en leur donnant des tribunes pour qu’elles puissent s’exprimer, pour qu’elles puissent échanger entre elles, pour qu’elles puissent interagir aussi avec l’entreprise.
  • Encourager le Friending – en devenant l’ami des consommatrices sous le signe de l’échange et de la transparence.
  • Demander du feedback – pour évaluer son taux de satisfaction, pour connaître ses besoins, ses préoccupations.
  • Entretenir la relation – en ajoutant du contenu régulièrement, en alimentant les conversations.
  • Établir des partenariats – en créant des liens avec des entreprises complémentaires.

Quelques exemples:

  • Une internaute qui côtoie une personnalité dans une publicité…
  • La création d’un panel pour tester un produit ou un service en avant-première et d’une tribune pour diffuser les commentaires…
  • Un écran de télé au plasma dans le coin d’un site qui recrée le mode télévisuel où l’on voit défiler des témoignages de personnes… (avec évidement un bouton pour stopper la présentation).
  • Voyant que la commercialisation des produits de luxe connaît une croissance importante sur le Net, devenir un chef de file en redéfinissant le luxe…
  • Les réseaux sociaux, outil idéal pour que les consommatrices se passent le mot entre elles, sans s’imposer mais en leur donnant simplement des bonnes raisons de parler de vous…
  • On suscite la participation au défi vert avec un truc par jour…
  • Un dialogue entre femmes où elles discutent de leurs expériences, leurs opinions, leurs histoires, leurs trucs, leurs goûts, etc. Un espace personnalisé pour leurs recettes, leur album photo, leurs lectures favorites.

Ne pas rejoindre les femmes mais rejoindre une femme

Pour obtenir une meilleure diffusion du message et un meilleur taux de réponse, il est préférable de partir des grands courants de masse pour ensuite les segmenter afin de cibler de façon plus restreinte les comportements et les champs d’intérêt et, ainsi, offrir une expérience plus individuelle. Il faut oublier le profil sociodémographique générique (tel que femmes, 25 à 39 ans, revenu supérieur à 65 000$) et plutôt cibler les intérêts: la jeune maman amatrice de cuisine et adepte du plein air. (Lire aussi : PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!)

Oubliez le site Web tout en rose!

«Nous n’avons plus besoin de nouveaux sites, nous avons besoin de meilleurs sites», clamait Cynthia Ross Pedersen, directrice marketing interactif chez CAPITAL C à Toronto.

Le design d’un site, c’est avant tout créer un lieu où les femmes peuvent s’informer, se divertir, échanger et partager dans un environnement valorisant. Elles recherchent des sources d’information crédibles et des communautés en lien avec leurs préoccupations quotidiennes. La consommatrice doit comprendre que le site lui offre un contenu approprié à ce qu’elle recherche et des solutions à ses problèmes:

  • des rubriques d’information pratique;
  • des propositions alléchantes;
  • des espaces communautaires d’échanges;
  • des trucs et astuces, des conseils d’experts ou de personnalités;
  • des liens pertinents vers de l’information complémentaire;
  • une relation privilégiée avec l’entreprise.

Voici quelques suggestions pour construire une meilleure expérience en ligne:

  • impliquer une femme dans une cause;
  • se placer dans la peau de…;
  • les toucher;
  • trouver des moyens de leur simplifier la vie, de leur faire gagner du temps;
  • leur permettre d’échanger entre elles.

Il importe de construire une relation avec la cliente, d’engager le dialogue, elle:

  • effectue une première visite sur un site;
  • y revient de façon anonyme;
  • fournit quelques renseignements;
  • crée un compte.

Saurez-vous séduire la femme, en faire une complice et une ambassadrice?

Lire aussi:
– PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!

Sources:

– Conférence InfoPresse. «Femmes – À l’ère de la révolution numérique», Montréal, 2 avril 2008:
• «Les femmes et le Web: usages et comportements», Stéphanie Duhamel, responsable du développement international aufeminin.com, Paris, Nathalie Moride, présidente, Rosebud-Media.
• «Rejoindre les femmes en ligne – Wonderbra soutient que le Web est efficace», Jocelyne Morissette, directrice nationale des sites Web consommateurs, Médias Transcontinental.
• «Créez un rendez-vous privilégié avec vos consommatrices», Isabelle Quevilly, directrice conseil, CloudRaker et Ingrid Sirois, porte-parole, Oakley Canada.
• «Bâtir une meilleure expérience en ligne», Cynthia Ross Pedersen, directrice, marketing interactif, CAPITAL C, Toronto.
– Phillips, Ashley. « I Am Woman, Hear My (Web) Roar», ABC News, 31 mars 2008.

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Gestion Tourisme durable

Développer une région touristique de façon harmonieuse, c’est possible! (Compte rendu de conférence)

Comment assurer un développement récréotouristique durable et harmonieux propice à la mise en valeur d’une région, et ce, en se basant sur la concertation? La réponse: la coopérative de solidarité, une entreprise collective privée à l’esprit entrepreneurial. Et ça fonctionne! Nous vous présentons la coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord dans la région de Saint-Raymond de Portneuf. Par son approche novatrice de gestion et de coopération, elle a remporté une dizaine de prix pour son projet Tourisme, paysage et coopération.

Danielle Larose, initiatrice et conseillère de la coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord, est venue présenter le projet Tourisme, paysage et coopération lors des Journées RÉSEAU de la Fédération québécoise des organisations locales de tourisme, tenues en avril dernier à Québec. Mme Larose est avocate et conseillère juridique spécialisée en développement local, durable et solidaire dans les secteurs du tourisme, de la culture et auprès des autochtones.

La coopérative de solidarité est une structure de l’économie sociale qui intègre la notion de rentabilité, à la fois économique et sociale. Celle de la vallée du Bras-du-Nord n’est donc pas un organisme à but non lucratif, mais plutôt une organisation collective privée où les revenus générés sont réinvestis dans l’entreprise pour consolider les emplois des membres travailleurs, pour développer des infrastructures et en assurer la pérennité.

Créée en 2002, cette entité est issue d’une concertation locale entre les propriétaires riverains, les entreprises qui offrent des services récréotouristiques, les travailleurs récréoforestiers et touristiques, de même que les intervenants économiques locaux qui souhaitaient un développement de qualité qui mettrait en valeur la superbe vallée du Bras-du-Nord.

Pourquoi instaurer une telle structure?

  • Parce que la région possède des attraits significatifs – une vallée magnifique, 35 kilomètres de rivière, de nombreuses montagnes et falaises, une chute majestueuse, un paysage bucolique…
  • Pour contribuer à diversifier l’économie d’une communauté agroforestière dans une démarche de développement durable.
  • Pour susciter la coopération entre les différents acteurs.
  • Pour maintenir l’équilibre entre le développement touristique, l’exploitation forestière, la villégiature, l’environnement et la population locale.
  • Pour protéger le territoire et le mettre en valeur.
  • Pour élargir la participation active de la population, des entreprises touristiques, des travailleurs forestiers, des visiteurs, des intervenants (municipaux et gouvernementaux) à la mission de la coopérative de solidarité.
  • Pour faire converger des intérêts divergents.
  • Parce que la coopérative de solidarité unit le meilleur de l’entrepreneuriat collectif et privé.
  • Parce qu’elle se base sur les principes de la participation, de la prise en charge, de la responsabilité individuelle et collective.
  • Pour exercer un effet de levier significatif pour les entreprises privées.

L’ABC de cette coopérative de solidarité touristique

Qui s’occupe du développement des projets, de la promotion de la région, de l’accueil des visiteurs (information, signalisation sur le territoire, système de navettes pour réduire les déplacements automobiles, etc.) et de l’encadrement sécuritaire de la pratique des activités? La coopérative de solidarité.

Cette dernière privilégie l’encadrement (normes, code d’éthique, guide de bonnes pratiques, contrats de droits de passage, etc.) plutôt que l’instauration de réglementations. Le Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) a été établi par la suite afin de protéger les actions volontaires de la population.

La coopérative donne de l’emploi de qualité aux gens de la région, en particulier à des jeunes en situation d’insertion socioprofessionnelle. Depuis huit ans, 80 de ces jeunes ont travaillé d’arrache-pied à l’aménagement de plus de 70 kilomètres de sentiers. Elle sensibilise et mobilise la population en expliquant les projets et en tenant plusieurs actions citoyennes (fête champêtre, trousses d’actions, randonnée éco sommet, colloques, etc.).

Exploiter une coopérative de solidarité n’est pas un parcours qui se fait sans heurt surtout quand il s’agit de rivalités d’intérêts et de respect des droits de chacun. Tout passe par le dialogue et les préceptes du développement durable guident les choix. Le processus décisionnel s’exerce de façon démocratique selon trois types de membership – travailleur, utilisateur, soutien corporatif et individuel – et tous ont voix au chapitre: un membre, un vote.

Le projet Tourisme Paysage et Coopération intègre concrètement les seize principes de développement durable (qualité de vie, protection de l’environnement, efficacité économique, participation et engagement des citoyens, etc.) dans sa gestion courante et dans ses futurs développements.

La suite des choses…

Les gestionnaires ont encore beaucoup de pain sur la planche: consolidation du projet, mise en action du plan stratégique 2008-2012, atteinte de la rentabilité financière et évaluation de la pertinence et de l’impact de l’obtention d’un statut de parc régional. Plusieurs organismes nationaux, régionaux et locaux ont appuyé ce projet et d’autres devraient s’y joindre.

Par ses actions, la coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord souhaite devenir une destination récréotouristique incontournable au Québec tout en gardant l’authenticité qui la distingue. C’est la grâce qu’on lui souhaite!

Sources:

– Larose, Danielle. «Tourisme, paysage et coopération», Les Journées RÉSEAU FQOLT (Fédération québécoise des organisations locales de tourisme), «Le développement durable en tourisme», tenues les 16 et 17 avril 2008 à Québec.
– La coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord
– Le Chantier de l’économie sociale

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Marketing

Clin d’œil – Organisations de promotion, prenez des notes…

Voulant stimuler la participation à leur colloque «Les Arts et la Ville» qui se tient à Sept-Îles en mai 2008, l’équipe organisatrice a conçu dans son bulletin bimensuel une rubrique «En route vers Sept-Îles» dès le début de l’automne 2007. Consciente qu’il fallait relever le défi d’inciter les gens à faire la route jusqu’à Sept-Îles, une personne de l’équipe a entrepris les démarches (recherches, itinéraire, photos, autorisations) pour rédiger une chronique invitante qui propose de découvrir les richesses culturelle, patrimoniale, paysagère ou gastronomique d’un coin de pays situé entre Québec et Sept-Îles. Organismes de promotion, pourquoi ne pas faire le parcours inverse en proposant aux organisateurs de congrès de vous immiscer dans leur promotion d’événements?

Source:

– Le Bulletin – Les Arts et la Ville

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Produits et activités

Qui l’eût cru?

Des forfaits pour faire voyager son teddy bear trouvent preneur. Des voyagistes ciblent la clientèle des fumeurs. Des hôteliers proposent aux voyageurs de bannir l’utilisation des technologies le temps d’un séjour. Des expériences haut de gamme pour les animaux de compagnie se développent dans l’hébergement. Un vol nudiste est commercialisé. Le fitness pour le cerveau pourrait devenir tendance. Voici des produits… peu banals!

Défi pour l’accro de la techno et le workaholic

Une statistique révèle que 83% des Américains vérifient leurs courriels quotidiennement pendant leurs vacances. Situé à Anguilla dans les Caraïbes, l’Arawak Beach Inn propose aux voyageurs de décrocher complètement grâce au forfait «Dark Ages» – aucun accès Internet sur le site, pas de téléviseur ni de téléphone dans la chambre, BlackBerry et ordinateur portable sont confisqués à l’arrivée et gardés sous clé. On y troque les gadgets électroniques pour la détente et diverses activités.

Le Sheraton Chicago Hotel & Towers convie le voyageur à se joindre au BlackBerry Detox Challenge et à «se reposer les pouces». Ce défi consiste à mettre sous verrou ordinateur, BlackBerry, téléphone et autres technologies portables et à s’affranchir de tous ces gadgets pour une période de 48 heures.

Une classification hôtelière «4 pattes»

Savannah Ashcroft offre une expérience haut de gamme et personnalisée pour les animaux de compagnie qui fréquentent les établissements hôteliers avec leur maître. Accessoires et jouets griffés, sac de gâteries en guise de bienvenue, shampoing spécial, panier de jouets, service de concierge, livre d’histoire pour endormir son compagnon à quatre pattes… Rien n’est laissé au hasard pour gâter son animal préféré.

Griller sa cigarette librement

Neil Clark, journaliste au The Guardian de Londres, fait état d’une nouvelle niche: le tourisme des fumeurs. Il allègue que cette celle-ci, bien que naissante, serait vouée à croître en raison de l’interdiction de fumer dans les endroits publics, les restaurants et les bars qui se propage dans plusieurs pays. Il mentionne que la Belgique et l’Espagne sont deux destinations qui n’ont pas encore «écrasé».

En Allemagne, la compagnie aérienne Smintair (Smokers’ International Airways) veut offrir des vols fumeurs, mais elle est aux prises avec l’interdiction de fumer dans les transports qui a cours maintenant dans ce pays. L’Estonie offre des courts séjours aux fumeurs de cigares qui peuvent les griller dans le confort d’un salon spécialisé de Tallinn. Au Japon, une des plus importantes agences de voyages propose un forfait en Europe conçu sur mesure pour les accros de la nicotine. Le journaliste souligne que cette initiative pourrait être suivie par d’autres pays et que les «smoke havens could be the next big thing».

Il faut tout de même ajouter que l’interdiction de fumer continuera certainement de s’étendre à d’autres pays et que la clientèle des fumeurs diminue. Mais, il restera toujours des «irréductibles».

Prière de ne pas déranger s.v.p. – cerveau à l’entraînement

Après le Body Fitness, voici le BrainBody Fitness. Vous oubliez souvent où vous avez rangé vos clés de voiture ou vous n’arrivez pas à vous rappeler le nom de votre beau-frère que vous ne fréquentez qu’à l’occasion? Le programme d’entraînement offert par la chaîne Westin Hotels & Resorts, développé par des experts dans le domaine, s’adresse à vous. Il permet de joindre l’entraînement mental à l’entraînement physique et d’améliorer vos conditions de santé et de longévité. Les exercices sont répartis à plusieurs endroits stratégiques; le client pourra ainsi s’entraîner dans sa douche, en attendant au comptoir d’enregistrement ou à la piscine.

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Votre teddy bear a besoin de vacances?

Vous souhaitez être pardonné parce que vous avez malmené votre toutou préféré lors d’une crise? Votre ourson en peluche est stressé et a besoin de changer d’air?

Lancé à l’été 2006, TEDDY TOUR BERLIN offre à votre animal en peluche favori une semaine de vacances. Les prix varient de 39 à 139 euros selon le lieu d’origine de l’animal et la formule choisie (paparazzi, compact, exclusive, deluxe). Quelques exemples d’activités possibles: un tour guidé de la ville de Berlin, un pique-nique dans le parc Tiergarten, un massage relaxant et beaucoup plus, photos et carte postale à l’appui!

L’entreprise sait combien votre «toutou» vous est précieux. Elle vous assure qu’il sera traité avec tous les égards et sans aucune forme de discrimination (race, nationalité, religion, etc.). Dans un souci de préserver l’environnement, le vélo et les transports en commun sont privilégiés pour les déplacements.

Jusqu’à présent, plus de 100 animaux de peluche ont bénéficié de ces forfaits. Ne vous surprenez donc pas si vous allez à Berlin et croisez une faune originale en escapade…

«Voler dans le plus simple appareil»

Après les plages pour nudistes, les centres de villégiature et les croisières, voici qu’un voyagiste allemand propose un vol pour nudistes. En janvier dernier, OssiUrlaub a suscité un grand intérêt médiatique en commercialisant un premier vol nolisé entre Erfurt en Allemagne et l’île d’Usedom en mer Baltique. Limité à 50 amateurs, les passagers ne devaient se dévêtir qu’une fois à bord tandis que le pilote et le personnel de bord auraient voyagé habillés pour des raisons de sécurité.

Même s’il affichait complet, la compagnie a annoncé, le 22 mai dernier, que ce vol n’aura pas lieu en raison de «réserves morales» exprimées par certains clients dans les médias et sur le site Web de l’entreprise. Toutefois le battage médiatique entourant cette annonce aura servi à mousser les offres pour nudistes de cette dernière.

Comme quoi il y a de la place pour de l’audace!

Même si certaines idées semblent farfelues à l’origine, des entrepreneurs les ont converties en occasions d’affaires en développant un produit pour une clientèle bien ciblée.

Sources:
– Clark, Neil. «Roll Up for the Newest Travel Trend: Smoking Tourism», The Guardian, 7 avril 2008.
– Higgins, Michelle. «If You Go on a Nude Vacation», New York Times, 5 avril 2008.
– Hotel News Resource. «Cross-Train Your Brain with Westin Hotels & Resorts Introducing a New Kind of Workout: BrainBody Fitness», [www.hotelnewsresource.com], 31 mars 2008.
– Nouvelobs.com. « »Voler dans le plus simple appareil » ne sera pas possible», 22 mai 2008.
– Wilkening, David. «Hotels Blacklisting Internet, Phones and BlackBerries», Travelmole, 18 mars 2008.
Sites Internet:

– Savannah Ashcroft
– Teddy Tour Berlin
– Westin – Brain Body Fitness

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Segments de clientèles

Ce que femme veut… sur le Web! (Compte rendu de conférence)

Internet se positionne véritablement comme le partenaire-conseil de la femme, un média original indispensable dans sa vie. Pour elle, il est source d’utilité, de découverte et de divertissement. Parmi les informations les plus recherchées, les loisirs et les voyages arrivent bon premiers. Voici l’internaute européenne démystifiée! Il y a fort à parier que les femmes nord-américaines présentent des profils et des besoins similaires à leurs homologues outre-Atlantique.

Premier portail européen consacré aux femmes, aufeminin.com occupe une position de chef de file et opère des sites sur neuf marchés dont un au Québec. En Europe, il enregistre une audience de plus de 20 millions de visiteurs uniques mensuellement. Ce groupe possède plusieurs portails thématiques, dont Voyage-Bons-Plans.

En partenariat avec TSN Sofres, aufeminin.com a réalisé, en novembre 2007, une enquête auprès des utilisatrices régulières d’Internet (branchement à Internet au moins trois fois par semaine, 16 ans et plus) dans cinq pays d’Europe – France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie. Le sondage a permis de dégager différents profils de la femme internaute et de mieux connaître ses pratiques et ses intérêts.

Lors de la conférence d’InfoPresse, intitulée «Femmes – À l’ère de la révolution numérique», tenue à Montréal en avril 2008, Stéphanie Duhamel, responsable du développement international chez aufeminin.com, et Nathalie Moride, présidente de Rosebud-Media, sont venues présenter les résultats de cette enquête.

Ce que la femme recherche sur Internet…

L’utilité d’Internet…

  • rechercher de l’information (89%),
  • se divertir – clavardage, vidéo, musique, etc. (75%),
  • acheter des produits et des services (75%),
  • enrichir ses connaissances (71%),
  • obtenir des conseils pratiques – dialoguer avec des experts et d’autres femmes (64%),
  • créer et entretenir un lien social, échanger ou discuter (60%).

Les internautes avouent que cette technologie leur manquerait si elles n’y avaient plus accès (89%). Elles s’accordent à dire que c’est un média différent des autres (90%), qui leur permet de découvrir de nouvelles choses (97%). Internet joue dans la cour des grands car il représente le média n°1 dans l’apport de connaissances des produits et des marques, devançant la presse magazine, la radio et la télévision.

Internet obtient une note de 7/10 sur le plan de l’aide à la connaissance des produits et des marques. Il exerce une influence sur plusieurs leviers de la personnalité: rationnel comme affectif, intuitif comme spécialiste. Pour acheter ou se renseigner sur des marques ou des produits, 5,6 sites sont consultés en moyenne. Règle générale, les femmes utilisent un moteur de recherche pour trouver de l’information alors que, dans le cas des actualités, elles se dirigent directement sur leur site favori.

Les informations recherchées…

  • les voyages et les loisirs (71%),
  • l’actualité (70%),
  • la cuisine et la gastronomie (57%),
  • la santé, la nutrition et la diététique (57%),
  • la mode et la beauté (45%),
  • le bricolage et la décoration (32%).

Les avantages du Web…

  • gagner du temps,
  • économiser,
  • faire les bons choix,
  • résoudre un problème,
  • mieux faire les choses,
  • être mieux.

Elles affirment, dans une proportion de 90%, qu’Internet leur simplifie la vie.

Des mots-clés…

  • le partage,
  • l’émotion,
  • la crédibilité – l’«être vrai»,
  • le rêve… accessible.

Les différents profils de l’internaute européenne

  • Les Utilitaristes (26%)
    Elles considèrent Internet comme un service qui leur permet de s’informer. Il est avant tout utilisé dans une optique fonctionnelle et non pour se divertir ou favoriser des échanges. On trouve ce profil en plus grand nombre chez les 35-49 ans (39%).
  • Les Sociales (25%)
    Elles utilisent le Web pour créer un lien social, partager des expériences et rester en contact. Elles se montrent davantage intéressées par les communautés virtuelles. Les sociales sont plus nombreuses chez les 25-34 ans (40%).
  • Les Rêveuses (17%)
    Le cyberespace leur permet de s’évader et de se détendre. C’est avant tout un moyen de se faire plaisir et ne saurait constituer un outil de travail. Le groupe des 25-34 ans compte le plus grand nombre de rêveuses (40%).
  • Les Sceptiques (12%)
    Peu consommatrices d’Internet, elles ne le considèrent pas comme un outil essentiel. Elles ont une confiance limitée en ce média (notamment par rapport aux conseils prodigués) et ne lui trouvent pas de spécificité particulière. On rencontre le plus de sceptiques chez les 25-34 ans (40%).
  • Les Pragmatiques (11%)
    Elles apprécient ce média pour sa simplicité, sa convivialité et son instantanéité. Elles l’utilisent pour se détendre, mais ne sont pas de grandes consommatrices. Elles sont peu intéressées par le Web 2.0. Le plus haut pourcentage de pragmatiques se retrouve chez les 35-49 ans (35%).
  • Les Extraverties (9%)
    Elles recherchent avant tout l’épanouissement et la valorisation personnelle par le biais d’Internet. Elles ont une grande confiance en lui et le trouvent particulièrement crédible. Les extraverties sont en plus grand nombre chez les 35-49 (35%).

À chaque pays ses internautes!

Qu’elle soit française, britannique, italienne, espagnole ou allemande, chaque nationalité présente une dominante différente:

  • En France, Internet constitue plus un outil qu’une passion. Dans ce pays, il y a surreprésentation des Sociales (25%), des Pragmatiques (24%) et des Utilitaristes (23%).
  • Au Royaume-Uni, le marché étant particulièrement mature, le Web doit aller au-delà de ses fonctions de base. Les Rêveuses y sont les plus nombreuses (23%).
  • En Allemagne, ce média constitue avant tout un outil fonctionnel dont la dimension de service est primordiale. Les Utilitaristes (34%) dominent largement les autres groupes. Les Rêveuses ne représentent que 9% et les Extraverties 6%.
  • En Espagne, les internautes sont attachées à la dimension de service. Elles aiment s’exprimer et échanger sur le Web. Les deux groupes majeurs sont les Sociales et les Utilitaristes, avec 34% chacun.
  • En Italie, Internet a pris une place de première importance dans le développement personnel. Dans ce pays, les Rêveuses (30%) sont surreprésentées, suivies des Sociales et des Utilitaristes (19% chacun).

Voici de quoi faire réfléchir les spécialistes du marketing!

Sources:
– Conférence InfoPresse. «Femmes – À l’ère de la révolution numérique», Montréal, 2 avril 2008: «Les femmes et le Web: usages et comportements», Stéphanie Duhamel, responsable du développement international, aufeminin.com, Paris, Nathalie Moride, présidente, Rosebud-Media.
– TNS Sofres. «Internet et les femmes – Étude européenne TNS Sofres/aufeminin.com», 17 janvier 2008.