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Le tourisme d’affaires en temps de crise

Lorsque l’économie perd des plumes, le tourisme d’affaires est l’un des secteurs les plus vulnérables de l’industrie touristique. La crise financière qui s’abat actuellement sur la plupart des pays développés s’ajoute aux conditions déjà peu avantageuses pour les voyages d’affaires, dont la hausse des prix des billets d’avion et des chambres d’hôtel. Certaines études récentes permettent de faire un tour d’horizon du tourisme d’affaires en Amérique du Nord en cette période incertaine.

2008 au ralenti

De grands regroupements comme la Travel Industry Association  (TIA) parlent d’une année 2008 difficile pour le tourisme d’affaires. Aux États-Unis, TIA anticipe une baisse des voyages d’affaires domestiques de 3,7% pour 2008 et de 2,7% pour 2009. Les principales compagnies aériennes américaines ont enregistré une diminution de la croissance des voyages d’affaires pour le deuxième trimestre 2008. L’International Air Transport Association (IATA) déclarait que la croissance mondiale du trafic aérien en classe affaires et en première classe était en baisse au premier semestre 2008.

La Commission canadienne du tourisme parle d’un ralentissement généralisé du tourisme d’affaires. En Ontario, une enquête réalisée à l’été 2008 auprès des hôteliers révèle que 56% d’entre eux entrevoyaient une baisse du nombre de voyageurs d’affaires pour le troisième trimestre de 2008. En mars, le ministère du Tourisme de l’Ontario estimait la baisse du tourisme d’affaires (nombre de visites touristiques) dans la province pour l’année 2008 à 1,1%. Cette dernière s’ajouterait à celles des années 2006 et 2007 qui atteignaient respectivement 3,5% et 0,7%.

Plus chers et plus contraignants

Avec la hausse des prix des billets d’avion et les surcharges de toutes sortes qui y sont associées, le prix de l’essence qui fluctue surtout à la hausse – bien qu’il ait baissé récemment, cela ne se reflète pas encore dans les tarifs aériens – et l’augmentation des prix des chambres d’hôtel, la facture d’un voyage d’affaires grimpe substantiellement. Selon l’étude annuelle d’American Express Business Travel, un voyage d’affaires domestique en Amérique du Nord coûtait, en octobre 2008, de 140 à 175 USD de plus qu’en 2007. Pour les voyages d’affaires internationaux, les Nord-américains déboursaient jusqu’à 400 USD de plus par voyage, en considérant les frais supplémentaires et les coûts divers.

Et d’autres contraintes s’ajoutent:

  • la réduction du nombre de vols;
  • des aéroports bondés;
  • des mesures de sécurité contraignantes;
  • le retour de la règle «nuitée obligatoire le samedi» (Saturday night stay) qui pénalise les voyageurs d’affaires.

Même budget, moins de voyages

Selon un récent sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), près des deux tiers (64%) des gestionnaires de voyage dans les entreprises prévoient des budgets égaux à 2008 ou à la baisse pour les voyages de leurs employés en 2009. Pourquoi? Surtout en raison de l’incertitude économique. Des voyages qui coûtent plus cher pour une même cagnotte ou encore avec des coffres moins garnis signifient moins de déplacements. Et même pour ceux dont le budget devrait augmenter, le nombre de voyages pourrait être à la baisse, vu la hausse significative des coûts. Toujours selon ce sondage, 39% des gestionnaires estiment que les coupures toucheront d’abord les réunions d’entreprise, et 16% les voyages internationaux.

Et la crise financière incite d’autant plus les entreprises américaines à resserrer les cordons de leur bourse. Une autre enquête réalisée auprès de 196 gestionnaires de voyage dans les entreprises américaines montre que le quart (26%) ont instauré, au cours du mois d’octobre, des compressions d’urgence en matière de voyages pour les employés. Ces mesures peuvent se traduire par un gel temporaire des voyages ou par une diminution de leur nombre.

Changer les comportements

C’est souvent dans un contexte de restrictions et de contraintes budgétaires que les comportements sont appelés à changer et que l’on revoit nos façons de faire. Étant donné que de plus en plus d’entreprises perçoivent les voyages d’affaires comme un investissement et non une dépense, et que les employés aiment bien réaliser des voyages d’affaires, on cherche de part et d’autre des moyens pour en diminuer les coûts plutôt que de ne pas en faire. Parmi les politiques mises en œuvre par les entreprises, voici les plus courantes:

  • revenir le jour même lorsque c’est possible;
  • effectuer de moins nombreux voyages internationaux;
  • assister à moins de foires commerciales et de conférences internationales ou y déléguer moins d’employés;
  • acheter des billets d’avion au moins 14 jours à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs;
  • choisir des hôtels plus économiques;
  • partager une chambre d’hôtel avec un collègue lorsque c’est concevable;
  • favoriser les nuitées chez des amis ou de la parenté;
  • maximiser les rencontres et les occasions d’affaires à destination.

Quelques prévisions pour le Canada

À l’occasion de son étude annuelle publiée en octobre 2008, American Express présente quelques tendances prévisionnelles sur les tarifs de voyage au Canada et aux États-Unis en 2009. Le tableau suivant illustre ces résultats qui, par ailleurs, démontrent bien l’incertitude quant à l’avenir.

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American Express envisage la possibilité d’une baisse des tarifs aériens en 2009. Mais l’entreprise précise qu’avec les charges supplémentaires qui ne cessent de s’ajouter, une baisse ne signifie pas que le prix payé sera nécessairement plus bas (ou significativement plus bas). Les tarifs hôteliers et de location d’auto au Canada devraient, quant à eux, augmenter.

Un contexte sans précédent

Malgré tout, certaines organisations demeurent optimistes. En fait, la TIA estime que 2010 devrait être un tournant pour le tourisme d’affaires; elle compte sur des jours meilleurs. American Express, qui prévoit une période d’incertitude pour 2009, préfère ne pas s’avancer pour 2010. Le contexte économique qui a cours aux États-Unis depuis quelques mois étant sans précédent, l’étendue de ses répercussions reste à venir. Les voyageurs d’affaires et les gestionnaires de voyages d’affaires, comme les intervenants touristiques, feront face à des défis nouveaux au cours des prochains mois… voire de la prochaine année.

À lire dans une prochaine édition du Globe-Veilleur: Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable.

Sources :
–  American Express. «American Express Business Travel Announces Adjusted Results of Forecast in Anticipation of Global Economic Slowdown», [http://www.newswire.ca/en/releases/archive/October2008/22/c8447.html], CNW Group, page consultée le 5 novembre 2008.
–  Associated Press. «Business travelers cut back on flights as airlines make it tougher to find discounts », 23 septembre 2008.
–  Associated Press. «Report: Weak economy will pressure work travel», 30 octobre 2008.
–  Boehmer, Jay. «Financial Crisis Ices Corporate Travel», BTN online, 20 octobre 2008.
–  BTN. «TIA Forecasts Declines in Business Travel, Prepares for TBR Merger», 30 octobre 2008.
–  Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 47, septembre 2008.
–  ETN. «Business travelers changing behaviors in current economy», 10 juin 2008.
–  Les Affaires. «Les patrons doivent s’attendre à voyager moins», 18 octobre 2008.
–  Ministère du tourisme de l’Ontario. «Tourism Outlook», [http://www.tourism.gov.on.ca/english/research/forecasts/index.html], page consultée le 5 novembre 2008.
–  Sharkey, Joe. «Finding Ways to Dull the Glamour of Travel», 28 octobre 2008.
–  Yu, Roger. «Travel Forecast: Business travel costs will rise in 2009», USA TODAY, 22 octobre 2008.

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles

Qui est prêt à parcourir de longues distances en voyage?

Au Québec, les longs trajets à parcourir, on connaît. La notion de distance est souvent perçue négativement parce qu’elle implique un coût physique, temporel et financier. La sensibilité à la distance varie selon les caractéristiques des voyageurs. Un chercheur espagnol s’est penché sur cette question. Voici les principales conclusions de son étude.

En cette époque où le temps est si précieux, celui qui est «non productif» peut représenter une perte. Pourtant, le trajet à parcourir pour se rendre à destination fait partie intégrante de l’expérience de voyage. Lorsqu’il est considéré comme tel et qu’il permet, par exemple, la contemplation d’un beau paysage, le trajet à parcourir peut même devenir un attribut de la destination. Ce temps de déplacement est perçu de façon positive par un certain nombre de voyageurs, selon leurs caractéristiques, leurs motivations ou encore leurs comportements de voyage.

Mentionnons que l’étude dont il est question ici a été réalisée auprès de voyageurs espagnols à l’occasion de voyages nationaux. La notion de distance est donc cernée par les limites du pays. La sensibilité à la distance pourrait être différente dans le cas de voyages internationaux. Soulignons aussi que le chercheur a choisi de mesurer la distance en temps de déplacement. Bien qu’il s’agisse d’une population et d’un territoire particuliers, le rapport à la distance pourrait avoir certaines similitudes avec d’autres populations occidentales, comme les Canadiens ou les Québécois.

En bref, l’étude démontre que les voyageurs ayant une plus grande propension à effectuer de longs trajets sont ceux qui:

  • gagnent des revenus supérieurs à 600 euros par mois, mais inférieurs à 4500 euros par mois;
  • habitent les grandes villes;
  • démontrent un intérêt pour découvrir de nouveaux endroits;
  • recherchent un climat bien particulier;
  • sont curieux;
  • visitent des parents ou des amis.

Ceux qui, au contraire, se montrent plus réticents à parcourir de longues distances sont les voyageurs qui :

  • sont accompagnés d’enfants de moins de 16 ans;
  • cherchent d’abord à relaxer lors de leur voyage.

Les paragraphes suivants présentent plus en détail les profils des voyageurs versus leur sensibilité à la distance.

Les caractéristiques sociodémographiques

Le revenu
Le niveau de revenus exerce une influence sur la distance à parcourir lors d’un voyage.   D’abord, le chercheur a établi cinq niveaux de revenus:

  1. jusqu’à 600 euros par mois
  2. entre 600 et 1200 euros par mois
  3. entre 1200 et 2400 euros par mois
  4. entre 2400 et 4500 euros par mois
  5. plus de 4500 euros par mois

Ce sont les niveaux 2, 3 et 4 qui présentent la plus faible sensibilité à la distance. On estime donc que ceux qui bénéficient de revenus supérieurs au niveau 1 sont plus enclins à franchir de longues distances, puisqu’ils sont en mesure de débourser plus d’argent pour se rendre à destination que les voyageurs du niveau 1. Mais les résultats démontrent un point de saturation. À partir d’un certain niveau de revenus (plus de 4500 euros par mois), la prédisposition à effectuer de longs trajets (en matière de temps) cesse d’augmenter.

Le nombre d’enfants
La taille du ménage a généralement un impact sur la destination des vacances. Et comme le démontrent les résultats de l’étude, le nombre d’enfants de moins de 16 ans qui font partie du voyage représente une restriction quant à la distance à parcourir. En effet, plus il y a d’enfants, plus la liberté de déplacement est limitée. Les vacances avec des enfants tendent davantage à se dérouler dans des destinations de proximité.

La taille de la ville de résidence
La taille de la ville de résidence influence positivement et de façon considérable la sensibilité à la distance. Le besoin de fuir la ville pour les vacances, de parcourir une certaine distance afin de changer d’air explique probablement cette relation. Les citadins des grandes villes sont ainsi plus enclins que les autres à effectuer de longs trajets.

L’âge
Il ne semble pas y avoir de lien entre l’âge et la sensibilité à la distance, du moins pas de façon importante. Les motivations des voyageurs exercent une plus grande influence sur la distance à parcourir pour atteindre la destination que ne le fait l’âge.

Les motivations de voyage

Les voyageurs peuvent être prêts à parcourir une certaine distance pour atteindre leurs objectifs. Pour relaxer, il n’y a pas de relation significative avec la distance à parcourir. L’auteur prétend que les gens préfèrent ne pas investir trop de temps de déplacement lorsqu’ils cherchent surtout à relaxer alors que le voyageur à la recherche d’un climat précis est prêt à parcourir la distance nécessaire pour l’atteindre. De plus, le voyageur curieux sera plus enclin à parcourir de longues distances pour satisfaire sa soif d’apprendre. Le touriste qui rend visite à des parents et des amis est aussi prédisposé à effectuer un long trajet, puisque la motivation première consiste à retrouver des gens et des lieux familiers ou empreints de souvenirs. Le motif a alors le dessus sur la distance.

L’organisation et les comportements

Recours à un intermédiaire
Souvent, les voyageurs sont portés à passer par un intermédiaire pour l’achat de produits complexes ou qui comptent plusieurs produits. Les voyages à destination éloignée inciteraient aussi les gens à recourir à des intermédiaires.

Mode de transport
Pour économiser, une famille choisira la voiture comme moyen de transport plutôt que l’avion. La sensibilité à la distance dépend également du mode de transport. Dans le cas de l’Espagne, c’est le train qui semble associé favorablement aux longues distances. Ce mode de transport occasionne un plus faible coût physique que la voiture, puisque aucun individu du ménage ne doit conduire, un coût temporel plus élevé que l’avion, mais à moindre coût financier.

Intérêt du voyageur à découvrir de nouveaux endroits (Ulysse’s factor)
Le facteur «Ulysse» par lequel les gens ressentent le besoin d’explorer et de découvrir de nouveaux endroits les emmène souvent à parcourir de longues distances. La recherche de nouveauté diminue la résistance aux longues distances.

En attendant une prochaine édition du Globe-Veilleur qui présentera le profil des voyageurs québécois au Québec selon la distance parcourue, on peut s’inspirer de ces résultats pour tenter de mieux cerner la relation qu’entretiennent les voyageurs avec les distances. L’offre touristique éloignée des grands centres saurait tirer profit de ces informations en misant davantage sur ces segments dans ses stratégies marketing.

Source:
Nicolau, Juan L. «Characterizing Tourist Sensitivity to Distance», Journal of Travel Research, août 2008.

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Les voyages forment la jeunesse…

Pourquoi les jeunes entreprennent-ils des voyages et qu’en retirent-ils? Alors qu’ils partent pour découvrir le monde, travailler ou étudier, s’amuser et rencontrer des gens, les jeunes voyageurs reviennent avec beaucoup plus que l’atteinte de leurs objectifs de départ. Leurs voyages leur ouvrent des horizons nouveaux, développent leur assurance en eux et, surtout, les amènent à manifester plus de tolérance et de confiance envers les cultures et les peuples différents des leurs.

Il n’y a pas de balises fixes pour le marché des jeunes: chacun y va de tranches d’âge différentes. Il est d’ailleurs de plus en plus difficile de lier le concept de «jeunesse» à des âges précis puisque, d’un côté, les jeunes voyagent de plus en plus tôt et, d’un autre côté, ils étudient plus longtemps, se marient plus tard et demeurent «jeunes» plus longtemps. La tranche d’âge la plus englobante est celle des individus âgés de 16 à 35 ans.

Cette analyse présente les motivations et les bénéfices quant aux voyages des jeunes à partir d’une étude de l’Organisation mondiale du tourisme qui, elle, reprend des sondages réalisés par World Youth Student & Educational (WYSE) Travel Confederation. Les questionnaires ont été envoyés aux clients des quelque 550 entreprises membres de ce regroupement. Ces dernières s’intéressent au tourisme des jeunes; elles proposent des programmes d’échange, d’hébergement jeunesse, des vols pour étudiants, des assurances voyages, des cartes étudiantes et des programmes linguistiques. Les membres de WYSE Travel Confederation offrent des services à plus de 10 millions de jeunes et d’étudiants chaque année. L’échantillon de répondants compte donc une proportion plus élevée d’individus participant à un programme d’échange, d’études ou de travail à l’étranger que pour l’ensemble des jeunes qui voyagent.

Quelles sont leurs motivations?

Les motivations qui amènent les jeunes à voyager sont multiples et évoluent avec le temps. Découvrir d’autres cultures demeure essentiel au cours des années, mais accroître ses connaissances, apprendre sur soi-même et interagir avec d’autres personnes se révèlent des motivations plus fortes en 2007 qu’en 2002. Par ailleurs, avoir du bon temps entre amis et visiter des parents ou des amis semblent un peu moins important en 2007 qu’en 2002. Notons que pour ces données et les subséquentes, il est possible que les résultats soient biaisés en raison de la répartition de la provenance des répondants qui diffère en 2002 et en 2007.

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En comparant les motivations des voyageurs avant leur départ avec ce qu’ils ont l’impression d’avoir accompli au cours de leur périple, on constate de façon évidente que la plupart de leurs aspirations ont été réalisées ou même surpassées (graphique 2).

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Quels bénéfices en retirent-ils?

Outre l’atteinte des objectifs de départ, les jeunes voyageurs retirent d’autres bénéfices de leur voyage :

  • le développement d’une soif de voyager à nouveau (81%);
  • l’ouverture de leurs horizons (74%) et de leur esprit (72%);
  • une plus grande flexibilité (71%);
  • une plus grande confiance (70%);
  • une meilleure tolérance (62%).

De plus, 29% des jeunes considèrent être devenus une nouvelle personne à leur retour de voyage. Ils surmontent plusieurs défis personnels et professionnels qui varient en fonction de leurs origines, mais qui leur donnent un sentiment d’accomplissement.

Le contact avec la population locale est un élément essentiel à la découverte d’une culture et à la connaissance d’une destination. Une proportion de 71% des répondants a eu un niveau de contact régulier ou élevé avec la population locale, 74% avec les collègues de travail et 64% avec d’autres voyageurs.

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Un changement d’attitude

Le sondage de WYSE indique une hausse du niveau de confiance envers les autres. Avant le départ, 58% des jeunes étaient d’accord avec l’affirmation «on peut faire confiance à la plupart des gens», et cette proportion s’élève à 68% après le voyage. Cette attitude favorise la compréhension et le respect entre les peuples. Et il en résulte un enchaînement positif; ceux qui sont devenus plus confiants sont ceux qui ont le plus apprécié la destination. L’impact le plus important du tourisme des jeunes est le changement d’attitude de ceux-ci à la suite d’un voyage.

Est-ce que le positionnement du Canada et du Québec est au diapason avec ce que les jeunes recherchent? Et notre industrie touristique est-elle soucieuse d’accueillir les jeunes voyageurs internationaux de manière à favoriser les échanges culturels?

Lire aussi :
Portrait des habitudes médias des Québécois: les jeunes privilégient les nouveaux médias
Gros plan sur la génération Y
Négligez-vous la clientèle des jeunes?
«Gap Year Travel», peut-on mieux exploiter ce créneau?

Sources:
– Organisation mondiale du tourisme. «Youth Travel Matters – Understanding the Global Phenomenon of Youth Travel», 2008.
– World Youth Student & Educational Travel Conference. «New Horizons II – The Young Independent Traveller», 2007.

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Enjeux Segments de clientèles

Les Québécois voyagent différemment selon leur âge. Oui mais encore?

Alors que des changements démographiques se feront sentir au Québec dans les prochaines années, l’industrie touristique doit comprendre ce qui l’attend et commencer à s’adapter. Voici donc quelques indicateurs sur la façon de voyager des Québécois en fonction du groupe d’âge.

Le Québec prend de l’âge!

Le ministère du Tourisme du Québec a récemment publié un rapport intitulé Portrait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique dans lequel il établit le poids démographique de chacune des générations (Figure 1).

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Résumons d’abord les principaux changements démographiques prévus par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) de 2001 à 2051 :

  • Le nombre de jeunes de moins de 20 ans est à la baisse: il était de 2,8 millions en 2001 (24% de la population), mais sera de 1,4 million en 2051 (17%).
  • On dénombrait 4,65 millions de personnes en 2001 en âge de travailler, c’est-à-dire âgées de 20 à 64 ans. Leur nombre diminuera à 4,14 millions en 2051. Le poids relatif de ce segment passera quant à lui de 63% en 2001 à 53% en 2051.
  • Le groupe des seniors, comptant 965 000 personnes en 2001, atteindra 2,2 millions en 2031 et 2,3 millions en 2051. Leur part relative dans la population croîtra de façon radicale allant de 13% de la population en 2001 à 30% en 2051. Ce sont les individus de plus de 80 ans qui connaîtront la croissance la plus fulgurante: 217 000 personnes en 2001 et 934 000 en 2051.

À chaque génération son style

Le graphique 2 illustre des différences en ce qui a trait aux destinations de voyage préférées des Québécois selon les générations. Les individus âgés de 30 à 59 ans ont visité le Québec dans une proportion supérieure à celle des autres segments, et ce sont également eux qui voyagent le plus par affaires. La génération X réalise davantage de voyages internationaux que les autres segments. Les seniors voyagent dans une proportion légèrement moindre que l’ensemble des Québécois.

Graphique 2 – Voyages des Québécois par tranche d’âge en 2006
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Quant à la durée des séjours, les escapades de quelques jours sont fréquentes, surtout chez les plus jeunes (graphique 3). Print Measurement Bureau (PMB) nous indique également que ce sont les gens de 60 ans et plus qui effectuent, dans une plus forte proportion (15% des 60 ans et plus), des séjours de deux à trois semaines.

Graphique 3 – Durée de séjour des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada, 2006
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Les individus de 60 ans et plus séjournent généralement chez des parents ou des amis alors que ceux âgés de 30 à 59 ans préfèrent l’hôtel (graphique 4). C’est d’ailleurs la génération X qui choisit le plus souvent l’hôtel comme mode d’hébergement (50%) par rapport aux autres voyageurs.

Graphique 4 – Mode d’hébergement des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada 2006
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Selon le graphique 5, le choix des activités réalisées pendant les voyages au Canada varie considérablement d’un segment d’âge à l’autre. Notons que les 30 à 39 ans semblent plus actifs; pour plusieurs activités, leur taux de pratique est supérieur aux autres groupes d’âge. Plus de 21% d’entre eux ont visité un parc thématique, fait de la randonnée ou été à la plage durant un voyage. Le magasinage et les visites touristiques sont populaires pour tous.

Graphique 5 – Principales activités de voyage des Québécois par tranche d’âge, 2006
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Afin d’envisager l’impact des changements démographiques sur l’industrie touristique, l’étude soutient que les comportements qui caractérisent chacune des générations devraient demeurer sensiblement les mêmes dans les années à venir. Par exemple, les seniors de demain voyageront comme les baby-boomers d’aujourd’hui et non comme les seniors d’aujourd’hui. C’est sous cet angle que devra être abordée l’évolution des générations et de leur comportement.

Source:
–    Ministère du Tourisme. «Portait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique», 2008.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Qui voyage avec qui?

Dis-moi avec qui tu voyages, je te dirai qui tu es. En effet, les comportements des individus varient selon qu’ils voyagent seuls, en famille, en couple, entre copains ou copines. Les voyages d’agrément s’effectuent le plus souvent en famille ou en couple et les voyageurs solos ainsi que les adultes voyageant avec des enfants séjournent souvent dans la résidence de parents ou d’amis. Mais comment tout ce beau monde se comporte-t-il?

L’information présentée dans cette analyse provient d’une étude de la Travel Industry Association (TIA) ainsi que de l’enquête de 2006 sur les voyages des résidants du Canada (traitement pour le Québec). Pour le marché américain, malgré qu’il soit question de voyages domestiques, il est possible de supposer que les comportements de voyage sont plus ou moins semblables à ceux des voyages au Canada en ce qui a trait aux buts des voyages, à l’hébergement choisi ainsi qu’aux activités pratiquées.
Qu’il s’agisse d’Américains ou de Québécois, environ 40% des individus voyagent seuls. Ils prennent peut-être part à des voyages organisés, mais ces statistiques ne le spécifient pas. Parmi les autres adultes, 28 % des Américains se déplacent en couple, 23% voyagent avec un ou des enfants (20% de Québécois) et près de 10% avec des copains ou copines.

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On ne voyage pas pour les mêmes raisons

Le graphique 2 illustre clairement que les Américains ne voyagent pas pour les mêmes buts selon qu’ils soient seuls, entre adultes ou en famille. Les escapades de week-end se font rarement en solo, mais plutôt en couple, en famille ou entre copines. Il n’est pas surprenant d’observer que les voyages en famille ou en couple sont plus souvent par agrément. Les voyageurs solos ou les groupes d’hommes voyagent surtout par affaires ou pour participer à un congrès. En outre, 15% des femmes qui voyagent entres elles se rendent à des congrès, des séminaires ou des formations.

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En comparaison, parmi les voyages d’agrément et les visites de parents et d’amis des Québécois, environ 40% se font seuls, 40% entre adultes et seulement 20% avec des enfants. Les voyages d’affaires se font seuls dans 84% des cas.

Des modes d’hébergement adaptés

Même si l’hébergement commercial est le principal mode d’hébergement pour tous les groupes, il est particulièrement populaire auprès des groupes d’hommes ou de femmes. La résidence de quelqu’un d’autre (un parent, un ami ou une résidence louée) est une forme d’hébergement très commune aux adultes avec des enfants et aux personnes voyageant seules. Enfin, le camping compte davantage d’adeptes chez les familles. Les autres modes d’hébergement sont variés, dont le time-sharing et les résidences secondaires des voyageurs.

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Ces données varient également lorsqu’on y ajoute le but de voyage. Par exemple, s’il voyage par agrément, le voyageur solo séjourne beaucoup plus souvent chez un parent ou un ami (57% contre 30% pour tous les types de voyages confondus). Pour tous les groupes, la propension à séjourner en hébergement commercial est beaucoup plus marquée lors de voyages d’affaires.

À chacun ses activités favorites

Les restaurants, populaires pour tous, demeurent particulièrement fréquentés en couple ou entre amis. Confirmant le cliché, le magasinage n’est pas l’affaire des hommes voyageant entre eux ou des touristes solos, mais tout à fait celle des femmes! Ces groupes de copines apprécient aussi une visite au casino. Par contre, les parcs d’attractions et les parcs nationaux, les événements et les activités sportives ainsi que la chasse et la pêche ne sont pas leurs activités préférées. Les groupes d’hommes apprécient les événements sportifs, le nightlife ainsi que la chasse et la pêche.

Les couples sont actifs et participent à plusieurs activités dans une proportion élevée: visites touristiques, nightlife, casino, plage, festivals et activités sportives. On ne s’ennuie pas non plus lorsqu’on voyage avec des enfants, et les familles, en plus d’effectuer des visites touristiques et des activités sportives, sont les principaux clients des parcs d’attractions, des plages, des parcs nationaux et des musées.

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Ces portraits du profil des voyageurs selon qu’ils voyagent seuls ou accompagnés demeurent partiels et il serait intéressant d’approfondir les caractéristiques de chacun des groupes. Néanmoins, la différence marquée entre les comportements de ceux-ci suggère qu’il est important d’en tenir compte tant dans l’approche marketing que dans l’accueil et le service à la clientèle.

Lire aussi:
–    Les copines d’abord!
–    Les copains ensuite! Que devient l’univers masculin du voyage?
–    Le voyage solo en vogue

Sources:
–    Travel Industry Association. «Who’s Travelling With Whom – In-depth Profile of Domestic Travel Parties and Their Trips». TIA, 2007 Research Report.
–    Statistique Canada.

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Segments de clientèles Transport

Le marché de groupe revient par la grande porte

Les voyages de groupe ont su se réinventer et parviennent aujourd’hui à satisfaire presque toutes les catégories de touristes. Les horaires chargés, les circuits unidimensionnels et parfaitement structurés font place à l’originalité, aux privilèges, aux regroupements par affinités et aux déplacements par petits groupes. Voici un regard sur ce secteur en mutation et sur ce que l’on observe sur le marché québécois.

Le marché de groupe continue d’évoluer

Il est faux de penser que la société individuelle que nous sommes devenus n’est plus compatible avec les voyages de groupe. Le concept de groupe a toutefois évolué, passant du groupe imposé (où l’on ne choisit pas les autres) au groupe choisi (regroupant des membres de la famille, des amis, des gens avec les mêmes affinités). D’un point de vue sociologique, l’augmentation du nombre de célibataires, de veufs, de divorcés entraîne aussi des situations de solitude rendant propice le désir de se regrouper au moment des vacances.

Oubliez les circuits d’autobus remplis de retraités, de joueurs de bingo compulsifs et parcourant toujours les mêmes itinéraires traditionnels. Pour un grand nombre de gens, particulièrement les baby-boomers, les voyages de groupe traditionnels, de taille unique, ne conviennent plus. De tempérament plus actif, ils préfèrent se rassembler au sein de groupes de moindre taille (15 à 35 individus) et apprécient l’authenticité des visites de même que les possibilités d’interaction. Ce type de voyage organisé se caractérise par des requêtes très précises de la part d’une clientèle particulièrement exigeante qui a habituellement déjà voyagé de façon individuelle. Les départs, davantage sur mesure, sont souvent planifiés très longtemps d’avance (plus d’un an).

L’éclatement du Tour & Travel

La formule de groupe s’est transformée grandement et comble dorénavant plusieurs profils de clientèles. (Lire aussi: Le tourisme de groupe prend un air de jeunesse.) Les intervenants présents sur ce marché se sont adaptés en multipliant les thématiques de voyages et en offrant des circuits spécialisés. Des routes gastronomiques aux périples à vélo en passant par la virée des monastères, la tendance est aux voyages à thème où les gens découvrent un coin de pays, tout en partageant une même passion.

Ces nouvelles tribus qui voyagent

Depuis quelques années, on observe un renforcement des valeurs familiales. La frénésie et le stress du quotidien entraînent un important besoin de moments entre amis et en famille. Pour plusieurs, le concept de la «maison de famille» n’existe plus, ce qui favorise les rassemblements dans des endroits où tout est organisé.

Ces «tribus» ou clans familiaux, formés de 8 à 15 personnes, rassemblent souvent parents, enfants, petits-enfants, frères, sœurs et amis. En parallèle, l’organisation de séjours sur demande, en lien avec des événements familiaux tels que des anniversaires de mariage, gagne en popularité.

Tendances des groupes au Québec

Une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte de l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) permet d’obtenir certaines données plus spécifiques sur les tendances des groupes au Québec. Cette enquête a été réalisée à la bourse Bienvenue Québec auprès des acheteurs présents. Ces derniers ont généré au total 9011 groupes sur les routes du Québec en 2007. De ce nombre, près de la moitié proviennent d’entreprises dont le volume des départs à destination du Québec a nécessité plus de 300 autocars.

Types de clientèles de groupe

La composition des groupes peut prendre plusieurs formes (graphique 1). En 2007, les trois segments les plus souvent identifiés comme clientèle actuelle des grossistes présents à Bienvenue Québec étaient les groupes d’aînés, les groupes récréatifs et les groupes scolaires. L’année précédente, les groupes récréatifs, spécialisés et scolaires reflétaient davantage la composition de la clientèle des participants en affichant la plus grande représentativité.

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Les trois activités qui suscitent le plus d’intérêt de la part des acheteurs qui convoitent le marché du Québec sont les musées, les croisières et les sites culturels (graphique 2). Les parcs d’attractions et les sites religieux sont par ailleurs de plus en plus populaires depuis les deux dernières années. De façon inverse, les stations de ski et les casinos affichent une baisse depuis 2004. Fait à noter, les sites agrotouristiques et de produits du terroir ont été ajoutés dans les choix du questionnaire depuis 2006. L’intérêt porté à ces activités est significatif et atteint près de 60% depuis les deux dernières années.

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Par comparaison, les cinq thématiques de circuits les plus fréquemment offertes par les voyagistes membres de la National Tour Association aux États-Unis sont la culture, l’histoire, les parcs nationaux, les couleurs d’automne et les croisières.

Destinations prisées par les groupes

Les trois destinations les plus souvent proposées en 2007 dans les forfaits de groupes à destination du Québec sont Montréal, Québec et Charlevoix. Cette dernière affiche d’ailleurs une progression remarquable depuis 2004. L’Outaouais se positionne en quatrième avec une augmentation de 12% par rapport à 2006.

En ce qui concerne les nouvelles destinations québécoises considérées à l’avenir par les grossistes, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Gaspésie, Québec, Charlevoix et les Laurentides ont été les cinq régions les plus recherchées lors du rendez-vous Bienvenue Québec 2007 (graphique 3). Toutes les régions ont obtenu un meilleur résultat par rapport à 2006, excepté Laval. Depuis les trois dernières années, les acheteurs lorgnent de plus en plus vers l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent, le Centre-du-Québec, Duplessis, Lanaudière, la Mauricie, la Montérégie, Montréal, le Nord-du-Québec/Baie-James et Québec. Précisons que cette information est présentée à titre indicatif, pour donner le pouls du secteur, et non à titre de mesure concrète.

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Opinion sur les meilleurs atouts du Québec

À la suite de l’événement Bienvenue Québec 2007, l’APAQ a sondé les grossistes pour savoir s’ils croyaient que le Québec devrait miser sur certains types de circuits dans le but de tirer avantage de son potentiel à l’égard de la demande internationale (tableau 1). Il en résulte que les circuits urbains axés sur Québec et Montréal ainsi que ceux qui misent sur l’interprétation, la découverte et l’apprentissage génèrent le plus d’intérêt. Par contre, ceux qui mettent en valeur les communautés traditionnelles et les produits de bien-être/santé sont moins attrayants aux yeux des acheteurs interrogés.

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Vendre un rêve

Pour les spécialistes des voyages de groupes, les règles du jeu ont bien changé. Le défi consiste maintenant à identifier les réseaux qui lient les consommateurs selon leurs affinités ou leur sentiment d’appartenance à un groupe. La segmentation de la clientèle potentielle se fait maintenant beaucoup moins selon l’âge, mais plutôt selon ses intérêts et ses motivations. Les boomers, qui demeurent le segment le plus porteur pour les voyages de groupe, savent ce qu’ils veulent, quand et pourquoi. Reste à leur proposer des expériences innovantes et personnalisées, afin de leur permettre de vivre un rêve, de réaliser une aspiration.

Lire aussi:
Le tourisme de groupe prend un air de jeunesse

Sources:
– Bauer, Ana. «Le tourisme de groupe n’est pas mort», Cahier Espaces, novembre 2007.
– Connolly, Daniel J. «Groups and Meeting: Market Opportunity Redefined», PhoCusWright, janvier 2007.
– Germain, Kate et Claude Péloquin. «Compilation des données recueillies à l’aide du questionnaire utilisé dans le cadre de l’événement Bienvenue Québec», Chaire de tourisme Transat, mars 2008.
– Lopez, Jean-Marc. Les sites culturels se professionnalisent pour conquérir les groupes», Cahier Espaces, novembre 2007.
– Ruel, Sylvie. «Les voyages de groupe, il y en a pour tous les goûts!», Touring, printemps 2008.
– Veneto, Joe. «Les nouveaux marchés du tourisme de groupe», Cahier Espaces, novembre 2007.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

L’aventure, c’est pour tout le monde!

Les jeunes, mais aussi les baby-boomers, les couples en lune de miel et les familles recherchent l’aventure. Parfois extrême, souvent douce, de plus en plus responsable, le tourisme d’aventure prend de l’expansion et interpelle différents segments de clientèles. En voici un aperçu.

Autrefois réservé aux jeunes et aux sportifs aguerris, le tourisme d’aventure ratisse maintenant beaucoup plus large. Le besoin des gens de sortir de leur routine et l’intérêt pour des voyages actifs et riches d’expériences favorisent le développement du tourisme d’aventure. (Lire aussi: Tourisme d’aventure: de quoi parle-t-on au juste?) L’homme a besoin de relever des défis, de tester ses capacités, d’apprendre, de se surpasser et, surtout, d’avoir des histoires extraordinaires à raconter!

Qui pratique le tourisme d’aventure?

Une étude publiée dans le Travel & Tourism Analyst de mai 2008 sur le tourisme d’aventure en Europe révèle que ces voyageurs à la recherche d’expériences actives proviennent généralement des milieux urbains et sont scolarisés (educated urbanites). Sur cette base, de nombreux segments se dessinent:

  • Les jeunes. Ils sont plus enclins à organiser eux-mêmes leurs voyages d’aventure et pratiquent des sports extrêmes et des activités plus énergiques, comme le kayak de rivière, la descente en rafting, l’héli-ski ou encore la plongée sous-marine.
  • Les baby-boomers. Les participants au London’s Adventure Travel Show 2007 étaient âgés de plus de 40 ans (55%) et de 52 ans et plus (40%). Les plus âgés d’entre eux sont souvent sans enfants à la maison, ont parfois des revenus discrétionnaires élevés, davantage de temps libre et ils désirent voir le monde. Selon l’Adventure Travel Trade Association (ATTA), le segment des baby-boomers enregistre la plus forte croissance.
  • Les familles. Les parents qui ont eux-mêmes réalisé des voyages d’aventure étant plus jeunes souhaitent faire découvrir ce type de voyage à leurs enfants.
  • Les femmes. L’ATTA estime à 52% la proportion de femmes parmi les voyageurs en tourisme d’aventure à travers le monde. L’âge moyen de ces dernières est de 45 ans. Elles sont portées vers l’aventure douce et les voyages comprenant des activités diverses.
  • Les couples en lune de miel. Les nouveaux mariés ne se contentent plus, bien souvent, d’un voyage de noces traditionnel. (Lire aussi: Oui je le veux! Tendances dans le marché des lunes de miel.) Comme ils n’en sont pas à leur premier voyage, et pour souligner cet événement qu’ils veulent mémorable, un nombre grandissant de couples optent pour une destination très exotique ou encore pour un voyage d’aventure. Le plein air et le luxe forment ici une combinaison recherchée.
  • Les voyageurs en solo. Les producteurs de tourisme d’aventure remarquent aussi une croissance des voyageurs seuls, surtout dans le cas des petits groupes guidés.

Et tous ces voyageurs sont généralement prêts à débourser un bon montant pour vivre une expérience mémorable. Ceux qui passent par un voyagiste sont souvent des professionnels qui ont les moyens de se payer des vacances haut de gamme, mais qui préfèrent l’aventure. Et pourquoi pas les deux! (Lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!)

Quelques tendances

  • Les courts séjours. On remarque une hausse dans la demande de voyages d’aventure de courte durée. Des week-ends, des séjours de 3 à 4 nuitées, voilà des formules qui gagnent en popularité, soit pour ceux qui veulent s’initier au tourisme d’aventure ou encore pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps.
  • Voyages responsables. Le tourisme d’aventure se pratique en milieu naturel et implique parfois, même souvent, un contact privilégié avec la population locale. C’est souvent ce qui motive le voyageur à choisir ce type de voyage. L’empreinte environnementale et les retombées dans la communauté générées par leur passage préoccupent plus particulièrement ces touristes. Les intervenants en tourisme d’aventure adoptent le virage vert.
  • Plus d’activités extrêmes. Bien qu’il s’agisse d’une petite part du marché, l’aventure extrême prend de l’ampleur. Certaines activités autrefois marginales deviennent de plus en plus courantes. De nouvelles pratiques voient le jour dans le but de répondre à cette soif de sensations fortes des adeptes de sports extrêmes ou encore pour ceux qui sont à la recherche d’expériences inédites. Le canyoning, soit le parcours d’un canyon qui combine des activités comme la randonnée, l’escalade, la nage et la descente en eau vive, ou encore le speedriding, un croisement entre le ski et le parapente, en sont des exemples.
  • Des destinations peu communes. Qui dit aventure dit aussi exploration de nouvelles contrées! Des pays dont on n’entendait peu (ou pas) parler auparavant comme destination touristique incitent maintenant à l’aventure. Les tours opérateurs montent des forfaits se déroulant au Kirghizistan, en Éthiopie, en Libye, au Pakistan ou encore en Arctique et en Antarctique.
  • Aventure et volontarisme. De plus en plus de gens font des voyages dont le but consiste à venir en aide à une communauté ou à encourager la protection d’une espèce animale ou d’un site naturel menacé. Relever un défi sportif, comme l’ascension d’un sommet ou la traversée d’une région à vélo, pour soutenir une cause s’inscrit également dans cette tendance.

Au Québec

Le rapport «Loisir de plein air au Québec: Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», publié en mars 2008 par le Conseil québécois du loisir, regroupe beaucoup de renseignements concernant l’offre dans cette région. On peut y lire, notamment, que le Québec rassemble:

  • 9392 km de sentiers de randonnée pédestre et de raquette,
  • 6300 km de sentiers de ski de fond et de randonnée,
  • environ 3000 km de sentiers de randonnée équestre,
  • 6789 km de voies cyclables,
  • 2300 km de sentiers de vélo de montagne,
  • 38 642 km de voies canotables,
  • 74 sites de plongée sous-marine,
  • 486 cavités de spéléologie,
  • 73 sites d’escalade de rochers,
  • 210 sites d’escalade de glace,
  • et 2,4 millions d’adeptes de plein air.

Le tourisme d’aventure est un secteur en pleine croissance et tout indique que celle-ci devrait se poursuivre. Bien cerner les besoins et les désirs de la clientèle ciblée sans chercher à conquérir tous les segments, bonifier l’offre en conséquence et renforcer le positionnement du tourisme d’aventure au Québec, voilà quelques opportunités à saisir pour tirer profit de cette tendance!

Lire aussi:
Les tendances du tourisme d’aventure.
Portrait du secteur de l’écotourisme au Québec en 2007.

Sources:
– Churchill Carolyn. «Couples Find that Adventure Beats Romance on Honeymoon. Only 10 Percent Opt for Conventional Holiday». The Herald, 5 juin 2008.
– Conseil québécois du loisir. «Loisir de plein air au Québec: Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», mars 2008.
– Mintel. «Adventure Tourism – Europe», Travel & Tourism Analyst, no 8, mai 2008.
– Scott, Megan K. «Trends in Adventure Travel», USA Today, 5 février 2008.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

Tendances croisières: à chacun son expérience

Si le ralentissement économique inquiète certains acteurs touristiques, l’industrie des croisières internationales continue de voguer allègrement vers de nouveaux sommets. La demande de la part des Nord-Américains continue de croître à un rythme annuel supérieur à 4%. Chez les Européens, les taux de progression annuels atteignent 15%. Quant aux Québécois, ils n’échappent pas à cette tendance. Ils sont plus de un quart de million à être partis en croisière au cours des trois dernières années.

Un segment profitable pour le Québec

Puisque environ 50% de la clientèle est constituée de clients récurrents, de nouvelles destinations comme le Québec émergent pour satisfaire le besoin de nouveauté. Pour un grand nombre de croisiéristes, le fleuve Saint-Laurent exerce un fort attrait touristique; la ville de Québec principalement récolte la plus importante partie de la croissance des croisières internationales. Elle anticipe un sommet de 107 000 passagers, y compris les membres d’équipage, pour l’année 2008 (graphique 1). Toutefois, les acteurs présents sur le Saint-Laurent bénéficieront d’investissements majeurs – 115 millions CAD – pour permettre d’attirer davantage de croisiéristes et de rehausser leur expérience au Québec, notamment pour de nouvelles escales telles que Havre-Saint-Pierre, Bagotville et Gaspé.

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À l’échelle canadienne, Vancouver domine le marché des croisières internationales puisqu’elle accueille la moitié de l’ensemble des passagers au Canada.

Émergence de nouveaux marchés

Actuellement, de tous les voyageurs qui embarquent sur ces paquebots, une personne sur deux réalise sa première croisière. Selon la Cruise Line International Association (CLIA), qui représente la grande majorité des compagnies de croisières nord-américaines, en 2007, le nombre de croisiéristes a atteint 12,6 millions, dont près de 82% provenaient de l’Amérique du Nord. Chaque année, le taux de croissance surpasse les 4%. Et cette tendance se poursuivra en 2008 selon un récent sondage mené par la CLIA auprès de ses agents de voyages. En effet, plus de 60% d’entre eux s’attendent à obtenir des résultats supérieurs à ceux de 2007 et 20% croient même que la saison 2008 sera la meilleure jamais enregistrée.

Depuis deux ans, l’Europe affiche une progression spectaculaire, selon le European Cruise Council. Après une hausse de 9% du nombre de passagers en 2006, le nombre de croisiéristes a atteint les quatre millions en 2007, soit une croissance de plus de 15%. Le plus important contingent est composé de Britanniques (1,3 million), suivi d’Allemands (763 000), d’Italiens (640 000), d’Espagnols (518 000) et de Français (280 000). Le potentiel du marché européen demeure énorme alors que seulement 1% de la population a déjà fait une croisière.

L’engouement des Québécois

L’intérêt des Québécois pour les croisières augmente encore plus rapidement (en 2008* 25% de croissance par rapport à 2004) que celui de la demande en général (tableau 1) et le nombre de croisiéristes s’établit à plus de 260 000, soit près de 3,5% de l’ensemble de la population.

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Parmi les croisiéristes québécois, la proportion ayant réalisé une croisière de plus de une semaine a triplé en 2008 par rapport à 2001 (30% vs 10%); il s’agit majoritairement des segments des personnes âgées de 40 à 59 ans (38%) et de 60 ans et plus (30%).

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Voici quelques données additionnelles concernant les croisiéristes canadiens:

  • moyenne d’âge: 49 ans;
  • l’Ontario représente 47% du marché canadien, le Québec 20% et la Colombie-Britannique 18%;
  • Toronto représente 22% du marché canadien, Montréal et Vancouver, 12% chacun;
  • environ 46% des adeptes résident dans des villes de plus de un million d’habitants – la moyenne canadienne est de 35%;
  • près de la moitié (47%) disposent d’un revenu familial de plus de 75 000$, la moyenne canadienne s’élève à 38%;
  • séduit davantage les couples sans enfant au foyer (40%).

Dernières tendances

L’augmentation de la demande est notamment stimulée par l’ajout constant de nouveautés et la multiplication d’expériences. (Lire aussi: La croisière: un produit réinventé pour de nouveaux passagers.)

Voici quelques-unes des dernières tendances observées:

  • Les segments qui affichent les plus fortes croissances sont les familles multi générationnelles et les baby-boomers.
  • Les destinations dont la hausse de la demande est la plus forte sont la Méditerranée, l’Alaska et Hawaï. D’autres produits comme l’Amérique centrale et du Sud, l’Europe du Nord, l’Océanie et l’Asie sont aussi à surveiller.
  • La croisière de 6 à 8 jours demeure la plus prisée.
  • Les trois principales raisons évoquées pour choisir une croisière sont un bon rapport qualité/prix, une occasion de voir plusieurs destinations lors d’un même voyage ainsi que la simplicité et l’aspect pratique.
  • La restauration adopte une approche beaucoup plus flexible et diversifiée, dont une variété de menus santé.
  • La très grande majorité des croisières sont réservées plus de six mois à l’avance.
  • Les navires deviennent très imposants, pouvant accueillir plus de 3500 passagers. Oasis of the Seas, un mastodonte qui verra le jour en 2009, pourra en recevoir 5400.
  • Pour rejoindre une plus large clientèle, les expériences se diversifient, sur l’eau (pique-nique et pratique de golf sur gazon naturel, jeu de quilles, démonstration de verre soufflé, etc.) et à destination (circuits à vélo, programme «Silver Links» pour découvrir les clubs de golf dans le monde, etc.).
  • Les compagnies de croisières ciblent davantage les jeunes en développant des services dédiés tels que club de nuit, piscine de surf, saut à l’élastique sur trampoline, escrime, patin à glace, escalade, parc aquatique, cinéma 4D, etc.
  • Davantage de services payants viennent compléter l’offre de la croisière «tout inclus» (acuponcture, menus spécialisés préparés par des chefs de renom, cours de boxe, simulateur de golf, spas, dégustation de vin, etc.).
  • On note une tendance à la spécialisation des croisières (poker, religion, motocyclisme, musique, etc.) avec notamment la création d’un regroupement d’entreprises de niche: Niche Cruise Marketing Alliance.

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Un avenir radieux

Encore aujourd’hui, les consommateurs hésitent avant de réserver un forfait de croisière en ligne. Selon PhoCusWright, seulement 7% des internautes américains favorisent le Web comme mode de réservation de leurs vacances de croisière. Le réseau de distribution traditionnel constitue le principal outil de vente alors que l’expertise des agents de voyages demeure hautement valorisée.

Reste qu’en dépit d’une économie qui tourne au ralenti et des prix élevés à la pompe, l’intérêt pour les croisières ne s’atténue pas. Selon la CLIA, 77% des gens qui ont fait une croisière dans le passé souhaitent en faire une autre au cours des trois prochaines années. Dans le cas de la clientèle potentielle, c’est 55% qui se montrent intéressés à entreprendre une croisière au cours des trois prochaines années. All aboard!

Lire aussi: La croisière: un produit réinventé pour de nouveaux passagers.

Sources:
– Business Research & Economics Advisors. «The Economic Contribution of the International Cruise Industry in Canada 2007», mars 2008.
– CNN. «Cruise Trends for 2008: More Luxury, Potential Deals», [www.cnn.com], 31 janvier 2008.
– Diotte, Simon. «Croisières internationales: année record dans le Saint-Laurent», La Presse, 29 mai 2008.
– Dunham-Potter, Anita. «Recession? Not for the Cruise Industry», [Tripso.com], 17 mars 2008.
– Print Measurement Bureau. «Two-Year Readership Database», 2001, 2004, 2007 et 2008.
– Sarna, Heidi. «The Hottest New Cruise Ships for 2008», Forbes Traveler, 29 février 2008.
– Scemama, Corinne. «La croisière s’éclate», L’Express, 6 mars 2008.
– Steinmetz, Thomas. «CLIA’s Travel Professionals Reveal Top Cruise Trends», eTurboNews, 19 janvier 2008.
– TNS. «Cruise Lines International Association 2008 Cruise Market Profile Study», [www.cruising.org], mai 2008.

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Segments de clientèles

Quand les stratégies Internet se conjuguent au féminin (Compte rendu de conférence)

Internet se positionne véritablement comme un partenaire conseil des femmes, un média original devenu indispensable dans leur vie. La femme est passée du mode passif où elle recevait l’information par l’intermédiaire des médias traditionnels, au mode participatif où elle réagit à l’information, la relaie et la crée par le biais d’Internet. Comme on sait que les femmes détiennent en majorité le pouvoir d’achat des ménages et qu’elles collaborent fréquemment aux décisions d’achats, elles deviennent de facto un groupe à cibler sur le Web.

Lors de la conférence d’InfoPresse, groupe de presse montréalais spécialisé en communications et en graphisme, des spécialistes ont présenté des stratégies Web visant à conquérir le marché des femmes.

La définition de la femme

Femme [fam] n.f.: être bizarroïde qui questionne, dialogue, s’implique dans une cause, échange, compare, réagit, crée, propose, partage, s’exprime… Cette créature a envahi Internet et veut du cyberespace qu’il soit utile, pratique, divertissant, avec un petit quelque chose d’aguichant. Elle veut aussi faire comprendre à toute la planète que si elle possède dix paires de chaussures, c’est que chaque paire a une utilité différente. Toutes ces créatures aiment communiquer entre elles et naviguent de communauté en communauté en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts. En fait, la femme aime bien partager ses trucs pour voyager plus facilement avec les enfants.

Femmes + Internet = utilité + conseil + expertise + interactivité + communauté + plaisir + liens rationnels + liens affectifs.

Entretenir une relation avec les femmes = les écouter + les interroger + les impliquer + les reconnaître + les mettre en avant-plan + les distraire.

L’art de converser avec les femmes

Le cyberespace redéfinit l’art de converser avec les femmes.

  • Communiquer non plus VERS les femmes mais AVEC les femmes.
  • Placer l’internaute féminine au cœur de la stratégie de communication et au cœur du contenu – en faire une ambassadrice de la marque.
  • Développer une relation de proximité avec les femmes – entretenir un dialogue avec elles, les toucher dans leurs valeurs, leur donner une tribune d’expression.
  • Jouer sur les attributs de l’entreprise – pour que les consommatrices se reconnaissent dans les valeurs, les idées, les opinions et le style de vie reflétés par la marque.
  • Susciter des conversations – faire parler de soi car nous sommes à l’ère du parlons-en!
  • Générer le bouche-à-oreille – en ciblant des communautés qui ont des affinités avec la marque.
  • Faciliter le dialogue – en leur donnant des tribunes pour qu’elles puissent s’exprimer, pour qu’elles puissent échanger entre elles, pour qu’elles puissent interagir aussi avec l’entreprise.
  • Encourager le Friending – en devenant l’ami des consommatrices sous le signe de l’échange et de la transparence.
  • Demander du feedback – pour évaluer son taux de satisfaction, pour connaître ses besoins, ses préoccupations.
  • Entretenir la relation – en ajoutant du contenu régulièrement, en alimentant les conversations.
  • Établir des partenariats – en créant des liens avec des entreprises complémentaires.

Quelques exemples:

  • Une internaute qui côtoie une personnalité dans une publicité…
  • La création d’un panel pour tester un produit ou un service en avant-première et d’une tribune pour diffuser les commentaires…
  • Un écran de télé au plasma dans le coin d’un site qui recrée le mode télévisuel où l’on voit défiler des témoignages de personnes… (avec évidement un bouton pour stopper la présentation).
  • Voyant que la commercialisation des produits de luxe connaît une croissance importante sur le Net, devenir un chef de file en redéfinissant le luxe…
  • Les réseaux sociaux, outil idéal pour que les consommatrices se passent le mot entre elles, sans s’imposer mais en leur donnant simplement des bonnes raisons de parler de vous…
  • On suscite la participation au défi vert avec un truc par jour…
  • Un dialogue entre femmes où elles discutent de leurs expériences, leurs opinions, leurs histoires, leurs trucs, leurs goûts, etc. Un espace personnalisé pour leurs recettes, leur album photo, leurs lectures favorites.

Ne pas rejoindre les femmes mais rejoindre une femme

Pour obtenir une meilleure diffusion du message et un meilleur taux de réponse, il est préférable de partir des grands courants de masse pour ensuite les segmenter afin de cibler de façon plus restreinte les comportements et les champs d’intérêt et, ainsi, offrir une expérience plus individuelle. Il faut oublier le profil sociodémographique générique (tel que femmes, 25 à 39 ans, revenu supérieur à 65 000$) et plutôt cibler les intérêts: la jeune maman amatrice de cuisine et adepte du plein air. (Lire aussi : PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!)

Oubliez le site Web tout en rose!

«Nous n’avons plus besoin de nouveaux sites, nous avons besoin de meilleurs sites», clamait Cynthia Ross Pedersen, directrice marketing interactif chez CAPITAL C à Toronto.

Le design d’un site, c’est avant tout créer un lieu où les femmes peuvent s’informer, se divertir, échanger et partager dans un environnement valorisant. Elles recherchent des sources d’information crédibles et des communautés en lien avec leurs préoccupations quotidiennes. La consommatrice doit comprendre que le site lui offre un contenu approprié à ce qu’elle recherche et des solutions à ses problèmes:

  • des rubriques d’information pratique;
  • des propositions alléchantes;
  • des espaces communautaires d’échanges;
  • des trucs et astuces, des conseils d’experts ou de personnalités;
  • des liens pertinents vers de l’information complémentaire;
  • une relation privilégiée avec l’entreprise.

Voici quelques suggestions pour construire une meilleure expérience en ligne:

  • impliquer une femme dans une cause;
  • se placer dans la peau de…;
  • les toucher;
  • trouver des moyens de leur simplifier la vie, de leur faire gagner du temps;
  • leur permettre d’échanger entre elles.

Il importe de construire une relation avec la cliente, d’engager le dialogue, elle:

  • effectue une première visite sur un site;
  • y revient de façon anonyme;
  • fournit quelques renseignements;
  • crée un compte.

Saurez-vous séduire la femme, en faire une complice et une ambassadrice?

Lire aussi:
PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!

Sources:

– Conférence InfoPresse. «Femmes – À l’ère de la révolution numérique», Montréal, 2 avril 2008:
• «Les femmes et le Web: usages et comportements», Stéphanie Duhamel, responsable du développement international aufeminin.com, Paris, Nathalie Moride, présidente, Rosebud-Media.
• «Rejoindre les femmes en ligne – Wonderbra soutient que le Web est efficace», Jocelyne Morissette, directrice nationale des sites Web consommateurs, Médias Transcontinental.
• «Créez un rendez-vous privilégié avec vos consommatrices», Isabelle Quevilly, directrice conseil, CloudRaker et Ingrid Sirois, porte-parole, Oakley Canada.
• «Bâtir une meilleure expérience en ligne», Cynthia Ross Pedersen, directrice, marketing interactif, CAPITAL C, Toronto.
– Phillips, Ashley. « I Am Woman, Hear My (Web) Roar», ABC News, 31 mars 2008.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Qui sont ces non-francophones québécois qui voyagent?

Près du quart (23,5%) des Québécois d’âge adulte parlent une autre langue que le français à la maison. Il s’agit sans conteste d’un marché non négligeable pour l’industrie touristique. Évidemment, qui dit profil linguistique différent dit aussi profil média distinct et, surtout, habitudes de voyages diverses. Alors, qui sont ces gens et que font-ils? S’intéresse-t-on suffisamment à eux comme marché par rapport aux efforts consacrés au marché francophone des Québécois (5,2 millions de personnes)?

Ça se passe dans le 514

Selon les données recueillies auprès du Print Measurement Bureau (PMB) en 2008, on recense quelque 1,08 million d’anglophones en plus de 521 000 allophones au Québec. Pourtant, ces importants groupes démographiques sont très peu visibles dans la majorité des régions touristiques du Québec. Grâce à un traitement spécial obtenu du PMB, nous avons compilé quelques données pour mieux cerner le comportement touristique de chacun des trois profils linguistiques de la population adulte du Québec.

D’entrée de jeu, voici quelques éléments qui caractérisent chacun des profils linguistiques:

  • Seulement 16% des francophones habitent sur l’île de Montréal, comparativement à 58% des anglophones et à 64% des allophones.
  • Les valeurs familiales sont très présentes chez les allophones alors que 73% vivent avec des enfants de 18 ans ou moins au foyer (57% chez les anglophones et 63% chez les francophones).
  • Les anglophones et les allophones sont plus instruits que les francophones.
  • Environ 20% des anglophones disposent d’un revenu familial de plus de 100 000$ (9% pour les allophones et 17% pour les francophones).
  • Plus de 69% des francophones sont propriétaires, comparativement à 61% des anglophones et à 53% des allophones.

L’Ontario séduit les non-francophones

Certaines associations touristiques régionales comme l’Office de tourisme de la ville de Québec ont tenté par le passé des offensives publicitaires à l’endroit du marché anglophone québécois, sans obtenir de résultats satisfaisants. Ce sont pourtant les anglophones qui sont les plus susceptibles de voyager au Canada par agrément. Selon le PMB (2008), plus de la moitié (53%) ont déclaré avoir effectué un voyage de vacances dans la dernière année, comparativement à 47% chez les francophones et à 41% chez les allophones (tableau 1).

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Les non-francophones viennent-ils en grand nombre au Québec? La réponse est non. Au contraire, ils sont un peu plus nombreux à choisir l’Ontario comme destination de vacances (28% d’anglophones et 22% d’allophones) que le Québec (27% et 21%). Quant aux francophones, ils sont quatre fois plus nombreux à privilégier le Québec avant l’Ontario.

L’importance des visites de parents et d’amis

La visite de parents et d’amis (35%) s’avère une source de motivation importante pour les anglophones dans leurs voyages de vacances au Canada (tableau 2). Les francophones se tournent davantage vers le sight-seeing (22%), les plages (12%), les randonnées pédestres ou d’aventure (10%) et les parcs thématiques ou les jardins zoologiques (7%). Précisons que ces pourcentages s’expriment par rapport à la population totale de chacun des segments linguistiques et non sur la base des voyageurs.

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Les anglophones nombreux à traverser au Sud

Le comportement de voyages des non-francophones se démarque de façon encore plus significative pour les voyages internationaux. Environ 42% des anglophones et 33% des allophones ont voyagé a l’étranger au cours de la dernière année, contre seulement 25% des francophones (tableau 3).

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On voit clairement que, en plus de l’Ontario, le nord-est des États-Unis et la Floride constituent de fortes destinations concurrentes au Québec, particulièrement pour le marché anglophone. Du côté des allophones, le Mexique et la France récoltent un intérêt élevé.

Les anglophones plus actifs

Pour les allophones, la visite de parents et d’amis s’inscrit comme une source de motivation primaire des voyages internationaux (tableau 4). Tant pour les francophones que les anglophones, on cherche d’abord à faire du sight-seeing et de la plage. On remarque aussi que les anglophones se démarquent des francophones pour certaines activités comme le golf, la visite de clubs de nuits, la visite de parcs et le magasinage. Les allophones sont, pour leur part, un peu moins actifs en voyage.

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Maintenant que faisons-nous?

Plusieurs questionnements émergent quant à l’enjeu d’améliorer notre performance sur le marché des non-francophones. Les avis sont partagés, particulièrement à l’endroit du segment des anglophones. Même si ce dernier présente le plus intéressant profil touristique, il semble qu’il soit particulièrement difficile à attirer dans les régions francophones du Québec. Seules les régions des Cantons-de-l’Est et de Tremblant ont traditionnellement obtenu un certain succès.

Mais une réalité demeure: le comportement touristique et les exigences des Québécois anglophones diffèrent de ceux des Américains. Notre histoire politico-linguistique a certainement façonné leurs mœurs, y compris leurs habitudes de voyages. Pour plusieurs, la période des vacances constitue un exutoire du quotidien qui débute par la recherche d’un environnement familier au chapitre de la langue. Ils n’ont pas, non plus, ce même attrait pour l’exotisme du fait français comme peuvent le ressentir d’autres clientèles. Quant à la minorité d’anglophones qui optent pour le Québec, ils s’avèrent plus exigeants que la moyenne et attachent une grande importance à la qualité de l’expérience, à commencer par un accueil dans leur langue.

En dépit du défi que représente la clientèle québécoise non francophone, il ne faut certainement pas ignorer son important potentiel. Nous ne maîtrisons pas encore très bien les différents facteurs qui les motivent à prioriser d’autres destinations de vacances que le Québec.

Il s’agit d’un marché que nous devons travailler sur le long terme et nous devons sans cesse nous questionner sur nos actions et nos performances. Par exemple:

  • Si la crainte linguistique s’avère un facteur réel, qu’en est-il sur le terrain?
  • Le service à la clientèle est-il bien adapté à leurs attentes?
  • Effectuons-nous un bon travail d’un point de vue marketing?
  • Est-ce que nous leur livrons le bon message pour leur vendre le Québec?

Si l’on fait exception des voyages dans le but de visiter la famille ou les amis, le Québec a tout le potentiel pour rivaliser avec l’Ontario comme destination de choix. Il faut trouver la bonne façon de raviver la flamme des anglophones et d’aviver celle des allophones.

Sources:
– English, Doug. «Anglos Find Quebec Hospitable», Sun Media, 18 juillet 2006.
– Johnston, David. «Where Are the Anglos?», The Gazette, 21 mars 2008.
– Mordret, Michel. «Signalisation problématique pour nos visiteurs anglophones…? Oui, mais surtout perception d’un manque de délicatesse envers eux qui viennent dépenser leur argent chez nous…!», Blogue Vocation: tourisme… [mmordret.blogspot.com], 31 juillet 2007.
– Print Measurement Bureau, 2008.