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Quand des hôtels se transforment en garderie

Certains trouveront cette idée brillante, d’autres s’en offusqueront et on peut les comprendre, mais force est d’admettre qu’une fois de plus l’innovation est au rendez-vous pour tenter de séduire de nouveaux créneaux de clientèle. Des gestionnaires hôteliers ont mis en oeuvre une stratégie visant à courtiser les parents de jeunes enfants. L’objectif: créer un environnement parfaitement adapté à leur réalité en allant jusqu’à proposer un concept d’hôtel-garderie.

Station repos pour la famille

Souhaitant exploiter le créneau des jeunes familles, Baby Hotel se targue d’être le premier hôtel en Europe qui se consacre spécifiquement aux bébés et aux enfants. Situé dans la région de Carinthie en Autriche, cet établissement se positionne comme un «hôtel familial bien-être» avec un encadrement sur mesure pour les tout-petits. Ce sont des vacances idéales que l’on tente de vendre aux parents et c’est en leur proposant un service de garde complet que l’on compte les convaincre.

L’hôtel emploie huit gardiennes d’enfants qui acceptent les poupons dès l’âge de sept jours. Les lieux sont conçus à l’image des garderies institutionnelles telles qu’on les connaît au Québec, mais avec encore davantage de services. Parmi les activités et les divertissements offerts aux jeunes, on trouve: ateliers, parc de jeux, ferme, pistes de courses, théâtre et cinéma, terrain d’indiens (vaste terrain d’aventure), piscine, sessions de massage, etc.

La programmation est de nature hybride: pendant que les enfants se font «organiser», on propose aux parents des activités sportives et d’animation ainsi que des séances liées au confort et au bien-être. D’ailleurs, pour rassurer les parents, les 34 appartements et suites familiales sont équipés d’un performant système de télésurveillance. Le service de garde est disponible à tous les jours de 9h00 à 17h00 et de 18h30 à 20h30. À titre indicatif, le tarif pour une journée complète (sans compter le prix de la chambre) d’un enfant de moins de 4 ans est de 33 euros.

Au sens pur d’hôtel-garderie

L’hôtel Kinderinsel (qui signifie l’île aux enfants), situé à Berlin, constitue un deuxième exemple d’hôtel-garderie. Contrairement à l’exemple précédent, le service de garde est offert 24 heures et l’hébergement s’adresse uniquement aux enfants. On invite les résidants de la métropole, de même que les touristes, à venir y laisser leurs enfants âgés de 0 à 14 ans pour une période pouvant varier de quelques heures à plusieurs jours. Les chambres prennent la forme de petits dortoirs et chacun peut accueillir de trois à cinq enfants. Le tarif est calculé en fonction du nombre d’heures de pension. Pour un séjour de 100 heures par exemple, le prix par enfant est de 1300 euros.

Le personnel, composé d’éducateurs et d’artistes, prend en charge les enfants durant leur séjour en misant sur une animation diversifiée en plusieurs langues. Des sorties éducatives à l’extérieur (musées, studio de films, etc.) font également partie du programme. L’entreprise offre même un service de navette pour transporter les enfants jusqu’à l’hôtel.

À la suite du succès remporté par cet établissement berlinois, des franchises verront le jour à Munich, à Frankfort et à Hambourg. Un projet similaire est aussi attendu à Auckland en Nouvelle-Zélande.

Une initiative québécoise

Parmi les initiatives qui figurent dans la catégorie des expériences hôtelières dédiées aux jeunes enfants, mentionnons le forfait Party Pyjama proposé en 2005 par Loews Hôtel Vogue à Montréal. Bien qu’il n’en fasse plus la promotion, le Vogue continue néanmoins de recréer ce type d’expérience sur la base d’un produit sur mesure.

Ce genre de forfait est destiné aux parents qui désirent vivre avec leur famille l’expérience d’un grand hôtel. Ce sont toutefois les enfants qui reçoivent, dès leur arrivée à l’hôtel, toutes les attentions réservées aux clients privilégiés. Le forfait comprend une chambre luxueuse garnie de sacs de cadeaux pour les enfants, notamment des billets pour la Ronde ou le Biodôme. Les parents sont quant à eux installés dans une chambre adjacente à celle des enfants. Le coût de ce forfait est d’environ 500$ par nuitée.

Savoir écouter les enfants

Une entreprise sud-africaine a quant à elle franchit un pas de plus afin de s’assurer que son offre correspondait vraiment aux attentes de sa jeune clientèle. Les gestionnaires de Three Cities Hospitality Group ont constitué un comité de direction composé de 7 enfants âgés de 8 à 12 ans pour qu’ils partagent avec le groupe hôtelier leur propre perspective quant aux possibles améliorations à apporter. Accompagnés de leurs parents lors des visites des établissements, ces jeunes administrateurs sont traités comme des adultes et sont pourvus d’un téléphone cellulaire, d’une adresse électronique et de cartes d’affaires. Ils sont convoqués trois fois par année durant les congés scolaires et sont invités à formuler des critiques et à se prononcer sur des aspects liés à la nourriture, à l’hébergement, au confort et aux divertissements.

Joindre la publicité à l’utilité

Certains lieux comptent sur l’appui de partenaires commerciaux pour financer des aménagements à l’intention des jeunes familles. (Lire aussi: Quand bannières et marques se rencontrent!) C’est ce que l’on observe par exemple en Turquie où le fabriquant de couches Evy Baby met à la disposition de la clientèle d’une douzaine de centres Voir aussi

Baby Hôtel
Kinderinsel

Sources:
– Alaz, Özgür. «Babies & Brand Spaces», Springwise [www.springwise.com], 30 mai 2006.
– CNW. «Loews Hôtel Vogue lance son forfait Party Pyjama pour les enfants», 11 août 2005.
– Springwise. «Hotel Approach to Childcare», Springwise [www.springwise.com], 4 mai 2006.
– The Sunday Tribune. «Kids Show Hotels How It’s Done», [www.ehotelier.com], 22 novembre 2006.

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Le tourisme familial et les « parents X »

Au cours des dernières décennies, la réalité familiale a beaucoup changé. Lorsqu’il est question des vacances en famille, certaines exigences liées aux enfants, telles qu’une piscine à l’hôtel, demeurent des incontournables. Toutefois, l’arrivée à la tête des jeunes familles de parents issus de la génération X, qui ont eu leurs enfants beaucoup plus tard, a une incidence sur la demande touristique familiale, notamment parce que cette nouvelle génération de parents a des valeurs et des préoccupations différentes.

Les familles recherchent des activités intéressantes et des services adéquats

Selon une récente analyse du groupe Shell Hospitality, gestionnaire d’une douzaine de complexes de villégiature familiaux aux États-Unis et au Canada, les trois principaux facteurs d’influence dans la décision de vacances d’une famille sont:

  1. La destination: elle doit permettre un accès facile et rapide à une variété d’activités familiales et de divertissement (parcs d’attractions, attraits animés, plages, centre de ski, etc.) ou se situer à proximité de la résidence de parents ou d’amis.
  2. La chambre: elle doit être spacieuse afin de permettre à chaque membre d’une famille nombreuse d’y relaxer à son aise. Les familles apprécient de plus en plus des fonctionnalités telles que le coin cuisine, les jeux vidéo et les connexions Internet.
  3. Les services de l’hôtel: naturellement, la piscine demeure l’élément le plus recherché. Toutefois, les salles de jeux ou d’exercice constitueraient aussi des avantages. Finalement, la possibilité de réserver des chambres voisines est primordiale lorsque le groupe réunit plus d’une famille, que les adolescents veulent leur propre chambre ou que les grands-parents se sont joints au groupe.

Une étude de la Travel Industry Association of America (TIA) confirme que les programmes pour enfants sont très appréciés par les familles. Les menus spéciaux pour les enfants (41%) et les rabais hôteliers pour les familles (30%) sont les avantages les plus recherchés, alors que l’offre de jouets et de jeux vidéo (22%), les activités supervisées (13%) et le service de gardiennage (6%) sont également recherchés par les familles.

Alors qu’en moyenne 60% des familles ont recours à ce type de service pendant les vacances, les parents X semblent plus enclins à y recourir, car 71% des 35-44 ans utilisent les programmes pour enfants. Il s’agit de la plus haute proportion parmi tous les individus qui voyagent avec des enfants.

Qui sont les parents X?

La génération X regroupe les individus nés de 1965 à 1980. Même si les plus âgés de cette génération viennent d’atteindre la quarantaine, ils sont très souvent parents de jeunes enfants.

Au Canada, on estime que seulement 17% d’entre eux ont eu un premier enfant avant l’âge de 25 ans, alors que cette proportion s’élevait à 29% chez les boomers. En 2002, 4 enfants sur 10 sont nés de parents ayant de 30 à 39 ans, comparativement à 34% en 1991 et à 24% en 1981.

La recherche d’un équilibre travail-famille et la course contre la montre

Pour la génération X, le bonheur, c’est avant tout l’équilibre travail-famille. En effet, 80% des parents issus de cette génération souhaiteraient avoir davantage de temps à consacrer à leur famille alors que, en moyenne, ils y accordent déjà plus de temps que leurs parents ne le faisaient. (Lire aussi: La génération X contre-attaque!)

Des séjours plus courts et plus fréquents

Un sondage du site Internet américain «thefamilytravelfiles», réalisé au printemps 2005, révèle que les séjours en famille respectent la tendance voulant que l’on parte plus souvent, mais moins longtemps. En effet, 35% des répondants ayant pris des vacances en famille indiquent l’avoir fait à deux reprises au cours de l’année, alors que 35% l’ont fait trois fois ou plus.

Cette fréquence de départ se répercute sur la durée des vacances familiales: 75% d’entre elles durent moins d’une semaine, dont 35% sont des escapades de 2 à 5 jours. 
 

Partagés entre leurs besoins personnels, leur désir de temps avec le conjoint et cette priorité accordée à la famille, les « parents X » génèrent donc une nouvelle demande touristique familiale. Les voyages, autant d’agrément que d’affaires, tout en demeurant nécessaires à l’épanouissement du couple et au répit personnel, deviennent des moments privilégiés pour se rapprocher des enfants.

Être sensible à la famille vs être familial

Alors qu’il a longtemps été limité à la notion de voyage pour les enfants, le nouveau voyage familial se définit désormais comme un voyage avec les enfants. La nuance est importante pour les entreprises qui doivent devenir sensibles autant aux besoins des parents qu’à ceux des enfants.

Les entreprises à vocation familiale traditionnelle, telles que les parcs thématiques ou les zoos, doivent maintenant se préoccuper également de l’expérience que vivront les parents, afin que la visite devienne un moment agréable pour chaque membre de la famille.

Par ailleurs, afin de répondre à ces aspirations multiples, certaines entreprises touristiques, dont la clientèle est majoritairement adulte, ont pris le pari d’offrir de nouveaux services afin de démontrer que, en optant pour un séjour dans leur entreprise, chacun (enfants inclus) profitera pleinement de ses vacances.

En décembre dernier, Air Transat inaugurait son Club Enfants (2 à 11 ans) qui propose une série de services et d’avantages (embarquement prioritaire, trousse de jeux, repas adaptés, etc.) afin de rendre les vacances plus agréables à toute la famille. Actuellement, 6% des clients de Vacances Transat sont des enfants.

Les complexes hôteliers des destinations soleil ont été parmi les premiers à développer des services de mini-club afin d’offrir aux parents une expérience de vacances familiales jumelant habilement présence des enfants et moments de liberté individuelle. Club Med demeure un leader dans ce type d’approche, allant même jusqu’à segmenter l’offre de services aux enfants selon leur âge: Baby Club (4 à 23 mois), Petit Club (2 à 3 ans), Mini Club (4 à 10 ans) et le nouveau Junior’s Club pour les ados (11 à 17 ans).

Les grandes compagnies de croisières ont rapidement suivi ce modèle afin d’intéresser la clientèle familiale. En offrant des équipements adaptés (cabine familiale) et des services adéquats (animation pour enfants, parc aquatique, arcade, etc.), la croisière se positionne comme une solution vacances qui promet à chacun d’y trouver son compte. Et ça fonctionne: en 2005, sur les 3,3 millions de passagers accueillis par Carnival Cruise, 525 000 étaient des enfants.

Au Québec, on a récemment vu apparaître des initiatives favorables à la famille de la part de spas, d’auberges de charme ou d’hôtels d’affaires, qui ont décidé d’offrir des soins spécifiques pour les enfants, des services de garderie, d’espaces jeux ou de camps avec animateurs ou encore des suites «familles» spécialement aménagées pour le confort des enfants et des parents, des aires de jeux supervisées pour les petits et les grands.

En conclusion, à l’ère des parents X, le tourisme familial ne se définit donc plus uniquement par les préférences des enfants; les parents aussi revendiquent les leurs!

Lire aussi

Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille

Les grands-parents voyagent de plus en plus avec leurs petits-enfants 

Sources:
– «Cruises: All in the Family, Oceans of Fun for Families», Family Travel Files Ezine [www.thefamilytravelfiles.com], septembre 2005.
– Désiront, André. «Partir avec les enfants», La Presse, lundi 13 février 2006.
– «Kids Want Goodies, Teens Want Adventure: Resort, Airlines and Cruises Cater to All Ages», Calgary Herald, samedi 25 février 2006.
– «Press Release Family Vacations Survey 2005», Family Travel Files Ezine [www.thefamilytravelfiles.com], juin 2005.
– «Shell Hospitality Reports Trends in Holidays and Family Travel», Travel 2006 , 9 décembre 2005.
– Vailles, Francis. «Société : Famille X (2)», La Presse, samedi 8 mai 2004.

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Produits et activités

Complexe de villégiature aquatique intérieur: le Québec prendra-t-il la vague?

Le projet de transformation de l’aéroport Mirabel et de l’ancien hôtel Château Mirabel en «resort» aquatique intérieur semble novateur. Pourtant, il ne ferait que permettre au Québec de se doter d’une infrastructure déjà largement offerte aux États-Unis.

Offrir l’été en toutes saisons

Les consommateurs démontrent un intérêt grandissant envers les parcs thématiques à vocation aquatique. De 1991 à 2003, le nombre de visiteurs dans les parcs aquatiques américains est passé de 42 à 73 millions. Toutefois, les conditions climatiques du nord des États-Unis et du Canada ne permettent pas une opération annuelle de parcs aquatiques extérieurs comme c’est le cas en Floride, en Californie ou au Texas où l’on trouve les parcs aquatiques les plus achalandés d’Amérique du Nord.

La possibilité d’offrir un produit réellement toutes saisons, d’éliminer le risque perçu lié à la météo (même en été), d’offrir une alternative de divertissement en soirée (les parcs sont souvent ouverts jusqu’à 22 h) et de répondre à la tendance favorable aux courts séjours en famille sont quelques-unes des raisons qui peuvent expliquer la croissance accélérée de ce type de produit. Les complexes situés à proximité d’importants bassins de population ou de destinations vacances établies enregistrent de meilleures performances.

Toutefois, les propriétaires doivent continuellement investir afin de bonifier l’offre du complexe et ainsi assurer un effet de nouveauté susceptible d’attirer davantage de consommateurs et de convaincre les clients de revenir. Cette obligation d’innover entraînera inévitablement une augmentation de la taille des resorts, notamment par l’ajout de composantes de grande taille comme les piscines à vagues. À court terme, l’augmentation de la concurrence obligera aussi les complexes à personnaliser l’expérience offerte et à garantir un niveau élevé de services afin de se distinguer des compétiteurs.

Un raz-de-marée de nouvelles offres

En 2005, 23 complexes aquatiques intérieurs ont ouvert leurs portes ou ont agrandi leurs installations, portant l’offre nord-américaine à un total de 82 resorts offrant 18 000 chambres et 232 000 mètres carrés de parcs aquatiques intérieurs. Ces ajouts représentent une croissance annuelle de 19% de l’offre d’hébergement et de 35% des aires de récréation, un rythme de croissance substantiellement supérieur à celui de l’hébergement traditionnel (environ 1,5%).

Et l’engouement ne s’arrête pas là! Une récente étude de la firme Hotel and Leisure Advisor, LCC, estime que 23 nouveaux projets d’ouverture et d’agrandissement se concrétiseront en 2006 et que plus de 150 projets sont actuellement à l’étude ou en développement en Amérique du Nord.

Un phénomène du Midwest américain

Le phénomène des resorts aquatiques intérieurs est originaire de Wisconsin Dells (Wisconsin), petite municipalité de 5000 résidants, où a été bâti le premier complexe américain en 1989. Avant cette date, la région offrait déjà quelques parcs aquatiques extérieurs et une variété d’activités de plein air, mais la saison touristique durait concrètement une centaine de jours et le taux d’occupation annuel des hôteliers plafonnait à 40%.

Tablant sur la proximité de trois importants marchés (Chicago, Minneapolis et Milwaukee sont à moins de trois heures de route), la destination a pris le virage aquatique intérieur. Au cours des 15 dernières années, 17 resorts se sont ajoutés à l’offre de cette ville qui se proclame la capitale mondiale des parcs aquatiques. En 2005, Wisconsin Dells a accueilli plus de 3 millions de visiteurs et les hôteliers ont affiché un taux d’occupation annuel de 80%.

Cette concentration contribue au positionnement de l’État du Wisconsin comme leader avec 30 des 71 complexes actuellement disponibles aux États-Unis. On y trouve également le plus grand parc aquatique américain, le Kalahari Resort, qui compte 11 615 mètres carrés. En fait, les États du Midwest s’accaparent la part du lion avec environ 75% de l’offre américaine, suivis des États des plaines américaines avec 10%.

Le Nord-Est des États-Unis sur le tremplin?

Au cours des derniers mois, deux établissements ont ouvert leurs portes dans le Nord-Est. La bannière Great Wolf Lodge a choisi la région du mont Pocono (Pennsylvanie) pour l’implantation de son septième établissement, alors que la firme Six Flags optait pour la région de Lake George (New York) pour l’ouverture de son premier parc aquatique intérieur. Sensible à l’importance de l’innovation, le nouveau complexe de Six Flags est doté d’un toit en Texlon, un matériel qui laisse filtrer les rayons UV, permettant ainsi aux visiteurs de bronzer même à l’intérieur. 

Le concept de parc aquatique intérieur fait ainsi une percée dans un territoire qui, jusqu’à récemment, n’en comptait que deux (Erie en Pennsylvanie et Cape Cod au Massachusetts). Les États des régions de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique Centre semblent vouloir faire une place à ce type de complexe car, selon l’étude de Hotel and Leisure Advisor, LCC, quelque 35 projets seraient actuellement en cours ou à l’étude.

Le Canada et le Québec se mouillent peu!

Même si c’est au Canada que l’on peut voir le plus grand parc aquatique intérieur d’Amérique du Nord: le World Waterpark, situé dans le West Edmonton Mall en Alberta – 18 fois plus spacieux que le plus grand parc aquatique des États-Unis – (lire aussi: Prendre des vacances à Berlin ou sur une île tropicale? Et pourquoi pas les deux!), le pays fait figure de parent pauvre face à son voisin américain. 

Au cours des dernières années, plusieurs hôteliers canadiens ont investi afin de moderniser leur piscine en y ajoutant certaines composantes d’amusement (glissades et autres), sans toutefois oser le pari d’ouvrir un réel parc aquatique intérieur (superficie supérieure à 929 mètres carrés). Selon Hotel and Leisure Advisor, LCC, le Canada abrite actuellement 11 resorts aquatiques intérieurs (6 dans l’Ouest, 4 en Ontario et 1 au Québec) et seulement 5 projets seraient en construction ou à l’étude au pays. 

Bien nanti en matière de parcs aquatiques extérieurs, comptant même sur la présence du plus grand parc aquatique extérieur au Canada (le Village Vacances Valcaltier), le Québec se jettera-t-il aussi à l’eau? Outre le projet du consortium européen I-Parks-Oger International à l’ancien aéroport de Mirabel, on trouve une mention d’un centre aquatique intérieur/extérieur de 2000 mètres carrés dans le projet de développement 2005-2010 du Mont-Orford. C’est relativement peu si l’on considère l’intérêt des Québécois pour les activités aquatiques!

Lire aussi

Parcs d’attractions: que nous réserve 2005?
Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification

Sources:

– Duddin, Jean-Maurice. «Mirabel – Attractions à l’aérogare – Le promoteur: un groupe français», Journal de Montréal, 3 février 2006.
– Levine, Arthur. «What’s New at Theme Parks, Amusement Parks, and Water Parks for 2006?», [www.themeparks.about.com], 2006.
– Loose, Cindy. «Summer Under Glass», The Washington Post, 19 février 2006, p. 1.
– Sangree, David J. «Indoor Waterparks and Hotels? Year End 2005 Overview», Hotel online [Hotelonline.com], février 2006.

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Produits et activités

La croissance des musées pour enfants fait des bonds aux États-Unis

En tapant simplement les mots «children museum» dans Google, on obtient une longue liste de musées pour enfants: à Boston, Chicago, Indianapolis, Manhattan, Saint-Paul, Houston, Denver, Seattle, Austin… Ce type de musées abonde aux États-Unis, et selon l’Association of Children’s Museums de Washington D.C., la tendance ne montre aucun signe de ralentissement… même après 105 ans.

Que diriez-vous…

  • de vous promener en scooter dans les rues de Hanoi et d’explorer le Vietnam grâce à ses contes populaires?
  • de vous attaquer au record de la plus grosse balle d’élastiques?
  • d’explorer l’estomac d’Eddie, un garçon de 12 mètres de haut, pesant près de 17 000 kilos?

  • de plonger au coeur des traditions et de la culture japonaises?
  • de créer une oeuvre d’art ou de réaliser une expérience scientifique cool à partir d’objets récupérés, collés, pliés et peints?
  • de grimper au grenier des grands-parents et d’y découvrir un monde de fantaisie à travers des costumes et des trésors de toutes sortes?
  • de faire de la musique?
  • de découvrir la recette de «la tarte rouge et verte facile»?
  • de modeler un visage en argile dont les joues, les yeux, le nez, la bouche sont en forme de fruits et de légumes?
  • d’être entraîné par le corbeau et le renard, le lion et le rat, la cigale et la fourmi, la grenouille et le boeuf, dans un parcours ludique sur la vie du fabuleux fabuliste Jean de la Fontaine?
  • de fouiner au petit Baz’art pour trouver des livres, des bonbons, de la pâte à modeler, de la pâte à sel, des cartes postales… et plein d’autres plaisirs?

Et ce n’est qu’un échantillon des activités offertes par les musées pour enfants!

«We don’t think childhood should end at 10.»
Jane Werner – directrice du Children’s Museum of Pittsburgh

Amuser tout en éduquant

Lieux de mille et une découvertes excitantes, les musées pour enfants ont pour but de stimuler la curiosité des jeunes et de les aider dans leur apprentissage. Fondées sur le jeu et l’humour, les différentes approches pédagogiques proposées permettent de développer la sensibilité, l’intérêt et la créativité de l’enfant. Diverses thématiques artistiques, scientifiques, historiques, civiques et ethniques sont abordées à travers des expositions et des ateliers. Ces institutions appuient les établissements scolaires, les éducateurs en milieu de garde et les parents.

Un fort taux de natalité aux États-Unis

  • Le premier musée américain pour enfants a vu le jour à Brooklyn en 1899.
  • Depuis 1990, 100 musées ont vu le jour et 85 sont à l’état de projet. On évalue entre 250 et 300 le nombre de musées dédiés aux enfants aux États-Unis.
  • En 2003, plus de 25,7 millions d’enfants et de familles ont visité un musée faisant partie de l’Association of Children’s Museums (plus de 200 membres).
  • Environ 56% des musées se situent en région urbaine, 31% en banlieue et 15% en milieu rural.

Plusieurs facteurs ont influencé l’essor de ce type d’établissement aux États-Unis:

  • les parents recherchent des environnements éducatifs différents du cadre scolaire, afin de rompre avec ce milieu trop souvent associé à la performance – les musées sont axés sur l’enfant et le plaisir;
  • depuis les événements de 2001, les gens cherchent des environnements sécuritaires – les musées sont perçus comme un endroit sûr;
  • les Américains veulent passer plus de temps en famille;
  • les attractions qui utilisent les nouvelles technologies se répandent, permettant ainsi de réaliser des choses jusqu’alors inimaginables – plusieurs musées misent sur les technologies pour fasciner les enfants.

De nombreuses villes américaines ont flairé l’intérêt des familles pour ces musées et ont ajouté cet attrait à leur liste d’activités, au même titre que les aquariums et les musées d’art. Au musée de Columbia, 36% des visiteurs proviennent de l’extérieur de la ville. On assiste actuellement à une escalade de projets audacieux marquant une nouvelle vague d’établissements – attractions plus grandes que nature, immeubles immenses, agrandissements considérables, etc.

Ailleurs dans le monde, au Canada… et au Québec?

Il est difficile de tracer un portrait international des villes qui comptent ce type d’établissements parmi leurs attraits touristiques. L’Australie, le Canada, le Honduras, Israël, le Mexique, le Portugal, le Royaume-Uni et bien d’autres pays figurent sur la liste des membres de l’Association of Children’s Museums de Washington. Plusieurs projets de musées sont aussi amorcés dans divers pays (Brésil, Chine, Espagne, France, Irlande).

À Paris, le Musée en Herbe fêtera ses 30 ans en avril et certaines de ses expositions, conçues pour être montées en une journée maximum (sauf exception!), font le tour de la France. Au pays de la démesure, à Dubaï (Émirats arabes unis), on ne parle plus de musée, mais bien d’une Children’s City consacrée aux enfants âgés de 2 à 5 ans, où ils peuvent explorer le monde dans lequel ils vivent.

Au Canada, on dénombre quatre musées pour enfants et deux projets sont en cours:

  • le London Regional Children’s Museum (London, Ontario) – le premier au Canada;
  • le Children’s Own Museum (Toronto, Ontario);
  • le Waterloo Regional Children’s Museum (Kitchener, Ontario);
  • le Manitoba Children’s Museum (Winnipeg, Manitoba);
  • le Children’s Museum of Victoria (Victoria, Colombie-Britannique) – ouverture en 2007;
  • Kids around the world (Vancouver, Colombie-Britannique) – ouverture vers 2010.

Au Québec? Les tout-petits ne sont pas négligés, mais la formule semble plutôt éclatée. Certaines institutions muséales ont aménagé pour eux un espace spécifique (notamment le Musée canadien des civilisations à Gatineau), d’autres leur consacrent des expositions ou mettent sur pied des ateliers ou des programmes de visite adaptés. Le Centre des sciences de Montréal utilise des approches pédagogiques et ludiques pour amener les visiteurs à apprivoiser le milieu scientifique, mais il s’adresse toutefois à une clientèle beaucoup plus large et se concentre sur un secteur spécifique. Des événements comme Le Rendez-vous culturel international des enfants, qui a eu lieu dans le Vieux-Port en mai dernier, la tenue de camps de vacances spécialisés (scientifiques, linguistiques, etc.) – et la liste pourrait s’allonger -, contribuent à l’épanouissement des jeunes.

Y aurait-il lieu de concocter une folie magique qui séduirait nos jeunes et qui deviendrait un attrait touristique couru? Avec son concept récréo-éducatif nommé «Kidtropolis», le projet Lac Mirabel semble vouloir développer un parc récréatif hybride en lui jouxtant un volet éducatif. Projet en devenir…

Sources:
– Sloan, Gene. «Kids’ museums grow by leaps, bounds», USA Today, 17 février 2005.
– Association of Children’s Museums. [www.childrensmuseums.org].
– Sites Internet de différents musées.

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Segments de clientèles

La génération X pousse les «boomers» vers la sortie!

Quelle est la clientèle touristique d’aujourd’hui et quelle sera-t-elle demain? Les «boomers» disparaissent graduellement du marché des voyages d’affaires, cédant le pas à la génération X. Quant au secteur de l’agrément, il doit composer avec ces deux segments de clientèle.

Selon une étude de D.K. Shifflet & Associates, un cabinet américain spécialisé en recherches dans le secteur hôtelier:

  • la clientèle d’affaires des baby-boomers continue à occuper le plus grand nombre de chambres, mais elle tend à diminuer. Du côté de la génération X, on observe une nette croissance du nombre de nuitées;

  • en ce qui a trait aux voyages d’agrément, les boomers devancent encore la génération X, mais malgré la progression qui prévaut chez les deux groupes, les X gagnent rapidement du terrain;

  • lors de ses voyages – d’affaires et d’agrément confondus -, la génération X dépense en moyenne plus que ses aînés (1960$ contre 1938$). De plus, ces montants ont augmenté de façon significative de 1999 à 2003 (30,8%);
  • bien que l’on constate une progression marquée des dépenses pour les voyages d’agrément dans les deux groupes démographiques, celle de la génération X s’avère plus élevée (44,3%);
  • en ce qui concerne les voyages d’affaires, les sommes dépensées par les boomers (852$) surpassent encore celles de la génération X (826$), mais le renversement s’est enclenché depuis les dernières années (-9,6% pour les boomers contre 16% pour la génération X);

  • les voyages en couple des boomers mènent le bal et affichent une augmentation. On observe aussi une croissance du côté de la génération X;
  • les voyages en famille de la génération X enregistrent une croissance marquée, devançant ceux des baby-boomers, ces derniers ayant déjà amorcé leur dégringolade.

L’industrie hôtelière amorce le virage «Gen X»

La génération X a grandi dans un environnement où l’on favorisait les voyages, ce qui explique en partie la forte croissance des nuitées et des dépenses dans le secteur d’agrément et qui en fait une clientèle cible d’importance.

Parce qu’elle aime la nouveauté, la génération X force l’industrie hôtelière à se renouveler, mais elle ne constitue pas une clientèle loyale. Qui dit «nouveauté», dit «à la mode» et qui dit «à la mode», dit «court cycle de vie». Devant ces difficultés, plusieurs hôteliers hésitent encore à s’adapter à cette clientèle. Mais d’autres ont compris que les X deviennent la force vive de l’industrie et qu’il faut répondre à leurs besoins et à leurs goûts:

  • À la suite du lancement de sa chaîne W, Starwood entreprend le développement d’une nouvelle bannière branchée, mais en version moins chère. Même stratégie du côté de la chaîne InterContinental avec ses hôtels Indigo.
  • Les chaînes modifient aménagements et services: accent mis sur les salles de bain, espaces publics différents, chambres réaménagées pour répondre aux besoins des clientèles d’agrément et d’affaires, redéfinition du rôle des bars, déstructuration de l’horaire des repas, cuisine de qualité, divertissements (musique, films, etc.) à la fine pointe de la technologie, etc.
  • Aidé d’anthropologues et de sociologues, Marriott prône désormais une approche plus «informelle» envers le client. Hilton effectue la même démarche, confirmant ainsi l’une des prévisions de Michael Nowlis (lire aussi: Les grandes tendances qui révolutionneront l’industrie touristique à l’aube du 3e millénaire), où il mentionnait que les salles de réunion et de restauration dans les hôtels prendraient des airs moins formels dans le but d’attirer le voyageur d’affaires décontracté.

Même si l’on constate l’importance de plus en plus grande du design dans les hôtels, un environnement fonctionnel demeure la clé du succès. Si la génération X suscite ces nombreux changements dans l’industrie hôtelière, l’arrivée de la génération Y ne fera que les amplifier (lire aussi: La génération X contre-attaque!).

Sources:
– D.K. Shifflet & Associates. «Consumer Reactions Drive Industry Trend-TIONS», AH&LA Summit Presentation, 12 novembre 2004.
– D.K. Shifflet & Associates. «The New Lodging World – Trend convergence creates a new era», HMSAI Presentation, 23 septembre 2004.
– De Lollis, Barbara. «Hotels loosen their ties for a younger crowd», USA Today, 24 février 2005.
– USA Today. «Some changes hotels are working on to lure Gen Xers», 24 février 2005.

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Nous avons glané pour vous dans les textes du Réseau de veille… Section Segments de clientèles

«Cocooning» vs «nesting», un marché «hot», les célèbres «baby-boomers», les golfeurs, la vague chinoise, «The New Normal», nous surveillons nos voisins et nous nous préoccupons de notre clientèle âgée! Des petits trésors d’information se retrouve sur notre site. Voici une compilation méli-mélo du contenu de la section segments de clientèles.

Vous n’avez qu’à cliquer sur les liens pour en savoir plus sur le sujet ou à naviguer sur notre site à l’aide des onglets situés au centre de la page d’accueil. L’ensemble de ces textes se retrouve dans la catégorie Segments de clientèles.

La fin du cocooning?
Les vingt dernières années ont été fortement influencées par une tendance sociale nommée cocooning. On parle maintenant de nesting, terme qui désigne toujours un retour des individus vers la maison «réinventée et réconfortante», mais qui s’ouvre aux parents et amis que l’on souhaite recevoir dans un habitat agréable. L’impact de ce changement sur le secteur touristique n’est certes pas à négliger et le défi de faire sortir le consommateur de son «nid», de plus en plus douillet, demeure tout aussi grand. Encore plus alarmiste, il y a aussi le phénomène du bunkering. Ces dernières tendances ont évolué de façon distincte au Canada et aux États-Unis.

Le temps libre des Américains se raréfie
Un sondage révèle que 56% des employés aux États-Unis préfèrent retarder le moment de prendre des vacances lorsque la conjoncture économique s’avère défavorable. Les Américains consacrent en moyenne 13% plus d’heures au travail que les Québécois et souvent, ils prennent moins de deux semaines de congés. Même s’il s’agit d’une tradition «autorisée», les employés américains sont peu encouragés à s’en prévaloir, alors que sur le vieux continent, les travailleurs bénéficient généralement de quatre semaines ou plus de vacances et qu’ils sont encouragés à les prendre. Le paysage n’est guère plus reluisant à long terme, puisque l’âge moyen auquel l’Américain prend sa retraite atteint maintenant 64 ans alors qu’il est de 59 ans au Québec.

Les baby-boomers, le filon de l’industrie touristique
Alors que l’on n’en aura que pour cette clientèle, la courbe de croissance anticipée des voyages des baby-boomers nécessitera une révision. Plusieurs prendront une retraite à temps partiel ou progressive, d’autres repousseront l’âge de la retraite ou jouiront de moyens financiers moindres qu’espérés.

Le voyage d’affaires, un segment de marché en mutation
Les voyages d’affaires constituent depuis longtemps la manne de l’industrie touristique en raison de la faible sensibilité au prix des voyageurs. Ce temps semble révolu car depuis les dernières années, le facteur «prix» est devenu une préoccupation. C’est dans la classe intermédiaire que se concentrera cette demande dans les prochaines années: utilisation croissante des transporteurs à tarifs réduits, des hôtels de classe intermédiaire et des réservations en ligne.

L’hôtellerie doit faire des efforts pour s’adapter et satisfaire la clientèle senior
Certains secteurs industriels (construction, automobile) semblent avoir compris le message: il faut s’adapter aux nouvelles exigences de consommation. Quelques ajustements dans le secteur hôtelier seraient à envisager afin de répondre aux besoins de la clientèle vieillissante.

Mode d’emploi du tourisme rose
Les gais et lesbiennes sont de grands voyageurs. Fait intéressant, cette clientèle demeure presque insensible aux menaces terroristes et épidémiques (SRAS), leurs intentions de voyages restant inchangées. Mais il faut casser un mythe: les gais et les lesbiennes ne voyagent pas de la même façon.

Nouvelle réalité chez les Américains, on repart à zéro
L’accumulation des événements des dernières années (éclatement de la bulle technologique, attentats du 11 septembre 2001, guerre, morosité économique) a altéré fondamentalement l’attitude et le comportement du consommateur américain. Il faut redéfinir une nouvelle base pour cette clientèle. Stressé, centré sur la famille, exigeant, branché (Internet) et patriotique constituent l’essentiel du nouveau phénomène appelé The New Normal.

Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille
Lorsqu’on parle de la planification des vacances familiales, tout le monde reconnaît que les enfants exercent une certaine influence sur la décision finale. Or, le processus de préparation comprend plusieurs étapes où chacun des membres de la famille occupe une sphère décisionnelle différente.

Les grands-parents voyagent de plus en plus avec leurs petits-enfants
++L’AVIS DE THOMAS P. CULLEN++
Un sondage démontre qu’un grand-parent sur trois a voyagé avec ses petits-enfants au cours des douze derniers mois. Aux États-Unis, plus de 15% de l’ensemble des voyages incluant des enfants s’effectuent en présence des grands-parents. Quelque 21% de ces derniers font au moins un voyage avec leurs petits-enfants sans la présence des parents.

Le tourisme de groupe prend un air de jeunesse
Dans le secteur du traditionnel tour & travel, on constate une vague de rajeunissement. L’âge moyen des passagers approche davantage les 55 ans que l’âge de la retraite (65 ans). Grâce à la multiplication des circuits thématiques et des nouvelles destinations, les voyages nolisés en autocar connaissent un second souffle et intéressent une clientèle plus diversifiée.

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Tendances

La portée des nouvelles réalités pour les entreprises touristiques

Conférence TIA/Marketing Outlook Forum 2004. Le président de Walt Disney Parks and Resorts, James Rasulo, a partagé ses réflexions sur les nouvelles réalités qui influenceront le marché des vacances familiales. Selon lui, quatre réalités doivent être prises en considération pour mesurer l’évolution des attentes de la clientèle: qualité, habitudes de vie, expérience et concurrence globale.

Choisir en fonction du prix ou de la qualité?

Les gens accordent désormais davantage d’importance à la qualité des prestations touristiques qu’ils achètent. Dans le contexte d’incertitude persistante dans lequel nous vivons, le consommateur est encore plus prudent quand il s’agit de dépenser son budget de vacances (voir notre article: Nouvelle réalité chez les Américains, on repart à zéro ).

En parallèle, Internet a créé une transparence sans précédent au niveau des prix. Non seulement la clientèle bénéficie d’un plus large éventail de choix, mais elle est maintenant facilement capable de comparer les prix en un clic de souris. Les destinations touristiques doivent composer avec un consommateur beaucoup plus avisé et mieux informé.

Selon James Rasulo, un environnement transparent diminue la possibilité de se démarquer par le prix. Les entreprises touristiques réussiront mieux si elles courtisent la clientèle en leur proposant de vivre une expérience hors du commun plutôt qu’en offrant un prix imbattable. Chez Disney, l’approche consiste à développer des façons créatives de récompenser leurs visiteurs en leur faisant vivre des moments inoubliables qu’ils ne retrouveront nulle part ailleurs. 

Phénomène du togethering

Dans la plupart des secteurs d’activité, le consommateur recherche des produits «sur mesure», qui répondent à ses besoins spécifiques. Par exemple, chez Dell, il est désormais impossible d’acheter un ordinateur préassemblé. L’acheteur sélectionne individuellement chacune des composantes selon ses besoins.

Ce constat s’applique également au monde du voyage. En plus de rechercher des vacances extraordinaires, les gens veulent qu’elles soient conçues sur mesure pour eux, en fonction de leurs habitudes de voyages. Dans cette optique, les entreprises touristiques devraient chercher à éliminer tous les facteurs irritants qui accompagnent parfois le processus de planification de voyage.

Par exemple, chez Disney on mise beaucoup sur la clientèle de groupe incluant les membres de la famille, de vieilles connaissances, des voisins, etc. Il s’agit d’un phénomène appelé le togethering, tendance qui s’est accentuée depuis le 11 septembre 2001. Pour courtiser ce segment, Disney a lancé le concept des Magical Gatherings (Retrouvailles magiques) qui utilise une technologie facilitant une planification personnalisée selon le type de vacances de groupe recherchées. Grâce à Internet, chacun des membres de la famille ou des amis peut concevoir un itinéraire, échanger des messages, clavarder et même voter sur le choix des activités.

Expériences

Les vacanciers ne sont plus à la recherche d’un produit, mais d’une expérience. James Rasulo donne l’exemple de Starbucks qui doit le succès de son positionnement à la vente d’une expérience que la clientèle ne retrouvera pas ailleurs, soit bien plus qu’un simple café. Pour l’industrie touristique, l’enjeu est le même, particulièrement pour les organisations qui proposent plusieurs types de vacances sous la même bannière.

Chez Disney, bien que l’offre soit extrêmement variée, on ne met pas l’accent sur les produits, qui deviennent secondaires. On préfère résumer le message en quelques mots qui portent sur le caractère unique de l’expérience globale. Ces mots clés sont: Magical, Vacation et Experiences. Peu importent le produit et la région géographique, la stratégie marketing reste la même.

Concurrence globale

Un quatrième enjeu, celui de la concurrence globale, interpelle davantage les destinations au niveau national que les entreprises sur une base individuelle. L’intensification de la concurrence des nouvelles destinations se fait durement sentir. Selon James Rasulo, les États-Unis sont perdants sur l’échiquier touristique international. La demande est là, mais les visiteurs boudent le pays de l’Oncle Sam, alors que la part de marché des États-Unis a atteint en 2004 un niveau plancher record pour les douze dernières années.

Rasulo compare la situation des États-Unis avec celle de la fameuse équipe de rêve de basketball (Dream Team) aux Jeux olympiques. En dépit d’un talent supérieur, celle-ci n’a pas su bien performer. Il note que le déclin des arrivées internationales est amorcé depuis 1996, bien avant les événements du 11 septembre. L’industrie touristique américaine, qui avait jusque-là toujours aisément tiré son épingle du jeu, ne sait pas aujourd’hui comment contrer la concurrence.

Dans les faits, de dire Rasulo, les pays qui font du tourisme une priorité disposent d’un ministre en titre dédié au secteur. Il n’est plus suffisant de posséder les plus beaux attraits naturels de la planète ou les conceptions humaines les plus fascinantes. La clé du succès réside dans la capacité de vendre un pays comme une entité globale.

L’Australie, grâce à l’utilisation de son «portfolio marketing», constitue un parfait exemple. Elle a mis à profit cette stratégie en lançant une campagne, soutenue par un budget de 250 millions $US sur quatre ans, visant à proposer des expériences propres à l’ensemble de la destination. On abandonne l’idée de vendre une variété de produits offerts dans les différentes villes et régions. La signature de la campagne: Australia. A different light. Dans cet environnement ultracompétitif, le «saupoudrage» régional des offensives marketing n’a plus sa place!

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Segments de clientèles Tendances

Les grands-parents voyagent de plus en plus avec leurs petits-enfants

Un sondage réalisé en 2003 par Yesawich, Pepperdine, Brown & Russell (YPB&R) démontre qu’un grand-parent sur trois a voyagé avec ses petits-enfants au cours des douze derniers mois. On note qu’aux États-Unis, c’est plus de 15% de l’ensemble des voyages incluant des enfants qui s’effectuent en présence des grands-parents. Quelque 21% de ces derniers font au moins un voyage avec leurs petits-enfants sans la présence des parents. ++L’AVIS DE THOMAS P. CULLEN++

Les voyages au coeur de la cellule familiale

Au cours de la dernière décennie, et particulièrement dans le contexte de l’après-11 septembre 2001, on accorde de plus en plus d’importance aux valeurs familiales. Alors que le temps libre se raréfie, les moments passés en famille deviennent souvent une priorité. Quand on pense famille, on se limite parfois à la relation parents/enfants, mais en réalité, les grands-parents jouent un rôle d’importance au sein de la cellule familiale. Ce sentiment de rapprochement se traduit par une augmentation des départs en vacances des aînés avec leurs petits-enfants.

Une telle évolution sociodémographique laisse présager de nouvelles opportunités et exige par la même occasion une révision des modèles traditionnels de segmentation des clientèles. Déjà on voit apparaître des campagnes promotionnelles s’adressant spécifiquement à ce tandem. La chaîne Hilton offre aux moins de 18 ans de séjourner gratuitement dans la chambre de leurs grands-parents. Aux hôtels Loews, les aînés accompagnés de leurs petits-enfants se voient offrir des rabais, des surprises et des activités spéciales. Certaines agences de voyages se spécialisent même dans le grandtravel en concevant des forfaits pour cette clientèle spécifique.

Phénomène passager ou tendance lourde?

Les parents d’aujourd’hui sont entraînés dans le tourbillon de la vie active et dans une carrière professionnelle exigeante. Le rythme de consommation des familles nécessite souvent deux salaires. Les grands-parents, ces baby-boomers retraités ou semi-retraités, ne demandent souvent pas mieux que de jouer un rôle dans la sphère parentale. Ils veulent profiter de ces possibilités de rapprochement et certaines activités touristiques peuvent leur fournir le temps de qualité recherché.

Autre phénomène, les occasions de partir en vacances sont facilement conciliables avec les disponibilités de chacun. Aux États-Unis, plus de 60% des parents se montrent favorables à l’idée que leurs enfants prennent des vacances durant la période scolaire et les grands-parents ont, quant à eux, généralement beaucoup de temps libre. À la disponibilité, s’ajoutent les ressources financières des grands-parents, qui rendent possible la prise de vacances en complément ou en substitution des parents. Ajoutons à cette réalité la difficulté de faire coïncider les vacances des conjoints.

Une occasion à saisir

La demande ira croissante alors que de plus en plus de baby-boomers prendront (partiellement ou complètement) leur retraite. Jugeant le marché suffisamment important, l’Association américaine des automobilistes (AAA) a même publié un livre intitulé Travel With Your Grandkids, afin d’aider les aînés à planifier des vacances. On y aborde certaines préoccupations des grands-parents, notamment comment:

  • gérer des parents réfractaires;
  • impliquer les petits-enfants dans la planification du voyage;
  • renforcer la relation grands-parents/petits-enfants;
  • fixer des limites et adopter des règles.

La palette d’activités susceptibles de les intéresser reste assez variée, allant du ski alpin au musée des sciences en passant par le golf, les croisières-excursions, le parc d’attractions et la randonnée pédestre. La dimension patrimoniale ou commémorative constitue également une corde sensible à exploiter, puisque les aînés apprécient partager leurs connaissances et raconter à leurs petits-enfants certains faits marquants dont ils ont été témoins dans le passé.

Il faut aussi penser à ce qui intéresse les enfants. D’autant plus que la volonté de rapprochement entre ces deux générations ne vient pas seulement des grands. La majorité (56%) des enfants âgés de 6 à 17 ans affirment qu’ils aimeraient vraiment prendre des vacances avec leurs grands-parents. Ce sont les plus jeunes (de 6 à 8 ans) qui se montrent les plus enthousiastes (78%).

Les entreprises qui adopteraient une stratégie promotionnelle ciblée durant les périodes d’achalandage plus faible pourraient également voir leurs efforts récompensés. Des petits détails comme des cadeaux-surprises offerts aux tout-petits ou la présence de jeux qui les captivent peuvent constituer des éléments déclencheurs lors de la planification des vacances. À titre d’exemple, on retrouve à Mexico un véritable petit paradis dédié aux enfants, La Ciudad de Los Ninos. Dans ce parc thématique, les enfants jouent le rôle des grands, prenant la place d’un pilote à l’intérieur d’un véritable cockpit d’American Airlines, fabriquant des pizzas à la pizzeria Domino ou encore s’occupant de nourrir une poupée représentant un bébé à l’hôpital. Et par souci de cohérence, les enfants déboursent le plein prix d’entrée, les parents moitié prix et quant aux grands-parents… c’est gratuit!

Sources:
– White Hutchinson Leisure & Learning Group. «Grandparent/Grandchild Market a Growing Opportunity», octobre 2003.
– The Philadelphia Inquirer. «Travel with « grands » comes in all flavors», 16 mai 2004, p. N02.
– Hugues Court, Paula. «Cruising with Grandchildren», LovinLife.com [www.wwseniors.com], 9 septembre 2003.
– Buhasz, Laszlo. «Marketing to the new senior», The Globe & Mail [www.globetechnology.com], 11 octobre 2003, p. T2.
– American City Business Journals. «New travel trend: « grandtravel »», 8 novembre 2001.
– Gardyn, Rebecca. «The New Family Vacation», American Demographics, 1er août 2001.

L’avis de Thomas P. Cullen

This is a topic which should be of interest to many aspects of the travel industry. I believe it is a symptom of a global change in the way markets are defined and in motivations to travel.

The « business market » has traditionally been differentiated from the « leisure market ». However, these boundaries are changing, and I believe that the industry can no longer assume the business trip is for business only. Children are not only traveling with grandparents, they are traveling with parents – blue suit moms and dads, who increasingly take kids along on a business or convention trip. Las Vegas entrepreneur Steve Wynn recognized this many years ago when almost single handedly he transformed the topless, sin city gambling mecca to a family friendly convention destination.

The other quantum change is related to the nature of demand drivers. A review of intergenerational travel packages offered by Elderhostle is indicative of this change. The traditional « architectural » tourism is being replaced by learning/educationally motivated travel, cultural travel, and health related travel.

Worldwide business travel probably accounts for 60% of all travel demand. Within 15 years, perhaps sooner, leisure oriented travel will account for 60%, and business only travel declines as a percentage of the total.

Communications technologies will replace a lot of business travel as a younger, more technology saavy generation of business people grow into decision making positions in industry. The implications for packaging, pricing, positioning and distributions systems for the hotel, airline, and cruise industries are significant.

Thomas P. Cullen
Professeur
School of Hotel Administration
Cornell University

Voir aussi

Travel – It’s Not Just for Adults Anymore
Un texte complémentaire rédigé par Thomas P. Cullen

Thomas P. Cullen, professeur, School of Hotel Administration, Cornell University (États-Unis)

 

Champs d’expertise:

  • Gestion stratégique de l’hébergement
  • Nouvelles tendances et futur du tourisme
  • Gestion multinationale

Site de l’institution

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Gestion Technologies

Au LegoLand, système de repérage électronique pour tous les enfants!

Une étude réalisée en juin 2001 par le cabinet d’études de marché Actionable Research pour SafeTzone, révèle que 27% des familles visitant un parc d’attractions ont déjà perdu temporairement leurs enfants. Fort de ces chiffres, le parc d’attractions LegoLand, au Danemark, a décidé d’implanter un système de repérage électronique pour surveiller et retrouver les enfants.

Sécurité ou nouveau gadget techno?

Les visiteurs du parc LegoLand (l’un des plus vastes parcs d’attractions européens) peuvent louer une trousse comprenant un bracelet Wi-fi – l’AeroScout (un bracelet de plastique jetable placé au poignet de l’enfant) et une carte détaillée du parc.

Si parents et enfants se perdent de vue, les parents peuvent envoyer un petit message informatisé (SMS) au système de repérage par radiofréquence (RFID). Rapidement, ils recevront une réponse leur indiquant le nom de l’attraction où se trouve l’enfant et les coordonnées de sa position dans le parc. Si l’enfant quitte le parc, un message est envoyé sur le téléphone cellulaire du parent, ainsi qu’aux agents de sécurité en poste à toutes les entrées et sorties du parc. Le processus est instantané.

La location du système de poursuite est facultative. Il en coûtera aux parents environ 5 $US en plus du prix d’admission à LegoLand, ainsi qu’un dépôt remboursable de 16 $. Cette technologie est un projet pilote. Si celui-ci s’avère une réussite, il sera installé l’an prochain dans les trois autres parcs établis en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis.

Le système est basé sur la technologie sans fil de BlueSoft. Il a fallu environ huit semaines pour installer la trentaine de récepteurs et insérer les câbles de fibre optique dans le sol.

Une pierre, deux coups

Mais qui dit surveillance dit aussi marketing. Car, bien sûr, ce système permettra également aux propriétaires du parc d’enregistrer et d’analyser les mouvements des visiteurs et ainsi, d’optimiser le placement des nouvelles attractions. En effet, le système permet de savoir comment parents et enfants évoluent dans le parc, en donnant des indications sur leurs circuits de visite des différents manèges.

LegoLand (situé dans la ville de Billund) est ouvert d’avril à octobre et reçoit 1,6 million de visiteurs par année; sa superficie est d’environ 230 000 mètres carrés.

Note: Le WiFi (pour Wireless Fidelity) est une technologie standard d’accès sans fil à des réseaux locaux. Le principe est d’établir des liaisons radio rapides entre des terminaux et des bornes reliées aux réseaux à haut débit. Grâce à ces bornes WiFi, l’utilisateur se connecte à Internet ou à un système d’informations et accède à de nombreuses applications reposant sur le transfert de données. Le WiFi (ou norme 802.11, de son nom technique) atteint en théorie un débit de 11 Mbit/s, soit 5 Mbit/s répartis entre utilisateurs connectés.

Sources:
– Infos Jeunes. «Les parents surveilleront leurs enfants avec le Wi-Fi», 2004.
– Sutherland, Ed. «Wi-Fi Watches the Kids», Wi-Fi Planet, 27 avril 2004.

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Marketing

Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille

Depuis les cinq dernières années, on constate une forte hausse de la demande de forfaits sur le marché québécois, particulièrement dans le segment de la famille. Lorsqu’on parle de la planification des vacances familiales, tout le monde reconnaît que les enfants exercent une certaine influence sur la décision finale. Or, le processus de préparation comprend plusieurs étapes où chacun des membres de la famille occupe une sphère différente. Sur quelles composantes des vacances les enfants ont-ils plus de poids ?

Des actions marketing efficaces requièrent non seulement une connaissance de la clientèle, mais également de tout ce qui entoure le processus de décision. Une récente étude de Tourism Management menée à l’aéroport de Taiwan auprès de 240 familles porte sur le phénomène. On y confirme que lors du choix de vacances pour un voyage de groupe en famille – Tour and Travel -, le point de vue des enfants doit être pris en considération. Ces derniers jouent un rôle important dans le processus familial de décision mais le degré d’influence varie selon l’étape et selon le type de produit ou de service.

Comme le champ d’intervention de l’étude porte sur les voyages de groupe, il faut aussi savoir qu’il existe en trame de fond d’autres facteurs déterminants qui conditionnent la clientèle, soit :

  • le risque associé au voyage;
  • les considérations financières;
  • le caractère attrayant du forfait.

Le partage d’influence entre l’homme et la femme se répartit de manière assez équilibrée. En effet, pour la plupart des étapes de décision, le rôle décisionnel revient aux deux conjoints. C’est néanmoins la femme qui occupe une position dominante en ce qui concerne trois aspects en particulier, soit l’hébergement, le magasinage et le choix de l’agence de voyages. Les ménages disposent de plus en plus souvent d’un double revenu, ce qui accroît l’influence financière des femmes dans les diverses étapes du processus de planification.

Du côté des enfants, l’étude de Tourism Management révèle que leur point de vue est plus important dans le choix des activités, de la date de départ et de la restauration. À l’opposé, ils n’interviennent que très peu pour les questions concernant le budget, l’agence de voyages, le magasinage et le transporteur aérien (graphique 1).

L’étude démontre également que l’âge des enfants n’entre pas en ligne de compte. Quant aux enfants d’un ménage à double revenu, ils jouissent d’une importance beaucoup plus marquée que lorsqu’un seul des parents dispose d’un revenu.

Afin de maximiser l’efficacité de leurs efforts promotionnels, les entreprises présentes sur le marché du Tour and Travel pourraient, par exemple, adopter des stratégies marketing ciblées sur des périodes propices aux vacances familiales. Ainsi les femmes occupant une position décisionnelle pourraient se montrer réceptives à la découverte d’un forfait adapté à la famille, et qui miserait sur le confort de l’hébergement et l’expérience du magasinage, deux éléments qu’elles considèrent importants. La promotion de produits complètement conçus pour les enfants en prévision des vacances scolaires pourrait également récolter du succès, considérant l’influence des enfants à ce chapitre.

Pour l’entreprise qui veut s’adresser spécifiquement à la famille, rappelons que les principales activités pratiquées lors des vacances familiales des Québécois sont les suivantes :

  • plein air et aventure, comme la randonnée pédestre (24 %);
  • attractions touristiques, comme les parcs thématiques (19 %);
  • vélo, pistes cyclables (14 %);
  • musées, sites historiques et patrimoniaux (9 %);
  • spectacles culturels (9 %);
  • baignade (8 %).

Sources :
– Wang, Kuo-Ching, Hsieh An-Tien, Yi-Chun Yeh et Chien-Wen Tsai. « Who is the decision-maker: the parents or the child in the group package tours? », Tourism Management, vol. 25, 2004.
– Société des attractions touristiques du Québec. « Comportements touristiques des Québécois à l?intérieur de leur province ? Rapport final de recherche », novembre 2003.