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Marchés géographiques

Profil des voyages internationaux des Canadiens

Ils sont de grands voyageurs, ils dépensent beaucoup, s’ouvrent aux destinations émergentes, mais aiment bien leurs classiques. Les États-Unis comptent près des trois quarts de leurs voyages internationaux. Mais l’appel de la chaleur et de la plage est fort puisque les Caraïbes, notamment Cuba et la République dominicaine, ainsi que le Mexique accueillent un nombre croissant de Canadiens depuis déjà plusieurs années. Les pays européens, dominés par la France et le Royaume-Uni, demeurent des incontournables. L’infographie ci-dessous présente quelques données clés.

Voyages Internationaux Canadiens

Des dépenses importantes

Selon une étude publiée par la European Travel Commission, les voyages des Canadiens à l’étranger ont enregistré une croissance annuelle de près de 6 % entre 2004 et 2013. Les Canadiens se classent au 7e rang du palmarès de l’Organisation mondiale du tourisme en termes de dépenses lors de voyages internationaux : ils ont déboursé 37 milliards de dollars canadiens en 2013(excluant le coût du transport international); soit plus du double qu’il y a 10 ans. 

En 2015, ce sont les Canadiens de l’Ontario qui ont enregistré le plus grand nombre de voyages à l’étranger, et de loin, avec 15 millions de visites, suivi par ceux de la Colombie-Britannique et du Québec. Par rapport à 2014, le nombre de voyages vers d’autres pays que les États-Unis a connu une hausse de plus de 10 % pour chacun de ces trois marchés.

 

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Première destination : les États-Unis

Les voyages des Canadiens aux États-Unis ont connu une croissance annuelle moyenne de 7 % durant au moins une décennie, jusqu’en 2013.

Depuis les 15 dernières années, le nombre de voyages d’agrément des Canadiens à l’étranger a crû de 92 %

En déclin depuis, le nombre de voyages vers les États-Unis est en partie tributaire des fluctuations du taux de change. Comme l’indique le graphique suivant, les séjours vers les autres destinations enregistrent une croissance quasi annuelle. Depuis les 15 dernières années, le nombre de voyages d’agrément des Canadiens à l’étranger a crû de 92 %.

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Les destinations soleil et l’Asie en hausse

Les Caraïbes et le Mexique exercent un fort pouvoir d’attraction auprès des Canadiens. Pour l’année 2015, on y dénombre près de 5 millions d’arrivées canadiennes. La hausse de 4,7 % des voyages entre 2014 et 2015 est presque entièrement attribuable à la croissance des arrivées à Cuba, au Mexique et en République dominicaine. Ces trois destinations représentent à elles seules plus des trois quarts des séjours des Canadiens dans cette région. Le graphique 3 illustre cette progression depuis 2012.

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Les pays de la région Asie/Pacifique connaissent aussi de belles croissances auprès de la clientèle canadienne qui y a réalisé 2,4 millions de visites en 2015. Comme l’indique le graphique 4, la Chine et Hong Kong, le Japon et la Thaïlande sont les destinations les plus populaires.

La multiplication des destinations européennes

Comme publié par le Conference Board du Canada, l’Europe enregistrait en 2015 (basé sur une estimation provenant de 24 pays) plus de 4,7 millions d’arrivées par des Canadiens. La France, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne accueillent les deux tiers de ces voyages depuis déjà plusieurs années. Néanmoins, d’autres destinations européennes moins traditionnelles comme la Grèce, la Finlande et la Croatie connaissent de belles croissances auprès du marché canadien. Surtout choisie comme destination durant les vacances estivales, l’Europe a observé une hausse de 6,2 % à l’hiver 2015-2016 de visiteurs canadiens par rapport à l’hiver précédent.

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Des voyageurs indépendants

Les Canadiens voyagent principalement de façon indépendante (FIT) et choisissent surtout des itinéraires personnalisés plutôt que des programmes organisés. Les motivations de voyage en Europe diffèrent de celles des autres destinations. Alors que 14 % des séjours aux États-Unis sont réalisés pour la visite de parents et d’amis, cette proportion s’élève à 38 % dans le cas des voyages en Europe. La part des voyages d’affaires est aussi plus élevée en Europe qu’ailleurs.

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Facteurs de croissance

Plusieurs éléments favoriseront la croissance des voyages des Canadiens à l’international au cours des prochaines années :

  • Bien qu’elle soit modeste, le Canada connaît une croissance économique.
  • Un important segment de sa population, les baby-boomers (29 %), entre graduellement à la retraite. Ces derniers détiennent des revenus discrétionnaires élevés et aspirent à voyager.
  • La demande des voyages dont le but est la visite de parents et d’amis est forte auprès des résidents canadiens issus de diverses communautés ethniques qui voyagent vers leur pays d’origine.
  • Les Canadiens sont familiers avec le marketing numérique et ils figurent parmi les populations les plus actives sur les médias sociaux. L’intensification de la promotion des destinations par l’entremise, notamment, d’actions efficaces en technologie numérique devrait stimuler les Canadiens à voyager à l’étranger.

Image à la une : ©StockSnap

 

 

 

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Hébergement

Le marché hôtelier canadien

En juillet dernier, Horwath HTL, une firme de consultants spécialisée dans l’analyse de l’industrie hôtelière, publiait un rapport sur le marché hôtelier canadien; voici ses principaux constats. 

Les taux d’occupation au Canada

Compte tenu de la crise du crédit, du ralentissement économique et de la récession qui s’en est suivie en 2009, le nombre de projets hôteliers en chantier a considérablement ralenti entre 2009 et 2011. Cela a eu comme conséquence une très faible augmentation de l’inventaire hôtelier canadien entre 2012 et 2015. Ce fait, combiné à la croissance de la demande pour de l’hébergement commercial à travers le Canada depuis 2010, a conduit à une augmentation constante du taux d’occupation au cours des six dernières années. Cette tendance s’est poursuivie en 2014-2015. Les six premiers mois de 2016 laissent entrevoir des résultats similaires à ceux de l’année précédente, soit juste en deçà de ceux enregistrés en 2006-2007, alors que les taux d’occupation étaient les plus élevés de la décennie (voir le graphique 1).

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Le Québec au 3e rang

Au cours des six premiers mois de 2016, les taux d’occupation des hôtels canadiens ont oscillé entre 48 % et 66 %, selon les provinces. Avec un taux d’occupation de 63,5 %, le Québec se classe au troisième rang derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario et dépasse la moyenne canadienne qui se situe à 61 %, en légère baisse (0,3 %) par rapport à la même période l’an dernier (voir le graphique 2).

Le taux d’occupation des hôtels québécois dépasse celui de la moyenne canadienne.

Malgré sa dernière position dans le classement, l’Île-du-Prince-Édouard est la province qui a enregistré la plus forte croissance de son taux d’occupation (6 %) et le Québec, la plus faible (1 %). Les seules provinces qui ont connu une baisse de 3 à 7 % de leurs taux d’occupation par rapport aux six premiers mois de 2015 sont Terre-Neuve et Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta.

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Montréal et Québec s’en tirent plutôt bien 

Les taux d’occupation dans sept grandes villes canadiennes, dont Montréal et Québec se sont échelonnés de 56 % à 72 % au cours des six premiers mois de 2016. Montréal connaît sa meilleure performance depuis les années 1980, bien qu’elle ait enregistré un recul en juin. Le mois de juillet a été excellent pour les hôtels de Montréal, en particulier ceux du centre-ville qui ont enregistré un taux d’occupation moyen de 87,4 %, hissant ainsi la moyenne des sept premiers mois de l’année à 72,5 %.

Selon Gilles Larivière, président de Horwath HTL à Montréal, la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine et la popularité du tourisme urbain expliquent en partie ces résultats. Il ne faut pas non plus négliger l’impact de la diminution de l’offre de chambres sur le taux d’occupation; la ville a en effet perdu 2000 unités depuis 2012. Quant aux établissements de la ville de Québec, leur taux d’occupation se situait à 58,5 % pour le premier semestre de 2016, soit une augmentation de 6,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les prix moyens par chambre

De janvier à juin 2016, le prix moyen par chambre des hôtels des provinces canadiennes a fluctué de 113 $ à 60 $, établissant la moyenne canadienne à 142 $, soit une augmentation de plus de 3 % par rapport aux six premiers mois de 2015. Le Québec se classe au 2e rang canadien tout juste derrière la Colombie-Britannique (159 $) avec un prix moyen par chambre d’environ 150 $ (voir le graphique 3). La Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et l’Ontario ont enregistré des hausses de prix supérieures à la moyenne canadienne (entre 4 % et 6 %), alors que le Nouveau-Brunswick et le Québec ont connu de légères augmentations, soit 1 % et 3 % respectivement. Quant à l’Alberta, elle a vu le prix moyen de ses chambres chuter de près de 4 %, possiblement à cause de la crise pétrolière qui sévit dans cette province et affecte la demande touristique.

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Un excellent début d’année pour Montréal 

Les prix moyens par chambre des sept grandes villes canadiennes à l’étude (Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Halifax, Calgary et Vancouver) sont un peu plus élevés que la moyenne canadienne. Ils s’échelonnaient de 130 $ à 165 $ au cours du premier semestre de 2016. Vancouver et Toronto ont connu des augmentations de 6 % à 8 % alors que Halifax, Ottawa, Québec et Montréal ont enregistré des hausses de 2 % à 5 %. En juillet, le tarif moyen par chambre dans les hôtels du centre-ville de Montréal s’établissait à 205 $, en hausse de 14 % par rapport à la même période en 2015 (180 $). Ces résultats peuvent s’expliquer en partie par la fermeture du Reine-Élizabeth à la mi-juin, selon M. Larivière, puisque dès lors, l’inventaire du centre-ville s’est rétréci de près de 1000 chambres. Les établissements de la ville de Québec affichaient quant à eux un prix moyen bien en deçà des moyennes canadienne et québécoise (130 $) pour les mois de janvier à juin, mais une légère hausse de 0,5 % par rapport à 2015.

Le revenu par chambre disponible

Pour ce premier semestre de 2016, le revenu par chambre disponible des hôtels canadiens fluctuait entre 60 $ et 105 $ pour une moyenne canadienne de 87 $. Le Québec se classe au 2e rang, suivi de l’Ontario (voir le graphique 4). Avec ses maigres 60 $ par chambre disponible, l’Île-du-Prince-Édouard est tout de même la province ayant enregistré la plus forte hausse du RevPAR, soit 20 %. En tête du classement canadien, la Colombie-Britannique a connu la deuxième plus forte hausse du RevPAR (12 %). Le Québec, en sixième position tout juste au-dessus de la moyenne canadienne, a connu une augmentation de 4 %.

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Cette analyse illustre que, somme toute, l’industrie hôtelière canadienne, et québécoise, s’en tirent plutôt bien en ce premier semestre de l’année.

Source de l’image à la une : pexels.com

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Segments de clientèles

Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Gestion

L’indicateur de fidélité, un outil indispensable

Développé en 2002 par Fred Reichfeld, professeur émérite à Harvard, en partenariat avec le cabinet de conseil Bain & Company, l’indicateur de fidélité, ou Net Promoter Score (NPS) se base sur une question toute simple qui révèle le degré d’attachement à la marque.

Quelle est la probabilité que vous recommandiez l’entreprise X ou la destination Y à un parent, un ami ou un collègue?

Les réponses fournies sur une échelle de 11 points allant de 0, pas du tout probable, à 10, très probable,

sont ensuite classées en trois groupes :

  • les détracteurs (note de 0 à 6). Ce sont les visiteurs insatisfaits. Leur taux de rétention est très faible et il est peu probable qu’ils recommandent l’attrait ou la destination; ils pourraient même nuire à la réputation.
  • les passifs (note de 7 ou 8). Ces clients sont plutôt neutres par rapport à l’expérience vécue. Ils sont fidèles, mais pas assez enthousiastes pour en parler aux autres, que ce soit en bien ou en mal.
  • les promoteurs (note de 9 ou 10). Ils sont très satisfaits et fidèles. Ils sont prêts à recommander le service ou la destination par le bouche-à-oreille traditionnel ou par les réseaux sociaux. Ce sont des ambassadeurs potentiels et leur voix aura une crédibilité supérieure à celle de la publicité.

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Source : amplixs.com

Le NPS est obtenu en soustrayant le pourcentage de détracteurs de celui des promoteurs. Les résultats peuvent donc varier de -100 (où tous les clients sont des détracteurs) à +100 (où tous les clients sont des promoteurs).

Des questions complémentaires permettent de collecter d’autres types d’informations. Par exemple, poser des questions ouvertes peut aider à comprendre pourquoi certaines personnes sont prêtes à recommander un produit, un service ou une destination, et les aspects qu’il faut modifier pour convertir un plus grand nombre de clients en promoteurs. En incluant les bonnes questions de suivi dans l’enquête, l’entreprise ou la destination peut obtenir une meilleure idée des forces et des faiblesses de l’expérience vécue.

L’importance de boucler la boucle

Selon M. Christian Watier, postdoctorant de l’Université de Carleton en psychologie expérimentale et auteur de plusieurs publications scientifiques, « les entreprises performantes qui utilisent le NPS de façon efficiente ont compris l’importance de la gestion des détracteurs et adoptent une stratégie s’apparentant au principe de boucler la boucle ». Il s’agit dès lors de mesurer le NPS en continu, d’analyser les résultats fréquemment, d’apporter les modifications opérationnelles en conséquence et finalement, d’observer l’impact de ces changements sur l’indicateur de fidélité. Cette démarche vise à réduire le nombre de détracteurs et à augmenter le nombre de promoteurs.

… les chercheurs ont remarqué un lien important entre l’indicateur de fidélité et le taux de croissance moyen d’une entreprise sur trois ans.

Ses principaux avantages

Dans l’ensemble, le NPS jouit d’une bonne réputation, principalement pour les raisons suivantes; il est :

  • facile à comprendre par tous;
  • simple à mesurer, une seule question suffit;
  • très crédible; les chercheurs ont remarqué un lien important entre l’indicateur de fidélité et le taux de croissance moyen d’une entreprise sur trois ans;
  • mobilisateur, car il permet de sensibiliser le personnel et de l’orienter vers un même but : l’augmentation du nombre de promoteurs et la diminution du nombre de détracteurs;
  • comparable; il permet donc de se positionner face à ses principaux concurrents (lorsque ceux-ci mesurent également leur NPS).

Et le tourisme dans tout ça?

Depuis sa création, des centaines d’entreprises d’une variété d’industries ont adopté le NPS afin de les aider à mesurer la fidélité et l’engagement de leurs clients. Voyons comment certaines organisations et destinations touristiques s’en servent.

 En Colombie-Britannique, plusieurs entreprises touristiques utilisent le NPS, dont :

  • Destination British Colombia, qui a comme objectif d’accroître son NPS de 0,5 point par année.
  • Tourism Vancouver, Tourism Whistler, Tourism Kamloops et Tourism Richmond;
  • le Conseil canadien du ski et l’Association des stations de ski de l’Ouest canadien.

Dans ses études sur ses différents marchés, Destination Canada mesure le NPS qu’elle publie dans un rapport intitulé Global Tourism Watch. Dans l’exemple qui suit, l’indicateur de fidélité varie de 1 (34 % de promoteurs – 33 % de détracteurs) dans le cas de la Thaïlande à 37 pour l’Australie.  

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Source: Destination Canada

Le New Zealand’s Visitor Experience Monitor trace, lui aussi, l’indicateur de fidélité des visiteurs internationaux. Dans l’ensemble, sa cote est de 76. En 2015, ses meilleurs promoteurs ont été les États-Unis (NPS = 87), l’Allemagne (NPS = 82), le Royaume-Uni (NPS = 82) et l’Australie (NPS = 82); des résultats beaucoup plus élevés que ceux enregistrés par le Canada.

De nombreuses stations de ski et destinations touristiques américaines ont adopté l’indicateur de fidélité depuis plusieurs années. Par exemple, Steamboat Springs au Colorado mesure son NPS depuis 2010 et Bend en Oregon depuis 5 ans.

Au Québec, le groupe Transat A.T. en a aussi fait un outil de premier plan pour mesurer l’expérience client.

Laissons le mot de la fin à M. Watier : « la mesure du NPS sans la collecte de données qualitatives pour justifier l’attribution de la note rend inexistante la compréhension des motivations des répondants et donc impossible un plan d’action concret ».

Source de l’image à la une: Pexels

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Gestion

L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

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Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

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Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Marchés géographiques

Intentions de voyage des Canadiens pour l’été 2016

Les intentions de départ

Les résultats de l’enquête menée en février dernier montrent que trois Canadiens sur quatre (75 %) prévoient prendre des vacances entre les mois de mai et octobre (voir le graphique 1), soit un peu plus que l’an dernier (1,4 %). Un autre sondage, réalisé cette fois par Angus Reid (AR) auprès de 1 515 Canadiens les 20 et 21 avril dernier, confirme cette donnée.

CN_Intentions_voyage_graphique.1Selon le Conference Board du Canada (CBC), la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances estivales est en hausse de 6 % par rapport à l’année dernière. En effet, il est passé de 36 % en 2015 à 42 % en 2016 ; 58 % dans le cas des répondants au sondage AR. Quant aux intentions de voyage vers les États-Unis, elles ont chuté à 13 %, soit une baisse de près de 5 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. Le sondage AR confirme également cette tendance alors que seulement 9 % des répondants ont mentionné vouloir partir vers les États-Unis et 8 % ailleurs cet été.

Où ira-t-on?

Ce sont les Britanno-Colombiens qui sont les plus susceptibles de prendre des vacances cet été toutes destinations confondues (78 %), viennent ensuite les Ontariens (76 %); les Québécois ferment la marche (73 %). Les résidents du Manitoba et de la Saskatchewan prévoient voyager au Canada dans une plus grande proportion (53 %), suivis de ceux de l’Atlantique (50 %). En revanche, le pourcentage est plus faible chez les résidents de l’Ontario et du Québec (38 %), qui sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs cet été (voir le graphique 2).

les résidents de l’Ontario et du Québec, sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs

Les destinations canadiennes privilégiées sont les provinces de l’Atlantique (33 %), la Colombie-Britannique (25 %), l’Ontario (16 %) et le Québec (16 %), selon AR. Les touristes canadiens y séjourneront pour une longue période (44 %) dans un chalet, idéalement près d’un lac. Environ 23 % opteront plutôt pour une expérience urbaine. Plus de la moitié (55 %) dépenseront plus de 1000 $ cet été et trois personnes sur dix s’endetteront pour le faire.

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L’impact du taux de change

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien qui contribue à rendre de nombreuses destinations étrangères plus chères, alors que le coût des séjours au Canada semble dorénavant plus compétitif.

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien

Pour mieux comprendre l’impact de la faiblesse du dollar sur les décisions de voyage des Canadiens, le Conference Board du Canada a posé directement la question dans son enquête. Dans l’ensemble, 63 % des répondants étaient assez ou fortement d’accord avec l’énoncé suivant : « Considérant la dépréciation du dollar canadien, je suis moins susceptible de me rendre aux États-Unis pour mes prochaines vacances ». Cette réponse a connu une hausse de 13 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 2).

Dans la même veine, l’enquête actuelle a montré que plus de la moitié (57,6 %) de tous les répondants étaient assez ou complètement d’accord avec la déclaration suivante : « Compte tenu de la dépréciation du dollar canadien, je suis plus susceptible de voyager au Canada pour mes prochaines vacances », une hausse de près de 11 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 3).

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Les perceptions des Canadiens

Le Conference Board a aussi voulu connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique. Pour cela, les répondants devaient évaluer divers attributs touristiques. Sans surprise, les voyageurs qui planifient séjourner au Canada pour leurs plus longues vacances cet été perçoivent le pays plus favorablement que ceux qui ont l’intention de voyager à l’extérieur des frontières, comme en font foi les valeurs négatives obtenues (voir le graphique 4). Ces valeurs nous indiquent l’écart en pourcentage entre les réponses des voyageurs canadiens internationaux et celles des touristes domestiques. Lorsque la valeur est négative, cela veut dire que les Canadiens prévoyant voyager à l’étranger ont une impression un peu moins favorable du Canada sur cet attribut en particulier; une valeur positive indiquerait que les voyageurs sortants du pays auraient une perception plus favorable du Canada, ce qui bien sûr n’est pas le cas.

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En général, la différence de perception entre les Canadiens voyageant au Canada et ceux séjournant à l’international a diminué par rapport à l’année dernière, surtout en ce qui concerne la qualité des expériences touristiques et culturelles, le magasinage, les services de transport et l’offre culinaire. 

Donc, dans l’ensemble, les résultats du dernier sondage sur les intentions de voyage des Canadiens suggèrent que l’été 2016 devrait être une bonne année pour les voyages intérieurs, en dépit de préoccupations économiques dans certaines régions du pays.

 

Source de l’image à la une : © TQ/Christian Savard

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S’adresser aux voyageurs de type bleisure

Par des statistiques, des exemples de bonnes pratiques et des conseils d’expert, cette analyse exposera :

– le comportement des voyageurs de type bleisure;

– la manière de s’adresser à eux;

– le type d’offres à commercialiser.

Une tendance bien présente parmi les voyageurs

Dans l’hôtellerie, on assiste à l’allongement des séjours professionnels à titre personnel et on constate l’intérêt grandissant des voyageurs d’affaires pour les activités d’agrément. D’après un sondage de BridgeStreet Global Hospitality effectué auprès de 640 voyageurs internationaux en 2014, 60 % des répondants ont déjà réalisé des voyages de type bleisure, et près de 46 % d’entre eux prolongent la plupart de leurs séjours d’affaires de quelques jours à cette fin. Voici quelques faits saillants du sondage :

  • La principale raison émise par les clients pour allonger le séjour est la volonté de découvrir la destination et de vivre des expériences culturelles.
  • La quasi-totalité (94 %) des jeunes voyageurs (18 à 35 ans) prévoit faire autant ou plus de voyages de type bleisure dans les cinq prochaines années, comparativement à 88 % pour la moyenne des voyageurs.
  • Un peu plus de la moitié (54 %) des répondants ayant réalisé ce type de voyage étaient accompagnés par des membres de leur famille.
  • Près de 83 % des voyageurs d’affaires consacrent du temps à visiter la ville. Les principales activités réalisées sont les visites touristiques (77 %), les repas au restaurant (66 %), les sorties culturelles ou artistiques (66 %) et les activités de plein air (34 %).
  • Peu de touristes de type bleisure visitent une autre ville durant leur séjour; 42 % le font rarement et 31 %, jamais.

Promouvoir les services de l’hôtel et des prestataires

Afin de cibler cette clientèle, des hôtels ont créé des forfaits alliant activités d’affaires et d’agrément. The Orchard Hotel à Singapour commercialise son forfait « Bleisure Experience » en mettant de l’avant ses installations comme sa piscine et son jacuzzi, et en invitant les voyageurs d’affaires à visiter la ville. L’offre inclut un bon d’achat de 60 dollars américains à utiliser dans un salon de beauté.

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Source : Millennium Hotels

Pour sa part, Hotel G, situé à San Francisco, propose comme incitatif une promotion « Bleisure at the G », qui permet d’utiliser les transports en commun, d’accéder à un espace de travail partagé durant une journée et d’obtenir des rabais dans plusieurs attraits de la ville (centre commercial, restaurant, etc.). Pullman Hotels and Resorts, par l’entremise de son forfait « Time for Pleasure by Pullman », inclut entre autres des remises immédiates sur les services de l’hôtel.

Adopter un positionnement clair

Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail

Le forfait de Pullman Hotels and Resorts présenté ci-dessus fait partie de sa nouvelle image de marque entièrement développée pour cette clientèle. Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail.

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Source : Pullman Hotels

Inciter le visiteur à prolonger son séjour

Au Canada, les hôtels Days Inn ont créé le tarif « vacances d’affaires », qui permet d’économiser jusqu’à 15 % sur le meilleur tarif disponible. D’autres établissements offrent le tarif de groupe négocié quelques jours avant et après l’événement d’affaires, selon la disponibilité.

L’hôtel Ten Manchester Street à Londres relaye sa promotion sur les médias sociaux et cible de façon claire cette clientèle en lui conseillant d’ajouter quelques journées personnelles à son voyage d’affaires et en utilisant le mot-clic bleisure.

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Source : Twitter

Bob Jacobs, vice-président pour la gestion de la marque des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, explique que cette offre incitative représente la principale demande des groupes, particulièrement le segment de la génération Y.

L’agence de marketing Tambourine conseille d’offrir ces tarifs aux clients avant leur arrivée, mais aussi durant leur séjour, pour les encourager à prendre une décision spontanée. L’agence suggère aussi de proposer d’autres offres valides uniquement la fin de semaine, telle qu’une navette gratuite pour se rendre dans les attraits de la ville, ou encore des rabais sur le service à la chambre ou dans les restaurants.

Cibler les membres de la famille

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients.

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients. Ils peuvent notamment les aider à planifier leur séjour ou leur offrir des rabais pour des attractions familiales locales. C’est le cas des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, qui envisagent de proposer davantage d’activités et de services aux membres accompagnateurs de la famille.

Great Wolf Lodge, une chaîne de centres de villégiature présente aux États-Unis et au Canada, évalue à 60 % la part des voyageurs d’affaires accompagnés par leur famille durant leurs événements d’entreprise. En Floride, les hôtels du complexe de loisirs Universal Orlando Resort, qui accueillent de nombreux congrès et réunions, offrent à la clientèle d’affaires des entrées à tarifs réduits dans les attractions, afin que celle-ci se joigne à leurs familles à la fin de la journée.

 

De profonds changements s’opèrent dans le comportement des voyageurs. La clientèle d’agrément travaille à distance et la clientèle d’affaires s’accorde du temps pour se détendre. Avez-vous commencé à cibler les voyageurs de type bleisure dans votre établissement?

 

Image à la une : © pexels

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Comment rejoindre les planificateurs de réunions?

À l’été 2015, Development Counsellors International (DCI) a mené une enquête en ligne auprès de 212 planificateurs de réunions nord-américains (d’associations et d’entreprises), afin de connaître leur point de vue en ce qui a trait aux stratégies de marketing des destinations qu’ils considèrent comme les plus efficaces pour les atteindre. Plus de la moitié des répondants détenaient plus de 15 ans d’expérience dans la planification de réunions et de congrès.

 

Les sources d’information des planificateurs de réunions

Afin de découvrir une nouvelle destination pour tenir un événement, les planificateurs tiennent compte principalement de trois éléments :

  • les rencontres avec des représentants de destinations à des foires commerciales de l’industrie;
  • la connaissance des fournisseurs;
  • les références de collègues.

Ces résultats sont encore plus vrais pour les planificateurs d’entreprises que pour les représentants d’associations (voir le graphique 1).

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Les sources d’information qui influencent leurs perceptions d’une destination sont :

  • les réunions avec les représentants de la destination (67 %);
  • les voyages personnels ou d’entreprise (63 %);
  • les dialogues avec leurs pairs (60 %).

Les articles de magazines et de journaux ont un plus grand effet sur les perceptions des planificateurs d’entreprises que sur celles des planificateurs d’associations (22 % contre 16 %), alors que ces derniers se fient davantage au bouche-à-oreille que leurs confrères (24 % contre 20 %). Quant aux médias sociaux (3 %), ils ne jouent pas un grand rôle dans cet aspect (voir le graphique 2).

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Les meilleures tactiques de marketing du point de vue des planificateurs de réunions

DCI a demandé aux planificateurs de réunions d’évaluer, sur une échelle de 1 à 5 (où 1 signifie « pas efficace » et 5 « très efficace ») l’efficience de huit techniques de marketing classiques utilisées par les organisations de marketing des destinations afin de déterminer les plus performantes. Ce sont les rencontres en face à face, que ce soit à des foires commerciales ou à des réceptions organisées, qui constituent le moyen le plus efficace d’influencer les planificateurs de réunions qui veulent tester une nouvelle destination. La publicité, avec une note moyenne de 2,9, a été considérée comme l’outil le moins efficace. Cela dit, comme diverses tactiques de marketing enregistrent une note moyenne (3 à 4), toutes les techniques sont considérées comme influentes et aucune ne devrait être ignorée dans le cadre du marketing mix d’une destination.

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Les organisations de marketing à destination jouent un rôle important

Lors de l’évaluation des destinations internationales à choisir pour les réunions, les planificateurs comptent avant tout sur les offices de tourisme et des congrès (CVB) et les organisations de marketing de la destination (DMO), puis sur les hôtels (47 %). Les organismes de gestion de la destination s’avèrent aussi populaires, mais un peu moins auprès des planificateurs associatifs.

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Les communications orales ou par courriel (51 %), les événements organisés par le bureau des congrès (44 %) et les voyages de familiarisation (43 %) constituent les formes de communication les plus courantes entre les planificateurs de réunions et les offices de congrès. Toutefois, les planificateurs préfèrent être contactés par courriel (55 %) ou en personne à des foires commerciales (50 %). Les messages texte, les médias sociaux et les appels téléphoniques ne figurent pas au rang des méthodes privilégiées par les organisateurs de réunions.

Les tournées de familiarisation? Certainement!

Plus de la moitié des répondants (66 %) affirment que les voyages de familiarisation ont une influence très importante sur leur perception d’une destination (4,6 sur 5); cette proportion augmente à 88 % si l’on ajoute tous ceux qui ont donné une cote de 4 sur 5. L’été s’avère le meilleur moment pour participer à ces tournées (35 %), suivi de l’automne (24 %). Lorsqu’ils participent à des séjours éducatifs, la moitié des répondants déclarent n’avoir aucune préférence entre les voyages de groupe ou individuels; ceci est vrai autant pour les planificateurs d’entreprises que d’associations.

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Le coût fait pencher la balance

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination, particulièrement pour les associations (63 % vs 52 % des réponses). L’accessibilité des vols en provenance des États-Unis et du Canada, ainsi que le facteur « wow » de la destination complètent la liste des trois critères les plus importants, avec respectivement 44 % et 35 % des réponses. La sécurité et la sûreté de la destination figurent au 4e rang (25 %). L’élément le moins important dans la décision finale pour tous les planificateurs de réunions est le potentiel d’attirer de nouveaux membres ou de nouveaux clients par l’événement. Bien qu’il s’agisse d’une décision d’affaires stratégique que de nombreuses associations envisagent à un certain moment dans leur processus décisionnel, ce n’est pas ce qui scellera la transaction.

Le choix de la destination demeure celui de la haute direction

Qui aura le dernier mot en ce qui a trait au choix de la destination? Le directeur général, dans le cas des entreprises (45 %); le conseil d’administration (39 %) et le directeur général (30 %) en ce qui concerne les associations. Parmi les « autres » réponses reçues, mentionnons les clients et une combinaison de personnes, y compris les comités d’organisation d’événements. Les répondants signalent également que le décideur varie en fonction de l’événement prévu.

La concurrence entre les destinations pour attirer des événements, des réunions ou des congrès est féroce. Comme le coût est un facteur déterminant dans le choix, le Québec pourrait entre autres tabler sur son taux de change avantageux pour solliciter les planificateurs américains et réussir à les attirer dans la belle province. Qu’en pensez-vous? Quels sont les principaux atouts des villes et des régions québécoises?

 

 

 

 

 

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Comment travailler avec les blogueurs

Blogueur ou journaliste?

Alors que le journaliste effectue bien souvent très peu de contacts directs avec ses lecteurs, le blogueur, lui, interagit beaucoup avec eux sur son blogue, mais surtout sur les réseaux sociaux d’après Marie-Julie Gagnon, auteure, chroniqueuse et blogueuse. Il utilise un ton personnalisé et dispose d’une plus grande liberté que le journaliste, qui fait toujours attention pour ne pas se retrouver en conflit d’intérêts, et qui doit aussi se plier aux contraintes imposées par son employeur. Ainsi, il pourra plus facilement raconter une histoire (storytelling) à travers des mots, des photos, des vidéos ou des témoignages. Autre distinction, le blogueur gagne parfois sa vie grâce à la conclusion de partenariats publicitaires, ce qui n’est absolument pas le cas de son confrère journaliste. De plus, selon une récente étude d’Abbi Agency, réalisée auprès d’une centaine de blogueurs de voyage américains influents, 70 % d’entre eux ont déjà reçu une compensation financière pour la rédaction d’un article.

Le blogue est un média qui laisse transparaître la personnalité de son auteur

Le blogue est un média qui laisse transparaître la personnalité de son auteur. Il est souvent très ciblé et affiche un positionnement particulier (par exemple le luxe, le plein air, l’aventure, les voyages en solo, etc.), et donc un lectorat particulier.

Pourquoi s’associer à un blogueur?

De nos jours, le tourisme ne peut plus se concevoir sans le Web, qui facilite la recherche à toutes les étapes du voyage. Toutefois, dans un contexte d’infobésité, il demeure difficile de s’y retrouver, d’où l’importance d’être recommandé par des pairs ou des personnes d’influence, et les blogueurs sont justement de puissants influenceurs. Comme ils disposent d’une grande communauté de lecteurs, leur parole compte et ils peuvent devenir des alliés indispensables pour une entreprise désirant accroître sa notoriété ou positionner sa marque. Ils fédèrent une communauté autour de récits « plus authentiques » et personnels. De plus, un blogueur influent utilise plusieurs canaux de diffusion : son blogue, Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, etc., offrant ainsi une visibilité accrue et instantanée en amont, durant la préparation, lors de ses déplacements et enfin à destination.

Qui sont les blogueurs de voyage et que recherchent-ils?

Selon une étude du voyagiste Marmara réalisée au début de l’année 2015 auprès de 151 blogueurs de voyage, 75 % d’entre eux travaillent pour des marques, mais ils demeurent très critiques envers celles qui les sursollicitent.

Bien que la majorité d’entre eux passent 10 heures ou plus par semaine sur leur blogue et que 1 sur 5 y consacre plus de 30 heures, plus de la moitié (58 %) des personnes interrogées ne se considèrent pas comme des blogueurs professionnels.

La prise en compte de leurs intérêts figure au cœur des préoccupations des blogueurs dans leur relation avec une marque. Comme ils visent la création d’une vraie relation humaine, les approches doivent être ciblées et personnalisées, de préférence par courriel. Une fois le contact établi et le partenariat conclu, les blogueurs s’attendent à tester les produits et services et à monnayer leur information (voir l’image ci-dessous). La plupart (70 %) reçoivent également une certaine rémunération sous forme d’hébergement, d’activités ou de produits.

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Source: Marmara

Comment les choisir

Avant qu’une marque s’associe à un blogueur, ses représentants doivent lire plusieurs blogues pour trouver celui (ou ceux) dont la personnalité, le positionnement et les valeurs correspondent à ses objectifs, à son image ou à sa cible

Selon Adeline Gressin, auteure du blogue Voyagesetc.fr, avant qu’une marque s’associe à un blogueur, ses représentants doivent lire plusieurs blogues pour trouver celui (ou ceux) dont la personnalité, le positionnement et les valeurs correspondent à ses objectifs, à son image ou à sa cible. Faire de la veille sur les réseaux sociaux constitue également un bon moyen de dénicher les personnes qui savent le mieux animer leur communauté et interagir avec elle, prouvant ainsi leur influence. Les conférences réunissant des blogueurs de voyages comme Travel Blog Exchange (TBEX) ou le Salon des blogueurs de voyage sont une excellente façon de mettre en contact marques et influenceurs.

Comment mesurer leur influence

La plupart s’entendent pour dire que l’influence qu’exerce un blogueur ne se mesure pas uniquement aux statistiques de son blogue. Pour analyser un blogue qui correspond à sa thématique, il importe de prendre en considération certains critères, comme :

  • les commentaires sur les articles. Un bon indicateur de l’engagement d’une communauté est sa fréquence à commenter les articles du blogue. Si plusieurs personnes donnent leur opinion, il y a fort à parier qu’elles ont un intérêt marqué pour les publications du blogueur et qu’elles le lisent jusqu’au bout.
  • les partages par article. Un influenceur possède forcément du pouvoir de diffusion. CN_Engager_un_blogueur_3Certains blogueurs ont inclus un compteur dans leurs boutons de partage sur les réseaux sociaux. Attention toutefois, cette méthode n’est pas exhaustive, puisque l’article peut être partagé d’une autre manière que par ces boutons.
  • l’engagement sur les réseaux sociaux. Comme tous les lecteurs ne commentent pas nécessairement directement sur le blogue, il est nécessaire de comptabiliser aussi ce qui se passe sur la page Facebook, la chaîne YouTube, le compte Twitter ou le profil G+ du blogueur.

Enfin, il existe plusieurs outils de statistiques, comme Alexa, Mustat, SimilarWeb, PeerIndex, Kred ou Klout, le plus populaire en Amérique du Nord. Ce dernier accorde une note sur 100 au blogue, la moyenne étant 40. On considère donc qu’un blogue est intéressant lorsqu’il atteint un score de 50 ou plus, selon Marie-Julie Gagnon.

Le mot de la fin

Selon Anne Lataillade, auteure du blogue Papilles et Pupilles (1 million de visiteurs par mois!), un blog trip réussi lui aura fourni de l’information, du vrai contenu en fonction de ses centres d’intérêt, mais lui aura aussi procuré du plaisir et des émotions, sans oublier de la liberté et un temps de pause, le tout, idéalement, dans un groupe pas trop nombreux (5 à 8 personnes). Et vous? Êtes-vous prêt à accueillir des blogueurs?

 

Source de l’image à la une : https://static.pexels.com/photos/6508/nature-laptop-outside-macbook.jpg

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Contribution du tourisme à l’économie canadienne

Depuis 25 ans, le World Travel & Tourism Council (WTTC) évalue la contribution économique du tourisme de 184 pays situés dans 25 régions à travers le monde, dont le Canada. Pour ce faire, il se base sur la méthodologie des comptes satellites du tourisme (CST), qui fournissent des informations sur les effets directs de la consommation touristique (dépenses des résidents et des non-résidents ainsi que valeur ajoutée des industries touristiques et des autres industries qui les servent). À cela, le WTTC ajoute les effets indirects (dépenses d’investissement privé et public, entre autres) et induits (PIB et emplois soutenus par ceux qui sont directement ou indirectement employés par l’industrie touristique) afin de dresser un portrait plus complet de l’impact économique du tourisme (voir le schéma 1).

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Baisse de la contribution directe du tourisme au PIB

En 2025, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005

De 2005 à 2011, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien a baissé constamment pour se stabiliser entre 2011 et 2013 et enregistrer une légère hausse ces deux dernières années (voir le graphique 1). Cette contribution s’élevait à 23,1 milliards de dollars en 2014 (1,2 % du PIB) et devrait atteindre 24,3 milliards en 2015, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Par la suite, le WTTC prévoit une croissance annuelle de 3,4 % d’ici 2025. Malgré cela, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005.

CN_impact_economique_tourisme_1Source : WTTC

Quant à la contribution totale du tourisme au PIB en 2014 (incluant les effets indirects et les bénéfices induits), elle était presque 4 fois plus élevée que la contribution directe : 88,6 milliards de dollars, soit 4,5 % du PIB. Sa part s’élèvera à 5,1 % en 2025, selon le WTTC.

CN_impact_economique_tourisme_2Source : WTTC

Autre fait saillant : en 2014, près des deux tiers (64,1 %) de la contribution directe du tourisme au PIB canadien étaient attribuables aux dépenses des voyageurs d’agrément (canadiens et internationaux), lesquelles s’élevaient à 38,5 milliards de dollars. La part des dépenses des Canadiens (69,5 %) est toutefois beaucoup plus élevée que celle des touristes internationaux. Les dépenses des touristes d’agrément devraient croître de 4,9 % en 2015, puis de 3,6 % par année jusqu’en 2025.

Une contribution à l’emploi plus faible que celle d’autres secteurs

La part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005

L’industrie touristique canadienne a généré 462 000 emplois directs en 2014, soit 2,6 % de l’emploi total, et devrait croître de 5,3 % en 2015 pour atteindre 486 500 emplois (2,7 % de l’emploi total). En 2025, 520 000 emplois directs seront attribuables à l’activité touristique canadienne, ce qui représente une faible croissance annuelle de 0,7 % par année au cours des 10 prochaines années. Il est à noter que ces augmentations, en nombres absolus, s’inscrivent dans la tendance à la hausse observée depuis 2010. Toutefois, bien qu’on ait enregistré une croissance du nombre d’emplois liés à l’industrie touristique canadienne au cours des 10 dernières années, la part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005 (2,7 % par rapport à 2,9 %), ce qui sous-entend une plus forte croissance de l’emploi au sein d’autres industries.

Canada, tourisme, emploi, PIBSource : WTTC

Au total (effets indirects et induits inclus), le tourisme soutenait 1 075 000 emplois en 2014 (6 % de l’emploi total). Grâce à une croissance de 4,2 %, il devrait générer 1 119 500 emplois en 2015 et 1 276 000 en 2025 (6,5 % de l’emploi total), soit une augmentation de 1,3 % par année sur toute la période. Notons qu’en considérant les effets indirects et induits, cette fois-ci la part relative du tourisme dans les emplois du Canada continuera de croître jusqu’en 2025.

 Dépenses à la hausse, mais baisse de leur part relative dans les exportations

L’argent dépensé par les visiteurs étrangers au Canada (exportations) constitue une composante clé de la contribution directe du tourisme à l’économie du pays. En 2014, les touristes internationaux ont généré 18,3 milliards de dollars canadiens d’exportations. En 2015, ce chiffre devrait croître de 6,1 %, et le pays attirer 17,6 millions de visiteurs internationaux.

Dépenses, Touristes internationaux, Canada, PIBSource : WTTC

Toutefois, tout comme pour les emplois, la part relative des dépenses touristiques des visiteurs étrangers dans les exportations du Canada est plus faible en 2015 (3 %) qu’elle ne l’était en 2005 (3,3 %), et ce, malgré des arrivées internationales et des dépenses relativement stables au fil de cette décennie. De plus, même si les arrivées de touristes internationaux devraient augmenter de 32 % entre 2015 et 2025 et générer des dépenses de 25,7 milliards de dollars en 2025, la part des exportations touristiques dans l’économie canadienne continuera de baisser pour ne représenter que 2,8 %.

Le Canada à la queue du classement

Le WTTC a comparé le Canada avec des destinations concurrentes qui offrent des produits touristiques similaires et qui tentent d’attirer des touristes des mêmes marchés d’origine. En nombres absolus, le pays se classe presque toujours dans les trois derniers avec l’Autriche et la Nouvelle-Zélande. C’est encore pire lorsqu’on observe sa part relative (en %) dans les divers indicateurs économiques (PIB, emploi, exportations), où le Canada se classe bon dernier des pays concurrents comparés et très loin sur l’ensemble des 184 pays étudiés. Il est grand temps d’investir dans l’industrie touristique pour lui redonner une place enviable dans l’économie canadienne.

Contribution économique, classement, Canada