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Tendances

L’authenticité: le point de vue du visiteur

Une étude de PGAV Destination, spécialiste en développement stratégique en tourisme, explore l’authenticité dans les attraits. Bien qu’il s’agisse d’un concept plutôt difficile à définir, parce qu’il peut être perçu différemment par chacun, la plupart (80%) des visiteurs soulignent qu’ils aiment découvrir des lieux qui sont authentiques. Mais au juste, qu’est-ce que l’authenticité?

Pour être qualifiée d’authentique, une expérience doit posséder cinq caractéristiques distinctes; elle doit être:

  1. unique: originale, artistique, inventive, spontanée;
  2. réelle: en lien avec l’histoire, la nature;
  3. humaine: sincère, digne de confiance;
  4. non commerciale: simple, pas fausse, pas clinquante, pas axée sur le «faire de l’argent à tout prix»;
  5. sociale ou émotionnelle: permet de se sentir proche de sa famille ou de ses amis.

Les visiteurs d’attraits mentionnent qu’à leurs yeux, les meilleurs exemples d’authenticité se trouvent dans des lieux où un événement réel — historique — s’est déroulé (68%) et dans des espaces naturels intouchés par l’Homme (53%). Ils soulignent aussi les attraits, sites ou lieux qu’on ne trouve nulle part ailleurs (34%) (voir le graphique 1). Le lien émotionnel semble également important puisque plus de 4 visiteurs sur 10 ont indiqué que cet aspect de l’expérience la rendait plus authentique.

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Bien que les voyageurs préfèrent les «vrais» attraits, cela ne les empêche pas de visiter toutes sortes d’attractions pour leurs vacances familiales. Plus de la moitié de ceux qui indiquent préférer des expériences réelles/authentiques ont visité un parc thématique (54%), un casino (50%), un musée (61%), un zoo (61%) ou un aquarium (58%).

Une grande majorité (81%) des visiteurs qui ont vécu des expériences authentiques lors de leurs vacances ont affirmé que ces expériences les ont amenés à voir la destination de manière plus favorable (25%) ou beaucoup plus favorable (56%). De plus, ces visiteurs ont une meilleure perception des destinations qu’ils considèrent «authentiques», ils en tirent une plus grande satisfaction et sont plus enclins à y retourner. Être authentique: voilà une bonne manière de fidéliser sa clientèle!

Source:

PGAV Destinations. «Real Potential. The Power of Authenticity to Reposition Your Destination», 2009.

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Produits et activités

La découverte industrielle par le tourisme

La découverte du processus industriel ainsi que des techniques de fabrication de produits et services consommés quotidiennement fascine jeunes et moins jeunes. Le tourisme industriel sort des sentiers battus, permet l’acquisition de nouvelles connaissances et favorise la compréhension du fonctionnement d’une entreprise. Ce créneau s’inscrit au sein du tourisme d’apprentissage, une tendance qui prend de l’ampleur dans l’industrie touristique.

Le tourisme industriel attire

Appelé tourisme de découverte économique en France, ce créneau est en vogue depuis plusieurs années. Il regroupe les sites présentant le savoir-faire du passé, du présent ou du futur, et concerne trois types d’activités:

  • La visite d’entreprises (sites de production artisanale ou industrielle);
  • Le tourisme de patrimoine industriel, qui valorise la production et les savoir-faire du passé (ateliers, musées, écomusées);
  • Le tourisme scientifique (planétarium, centre des sciences, etc.).

La visite d’entreprises toujours en activité permet aux visiteurs de découvrir l’arrière-scène et le processus de production d’un produit ou d’un service. En France, plus de 800 entreprises ont ouvert leurs portes à près de 8,2 millions de visiteurs en 2009. C’est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs activités, de développer leur image de marque et de mettre en valeur leur savoir-faire (lire aussi: Le tourisme industriel, un volet du tourisme d’apprentissage). Elle constitue également une offre touristique supplémentaire permettant à une région de faire découvrir son patrimoine économique.

Populaires auprès de la clientèle scolaire et de groupes, les entreprises qui accueillent des visiteurs utilisent plusieurs techniques pour dynamiser la découverte. De la visite classique aux centres d’interprétation indépendants, en passant par des événements spéciaux, les formules se diversifient.

La visite classique: de petites et de grandes initiatives

La plupart des entreprises qui ouvrent leurs portes aux visiteurs proposent des visites guidées (gratuites ou payantes) de leurs installations, une exposition ou une aire d’interprétation. Lorsque le produit s’y prête, on trouve souvent une boutique de souvenirs ou une dégustation. Plusieurs distilleries comme les sites de Jack Daniels au Tennessee ou de Heineken à Amsterdam ont opté pour une combinaison de ces options.

En France, l’usine marémotrice de la Rance, première installation à produire de l’électricité à partir du mouvement des marées, accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs. Grâce à son Espace Découverte, qui abrite une exposition ludique et interactive, une baie vitrée offrant une vue sur la salle des machines et un film décrivant son fonctionnement, les visiteurs peuvent découvrir l’usine, son histoire et les nombreux métiers de l’électricité.

Pour d’autres grandes entreprises internationales, c’est le produit même qui constitue un attrait en soi, grâce à la mise en place de centres d’interprétation ludiques et indépendants de l’usine de fabrication. C’est notamment le cas de Cadbury World, en Angleterre, qui depuis 1990 est un centre entièrement consacré au chocolat et à l’historique de cette marque. Il est possible d’y voir les installations d’emballage pour la distribution et de parcourir l’exposition à son propre rythme. En Pennsylvanie, aux États-Unis, Crayola Experience consiste en un centre d’interprétation familial où le processus de fabrication du crayon est expliqué à l’aide de plusieurs activités pratiques pour les enfants.

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Source: Cadbury World

Découvrir des entreprises de façon originale

D’autres organisations profitent de leur vaste terrain pour offrir aux visiteurs des activités uniques. La compagnie de crème glacée Ben&Jerry’s, dont l’usine est située au Vermont, propose en hiver des visites guidées en raquettes sur son site, en plus de la dégustation de ses produits. Le parc éolien de Whitelee Windfarm, près de Glasgow, en Écosse, ouvre ses portes au public et offre plus de 70 km de sentiers pour la randonnée pédestre, le vélo et l’équitation.

À Cap-Chat, en Haute-Gaspésie, la visite de l’intérieur de l’Éole Cap-Chat, l’éolienne à axe vertical la plus haute au monde, permet aux touristes de se familiariser avec les mécanismes de fabrication de l’énergie et d’observer les paysages environnants, depuis le haut de la tour de plus de 100 mètres. Ce même parc éolien accueille depuis 2 ans Révolutions CapChat, un festival de musique électronique où pendant 24 heures, des D.J. internationaux se donnent en spectacle. Il s’agit également d’une vitrine pour les artistes visuels, de la danse et du cirque.

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Source: Révolutions CapChat

Des destinations s’organisent autour du tourisme industriel

Certaines destinations ont choisi de rassembler leurs intervenants industriels pour structurer l’offre. C’est le cas de la ville d’Angers, qui a retenu la découverte économique comme un axe de développement touristique. Depuis 2000, la semaine du tourisme industriel à Angers et son événement «Made in Angers» attirent près de 17 000 visiteurs: portes ouvertes dans plus d’une centaine d’entreprises, week-end thématique et forum pour l’emploi sont au programme. Organisée par Angers Loire Tourisme, cette initiative permet aux visiteurs de découvrir le tissu économique du Pays Loire Angers.

Dans la région Rhône-Alpes, le réseau Tourisme industriel, scientifique et technique Rhône-Alpes (TISTRA), créé en 1997, vise à faire connaître le patrimoine industriel et artisanal ainsi qu’à promouvoir les savoir-faire et les métiers de la région. Le réseau regroupe des entreprises ouvertes au public tout au long de l’année, des musées-ateliers, des sites scientifiques et des centres de recherche.

Qu’il s’agisse de production forestière, d’aluminerie, de fabrication de fromage ou de soufflage du verre, bon nombre d’entreprises québécoises ouvrent déjà leurs portes au public. Plusieurs secteurs d’activité ou produits phares pourraient suivre leur exemple et profiter de cette tendance pour se rapprocher de leurs consommateurs et contribuer à la diversification de l’offre touristique d’une région.

 

Sources:

− Barnes, Jeremy. «Industrial Tourism: An Introduction», insights.org.uk, avril 2010.

− Rhône-Alpes Tourisme. «Tourisme de découverte économique – visites d’entreprises en Rhône-Alpes», pro.rhonealpes-tourisme.com, 12 juillet 2012.

− Réseau TISTRA. «Rapport d’activité 2011», tistra.com, 2011.

− Cadbury World. «Key Facts Document – 2009», cadburyworld.co.uk, 2009.

Sites Web:

− Angers Loire Valley, «Made in Angers 2013»

− Crayola Experience, «About Crayola Experience»

− Ben&Jerry’s, «Snowshoe & Ice cream too»

− Whitelee Windfarm

− Révolutions CapChat

− Rhône-Alpes, «TISTRA»

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Produits et activités

Le tourisme expérientiel en région

Dans certains cas, on va jusqu’à qualifier de durable le développement touristique provenant de ces expériences, notamment lorsqu’elles se réalisent dans le respect de l’environnement, dans l’équité sociale et qu’elles contribuent à la pérennité économique des entreprises.

Le tourisme expérientiel

Bien qu’il n’existe pas de définition universelle, plusieurs caractéristiques décrivent ce qu’est le tourisme expérientiel:

  • Il inclut les personnes rencontrées, les lieux visités et les activités pratiquées;
  • Il permet aux visiteurs d’acquérir de nouvelles connaissances et de stimuler divers sens;
  • Il va au-delà de la théorie; il présente la réalité et fait vivre une expérience véritable;
  • Il permet aux touristes de découvrir de nouvelles cultures, façons de faire et activités.

L’authenticité des expériences sera citée par de nombreux voyageurs comme motif de leur déplacement et ira jusqu’à donner un sens à leur voyage.

Des exemples provenant de différents secteurs

Les entreprises dont les activités cadrent avec le tourisme expérientiel ne sont pas toujours préalablement touristiques. En effet, nombreuses sont celles, issues de différents domaines, à concilier leurs activités primaires avec d’autres de nature touristique. Pour certaines d’entre elles, ces activités secondaires assurent même leur survie. Pour d’autres, la venue de touristes leur permet de diversifier leurs revenus, de se faire connaître auprès de leur milieu, de mieux s’intégrer à leur communauté ou même de répondre à une mission sociale. Voici quelques exemples d’expériences.

Vigneron d’un jour

Il est possible d’expérimenter ce qu’est le métier de vigneron dans plusieurs vignobles du Québec, dont celui de La Bauge situé à Brigham, dans les Cantons-de-l’Est. Au cours d’une journée entière, les visiteurs prennent le temps de découvrir le vignoble, participent à la cueillette du raisin, apprennent les principes de foulage et de pressage du fruit, et dégustent des vins.

L’expérience Bleu Lavande

L’entreprise Bleu Lavande diversifie ses activités en incluant une dimension touristique en période estivale. Ainsi, les visiteurs peuvent se promener dans les champs de lavande, découvrir sa culture et son processus d’extraction, goûter des produits à base de lavande, apprendre à les cuisiner, etc.

Le Fumoir d’Antan

À Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine, il est possible de se familiariser avec le procédé du hareng fumé au Fumoir d’Antan. Du salage au fumage, les visiteurs apprennent les techniques utilisées depuis plus de 20 ans.

Métier-Pêcheur

En Gaspésie, les Excursions L’Omirlou proposent aux touristes d’expérimenter la pêche aux homards, aux crabes ainsi que la pêche dite récréative (maquereau, plie, etc.) au large du littoral de Bonaventure.

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Source: Excursions L’Omirlou

En France, la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, a inauguré en décembre dernier le site de l’Association de la Visite d’Entreprise, qui recense des entreprises ouvertes au public. Ce type d’activité charme près de 10 millions de personnes dans l’hexagone et touche plus de 5 000 entreprises. Voici quelques exemples de visites que les Français et les touristes étrangers peuvent effectuer:

 

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Source: Entreprise et découverte

Les expériences de la Commission canadienne du tourisme (CCT)

Dans une dimension beaucoup plus large, la CCT place depuis quelques années les expériences touristiques au cœur de son image de marque. Elle mise ainsi sur l’authenticité et le caractère unique des expériences canadiennes pour se distinguer sur le marché international.

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Source: Commission canadienne du tourisme

Selon la CCT, cinq catégories d’expérience définissent la destination:

  1. Découvrir la cuisine locale: saveurs régionales, festivals de gastronomie ou de vins, apprentissage culinaire.
  2. Faire connaissance avec les habitants: culture autochtone, modes de vie locaux, attraits culturels.
  3. Profiter des villes animées à proximité de la nature: activités urbaines, arts et spectacles, grands événements, nature en périphérie.
  4. Voyager sur mer, sur terre ou dans les airs.
  5. Vivre des aventures en milieu naturel: activités hivernales ou estivales, contemplation des paysages, visites de parcs nationaux.

 

Le tourisme expérientiel rejoint certaines dimensions du tourisme d’apprentissage, de l’agrotourisme et du tourisme culturel. Son caractère unique est dû au fait que l’expérience se déroule à un moment précis, avec des personnes particulières et dans un contexte incluant un amalgame d’impondérables. À la différence d’un produit qui s’achète, l’expérience se vit, reste imprégnée en celui qui la réalise et constitue bien souvent les plus beaux souvenirs des voyageurs.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Sources:

• CCT. «Expériences – boîte à outils pour les partenaires de la CCT», 2e édition, octobre 2011.

• Voyage.sympatico.ca. «Le tourisme expérientiel: une nouvelle manière de voyager», consulté le 21 janvier 2013.

• YouVox. «Un site internet pour le tourisme industriel», voyage.youvox.fr, 18 décembre 2012.

Sites Web:

• Bleu Lavande

• Entreprise et Découverte

• Excursions L’Omirlou

• Gros Morne Institute for Sustainable Tourism (GMIST)

• Le Fumoir d’Antan

• Vignoble de la Bauge

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Technologies

La qualité de l’accueil numérique sous évaluation

Partout à travers le monde, les destinations doivent s’adapter aux changements comportementaux de leur clientèle possédant des besoins technologiques en constante évolution. Selon les résultats de l’enquête de TCI Research, la satisfaction des voyageurs concernant la qualité de l’accueil numérique atteint un niveau tout juste acceptable. Les destinations seront-elles prêtes à répondre adéquatement aux besoins des voyageurs en 2013?

Cette analyse repose sur des données provenant de l’enquête mondiale TRAVELSAT Competitive Index, de la société belge TCI Research, qui mesure la compétitivité des destinations à partir de l’expérience de près de 30 000 touristes originaires de plus de 30 pays, interrogés en 2011 et en 2012 à propos de 80 indices (vous pouvez consulter la liste complète sur TCI Research – Travelsat – list of indexes). Parmi ceux-ci, seul celui concernant l’accueil numérique sera ici décortiqué. Les participants au sondage devaient évaluer leur impression quant à la disponibilité, à l’accessibilité et à la qualité des contenus et des services offerts sur divers équipements mobiles.

L’Internet de séjour

Le concept d’Internet de séjour (lire aussi: Internet de séjour: «Bonjour, que nous suggérez-vous aujourd’hui?») transforme de plus en plus la notion d’accueil depuis l’utilisation massive des téléphones intelligents et des tablettes électroniques. Énuméré parmi les 13 tendances de 2013 lors du Gueuleton touristique de janvier, organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM en collaboration avec Tourisme Montréal (voir aussi: «Les 13 tendances touristiques de 2013»), l’Internet de séjour soulève de nombreux défis pour les offices de tourisme et autres organisations impliquées dans la gestion de l’accueil des voyageurs.

Comment évaluons-nous la qualité de l’accueil numérique à travers le monde? Les services numériques offerts aux visiteurs sont-ils à la hauteur de leurs attentes? Selon l’enquête TRAVELSAT, globalement, l’indice de satisfaction de la qualité de l’accueil numérique se situe à un niveau à peine supérieur à 100, c’est-à-dire qu’il est acceptable, mais qu’il ne dépasse pas toujours les attentes (voir les cinq niveaux de l’indice dans le tableau 1).

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Remarque: Cette classification est indicative (le passage d’un palier à l’autre est graduel) et ne s’applique pas aux critères de satisfaction liés aux prix, qui sont par nature moins bien notés par la clientèle.

Le niveau de satisfaction selon divers critères

Les voyageurs de la génération Y (25 à 34 ans) semblent légèrement plus satisfaits de l’accueil numérique que ceux des autres groupes d’âge (voir le graphique 1). Lorsque les voyageurs en général demeurent entre 4 et 7 nuits à destination, leurs besoins sont visiblement plus assouvis (130) que dans le cas de ceux qui y restent de 1 à 3 nuits (93) et 8 nuits ou plus (111).

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Les nouveaux mariés en voyage de noces, les amateurs de magasinage et les voyageurs d’affaires (MICE) marquent le plus haut niveau de satisfaction quant à l’accueil numérique (voir le graphique 2). Leur expérience va jusqu’à dépasser leurs attentes. À l’opposé, ceux qui effectuent un séjour axé sur le tourisme religieux soulèvent la plus forte insatisfaction de tous les groupes représentés.

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Les participants de l’enquête ont été particulièrement satisfaits de leur accueil numérique en Nouvelle-Zélande, en Australie, aux États-Unis et au Canada (voir le graphique 3). Ces pays offrent une expérience plus compétitive qu’une forte majorité de destinations européennes. Les individus ayant visité l’Amérique latine ont entre autres souligné des problèmes de cohérence et de constance dans la qualité fournie, ce qui explique le faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph3Destination

Remarque: Afin de bien comprendre la composition des destinations, veuillez consulter le tableau 2.

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Les individus provenant des pays BRIC, soit du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, sont ceux qui ont le plus apprécié l’accueil numérique expérimenté lors de leur voyage (voir le graphique 4). On peut supposer que l’usage d’outils technologiques est un moyen efficace de contourner les inconvénients communicationnels et qu’ils peuvent faciliter l’introduction à une nouvelle destination. En contrepartie, les attentes des Européens n’ont pas été totalement atteintes, ce qui se traduit par un plus faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph4Marché

La variation des indices selon les principales activités pratiquées par les voyageurs ne suscite pas de grand écart quant au niveau de satisfaction de l’accueil numérique (voir le graphique 5). La majorité d’entre eux s’entend pour le qualifier d’acceptable. On remarque que les niveaux s’élèvent en fonction du caractère très particulier du segment étudié (golf, théâtre, événement sportif, etc.), ce qui pourrait justifier la pertinence pour les destinations d’orienter le développement de leurs contenus en fonction de la motivation de la visite.

Qualitéaccueilnumériquegraph5Activités

Les influenceurs présents sur le Web, très actifs sur les médias sociaux, soulignent un niveau plus élevé de satisfaction que les autres segments de clientèle (voir le graphique 6). Mieux équipé et plus informé que la moyenne, ce groupe d’individus sait tirer bénéfice de la multitude d’applications disponibles, une fois à destination.

Qualitéaccueilnumériquegraph6Segment 

En constatant l’enthousiasme des voyageurs plus expérimentés d’un point de vue technologique, soit les influenceurs sur le Web, nous pouvons nous interroger sur la corrélation existant entre le niveau de connaissances et d’intérêt, et le niveau de satisfaction concernant l’accueil numérique. Habitués aux services offerts sur le Web, plusieurs iront jusqu’à sélectionner certaines applications et certains services numériques avant même d’arriver à destination, ce qui leur permet de mieux utiliser et d’apprécier davantage leurs outils une fois sur place.

L’adaptation aux nouvelles technologies se vit autant pour les organismes touristiques de chaque destination que pour tous les voyageurs. L’apprentissage et l’utilisation de celles-ci ne se font pas au même rythme pour chacun, c’est pourquoi nous vivons une période de transition dans laquelle il semble important de trouver un équilibre entre les services offerts de façon numérique et ceux qui le sont en personne, par les intervenants de l’industrie.

Sources:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM et Tourisme Montréal. Gueuleton touristique «Les 13 tendances de l’industrie touristique pour 2013».

– TCI Research. «TRAVELSAT Competitive Index», 2011-2012.

 

Commentaire – Olivier Henry-Biabaud

L’étude nous rappelle simplement que l’attrait technologique – souvent spectaculaire – est une chose, mais que la pertinence des contenus en est une autre. Le chemin est encore long avant de voir les deux converger dans le même sens. À quoi bon avoir à portée de smartphone des dizaines d’applications proposées par toutes sortes d’opérateurs, si celle dont vous avez vraiment besoin à un moment clef n’est pas disponible? Certaines applications sont fascinantes, d’autres vous proposent de scanner la façade d’un hôtel pour savoir s’il a des chambres libres… mais combien de touristes cherchent un hébergement une fois sur place? L’ère numérique transforme en profondeur la façon qu’ont les voyageurs de préparer et de vivre leur voyage, mais ceux-ci nous rappellent que ce dernier reste, néanmoins, un TOUT fait de centaines de points de contact tangibles, intangibles, matériels, commerciaux, humains et numériques qui sont autant d’occasions de marquer des points pour une destination. À l’avenir, les plus compétitives seront probablement celles qui arriveront à bien doser accueil humain et accueil numérique sans les opposer, à enrichir l’expérience de la visite sans la virtualiser et à proposer des applications cohérentes tout au long du parcours des visiteurs. Un énorme défi d’infomédiation pour les organisations de gestion de la destination (DMO), qui doivent guider leurs visiteurs dans cette jungle avant et pendant le séjour…

Olivier Henry-Biabaud – TCI Research

Olivier_Henry_BiabaudOlivier Henry-Biabaud a fondé TCI Research en 2010. Diplômé en gestion avec une spécialisation en études marketing (Paris-Dauphine, Sciences Po Paris), il travaille depuis près de 20 ans dans la recherche internationale, occupant des fonctions opérationnelles et de management au sein de cabinets internationaux (TNS, Ipsos) basés dans différentes villes européennes. Spécialiste de la mesure de compétitivité des destinations, il a collaboré avec plus de 50 destinations du tourisme en Europe et dans le monde, et intervient régulièrement lors de forums internationaux sur le tourisme compétitif. Il est aussi membre du panel des experts de l’Organisation mondiale du tourisme et de son réseau Knowledge Network, ainsi que du conseil d’administration de TTRA Europe (Tourism and Travel Research Association).

Site de l’institution : www.tci-research.com

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Produits et activités

La pratique de la motoneige au Québec : état des lieux

 

Alors que la clientèle de motoneigistes américains déserte les sentiers québécois, des campagnes promotionnelles pour faire découvrir l’activité aux néophytes ainsi que des forfaits de location comprenant un encadrement sécuritaire s’avèrent intéressants.

 

 

 

Les clientèles potentielles canadienne et américaine

Selon l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA), il y avait 1,4 million de motoneiges enregistrées aux États-Unis en 2012, dont près du quart dans les bassins naturels du Québec que sont la Nouvelle-Angleterre et l’Atlantique Centre. Au Canada, on comptait un peu plus de 593 000 véhicules enregistrés; le Québec occupait le premier rang (29%), suivi de l’Ontario (25%) et de Terre-Neuve (17%).

Selon un sondage du Print Mesurement Bureau (PMB) de l’automne 2012, 1,1 million de Canadiens ont déjà pratiqué la motoneige. De ce nombre, 340 000 Québécois et 386 000 Ontariens de 12 ans et plus ont pratiqué cette activité au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Un peu plus du quart des motoneigistes canadiens (316 000) ont mentionné avoir pratiqué la motoneige à l’occasion d’un voyage d’une nuit ou plus au Canada, dont 61 000 Québécois et 110 000 Ontariens. Par rapport à 2010, cela représente une diminution de 28% pour la clientèle québécoise, et une augmentation de 51% pour le marché ontarien.

La majorité de ces touristes-motoneigistes québécois sont âgés de 18 à 44 ans (66%) ou de 45 à 54 ans (24%) et proviennent de la région de Montréal (47%). Quant aux voyageurs ontariens, ils sont plus âgés: 37% ont de 55 à 64 ans et seulement 33% sont âgés de 18 à 44 ans. Un peu plus du quart (26%) viennent de la région de Toronto.

Plus d’Ontariens, mais moins d’Américains pratiquent la motoneige au Québec

Les années 2000 s’annonçaient catastrophiques pour la motoneige au Québec; le nombre de droits d’accès vendus diminuant sans cesse, et ce, jusqu’à l’hiver 2007-2008, moment charnière où la demande a amorcé sa remontée. L’année dernière, la vente des droits d’accès a crû de près de 8% pour atteindre le même niveau qu’en 2003-2004 (voir le graphique 1).

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Ce sont principalement les Québécois qui achètent ces permis (90% en 2011-2012); les Canadiens des autres provinces (6%) et les Américains (4%) se partagent les autres droits. Notons que le nombre de permis vendus à des Américains a chuté drastiquement depuis le début des années 2000 (-77%), passant de 17 000 à moins de 4000.

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La saison dernière, la clientèle ontarienne constituait la moitié des motoneigistes hors Québec en visite dans la belle province (voir le graphique 3), suivie de loin par celle de l’État de New York (13%) et de la Pennsylvanie (7%). Les Américains de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, Maine, Massachusetts, Connecticut et New Hampshire) ont acheté 18% des droits d’accès vendus à des motoneigistes de l’extérieur du Québec.

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Des campagnes «découverte»

Pour attirer de nouveaux adeptes, encourager les anciens motoneigistes à renouer avec le sport et inciter les conducteurs actuels à parcourir encore plus de kilomètres, l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA) a mis sur pied, il y a quelques années, la campagne «À vos motoneiges!» (Go Snowmobiling) et le concours «Partage ta passion motoneige! Amène un ami» (Take a friend snowmobiling), qui se tient cette année du 1er janvier au 31 mars. Ce concours incite les États et les provinces membres de l’American Council of Snowmobile Association (ACSA) et du Conseil canadien des organismes de motoneige (CCOM) à CN_motoneige_image1parrainer des activités dans le cadre de cette seconde campagne annuelle pour courir la chance de gagner 5 000 $. L’événement a été conçu pour soutenir les associations de motoneigistes de l’ACSA et du CCOM ainsi que leurs clubs dans leurs démarches de partenariats avec les chambres de commerce locales, les bureaux de congrès, les offices de tourisme ou toutes autres entreprises intéressées à accroître la pratique de la motoneige sur leur territoire. Plusieurs idées sont proposées dans un guide à l’intention des clubs.

En Ontario

La Fédération des clubs de motoneiges de l’Ontario (OFSC) publie un guide de planification bilingue téléchargeable à l’intention de tous ceux qui souhaitent pratiquer cette activité sur le territoire de la province. Le guide comprend des informations pratiques (règlements, permis, douanes, signalisation, etc.) de même qu’une liste d’entreprises offrant la location uniquement, la location et l’hébergement ainsi que des circuits, accompagnés ou non, le tout classé par région touristique. Il répertorie également les voyagistes qui proposent des circuits accompagnés par des professionnels.

Dans le Nord-Est des États-Unis

De nombreuses pourvoiries, camps et centres de villégiature de l’État du Maine offrent des forfaits complets incluant la motoneige, les vêtements, le casque et l’essence. La majorité proposent également des sorties de groupe guidées — avec guide certifié par la Maine Professional Guides Association — de quelques heures à plusieurs journées, des repas et l’hébergement. Ces services comprennent également une séance de formation avant de s’élancer sur les sentiers. Il existe aussi près d’une quarantaine de locateurs de motoneiges accrédités par le Department of Inland Fischeries and Wildlife qui offrent, à la carte, la location de motoneige à la demi-journée ou à la journée entière, les assurances et les vêtements; l’accompagnement par un guide est possible avec une réservation préalable.

Au Québec

Grâce au programme «Hôtels sécuritaires» de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, auquel participent plusieurs établissements hôteliers, l’offre d’hébergement pour les motoneigistes au Québec se distingue de celle de l’Ontario et des États-Unis avec des services complémentaires mis sur pied dans le but de limiter le vol de motoneiges, notamment des enclos ou des garages fermés, des chaînes pour barrer sa motoneige, des caméras de surveillance ou même des gardiens de sécurité.

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Source: Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Le Québec compte six grandes régions de motoneige qui s’adressent toutes à des clientèles locales et internationales. À ce titre, ces régions proposent des forfaits d’hébergement, des fournisseurs de services (locateurs et forfaits tout-inclus ou sur mesure, avec ou sans guide) et une liste de voyagistes offrant des séjours de motoneige ou de multiactivités aux clientèles internationales. D’ailleurs, selon une récente étude de Zins Beauchesne, 20 voyagistes et 90 locateurs accueillent ces clientèles dans la province. Voir également la campagne de Tourisme Québec.

La sécurité, un élément important, pour tous, mais encore plus pour la clientèle débutante

Le programme «Encadrement sécuritaire» élaboré par le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui des Transports et mis en place en 2009 par Aventure Écotourisme Québec, propose des mesures d’encadrement sécuritaire afin de diminuer le nombre d’accidents impliquant des touristes.

Dans le même esprit, l’ISMA, en partenariat avec l’ACSA et l’International Association of Snowmobile Administrators a développé le programme «Safe Riders! You make snowmobiling safe™» et encourage les clubs et associations à participer à la Semaine internationale de la sécurité en motoneige. Un site Internet explique en détail le programme.

Défis

La motoneige au Québec bénéficie d’une bonne réputation sur le plan international, mais elle doit composer avec une demande à la baisse de la clientèle américaine. La crise économique que les Américains ont vécue, et dont ils se sortent à peine, jumelée à une hausse des prix de l’essence n’aide en rien la situation. Comment faire pour reconquérir cette clientèle? Pour combler cette perte de motoneigistes américains, doit-on s’intéresser davantage au marché ontarien ou à celui du FIT outre-mer, particulièrement aux Français?

Bien que la motoneige constitue un important produit d’appel, son développement auprès des clientèles hors Québec devrait-il passer par la promotion d’un produit hivernal diversifié, multiactivités? En attendant la stratégie hivernale du ministère du Tourisme et de ses partenaires prévue pour cette année, quelles sont vos idées? 

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Source: Gracieuseté de Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme aérien Laurentides sur le transport aérien en milieu de villégiature.

Image à la une: Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 

 Sources:

– Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario. «2013 Ontario Snowmobiling Tour Planner».

– International Snowmobile Manufacturers Association. «Ideas for running a Take a Friend Snowmobiling Campaign», 2013.

– Print Measurement Bureau, 2012.

– Zins, Michel. «Impact économique de la motoneige au Québec», septembre 2012.

Sites Internet:

− Algoma Central railway

− Destination motoneige

− Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

− International Snowmobile Manufacturers Association

− Maine Snowmobile Association

− Northernescape

− Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation

− Ontario Federation of Snowmobile Clubs

− Pays de la motoneige

− Québec Maritime

− Région Québec du Sud

− Tourisme Abitibi-Témiscamingue

– Tourisme Québec

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Tendances

Le paysage de la consommation en dix points

La recherche d’expériences de qualité et personnalisées, qui contribuent à démontrer le statut social du consommateur, le tout dispensé par des entreprises éthiques et responsables: voilà un aperçu de l’univers complexe de la consommation tel que Trendwatching le définit.

1. La recherche de statut

La quête de statut social est un impératif fondamental de l’homme. C’est pourquoi, dans les sociétés riches, mais également de plus en plus dans celles en développement, elle demeurera un facteur clé — sans doute LE facteur clé — de la consommation. Bien sûr, les moyens privilégiés pour atteindre un certain rang social ont changé, mais ils partent bien souvent du désir de se différencier des autres et de devenir attrayant pour autrui.

2. Une mentalité d’abondance

Les sociétés de consommation modernes sont extrêmement complexes. Le nombre infini de nouveaux produits et services montre que l’état d’esprit dans lequel nous vivons en est un de surabondance et de sursaturation. Pas étonnant que les consommateurs soient plus que jamais déterminés à effectuer le meilleur choix… à chaque fois.

3. L’entreprise responsable

La plupart des consommateurs considèrent que l’impact social et environnemental de leurs comportements d’achats devrait être neutre, voire positif. Ils s’attendent donc à ce que les entreprises agissent de manière éthique et durable dans tout ce qu’elles font. Et ceux qui ne semblent pas se préoccuper de leur empreinte écologique se tournent vers les marques pour qu’elles prennent le relais et se comportent en «bonne» entreprise, à leur place et en leur nom.

4. La qualité non négociable

Le monde de la consommation est constitué de milliards de consommateurs expérimentés et bien informés, qui ont une longue liste d’attentes élevées pour chacun des produits, des services et des expériences offerts sur le marché. L’hyperconsommation, sur une base individuelle et à l’échelle mondiale, signifie que seuls les meilleurs survivront.

5. La hiérarchisation de l’expérience

Dans les marchés développés, et de plus en plus dans les marchés émergents, les priorités ont changé. On ne parle plus de biens de consommation, mais d’expériences de consommation. On ne reconnaît plus les gens à ce qu’ils possèdent, mais à ce qu’ils font et à ce qu’ils réalisent.

6. La technologie et la révolution mobile

Les consommateurs ne cherchent qu’une chose: satisfaire leurs besoins fondamentaux et leurs désirs. Pour ce faire, ils empruntent des voies diverses et utilisent des méthodes de plus en plus efficaces et rapides, comme la technologie mobile. Cette dernière procure à l’acheteur un sentiment de puissance, d’accessibilité et d’abondance: l’effet de la longue traîne est décuplé par le monde virtuel (lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!).

7. De la personnalisation à la pertinence

La prolifération de données sur le Web jumelée à des algorithmes sophistiqués rend l’univers numérique des consommateurs de plus en plus adapté à leurs besoins, créé sur mesure et parfaitement pertinent pour eux.

Trendwatching identifie également certaines caractéristiques psychologiques qui façonnent le comportement des consommateurs, dont:

8. L’amorçage

On vous soumet le mot «maison», puis on vous demande de combler le vide: sa_on. Si vous avez répondu «salon», vous venez d’expérimenter l’amorçage, ou comment de petits indices, souvent inconscients, peuvent influencer vos actions, vos décisions et vos attitudes (la plupart des gens répondent «savon» lorsqu’on leur présente le mot «laver»). Les marques ont longtemps utilisé des techniques d’amorçage. Quelle sera la prochaine étape, maintenant que les consommateurs prennent conscience de la puissance des techniques dites psychologiques pour les entraîner sur un chemin prédéfini?

9. L’adaptation au plaisir

Peu de temps après un événement très positif ou négatif — gagner à la loterie, par exemple —, le degré de bonheur ressenti reviendra à son niveau précédent pour la plupart des gens. Ce point de retour est l’un des facteurs psychologiques fondamentaux de la consommation. Elle pousse les consommateurs à exiger, à acquérir et à expérimenter de plus en plus pour revivre ce premier épisode de joie intense.

10. L’aversion pour l’iniquité

L’aversion pour l’iniquité décrit la tendance à rejeter toute perception d’injustice, même si ce rejet engendre un coût matériel et est donc «irrationnel». Plusieurs expériences ont montré que les consommateurs écarteront des offres financières «discriminatoires», même si cela signifie qu’ils y perdront au change.

Gardons en tête ces différents éléments pour mieux comprendre l’analyse sur les tendances touristiques 2013 et les 13 tendances de l’industrie touristique, présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, et par Pierre Bellerose, vice-président – Relations publiques, recherche et développement du produit, de Tourisme Montréal lors du premier Gueuleton touristique de l’année, le 15 janvier dernier.

 

Source:

– Trendwatching.com. «2013 Trend Report».

 

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Hébergement

Des petites attentions pour gagner le cœur de vos clients

On dit souvent que ce sont les petites choses qui font toute la différence. Livraison d’épicerie à la chambre, menu d’oreillers, prêt de vélo et de matériel d’entraînement, concierge à crème solaire, les hôtels à travers le monde font preuve d’une grande créativité afin d’offrir à leur clientèle des soins spéciaux, des attentions particulières ou des services à valeur ajoutée pour parfaire leur expérience. Ces valeurs ajoutées favorisent l’effet wow et font en sorte que l’expérience du client passe de bonne à inoubliable!

L’une des façons de gagner le cœur des clients est par l’estomac. La chaîne Double Tree Hotels offre à chaque client lors de son arrivée, un biscuit aux brisures de chocolat fraîchement sorti du four. Lancée en 1987, cette initiative a pris de l’envergure et est devenue l’une des marques de commerce de la chaîne. Aujourd’hui, plus de 10 millions de biscuits ont été distribués parmi les 200 hôtels à travers le monde.

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Source: DoubleTree by Hilton

Pour le plaisir des enfants

Qui dit enfants heureux, dit parents heureux. Au Grand Del Mar en Californie, on offre aux parents de nouveau-nés une boîte cadeau contenant des produits de toilette pour bébé ainsi qu’un accroche-porte mentionnant: Quiet Please, Baby Sleeping. Les petits âgés de trois à huit ans reçoivent quant à eux un jouet, de même qu’un peignoir et des chaussettes, alors que les adolescents se font offrir un coupon pour une crème glacée au café de l’hôtel.

À l’Hôtel Monaco de Seattle, plusieurs initiatives ont été mises de l’avant pour le plus grand plaisir des parents et des enfants. À leur arrivée à l’hôtel, les petits reçoivent un cadeau provenant d’un coffre à trésor rempli de jouets, de même qu’un bocal avec un poisson rouge qu’ils pourront garder à la chambre pour la durée de leur séjour. Une livraison de biscuits et de lait est également effectuée en soirée, en plus d’une séance de divertissement en compagnie d’un magicien, pendant que les parents participent à la dégustation de vin, gracieuseté de l’hôtel.

Pour un bien-être assuré à la piscine

De nombreux hôtels offrent des produits et services autour de la piscine afin d’agrémenter l’expérience. À Miami, le Four Seasons Resort fait le prêt de Kindle Touch (livre électronique) pour la lecture à la piscine. Au Four Seasons Resort Lanai de ManeleBay, le préposé à la piscine distribue aux clients des serviettes fraîches et de l’eau glacée. Au Ritz-Carlton de South Beach, les services à la piscine comprennent des dégustations de smoothies. Le week-end, un maître d’hôtel se promène sur la terrasse et offre de vaporiser les clients d’écran solaire ou d’eau en atomiseur.

Des programmes pour rêver mieux

Parce que la satisfaction du client passe aussi par une bonne nuit de sommeil, plusieurs hôtels tentent d’améliorer celle-ci par l’offre de programmes spécialisés. Dans tous les Hôtels W, les clients peuvent choisir leur type d’oreiller dans un menu spécialement conçu à cet effet, en fonction de leurs habitudes de sommeil et de leurs préférences. À l’Hôtel Lorien and Spa de Alexandria en Virginie, en plus du menu d’oreillers, le menu de rêve propose différents produits et services pouvant contribuer à améliorer le sommeil: humidificateur, ventilateur, coussins chauffants, bouchons d’oreille, ours en peluche ou bibliothèque d’histoires. Un kit de sommeil aromathérapie du concepteur Kerstin Florien fait également partie des choix offerts.

Prêt de vélos et d’équipement de plein air

Il peut être parfois encombrant de transporter son vélo ou son équipement de plein air lors d’un voyage. Dans les 64 propriétés de la chaîne Fairmont Hotels & Resorts, on fournit des bicyclettes, bouteilles d’eau, cadenas et casques aux clients qui souhaitent explorer les environs. Au Four Seasons de Santa Barbara, on offre gracieusement des vélos de plage à la clientèle. Au Mauna Lani Bay Hotel & Bungalows de Hawaii, des équipements de plongée en apnée peuvent être empruntés gratuitement pour la journée, tandis qu’au Larkspur Hotel en Caroline du Nord, on offre de l’équipement de randonnée aux clients qui souhaitent explorer le parc national Mt. Tamalpais situé près de l’hôtel.

Pour que les clients gardent la forme

Garder la forme s’avère une priorité pour plusieurs. Un nombre croissant d’hôtels offrent aux clients des ensembles d’entraînement gratuits livrés directement à leur chambre. Par exemple, la chaîne d’hôtels Omni a créé des Get Fit Kits, qui incluent des haltères, un tapis de sol, une bande élastique et un livret d’exercice, le tout accompagné d’une bouteille d’eau glacée.

Livraison d’épicerie à la chambre

Les hôtels Residence Inn ont choisi d’offrir à leur clientèle d’affaire long séjour le service de livraison d’épicerie. Parfois fatigués de toujours manger au restaurant, les voyageurs peuvent ainsi trouver un frigo bien rempli à leur arrivée.

 

Les possibilités sont nombreuses quant aux petites attentions qui peuvent être offertes dans les établissements hôteliers. C’est maintenant à votre tour de jongler avec celles-ci et de laisser libre cours à votre créativité.

 

Sources:

– Lanin, Colleen. «Extreme hotel perks for kids», Today.com, 6 juillet 2012.

– Fineman, Joel. «Best hotel perks for business travelers», Travel.usnews.com, consulté le 2 octobre 2012.

– Kiniry, Laura. «Hotel perks that hits the spot», Frommers.com, consulté le 1er octobre 2012.

– McLean, Robbins. «5 hotels with unique sleep programs», Gadling.com, 30 juin 2012.

– Friesen, Trish. «Our favorite hotel perks around the world», Fodors.com, 21 août 2012.

 

Sites Internet:

– Double Tree Hotels

– The Grand Del Mar

– Residence Inn Marriott

– Four Seasons Hotels & Resorts

– The Ritz Carlton, South Beach

– Lorien Hotel & Spa

– W Hotels Worldwide

– Fairmont Hotels & Resorts

– Omni Hotels & Resorts

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Marketing Produits et activités

Techno et restos: plus d’efficacité et de service!

Ce n’est pas d’hier que les technologies modifient la façon dont les consommateurs utilisent un service et dont les entreprises opèrent. Les restaurateurs d’aujourd’hui vous accueillent avec des tablettes électroniques et préparent les plats à l’aide de fours intelligents. Les clients réservent en ligne, optimisant ainsi la gestion des tables, et l’inventaire des boissons alcoolisées est géré en direct. Une technologie bien choisie profite tant aux entreprises qu’aux consommateurs.

Notre époque si bouillonnante d’innovations ne laisse pas les restaurants en reste. Les activités traditionnelles – préparer et servir des repas contre rémunération – se complexifient dans un contexte de forte concurrence et d’attentes toujours plus élevées de la clientèle. Les outils technologiques disponibles pour les restaurateurs sont de plus en plus efficaces et peuvent les aider tant sur le plan du service que sur ceux du marketing, des ressources humaines et de la comptabilité.

Plusieurs informations données ci-dessous sont issues d’un article de Robert Dion et de Charles Prémont, paru récemment dans la revue Hôtels, Restaurants & Institutions (HRI) sur les technologies qui se profilent dans l’univers des restaurants.

Étape 1 – Choisir et réserver

OpenTable et Bookenda sont des applications qui permettent, d’un côté, aux restaurateurs de gérer la disponibilité des tables en ligne et, de l’autre, aux consommateurs de réserver par l’intermédiaire d’un ordinateur ou d’un appareil mobile intelligent au moment qui leur convient. Ces derniers peuvent également apporter des modifications à leur réservation par la suite. Une confirmation automatique leur est acheminée ainsi qu’un rappel, avant l’événement.

Le portail d’OpenTable inclut de plus un système d’appréciation (commentaires des usagers et étoiles), la géolocalisation, ainsi que des liens vers le site Web, le menu ou la page Facebook de l’établissement. Le consommateur a donc à sa disposition toutes les informations nécessaires pour passer à l’action et réserver. En octobre 2012, plus de 260 restaurants québécois (dont 206 montréalais) y figuraient.

Bookenda offre des fonctionnalités semblables – un plan de salle, une liste des confirmations et des rappels automatisés – et s’intègre avec les points de vente (système POS). Le logiciel propose aussi des options marketing telles que des promotions ciblées et un programme gratuit de fidélisation.

Source: OpenTable 

Ces logiciels libèrent donc les employés de certaines tâches et les aident à gérer la clientèle. Non seulement ils gardent en mémoire la liste des clients, mais celle-ci peut inclure l’anniversaire, les repas consommés, les plats préférés, les allergies et les préférences particulières de chacun. Considérant l’importance de se démarquer par un service de premier ordre, les restaurateurs ont tout intérêt à utiliser ces informations pour offrir une expérience personnalisée.

Lire aussi: Technologies en hôtellerie: regard sur les systèmes de gestion

Étape 2 – Accueillir

Optimiser l’utilisation des tables, minimiser le temps d’attente et refuser le moins de monde possible sont des stratégies payantes. Un plan de salle interactif – tel que ceux proposés par OpenTable et Bookenda – s’avère un outil très intéressant pour mieux gérer la fréquentation.

Quelques restaurants utilisent des téléavertisseurs pour aviser les clients en attente – au bar ou à proximité de l’établissement – que leur table est prête, ce qui est beaucoup plus sympathique qu’une file d’attente coincée dans un vestibule étroit…

Étape 3 – Servir

On voit quelques tablettes électroniques faire leur entrée dans les restaurants. En plus de permettre aux restaurateurs de modifier rapidement leur menu, elles donnent une image novatrice de l’établissement et divertissent les clients. La carte des vins peut y prendre une nouvelle forme, permettant de faire des recherches par critères et listant des informations disponibles sur le Web (critiques, châteaux, etc.). Des applications offrent maintenant la possibilité aux serveurs de prendre la commande et, bientôt, aux clients de payer avec leur téléphone intelligent.

Les systèmes de points de vente (POS) sont toujours plus performants et administrent de façon fluide la répartition des serveurs et la coordination avec la cuisine. Enfin, ils permettent aux clients de payer électroniquement directement à la table (grâce à la technologie Bluetooth) et effectuent la consolidation des factures à la fin de la journée.

Une nouvelle interface, Mega Bar, lie le logiciel de points de vente à des dispositifs intégrés sur le goulot des bouteilles et permet ainsi aux restaurateurs de contrôler les quantités d’alcool servies ainsi que l’inventaire. Le système Vin au Verre d’EuroCave leur donne la possibilité d’offrir une sélection de vins au verre, de contrôler électroniquement la température et de préserver le vin jusqu’à trois semaines après le débouchage (remplacement de l’air par de l’azote).

Pour des concepts de restauration insolites, lire aussi: Quand l’expérience culinaire ne suffit plus…

Pendant ce temps, en coulisse…

En cuisine, les innovations abondent: écrans munis de chronomètres, commandes en temps réel, standardisation des recettes et des quantités, calcul des valeurs nutritives, etc. Mais avant même que les aliments soient préparés, mentionnons que les systèmes de gestion d’inventaire révèlent des fonctionnalités intéressantes telles que l’ajout de photos, le calcul des valeurs nutritives, l’indication des normes de cuisson, etc.

Si la touche du chef ne perd rien de son importance, la préparation des aliments s’automatise néanmoins. Entre autres, citons le contrôle du temps de cuisson par ordinateur et la détection automatique de la taille des aliments et de leur nombre par les fours intelligents. Ces derniers peuvent même cuire des aliments différents en même temps (poissons et boulangerie!) et avertissent l’utilisateur lorsque l’un et l’autre sont prêts.

Étape 4 – Commenter l’expérience

Après le repas – et même pendant, souvent –, les consommateurs commentent leur expérience au restaurant. La carte de commentaires est pour ainsi dire désuète, à moins que les restaurateurs y incluent un code QR. Ce sont plutôt des plateformes Web telles que OpenTable, les répertoires en ligne et les médias sociaux qui sont employées. Faciliter leur utilisation par la clientèle tout en promouvant clairement les canaux de communication et suivre ce qui s’y dit s’avère donc certainement une bonne idée pour les restaurateurs!

Avant d’adopter une nouvelle technologie, ceux-ci doivent se questionner sur les avantages potentiels pour leur clientèle par rapport au coût du système. Ces outils ne sont en aucun cas une panacée à tous les problèmes, mais ils peuvent incontestablement représenter un gain d’efficacité. Moins empêtré dans la logistique, le personnel a davantage le loisir de donner libre cours à la jovialité, à la chaleur ainsi qu’à la qualité du service et des plats.

 

Sources:

– Dion, Robert et Charles Prémont. «La technologie au service de la restauration d’aujourd’hui – de l’accueil à l’au revoir», Hôtels, Restaurants & Institutions, automne 2012.

– Dixon, Michael J., Sheryl E. Kimes et Rohit Verma. «Customer Preferences for Restaurant Technology Innovations», The Center for Hospitality Research, Cornell University, avril 2009.

– Schmouker, Olivier. «Quand la technologie se mêle de restauration», Les Affaires, 9 juin 2012.

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Produits et activités

Nouvelles façons de vendre et de se faire connaître

Monsieur Jacques-Yves Toulemonde, de la firme-conseil française Actourism, nous présente ici des exemples inspirants de partenariats et de développement de l’offre.

 

Rien de mieux que de sortir pour apprendre et découvrir de bonnes idées qui peuvent nous aider à rebondir et à sortir de la crise.

Inventer de nouvelles façons de travailler, rien de tel pour vendre et se faire connaître… je l’ai encore vérifié cet été en Sud-Gironde, à Saint-Macaire et à Verdelais, en participant aux marchés des producteurs de pays qui fleurissent sous le patronage de la Chambre d’agriculture de ce département, pendant la saison estivale.

Des acteurs de l’économie agricole locale entreprennent ensemble une démarche volontaire et concertée pour faire face aux nouveaux défis qu’impose le marché.

Qu’est-ce qu’un marché des producteurs de pays?

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Source: Jacques-Yves Toulemonde : marché des producteurs de pays de Saint-Macaire (33490)

  • 100% local: les producteurs viennent tous de Gironde;
  • 100% gagnant: tant le producteur que le consommateur y trouvent leur compte;
  • 100% direct: développement d’une relation client sans intermédiaire;
  • 100% qualité: produits frais et bonnes pratiques.

C’est également l’occasion pour les producteurs d’organiser un dîner sur la place d’un village touristique, le soir venu, et de faire découvrir un lieu aux voisins et aux touristes.

La clientèle peut y faire ses achats des meilleurs produits locaux ou les consommer sur place dans une ambiance festive, avec les producteurs de confit, de viande de bœuf, de canard, de vin, de fromage de chèvre et de brebis, d’huîtres, de fruits et légumes, de pâtisseries et de pain bio, de glace, de confitures et de miel, et bien d’autres délices encore…

Il s’agit d’une expérience agréable en période estivale dans une ambiance joyeuse et musicale en fin de journée sur la place du village avec un orchestre de qualité.

Individuellement, chacun des producteurs locaux n’aurait pas la possibilité de rencontrer autant de clients en une journée, voire en un mois, et de leur vendre ses produits. C’est pour eux l’occasion de se faire connaître par de nouveaux clients, qui rachèteront et viendront sur l’exploitation par la suite.

Les producteurs et artisans locaux souscrivent à une charte de qualité et sont soutenus par la Chambre d’agriculture et le Conseil général de la Gironde. Plus de 50 marchés des producteurs de pays répartis dans 16 villages y participent, et c’est toujours un grand succès (plus de 23 000 personnes en 2011).

Pour en savoir plus: Les Marchés des Pays de Pays en Gironde

Un modèle à reproduire

L’exemple du marché des producteurs de pays en Gironde est transposable aux acteurs du tourisme d’une station touristique, d’une ville ou d’une région de France. Plusieurs expériences d’actions collectives démontrent la dynamique et l’intérêt de cette démarche entre les acteurs du tourisme.

Voici trois exemples qui illustrent cette méthode:

Première illustration probante : Thalasso et tourisme d’affaires

Une ville et station balnéaire située en Loire-Atlantique a fédéré et fait travailler ensemble les acteurs et exploitants du tourisme, de l’hôtellerie et des loisirs, pour créer et promouvoir une nouvelle offre autour du centre de thalassothérapie de la station, destinée à la clientèle du tourisme d’affaires (séminaires et séjours de motivation).

Différents hôteliers, clubs de voile, restaurants, prestataires de service, ainsi que l’office de tourisme et les équipes des salles de la ville ont créé trois forfaits pour offrir aux entreprises une promesse de «dépaysement, travail et ressourcement».

Directement commercialisé par les acteurs locaux et leur attachée commerciale basée à l’office de tourisme, ce produit offre, sur mesure:

  • un lieu et une organisation professionnelle pour travailler;
  • une prestation de thalassothérapie et une séance de sophrologie (atelier de développement personnel) en demi-journée;
  • une soirée à thème dans un village typique de l’arrière-pays;
  • un défi en équipe autour de la voile, sur l’eau ou sur le sable de la plage;
  • des hébergements de confort;
  • des prestataires de services et logistiques.

Un plan d’actions conjointes et coordonnées a été mis en place pour promouvoir cette offre lors du lancement.

Deuxième illustration: Ligue de voile régionale

Une région et sa ligue de voile ont décidé d’aider au financement et à la réalisation d’une formation des clubs, pour leur permettre d’acquérir une meilleure maîtrise du marketing en ligne et d’engager un travail collaboratif sur «l’innovation produit».

Dès la première année, avant même le lancement de la saison estivale, des progrès importants ont été enregistrés par les clubs sur l’utilisation des outils du Web, grâce à une formation technique commune et à un accompagnement individualisé. La saison terminée, une deuxième séance a eu lieu avec les mêmes clubs participants. Cette fois, il était question d’effectuer un retour sur les enseignements reçus de la saison écoulée. Ceux-ci ont largement contribué à faire avancer les acteurs dans l’appropriation des bonnes pratiques et des leçons à tirer des difficultés rencontrées.

Plusieurs améliorations ont été mises en œuvre:

  • La moitié des participants ont bonifié leur page d’accueil pour la rendre plus lisible:
    • des mots clés sur chaque page Web, permettant à l’utilisateur de trouver plus rapidement les informations importantes;
    • des images HD ainsi que des textes courts et adaptés à la consultation sur le Web;
    • une organisation plus structurée du site Web, par grand thème (location par type de bateau et planche de glisse, ateliers de formation, animation, compétitions et régates).
  • Plusieurs ont développé une page «dernières nouvelles», avec offres promotionnelles et informations sur le programme d’animation de la semaine à venir.
  • L’échange pendant les formations a permis aux participants débutants de progresser et aux meilleurs de reprendre des pratiques éprouvées.
  • L’échange a également stimulé l’envie de progresser des participants; certains clubs sont venus à deux représentants pour une plus grande implication dans la mise en œuvre.

Troisième illustration Hôtellerie de plein air en Touraine

En 2006, un camping 5 étoiles avait l’obligation de revoir sa stratégie marketing et commerciale, sous peine de graves difficultés à moyen terme. La fusion des principaux voyagistes étrangers mettait son avenir en danger (-45% des ventes en deux saisons). L’absence de vision et de stratégie commerciale claires rendait tout développement risqué et dangereux pour le propriétaire.

Pour changer cette situation, l’organisme a dû redéfinir la promesse faite à la clientèle et illustrer ce nouveau positionnement à travers des outils de communication modernes (Web et réseaux sociaux) permettant notamment la vente directe sur les marchés européen et français.

La gamme des produits et des forfaits proposés a été adaptée aux besoins et au mode de consommation des clientèles ciblées:

création de produits et d’offres avec l’aide des acteurs locaux;

ciblage des niches de clientèle lors d’événements touristiques;

adaptation de la politique commerciale aux changements de comportements des clients, pour répondre aussi bien au développement des courts séjours qu’aux nouvelles habitudes d’achat.

La technologie et les outils de communication, aussi modernes soient-ils, ne suffisent pas si le contenu de la proposition n’est pas adapté aux besoins du client d’aujourd’hui.

Grâce à ce travail, les perspectives de développement sont à nouveau positives. La nouvelle stratégie commerciale a permis à l’organisation de développer la vente directe, de renouveler sa clientèle et de la fidéliser.

Deux défis à relever

Les acteurs et exploitants du tourisme et des loisirs ont deux défis à relever:

  1. Valoriser leur savoir-faire et leur destination: c’est la mise en scène de l’offre.
  2. Se mettre en réseau et s’allier avec les autres acteurs locaux pour construire une offre plus attrayante et visible par rapport à la concurrence mondiale… Autrement dit, devenir plus fort grâce aux moyens mis en œuvre pour se faire connaître, comme les producteurs de pays de Gironde. Ensemble, ils enrichissent et valorisent leur destination. L’attractivité d’une destination et les multiples facettes de son offre sont devenues incontournables devant la concurrence toujours plus vive.

Construire une offre touristique attrayante et complète, et en faire la promotion efficace ensemble, notamment grâce à Internet, voilà deux avenues que les acteurs réunis dans une démarche de destination touristique doivent explorer.

 

Jacques Yves Toulemonde, consultant et directeur, ACTourism – Conseil et formation en marketing de destination touristique
Nouvelles_facons_devendre_image2Champs d’expertise:

  • Marketing du tourisme
  • Loisirs

Site de l’institution

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Hébergement Marketing

Vers un service toujours plus personnalisé

Que ce soit pour se dépayser, pour vivre un séjour hors de l’ordinaire ou pour profiter du bon temps en famille, une offre personnalisée en fonction des préférences du voyageur contribuera largement à modeler une expérience réussie. On ne le dira jamais assez, connaître sa clientèle est primordial! Et les technologies actuelles facilitent grandement la tâche. Une chaîne d’hôtels économiques permet au visiteur de sélectionner, en ligne, l’équipement qui meublera sa chambre et en modulera le prix! De nombreux secteurs d’activités colligent les préférences de leurs clients et profitent de ces renseignements pour faire de la promotion sur mesure ou élaborer des forfaits personnalisés. Dans le secteur de l’hébergement et du tourisme en général, c’est l’ensemble de l’expérience de voyage qui s’en trouve enrichie!

L’inévitable transition de la banalisation à la personnalisation

Selon une étude réalisée par IBM Institute for Business Value, le modèle «taille unique» convient de moins en moins en hôtellerie et les entreprises qui s’y accrochent auront de la difficulté à répondre aux attentes de leurs clients. La fragmentation de la demande aux besoins diversifiés et la multiplication de l’offre d’hébergement obligent les hôteliers à cibler des marchés plus spécifiques (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). De plus, chaque client devrait pouvoir choisir un certain nombre de composantes lorsqu’il fait sa réservation afin que le tout réponde davantage à ses besoins. C’est, du moins, ce que constate Steve Peterson suite au sondage effectué auprès de 2400 voyageurs et à des entrevues avec des experts. Voici, selon lui, les quatre grands constats qui exerceront de plus en plus de pression sur la nécessité de personnaliser les services:

  • Banalisation: 68% des répondants au sondage estiment qu’il y a peu ou pas de différence notable entre les chaînes hôtelières.
  • Fragmentation: La population mondiale en mesure de voyager est en expansion et sous-entend des marchés hétérogènes aux préférences et aux besoins diversifiés.
  • Concurrence: L’offre hôtelière en croissance se livrera une compétition accrue pour s’accaparer ces marchés.
  • Attentes: Les clients d’hôtels estiment que d’autres secteurs d’activités, davantage branchés sur les technologies et à l’affût des besoins des consommateurs, offrent un meilleur service que celui de l’hébergement.

Cette même étude propose trois grandes recommandations pour favoriser des expériences plus personnalisées:

  • Identifier les segments spécifiques à cibler (p.ex. familles, affaires, etc.) et optimiser l’offre et les services en fonction de ces derniers.
  • Fournir des outils de personnalisation aux clients, sur la plateforme de réservation, par exemple, afin qu’ils identifient eux-mêmes leurs préférences au-delà de celles correspondant au segment auquel ils sont identifiés.
  • Être unique, à chaque fois. Chacune des visites du client doit être traitée selon ses besoins du moment. La personnalisation du service ne doit toutefois pas en diminuer la constance dans la qualité.

Et concrètement…

Type de chambre, taille du lit, appareils de divertissement, journal à la porte, arrivée tardive, les options de personnalisation sont nombreuses et diversifiées. Le Web et les médias sociaux s’avèrent des outils indispensables pour recueillir les préférences des voyageurs. La chaîne Four Seasons, par exemple, permet au client qui réserve en ligne de choisir les équipements de sa chambre ainsi que les services dont il aura besoin. Le groupe, reconnu pour la qualité de son service à la clientèle, est aussi très actif et à l’affût des demandes et des intérêts de ses clients sur Facebook. En fait, chacun de ses hôtels y a une page. Voici un exemple d’échange qui témoigne du souci de personnaliser les séjours:

Source: Four Seasons Hotel Boston

La personnalisation ne concerne pas que les hôtels haut de gamme. Conçue selon le modèle low cost, la chaîne Tune Hotels, qui possède des établissements à Londres ainsi que dans plusieurs pays de l’Asie, propose des chambres équipées selon les besoins du client. L’offre de base consiste, notamment, en un lit de grande qualité (5 star bed), une salle de bain avec douche à jets puissants et un service d’entretien ménager quotidien. Au moment de sa réservation en ligne, le client sélectionne les services ou les équipements supplémentaires dont il aura besoin, comme un téléviseur, une connexion Internet sans fil, une serviette ou la climatisation. Visionnez la vidéo ci-dessous pour bien saisir le concept.

 

Dans les hôtels Affinia de New York, Chicago et Washington, on forme les employés à décoder le langage corporel des clients, et ce, qu’ils soient à l’entretien ménager, à l’accueil ou qu’ils occupent des postes de gestion. Comme le souligne l’experte responsable de cette formation dispensée en partie à l’été 2011, un visiteur qui croise le regard d’un employé dans le corridor est peut-être disposé à débuter une courte conversation; un client qui se tiraille constamment l’oreille peut être nerveux ou épuisé et apprécierait probablement qu’on lui offre un oreiller thérapeutique et qu’on lui indique rapidement comment se rendre à sa chambre.

Tout le monde personnalise!

Des organismes de gestion de la destination ont emboîté le pas de la personnalisation en demandant aux voyageurs de sélectionner leurs préférences sur une plateforme Web; ils leur concoctent ensuite un forfait sur mesure (lire aussi: À quelle personnalité de voyage vous adressez-vous?). La Sépaq invite l’internaute à choisir, parmi quatre profils plein air, celui qui correspond le mieux à sa personnalité pour ensuite lui offrir des activités, forfaits et séjours. Les guides touristiques prennent le virage de la personnalisation en mettant à profit les blogueurs et en offrant au client d’identifier ses préférences de voyage pour rassembler les informations en fonction de ses intérêts (Lire aussi: Des guides touristiques personnalisés). Enfin, les consommateurs s’attendent de plus en plus à ce qu’on leur offre des produits et services sur mesure.

Standardiser pour mieux personnaliser

Selon Steve Peterson du IBM Institute for Business Value, la personnalisation devrait représenter la priorité numéro un du personnel de première ligne. Et pour libérer davantage ce personnel clé des tâches opérationnelles, il faut standardiser les méthodes de travail afin d’assurer un service de qualité, constant, personnalisé et unique à chaque fois.

 

Sources:

– Barsky, Jonhatan. «Personalization is Becoming a Reality across the Hospitality Industry», Market Metrix, avril 2012.

– Dooley, George. «Amadeus study sees technology key to future travel», Travel Agent Central, 11 janvier 2012.

– Jones, Charisse. «Face off: Hotel staff taught to read guests’ body language », USA TODAY, 25 octobre 2011.

– Peterson, Steve. «Hotel 2020: The personalization paradox», IBM Instute Business Value », 2011.

 

Sites Web:

• Affinia Hotels

• Four Seasons Hotels & Resorts

• Sépaq

• Tune hotels