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Regard prospectif sur l’industrie touristique canadienne

Le Conference Board du Canada a publié récemment ses estimations et ses prévisions concernant la fréquentation touristique au Canada pour 2014 à 2018. Ce sont les perspectives de croissance pour le marché domestique (voyageurs d’affaires et d’agrément) et les marchés internationaux (États-Unis et outre-mer) qui ont été étudiées. Une certaine réserve doit être conservée à la lecture de ces données, puisque de nombreux facteurs imprévisibles (financiers, climatiques, politiques, sociaux, etc.) influenceront la prise de décision des voyageurs, et ainsi leur fréquentation réelle.

La prévision de croissance globale de 2,6 % pour 2015 s’avère légèrement supérieure à l’estimation pour 2014 (2,2 %). Cette croissance devrait ralentir en 2016 à un taux hypothétique de 2 %, reflétant la faible confiance des consommateurs et les incertitudes persistantes à propos de l’économie mondiale. Ces prévisions ainsi que les informations suivantes réfèrent au tableau 1.

Tourisme domestique modeste et stable

La croissance de 2 % du tourisme domestique en 2014 est discrète, mais constitue une agréable surprise, considérant l’hiver froid et long que l’on vient de passer. La croissance économique et l’indice de confiance des Canadiens à la hausse ont permis d’atteindre un taux d’augmentation de 2,4 % pour les marchés d’agrément et d’affaires. Pour l’année en cours, les consommateurs demeurent inquiets à propos de la progression de leurs revenus, du taux d’endettement et du marché de l’emploi en général. L’indice du Conference Board relatif aux nouveaux emplois (Help-Wanted Index) suggère que le rythme de création d’emplois demeurera modeste à court terme.

D’un autre côté, les compagnies aériennes offriront davantage d’itinéraires de vol et de sièges en 2015. Le nombre de sièges disponibles pour des vols directs à l’intérieur du Canada devrait croître de 2,9 %.

Boom du marché américain à court terme

Après la mince augmentation estimée de 1,1 % des voyageurs américains au Canada en 2014, le Conference Board envisage une bien meilleure performance cette année. L’an dernier, le nombre de voyageurs utilisant l’automobile a décru de 1 %, alors que ceux prenant l’avion augmentait de 6 %. La combinaison d’une économie plus solide et d’un taux de change favorable devrait renverser la vapeur pour l’année en cours.

Quoique les voyages en automobile demeurent loin du niveau atteint en 2002, on prévoit une hausse considérable de ceux-ci cette année. Ce segment est traditionnellement plus sensible à la variation du taux de change et au prix de l’essence. De plus, la tenue d’événements sportifs majeurs au cours de l’été attirera des touristes américains.

On peut s’attendre à ce que le nombre de voyages en avion augmente aussi grâce à l’offre d’une plus grande quantité de sièges et à la croissance du nombre d’Américains détenteurs d’un passeport. Cependant, avec la stagnation de la capacité de transport aérien, les prévisions à moyen terme sont plus modérées.

Plus de 9 % d’augmentation du nombre de touristes outre-mer en 2014

Le Conference Board estime que le tourisme d’outre-mer a augmenté de 9,3 % en 2014. Le taux de change favorable, l’augmentation des indices de confiance et la forte hausse de la capacité de transport aérien expliquent ces gains. Le nombre de visiteurs en provenance de l’Asie a augmenté de 17 %, dominé par la Chine. Les visiteurs européens, quoique présentant un taux de croissance moindre (7 %), effectuent un nombre important de déplacements. Il s’avère particulièrement hasardeux de se livrer à des prévisions à l’échelle internationale, mais le Conference Board anticipe néanmoins une certaine croissance, en partie en raison des plus faibles coûts de l’énergie.

Après 2015, la venue de l’Autorisation de voyage électronique (AVE) pour tous les voyageurs des pays exempts de visa (excluant les États-Unis) représente un risque; il pourrait s’agir d’un frein à certains déplacements. Cela concerne presque tous les pays d’Europe de l’Ouest, le Japon, l’Australie et d’autres marchés traditionnels du Canada.

ML_previsions_CB_tab1

e = estimation; p = prévision
Note : Les taux de croissance annuelle sont présentés en italique.
Sources : Conference Board du Canada, Statistique Canada.

Le Québec suit la tendance canadienne

Le Québec est une des provinces qui devrait bénéficier le plus du renforcement de l’économie américaine. L’indice de confiance élevé dans l’Atlantique centre et la Nouvelle-Angleterre profitera certainement aux voyageurs transfrontaliers. Sur un horizon plus lointain, la croissance générale s’annonce modeste à l’exception de 2017, où les fêtes du 375e anniversaire de Montréal stimuleront le tourisme.

Le Québec est une des provinces qui devrait bénéficier le plus du renforcement de l’économie américaine.

Montréal jouit de solides gains en matière de tourisme provenant d’outre-mer (6 % en 2014). Le Conference Board évalue que le marché américain pourrait croître de 4,3 % en 2015 et suivre un rythme de croissance élevé jusqu’en 2017.

Pour la ville de Québec, les prévisions pour 2015 sont plus favorables (2,8 %) que l’estimation pour 2014 (1,5 %), où la performance a été faible sur les marchés domestique (1,2 %) et américain (0,6 %). L’agrandissement du Centre des congrès et une meilleure économie en général devrait donner un coup de pouce au tourisme d’affaires (4,8 %). L’inauguration du Centre Vidéotron en septembre prochain, la modernisation du lieu historique national Cartier-Brébeuf, ainsi que de la Maison-Maillou devraient ajouter à l’attractivité de la capitale.

L’Organisation mondiale du tourisme mise sur une progression du nombre de touristes internationaux comprise entre 3 % et 4 % en 2015, par rapport à 2014. Le Canada pourrait-il suivre cette tendance? Qu’est-ce que votre petit doigt – ou une analyse plus détaillée – vous dit?

 

 

Source de l’image à la une: “FreeImages.com/Sarah Buxton.”

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Les Québécois, plus sorteux qu’avant!

 

À la lumière des données du Print Measurement Bureau (PMB), voici un portrait évolutif de certains comportements de voyages liés aux séjours d’agrément (d’une nuit ou plus) des Canadiens et des Québécois. À noter qu’à la différence des chiffres fournis par Statistique Canada concernant les voyages des résidents canadiens, les enquêtes du PMB concernent les individus. Ces données du PMB proviennent d’un sondage effectué mensuellement et échelonné sur une période de deux ans. Le nombre total de répondants s’élève à près de 21 500 Canadiens, dont plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans ou plus.

Les Québécois en rattrapage

D’après le sondage de 2004, plus de 46 % des Canadiens des autres provinces avaient voyagé à l’international au cours des 3 années précédentes. Chez les Québécois, cette proportion s’élevait à seulement 27 %. Au fil des années, l’écart entre ces moyennes s’amenuise (voir le graphique 1). L’incidence des Québécois qui ont voyagé à l’étranger atteint maintenant 41 % selon les données du PMB 2014, alors que la moyenne des autres provinces canadiennes est de 46 %. Les provinces qui enregistrent les plus fortes proportions de voyageurs internationaux sont l’Ontario (49 %) et les Prairies (47 %). Les résidents des provinces de l’Atlantique sont les moins enclins à avoir réalisé un voyage à l’étranger au cours des 3 dernières années (29 %).

 

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Beaucoup plus de voyages qu’il y a 10 ans

Le graphique 2 illustre l’évolution des habitudes de voyage à l’étranger des Québécois au cours des 12 derniers mois. On remarque une forte croissance de la part des Québécois qui ont réalisé au moins 2 voyages. De 10 % en 2004, cette proportion atteint 21 % en 2014, soit plus du double.

 CB_Quebecois_plus_sorteux_avant_graph_2

Des classiques bien ancrés

Le nord-est des États-Unis a connu une recrudescence de popularité comme destination pendant les dix dernières années. En 2004, 7 % des Québécois affirmaient y être allés en voyage d’agrément au cours des 3 dernières années; ils étaient plutôt 13 % en 2012. La France, l’Angleterre et l’Italie figurent toujours parmi les destinations européennes fréquentées par le plus grand nombre de Québécois, mais les proportions restent stables (voir le graphique 3).

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Le Sud attire toujours plus

Les destinations soleil ont la cote auprès des Québécois, ce n’est pas une surprise. Mais la progression du nombre de Québécois qui s’y rendent est remarquable. Certaines îles des Caraïbes, parmi les destinations les plus populaires, sont en forte croissance. Alors qu’en 2004, quelque 3 % de Québécois affirmaient s’être rendus à Cuba au cours des 3 dernières années, cette proportion grimpait à près de 10 % lors du sondage de 2014. 

Alors qu’en 2004, quelque 3 % de Québécois affirmaient s’être rendus à Cuba au cours des 3 dernières années, cette proportion grimpait à près de 10 % lors du sondage de 2014.

La République dominicaine et le Mexique enregistrent aussi une croissance de voyageurs québécois. Dépassée par Cuba depuis le sondage de 2010, la Floride demeure une destination prisée par une part grandissante de Québécois (voir le graphique 4).

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Les Québécois voyagent moins au Canada que les autres

Les données du sondage PMB 2014 indiquent qu’un peu plus de la moitié (53 %) des Canadiens de 12 ans ou plus ont fait un voyage d’agrément au pays au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est plus basse (45 %) parmi les Québécois. En fait, il s’agit du plus bas taux de touristes nationaux de tout le pays. L’incidence la plus élevée est celle liée aux citoyens des Prairies (65 %), suivie par la Colombie-Britannique et les provinces de l’Atlantique (voir le graphique 5). Globalement, ces chiffres ont très peu changé depuis les 10 dernières années.

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Où vont les Québécois et leurs voisins?

Alors que 35 % des Québécois ont réalisé un séjour d’agrément au Québec, 40 % des Ontariens l’ont fait en Ontario et une grande part des résidents de l’Atlantique se sont promenés dans les provinces de l’est du pays (voir le graphique 6). Aussi, 11 % des Ontariens et 7 % des résidents de l’Atlantique sont venus au Québec. À l’inverse, 13 % des Québécois sont allés en Ontario et 5 %, tout au plus, dans les provinces de l’Est canadien.

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De plus en plus de Québécois voyagent. L’industrie touristique d’ici doit tout mettre en œuvre pour que ceux-ci considèrent leur province comme une destination attrayante. Non seulement ils généreront des retombées économiques importantes au Québec, mais en plus, ils feront d’excellents ambassadeurs.

 

Image à la une : © istock photo

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Segments de clientèles

Regard sur les voyageurs gais canadiens

On entend souvent parler de stratégies visant à attirer la clientèle LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres) américaine, mais moins celle du Canada. Pourtant, elle représente 2% de la population canadienne, selon Print Measurement Bureau (PMB), soit un peu plus de 575 000 personnes. Selon Statistique Canada, la moitié des couples de même sexe vit dans les trois plus grandes régions métropolitaines de recensement (RMR): Toronto (21%), Montréal (18%) et Vancouver (10%). À peine plus de la moitié sont des hommes (54%).

Les données suivantes proviennent d’un traitement spécial de l’enquête 2013 de PMB. Elles permettent d’analyser le comportement de voyage de la population canadienne homosexuelle. Il s’agit d’un sondage annuel, effectué mensuellement auprès d’un échantillon stratifié aléatoire à l’échelle nationale (environ 23 000 répondants de 12 ans et plus). D’autres informations sur ce segment de clientèle sont disponibles dans une étude réalisée par Tourisme Montréal. 

Voyageurs assidus

Des 578 000 personnes se déclarant gaies au Canada, 417 000 ont voyagé, soit 72%. Ces voyageurs sont autant des hommes (52%) que des femmes (48%). De façon plus précise, 60% ont réalisé au moins un voyage au Canada au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête et 50% à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années. Il s’agit de proportions plus importantes que pour l’ensemble des touristes (voir le graphique 1).

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Le quart de cette clientèle a réalisé 7 voyages et plus au Canada au cours des 12 derniers mois, ce qui représente donc un grand nombre de séjours (voir le graphique 2).

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Peu de divergences pour les destinations

On observe peu de différences quant aux provinces canadiennes visitées, à l’exception de l’Ontario, où 59% des voyageurs gais auraient effectué un séjour au cours de la dernière année, comparativement à 41% pour l’ensemble des voyageurs (voir le graphique 3).

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Pour leurs voyages aux États-Unis, les Canadiens gais optent pour des destinations similaires à l’ensemble des voyageurs. Seule la Californie se démarque, ayant intéressé 19% des voyageurs gais et 10% de l’ensemble du marché canadien. Les autres destinations favorisées dans une proportion beaucoup plus grande par les touristes gais sont l’Amérique du Sud (16% contre 3%), le Royaume-Uni (14% contre 7%), la France (11% contre 7%) et Cuba (15% contre 10%). Au contraire, ils sont moins attirés par le Mexique (10% contre 15%).

Friands de culture

Parmi les activités pratiquées pendant un voyage au Canada, certaines sont plus populaires que d’autres. Si les voyageurs gais sont légèrement plus intéressés par le magasinage, ils participent dans une proportion marquée aux événements culturels et au nightlife. Ils visitent aussi davantage les musées ou les galeries d’art (voir le graphique 4). D’un autre côté, ils font moins d’activités sportives et de randonnée et assistent moins à des événements sportifs.

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Types d’hébergement

Tout comme l’ensemble des voyageurs canadiens, les touristes homosexuels choisissent l’hôtels dans environ 46% des cas (voir le graphique 5). Ils sont légèrement plus enclins à dormir dans des chalets ou chez des parents ou des amis que l’ensemble des voyageurs canadiens. Toutefois, ils fréquentent moins les campings, les gîtes ou les motels.

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Amateurs de mobilité

Près de neuf voyageurs gais sur dix détiennent un téléphone intelligent (54%) ou cellulaire (35%), alors que ces proportions sont moindres pour l’ensemble de la population canadienne (voir le graphique 6). Les tactiques utilisées pour communiquer avec eux devraient tenir compte de la mobilité.

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S’y intéresse-t-on suffisamment?

La Chambre de commerce gaie du Québec publiait, en octobre 2013, une étude sur les enjeux touristiques LGBT au Québec. On note une inquiétude quant à une éventuelle diminution des voyageurs gais dans les régions de Montréal et de Québec ainsi qu’au retrait complet de Tourisme Québec et de la Commission canadienne du tourisme vis-à-vis ce segment de marché. L’étude rappelle aussi que le Québec est un précurseur en ce qui concerne la reconnaissance des droits et libertés des communautés LGBT et avance que cette carte pourrait être davantage jouée par les autorités touristiques.

Les démarches reposent donc sur les associations touristiques régionales, principalement Tourisme Montréal et l’Office du tourisme de Québec. L’initiative originale Montreal Boy – Some Strings Attached, une websérie diffusée sur une populaire chaîne Internet américaine, Logotv.com, en est un bel exemple. Les épisodes de quelques minutes, imaginés par la firme Sid Lee et Tourisme Montréal, cherchent à consolider l’image accueillante de la métropole envers la communauté LGBT.

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Segments de clientèles Tendances

Prévisions 2014 pour les réunions d’affaires

L’utilisation croissante des médias sociaux sera la principale tendance prévue en 2014 dans le secteur des réunions. Les planificateurs anticipent encore une fois des restrictions budgétaires de leurs clientèles, ce qui pourrait expliquer la hausse du nombre de réunions sur les marchés domestiques.

Prévisions d’affaires des planificateurs de réunions

Selon un sondage prévisionnel d’American Express, les planificateurs nord-américains prévoient en 2014 une hausse de 1,5% du nombre de réunions par entreprise, comparativement à l’année précédente. Le volume de ces événements restera stable en Europe et baissera de 1,2% dans la région Asie-Pacifique. Les hôteliers sont cependant plus optimistes, puisqu’ils entrevoient une augmentation de 3% à l’échelle planétaire.

En Amérique du Nord, 46% des répondants anticipent une croissance du volume, alors qu’un quart d’entre eux seulement tablent sur une baisse (voir le graphique 1). Le nombre de participants par réunion sera majoritairement stable (47%); néanmoins, près du tiers (31%) des planificateurs s’attendent à une augmentation. Quant à la durée moyenne de l’événement, 70% n’entrevoient aucun changement en 2014.

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en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013

Toujours en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013. Les répondants européens prévoient une diminution de 1,8% et ceux de l’Asie-Pacifique de 3,6%, en ce qui concerne les dépenses. Les budgets individuels pourraient chuter de 4,4% pour cette dernière région, soit la plus forte baisse de toutes pour 2014.

Les prévisions des tarifs hôteliers négociés sont similaires à celles faites pour l’an passé, avec des hausses de 3 à 5% pour toutes les régions, à l’exception de l’Europe (0%). Néanmoins, il est intéressant de constater que les hôteliers prévoient une augmentation moins importante de 1,8% à l’échelle globale.

Tendances générales

American Express et Carlson Wagonlit Travel identifient plusieurs tendances et changements pour 2014.

  • Technologie mobile et médias sociaux:

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements.

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements. Les participants sont à la recherche de différentes fonctionnalités: l’interactivité, le partage de commentaires durant le déroulement des réunions ainsi que l’accès à des informations détaillées sur les conférenciers et les contenus abordés. Pour les événements de grande envergure, les applications mobiles sont perçues comme un outil de communication très efficace avec les participants. De plus, les planificateurs nord-américains prévoient une hausse de 4% de l’utilisation des médias sociaux durant les réunions, supérieure donc à celle des Asiatiques (3,2%) et des Européens (2,5%). Enfin, grâce à un meilleur accès aux données clients (big data), les planificateurs sont en mesure de personnaliser leurs services pour chaque participant, en lui envoyant par exemple les invitations et itinéraires routiers sur son appareil mobile.

  • Marché domestique:

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions (voir le tableau 1). Cette tendance s’explique par la volonté des entreprises de réduire la durée des voyages et les coûts inhérents. La demande des Nord-Américains pour des événements qui ont lieu dans leur région devrait croître de 2,3% et celle des Européens de 2,4%. La plus forte hausse concernera le marché de l’Asie-Pacifique (4%).

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  • Sécurité des participants:

La sécurité et la sûreté d’une destination continueront d’influencer grandement la tenue d’événements en 2014. Les instabilités économiques et politiques qui perdurent dans certaines régions ainsi que l’accroissement des voyages d’affaires dans les marchés émergents contribuent à faire de la sécurité un élément majeur de la planification des réunions en 2014.

  • Réunions virtuelles:

Les planificateurs nord-américains sondés par American Express prévoient organiser davantage de réunions virtuelles en 2014 que l’an passé. En effet, 30% d’entre eux utiliseront une technologie virtuelle ou hybride (incluant des événements réels) pour plus de 10% des réunions, alors que seulement 18% avaient cette intention pour 2013.

  • Consolidation des budgets des entreprises:

À l’échelle mondiale, les deux organismes notent une préoccupation resserrée autour des budgets et des dépenses. Cela entraînera un accroissement de l’importance des tarifs de groupes pour les planificateurs, en raison de leur plus grande possibilité de négociation et de flexibilité. De leur côté, les entreprises continueront de consolider leurs politiques de réunions et chercheront un fournisseur unique capable de leur apporter un soutien global et des économies de coûts. Carlson Wagonlit Travel s’apprête à lancer en Amérique du Nord l’outil «CWT Meetings & Events Dashboard», permettant aux entreprises d’exercer un meilleur contrôle de leurs dépenses en réunions et événements.

Le «virage affaires» amorcé par Tourisme Montréal à la fin 2013 semble débuter à point nommé, à l’heure où les marchés domestiques attirent davantage d’entreprises pour la tenue de leurs réunions. Les marchés limitrophes de Toronto et de Boston sont dans leur ligne de mire, arriveront-ils à les courtiser?

Image à la une: © By NC Grand Hyatt San Francisco

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Faits et chiffres Hébergement

Comment se porte le marché hôtelier canadien?

Comment se classe le marché hôtelier québécois, par rapport aux autres provinces canadiennes? Plusieurs indicateurs permettent la comparaison de leurs performances, que ce soit le taux d’occupation, le revenu par chambre disponible ou encore le volume de transactions (lire aussi: Le «Revenue Management» pour les hôteliers indépendants).

Les firmes Smith Travel Research (STR) et HVS Canada publient périodiquement les rapports intitulés «Canadian Lodging Outlook», faisant état de la performance du marché hôtelier des provinces canadiennes. Les données, collectées par STR, proviennent d’un échantillon d’établissements indépendants ou appartenant à une chaîne; ce recensement n’est donc pas représentatif du nombre réel d’hôtels, mais permet une comparaison entre le Québec et le reste du Canada (hormis les territoires).

Nombre de chambres disponibles

Plus de 424 500 chambres étaient disponibles à travers le Canada en 2012, soit 8 300 unités de moins qu’en 2010 (voir le tableau 1). Pratiquement toutes les provinces ont vu leur parc hôtelier diminuer, en particulier la Nouvelle-Écosse (-15%). Près du tiers des chambres étaient regroupées en Ontario, ce qui représente la plus forte proportion, suivie de la Colombie-Britannique (20%) et du Québec (18%). Le nombre d’unités disponibles dans les villes de Toronto, de Vancouver et de Montréal est resté relativement stable depuis 2010.

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Taux d’occupation

En 2012, le taux d’occupation moyen des hôtels du Canada était de 62%, et le taux le plus élevé a été atteint par Terre-Neuve-et-Labrador (près de 74%). Avec l’Alberta, cette province est celle qui a connu la plus importante hausse depuis 2009, soit près de 10% (voir le graphique 1). Le Québec se situe à la médiane, légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

L’occupation hôtelière de la Belle Province a enregistré une croissance d’environ 9% depuis 2009

L’occupation hôtelière de la Belle Province a enregistré une croissance d’environ 9% depuis 2009, mais accusé une baisse de près de 1% en 2012.

Le marché montréalais affiche une bonne performance depuis 2009, puisque l’occupation hôtelière a augmenté de 11% (comparativement à 8,5% à Toronto). Malgré cela, cette dernière est la moins élevée des trois villes, avec un taux de 64,2% en 2012, celles de Toronto et de Vancouver étant respectivement de 67,4% et de 66,6%.

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Indicateurs financiers: tarif moyen journalier et revenu par chambre disponible

En 2012, le tarif moyen journalier du Québec était parmi les plus hauts du Canada, et de 10$ plus élevé qu’en Ontario (135$ comparativement à 125$). Depuis 2009, c’est Terre-Neuve-et-Labrador qui a connu la plus forte hausse (11%), alors que l’Île-du-Prince-Édouard s’est classée en dernière position avec une diminution de 6,5% (voir le graphique 2). L’Alberta mène la course grâce à un tarif moyen de 139,80$ par nuitée.

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Le revenu par chambre disponible (RevPAR) – que l’on obtient en multipliant le taux d’occupation par le tarif moyen journalier – a augmenté de 9% entre 2009 et 2012 pour l’ensemble du Canada (voir le graphique 3). Terre-Neuve-et-Labrador, qui affichait le RevPAR le plus élevé de toutes les provinces en 2012 (102$), a aussi connu la plus forte hausse (+21%), suivie du Québec (+14%), tandis que l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick se classaient derniers (baisse respective de -5% et -4%).

Le RevPAR de Montréal a affiché une croissance de 16% depuis 2009 et s’élevait en 2012 à 86$. Mais une fois encore, la performance de la ville n’égale pas celles de Toronto et de Vancouver, puisque son revenu par chambre disponible est nettement plus bas que le leur (92$). Pour 2013, la firme PKF Consulting prévoit une augmentation de 3,8% à l’échelle du pays.

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Quelques comparaisons entre provinces

L’industrie hôtelière des provinces de l’Atlantique, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, atteste d’une performance des moins enviables. Son nombre de chambres disponibles s’est considérablement réduit depuis 2010 (baisses de 8% pour le Nouveau-Brunswick, de 15% pour la Nouvelle-Écosse et de près de 9% pour l’Île-du-Prince-Édouard), et les autres indicateurs du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard sont les plus bas du pays.

Même si son parc hôtelier ne représente qu’un peu plus de la moitié de celui de l’Ontario, le Québec remplit davantage ses hôtels, vend ses chambres plus cher et génère des revenus plus importants par unité disponible que son voisin de l’Ouest.

Les transactions hôtelières

Les ventes d’hôtels au Canada se sont chiffrées à près de 1,2 milliard de dollars en 2012, en hausse pour une troisième année consécutive.

Néanmoins, ces montants sont loin d’égaler les 4,5 milliards de dollars investis en 2007. Sur les 97 transactions, la moitié ont été réalisées en Ontario et seulement 7 au Québec (4 à Montréal), pour une valeur supérieure de 24% à celle de 2011, soit 114 millions de dollars. L’Hôtel de la Montagne, vendu pour 39 millions de dollars, a constitué la quatrième plus importante vente du pays.

Un parc hôtelier grandissant

En 2012, 37 établissements se sont ajoutés au parc hôtelier canadien. C’est le segment milieu de gamme supérieur (Upper Midscale) qui comptabilise le plus grand nombre d’ajouts (12), suivi du haut de gamme (7). En 2013, 55 propriétés totalisant plus de 5 600 chambres devraient ouvrir.

En mai 2013, la Corporation de l’industrie touristique du Québec comptabilisait 1 688 établissements hôteliers. D’après une enquête réalisée fin 2010 par l’Association des hôteliers du Québec auprès des associations touristiques régionales, il y avait 24 projets de nouveaux établissements hôteliers et résidences de tourisme, et plus de 30 projets d’agrandissement ou de rénovation prévus ou planifiés au cours des prochaines années. Leur réalisation améliorera la compétitivité du parc hôtelier et profitera à l’ensemble de l’industrie touristique québécoise.

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Faits et chiffres Produits et activités

Culture un jour, culture toujours

Les personnes qui participent à une activité culturelle ont tendance à prendre part à d’autres activités de même nature. Pour plusieurs lieux artistiques, il importe de ne pas se restreindre aux caractéristiques démographiques pour définir et comprendre la clientèle. D’autres éléments semblent prédominants, notamment les facteurs de chevauchement entre les diverses activités culturelles.

Cette analyse se base sur les résultats de l’étude «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», réalisée par la firme Hill Strategies Research Inc. Il est important de préciser que les données de cette étude proviennent de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada. Pour être qualifiés au sondage, les répondants canadiens devaient être âgés de 15 ans et plus, et avoir participé à des activités artistiques au pays ou à l’étranger, et ce, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Mentionnons enfin que l’étude a tenu compte de 12 facteurs démographiques et de 18 facteurs de chevauchement culturel.

Des liens à faire entre diverses activités culturelles 

En 2010, près de la moitié (44%) des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à au moins un spectacle de théâtre, incluant les comédies musicales, les soupers-théâtres et les pièces proprement dites (voir le graphique 1).

Bien que moins nombreux, les Canadiens qui ont assisté à un concert de musique classique (13%) semblent également s’adonner à plusieurs autres activités culturelles (voir le tableau 1). En effet, 78% d’entre eux ont également pris part à un spectacle de théâtre, 70% ont visité une galerie d’art, 65% ont fréquenté un festival culturel et 60% ont assisté à un spectacle de musique populaire. Cependant, 25% et moins de ces amateurs d’activités culturelles ont inclus un concert de musique classique à leur agenda.

Parmi les facteurs démographiques qui ont la plus grande incidence sur la participation à des activités culturelles, mentionnons particulièrement le revenu des ménages de plus de 100 000 dollars et le niveau de scolarité universitaire.

Les loisirs culturels

D’autres facteurs définissent les intérêts des participants aux cinq activités artistiques étudiées, notamment, leurs loisirs culturels. Par exemple, les personnes qui écoutent de la musique téléchargée sur un ordinateur, MP3 ou autre équipement ont tendance à assister à un spectacle de musique populaire (49%) et à aller au théâtre (49%) (voir le tableau 2). Les amateurs de cinéma, quant à eux, assistent davantage à des spectacles de musique populaire (48%) ou à des festivals culturels (45%).

À la lumière de cette étude, il semble que les organismes culturels et les entreprises qui œuvrent dans cette industrie auraient avantage à s’allier pour séduire leurs publics, élaborer des promotions, définir certaines stratégies de commercialisation et finalement, mettre en valeur la culture sous toutes ses dimensions.

 

Source:

  • Hill Strategies Research Inc. «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», Regards statistiques sur les arts, vol. 11, no 1, septembre 2012.

 

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Faits et chiffres Marchés géographiques

La reprise des voyages des Canadiens au Québec se confirme en 2010

En 2010, plus de 22,6 millions de voyages ont été réalisés par les Canadiens au Québec, dont près de 20 millions par les Québécois, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2009, la plus importante des 3 dernières années. Ce phénomène s’explique par une hausse de 11,5% des visites chez des parents ou des amis, venant par le fait même contrebalancer les baisses des voyages d’affaires et d’agrément.

Les données de cette analyse sont tirées de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes ayant passé une nuitée ou plus au Québec à l’occasion d’un voyage.

Les visites chez des parents ou des amis relancent le tourisme intérieur

À la suite d’une fréquentation relativement stable entre 2007 et 2009, le Québec a connu une meilleure performance en 2010 quant à son tourisme intérieur, grâce aux visites de parents ou d’amis qui ont augmenté de 11,5% depuis 2009 (voir graphique 1). Le tourisme d’affaires accuse une baisse depuis 2006 (-22%) malgré une faible reprise en 2008, et les voyages d’agrément ont subi en 2010 la plus forte diminution des 4 dernières années (-5%).

Ainsi, les visites chez des parents ou des amis représentent plus de la moitié des voyages des Canadiens au Québec (56%) et près de 60% des voyages des Québécois. Viennent ensuite les voyages d’agrément (39%).

La provenance des touristes: éparpillée

Les Québécois restent de loin la principale clientèle (87%) du marché intérieur, malgré un léger recul depuis 2008 (-2,7%). La région métropolitaine de Montréal rassemble le plus grand nombre de voyageurs (8,42 millions), en particulier ceux qui visitent leurs parents ou leurs amis (voir graphique 2). Les voyages réalisés pour ce motif ont connu leur plus forte hausse annuelle dans la région de Québec (52%, soit 687 000 touristes de plus).

Les bassins de Montréal et de Québec émettent moins de voyageurs d’agrément par rapport à 2009, ces deux régions ayant enregistré des baisses respectives de 16,2% et de 4,5%. Cependant, la plus forte augmentation provient des foyers de Toronto (53%), de Sherbrooke (39%) et des autres provinces du Canada (28%).

Les hausses les plus importantes ont été observées dans les régions d’origine d’Ottawa-Gatineau (48%) et de Montréal (28%). On remarque un virement de situation pour le marché de Toronto entre 2009 et 2010, puisque le nombre de voyages d’affaires a baissé de 46%, alors que celui de voyages d’agrément a augmenté de 53%.

Lorsque l’on s’intéresse aux 5 principaux marchés d’origine (excluant le Québec) des visiteurs au Québec (voir graphique 3), selon le but du voyage, on remarque que les touristes voyagent avant tout par agrément, et c’est de la région d’Ottawa qu’ils proviennent en majorité.

Les destinations préférées des Québécois

De prime abord, nous remarquons que quatre régions du Québec se partagent près de la moitié des voyages d’agrément et des visites de parents ou d’amis réalisés par les Québécois (voir graphique 4). Les régions de Montréal et de Québec tirent leur épingle du jeu en attirant chacune plus de 2,5 millions de voyageurs, suivies des Cantons-de-l’Est et de la Montérégie.

 

Les voyages d’affaires sont principalement réalisés dans les régions de Montréal et de Québec (près de 425 000).

 

 Les nombreuses activités réalisées en voyage

Les principales activités réalisées par les touristes canadiens, tous buts confondus, sont la randonnée pédestre, l’observation de la faune, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse ainsi que la plage (voir graphique 6). En dehors de ces activités, les Québécois apprécient ce qui touche le plein air (camping, parc, pêche, vélo), alors que les voyageurs des autres provinces sont plutôt intéressés par les musées, les galeries d’art et les sites historiques.

 

La croissance des dépenses

Tous buts de voyages confondus, les touristes canadiens ont dépensé près de 5,1 milliards de dollars au Québec – dont 3,7 milliards de dollars par les touristes québécois; soit une augmentation de 9,5% depuis 2009. Pour les voyageurs d’affaires et d’agrément, c’est l’hébergement qui entraîne le plus de dépenses, alors que pour ceux visitant leurs parents ou amis, c’est surtout le fonctionnement de leur véhicule (voir graphique 7).

 

Les voyageurs d’affaires et d’agrément ont davantage dépensé en 2010 puisque, malgré une baisse de fréquentation, leurs dépenses moyennes ont augmenté respectivement de 5% et de 13%, pour ainsi atteindre 603,37$ et 313,48$. Les Canadiens visitant leurs parents ou amis dépensent seulement en moyenne 132,40$.

Les deux modes d’hébergement privilégiés par les voyageurs d’agrément

Les modes d’hébergement utilisés par les voyageurs d’agrément varient; ils ont toutefois favorisé le chalet ou la maison de villégiature privés (plus de 9 millions de nuitées), en particulier les Québécois. Les campings et les parcs à roulottes sont grandement fréquentés (6,4 millions de nuitées), ce qui démontre l’importance du plein air pendant les séjours des Canadiens.

 

Les nombreux défis entourant le tourisme intérieur

Grâce à une meilleure conjoncture économique en 2010, le tourisme intérieur a repris de la vigueur. Or les défis restent nombreux, et l’augmentation des visites de parents ou d’amis laisse présager une baisse des dépenses touristiques. De plus, la faible compétitivité des prix, les longues distances à parcourir et la concurrence d’autres destinations constituent d’importants freins à l’accroissement de la fréquentation du Canada par ses habitants.

Néanmoins, le Québec peut miser sur ses atouts naturels afin d’attirer les touristes d’agrément. En effet, selon une enquête de la Commission canadienne du tourisme dans le cadre de sa veille touristique mondiale, les voyageurs canadiens recherchent de plus en plus des activités de plein air. De plus, leur motivation principale dans le choix d’une destination au Canada est de pouvoir admirer la beauté des paysages. La croissance des visites des parents ou d’amis a permis au tourisme intérieur de reprendre la pente ascendante, mais est-ce une bonne nouvelle?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Veille touristique mondiale, Canada – Rapport sommaire 2011».

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

 

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Segments de clientèles

Qui sont ces voyageurs qui envahissent les mers?

Saviez-vous que les passagers de navires de croisières sont d’abord et avant tout des voyageurs chevronnés? En effet, ils partent annuellement en voyage 39% plus souvent que le voyageur moyen, le quart de ces voyages sont des croisières. Ils dépenseraient en moyenne 50% de plus par séjour que ceux qui ne pratiquent pas cette activité. Qu’ont en commun les passagers canadiens, américains et britanniques? Soulignons qu’ils représentent les deux tiers du marché mondial.

Les Américains, une forte majorité

Selon le dernier sondage de la Cruise Line International Association (CLIA) effectué en 2008 auprès des passagers américains, 45% d’entre eux étaient des premiers usagers, signe que ce produit réussit à attirer de nouvelles clientèles. L’étude révélait aussi que 34 millions d’Américains de 25 ans et plus, disposant d’un revenu familial de plus de 40 000 USD, avaient l’intention de partir en croisière d’ici les trois prochaines années. Bien que la récente crise économique ait quelque peu mis en doute ces intentions, la reprise actuelle permet de considérer positivement le potentiel de développement de nouveaux marchés.

Parmi les destinations considérées comme les plus attrayantes pour faire une croisière, notons les Caraïbes (43%), l’Alaska (25%), les Bahamas (25%), la Méditerranée (14%) et le reste de l’Europe (9%). Les Américains effectuent de plus en plus leur croisière en famille (25% de la clientèle en 2008 comparativement à 13% en 2002) et dépensent en moyenne 1880 USD pour leur voyage.

Pendant la crise économique, le délai de réservation des voyageurs était d’environ quatre mois et demi. Les prévisions pour 2011 correspondent au seuil habituel, soit un peu plus de cinq mois. Spécifions que la majorité des réservations (74%) s’effectue par le biais du réseau de distribution.

Par ailleurs, les plus grands amateurs de croisières aux États-Unis résident en Floride (25%), en Californie (11%) et au Texas (10%) (voir tableau 1).

Tableau 1 : Répartition des passagers américains selon leur État de résidence (2009)

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La grande classe britannique

Fière d’une longue tradition alimentée en grande partie par la célèbre compagnie Cunard Cruise Line et ses fameuses traversées transatlantiques, l’activité croisière est importante pour cette nation. Les Britanniques étaient 1,53 million à monter à bord d’un navire de croisière en 2009, une croissance de 3,8% par rapport à 2008. Bien que la majorité (61%) ait choisi une ville de départ à l’extérieur du pays, on constate l’émergence d’une nouvelle tendance, soit l’embarquement à proximité du lieu de résidence. À cet effet, Carnival UK rapportait une augmentation de 10% des départs du port de Southampton.

En 2009, 49% des itinéraires choisis étaient d’une durée de 8 à 14 jours. Les Britanniques semblent utiliser le réseau de distribution dans une plus grande proportion (81%) que les Américains (74%) pour effectuer leur réservation. Le choix de la prochaine croisière est déterminé à 67% par l’itinéraire Finalement, il s’agit d’une clientèle assez assidue, car près de la moitié (42%) a effectué plus d’une croisière en 2009 (voir graphique 1).

 Graphique 1 : Fréquence des croisières effectuées par les passagers britanniques

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Les Canadiens, de plus en plus importants

Les Canadiens âgés de 12 ans et plus qui sont partis en croisière au cours des trois dernières années représentent 6,6% de la population totale du Canada, soit environ 1,93 million de personnes. Près du quart d’entre eux (24%) ont 65 ans et plus; les deux tiers (67%) sont mariés. Beaucoup résident en Ontario (44%), d’autres en Colombie-Britannique (19%) et au Québec (18%). De plus, 41% des passagers canadiens habitent dans les zones urbaines de Montréal, de Toronto ou de Vancouver. Environ la moitié des croisières qu’ils effectuent sont d’une durée de plus d’une semaine (48%) ou de deux semaines (37%) (voir tableau 2).

Tableau 2 : Durée de la croisière des passagers canadiens selon leur province de résidence

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Les variables utilisées ci-dessous (voir graphique 2) sont calculées à partir d’un indice 100, qui reflète la moyenne nationale des Canadiens qui ont effectué une croisière au cours des trois dernières années. Plus l’indice surpasse 100, plus la tendance à pratiquer l’activité est élevée. En observant plus attentivement les activités réalisées par ces voyageurs et en les classant selon leur province de résidence, on remarque que leurs intérêts varient sensiblement. En effet, les Ontariens pratiquent plus que la moyenne l’observation d’oiseaux et le curling. Les Britanno-Colombiens quant à eux font de l’aérobie, du ski de fond et suivent plus de cours de cuisine, alors que les Québécois jouent plus souvent au badminton, pratiquent davantage la motoneige, le vélo et la voile.

 Graphique 2 : Indice 100 – Propension des passagers canadiens à réaliser certaines activités

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*Il convient de considérer ces résultats à titre indicatif seulement en raison du faible échantillonnage de certaines catégories.

D’un point de vue global, on peut affirmer que sans tenir compte de sa nationalité, un passager d’un navire de croisière est habituellement âgé de plus de 40 ans, est marié et réalise la croisière en couple. Il effectue plusieurs voyages par année (tous types confondus) et possède un revenu familial annuel de plus de 100 000 USD. La destination visitée constitue un facteur déterminant dans le choix de la croisière. Malgré toutes ces ressemblances, il convient d’adapter le message en fonction des différents publics si l’on veut réussir à susciter l’enthousiasme et l’intérêt de futurs visiteurs.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– «Cruise Lines International Association 2008 Cruise Market Profil Study», TNS, 2008, 53 p.

– Données de PMB, Sondage PMB Automne sur 2 ans, 2010

– Peisley, Tony. «Cruising at the Crossroads: Could regulators succeed where the global economic crisis failed and put an end to growth», Éditions Sea Trade Communications, 2010, 301 p.

Sites Web:

Cruise Line International Association

 

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Faits et chiffres Perspectives

Qui partira en vacances cet été?

Les prévisions indiquent que davantage de Canadiens partiront en vacances cet été par rapport aux données enregistrées pour l’été 2010. Les intentions de départ sont également à la hausse dans le cas des voyageurs américains et des Européens. Le contexte est plus favorable aux voyages qu’il ne l’était l’an dernier. Les Québécois semblent toutefois moins enclins que les autres Canadiens à envisager les voyages de vacances pour les mois d’été. Voici un aperçu des prévisions tirées d’enquêtes sur les intentions de voyage de différents marchés.

Précisons que les résultats ne peuvent être comparés d’un marché à l’autre puisqu’il s’agit de sondages aux méthodologies très différentes.

Un contexte favorable au Canada, mais des Québécois réticents

Selon le Conference Board du Canada, une forte majorité de Canadiens envisagent de voyager cet été. Étant donné le contexte économique de plus en plus stable et le marché du travail plutôt favorable, l’indice de confiance des consommateurs est légèrement en hausse (89,3 en 2011 versus 88,3 en 2010) et sous-entend des dépenses de voyage plus élevées pour l’été 2011.

Le sondage sur les intentions de voyage des Canadiens pour l’été est réalisé en ligne, en février de chaque année. Il révèle, entre autres, que 80,5% des répondants prévoient prendre des vacances entre mai et septembre 2011 (voir tableau 1). Cette proportion était de 78% pour l’été 2010. Les Québécois sont toutefois les moins enclins (environ 77%) au pays à envisager des vacances pour l’été qui vient.

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Le sondage indique que les dépenses de voyage sont aussi appelées à augmenter, puisque 34,2% des Canadiens disent vouloir dépenser plus que l’année dernière. Bien qu’une bonne part des Québécois (31,6%) ait aussi cette intention, d’autres provinces révèlent des proportions beaucoup plus élevées (48,1% des Manitobains et des Saskatchewanais). Seulement 14,3% des Canadiens prévoient réduire les dépenses de voyage. Précisons que ces données concernent les Canadiens ayant répondu à un sondage en ligne, donc une population branchée et active sur le Web, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population canadienne.

Les Américains voyageront… mais surveillent le prix de l’essence

Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 2000 voyageurs américains dévoile que 86% d’entre eux ont l’intention de voyager pour le plaisir cet été; 83% affirment l’avoir fait l’été passé. Néanmoins, étant donné la hausse du prix de l’essence, certains Américains projettent de:

  • limiter la distance de voyage à 200 miles (environ 322 km) (24%);
  • effectuer moins de séjours en voiture (18%);
  • ne pas faire de voyage cet été (5%).

Plus du quart des répondants (26%) ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément par rapport à l’été passé; 42% prévoient environ la même somme. Les deux tiers des voyageurs iront à l’hôtel, 28% chez des parents ou des amis et 18% opteront pour la location d’une maison ou d’un appartement. Voici d’autres informations concernant les vacances des Américains pour l’été 2011:

  • 63% prendront la voiture, 62%, l’avion;
  • 50% feront un séjour en ville;
  • 40% iront à la mer;
  • 33% feront de la randonnée;
  • 22% pratiqueront des activités nautiques;
  • 22% feront de la bicyclette;
  • 18% visiteront un parc national;
  • 16% iront au bord d’un lac;
  • 12% feront du camping.

Une légère hausse des voyages en avion

L’Air Transport Association of America (ATA) estime qu’environ 206 millions de personnes monteront à bord des principaux transporteurs américains cet été, une hausse prévue de 1,5% par rapport à la même période en 2010. Ces prévisions n’atteignent pas les volumes de l’été 2008, avant la récession, et sont toujours bien en deçà des records enregistrés en 2007 (217,6 millions de passagers de juin à août sur les lignes aériennes américaines). Les données montrent aussi une hausse des réservations pour les vols internationaux par rapport à 2010, signe que l’économie se porte mieux et que les prix sont encore abordables, malgré la hausse du prix de l’essence.

Les Européens voyageront surtout chez eux

Selon Ipsos-Europ Assistance, les deux tiers des Européens prévoient partir en vacances l’été prochain. Il s’agit du même taux de départ que celui enregistré en 2008, soit avant la crise économique. La plupart (80%) choisiront des pays d’Europe; 47% voyageront dans leur propre pays et cette proportion variera entre 60% et 70 % pour les Italiens, les Français et les Espagnols. Une autre enquête, OpinionWay, indique que 18% des Français n’ont pas l’intention de partir cet été et 16% sont encore indécis. Parmi ceux qui effectueront des voyages d’agrément, les trois quarts réduiront leur budget et la durée du séjour.

Enfin, reste à voir si ces intentions se concrétiseront. Pour l’instant, au Canada,  selon le Conference Board du Canada, deux variables sont sous surveillance: les fluctuations importantes du prix de l’essence et la valeur du dollar canadien qui, notamment à parité avec le dollar américain, incite davantage les Canadiens à traverser au Sud. Néanmoins, l’analyse des performances des années passées indique que le coût à la pompe exerce peu d’influence sur les déplacements des Canadiens et qu’un dollar fort ne semble pas avoir d’impact direct très marqué sur leurs départs pour les États-Unis.

Sources:

– Air Transport Association of America. «ATA Estimates Modest Summer Growth, Record International Flying», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– Ipsos-Europ Assistance. «Découvrez les conclusions du 11ème baromètre vacances Ipsos – Europ Assistance»,11e baromètre vacances Ipsos-Europ Assistance, 17 mai 2011.

– TripAdvisor. «U.S. Travelers Planning to Hit the Road This Summer, but Wary of Prices at the Pumps», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– OpinionWay. «Les vacances d’été des Français en 2011: moins cher, moins longtemps, moins loin, avec l’apparition d’une nouvelle génération de voyageurs: les @Packers», pour VoyagerMoinsCher.com, 10 mai 2011.

– The Conference Board of Canada. «Canadians Warm Up to Travel This Summer», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, mars-avril 2011.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

L’hiver et les touristes québécois: portrait de famille

Les Québécois entretiennent une relation de type amour-haine avec l’hiver, c’est bien connu. Quoi qu’il en soit, ils représentent plus de 80% des visites touristiques au Québec lors du 1er trimestre (de janvier à mars). Lorsqu’on inclut les résidents des autres provinces canadiennes, 93% de la demande touristique hivernale au Québec est domestique. Voici un portrait des Québécois et quelques données concernant l’ensemble des Canadiens en voyage au Québec pendant la saison froide.

D’abord, précisons que les données présentées dans cette analyse incluent les touristes – donc ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Le premier trimestre 2010 affiche une baisse de 14% par rapport à la même période en 2009, soit près de 4,3 millions de touristes canadiens. Il s’agit, à peu de choses près, d’un retour à la performance de 2008 (graphique 1). L’année 2009 avait haussé la barre en enregistrant près de 5 millions de visites touristiques. Les fortes variations du premier trimestre ne se reflètent pas dans les résultats annuels, du moins pas dans le cas des années observées ici. En effet, pour 2007, 2008 et 2009 – les données pour l’ensemble de l’année 2010 ne sont pas disponibles pour le moment –, les fluctuations se situent entre -1% et 1%.

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L’hiver, de décembre à mars

Pour la suite de cette analyse, nous traiterons de l’hiver 2009-2010, soit de décembre 2009 à mars 2010 inclusivement. En intégrant la période des vacances de Noël, on obtient un portrait hivernal plus complet.

Au Québec, en hiver, les touristes d’autres provinces canadiennes viennent, pour la plupart, de l’Ontario (86%), pour le plaisir (45%) ou pour visiter des parents ou des amis (41%). Ils séjournent principalement chez ces derniers (55%), pour une durée de 3 nuits ou moins (70%). Les trois quarts utilisent leur voiture et sont entre adultes seulement. Les Canadiens hors Québec représentent 28% des dépenses de l’ensemble des touristes canadiens au Québec.

D’où viennent les touristes québécois et où vont-ils?

La répartition de la provenance de la clientèle québécoise demeure sensiblement la même en hiver que pendant toute l’année. La région métropolitaine de Montréal, le principal marché émetteur, représente 44% de la demande québécoise en hiver (contre 43% pour l’année), suivie de la région métropolitaine de Québec avec 14% (12% pour l’année) (graphique 2).

Soulignons aussi que les touristes québécois d’hiver sont un peu plus scolarisés: les deux tiers ont réalisé des études collégiales ou plus, et cette proportion est de 62% pour la clientèle québécoise annuelle. De plus, ils sont plus aisés financièrement: 26% des ménages gagnent 100 000$ et plus par année contre 21% dans le cas de la demande annuelle.

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Comme l’illustre le graphique 3, les régions les plus visitées par les Québécois à l’hiver 2009-2010 sont Québec, la Montérégie, Chaudière-Appalaches, les Cantons-de-l’Est, les Laurentides et Montréal. Par ailleurs, Chaudière-Appalaches et la Montérégie semblent attirer une plus forte proportion de touristes québécois à l’hiver que tout le long de l’année. C’est aussi le cas de la Mauricie, de Lanaudière, de l’Outaouais et de Québec, du moins légèrement dans certains cas.

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Visiter la parenté et les amis

La période des Fêtes incite les Québécois à se déplacer beaucoup, surtout pour la visite de parents et d’amis comme en fait foi le graphique 4, ce qui pourrait expliquer la surreprésentation des régions limitrophes aux grands centres tels que Chaudière-Appalaches et la Montérégie. En effet, sur une base annuelle, la visite de parents et d’amis représente un peu plus de la moitié des voyages touristiques (52%) des Québécois alors qu’en hiver, cette proportion est de 67%. Les parents et les amis proposent aussi des lieux très accueillants, puisque 68% des touristes en hiver y séjournent (graphique 5) comparativement à 55% pour l’année 2009.

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Le graphique 6 présente les principales activités pratiquées par les touristes québécois en hiver. Parmi les voyageurs qui ont précisé avoir fait des activités, l’excursion est la grande favorite, suivie du ski alpin ou de la planche à neige et de l’observation de la faune. Près de 1,4 million de touristes québécois ont mentionné avoir pratiqué d’«autres activités».

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Le tableau 1 présente quelques indicateurs concernant les séjours des Québécois en hiver. La durée moyenne de séjour est un peu plus courte en hiver et les dépenses moyennes plus faibles que sur l’ensemble de l’année. Ce constat n’est pas surprenant, puisque les grandes vacances se prennent habituellement en été. Par contre, la dépense moyenne quotidienne est plus élevée pendant les séjours hivernaux, malgré la forte proportion d’hébergement chez des parents et amis.

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Frileux, les Québécois?

On accuse souvent les Québécois de subir l’hiver au lieu d’en profiter, de choisir le cocooning plutôt que de s’habiller chaudement et de faire comme les peuples scandinaves qui apprécient davantage le froid et la neige. On assiste pourtant, depuis quelques années, à l’émergence d’événements hivernaux urbains comme l’lgloofest de Montréal ou le Redbull Crashed Ice de Québec, qui remportent beaucoup de succès. La prolifération des spas nordiques et l’engouement pour la raquette favorisent aussi les sorties. Créons les occasions pour développer une culture de l’hiver et inciter ainsi les gens à multiplier les sorties et les séjours au Québec pendant cette saison.

Sources:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref», 2006 à 2009.