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Tourisme durable

Un motel passe à l’énergie solaire

 

Situé à Franconia, dans le New Hampshire, le motel s’est doté d’un système de 52 panneaux installés sur le toit du bâtiment principal et conçus pour produire 13,5 kW d’électricité par heure, soit 15 220 kW par année. 

Durant les périodes où l’énergie produite excède la demande, le surplus pourra être accumulé et utilisé lorsque les besoins sont supérieurs à l’énergie produite (périodes nuageuses ou en soirée). Cette initiative a nécessité un investissement de 40 000 dollars américains, et a été financée en partie grâce à un crédit de taxe fédéral et un rabais du New Hampshire Public Utilities Commission Sustainable Energy Division.

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Source : Gale River Motel

Le Gale River Motel est un chef de file dans l’utilisation de technologies environnementales depuis plusieurs années ; il a d’ailleurs reçu plusieurs distinctions. L’installation d’un chauffe-eau solaire et de portes et fenêtres énergiquement efficientes a grandement contribué à réduire les coûts de chauffage et de climatisation au cours des dernières années.

En passant à l’énergie solaire, le motel gère astucieusement ses coûts d’énergie tout en réduisant son empreinte de carbone d’environ 227 tonnes durant le cycle de vie des panneaux. Cet exemple démontre que cette technologie et les avantages qui en découlent sont accessibles à des entreprises de petite taille.

Source de l’image à la une : Freeimages.com/ Michael & Christa Richert

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Tourisme durable

S’adapter aux changements climatiques : le faites-vous?

À l’occasion de l’événement Faire face aux changements climatiques, présenté dans le cadre des tables rondes du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, en collaboration avec la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, des représentants d’organisations touristiques ont partagé leur expérience à propos des changements climatiques.

Tendances climatiques

Kate Germain, co-coordonnatrice du programme Tourisme et changements climatiques rappelle quelques-uns des constats sur l’évolution climatique au Québec, tels que la hausse des températures moyennes enregistrées ou encore la baisse des précipitations neigeuses dans les régions du sud du Québec. Le tableau 1 rassemble ces tendances.

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Pour les entreprises touristiques, ces tendances s’ajoutent aux divers phénomènes météorologiques qui engendrent de nombreux impacts comme une baisse de l’attractivité des lieux, des difficultés à prévoir les besoins en main-d’œuvre ou encore un changement de comportement de la part de la clientèle.

Le ski de fond : fabriquer de la neige et diversifier les activités

Madame Manon René de Cotret, directrice générale du Regroupement ski de fond Laurentides démontre que depuis cinq ans :

  • l’ouverture de la saison est un moment critique qui a lieu de plus en plus tard, souvent après la période des fêtes;
  • le nombre de jours où l’on peut pratiquer le ski est globalement en baisse;
  • le nombre de jours fermés à la pratique durant la saison est en hausse;
  • la saison se prolonge parfois jusqu’en avril.

Sur plus de 124 lieux de pratique répertoriés au Québec, un seul possède un système d’enneigement, celui de la Forêt Montmorency, dans la région de Québec. L’équipement nécessaire à la fabrication de neige et à l’entretien est coûteux, et les fonds publics sont difficiles à obtenir. Parmi les pistes de solutions envisagées, Mme de Cotret mentionne :

  • la mobilisation des intervenants tels que les gestionnaires de réseaux, les fabricants et les détaillants d’articles de ski de fond, la fédération de ski de fond, les adeptes et les hôteliers pour une mise à niveau des infrastructures;
  • un partenariat public-privé pour un investissement en équipements de fabrication de neige et d’entretien des pistes;
  • la diversification des activités en sentier (vélo hivernal ou Fatbike, raquette, marche avec animation ludique, etc.)

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Terrain de golf : des adaptations techniques

Monsieur Dany Beauséjour, directeur général du Golf Le Sélect à Mirabel, précise que la météo constitue une préoccupation de chaque instant. Elle implique la mise en place de stratégies quotidiennes et d’interventions qui permettront une meilleure gestion à moyen et à long terme. Il faut savoir s’adapter, mais aussi tirer profit des changements climatiques. À titre d’exemple, depuis quelques années, la saison de golf s’étire. Elle débute beaucoup plus tôt, en mars, et se termine en novembre. M. Beauséjour indique que les golfeurs ne sont cependant pas toujours au rendez-vous lors des ouvertures hâtives. Il faut créer l’habitude, le réflexe chez les adeptes. Pour l’instant, il s’agit d’un investissement en entretien, main-d’œuvre, etc.

Les pluies abondantes qui se succèdent depuis quelques années ont causé bien des dommages sur les terrains de golf. Les accumulations d’eau posent de sérieux problèmes et impliquent parfois la fermeture des parcours. Pour réduire sa vulnérabilité aux intempéries, le Golf Sélect a notamment :

  • agrandi son réservoir d’irrigation;
  • installé des tuyaux de drainage plus volumineux;
  • créé des bandes riveraines plus larges;
  • mis en place une procédure pour briser systématiquement la glace sur le terrain en hiver.

M. Beauséjour souligne l’importance de penser à rentabiliser chacune de ces dépenses. Par exemple, à la suite d’une micro rafale qui a fauché des centaines d’arbres, le Club de golf a récupéré le bois pour son système de chauffage à la biomasse.

Enfin, la diversification des activités figure aussi parmi les stratégies du Golf Le Sélect, notamment avec la mise en place d’un parcours de Footgolf, où l’on troque la balle pour un ballon de soccer et le bâton pour le pied. Ce parcours est situé sur une partie surélevée du terrain qui est donc mieux drainé.

Adapter l’hébergement, les activités et les infrastructures

Madame Julie Zeitlinger, propriétaire de la station de plein air Au Diable Vert, a bonifié et adapté son offre, afin de résoudre certains problèmes générés par des conditions météorologiques défavorables aux structures et activités existantes.

L’entreprise a ainsi réduit le nombre d’emplacements de camping pour tentes, afin d’offrir davantage de cabanes rustiques 4 saisons. La politique de réservation est aussi plus stricte : annulation non remboursable dans les 13 jours précédant la date du séjour.

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Le drainage a été amélioré grâce au recours au gravier, à des ponceaux dans les sentiers, à l’installation de passerelles, à l’aménagement d’un quai à hauteur variable, et en surélevant au-dessus du sol certaines structures comme les toilettes sèches et les refuges. Des activités de plein air guidées de plus courte durée, ainsi que de l’équipement en location comme des crampons et des raquettes sont également proposés.

Avoir une vision à long terme

Les prévisions scientifiques sont sans équivoque : ces changements sont bien enclenchés. Ils présentent des risques et des opportunités pour les secteurs de l’industrie touristique. Les organisations proactives, qui s’adaptaient hier à la météo, tentent aujourd’hui de s’ajuster à la météo ET au réchauffement climatique.

 

Image à la une : splitshire.com

 

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Tourisme durable

Être écolo, c’est payant!

Le groupe Oceania Hotels, propriétaire des hôtels Nomad en France, encourage ses clients à mieux gérer leur consommation d’énergie en fournissant dans chaque chambre une tablette numérique qui leur permet de tenir à l’œil leur consommation d’eau. Pour les récompenser de leurs efforts, on leur propose de diminuer leur facture : limiter la consommation d’eau, ne pas faire changer les serviettes ni les draps tous les jours ou ne pas faire faire le ménage quotidiennement réduira l’addition de 8 euros (12 dollars canadiens) par jour, alors que ne pas faire fonctionner la climatisation fera économiser 1 euro (1,5 dollar canadien) supplémentaire.

 

Les deux établissements NOMAD du groupe Oceania Hotels jouent la carte de l’écoresponsabilité en réduisant au maximum leur impact écologique : réduction de la consommation en eau potable, récupération et traitement des eaux pluviales, centrale de traitement d’air à récupérateur d’énergie, panneaux solaires assurant la production d’eau chaude, bois certifié Pan European Forest Certification, moquette en filets de pêche recyclés, etc. Résultat : la moitié des besoins énergétiques du NOMAD Paris CDG sont comblés par des énergies renouvelables!

 

Source de l’mage à la une : hôtels NOMAD 

 

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Tourisme durable

La réelle volonté de voyager de façon responsable

Y a-t-il un besoin de durabilité en tourisme?

Il va sans dire que l’industrie du voyage et du tourisme doit être plus durable. Entre 2012 et 2030, le nombre des touristes internationaux devrait connaître une augmentation moyenne de 43 millions par année, pour atteindre 1,8 milliard (Organisation mondiale du tourisme, 2014). Cette croissance comporte son lot de répercussions néfastes. En effet, si l’on se penche seulement sur le secteur des croisières, on constate de multiples impacts négatifs. Selon la Lighthouse Foundation (2014), un navire de croisière dans les Caraïbes produit environ 50 tonnes de déchets solides, 800 000 litres d’eaux usées et 130 000 litres d’eaux grises en une semaine.

La demande en matière de durabilité

De nombreuses études effectuées au cours des dernières années par de multiples fournisseurs de voyages ont montré que les voyageurs sont prêts à dépenser plus pour du tourisme durable. Un rapport établi en 2012 par The Travel Foundation et Forum for the Future a permis de constater que 75 % des clients désiraient des vacances responsables. Une autre étude de 2012, menée par TripAdvisor, affirmait que 71 % des sondés feraient des choix écologiques au cours de cette même année. En 2011, une analyse de CondeNast Traveler a conclu que 58 % des choix d’hôtel des voyageurs étaient influencés par le soutien qu’offre l’hôtel à la communauté locale. Selon une étude faite par Kuoni, toujours en 2011, 22 % des répondants plaçaient la durabilité parmi les trois facteurs principaux ayant une incidence sur leur choix de vacances (www.sustainabletourism.net). Bien que les consommateurs disent vouloir davantage d’options de durabilité, choisissent-ils réellement ces options et qui sont ces consommateurs?

Le comportement véritable des voyageurs

Afin de déterminer si les touristes avaient bel et bien payé pour du tourisme durable, l’Université Ryerson (Kwan, Liu et Mak, 2014) a entrepris un sondage pour connaître leurs dépenses. Les résultats de cette enquête ont montré que 73 % d’entre eux comprenaient le sens du tourisme durable et pouvaient nommer des pratiques qui, à leur avis, étaient durables (faire un don à des organismes voués à l’écologie, séjourner dans un hôtel vert, etc.). Un peu plus du tiers (35%) des voyageurs avaient opté pour un hôtel vert au cours des 12 mois précédents; cependant, plus de la moitié des répondants demeuraient incertains, ce qui illustre bien le fait que la marque verte ou durable constitue un élément important dans la prise de décision des consommateurs.

Parmi les touristes aux comportements durables, 39 % achetaient souvent ou toujours des aliments locaux en voyage. Un pourcentage beaucoup moins élevé (10 %) des voyageurs avait acheté des crédits de carbone et 2 % d’entre eux avaient fait un don à un projet de durabilité pendant leurs vacances.

Dans leur ensemble, les résultats de l’enquête ont permis de conclure que 37 % des voyageurs avaient dépensé plus d’argent pour obtenir des options liées au tourisme durable. Quant à savoir combien, seulement 6 % de ces gens disaient avoir payé 10 % ou plus du montant habituel.

Du point de vue démographique, ce sont les répondants les moins âgés qui se sentaient davantage préoccupés. Les 18-24 (22 %) ans et les 25-34 (26 %) ans étaient prêts à payer plus que leurs aînés. En outre, les femmes se souciaient plus de l’environnement que les hommes.

Conclusion

L’étude révèle clairement que le comportement des voyageurs est en train de changer, mais que ce n’est pas chose courante. Elle dit également que le coût des options de tourisme durable ne doit pas dépasser celui des autres alternatives, étant donné le nombre restreint de consommateurs prêts à payer des sommes importantes.

Par ailleurs, malgré le fait qu’ils connaissent l’appellation et le sens du terme tourisme durable, les consommateurs ne savent pas nécessairement repérer les options ou les produits écologiques au moment de leur achat. Les gens sont conscients de la durabilité, mais ils préfèrent les options les plus simples et les plus abordables. Pour inciter les consommateurs à choisir davantage les offres écologiques, l’industrie doit leur présenter ces caractéristiques de façon plus claire.

Enfin, si l’industrie souhaite vraiment protéger ses atouts touristiques, les options de durabilité offertes aux touristes devront devenir la norme plutôt que l’exception.

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Tourisme durable

L’aménagement durable dans les petites municipalités

Le concept du développement durable ratisse large et peut décourager des petites municipalités qui sont confrontées, comme les grandes sinon plus, à des défis financiers et humains. Faces à ces multiples enjeux, les petites collectivités doivent choisir leurs axes de travail : certaines d’entre elles favorisent l’aménagement durable. Même si sa vocation première n’est pas d’être touristique, l’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et générer une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi.

Encourager la mobilité douce

Selon un classement réalisé par l’International City/County Management Association (ICMA) en 2012, les sentiers cyclables et pédestres constituaient les éléments les plus fréquemment adoptés dans le cadre d’une politique de développement durable dans les villes de moins de moins 25 000 habitants aux États-Unis, derrière le recyclage.

En Virginie, Ranson, une municipalité de 4000 habitants, a franchi un grand pas vers la durabilité, notamment en créant des corridors verts, tandis que Rosemary Beach, en Floride, a effectué une reconversion complète de son espace urbain et littoral en zone piétonne et cyclable.

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Source : Organic Gardening

Certaines villes se démarquent grâce à des projets innovants. Aux Pays-Bas, Nuenen a créé une piste cyclable phosphorescente qui s’illumine la nuit grâce à l’énergie solaire emmagasinée pendant la journée. En plus d’être écologique, cette infrastructure devient un clin d’œil à l’œuvre La nuit étoilée de l’artiste Vincent Van Gogh, natif de la région.

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Source : Ipnoze.com

Pour sa part, la ville chinoise de Liupanshui a entrepris une large opération de mise en valeur des berges de la rivière Shuicheng. Des sentiers piétons spectaculaires ont été aménagés et des espaces verts ont été créés afin de régénérer les écosystèmes. En plus de réduire les problèmes liés à la pollution et aux inondations, ce projet s’inscrivait dans une reconquête de l’espace périurbain.

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Source : Arch daily

Rendre sa ville plus verte

Le verdissement contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre. À Saint-Égrève, dans les Alpes françaises, on a limité la pollution visuelle et harmonisé l’environnement paysager par la mise en place d’un toit vert sur le centre artistique communautaire. À Normal, dans l’Illinois, l’Uptown Circle, un rond point vert, vise à récupérer les eaux de pluie, réduire des problèmes liés au trafic; il est également devenu un lieu de rassemblement.

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Sources : Inhabitat.com et SustainableCitiesCollective

Investir des espaces existants ou inutilisés

Tirer profit des ressources déjà existantes.

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles infrastructures, mais plutôt de tirer profit des ressources déjà existantes.

Des villes font ainsi appel à l’imagination de créateurs pour rentabiliser certains espaces qui ne sont pas utilisés ou dont le potentiel est sous-exploité. C’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Les algues produites dans des tubes grâce à l’énergie solaire servent ensuite à produire du biocarburant ou des cosmétiques. Cet aménagement, initié par le groupe The Cloud Collective dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs.

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Source : Kollectif.net

Les coûts de rénovation trop élevés de la piscine de Lenggries, en Allemagne, ont incité la commune à aménager une baignade écologique à partir de l’ancien bassin. Ce dernier a été équipé d’une zone de régénération, d’un filtre à plantes, de passerelles en bois et d’un plongeoir. Depuis les transformations, le nombre de visiteurs de la piscine a largement augmenté.

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Source : baigne-ecologique.com

Uzerche, une commune française du Limousin, a prévu de garder un espace naturel préservé près du centre-ville, dans le but d’observer des animaux sauvages.

Un projet accepté et acceptable!

Des outils existent pour orienter les démarches et se fixer des objectifs. Au Québec, la précédente stratégie gouvernementale de développement durable a récemment été actualisée pour laisser place à celle de 2015-2020, tandis que des outils comme l’Agenda 21 local accompagnent aussi les municipalités dans leur cheminement vers la durabilité.

Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain connaît le succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. La concertation et la mutualisation des moyens permettent une cohérence et une efficacité accrues. L’implication et le consentement de la population locale assurent l’intégration physique et sociale du projet au sein du paysage de la ville. La création d’une identité autour d’un aménagement peut même lui permettre de devenir un attrait touristique.

Effectuer une transition progressive.

Prendre un virage durable demande du temps et de l’énergie. Il est donc préférable d’effectuer une transition progressive.

Commencer par des améliorations visibles peut permettre de légitimer, d’encourager et de pérenniser les efforts. Par ailleurs, des programmes adaptés peuvent récompenser les petites villes et accroître leur visibilité. La commission européenne a lancé en 2015 le European Green Leaf, un concours qui reconnaît les meilleures pratiques en développement durable dans les villes de moindre envergure.

 

Source image à la Une: Arch daily

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Tendances Tourisme durable

La tendance en cuisine de rue : l’utilisation d’aliments locaux

Les camions de rue se sont rapidement taillé une place dans l’industrie touristique. On les intègre de plus en plus dans les événements et les grands festivals afin d’attirer des jeunes, d’augmenter les dépenses des participants et de répondre à tous les goûts. D’ailleurs, ils devraient générer des revenus d’environ 2,7 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2017, selon un rapport de Intuit, Food Trucks Motor Into the Mainstream, soit quatre fois plus qu’en 2012, d’après les estimations de la National Restaurant Association.

À Portland, les 500 camions de rue ont complètement changé la scène alimentaire et le paysage urbain tout en encourageant le développement durable, la créativité et l’esprit d’entreprise. À Austin, il existe même des circuits dédiés uniquement à la visite des camions de rue.

Après un projet pilote en 2013, 40 permis furent délivrés en 2014 à Montréal. La cuisine de rue y est en pleine expansion. Pour l’été 2015, la ville augmentera le nombre d’emplacements autorisés de 14 à 42 et les permis de restauration passeront de 30 à 63. Pendant ce temps, la ville de Québec n’a toujours pas pris de décision quant à la légalisation de ces camions et ils ne sillonneront pas les rues de la capitale cet été.

L’utilisation des produits locaux croît dans la restauration. L’article suivant, de la chercheure Rachel Dodds de Ryerson University, démontre une forte tendance de la cuisine de rue à mettre les produits locaux de l’avant. Celle-ci poussera-t-elle l’ensemble de l’industrie plus loin dans cette direction?

La consommation d’aliments locaux comme tendance

Les changements constants dans l’industrie de l’alimentation peuvent être attribués à la diversité des goûts des consommateurs et à leur sensibilisation aux questions d’approvisionnement mondial. Cette préoccupation accrue pour la durabilité, la sécurité et la salubrité alimentaires ainsi que pour la nutrition ont poussé les consommateurs à exiger davantage d’aliments locaux. Au cours des dernières années, un changement notable s’est opéré en matière de demande et de consommation de produits locaux et biologiques. Les aliments considérés «locaux» doivent être consommés à moins de 160 km de l’endroit où ils ont été produits (Hodges, Stevens et Wysocki 2014), tandis que d’autres peuvent parcourir une distance moyenne de 2414 km avant d’atteindre l’assiette des consommateurs (Schnell, 2013).

Parmi les avantages de manger des produits locaux, on compte la fraîcheur, un meilleur goût ainsi qu’une valeur nutritionnelle et vitaminique supérieure. Des analyses ont montré que les consommateurs sont conscients des bienfaits de la nourriture locale et qu’ils sont prêts à payer les sommes nécessaires pour s’en procurer. Les résultats d’une étude récente effectuée en Floride indiquaient que la dépense moyenne par consommateur en aliments locaux se chiffrait à 43 $ par mois dans les restaurants (Hodges et al., 2014).

Les camions de rue utilisent-ils des produits locaux?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a affirmé récemment que la cuisine de qualité sur le pouce est consommée par presque 2,5 milliards de personnes quotidiennement (Culinary Schools, 2013). La popularité et l’augmentation du nombre de ce type d’exploitation sont une réponse à l’intérêt croissant des clients au cours des dernières années.

Les consommateurs désirent avoir accès à des repas de qualité gastronomique abordables et vite faits. Bien que cette tendance soit à la hausse pour les restaurants, l’est-elle aussi pour la cuisine de rue?

Une analyse portant sur les camions de cuisine de rue de Toronto, au Canada (Corpuz et al, 2014), a permis de constater que les clients préféreraient consommer un produit cultivé en Ontario ou au Canada plutôt qu’un aliment importé d’un autre pays. L’analyse plus approfondie de ce sondage révèle que 52 % des propriétaires de camion disaient incorporer des produits locaux dans leur menu, 31 % d’entre eux utilisaient des produits artisanaux et 11 %, des produits biologiques. Ils s’approvisionnaient localement (63 % le faisaient auprès de marchés de producteurs fermiers) et affirmaient employer ces produits pour favoriser une alimentation plus saine et plus salubre (40 %). Enfin, 46 % les choisissaient en raison de leur qualité supérieure et de leur meilleur goût. Malgré que les propriétaires de camion estiment (83 %) que les coûts sont plus élevés pour aliments locaux ou biologiques, ils étaient prêts à les assumer. Selon l’un des sondés : « C’est une de nos valeurs fondamentales. En tant qu’entreprise, nous croyons qu’il est vraiment très important d’appuyer la cause de l’environnement et de maintenir notre empreinte écologique au plus bas. »

Les données répertoriées indiquent que les produits locaux sont utilisés par les exploitants de cuisine de rue parce que les clients les préfèrent.

Qu’en est-il de l’avenir de l’alimentation?

La clientèle est un aspect clé de la durabilité pour tout modèle d’entreprise. Étant donné la nature des camions de cuisine de rue et leur passion pour l’approvisionnement local, comme en témoigne cette étude, les clients s’associent aux valeurs de ces restaurateurs et établissent des liens avec ceux-ci.

Qui sait, peut-être ce secteur de l’industrie alimentaire permettra-t-il au mouvement pour l’utilisation d’aliments locaux de progresser.

 

Image à la une : Urban Diner

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Marketing Tourisme durable

Le marketing vert en hôtellerie fait bonne impression

Analyse de rentabilité de l’écologisation

Les entreprises se tournent de plus en plus vers des pratiques durables et l’ écologisation constitue maintenant l’un des moyens par excellence de bon nombre d’entre elles pour se différencier de la concurrence (Areseculeratne et Yazdanifard, 2014).

Cela s’applique également au secteur hôtelier dans son ensemble. L’« écologisation » vise l’accroissement du rendement environnemental global en réduisant la production de déchets ainsi que la consommation d’eau et d’énergie. De plus, le consommateur s’intéresse aux hôtels verts. Un sondage mené par TripAdvisor (2012) auprès de plus de 700 voyageurs américains a permis de découvrir que 71 % des répondants prévoyaient faire des choix écologiques au cours des 12 mois suivant l’enquête, tandis que 65 % d’entre eux l’avaient fait durant les 12 mois précédant. Une étude effectuée par Mensah et Mensah (2013) a montré que la majorité des consommateurs seraient plus susceptibles de réserver leur chambre dans un hôtel écologiquement responsable. Elle affirmait aussi que la plupart des touristes voyaient d’un œil favorable la gestion écologique des hôtels.

Cependant, on ignore si le marketing des pratiques environnementales profite réellement aux hôtels.

Le marketing vert améliore-t-il réellement le résultat net?

Franco et Al (2014), de l’Université Ryerson, ont mené une étude montrant que pour 76 % des hôtels boutiques, le marketing vert avait des effets bénéfiques sur leurs affaires. En outre, 88 % des établissements trouvaient que les pratiques écologiques étaient « importantes ou très importantes » pour leur réussite. Cependant, les hôteliers ne savaient pas à combien s’élevaient leurs dépenses en marketing vert (49 % d’entre eux ne pouvaient fournir de chiffres exacts).

En vue de déterminer les impacts ou, plus précisément, les avantages du marketing vert, les établissements devaient évaluer son incidence sur leurs activités de façon générale. La comparaison des contributions financières au marketing et à la satisfaction de la clientèle a donné des résultats statistiquement significatifs. Les établissements constataient des effets favorables lorsqu’ils allouaient un certain montant au marketing vert. Il n’y avait pas d’avantages particuliers à l’augmentation du tarif quotidien moyen, des profits ou de la durée des séjours, puisqu’il n’y avait pas de corrélation entre ces facteurs.

Les pratiques environnementales les plus courantes comprenaient des méthodes d’économie d’eau et d’énergie : 87 % des répondants avaient installé des pommes de douche à faible débit dans les salles de bains, 90 % s’étaient dotés d’un programme de réutilisation des serviettes et de la literie, et 66 % possédaient des systèmes de chauffage ou de climatisation efficaces. Les pratiques vertes plus élaborées n’étaient pas aussi répandues, car seulement 50 % des hôtels surveillaient la quantité d’eau qu’ils utilisaient réellement et 7 % des répondants employaient des panneaux solaires.

Fait intéressant, les hôtels n’avaient pas nécessairement obtenu de certification pour promouvoir leurs pratiques environnementales. En effet, 60 % des établissements disaient avoir reçu une certification LEED, ISO, Clé verte, Green Globe, Green Seal ou autre.

Les obstacles principaux à la mise en œuvre de pratiques vertes étaient le manque de fonds (45 %) et le besoin de motiver les employés à appliquer les mesures (25 %).

Économiser tout en améliorant sa réputation

La récente étude de Franco et Al (2014) montre de façon évidente l’impact favorable qu’a le marketing vert sur les établissements qui y consacrent un certain montant. Cela confirme la notion que si la société s’intéresse aux questions environnementales, de nombreuses entreprises, y compris les hôtels, seront portées à modifier leurs pratiques (Hu, 2012). Est-ce que le marketing vert peut, à lui seul, inciter l’industrie à améliorer son rendement écologique? Peut-être pas, bien que les résultats de cette étude soient positifs. Ce qui est certain, c’est que les établissements peuvent économiser d’importantes sommes d’argent, tout en améliorant leur réputation au sein du marché, en suivant de près leurs répercussions sur l’environnement.

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Tourisme durable

Mieux gérer le gaspillage en hôtellerie et en restauration

Selon une étude du Value Chain Management Centre (VCMC), les pertes provenant du gaspillage alimentaire au Canada se chiffrent à 31 milliards de dollars et représentent 6 millions de tonnes de nourriture. Chacune de ces tonnes produites inutilement engendrerait 4,5 tonnes de CO2, un poids environnemental énorme en matière de gaz à effet de serre.

D’où provient le gaspillage?

Bien que les consommateurs soient les plus grands acteurs (47 %) de l’équation, plusieurs secteurs d’activité sont concernés par les enjeux touchant le gaspillage alimentaire (voir graphique 1). Au Canada, les restaurants et les hôtels engendrent 9 % des pertes alimentaires du pays. Celles-ci résultent de plusieurs facteurs : les erreurs en cuisine, les résidus (os, grains de café, pelures de légumes, etc.), la fluctuation de la demande et la gabegie, les mauvaises manipulations, les problèmes d’entreposage des aliments, les restants de table, etc.

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Source : VCMC

Quelques pistes pour réduire les pertes

Utiliser le produit à son maximum semble être la première étape à suivre afin de minimiser les pertes.

Utiliser le produit à son maximum semble être la première étape à suivre afin de minimiser les pertes. C’est d’ailleurs ce que préconise Normand Laprise, chef et propriétaire du restaurant Toqué!, qui met en pratique la récupération alimentaire depuis plusieurs années. Avec son acolyte Charles-Antoine Crête, ancien chef de la Brasserie T, il a même donné des conférences sur le sujet, intitulées Cooking from Scraps. Prendre les queues de fraises pour aromatiser de l’eau et utiliser la pelure des patates pour faire des croustilles sont des exemples simples de façons de limiter les résidus. Or, peu importe les efforts investis, il s’avère impossible d’enrayer complètement les pertes en cuisine et en salle à manger. Selon Green Hotelier, suivre les quatre étapes suivantes peut cependant contribuer à leur réduction. 1. Mesurer les pertes  Munir les cuisines de poubelles distinguant l’origine des déchets permet de déterminer la provenance des pertes, de chiffrer leur ampleur, de mesurer les pertes financières qui y correspondent et, enfin, de mieux les gérer. Par exemple, on peut utiliser un conteneur pour les restants de table, un pour les aliments provenant de la préparation, un autre pour les résidus et un dernier pour les surplus et la gabegie.

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L’application Wise Up On Waste, conçue par Unilever Food Solutions pour les professionnels en cuisine, est un autre exemple d’outil visant à répertorier les pertes. 2. Développer un plan d’action

Préparer et communiquer un plan d’action détaillé peut toutefois favoriser la responsabilisation des employés.

Mobiliser le personnel représente un défi pour plusieurs établissements. Préparer et communiquer un plan d’action détaillé peut toutefois favoriser la responsabilisation des employés. Ce plan devrait inclure, selon les besoins, les actions suivantes :

  • Revoir la gestion de l’inventaire et les processus de livraison;
  • Procéder à un contrôle des quantités et de la qualité;
  • User de créativité pour mettre en pratique la récupération alimentaire;
  • Offrir des choix aux clients quant aux portions et à la composition de leur assiette et leur proposer de rapporter leurs surplus à la maison.

3. Évaluer le progrès mensuellement Obtenir la rétroaction des employés et mesurer de nouveau les pertes permet d’avoir l’heure juste quant au succès du projet. Il ne reste ensuite qu’à adapter le plan d’action en fonction des besoins qui ressortent de cette évaluation. 4. Partager les résultats Pour maintenir la motivation du personnel, il est important de lui communiquer régulièrement les résultats de la démarche. Pour inspirer et sensibiliser d’autres hôtels ou restaurants au gaspillage alimentaire, pourquoi ne pas aussi partager l’expérience publiquement?

Que faire avec ces aliments non consommés?

La redistribution alimentaire donne une seconde vie aux aliments comestibles et, surtout, vient en aide à des gens dans le besoin. Le Bilan-Faim Québec 2014 des Banques alimentaires du Québec indique que les membres du réseau répondent en moyenne à 1 601 115 demandes d’aide chaque mois. La Tablée des Chefs, qui offre des services de courtage en alimentation durable, redistribue à des organismes communautaires les surplus alimentaires générés lors d’événements de 25 personnes ou plus. En septembre 2014, l’Association des hôtels du grand Montréal (AHGM) a annoncé un partenariat avec l’organisme; elle souhaite voir augmenter la participation des hôtels de la grande région de Montréal. Au total, huit membres de l’AHGM adhèrent aux services de La Tablée des Chefs, dont le Hilton Bonaventure et le Centre Sheraton Montréal. La transformation des déchets organiques en compost est une façon écologique de gérer les pertes alimentaires. Lorsqu’enfouies, les matières organiques se biodégradent et génèrent des biogaz (dioxyde de carbone et méthane) qui contribuent à l’effet de serre. Or, en compostant et en procédant à l’épandage du compost qui en résulte, non seulement on réduit la charge polluante des lieux d’enfouissement, mais on améliore aussi la qualité des sols et on limite l’usage d’engrais et de produits phytosanitaires. À Paris, 80 restaurants, hôtels et traiteurs se sont unis en février 2014 afin de créer leur propre système de collecte de biodéchets. L’objectif de leur projet pilote était de ramasser près de 200 tonnes de biodéchets en 6 mois afin de transformer le produit du gaspillage alimentaire en électricité, en gaz naturel et en fertilisant. Au total, ce regroupement a collecté 584 tonnes de déchets alimentaires en 7 mois. À Melbourne, le programme City Harvest vise à réduire les résidus organiques dans les restaurants de la métropole grâce à la mise en place d’un système facilitant la production et la collecte de compost qu’on épand ensuite dans les jardins de la ville. À Londres, l’organisme Save Food accompagne les restaurateurs et les hôteliers afin de les aider à comprendre l’origine de leurs pertes et à les réduire.

Les enjeux entourant le gaspillage alimentaire touchent la planète entière. Pour illustrer leur importance et réfléchir à des pistes de solution, l’Exposition Universelle, qui se tiendra à Milan du 1er mai au 31 octobre 2015, a pour thème « Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie ».

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La campagne courtise les «foodies»

 

À l’occasion du 23e Nordic Symposium on Tourism and Hospitality Research, qui se déroulait à Copenhague les 2 et 3 octobre 2014, le tourisme gourmand a fait l’objet de nombreuses présentations. Voici les grandes lignes de deux d’entre elles, qui concernent plus particulièrement le développement des régions rurales grâce à l’agrotourisme.

 

La production écologique grâce au tourisme

Le chercheur suédois Jan Henrik Nilsson rappelle à quel point l’approvisionnement alimentaire constitue l’une des principales fonctions de notre société et de l’économie, et ce, de l’agriculture jusqu’à l’assiette. La production agroalimentaire de masse exerce une pression sur plusieurs plans, tels que la santé, l’environnement, les changements climatiques et le traitement des animaux. La production écologique contribue à rendre le système d’approvisionnement plus durable. Néanmoins, elle engendre une hausse des prix pouvant, de prime abord, décourager le résident en milieu rural dans son alimentation au quotidien.

Selon M. Nilsson, le tourisme peut être vu comme un moyen de favoriser la production écologique par la vente dans les marchés et les réseaux locaux d’alimentation et par la promotion de la gastronomie locale. Selon le chercheur, la clientèle touristique constitue un segment intéressant sur plusieurs plans, puisqu’elle:

  • possède un certain pouvoir d’achat;
  • est encline à payer davantage pour des produits de qualité;
  • fréquente les restaurants, les événements spéciaux, les marchés publics, etc.;
  • apprécie les restaurants qui privilégient des produits locaux et biologiques.

Le tourisme favorise l’innovation

Son étude, réalisée dans la province suédoise du Småland, laisse entendre également que le tourisme favorise l’innovation en alimentation. Selon M. Nilsson, les idées novatrices sont souvent inspirées de ce qui se fait ailleurs. De plus, les projets novateurs remportent souvent plus de succès auprès des visiteurs de la région plutôt qu’auprès des gens qui l’habitent, souvent plus conservateurs. On n’a qu’à penser à de nouvelles variétés de fruits et légumes, à des productions artisanales raffinées, comme des fromages ou des saucisses, à des méthodes de cuisson ou de préparation provenant d’autres pays, à des plats ancestraux revisités, etc. C’est pourquoi le chercheur estime que les touristes sont essentiels à la survie des petites entreprises liées à l’alimentation durable en milieu rural.

L’adoption de l’appellation «Gourmet»

Deux autres chercheurs, Henrik Halkier, du Danemark, et Laura James, de la Suède, ont étudié la synergie nourriture-tourisme et les stratégies de deux régions rurales qui se positionnent sur le marché des destinations gourmandes. L’étude analyse les régions d’East Suffolk, en Angleterre, et du North Jutland, au Danemark.

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Source: VisitNordjylland.com

Dans les deux cas, les motivations des intervenants (petites entreprises agroalimentaires, restaurants, hôtels et organisations de promotion touristique) et des paliers de gouvernement étaient de prolonger la saison touristique et de développer l’économie rurale. Au Danemark, la «nouvelle cuisine nordique», soit celle faite de produits frais et locaux, mise en vedette notamment par le célèbre restaurant copenhaguois Noma, était vue comme le moteur de la stratégie. Du côté de l’Angleterre, on met l’accent sur la provenance des produits et sur l’importance que cela représente pour le consommateur, aujourd’hui plus informé que jamais. Un tel positionnement présente des défis, dont ceux liés à l’évaluation des besoins en matière de production et de distribution des produits.

Le North Jutland a fait preuve de dynamisme en créant une image de marque liée au tourisme gourmand. Les organismes gouvernementaux ont soutenu différents événements à caractère culinaire. Le programme LEADER de la Commission européenne pour l’économie rurale a permis de lier des petits producteurs aux restaurateurs; ces derniers ont créé des plats à partir de produits locaux auxquels ils ont attribué des histoires pour ainsi profiter de l’engouement pour le storytelling.

Le terroir se fait appétissant

Les chercheurs le constatent, des destinations le mettent en pratique: les produits locaux et de qualité attirent les gens! De plus en plus de régions rurales organisent leur offre agricole et culinaire pour courtiser les visiteurs. La campagne Bon Appétit! Bon Appalachia! a pour but de valoriser les producteurs locaux les plus dynamiques. L’Appalachian Regional Commission et le Tourism Council, qui comprend des représentants de 13 États américains de la région des Appalaches, ont sélectionné quelque 650 destinations gourmandes localisables sur une carte interactive. La vidéo ci-dessous illustre la diversité de cette offre et l’esprit qui anime ce marché touristique.

 

Source: Youtube

L’organisme Berkshire Farm and Table fait la promotion de la culture culinaire locale de la région des Berkshires, dans le nord-est des États-Unis. En développement, le site Web présente des événements, publie un blogue avec des histoires liées à la nourriture locale, propose des circuits gourmands par thématique, dont les trois suivants:

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Source: Berkshire farm and table

Des régions européennes ont bâti leur réputation grâce à une forte culture de producteurs et d’artisans, mais des États américains comme l’Oregon et la Californie disposent désormais d’une image de marque liée aux découvertes culinaires, aux produits locaux de qualité. Voilà une façon tout à fait séduisante et responsable de découvrir la ruralité.

 

Image à la une: Berkshire Farm & Table

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Favoriser l’engagement social de ses employés

Les employés de la station Vail Resorts, au Colorado, ont la chance de vivre une expérience enrichissante. Par l’entremise du programme Epic Volunteers, on leur accorde 40 heures de congé payé pour participer à des projets de bénévolat. Tout employé ayant cumulé au moins 750 heures de travail dans l’entreprise peut soumettre sa candidature, qui sera évaluée par un comité composé de dirigeants de chaque division au sein de Vail Resorts. Bien qu’une attention particulière soit accordée aux demandes de bénévolat au sein d’organismes à but non lucratif œuvrant dans les domaines d’intervention privilégiés par Vail Resorts comme la jeunesse ou l’environnement, les participants peuvent opter pour toute autre organisation de leur choix, n’importe où dans le monde. Une excellente manière de favoriser l’engagement social des employés!