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Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Au Québec, le marché des résidences de tourisme de villégiature gagne à être connu. Saviez-vous que 2,7 millions de voyages-personnes ont été réalisés dans des chalets privés en 2008? Que les séjours dans les chalets loués ont engendré des dépenses de 122 millions de dollars, ce qui représente le second rang en termes de revenus d’hébergement au Québec? Qui sont ces touristes? Que font-ils?

Dans le cadre du deuxième texte d’une série d’analyses portant sur les résidences de tourisme de villégiature, voici un profil détaillé de ces voyageurs, selon qu’ils ont séjourné dans un chalet loué ou privé. Le profil des touristes séjournant dans les hôtels sera également décortiqué à des fins comparatives.

Soulignons tout d’abord que les chalets (type d’hébergement qui regroupe les chalets, cabines et maisons de villégiature selon la définition de Statistique Canada) se divisent en deux catégories:

  • le chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • le chalet loué: un hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Une clientèle québécoise… urbaine

Les touristes d’agrément canadiens qui séjournent dans les résidences de tourisme sont majoritairement des Québécois (graphique 1). En comparaison, 25% de la clientèle d’agrément canadienne qui fréquente les établissements hôteliers provient de l’extérieur du Québec.

Graphique 1
Provenance des touristes d’agrément canadiens, selon le mode d’hébergement et la province d’origine (2008)

Source: Statistique Canada

Sans surprise, le marché de la région métropolitaine de Montréal génère le plus important volume de voyages-personnes, suivi de ceux d’Ottawa-Gatineau et de la région de Québec. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, l’hébergement dans les résidences de tourisme de villégiature est peu prisé par les touristes canadiens provenant de l’extérieur du Québec (graphique 2).

Graphique 2
Provenance des touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement et la région d’origine, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un mode d’hébergement touristique dominant dans plusieurs régions

À l’exception des régions de Montréal, Québec et Charlevoix, le volume de voyages-personnes dans les chalets privés surpasse celui des hôtels (graphique 3). Les régions des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de Québec se démarquent par le volume de séjours réalisés dans les chalets loués.

Graphique 3
Destination des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un profil qui varie peu selon le mode d’hébergement

  • Les chalets loués sont très populaires auprès des jeunes: 39% des voyageurs qui s’y arrêtent sont âgés de 34 ans et moins (graphique 4). L’âge moyen de cette clientèle est de 43,7 ans, ce qui est similaire à la clientèle des hôtels, dont l’âge moyen est de 44,2 ans. Les utilisateurs des chalets privés sont plus âgés; ils ont en moyenne 50,9 ans.

Graphique 4
Âge des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

  • Les clientèles ayant séjourné dans un chalet privé, loué ou dans un hôtel sont majoritairement à l’aise financièrement. Plus de 60% de ceux qui séjournent dans un chalet privé ont un revenu du ménage supérieur à 75 000$, alors que cette proportion atteint 51% pour les chalets loués (graphique 5).
  • S’il est vrai que cette catégorie d’hébergement touristique correspond bien aux besoins des familles, on observe que 75% des séjours dans les chalets privés s’effectuent sans enfant, alors que cette proportion passe à 81% pour les séjours dans les chalets loués. Rappelons que 77% de tous les séjours des touristes d’agrément canadiens au Québec sont effectués par des groupes composés d’adultes seulement.
  • Comme les autres formes d’hébergement, l’industrie des résidences de tourisme est saisonnière, quoique cela s’avère un peu moins marqué pour les chalets privés.

Graphique 5
Revenu du ménage des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les activités prisées lors des séjours dans les chalets

Sans surprise, les activités de plein air comme la pêche, la randonnée pédestre, l’observation de la faune et la visite de parcs nationaux sont plus fréquemment pratiquées par les touristes d’agrément canadiens (graphique 6).

Graphique 6
Proportion d’activités pratiquées par les touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les touristes qui séjournent dans les chalets privés sont proportionnellement moins actifs que ceux séjournant dans les chalets loués, relativement à leur participation à des activités culturelles. À l’exception de la participation à un festival, ils visitent dans une moindre proportion les musées, les sites historiques, les parcs thématiques et les zoos et les aquariums.

L’influence du type d’hébergement sur la durée de séjour et les dépenses

Il est peu surprenant de constater que les séjours dans les chalets durent plus longtemps que ceux dans les hôtels; 27% des séjours dans les chalets loués durent cinq nuits et plus. Toutefois, il ne faut pas négliger le fait que 47% des voyages-personnes effectués dans les chalets loués sont de deux jours ou moins.

Malgré une durée de séjour moyenne intéressante (3,08 nuits), les touristes d’agrément ayant séjourné dans une résidence secondaire dépensent très peu (tableau 1). Ce phénomène s’explique en partie par les débours en hébergement, qui sont inexistants chez les utilisateurs de chalets privés (graphique 7).

Tableau 1: Caractéristiques des voyages des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement (2008)


Source: Statistique Canada

Graphique 7
Dépenses moyennes des voyageurs d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement, en dollars (2008)

Source: Statistique Canada

On remarque également le faible niveau de dépenses des touristes séjournant dans les chalets privés pour les autres catégories répertoriées par Statistique Canada. Plus particulièrement, les débours de ces visiteurs pour les divertissements, les sports et loisirs ainsi que les restaurants et les bars sont minimes.

Quand les défis représentent des occasions d’affaires

D’une part, les organismes locaux de tourisme doivent séduire les touristes qui séjournent dans des chalets privés afin de les encourager à profiter davantage des activités touristiques offertes dans leur région. À l’exception des activités de plein air, le taux d’activité touristique de ces touristes est particulièrement faible. On observe également que le niveau de dépenses dans les restaurants et les bars est également très bas. Est-il possible que cette clientèle touristique soit peu sollicitée par les organisations touristiques? Sur ce plan, les interventions se réaliseront principalement à l’échelon local et régional (lire aussi: Connaître et amadouer les touristes en visite chez des parents ou des amis).

D’autre part, le défi est tout autre pour le marché des résidences de tourisme à louer. Malgré une offre diversifiée et de qualité, les séjours dans ce type d’hébergement demeurent marginaux auprès de la clientèle hors Québec et internationale. C’est un secteur fortement fragmenté, composé d’un nombre élevé de propriétaires, ainsi que de nombreuses petites et moyennes entreprises responsables de la gestion d’un groupe de résidences de tourisme. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Cette réalité nuit à la perception de la clientèle et complexifie grandement la commercialisation et le mode de distribution de ce type d’hébergement. Cela joue contre la notoriété du marché et la confiance des consommateurs et des agents de voyages.
Est-ce que l’industrie touristique saura relever le défi?

À lire aussi:
L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:
– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, janvier 2009, 43 p.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Tourisme durable

Pratiques vertes de l’industrie des gîtes touristiques en Colombie-Britannique

De nombreuses études ont été réalisées sur les pratiques écologiques des hôtels (Winter et Azimi, 2006; Johnson, 2008; Hanna, 2008; Gunter, 2008; Bohdanowicz, 2005), mais bien peu portent sur les pratiques de l’industrie des gîtes touristiques. Un gîte touristique est une résidence dont le propriétaire offre à ses hôtes le coucher et le petit-déjeuner (Rushmore et Baum, 2001). Un gîte est, par définition, beaucoup plus petit qu’une entreprise d’hébergement (c’est-à-dire un hôtel à service complet); or, le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique (2007) a constaté que les édifices résidentiels et commerciaux, y compris les gîtes, produisaient 12% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de cette province. Pour les Jeux olympiques tenus récemment en Colombie-Britannique, il était important que tous les acteurs soient inclus dans le cadre des initiatives écologiques et que des mesures soient prises en conséquence. Une étude a permis d’évaluer les pratiques «vertes» des gîtes touristiques de la Colombie-Britannique ainsi que les connaissances et le comportement des propriétaires ou exploitants en cette matière. L’étude a également analysé ce que ces derniers percevaient comme des obstacles et comme des éléments de motivation à l’adoption de pratiques vertes.

Les données principales utilisées pour cette étude proviennent de 146 (13% d’un échantillon de 1 100) réponses valables de gîtes touristiques de la Colombie-Britannique obtenues grâce à un sondage en ligne mené en octobre 2008. Les résultats montrent qu’un nombre important de propriétaires ou exploitants de gîtes ont adopté des pratiques vertes dans le cadre de leurs activités. La pratique verte la plus commune était le recyclage; 73% des répondants recyclaient «toujours». Ils achetaient «habituellement» ou «toujours» des produits biologiques (40%), de provenance locale (66%) et moins toxiques (62%). L’habitude d’acheter des produits biologiques et locaux dépendait de leur disponibilité et de la situation géographique du gîte, les établissements plus éloignés ayant moins facilement accès à ces produits. Mentionnons que 80% des participants ont déclaré prendre le temps de s’informer à propos de la gestion de l’environnement. Il y a donc un désir évident de la part de l’industrie des gîtes de la Colombie-Britannique d’adopter des pratiques durables.

Les obstacles à l’adoption de pratiques vertes par les exploitants de gîtes comprennent : les restrictions financières, le manque de ressources et la situation géographique de l’établissement. Les restrictions financières vont de paire avec la nécessité, pour certains, d’un encouragement financier. La majorité des répondants ne faisaient pas partie d’une association verte qui récompense les initiatives écologiques au moyen d’une certification. Il semblerait qu’il n’existe aucune certification normalisée pour les gîtes de la Colombie-Britannique dans ce cas.

Ce rapport formule des recommandations sur la façon d’aider les gîtes à adopter davantage de pratiques vertes. D’abord, le gouvernement et les associations pourraient mieux informer les exploitants sur ces pratiques et les rendre plus accessibles. La mise en œuvre et la diffusion de programmes d’incitation gouvernementaux en matière de durabilité encourageraient également les pratiques vertes des gîtes. Ensuite, une association provinciale ou locale visant à récompenser les initiatives vertes au moyen d’une certification pourrait être mise sur pied. Les propriétaires auraient également intérêt à se renseigner sur les mesures incitatives offertes actuellement aux échelles provinciale et fédérale et qui leur permettraient d’apporter des améliorations à leur bâtiment sur le plan énergétique.

Les recommandations globales pour le gouvernement, les associations et l’industrie incluent la création d’une initiative marketing coopérative à laquelle prendraient part les trois parties et qui pourrait aider à mieux faire connaître les pratiques vertes et à cibler particulièrement ce marché de niche. Cette étude permet de constater que les gîtes sont rarement pris en compte lorsqu’il est question des effets du tourisme sur les changements climatiques, des moyens que prend l’industrie pour les atténuer ou de son désir d’être plus durable. Pour que le Canada soit perçu comme une destination respectueuse de son environnement, ce secteur ne doit pas être négligé.

Sources :

– Bohdanowicz, P.,«European Hoteliers’ Environmental Attitudes: Greening the Business», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 46, no 2, mai 2005, p.188-207.
– Gunter, H., «State Programs Help Define Green Hotels», Hotel and Motel Management, vol. 223, no 10, juin 2008, p. 4.
– Hanna, E., «Environmental Training», Hotel and Motel Management, vol. 223, no 10, 2008, p. 48.
– Johnson, A., «Savings by the Load», Hotel Motel Magazine, vol. 223, no 11, 2008, p. 34.
– Rushmore, S. et Baum, E., «Hotel & Motels Valuation and Market Studies», USA Appraisal Institute, 2001.
– Winter, J. P. et Azimi S. L., «Less Garbage Overnight: A Waste Prevention Guide for the Lodging Industry», New York, INFORM, 1996.

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays. 

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Des labels touristiques pour les familles

De nos jours, voyager en famille nécessite parfois une bonne dose de sang-froid et d’audace pour braver le regard souvent réprobateur des autres. Heureusement, certaines destinations et certains secteurs touristiques favorisent l’accueil des familles et les mettent en valeur grâce à des labels touristiques. Où en est le Québec?

Certains labels européens

Reconnaissant le potentiel des familles qui voyagent, certaines destinations ont choisi d’accorder une attention toute particulière à ce créneau en créant des programmes de qualité spécifiques.


En Espagne, Tourisme Catalogne a conçu un label «destination de tourisme familial», qu’elle accorde aux municipalités ou aux zones touristiques qui offrent des ressources et des services de qualité répondant aux besoins des familles: hébergement, restauration, diversité de loisirs et d’activités.


Aux îles Canaries, tous les hôtels, établissements et services inscrits sous le label «Islas Canarias Family Welcome» proposent une grande variété d’options en matière de qualité et d’adéquation aux différents âges: baignoires, berceaux, poussettes, chauffe-biberons, service de gardiennage, pédiatre, menus spécialement conçus pour les enfants, programmes d’animation, mini-club, ludothèques, bibliothèques et vidéothèques.

En Angleterre, le label «Families Welcome» est accordé aux lieux d’hébergement qui offrent des installations et des services pour les enfants de tous âges. L’établissement doit également fournir des informations sur les attraits et activités touristiques des environs qui accueillent favorablement les familles.


La Fédération suisse du tourisme créait, quant à elle, le label de qualité «Familles bienvenues» en 1996. Pour l’obtenir, les destinations de vacances suisses doivent satisfaire à plusieurs conditions et critères élaborés par une commission de la qualité, indépendante, présidée par la Fédération suisse du tourisme (FST). Ces critères réfèrent aux secteurs suivants:

  • infrastructures: hébergement, restaurants, aires de jeux et de pique-nique;
  • activités: sentiers thématiques, eau pour la baignade, animaux, aventure ou sport, culture et divertissement, transports, animation;
  • prestations et services: sécurité, forfaits, information des hôtes, encadrement des enfants.

Ce label est décerné pour trois ans au terme desquels la «destination de vacances» est réévaluée.

En France, le label «Famille Plus, destination pour petits et grands» a été créé en 2006 par le ministère délégué au Tourisme et trois partenaires. Ce label national qualifie l’accueil et les prestations proposés aux familles et aux enfants dans les communes touristiques françaises. Il se divise en quatre types de destination: montagne, mer, nature et ville. En 2006, 45 communes ont obtenu le label; on en compte près de 65 aujourd’hui.


Le label «Famille des Logis de France», quant à lui, est décerné aux logis disposant de chambres spécialement adaptées pour les familles ainsi que de menus spécifiques pour les enfants.


L’«Association Nationale des Stations Kid» identifie les communes françaises qui s’engagent à respecter les huit critères de qualité de la charte, entre autres:

  • nombreuses activités et animation pour les enfants et les familles;
  • accueil spécifique à l’office de tourisme avec un espace dédié aux enfants;
  • hébergements et restaurants proposant une offre attrayante pour les enfants;
  • équipements sécuritaires;
  • politique de sensibilisation à l’environnement.

L’association accorde le label pour trois ans. En 2008, la France recensait 27 Stations Kid destinées aux enfants âgés de 3 à 12 ans réparties dans de nombreuses régions.

Enfin, l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) a créé en 1998 le club «Les p’tits Montagnards», pour aider les familles à choisir les stations adaptées à leurs demandes en matière d’accueil, d’équipements et d’animation, et ce, pour les enfants de trois mois à 12 ans. Élaborés à partir d’enquêtes réalisées tous les deux ans auprès des familles en séjour à la montagne, les critères de la charte de qualité intègrent les nouvelles attentes et tiennent compte des évolutions sociologiques de la famille. Les critères de sélection sont très sévères et diffèrent l’été de l’hiver.

La situation au Québec

Il n’existe aucun programme de certification québécois, ni même canadien, encourageant les entreprises touristiques à adhérer à des normes de qualité spécifiques aux familles. Hormis dans le réseau des Villages vacances famille, où il est certain de trouver une animation adaptée aux enfants de différents âges et une série d’activités répondant aux besoins des familles, le voyageur avec enfants ne dispose d’aucun moyen préalable de savoir s’il sera le bienvenu avec sa marmaille.

Bien sûr, il y a la Certification Qualité Tourisme, mise de l’avant par le ministère du Tourisme. Cette dernière assure au consommateur que l’entreprise certifiée offre des services de qualité, notamment en ce qui a trait au service à la clientèle, à la compétence de son personnel, à l’entretien optimal de ses équipements, à l’adaptation de ses services aux personnes ayant des contraintes et des besoins particuliers et au respect de l’environnement. Ne pourrait-on pas inclure les familles dans les critères de certification, au même titre qu’on y inclut les personnes ayant des besoins particuliers, c’est-à-dire, les personnes handicapées? À quand un label «Qualité Famille» québécois?

Lire aussi: Poussée de croissance des voyages en famille

Sources:

– Observatoire régional du tourisme – Alsace. «Le tourisme des familles», juin 2009.

Sites Internet:

Families Welcome , Qualityintourism.com, consulté en juillet 2010.
Tourisme îles Canaries, Turismodecanarias.com, consulté en juillet 2010.

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Hébergement

L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Saviez-vous que 35% de tous les voyages d’agrément des Canadiens au Québec ont été réalisés dans des résidences de tourisme de villégiature, communément appelées chalets? Cette forme d’hébergement touristique est la plus utilisée par les touristes d’agrément canadiens; elle génère 18% de l’ensemble des dépenses de cette catégorie de voyageurs. Pourtant, il s’agit d’un secteur de l’hébergement qui est méconnu des intervenants touristiques de la province.

D’entrée de jeu, soulignons que les chalets incluent les cabines et maisons de villégiature, selon la définition de Statistique Canada, et se divisent en deux catégories:

  • chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • chalet loué: hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Cette première analyse d’une série de trois vise à cerner la demande liée au marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec, alors que les suivantes délimiteront le profil de la clientèle et les défis de la commercialisation de ce type d’hébergement.

Une minorité de touristes internationaux séjourne dans les chalets

Selon les données de l’enquête effectuée auprès des voyageurs internationaux par Statistique Canada (EVI), une forte majorité de la clientèle d’agrément en provenance d’outre-mer (incluant le Mexique) et des États-Unis préfère séjourner dans les hôtels (graphique 1).

Graphique 1
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément internationaux au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

La clientèle d’agrément provenant d’outre-mer ne séjourne presque pas dans des chalets (1 800 voyages-personnes), alors que les Américains ont effectué 47 700 voyages-personnes dans des chalets en 2008, ce qui représente 4% du marché des États-Unis.

Il est important de souligner que les données de l’EVI ne permettent pas de faire la distinction entre l’utilisation des chalets loués et celle des chalets de villégiature privés, mais il est permis de croire que la majorité des touristes internationaux ont payé pour séjourner dans un chalet.

Un mode d’hébergement prisé par les touristes québécois

Plus de 90% des touristes séjournant dans les chalets privés ou loués sont des Québécois. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, très peu de touristes canadiens hors Québec demeurent dans une résidence de tourisme durant leur séjour au Québec.

Un volume impressionnant de séjours dans les chalets privés

Plus de 29% des voyages d’agrément des Canadiens ont été réalisés dans des chalets de villégiature privés au Québec, ce qui représente environ 2,7 millions de voyages-personnes et 8,2 millions de nuitées (graphique 2). En comparaison, le nombre de séjours dans les établissements hôteliers du Québec est évalué à 1,9 million de voyages-personnes pour 3,9 millions de nuitées.

Graphique 2
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement, en milliers (2006, 2007 et 2008*)

*Données en cours de révision               Source: Statistique Canada

Les chalets loués sont moins populaires auprès des touristes d’agrément canadiens. À ce titre, les séjours dans cette catégorie d’hébergement représentent 6% des voyages-personnes, ce qui équivaut tout de même à 550 000 séjours touristiques et à 1,9 million de nuitées.

Le changement méthodologique que Statistique Canada a apporté à l’Enquête auprès des voyageurs résidents du Canada (EVRC) en 2005 ne nous permet pas de comparer les dernières données avec celles des années antérieures. Depuis ce changement, le nombre de voyages-personnes était relativement stable entre 2006 et 2007, mais les données de 2008 sont en cours de révision par Statistique Canada, en raison de l’évolution atypique des voyages-personnes effectués dans les chalets loués et privés.

Importance économique du marché des résidences de tourisme au Québec

En dépit du flou entourant l’évolution de ces deux catégories d’hébergement touristique, l’importance économique des chalets et des résidences de tourisme est indéniable au Québec. Selon Statistique Canada, les touristes canadiens ayant séjourné dans des chalets privés ont déclaré des dépenses atteignant 262 millions CAD en 2008, alors que ceux ayant loué des chalets ont déboursé plus de 249 millions CAD (graphique 3).

Graphique 3
Répartition du nombre de voyages-personnes et des dépenses déclarées par les touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Le marché des résidences secondaires se démarque donc par un grand volume de touristes, alors que celui des chalets loués génère des dépenses totales équivalentes, et ce, malgré un nombre de séjours moins important. Précisons néanmoins que dans le cas des chalets privés, ces données ne tiennent pas compte des autres types de dépenses, notamment les taxes foncières, les dépenses d’entretien des bâtiments, les investissements en rénovation, effectuées par les propriétaires de chalets privés.

Un marché mondial en pleine expansion?

Malgré le fait qu’il soit difficile de circonscrire avec exactitude le marché des résidences de tourisme en France, on peut affirmer qu’il s’agit d’un type d’hébergement touristique populaire. Selon le Syndicat national des résidences de tourisme, 11 millions de personnes ont séjourné dans des résidences de tourisme en 2006, dont 74% de résidents français.

Aux États-Unis seulement, la firme PhoCusWright estime que le marché des résidences de tourisme et des condos génère des revenus annuels de location de 24,3 milliards USD, ce qui représente 8% de l’ensemble des dépenses de voyage aux États-Unis.

Entre septembre 2008 et 2009, l’achalandage du site HomeAway.com, le plus important portail pour la location de résidences de tourisme au monde, a crû de 48% pour atteindre plus de 85 millions de visites sur une base annuelle. En 2009, l’agence de tourisme Orbitz mettait en ligne le site Zonder.com, dont le contenu est dédié à l’offre de résidences de tourisme.

Une clientèle internationale à conquérir

Pour la clientèle européenne, les chalets commerciaux correspondent à la recherche d’une expérience authentique dans la nature et ses grands espaces. Quant à la clientèle canadienne hors Québec et américaine, les chalets représentent pour eux une forme d’hébergement touristique plus abordable en fonction de l’espace disponible, offrant tout le confort de la maison, que ce soit en couple, en famille ou en groupe.

Dans ce contexte, le marché des résidences de tourisme représente une formidable opportunité de croissance pour l’industrie touristique au Québec, à cause du niveau de dépenses de cette clientèle, qui est élevé, et du faible volume actuel de touristes hors Québec.

Sources:

– CITQ. Compilation spéciale à partir de leur calcul des établissements d’hébergement touristique (à l’exclusion des établissements de camping) en exploitation le 24 mars 2010.

– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. “Vacation Rental Marketplace: Poised for Change”, PhoCusWright, 2009, 43 p.

HomeAway, Homeaway.com, 2010.

– May, Kevin. “Is HomeAway Right When It Says Holiday Rentals Is the Hottest Sector in Travel?”, Twooz.com, 6 novembre 2009.

-Sabbah, Catherine. «Avantages et limites de la résidence de tourisme», Veilleinfotourisme.fr, 14 mai 2007.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Du piquet de tente au véhicule récréatif, l’évolution de la pratique du camping au Québec

Depuis 2005, les séjours des campeurs utilisant la tente ont chuté de 34%, alors qu’on observe une augmentation des voyages en véhicules récréatifs (VR) de 6,9%. Malgré tout, la pratique du camping est à la hausse au Québec, principalement à cause de l’augmentation importante du nombre de campeurs saisonniers. Les adeptes du camping sont moins nombreux parmi la clientèle hors Québec de l’Ontario et des États-Unis, alors que seulement 3,5% des séjours touristiques des Canadiens et à peine 1,4% des voyages des Américains au Québec sont réalisés en plein air. Voici un portrait sommaire de l’évolution de la pratique du camping au Québec et du profil des campeurs québécois.

Les campings saisonniers et les véhicules récréatifs ont la cote

Selon une récente étude du ministère du Tourisme du Québec, l’achalandage des terrains de camping s’est accru de 7,2% entre 2005 et 2009. Cette croissance est le reflet de l’augmentation de 12% du nombre de campeurs saisonniers, comparativement à une diminution de 8,7% du nombre de campeurs de passage (graphique 1). Les campeurs saisonniers louent un emplacement pour lequel il existe un contrat de location valide pour la saison, alors que les campeurs de passage louent un emplacement à la journée. Le marché des campeurs saisonniers est majeur pour les exploitants de campings, puisqu’il représente 79% des emplacements occupés.

Graphique 1
Nombre moyen d’emplacements de location loués quotidiennement à tous les campeurs, 2009 comparé à 2005

Source: ministère du Tourisme

La diminution du nombre de campeurs de passage est directement attribuable au déclin important du nombre d’adeptes du camping traditionnel (graphique 2). Entre 2005 et 2009, l’utilisation de la tente a diminué dans toutes les régions touristiques du Québec, à l’exception de Manicouagan. À l’opposé, la pratique du camping en VR est à la hausse. De plus, il est fort probable que les emplacements loués sur une base saisonnière accueillent essentiellement ce type de véhicule. Veuillez noter que, dans le cadre de l’étude du ministère du Tourisme, la catégorie VR comprend les tentes-roulottes, les roulottes et les véhicules motorisés.

Graphique 2
Nombre moyen d’emplacements de location loués quotidiennement aux campeurs de passage, 2009 comparé à 2005

Source: ministère du Tourisme

Autrefois considéré comme un mode de vacances économiques et populaires, le camping semble évoluer vers ce qu’on appelle en France l’hôtellerie de plein air. Louis Jean, directeur général de Camping Québec, observe que la clientèle adepte du tourisme de plein air cherche de plus en plus de commodités et de confort (lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!, Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping). La popularité grandissante des voyages de vacances en VR s’inscrit dans cette tendance. Dans une analyse précédente (lire aussi: Le tourisme lié aux véhicules récréatifs), Claude Péloquin soulignait que plus de 170 000 Québécois ont effectué un voyage en VR en 2008-2009, comparativement à seulement 94 000 Québécois cinq ans auparavant.

Qui sont les adeptes de camping au Québec?

Voici quelques faits saillants du profil des campeurs québécois. Certaines données sont présentées avec celles de l’ensemble des voyageurs d’agrément à des fins comparatives.

  • En plus d’une majorité de campeurs qui proviennent de Montréal (graphique 3), ils sont plus nombreux à provenir de l’extérieur des régions métropolitaines (35%) que la moyenne des touristes d’agrément québécois (29%).

Graphique 3
Répartition de l’origine de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Ils sont légèrement plus jeunes (tableau 1). Plus de 54% des adeptes de camping sont âgés de 35 à 54 ans, alors que 32% ont moins de 34 ans.

Tableau 1: Âge, dépenses et durée de séjour de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Les campeurs possèdent un diplôme universitaire (18%) dans une proportion moindre que la moyenne des touristes d’agrément québécois (29%).
  • Les travailleurs de la construction (11%) et de la fabrication de biens durables (15%) sont surreprésentés parmi les campeurs québécois.
  • Les revenus des ménages des adeptes du camping sont légèrement inférieurs à la moyenne des touristes d’agrément québécois (graphique 4). Toutefois, ils dépensent presque autant que ceux-ci, notamment grâce à une durée de séjour plus longue (tableau 1).

Graphique 4
Revenu par ménage de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Près de 78% des séjours de camping se déroulent entre les mois de juin et d’août, ce qui correspond à la période ciblée par l’étude du ministère du Tourisme du Québec.
  • Ce sont des touristes actifs qui privilégient particulièrement les activités de plein air. De plus, ils pratiquent des activités culturelles et de divertissement dans une proportion similaire à celle des touristes d’agrément québécois (graphique 5).

Graphique 5
Proportion de quelques activités pratiquées par l’ensemble des touristes d’agrément québécois et par ceux séjournant en camping en 2008
*Source: Statistique Canada
*Plus d’une réponse était acceptée


Un marché important pour le Québec

L’industrie du camping est d’une importance majeure au Québec. En 2008, Statistique Canada estimait que les Québécois avaient réalisé près de 1,4 million de voyages-personnes en camping au Québec et avaient dépensé plus de 346 millions CAD durant leur séjour, excluant les nombreux achats liés aux équipements. Cela représente plus de 16% des dépenses rapportées par les touristes d’agrément québécois au Québec.

Tout comme les chalets et autres modes d’hébergement alternatifs, le camping, en véhicule récréatif ou en tente, est un mode d’hébergement très peu utilisé par les clientèles hors Québec (graphique 6). C’est d’ailleurs la forme d’hébergement la moins utilisée par les touristes en provenance des États-Unis.

Graphique 6
Nombre de voyages-personnes réalisés au Québec par l’ensemble des touristes d’agrément et par ceux séjournant en camping, en fonction de la provenance (2008)

Sources: Statistique Canada, EVI et EVRC

Pourtant, le camping est très populaire auprès des populations des marchés limitrophes du Québec. Selon PMB, 779 000 adultes ontariens ont effectué un séjour touristique incluant au moins une nuitée en camping au Canada en 2009.

Aux États-Unis, une étude de l’Outdoor Foundation estime que 42,4 millions d’Américains ont séjourné en camping en 2008. Ces adeptes du camping sont très actifs et dorment en plein air en moyenne 14 fois par année.

Avec ses grands espaces et son réseau de parcs nationaux et provinciaux, le Québec a les atouts pour séduire les adeptes du tourisme de plein air.

Sources:
– Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). «Dossier de presse – Les multiples visages du camping», Fnhpa-pro.fr, mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «La fréquentation des terrains de camping du Québec – Étés 2005 à 2009», Tourisme.gouv.qc.ca, 2010.
– Outdoor Foundation et Coleman. «A special report on camping», Outdoorfoundation.org, 2009.
Print Measurement Bureau, Pmb.ca, 2009.
– SEPAQ. «Rapport annuel 2009-2010», Sepaq.com, consulté en juin 2010.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC)», traitement spécial, 2008.

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Segments de clientèles

Poussée de croissance des voyages en famille

Depuis plusieurs années, les voyages en famille sont en croissance. En 2009, près d’un million de Québécois ont voyagé en famille au Canada, et la majorité des familles américaines qui ont des enfants planifient au moins une vacance familiale cette année. Leur but: passer du temps de qualité avec leurs enfants. Plusieurs destinations et secteurs de l’industrie touristique se sont adaptés pour mieux accueillir cette clientèle.

Les familles américaines voyagent, même à l’étranger

Selon le plus récent sondage mensuel (mai 2010) d’American Express portant sur les économies et les dépenses des consommateurs, plus de la moitié des Américains (51%) planifie prendre des vacances estivales; de ce nombre, 52% prévoient prendre des vacances familiales. Un autre sondage, réalisé par TripAdvisor, mentionne que 92% des familles américaines qui ont des enfants planifient au moins une vacance familiale cette année, soit une augmentation de 4% par rapport à l’an dernier. L’enquête montre aussi une tendance à voyager plus loin, puisque 33% des voyageurs prévoient voyager en famille, tant à l’international qu’aux États-Unis.

Travelocity, conjointement avec Taking the Kids, populaire blogue portant sur les voyages en famille, effectuait un sondage au printemps 2010 portant sur l’importance des vacances en famille pour les Américains. Voici quelques-unes des principales conclusions:

  • 85% des répondants estiment que les vacances sont aussi, voire plus importantes qu’avant la récession;
  • les voyageurs sont prêts à réduire leurs dépenses de loisirs (67%) ou le nombre de repas pris au restaurant (67%) afin de pouvoir prendre des vacances;
  • pour économiser de l’argent, les gens prévoient voyager hors saison (60%) et éviter les jours fériés (57%); 10% sont prêts à retirer les enfants de l’école pour cela;
  • plus du quart des Américains qui ont pris des vacances en famille croient qu’un voyage non planifié est plus intéressant pour leur famille que celui qui est prévu. La spontanéité est de mise.

Génération jet-set
Les jeunes Américains d’aujourd’hui sont de grands voyageurs:

  • 75% des enfants (âgés de moins de 18 ans) qui voyagent ont visité plus de six États américains, comparativement à 37% de leurs parents au même âge;
  • 73% ont déjà voyagé à l’international, comparativement à 37% de leurs parents au même âge;
  • le voyage est très important dans l’éducation d’un enfant, selon 52% des voyageurs avec enfants, tandis que 35% croient qu’il est peu important.

Dépenses de voyage

  • 28% des voyageurs avec enfants s’attendent à dépenser plus pour les voyages en famille au cours des 12 prochains mois qu’ils ne l’ont fait au cours des 12 derniers mois, tandis que 47% prévoient dépenser à peu près le même montant;
  • 30% prévoient dépenser de 1000 à 3000 USD;
  • 22% prévoient qu’ils dépenseront de 3000 à 5000 USD;
  • 19% prévoient dépenser de 5000 à 8000 USD;
  • 10% des familles s’attendent à dépenser plus de 10 000 USD.

Activités populaires
Selon 48% des parents, l’aspect le plus agréable des vacances en famille est de passer du temps de qualité ensemble. Pour ce faire, les familles prévoient:

  1. relaxer à la plage — 69%
  2. visiter un site historique — 62%
  3. visiter un musée — 50%
  4. visiter un parc national — 46%
  5. visiter un parc d’attractions — 41%

Même tendance pour les familles québécoises

Le nombre de Québécois ayant effectué un voyage d’agrément avec des enfants au cours des 12 derniers mois est à la hausse et ne cesse de croître depuis 2006. Lors de la dernière enquête du Print Measurement Bureau (PMB 2010), 940 000 Québécois ont effectué un voyage en famille au Canada et 604 000 à l’étranger.

Des secteurs et des destinations touristiques qui s’adaptent aux familles

Constatant le potentiel des familles qui voyagent, certaines destinations ont choisi d’accorder une attention toute particulière à ce créneau. Vegas propose de nombreux spectacles et attractions tels que des musées, des fontaines et des aquariums géants, des manèges et un parc d’attractions, des jeux de lumières, un volcan et des piscines familiales fabuleuses.

Source: MercuryNews et Siegfried & Roy’s SecretGarden et Dolphin Habitat

À Dubaï, l’organisme Dubai Tourism and Commerce Marketing a mis en place une promotion inédite pour favoriser les voyages en famille. Ainsi, chaque enfant de moins de 16 ans accompagné de deux adultes peut voler – avec la compagnie nationale –, dormir, manger et jouer gratuitement dans plus de 80 établissements hôteliers et dans les principaux parcs d’attractions.

Pour ce qui est du secteur de l’hébergement, les offres sont variées et de plus en plus d’hôtels, même les établissements de luxe, proposent des forfaits, programmes ou clubs pour enfants. Le Ritz-Carlton Palm Beach, l’hôtel Del Coronado de San Diego et le Four Seasons de Boston en sont de bons exemples.

Source: Four Seasons, Boston

En Europe, les Baby Hotels, propriété du groupe Kinderhotels, offrent des chambres et des appartements pensés en fonction des enfants. De plus, l’offre de stérilisateurs, de réfrigérateurs, de tables à langer et d’aliments pour bébés aide les parents à voyager plus «léger». Le minibus de l’hôtel – muni de sièges pour enfants – vient aussi chercher la famille à l’aéroport ou à la gare.

Source: Baby Hotels

Le complexe Atlantis Paradise Island des Bahamas prévoit ouvrir sa première colonie de vacances Lego dans les murs d’Atlantis Kids Adventures, un espace futuriste de 740 mètres carrés, situé dans l’hôtel.

Le Québec n’est pas en reste, puisque plusieurs établissements ou chaînes hôtelières proposent:

  • des suites familiales incluant des consoles de jeu Xbox;
  • des piscines intérieures agrémentées de glissoires ou de jeux d’eau;
  • des parcs extérieurs avec balançoires et modules de jeux d’eau;
  • des cours de natation pour les enfants accompagnés d’un parent;
  • des salles de bricolage;
  • des salles de jeu avec arcades, cinéma maison, consoles de jeu, table de billard, etc.;
  • des ateliers supervisés.

Le secteur des spas accueille, lui aussi, de plus en plus de familles. Selon l’International Spa Association (ISPA), la clientèle adolescente (12-19 ans) fréquente les spas depuis environ sept ans. Le Québec compte au moins une quinzaine de spas et relais santé qui reçoivent les enfants, et ce, sans compter les spas en milieu hôtelier. On leur propose massages, cataplasmes à odeur de gomme balloune, pédicure, enveloppement au chocolat, bains à remous ou flottants, saunas, etc. Le spa Chéribourg, attenant à l’hôtel Chéribourg, à Orford, est l’un des pionniers des soins pour enfants.
Les voyages en famille ont la cote, à vous d’en profiter en leur offrant des expériences stimulantes. Et surtout, n’oubliez pas les parents!

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Faits et chiffres Hébergement Perspectives Transport

Le tourisme canadien affecté par la lenteur de la reprise économique

La croissance de l’industrie touristique canadienne est retardée en raison de la lente reprise du tourisme international dans sa globalité. D’ici 2014, Euromonitor International prévoit une augmentation des revenus des secteurs de l’hébergement, du transport et des attractions touristiques dans des proportions respectives de 18%, 21% et 20%. Comment ces hausses surviendront-elles au fil des ans et à quoi devons-nous nous attendre?

Le secteur de l’hébergement

L’année 2009 a été très difficile pour l’hôtellerie canadienne, et les projections d’Euromonitor International n’envisagent l’amorce d’une saine croissance qu’en 2011.

Dans l’ensemble, le niveau de performance de 2008 sera atteint au début de 2014 pour en arriver à des recettes de 14,8 milliards de dollars (tableau 1). Les ventes des hôtels indépendants et des hôtels sous bannière connaîtront respectivement 20% et 17% d’augmentation de recettes entre 2009 et 2014.

Bien qu’on s’attende à ce que les Américains voyagent plus au Canada durant les prochaines années, ce seront les arrivées internationales hors États-Unis qui offriront de meilleures possibilités de croissance à l’industrie. En effet, les recettes de ce segment dépassent celles des voyageurs domestiques qui dépensent, en général, moins que les touristes étrangers. De ce fait, la relance des voyages internationaux s’avère déterminante pour la reprise du secteur de l’hébergement, et plus particulièrement pour les hôtels haut de gamme des grandes métropoles.

Internet demeurera en constante évolution comme plateforme transactionnelle pour l’hébergement. Il représentera 29% de la valeur totale des transactions en 2014 contre 25% en 2009. Environ 56% des transactions s’effectueront sur le site des fournisseurs, tandis que 44% s’exécuteront par le biais d’intermédiaires.

Le secteur des transports

Selon les prévisions actuelles d’Euromonitor International, le secteur du transport atteindra les résultats enregistrés en 2008 uniquement vers la fin de l’année 2011, voire au début de 2012, pour ensuite s’établir à 19 milliards de dollars de recettes en 2014 (tableau 2).

Le segment du transport aérien, qui représente une grande partie du secteur du transport, a connu une baisse de 12% de ses revenus et de 10% de son volume en 2009. Malgré ce marasme, les vols nolisés ont enregistré une croissance de 5% des recettes et du volume.

La valeur du transport aérien devrait croître à un taux de 20% pour atteindre 60 millions de passagers en 2014. En outre, les compagnies à bas coûts devraient connaître un taux de croissance annuel d’environ 11% d’ici 2014, et atteindre près de 4 milliards de dollars de recettes (tableau 2).

Après les compagnies à bas coûts et les vols nolisés, ce sont les croisières qui connaîtront la plus grande augmentation de leurs recettes, soit 30% d’ici 2014.

Bien entendu, la fluctuation des prix du pétrole ainsi que d’autres facteurs pourraient influencer les prévisions.

miniature_industrie_canadienne

Les plateformes transactionnelles pour le secteur du transport garderont à peu près les mêmes proportions de transactions de 2009 à 2014 (graphique 1). Cela veut dire que 13% des transactions passeront par les sites Web des fournisseurs, 8% par des intermédiaires Web et 79% hors ligne.

De plus, le gouvernement canadien est sollicité par les entrepreneurs touristiques pour investir en matière de transport afin de rendre l’expérience des voyageurs plus facile, moins coûteuse et plus écologique. En conséquence, le gouvernement fédéral a annoncé en 2009 le financement d’un certain nombre d’initiatives clés du tourisme, incluant l’investissement dans l’amélioration du transport ferroviaire entre Toronto et Montréal, une facture de plus de 300 millions de dollars. Dans la même lancée, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée, durant l’été 2009, entre l’aéroport de Vancouver et son centre-ville pour mieux accommoder les voyageurs par avion.

Les attractions touristiques

Euromonitor International prévoit que les principales attractions touristiques connaîtront un taux de croissance annuel de leur achalandage de l’ordre de 2%, ainsi qu’une hausse constante annuelle des recettes de 4%, pour atteindre 205 millions de visiteurs et 7,3 milliards de dollars de recettes d’ici 2014 (tableau 3).

La raison pour laquelle la croissance projetée n’est pas si importante est que le tourisme domestique et les arrivées en provenance des pays outre-mer ne seront pas en mesure de compenser entièrement la baisse du nombre de visiteurs américains durant la période étalée entre 2009 et 2014.

D’ici 2014, les casinos demeureront l’attraction la plus importante générant le plus de revenus et recevant le plus de visiteurs (graphique 2). Pour profiter de ce créneau, la région de Vancouver essaie d’attirer des joueurs à «hautes mises» par l’ouverture de nouveaux établissements plus grands, comme le Grand Casino Villa à Burnaby.

Selon les projections d’Euromonitor International, les parcs nationaux, de même que les galeries d’art, devraient afficher la plus forte croissance, de 2009 à 2014, en nombre de visiteurs et en recettes. L’initiative de Parcs Canada d’investir pour sensibiliser les gens aux parcs nationaux du pays y joue un rôle.

Globalement, on s’attend à ce que le flux des voyageurs et des recettes touristiques augmente à la suite de la reprise économique mondiale, ce qui amènera les autres attractions touristiques à sortir du ralentissement économique de 2009.

Source:

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Ailleurs dans le monde Hébergement Tendances

Confort, design, urbanité et petits prix: le nouveau créneau de l’hôtellerie économique

Le secteur de l’hôtellerie économique est en plein essor, principalement en Europe. En fait, les termes «économique» et «budget» ne sont plus synonymes de bas de gamme ou défraîchi. Ce type d’hébergement offre plutôt une gamme d’établissements allant du plus petit budget au luxury budget, où les moindres détails font la différence. Les auberges de jeunesse flirtent avec ce secteur qui embrouille les règles de la classification. Une révolution? Peut-être pas. Une prise de conscience? Certainement.

Le terme hôtel économique est souvent utilisé mais rarement défini. Cela va du dortoir de lits superposés à l’hébergement moyen de gamme vendu sous l’étiquette économique, dans le but d’obtenir un meilleur taux d’occupation. La mode actuelle est aux chambres de petite taille (une moyenne de 18 pieds carrés, selon la firme PKF) incluant un lit très confortable, alors que le hall d’entrée est un lieu de rencontres permettant l’enregistrement, la communication, l’amusement, le travail ainsi que la restauration. Les salles de bains avec douche vitrée ont la cote, ou sont plutôt un impératif par rapport aux baignoires comportant un rideau en tissu, où le pommeau pluie ou multijets est de mise. Chaque détail du design et des services offerts permet de se démarquer de la concurrence. Par exemple, les petits déjeuners sont-ils composés d’ingrédients froids seulement ou, mieux, d’un buffet chaud? Quelle est la qualité du pain, du café, des jus et la variété des plats offerts?

Depuis l’apparition des hôtels CitizenM ou Motel One, il est possible de séjourner dans un endroit confortable et ayant du style à faible coût (à partir de 59 euros).

Source: www.motel-one.com

Source: www.citizenm.com

On se moque de la crise économique

En Europe plus particulièrement, la crise économique semble avoir favorisé le secteur de l’hôtellerie économique. En effet, la croissance auparavant en faveur des établissements quatre ou cinq étoiles a basculé vers les chambres à une ou deux étoiles. Bien sûr, le succès varie d’une entreprise à l’autre, mais mentionnons le groupe B & B Hotels, numéro trois français de l’hôtellerie économique, qui a défié la crise financière l’an dernier. Celui-ci a réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros, en augmentation de 10,9% par rapport à 2008. Le président, Georges Sampeur, estime que «la crise valide le positionnement» de la chaîne, qui se veut low cost et de qualité. «Nous avons encore gagné des parts de marché», ajoute-t-il. La chaîne de 216 hôtels, dont 182 en France, poursuivra son développement paneuropéen.

À l’échelle mondiale, pour 2009, les résultats de l’hôtellerie économique présentent néanmoins une baisse.

Les étoiles… quelles étoiles?

Les règles de la classification sont confondues: une chambre de petite superficie comporte un matelas d’excellente qualité et une salle de bains très moderne. Si un établissement ou une chaîne combine des caractéristiques propres à différentes catégories d’hébergement, le nombre d’étoiles ne veut plus rien dire. Sa marque devient donc l’élément distinctif. C’est une des raisons pour lesquelles la classification n’est pas appliquée à de nombreux hôtels économiques en Europe.

Les auberges de jeunesse s’en mêlent

Les auberges de jeunesse font la concurrence aux hôtels deux étoiles. Les dortoirs négligés sont révolus et remplacés par des chambres de qualité à quelques lits et à prix raisonnable. L’exposition ITB Berlin reflétait d’ailleurs la vitesse à laquelle cette tendance prend forme par la taille et la diversité de l’espace Economy Accommodation. Chaînes hôtelières, auberges de jeunesse, designers, portail Internet et associations étaient présents. Un autre exemple de l’importance de ce phénomène est l’association STAY WYSE (acronyme de Safe Travel Accommodation for Youth et World Youth Student & Educational Travel Confederation), qui regroupe 108 membres dans 18 pays. Une étude menée par WYSE indique que 60% des jeunes voyageurs séjournent dans des auberges de jeunesse et que 40% choisissent des hôtels économiques accueillant aussi des familles et des gens d’affaires. Ajoutons que le nombre de séjours de cette clientèle est passé de 160 millions en 2005 à 180 millions en 2008.

La tendance à l’amélioration de la qualité diminue l’écart entre les auberges de jeunesse et l’hôtellerie économique. D’ailleurs, un des membres de STAY WYSE opère sous deux bannières: A&O Hostel et A&O Hotel, selon la clientèle à laquelle il s’adresse.

La crise financière a accéléré ce rapprochement. Cela dit, cette tendance avait débuté bien avant avec, par exemple, les hôtels Meininger. Ce groupe d’auberges établi en 1999 a rapidement constaté la demande de confort dans le secteur de l’hôtellerie économique et a graduellement révisé sa stratégie pour faire évoluer son concept d’«auberge» à «hôtel». Le but de leur slogan «Meininger – the urban traveller’s home» est clair: ils ne s’adressent pas uniquement aux backpackers.

Et au centre-ville, SVP!

L’hôtellerie économique en pleine ville, très rare auparavant (à l’exception des auberges de jeunesse), est en plein essor, principalement en Europe. Les chaînes situées aux abords des autoroutes offrent un produit très standardisé, souvent sans personnalité. Le groupe Motel One, basé à Munich, s’est rapidement développé dans les centres-villes allemands sous le concept «a lot of design for very little money», concept aujourd’hui copié. Mentionnons également les établissements Easyhotel, situés en plein cœur de Londres et d’autres capitales européennes, ainsi que les cityhotels NiteNite ou Big Sleep Hotel, également au Royaume-Uni.

Source: www.thebigsleephotel.com

Plus que timides en Amérique du Nord

Ce type d’hôtellerie, qui est de plus en plus développé en Europe, tarde à rejoindre les marchés nord-américains. Ici, les gîtes et l’hôtellerie trois étoiles sont plus largement répandus et offrent un produit intéressant, mais on ne trouve que peu d’hôtels économiques proposant un concept moderne, design et adapté à diverses clientèles. Les hôtels Alt se rapprochent de ce concept en étant toutefois légèrement plus haut de gamme. La tendance semble gagner doucement New York avec des établissements comme le Broadway Hotel, qui propose à la fois des chambres individuelles et des dortoirs.

Source: www.broadwayhotelnyc.com

Est-ce que ce secteur révolutionnera l’industrie hôtelière comme les compagnies aériennes low cost l’ont fait au cours de la dernière décennie? C’est un dossier à suivre, mais rappelons qu’il répond tout à fait aux goûts et aux besoins des générations X, Y et des flashpackers.

Lire aussi: Connaissez-vous les flashpackers?

Sources:
– EhotelMarketing. «B & B Hotels snobe la crise et s’européanise», le 27 avril 2010.
– Pütz-Willems, Maria. “A Lot of Comfort for Very Little Money: The Budget Market Is Booming: Increasing Competition Between Hostels and Hotels”, Special Press Release, ITB Berlin 2010.
– Travel Click. “Hotel Market Performance”, eMonitor, consulté en 2010.
– Wilkening, David. “NYC Hostel Paving the Way to Hotel-Like Services?”, 11 mai 2010.

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Hébergement Tendances

Hôtel lifestyle: autopsie d’un concept

Subtile évolution de l’hôtel boutique et apanage des grandes chaînes hôtelières, l’hôtel lifestyle est à la mode. Ce type d’hôtellerie tente de répondre aux besoins des consommateurs en matière d’innovation et de personnalisation en misant sur la convivialité, sur l’accessibilité de la technologie, sur l’émotion et sur la polyvalence. En fait, on souhaite que le client y reconnaisse son propre style de vie.

Thierry Mailliez et Laura Siery, de la firme DELOITTE, analysent ce courant dont voici les grandes lignes.

Son «inspiration»: l’hôtel boutique

Dans les années 1990, l’hôtel boutique faisait souffler un vent de modernité et de fraîcheur sur l’hôtellerie de charme traditionnelle. La standardisation était devenue trop forte, et la nouveauté des hôtels boutiques en matière de design et de personnalisation a fait fureur. Rappelons quelques caractéristiques de l’hôtel boutique:

  • Style urbain;
  • Architecture et design sophistiqués et différenciés, souvent signés par un créateur;
  • Capacité d’accueil limitée;
  • Service personnalisé;
  • Positionnement généralement haut de gamme.

La popularité du concept a tranquillement amené sa banalisation, plusieurs s’arrogeant cette appellation sans en offrir réellement les avantages. De plus, ce modèle non standardisé était difficile à opérationnaliser pour les grandes chaînes hôtelières en raison des impératifs de rentabilité et d’efficacité. Cela dit, elle ne pouvait toutefois pas se permettre d’ignorer les nouveaux critères d’innovation et de personnalisation introduits par les hôtels boutique.

Afin de concilier ces nouvelles dimensions avec leurs impératifs de gestion, les chaînes hôtelières ont donc développé le modèle hôtelier lifestyle. Mentionnons entre autres:

  • Aloft, de Starwood Hotel & Resort;
  • Hotel Indigo, d’Intercontinental;
  • Edition, de Marriott International;
  • Andaz et Hyatt Place, de Hyatt Hotels & Resort;
  • HNow, de NH Hoteles.

Il ne faut pas croire pour autant que les hôtels lifestyle sont l’exclusivité des grandes chaînes! Ils sont en croissance également en tant qu’établissements indépendants, comme le prouve le succès que connaît l’hôtel Fox, à Copenhague, qui mise sur l’originalité de chacune de ses chambres.

Hotel_lifestyle_image1

Source: Hotel Fox

La frontière entre l’hôtel lifestyle et l’hôtel boutique est parfois un peu floue. Ce dernier est toujours aussi intéressant et pertinent; seulement, il ne correspond pas à tous les modèles d’affaires ni à tous les budgets.

Tendances à l’appui

Selon les auteurs, le concept lifestyle répond à des tendances comportementales et à des attentes des consommateurs :

  • Voyager n’est plus exceptionnel, et les individus se déplacent souvent pour des motifs professionnels ou personnels. Ils veulent se sentir chez eux à travers l’ambiance, les aménagements et les services proposés;
  • Le besoin de trancher d’avec les produits standardisés fait de l’originalité, de l’innovation et de la personnalisation des atouts attrayants;
  • Avec les nouvelles technologies et les horaires de travail plus flexibles, la frontière entre le travail et le temps de loisir perd de sa netteté. Le client s’attend donc à une dimension «loisir» dans son hôtel d’affaires, et à des services «affaires» dans son hôtel de loisirs;
  • Les motivations émotionnelles sont de plus en plus importantes dans le choix d’un établissement. C’est l’occasion d’expériences nouvelles, d’une ouverture culturelle, d’échanges;
  • L’engagement et les achats responsables et éthiques comptent aux yeux des consommateurs;
  • Les nouvelles technologies sont partout et les clients s’attendent à les trouver dans les hôtels.

Le concept décomposé en cinq principes

L’hôtellerie lifestyle traduit ces tendances à travers un ensemble de principes innovants.

Emphase sur les émotions et les sensations
Comme son nom l’indique, l’hôtel lifestyle se veut le prolongement du style de vie du client. C’est à travers les cinq sens que l’établissement tente de rejoindre ce dernier: la vue (éclairage, décoration, œuvres d’art), l’ouïe (musique d’ambiance ou silence dans certaines aires), l’odorat (spa, décorations florales), le goût (restaurants et bars au menu inventif, authentique et bio) et le toucher (textures, matériaux).

Source: Hôtel Saint-Paul (Montréal)

Technologies au service de la convivialité
Outre l’incontournable Internet sans fil dans tout l’établissement, on trouve aussi des ordinateurs libre-service. Dans les chambres, téléviseurs à écran plat, consoles MP3, consoles de jeu et lecteurs DVD se côtoient. Certains hôtels proposent d’ailleurs ces appareils en location. L’Andaz de Liverpool, par exemple, prête des iPod avec une sélection musicale choisie par une personnalité locale.

Service convivial
Les contacts avec le personnel se veulent plus décontractés et davantage en mode «conseil» que «vente». Les comptoirs d’accueil sont ouverts et conviviaux, et l’automatisation de certaines fonctions permet au personnel de consacrer davantage de temps à l’accueil, à l’orientation et aux conseils personnalisés.

Facilité et accessibilité
La commodité est au cœur du concept de l’hôtel lifestyle. Cela passe par des formalités d’arrivée et de départ simplifiées, comme à l’hôtel Andaz de Londres où l’enregistrement s’effectue à l’aide d’ordinateurs de poche, mais aussi par l’accessibilité de la restauration. Ainsi, dans les Hyatt Place, on propose une cuisine familiale qu’il est possible de commander de sa chambre par un écran tactile. La polyvalence et la flexibilité du personnel accentuent cette impression de facilité et de fluidité qui se dégage de l’hôtel lifestyle.

Services multiples
Les services additionnels sont variés et attrayants afin d’offrir une expérience globale: salles de réunion ultramodernes, spa, boutique, etc. On peut aussi y trouver des services inhabituels comme la location de vélo, de scooter ou de Smart, le gardiennage, des forfaits pour les animaux de compagnie et bien plus.

«L’atelier» du Mama Shelter à Paris est une salle de travail conçue par Philippe Starck

Vivant, réactif et évolutif
Dans la perspective de se renouveler, certains hôtels lifestyle optent pour une animation culturelle et artistique liée à la destination (exposition temporaire d’œuvres d’art, soirée de lecture, concert ou DJ, etc.). Les réseaux sociaux favorisent ce côté vivant. La plupart des établissements sont d’ailleurs actifs sur Facebook, Twitter, Youtube ou encore sur un blogue.

Bonne espérance de vie

Puisque ce type d’hôtel s’appuie sur les tendances sociétales et est en harmonie avec les nouvelles technologies, il y a lieu de croire à la durabilité du concept. Les grandes chaînes ne semblent pas s’être trompées avec ces bannières lifestyle, et de plus en plus d’indépendants développent de tels hôtels.

Le terme lifestyle commence toutefois à être utilisé à la légère pour désigner tout hôtel un peu différent. Les auteurs de l’analyse rappellent que le concept est plus qu’un simple enrobage thématique et qu’il s’agit plutôt d’une nouvelle approche de la relation avec le client et de la façon dont le client vit son expérience, en y reconnaissant les éléments de son style de vie.

Daniel Edward Craig, directeur général des hôtels Opus de Vancouver et de Montréal, considère ses établissements comme lifestyle. Les concepts de fraîcheur, de chaleur et de sensualité évoquent non seulement le style de vie privilégié par le client, mais aussi l’âme des hôtels Opus. M. Craig estime justement que les hôtels doivent avoir une âme, particulièrement ceux de type lifestyle. Il s’agit pourtant d’un concept abstrait qui ne peut être produit à la chaîne et qui repose en grande partie sur les employés. Le processus commence par la définition de la vision et des valeurs qui doivent guider toute décision. De là se crée une culture d’entreprise qui, avec le temps, devient l’âme de l’établissement.

Sources:
– Mailliez, Thierry et Siery, Laura. «Nouveaux concepts hôteliers: Du « boutique hotel » à l’hôtel « lifestyle » », Espaces numéro 275, novembre 2009.
– Craig, Daniel Edward. «Lifestyle Hotels: Gotta Have Soul», Hotel Opus Blog, 23 décembre 2009.

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Gestion Hébergement

Prôner la transparence des tarifs hôteliers

Partons de la prémisse qu’un client ayant l’impression d’avoir payé un prix équitable dans un hôtel sera plus satisfait de son expérience et plus enclin à y retourner. Qu’est-ce qui influe sur cette impression d’équité du prix? Des chercheurs de l’Université Cornell se sont penchés sur les effets de trois facteurs sur l’évaluation du prix d’une nuitée en hôtel par les clients: la connaissance des pratiques tarifaires, la transmission d’information sur ce qui a déterminé le prix, et la catégorie de l’établissement. Voyez comment la transparence l’emporte, encore une fois.

Depuis plusieurs années déjà, les hôtels ont adopté une tarification flexible à l’aide de systèmes automatisés d’optimisation des revenus (yield management). Les stratégies de prix peuvent contribuer à l’augmentation des revenus, mais les hôteliers doivent s’assurer que le client les perçoit comme étant équitables, puisque ces perceptions peuvent influer sur la rentabilité à long terme (lire aussi: L’internaute prêt à payer plus pour sa chambre dans un environnement transparent).

Méthodologie

Pour évaluer la justesse d’un prix, les clients se basent sur ce qu’ils ont payé par le passé, sur ce qu’ont payé d’autres clients ainsi que sur la façon dont les prix sont déterminés. Les chercheurs ont traité distinctement la perception de l’équité et celle de l’iniquité, puisque les consommateurs ont souvent plus de facilité à identifier une situation d’injustice que l’inverse. Toutefois, à des fins de simplification, nous ne présenterons dans cet article que la perception d’équité du prix.

Les facteurs étudiés par les chercheurs sont les suivants:

  • la connaissance des pratiques en matière de stratégie de prix, c’est-à-dire savoir que les prix varient en fonction de plusieurs facteurs (organisation gouvernementale, sénior, fin de semaine, haute ou basse saison, etc.) et sont généralement déterminés par des outils informatisés de yield management;
  • le type et la quantité d’information qui est transmise au consommateur lors de sa réservation (explication des différences de prix en fonction du jour de la semaine, de la durée de séjour, d’une réservation à l’avance);
  • la catégorie de l’établissement. Dans ce sondage, on analyse la différence entre un établissement trois et cinq étoiles;
  • la fréquence à laquelle le client séjourne dans ce type d’hôtel, l’âge et le sexe des répondants.

Huit scénarios ont été élaborés et testés auprès d’un échantillon de 815 répondants à l’automne 2008. Les résultats sont présentés selon une échelle d’un à sept d’un indice composite – et non une cote attribuée par le répondant. Un indice composite, ou composé, est calculé à partir de plusieurs autres indices. C’est ce qui explique que, malgré un léger écart comme au graphique 2, celui-ci a une valeur significative.

Résultats

Les répondants qui connaissaient bien les pratiques tarifaires hôtelières ont évalué les scénarios présentés comme étant plus équitables que ceux qui les connaissent moins. Pour un individu ne connaissant pas nécessairement les pratiques tarifaires, le fait d’être informé lors de la réservation a aussi un effet sur la perception d’équité du prix.

La catégorie de l’établissement n’est pas un facteur déterminant sur la perception d’équité par les répondants. Que le scénario présenté concerne un hôtel trois ou cinq étoiles n’a pas généré de résultats suffisamment distincts.

Il est logique de constater que les répondants n’ayant jamais fréquenté le type d’établissement mentionné dans le scénario estimaient les tarifs moins équitables que ceux des établissements qu’ils fréquentent six fois ou plus par an. L’habitude aide à la compréhension des pratiques ou simplement, amène à percevoir les différences de prix comme normales.

Enfin, les hommes, tout comme les jeunes, ont tendance à évaluer les prix comme étant plus équitables que les femmes ou les répondants plus âgés.

Implications pour les hôteliers

Il ressort de cette étude que c’est la connaissance des pratiques tarifaires qui influe le plus sur les perceptions d’équité des tarifs hôteliers par les clients. Plus ces derniers connaissent le fonctionnement de détermination des prix, plus ils acceptent cette façon de faire. Même si le fait d’informer le client lors de sa réservation et le but de voyage ont aussi un effet, ces facteurs sont surpassés par celui de la connaissance des pratiques.

Les gestionnaires ont donc tout intérêt à être le plus possible transparents dans leur démarche et à informer leur clientèle sur les stratégies de détermination des prix afin qu’elle se familiarise avec les pratiques tarifaires. Pour ce faire, les chercheurs de l’Université Cornell suggèrent trois approches:

  • Offrir de l’information sur les différents taux offerts et les conditions qui y sont rattachées sur le site Web de l’hôtel, sur les sites tiers et dans les bureaux de réservation.
  • Lorsque des promotions sont développées, il faut s’assurer de mentionner les conditions spécifiques de celles-ci.
  • Former les agents de réservation et les employés à l’accueil sur la façon de transmettre de l’information pertinente et précise sur les différents tarifs ainsi que sur les conditions s’y rattachant.

L’amélioration des connaissances des pratiques tarifaires influera donc sur la perception d’équité des prix et, ainsi, sur les intentions de retour.

Sources:

– Taylor, Wayne J., Sheryl E. Kimes. «How Hotel Guests Perceive the Fairness of Differential Room Pricing», Cornell Hospitality Report, Cornell University, janvier 2010.
– Perez, Bruno, Jean-François Mourier. «Hotel rate transparency discussion», RevPAR Guru, 1er février 2010.