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Les OGD : acteurs clés dans le développement économique

Les organisations de gestion des destinations (OGD) peuvent s’impliquer dans le développement économique hors du cadre touristique. Elles soutiennent leur communauté, participent à développer leurs échanges commerciaux, à générer des revenus, à créer des emplois, à augmenter leurs investissements dans de nouvelles infrastructures et bien plus encore. La US Travel Association en est convaincue. Dans son plus récent rapport, elle décrit le travail des ODS américaines et leur implication dans l’économie de leur région. Voici quelques exemples.

Stimuler les PME

Les OGD et les stratégies — ou démarches — de marketing territorial favorisent la croissance des petites et moyennes entreprises. Leur promotion devient essentielle pour développer l’économie locale et pour répondre à la demande des touristes. En effet, les PME attirent les visiteurs, car elles rendent une destination unique et dynamique.

La Virginie passe à l’action 

En Virginie, les PME emploient la moitié de la main-d’œuvre du secteur privé. Selon la US Travel Association, les deux tiers des 20 000 établissements de loisirs et d’accueil de l’État ont moins de 20 travailleurs. La Virginia Tourism Corporation (VTC) soutient les intérêts des entreprises touristiques, des entrepreneurs et la création d’emplois. Elle trouve des moyens efficaces de les promouvoir et de les supporter avec des outils marketing, du financement et des partenariats. C’est d’ailleurs le cas de l’industrie des bières artisanales.

Tout comme au Québec, les microbrasseries en Virginie connaissent une croissance importante. Grâce à l’implication de la VTC, ces entreprises brassicoles deviennent des incontournables dans l’offre touristique de leur région. L’OGD fait la promotion de leurs établissements, de leurs routes thématiques et de leurs festivals et évènements. Pour les visiteurs, il s’agit d’une occasion de découvrir des produits locaux et de vivre une expérience authentique. Le tourisme fait affluer une clientèle de plus en plus importante pour les microbrasseries et apporte des revenus supplémentaires. Pour la Virginie, ces entreprises ont un impact économique estimé à 9 milliards de dollars américains d’après la US Travel Association

virginia_beer Source : Virginia Tourism Corporation

L’entreprise Hardywood Park Craft Brewery connaît une expansion importante depuis sa fondation en 2011. Elle a récemment étendu ses activités et investi dans une nouvelle installation de brassage et un campus de la bière d’une valeur de 28 millions de dollars américains. Plus de 60 emplois seront créés dans la région rurale de Goochland. L’emplacement d’origine attire 150 000 clients par an et les responsables s’attendent à en recevoir environ 250 000 avec leurs plus récents projets. La brasserie estime que 20 % des visiteurs viennent de l’extérieur de l’État, ce qui stimule l’économie locale grâce à de nouvelles dépenses et aux recettes fiscales.

hardywood_park_carft_brewery Source : Hardywood Park Carft Brewery, Kate Magee

Attirer les entreprises

Elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans un contexte où la qualité de vie est un facteur de plus en plus important pour les dirigeants dans le cadre d’une relocalisation d’entreprise, les OGD s’avèrent des joueurs clés dans la présentation de leur destination. Il s’agit de spécialistes du marketing qui racontent l’histoire d’une communauté. Elles sont les meilleures pour décrire ce que la ville ou la région a de mieux à offrir. Conséquemment, elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans la course pour Amazon

Lorsque la compagnie Amazon a annoncé la création d’un deuxième siège social, les promoteurs économiques, les chambres de commerce, les mairies et d’autres agences ont déployé beaucoup d’efforts pour l’accueillir. Elle avait plusieurs critères de sélection notamment la qualité de vie, l’offre des activités de loisirs et un bon système d’éducation. Dans certains cas, les OGD se sont impliquées dans le processus pour attirer Amazon.

Même si elle ne figure pas parmi les 20 meilleures candidates d’Amazon, Kansas City a mis beaucoup d’efforts pour convaincre la compagnie américaine. Son OGD, Visit KC, a pris l’initiative de fournir des messages et plusieurs éléments visuels afin de démontrer le caractère unique de la ville. D’ailleurs, cette OGD collabore avec plusieurs grandes entreprises, notamment Garmin International et H&R Block, pour les aider dans leurs efforts de recrutement de main-d’œuvre.

Le Philadelphia Convention & Visitors Bureau et Visit Philadelphia partagent des ressources et des compétences pour montrer la ville sous son meilleur jour. Elles participent à l’effort global en mettant l’accent sur la qualité de vie de la destination. Ces organisations apportent également leur soutien en matière de marketing et de médias sociaux pour le site Web Philadelphia Delivers. Si ce site fut créé à l’origine pour vendre Philadelphie à Amazon, les autorités municipales continuent de l’exploiter pour attirer de nouvelles entreprises. Tous ces efforts permettent à la ville de demeurer dans la course pour l’obtention du deuxième quartier général d’Amazon. Le choix de la destination devrait être connu d’ici le début de l’année 2019.

Source : YouTube

Selon la présidente du Philadelphia Convention & Visitors Bureau, Julie Coker Graham, le processus pour attirer Amazon a permis de créer un discours et d’acquérir de nouveaux partenaires qui peuvent aider à positionner Philadelphie comme une destination de choix aux États-Unis.

Et vous, comment participez-vous au développement économique de votre destination ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Destinations

Les OGD en temps de crise

Qu’elles soient causées par dame nature ou par la main de l’homme, les catastrophes font souvent la une dans les manchettes. Comment les organisations de la gestion de la destination (OGD) peuvent-elles soutenir leur milieu en temps de crise et aider à en redorer l’image ? 

Selon le dernier rapport de l’US Travel Association, les OGD prennent de plus grandes responsabilités pendant une crise et dans le processus de reconstruction. Avec leur présence sur les médias sociaux et leur implication auprès des résidents et des visiteurs, les élus et les services d’urgence utilisent leurs moyens de communication pour partager des renseignements importants. Elles peuvent fournir des conseils, des informations pratiques, des mises à jour sur les fermetures de routes et d’aéroports, etc. Après la crise, les OGD emploient des techniques de marketing pour aider à la relance de l’économie. En faisant la promotion de la destination et en incitant les visiteurs à revenir, il est possible de générer des revenus pour supporter la reconstruction.

Voici des exemples inspirants.

Faire face à la tempête

Les ouragans Irma et Harvey ont frappé durement les états de la Floride et du Texas en 2017. Leurs OGD respectives, Visit Florida et Texas Tourism, ont joué un rôle clé auprès des visiteurs et des entreprises de l’industrie touristique. Elles ont fourni les alertes météorologiques et les ressources nécessaires pour aider les touristes sur place. Pendant la durée des ouragans, les sites Web étaient mis à jour régulièrement pour informer le public des avis d’évacuation, des couvre-feux, de la circulation et des pannes de courant.

Plus spécifiquement, Texas Tourism s’est associé à d’autres organisations de l’état pour uniformiser les informations transmises aux visiteurs et aux résidents. Après l’ouragan, l’OGD et les villes ont développé un plan de redressement pour les zones les plus touchées par la tempête. Des sommes importantes furent investies dans la création de vidéos promotionnelles, de visites de médias et de nombreux voyages de familiarisation. Selon l’US Travel Association, les efforts ont permis à plusieurs destinations de la côte du Texas de bénéficier de recettes record au printemps 2018.

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Visit Florida a utilisé plusieurs canaux de communication et fait appel à ses partenaires, tels qu’Expedia et Airbnb, pour partager des informations en temps réel sur l’hébergement disponible pour les visiteurs et les résidents en situation précaire. L’OGD a également transformé quatre de ses bâtiments d’information touristiques en centre d’urgence. Les objectifs étaient de transmettre les renseignements les plus récents sur les avis d’évacuation, l’hébergement, et les fermetures de routes, ainsi que d’offrir un lieu de répit pour les voyageurs encore sur place.

Éviter de pénaliser l’ensemble de la destination

En juillet 2017, un accident de forage a causé une panne de courant majeure pendant la haute saison estivale dans le secteur des Outer Banks, en Caroline du Nord. L’état d’urgence a été déclaré et plus de 50 000 personnes, résidents et visiteurs furent évacués. Alors que les médias nationaux et régionaux ont rapporté que l’incident rendait la destination complètement inaccessible, la panne ne touchait en réalité que deux des îles du secteur, soit 25 % de la région.

L’office de tourisme s’est rapidement mobilisé pour corriger la situation et informer les visiteurs que la panne était localisée et que la grande majorité de la destination demeurait accessible. Il a également collaboré avec les services d’urgence locaux et les sociétés d’électricité pour fournir des mises à jour régulières.

Profitant de sa notoriété et de ses outils de communications, l’office de tourisme des Outer Banks fut le premier à annoncer la réouverture des deux îles. Leur vidéo promotionnelle, « Hatteras is On », a été déterminante pour accueillir les visiteurs et soutenir l’industrie du tourisme les semaines suivant la panne.

Source : YouTube

Changer la perception après la crise 

Au lendemain des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, Visit Brussels a mis en place une opération de marketing de rue (street marketing) intitulée #callbrussels. L’organisation a installé des cabines téléphoniques sur trois sites névralgiques de la ville : Mont des Arts, Place Flagey et Place Communale. Grâce à un numéro sans frais, des personnes à travers le monde ont pu discuter avec les citoyens. L’objectif était de convaincre les touristes que la ville demeurait une destination de choix malgré les évènements tragiques. Cinq jours plus tard, plus de 12 500 appels téléphoniques provenant de 154 pays ont été enregistrés.

Voici une vidéo présentant le projet.

 

Source : YouTube

Le comité régional du tourisme de la Côte d’Azur a lancé en août 2016, une campagne de communication pour relancer le tourisme, à la suite des attentats survenus à Nice le 14 juillet de la même année. La stratégie comprenait la création d’un mot-clé #CotedAzurNow ainsi que d’un site Web reprenant les photos partagées sur les réseaux sociaux à travers le monde. Des affiches et des annonces télévisées ont également servi à la promotion de la région. Le but consistait à valoriser la destination en diffusant une image positive de celle-ci auprès des voyageurs internationaux afin de les inciter à revenir.

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Source : Instagram

La gestion de crise au Québec : le cas de Lac-Mégantic* 

Le 6 juillet 2013, un accident ferroviaire frappe de plein fouet la ville de Lac-Mégantic dans les Cantons-de-l’Est, faisant plusieurs victimes et détruisant une partie du centre-ville. Les responsables du tourisme ont joué un rôle clé dans la gestion de cette tragédie tant sur le plan des communications que sur celui de la concertation des acteurs du milieu.

Les communications : rétablir les faits et la fréquentation touristique

Dans les jours suivant la tragédie, la région a connu une vague considérable d’annulations. En pleine saison estivale et à l’aube des vacances de la construction, cela représentait un enjeu économique crucial. L’équipe de l’OGD est donc intervenue dans les médias pour promouvoir l’offre, puisque la très grande majorité des attraits ou des services demeuraient ouverts.

Dans les semaines et les mois subséquents, un important travail a été effectué pour rassurer les touristes et leur fournir des renseignements pertinents. Le bureau d’accueil qui se trouvait dans la zone sinistrée a été rapidement relocalisé et des lieux temporaires ont été mis en place pour intercepter les visiteurs aux entrées et aux points stratégiques de la région (dépanneurs, stations-service, etc.). Les commerçants et leurs employés furent également formés pour bien communiquer l’information aux voyageurs.

La collaboration avec les partenaires : entre concertation et reconstruction

L’OGD a rencontré de nombreux partenaires, notamment l’ATR et le gouvernement, pour s’assurer de leur soutien pour les mois et les années à venir. Grâce à leurs efforts, la région de Mégantic n’a jamais été aussi visible que pendant les deux années suivant la catastrophe.

Conscient que des visiteurs voudraient se rendre sur le site de la tragédie, les responsables du tourisme ont suggéré aux autorités municipales de créer un lieu de commémoration. L’objectif consistait à rendre hommage aux victimes et à offrir de l’information pertinente aux touristes afin qu’ils puissent explorer l’endroit sans importuner les citoyens et les commerçants. Il s’agissait d’un aspect important pour s’assurer que leur venue ne soit pas perçue comme du tourisme noir, mais bien comme du tourisme de mémoire.

L’OGD s’est également impliquée dans le processus de concertation pour la reconstruction du centre-ville. Elle a géré et animé la table dédiée au tourisme pendant plus d’un an. Les résultats de ces réflexions furent ensuite présentés à la population. D’ailleurs, un nouveau projet de complexe hôtelier devrait bientôt voir le jour.

Quelques conseils

Dans un contexte de crise, s’entourer de personnes compétentes constitue un élément clé. De plus, il ne faut pas hésiter à contacter son réseau, ses partenaires et son milieu afin de solliciter de l’aide et d’obtenir des ressources supplémentaires.

Apprendre à gérer les demandes et les suggestions s’avère essentiel, car chacun possède sa propre vision de la situation et sa manière d’y faire face. Même si le contexte exige de réagir rapidement, il importe de prendre le temps de réfléchir afin d’intervenir de façon pertinente et durable.

Les actions menées par Tourisme Mégantic et ses partenaires ont amélioré la fréquentation touristique dans la région. Les effets sont encore perceptibles aujourd’hui : le tourisme dans le secteur n’a jamais été aussi fleurissant et performant.

Par où commencer ?

Plusieurs ressources existent pour soutenir les entreprises et les OGD. L’organisation mondiale du tourisme propose une boîte à outils pour développer un plan de communication en temps de crise. Le document fournit une multitude de renseignements, notamment une description des meilleures pratiques, des conseils pour l’utilisation des médias sociaux, des protocoles et des méthodes pour mesurer l’efficacité du plan de communication.

Êtes-vous prêts à affronter une crise ?

* Les informations obtenues proviennent d’une entrevue avec M. Nil Longpré, commissaire au tourisme à la MRC du Granit à l’époque de l’accident.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Marketing

Une bière iconique fait la promotion des quartiers

Plusieurs destinations comptent parmi leurs icônes — non officielles — la bière locale. La Jamaïque est indissociable de la Red Stripe comme la Guinness, de l’Irlande.

Pour l’île française de la Réunion, la Bourbon, communément surnommée la Dodo tel l’oiseau endémique aujourd’hui disparu, fait partie intégrante de l’expérience touristique. Elle se retrouve dans la majorité des albums photo souvenirs, tout comme son slogan « la Dodo lè la » qui signifie « la Dodo est ici » et que l’on peut voir un peu partout.

 

De mai à juillet 2018, la brasserie a mené une campagne communicationnelle mettant en vedette 24 quartiers de l’île grâce à des étiquettes à leur effigie. Un sympathique clin d’œil aux différents secteurs illustrés à l’aide de graphismes particulièrement réussis. Bien qu’il s’agisse d’une stratégie commerciale, l’entreprise souhaite rendre hommage à ses racines et mettre en valeur la diversité culturelle et géographique de la Réunion. Les étiquettes ont été créées par des illustrateurs et des artistes locaux.

L’opération fait le bonheur des touristes. Ils les photographient, les collectionnent et les différentes étiquettes éveillent leur curiosité envers certains quartiers moins connus. Elles se vendent même sur eBay !

biere_dodo_campagne_marketing_quartiers Source : ladodo.com

Une destination qui s’associe à un produit commercial populaire n’est pas une nouveauté, mais demeure généralement une stratégie efficace. Au Québec, la Microbrasserie des Beaux Prés se révèle une belle vitrine pour des lieux marquants de la Côte-de-Beaupré, et celle Le Trou du diable pour Shawinigan. Si un produit de votre région rayonne au-delà, il peut s’agir d’une belle occasion de partenariat !

 

Source de l’image à la une : ladodo.com

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Marketing Technologies

Publicités sur Facebook : outils et bonnes pratiques

Le nombre d’utilisateurs de Facebook impressionne. Ce réseau social atteint 2,2 milliards de membres actifs en 2018. Il permet de rejoindre un large éventail de clients. Selon une enquête d’eMarketer, il représente le meilleur retour sur investissement et s’avère essentiel en marketing. Voici un aperçu des outils à la disposition des destinations et des entreprises touristiques pour les campagnes publicitaires sur cette plateforme.

 

Les formats

Plusieurs formats de publicités payantes existent sur Facebook selon les besoins et les stratégies marketing. La plupart d’entre eux représentent de bonnes occasions d’intégrer un lien d’appel à l’action (call to action) afin de diriger une personne vers un site Internet.

  • Une image : mettre en valeur une photo d’une destination ou d’une entreprise prise par les habitants ou les voyageurs ;
  • Une vidéo : attirer l’attention sur une courte période. L’intégration d’une légende bien détaillée s’avère recommandée puisque beaucoup de personnes regardent sans son ;
  • Un carrousel : exposer plusieurs éléments en rotation. Facebook optimise l’ordre de présentation selon le niveau d’engagement ;
  • Un diaporama : jusqu’à dix photos peuvent être utilisées pour récréer l’effet d’une annonce vidéo sans le même effort ;
  • Une collection : afficher des articles d’un catalogue de produits sur un appareil mobile de façon personnalisée ;
  • Un canevas : pour les appareils mobiles uniquement. Format qui rassemble les images et les vidéos afin de mieux raconter une histoire ou une expérience.

Il existe également des formats publicitaires servant des objectifs spécifiques, notamment les liens commandités, les offres et les évènements.

Publicité dynamique pour les voyages

Cette fonctionnalité permet un ciblage automatique et personnalisé avec une configuration minimale de la part d’une entreprise touristique ou d’une destination. À la suite du téléchargement d’un catalogue des produits et des offres, il suffit de créer un modèle pour qu’il soit diffusé auprès des individus susceptibles de partir en voyage. Par exemple, si une personne fait une recherche pour des vols ou des hôtels sans faire de réservation, les publicités dynamiques permettent de la cibler selon sa destination envisagée, ses dates, etc. Il en va de même une fois l’achat effectué. Un voyageur peut recevoir des offres de location de voitures ou d’activités après avoir réservé son billet d’avion.

Trip Consideration

En ciblant des personnes avant même leur prise de décision, il s’avère alors possible de devenir la première destination à leur esprit.

Facebook offre désormais un nouvel outil pour le secteur touristique. Il amène à un autre niveau les publicités dynamiques. Cela permet de rejoindre en amont les voyageurs dans leur processus décisionnel. Il cible les individus avant même qu’ils choisissent leur prochaine destination. Si une personne manifeste de l’intérêt pour des croisières en parcourant des sites dédiés aux voyages sans un objectif précis en tête, elle peut recevoir des annonces faisant la promotion de ce type d’activité pour l’inciter à réserver. Dans le contexte où les voyageurs utilisent fréquemment Facebook comme source d’inspiration lors de la planification d’un séjour, ce nouvel outil constitue un net avantage pour le secteur touristique. En ciblant des personnes avant même leur prise de décision, il s’avère alors possible de devenir la première destination à leur esprit. Cela permet également de diffuser en priorité des annonces pour accroître le trafic et l’audience.

Des destinations connectées aux voyageurs

L’agence CrowdRiff, en collaboration avec la firme d’intelligence d’affaires Skift, a analysé plus de 500 publicités d’organisations de gestion de la destination américaines sur Facebook en juillet 2018. En voici quelques exemples :

Discover South Carolina 

L’OGD de la Caroline du Sud utilise l’engouement des utilisateurs de Facebook pour les vidéos de nourriture dans le cadre de leur campagne publicitaire. Au lieu d’y présenter des restaurants ou des plats populaires de leur région, l’organisation opte pour des recettes avec des produits locaux. Les plans offrent une vue rapprochée des aliments. Les scènes s’enchaînent rapidement pour que l’attention du spectateur soit maintenue. Ce dernier se dirige ensuite vers le site Web de Discover South Carolina pour accéder à la vidéo complète et à la recette.

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Source : Discover South Carolina

Visit PA

L’OGD de la Pennsylvanie utilise les publicités avec un carrousel de façon originale. Au lieu d’y montrer plusieurs images différentes, une photo panoramique y est présentée en sections séparées. Un texte relie également l’ensemble publicitaire. L’objectif est d’encourager une personne à continuer de cliquer pour voir la composition du message et de la photo. Cette utilisation du carrousel s’avère idéale pour susciter la curiosité, augmenter l’engagement et amener plus de clics sur la page.

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Source : Visit PA

Tennessee Vacation

Pour rejoindre les voyageurs britanniques lorsque British Airways a lancé un nouveau vol direct à partir de Londres, l’OGD du Tennessee s’est associé aux blogueurs anglais de Hand Luggage Only. Ce partenariat a permis d’atteindre un public sans ressembler à une publicité officielle. Elle cible une clientèle et les amène à considérer la destination pour un prochain voyage.

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Source : Hand Luggage Only

Maximiser le rendement des publicités

Un ciblage efficace augmente les probabilités d’atteindre les bonnes personnes qui deviennent alors susceptibles de cliquer sur les liens.

L’utilisation des outils marketing de Facebook semble très simple. Néanmoins, il importe de maîtriser quelques techniques pour assurer l’efficacité et la rentabilité des publicités. Voici quelques astuces pour y parvenir.

  • Effectuer un bon ciblage : plusieurs critères démographiques existent, mais Facebook offre des options intéressantes à exploiter telles que les intérêts, l’état matrimonial, le profil de carrière, la génération ou le niveau d’éducation. Un ciblage efficace augmente les probabilités d’atteindre les bonnes personnes qui deviennent alors susceptibles de cliquer sur les liens. Au préalable, définissez vos audiences et segmentez vos campagnes ;
  • Augmenter sa pertinence : Facebook établit un pointage de performance des publicités. Plus ces dernières ciblent les bonnes personnes, plus la performance s’en trouvera bonifiée et sera davantage mise de l’avant. D’où l’importance d’un ciblage efficace ;
  • Mesurer les performances : le suivi de la performance (taux de clic, de conversion, etc.) possède de nombreux avantages. Cela permet d’ajuster le contenu et le ciblage pour augmenter leur rentabilité. Les fonctionnalités Gestionnaire de publicité et Business Manager s’avèrent particulièrement utiles dans cette situation.

Avez-vous d’autres astuces pour maximiser la performance de vos publicités sur Facebook ?

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Produits et activités

Des boîtes à surprises urbaines

Lors de la septième édition des Trophées de l’innovation de l’Echo touristique organisée en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, en France, City in my Bag a reçu un prix pour ses VisitBox qui pimentent la découverte de Paris, de Reims, de Lyon ou de Bordeaux, en groupe de deux à quatre personnes. Elles renferment un plan de la ville et des lieux à trouver grâce à des cartes-indices. Elles dévoilent des secrets et des anecdotes, racontent des histoires et contiennent des cadeaux à partager tout au long du parcours. Les petites surprises sont fabriquées, choisies et emballées par l’équipe pour agrémenter la visite et lui donner un caractère authentique et unique. Se promener, s’amuser et vivre de bons moments tout en découvrant la ville sous un jour nouveau, voilà l’objectif des VisitBox. Qu’en pensez-vous ?

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Source : City in my Bag

Source de l’image à la Une : Unsplash

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Technologies

Orienter le piéton en ville… ou ailleurs

La startup française vOOg propose une solution ingénieuse pour orienter le piéton de façon simple et rapide. Le Gouvernail consiste en un cadran rotatif monté sur un pied illustrant un plan de la zone immédiate, raisonnablement accessible à pied. Les sites d’intérêt y sont clairement indiqués et numérotés dans la légende. Pour trouver son chemin, le marcheur identifie le numéro de sa destination et tourne le gouvernail jusqu’à ce qu’il localise l’endroit en haut du cadran, face à lui. Il n’a ensuite qu’à se diriger tout droit pour atteindre son objectif.

La vidéo suivante illustre clairement le concept du Gouvernail.

Source : Youtube

Éprouver de la difficulté à se situer en ville, dans un parc thématique, au musée ou sur un site naturel peut générer un stress qui affecte la qualité de l’expérience du visiteur. L’outiller pour le rassurer et l’aider dans sa découverte lui permettra non seulement de vivre un moment agréable, mais aussi de tenter de pousser plus loin son exploration.

Un prototype du Gouvernail a été testé dans la ville de Grenoble durant huit mois et fera l’objet de nouveaux essais à Issy-les-Moulineaux.

 

Image à la une : vOOg

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Tendances

Les slow cities, là où il fait bon vivre

Valoriser le bien-vivre, le développement durable et local

Le mouvement Slow a pris racine en Italie, en 1989, avec l’arrivée du Slow Food qui prône un retour à une alimentation locale saine et promeut le plaisir de manger, les traditions culinaires, ainsi que certaines formes d’agriculture, de production artisanale et d’approvisionnement. C’est dans la foulée du Slow Food qu’émergent les Slow Cities (Cittaslow, en italien), une dizaine d’années plus tard, donnant alors de l’envergure à un mouvement qui ne cesse de croître. En novembre 2017, le réseau international Cittaslow comptait 236 villes réparties dans 30 pays.

Adhérer au mouvement Slow Cities implique une réflexion autour des pratiques environnementales, des traditions locales, de l’aménagement du territoire, de la mobilité, de l’hospitalité et du bien-être en général. Toutefois, seules les villes de moins de 50 000 habitants peuvent aspirer à ce titre. Pour ce faire, elles doivent répondre à une charte comportant plus de 70 critères répartis dans 7 domaines (voir l’image). On y encourage, entre autres :

  • la mise en valeur du patrimoine historique ;
  • la commercialisation de produits locaux, du terroir, de l’artisanat local ;
  • la préservation des coutumes ;
  • la valorisation des savoir-faire et du patrimoine architectural local à travers la rénovation de bâtiments anciens, de fermes, etc. ;
  • la création d’événements locaux culturels ;
  • la multiplication des espaces verts et des zones piétonnes, le développement de pistes cyclables et de réseaux de transports alternatifs ;
  • la réduction de la consommation énergétique ;
  • le développement des commerces de proximité ;
  • la mise à niveau des équipements pour favoriser l’accessibilité aux personnes handicapées.

Le contrôle du respect de la charte est prévu tous les cinq ans pour chaque ville ou village.

slowcities-excellence-criteresSource : Cittaslow Belgique

Un outil de revalorisation du territoire 

L’affiliation au réseau Cittaslow offre aux petites municipalités une visibilité internationale qu’elles pourraient difficilement obtenir autrement. D’ailleurs, la plupart ont rejoint le réseau pour cette raison, comme le souligne Sandra Mallet, maître de conférences en aménagement et urbanisme à l’Institut d’Aménagement du Territoire, d’Environnement et d’Urbanisme de l’Université de Reims. Segonzac, première commune de France à avoir obtenu le label international, cherchait un moyen de revaloriser son territoire lorsqu’elle a eu vent de l’existence des « villes lentes ». Idem pour Mirande, qui a connu le label grâce à son jumelage avec la ville italienne San Mauro Torinese, également membre du réseau. La démarche du maire de la sous-préfecture a été soutenue par le comité départemental du tourisme qui, lors de l’obtention du label, n’a pas tardé à mettre l’information en ligne sur son site Web. À Saint-Antonin-Noble-Val, Cittaslow a permis la revitalisation des commerces du centre-ville, alors qu’un supermarché s’installait en périphérie. À Labastide-d’Armagnac, l’adhésion à Cittaslow est apparue comme la solution pour donner un nouvel essor au village, les élus espérant attirer de nouveaux résidents après avoir connu une baisse importante de leur population au fils des ans.

Un enjeu : se démarquer

Comme c’est le cas pour de nombreux labels, l’un des défis est de parvenir à se démarquer pour se développer. L’affichage du logo Cittaslow sur les sites Web et dans la signalisation des villages membres constitue un pas dans la bonne direction. Le réseau polonais a su tirer parti de la certification en créant une publication regroupant les attractions de chaque petite ville sous forme de circuits, suggérant plusieurs itinéraires de voyages pour permettre aux visiteurs de ressentir leur atmosphère unique. 

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Source : cittaslow.net

Cet exemple montre le potentiel de commercialisation du label. Toutefois, le mouvement et les principes de sa charte gagneraient à être mieux connus pour permettre aux communes et aux villages de se différencier efficacement. Malgré tout, certains y trouvent déjà leur compte. En effet, selon des élus de Segonzac et de Labastide-d’Armagnac, les retombées sont importantes à tous points de vue : économique, touristique et médiatique; elles le seront davantage avec le développement du réseau français.

Un concept qui séduit les grandes villes

Même si créer des « villes lentes » dans les grandes régions métropolitaines peut sembler une contradiction, ce mouvement est si bien ancré dans l’air du temps qu’il a suscité l’intérêt de grandes villes, particulièrement de Barcelone, San Francisco, Rome et Milan. Le projet Cittaslow Metropole, qui se voulait une tentative d’appliquer les principes des Slow Cities aux grandes villes modernes, n’a malheureusement pas vu le jour. Se conformer aux exigences du réseau peut s’avérer contraignant pour les villes de grande envergure. Cependant, les grandes villes peuvent prendre part au mouvement en devenant des supporteurs qui adhérent à l’éthique générale des « villes lentes ». Les partisans sont des entrepreneurs et des organisations qui soutiennent les valeurs du réseau dans leur propre municipalité. Ils sont autorisés à utiliser les logos de Cittaslow et de la municipalité qui les ont désignés comme supporteurs pour leur commercialisation.

Quid du Québec ?

Le mouvement Slow Cities peine à se frayer un chemin au Canada en général (3 villes seulement) et au Québec en particulier (une seule, Lac-Mégantic). Pourtant, au 1er juillet 2017, le Québec comptait 1267 municipalités de moins de 50 000 habitants, soit la presque totalité de la province (98,5 %), selon l’Institut de la Statistique du Québec. Une partie d’entre elles applique probablement déjà les principes du mouvement CittaSlow sans le savoir : qualité de vie, authenticité, produits locaux, offre culinaire régionale, mise en valeur du patrimoine, etc. Y adhérer et le promouvoir ajouterait une corde à leur arc. Cela stimulerait le tourisme régional et rural en offrant aux visiteurs un label de qualité. Après tout, la certification répond aux attentes des touristes d’aujourd’hui : intérêt pour les produits locaux, recherche d’expériences authentiques, désir de rencontrer la population locale et les producteurs.

Image à la une : Unsplash

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Produits et activités

Les villes de taille moyenne attrayantes pour le tourisme d’affaires

L’avenir de l’industrie des réunions et des évènements sera stimulé par les villes de taille moyenne et les marchés secondaires, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, selon un récent rapport de la firme d’intelligence d’affaires Skift. Deux facteurs principaux expliquent ce changement. Premièrement, les tarifs des chambres d’hôtel, des salles de réunion, de la nourriture, des boissons et d’autres services augmentent chaque année dans les grandes villes, qui deviennent dès lors trop chères pour un éventail croissant de décideurs. Deuxièmement, plusieurs villes de taille moyenne se sont rendues attrayantes en investissant massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures évènementielles et leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs.

Deux exemples s’appuyant sur la créativité

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination. Pour Erin Scholes, présidente de SD Meetings & Events à San Diego, il s’avère plus facile de créer une expérience différente, de mieux ressentir l’ambiance unique et l’authenticité d’une ville de taille moyenne. C’est le cas de Nashville et Portland qui ont explosé en popularité au cours des cinq dernières années, entre autres grâce aux efforts concertés des dirigeants pour soutenir les entreprises locales indépendantes et créer des destinations uniques.

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination

Portland mise ainsi sur ses entrepreneurs aux talents créatifs pour concocter des expériences et des produits locaux. Elle s’appuie également sur ses quartiers variés à proximité du centre-ville pour présenter une offre qui plaît de plus en plus à la clientèle d’affaires. Pearl District, par exemple, regorge de boutiques qui vendent des produits fabriqués localement. Le week-end, les visiteurs peuvent y rencontrer les fabricants. Travel Portland tire parti de cette communauté d’artisans depuis des années pour présenter la ville comme un incubateur de talents créatifs locaux en s’accompagnant d’un éventail de créateurs, de musiciens, de chefs, de fabricants et d’artisans pour mieux présenter les atouts de leur ville lors d’activités de démarchage

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Source : Travel Portland

Quant à Nashville, elle doit une grande partie de son succès à son industrie musicale, selon Butch Spyridon, PDG de Visit Music City, l’office de tourisme et des congrès de la ville. Les artistes, les auteurs-compositeurs et les musiciens agissent comme de véritables ambassadeurs et l’OGD l’a très bien compris. Il a investi plus de 300 000 $ en 2014 pour produire le documentaire For The Love of Music: The Story of Nashville et capter l’âme de la ville. Le film, qui présentait tous les différents types de chanteurs et de groupes, allant du gospel au blues, au rock, et à la musique country, a permis de briser certains stéréotypes liés à la scène country et de démontrer le savoir-faire et le poids de l’industrie musicale locale auprès des planificateurs de congrès et de réunions. Un autre documentaire verra le jour en mai 2018.

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Un capital intellectuel en croissance et des réseaux d’ambassadeurs

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence

Depuis la récession économique mondiale, les bureaux de congrès ont aligné leurs efforts plus étroitement avec leurs gouvernements et agences de développement économique dans le but de créer des réseaux de leaders locaux dans leurs secteurs industriels et universitaires en forte croissance. Forts de ces réseaux, les OGD peuvent fournir aux planificateurs un meilleur accès à des conférenciers potentiels, à des exposants, à des commanditaires et à des chercheurs actifs dans des grappes industrielles particulières. Les grandes villes comptent depuis longtemps sur ce type d’ambassadeurs pour établir le contact avec des planificateurs extérieurs dans des industries créatives et de haute technologie. C’est maintenant aux villes de taille moyenne de tirer leur épingle du jeu en collaborant avec leurs ambassadeurs pour aider à attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Le pouvoir des startups 

La croissance exponentielle des startups dans les villes de taille moyenne signifie que ces destinations ont une proposition de valeur qu’elles n’avaient pas il y a dix ans. Elles ont de plus en plus le sentiment qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes métropoles pour attirer de nouveaux congrès ou réunions, grâce aux experts universitaires des secteurs de croissance liés aux technologies. C’est le cas de Cleveland qui est devenue une destination de choix pour les conférences médicales en réunissant des experts des entreprises locales de soins de santé, des instituts de recherche scientifique et des startups pour organiser des évènements. En fin de compte, cela se traduit par une expérience plus riche pour les participants et plus d’occasions de réseautage et de développement d’affaires.

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Source : This is Cleveland

Le nouvel incubateur technologique, The Enterprise Center, situé dans le district de l’innovation au centre-ville de Chattanooga au Tennessee, réunit des entreprises actives dans les technologies 5G et l’Internet des objets. Son directeur général Ken Hays, agit à titre d’ambassadeur auprès de sa communauté internationale pour promouvoir l’expertise technologique de la région et attirer des congressistes dans sa ville.

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Source : The Enterprise Center

Autre exemple, celui de Belfast, en Irlande du Nord, qui se positionne graduellement comme un chef de file dans un certain nombre de secteurs en croissance tels que la cybersécurité et l’alimentation, grâce à de solides pôles d’expertise industrielle et universitaire. Visit Belfast développe actuellement une base de données des ambassadeurs qui peuvent atteindre leurs réseaux mondiaux pour promouvoir la ville en tant que centre d’excellence pour des conférences importantes.

Pendant ce temps au Canada 

Au Canada, Calgary travaille elle aussi avec des représentants des secteurs de l’énergie, des technologies propres, de l’agroalimentaire, de la fabrication et des services financiers entre autres, afin d’offrir des occasions d’affaires et de réseautage accrues lors de conférences. De plus, une série d’évènements comme le Beakerhead Festival, qui célèbre la convergence de la science, des médias, de la technologie et de l’innovation, contribue à redéfinir Calgary comme centre d’expertise intellectuelle, de recherche et de création. Au cours des dernières années, Meetings + Conventions Calgary s’est efforcé de rapprocher plus efficacement l’industrie et le milieu universitaire locaux des planificateurs de réunions externes travaillant dans des secteurs connexes.

Ces villes de taille moyenne gagnent en popularité auprès des planificateurs d’évènements, car elles proposent une offre intéressante, complète et abordable. Au Québec aussi plusieurs régions, hors des grands centres que sont Montréal et Québec, tirent leur épingle du jeu et s’inscrivent sur l’échiquier du tourisme d’affaires.

 

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Marketing Tendances

De Hipsterville au tourisme social…

À l’occasion de la 26e édition du Nordic Symposium of Tourism and Hospitality Research qui se déroulait à Falun, en Suède, en octobre dernier, une grande variété de sujets et d’enjeux ont été abordés. Le Réseau de veille y était, en voici un aperçu.

Bienvenue à Hipsterville

Jan Henrik Nilsson de l’Université Lund, en Suède, s’intéresse à une forme récente de destinations touristiques : Hipsterville. Il fait bien sûr référence aux quartiers urbains en vogue, souvent en processus d’embourgeoisement, où l’on retrouve un grand nombre de cafés, de microbrasseries, de brocantes, d’espaces dédiés à l’art urbain, de commerces indépendants, ainsi qu’une faune urbaine jeune et branchée. Ces quartiers occupent une place grandissante dans le marketing des destinations.

hipsterville_cafe Source : Unsplash

Les visiteurs cherchent à découvrir des lieux authentiques, fréquentés par la population locale. Ces quartiers, qui vibrent d’une scène culturelle souvent riche et variée, exercent ainsi un fort pouvoir d’attraction pour ces voyageurs.

Ces quartiers exercent ainsi un fort pouvoir d’attraction pour ces voyageurs

Les produits touristiques y sont pour ainsi dire absents. Les gens y vont pour se promener, faire les boutiques, visiter les ateliers d’artistes, fréquenter les cafés, les bars et les restaurants. La diversité et la qualité de l’offre culinaire sont souvent des éléments attractifs à Hipsterville. Les visiteurs s’y rendent aussi pour l’esprit, la mentalité véhiculée par ces quartiers, soit l’aspect :

  • local ;
  • cosmopolite ;
  • branché ;
  • conscientisé aux différents enjeux sociaux et de santé ;
  • sensible à l’environnement.

 

Pour vivre cette ambiance, les circuits à vélo ou simplement la location de vélos sont populaires. Ils offrent une meilleure immersion dans la communauté que la visite en autobus et permettent de découvrir davantage que la promenade à pied. Habituellement, on ne retrouve pas d’hôtels traditionnels dans ces quartiers, mais plutôt une offre d’appartements à louer sur les plateformes en ligne comme Airbnb, des gîtes ou encore de petites auberges de jeunesse.

Selon le chercheur, l’intérêt grandissant pour ces quartiers urbains est propulsé par :

  • le tourisme urbain facilité par les tarifs des compagnies aériennes à bas prix, surtout en Europe ;
  • la croissance du phénomène bleisure, soit la prolongation par les voyageurs d’affaires de leur séjour pour agrément ;
  • les options offertes sur les plateformes comme Airbnb ;
  • les médias sociaux et la mobilité.

 

Enfin, M. Nilsson s’interroge sur la durabilité d’un tel type de tourisme, compte tenu d’une croissance de la fréquentation de ces quartiers par les voyageurs qui pourraient, conséquemment, fragiliser l’écosystème en place. Pour lui, l’étude de ce phénomène suscite des questions intéressantes à propos du tourisme urbain durable.

Une image de marque collective

La professeure Diane Nijs est venue présenter le concept de l’« émergence » ou de la création collective en partageant notamment le cas du positionnement de l’Estonie. Elle explique qu’un expert en image de marque, Peter Kentie, venu des Pays-Bas, a proposé le slogan « Just Estonishing » et toute une déclinaison de qualificatifs incluant « est » qui peut s’en suivre, afin de qualifier les secteurs d’activités phares du pays (voir l’image ci-dessous).

just-estonishing

Source : Estonian World

Cet admirateur de l’Estonie a même offert son concept de branding national gratuitement, et s’est fait insistant en rappelant les principes du marketing territorial, persuadé de la trouvaille marketing qu’il avait faite. Pour s’assurer de l’adhésion de la communauté envers ce concept venu de l’extérieur, un grand quotidien estonien a commandé un sondage qui a confirmé l’approbation de la population. Cette dernière ainsi que l’ensemble de la communauté d’affaires se sont approprié cette approche, comme le démontre la vidéo suivante où l’hôtel Park Inn Radisson met ses employés à l’avant-plan et utilise le concept -est.

Vidéo : YouTube

Les bienfaits du voyage sur l’être humain

Le professeur Nigel Morgan, de l’Université Swansea au Royaume-Uni, a souligné à quel point l’industrie touristique frappe sur le clou de l’apport économique du tourisme pour en justifier l’importance. D’autres secteurs d’activité, comme les loisirs et le sport ont plutôt une tradition liée à la recherche des bienfaits que procure la pratique d’activités physiques sur la santé et donc l’économie en matière de soins de santé. Les bénéfices personnels et sociaux qu’engendre le tourisme sont pourtant nombreux. Pour le voyageur, le tourisme permet de :

  • réduire le stress lié à la routine du quotidien ;
  • contribuer à une bonne santé mentale et physique ;
  • favoriser les interactions sociales ;
  • ouvrir les horizons, acquérir des expériences avec d’autres cultures ;
  • développer son indépendance et sa résilience ;
  • renforcer les liens avec sa famille, ses amis, ses partenaires de voyage.

De plus, M. Morgan ajoute que le tourisme est devenu une composante intégrante au mode de vie actuel ; ceux qui en sont exclus se trouvent en marge de la norme, ce qui contribue de surcroît à leur exclusion.

Il ajoute même que souvent, ceux qui bénéficieraient le plus d’un séjour de vacances sont aussi ceux qui en sont le moins capables financièrement. Le tourisme social, qui permet d’offrir à ces individus et à leur famille un support pour bénéficier de séjours touristiques, s’avère certainement une avenue envisageable si on appuie davantage la recherche sur les bienfaits du tourisme sur la santé.

Des sujets variés et actuels

Le tourisme ratisse large et les sujets qui s’y rattachent sont innombrables. Des chercheurs ont dévoilé leurs projets de recherche sur l’évolution des technologies dans l’industrie touristique, sur les comportements des voyageurs dans un environnement connecté en permanence, ou encore sur les façons dont les DMOs présentent l’offre touristique à une clientèle de plus en plus informée. Le développement de cette connaissance s’avère extrêmement enrichissant pour l’industrie notamment en l’outillant dans sa prise de décision, en favorisant la réflexion et en démystifiant certains phénomènes.

 

Image à la une : Visit Stockholm

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Marketing

La destination vous présente l’offre de ses résidents

Louer une chambre, manger chez un résident, faire du covoiturage, être guidé par un habitant qui fait découvrir sa passion et ses secrets bien gardés… Voilà l’initiative Meet the Locals du West Sweden Tourist Board. Ce dernier a créé un microsite qui rassemble les applications, les groupes Facebook, les sites Web et même les résidents sur une base individuelle, et qui propose de faire découvrir aux voyageurs leur vie au quotidien.

 

Comment ça fonctionne?

Dans le cas des entreprises qui proposent des services entre particuliers, des articles et des liens Web sont inclus dans le portail. Le résident qui offre ses services se présente par un court texte dans lequel il parle de ses intérêts et du type d’expérience qu’il souhaite partager. Le voyageur qui veut rencontrer ce résident doit remplir un court formulaire pour se décrire. West Sweden Tourist Board transmet l’information à la personne concernée pour que celle-ci entre directement en contact avec le visiteur. La suite est laissée aux bons soins du voyageur et du « local ». Voici la vidéo qui présente l’initiative :

Une offre bonifiée

En intégrant les services des particuliers à ceux des organisations touristiques sur le même portail, le West Sweden Tourist Board enrichit et diversifie son offre, personnalise les expériences touristiques et répond à une tendance qui n’est pas prête de s’essouffler, celle des séjours authentiques.

Image à la une: West Sweden Tourist Board