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Portrait de la pratique du plein air par les Québécois

Une concertation sans précédent de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air commandait une vaste étude afin de dresser le portrait du plein air non motorisé au Québec, incluant les retombées économiques et sociales de ce secteur.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et les nombreux autres partenaires (nommés à la fin de l’analyse) a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Dans le cadre de cette étude, ces dernières se définissent comme suit : « Des activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». Mentionnons que l’enquête a aussi retenu des répondants qui ont révélé ne pas pratiquer d’activités de plein air afin d’en cerner les raisons. Voici un aperçu des résultats globaux obtenus. Des analyses spécifiques à certaines de ces activités seront publiées ultérieurement.

Le vélo, la randonnée et la raquette

Le vélo sur route et sur piste cyclable ainsi que la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier figurent en tête du palmarès des activités les plus pratiquées. Aussi, le tiers des Québécois qui s’adonnent au plein air ont fait de la raquette et le quart ont fait du canot en eau calme. Le graphique suivant illustre le taux de pratique des adeptes québécois de plein air au cours de la dernière année.

Taux-pratique-quebecois-plein-air-graphique1

*Le ski de montagne, qui fait référence à la montée de montagne à ski avec peaux de phoque, jouit d’un taux de pratique relativement élevé. Cette donnée doit être considérée avec une certaine réserve, en raison de l’apparition récente de l’appellation « ski de montagne ». Ce terme a possiblement été confondu avec celui de ski alpin, ce qui aurait entrainé une surreprésentation de l’activité. Aussi, en raison d’une certaine ressemblance entre les appellations « randonnée équestre » et « randonnée pédestre », il est possible que certains répondants aient confondu ces deux activités.

Des Québécois actifs, en couples et entre amis

Questionnés sur le nombre de jours durant lesquels ils ont fait des activités de plein air au cours de la dernière année, 38 % des pratiquants affirment s’y être adonnés durant une période équivalente à trois semaines ou plus. Les Québécois très actifs (60 jours et plus de plein air) représentent 17 % des adeptes. Cette proportion s’élève à 22 % parmi les 55 ans et plus. De façon générale, les hommes sont les plus actifs : 41 % d’entre eux ont fait du plein air durant au moins 21 jours, contre 35 % des femmes. Les occasionnels (7 jours ou moins) ne forment que le quart des pratiquants (voir le graphique ci-dessous).

La plupart (85 %) des adeptes font du plein air accompagnés de leur conjoint (32 %), en famille (31 %) ou avec des amis (22 %). Le plein air en groupe organisé rejoint 2 % des adeptes.

jours-pratique-plein-air-graphique2

Le plein air en séjour

Près des trois quarts des adeptes ont réalisé un séjour avec nuitée durant lequel ils ont fait au moins une activité de plein air au cours de la dernière année. Un adepte sur quatre réalise des séjours avec plein air à l’extérieur de sa région de résidence. Durant ces voyages, le recours à l’hébergement commercial (dont le camping sur des sites aménagés) est très fréquent (83 %). Le tiers de ces séjours comptent plus de 4 nuitées.

Ceux qui n’en font pas…

Parmi le tiers des Québécois ne s’étant pas adonnés à des activités de plein air au cours des trois dernières années, les trois principales raisons évoquées sont le manque d’intérêt, des limitations physiques permanentes et le manque de temps. Les femmes évoquent plus que les hommes les restrictions financières comme raison, alors que ce sont surtout les jeunes de 18 à 34 ans qui manquent de temps (44 %).

Favoriser la pratique

Selon plus de la moitié des adeptes, quatre éléments devraient être priorisés pour favoriser la pratique des activités de plein air :

  • le développement de forfaits de plein air;
  • l’accessibilité pour les familles;
  • la possibilité de louer du matériel;
  • la communication à propos de l’offre existante.

Le graphique suivant illustre l’ensemble des éléments proposés et le poids que les adeptes leur accordent.

favoriser plein air

 

Activités de niche ou en émergence

L’étude s’est aussi penchée sur le taux de pratique des adeptes à certaines activités de niche ou en émergence au cours des trois dernières années. Parmi l’ensemble des activités présentées (voir le graphique 4), la cueillette de fruits / la mycologie, l’observation de la faune et le patinage extérieur récoltent les plus hauts taux de pratique alors que le parapente, le télémark, la slackline et le fatbike enregistrent les incidences les plus faibles, illustrant leur caractère de « niche » ou encore en émergence.

activites-niche-emergence-graphique4

Intérêt pour d’autres activités

Parce que les adeptes du plein air ont rarement un intérêt exclusif envers une seule activité, la Chaire de tourisme leur a demandé s’ils souhaitaient essayer une activité qu’ils ne pratiquent pas pour l’instant. Comme le démontre le graphique suivant, l’initiation à la randonnée équestre et l’initiation au canot en eau calme sont les plus populaires. Aussi, les femmes s’intéressent plus (21 %) que les hommes (11 %) à l’initiation à la planche à pagaie. Il en va de même pour le ski de fond (24 % vs 19 %). Les hommes sont plus nombreux à manifester de l’intérêt pour le vélo de montagne (15 %) et la spéléologie (14 %) que les femmes (11 % et 9 % respectivement). Davantage de jeunes de 18 à 34 ans démontrent de l’intérêt pour la majorité des activités proposées, à l’exception de la raquette et de la randonnée pédestre qui interpellent en plus grand nombre les 55 ans et plus (23 % et 16 % respectivement).

initiation plein air

Ce portrait sommaire donne un aperçu de l’importance que revêtent les activités de plein air au Québec. Des profils par activité permettront d’aller plus loin dans la connaissance des pratiquants.

Les Québécois(es) et les touristes ont accès à une multitude de sentiers et de sites de plein air de qualité notamment dans les parcs nationaux et régionaux, les camps de vacances et les municipalités. Quelques études sectorielles d’impacts sociaux et économiques ou des portraits de clientèles ont été réalisés dans les dernières années, mais aucune étude ne dressait un portrait complet des retombées des activités de plein air non motorisées au Québec. Avec ces résultats, les organismes du milieu et les intervenants en loisir pourront cibler des mesures qui permettront de consolider l’offre d’activités physiques de plein air au Québec.

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

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Analysez-vous les données sur votre clientèle?

Un très grand nombre de données numériques sur le profil et le comportement de la clientèle sont générées automatiquement, ou monnayant peu d’efforts, de diverses façons, c’est ce qu’on appelle le Big Data. Il faut néanmoins savoir colliger ces données et les analyser adéquatement pour en tirer un énorme bénéfice. Les petites entreprises comme les grandes ont tout intérêt à s’y mettre.

Un sondage réalisé en 2017 par la firme EyeforTravel auprès de 453 répondants à travers le monde dévoile un portrait de l’utilisation des données numériques par les entreprises touristiques.

Les entreprises analysent-elles leurs données?

La majorité des entreprises affirment avoir une personne ou une équipe dédiée à l’analyse des données concernant leur clientèle. Cette proportion s’élève à 65 % pour les établissements d’hébergement et à 50 % parmi les organismes de gestion de la destination (DMO). La plupart ont une équipe formée de cinq employés ou moins. Les trois quarts des répondants estiment que le budget lié à l’analyse des données sera à la hausse à court terme. En Amérique du Nord, cette proportion est de 67 %, moins qu’en Asie-Pacifique (80 %). Avec des budgets prévus à la hausse, il devrait y avoir davantage de personnes assignées à la tâche de récolter et d’analyser des données.

Quelles données?

Tel que l’illustre le graphique suivant, les sources de données sont nombreuses. L’adresse courriel est souvent la première information utilisée pour concevoir un profil de clientèle. Il s’agit d’une donnée facile à obtenir auprès des clients. À cet égard, les auteurs de l’étude sont étonnés qu’il n’y ait pas plus de 57 % des entreprises qui colligent cette information. Quelque 55 % ont recours à celles collectées grâce à la gestion de la relation client (GRC ou CRM). La moitié (51 %) des répondants utilisent les informations tirées des moteurs de recherche. Les autres sources sont utilisées par moins de la moitié des organisations. Un grand nombre de celles-ci gagnerait pourtant à analyser davantage les données qu’elles ont sous la main

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Quel type d’analyse?

Une fois les données colligées, une analyse doit être réalisée pour en tirer des informations. L’étude de EyeforTravel propose quatre types d’analyses : 

  • Descriptive: synthèse des données métriques comme l’évolution de la fréquentation des lieux;
  • Diagnostique: en plus de la synthèse des données, on ajoute des explications en établissant certaines corrélations;
  • Prédictive: la modélisation permet de faire des projections à partir de données historiques;
  • Prescriptive: l’analyse la plus élaborée qui va jusqu’à identifier une marche à suivre pour obtenir les résultats souhaités en fonction d’un grand nombre d’informations et de données historiques et actuelles. Ce type d’analyse poussée fait référence à l’intelligence artificielle.

Sur les quatre types d’analyse, les deux plus simples sont les plus répandus. Comme l’illustre le graphique ci-dessous, parmi les organisations qui récoltent des données 60 % font de l’analyse descriptive et 68 % de l’analyse diagnostique. Néanmoins, l’analyse prédictive, qui permet de faire des prévisions, est pratiquée par plus de la moitié des répondants (58 %). Les analyses prescriptives, qui exigent des investissements en technologies et en ressources humaines, sont réalisées par plus du tiers des répondants, une forte proportion selon les auteurs.

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Améliorer l’expérience client

Les organisations sondées devaient chacune identifier le principal objectif visé par l’analyse des données. L’amélioration de l’expérience client rassemble la plus forte proportion avec près de 17 % des réponses. Par ailleurs, les auteurs de l’étude rappellent qu’une enquête précédente avait révélé que les entreprises remportant le plus grand succès sont celles ayant misé sur l’expérience client. Développer un avantage compétitif, améliorer le taux de conversion et identifier de nouveaux clients potentiels figurent aussi parmi les objectifs les plus courants (voir le graphique ci-dessous).

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Objectifs atteints? Ça dépend…

La plupart des organisations (98 %) estiment avoir atteint une partie ou l’ensemble de leurs objectifs liés à l’analyse des données de leur clientèle. Néanmoins, seules 6 % affirment avoir satisfait tous leurs objectifs, près du tiers en ont atteint la plupart et 60 % n’ont honoré que quelques-uns des objectifs fixés. Il reste donc du travail à faire, soit en matière de collecte et d’analyse de données, soit sur le plan du réalisme des objectifs.

Enjeux

La disponibilité d’une grande quantité de données laisse supposer d’énormes possibilités, mais certaines corrélations peuvent s’avérer inexactes ou encore certaines données peuvent être imprécises et mener à de fausses conclusions. Une forte proportion (46 %) des organisations ayant pris part à l’étude ont d’ailleurs identifié la qualité des données comme étant l’un des principaux enjeux d’une stratégie d’analyse de données. Le fait qu’il s’agisse d’informations souvent qualitatives, parfois subjectives, portant sur le comportement humain exacerbe ce risque.

Par ailleurs, le recrutement d’experts en collecte et analyse de données et la formation des employés à cet égard constituent également un défi identifié par plusieurs organisations (32 %). Attribuer la tâche d’analyser les données à des employés non formés peut mener sur de fausses pistes et s’avérer dangereux si ces résultats servent à nourrir les décisions stratégiques de l’entreprise.

Développer une culture de la donnée

Bien qu’il faille demeurer vigilant et informé quant aux façons de procéder pour analyser les données, l’inaction ou l’attente d’une solution parfaite n’est pas souhaitable. Certaines entreprises misent sur la rigueur liée à la collecte de données et cette pratique s’inscrit dans la culture de l’organisation, tant au sein de l’équipe des gestionnaires qu’au sein du personnel rattaché aux opérations. Il s’agit là d’un bon départ pour établir une stratégie d’analyse de données efficace permettant d’améliorer l’expérience client et la performance de l’entreprise.

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Portrait des passagers de croisières internationales au Québec

Selon l’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), 28 navires de croisières internationales ont sillonné le fleuve Saint-Laurent en 2016. Les ports d’escale ont accueilli 252 000 passagers et 97 000 membres d’équipage. Il existe trois types d’itinéraires de croisières internationales au Québec :

  • Les trajets aller simple, qui commencent dans un port et finissent dans un autre. Chaque passager génère une visite individuelle dans chacun des ports ;
  • Les trajets aller-retour, qui débutent et s’achèvent dans le même port. Chaque passager visite deux fois le port d’attache, mais les statistiques ne comptabilisent cette visite qu’une fois ;
  • Les trajets au départ et à l’arrivée hors de la province (provinces de l’Atlantique ou Nouvelle-Angleterre), qui comprennent une ou plusieurs escales dans les ports québécois.

Profil des passagers

 Le ministère du Tourisme du Québec a effectué un sondage d’août à octobre 2016 auprès de 2507 croisiéristes (passagers et membres d’équipage) voyageant à bord des navires de croisières internationales qui ont visité un ou plusieurs des neuf ports québécois. Près de neuf répondants sur dix (87 %) sont des passagers, le reste regroupe les membres d’équipage. Parmi les passagers, 71 % ont été interceptés dans les ports de Québec, Montréal et Saguenay. Voici quelques faits saillants de leur profil :

  • La moitié (51 %) d’entre eux sont originaires des États-Unis, principalement de la Californie et de la Floride, et le quart (24 %) sont des Européens (avant tout des Allemands et des Anglais);
  • Les Québécois et les Canadiens des autres provinces représentent chacun 7 % de l’échantillonnage;
  • L’âge moyen des passagers est de 64 ans et seulement 18 % sont âgés de moins de 55 ans;
  • Pour un peu plus de huit passagers sur dix (82 %), leur croisière fut leur seule visite au Québec depuis les trois dernières années. Néanmoins, près du tiers (31 %) a l’intention d’y revenir au cours des trois prochaines années.

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 Source : © Québec Original/Steve Deschênes

Comportement de voyage des passagers avant et après la croisière

Au Québec, près de la moitié des passagers sont en situation d’embarquement (46 %) ou de débarquement (48 %) dans les ports de Montréal (56 %) ou de Québec (38 %). Le reste effectue uniquement des visites en escale. Lors des croisières débutant ou finissant dans un port québécois, les passagers séjournent plus longtemps dans la destination avant le départ qu’au retour (voir le tableau 1). Les établissements hôteliers, les motels et les auberges sont le principal mode d’hébergement des passagers, alors qu’une faible proportion fait le choix de dormir sur le navire (8 % à l’aller, 15 % au retour).Comportement-passagers-croisieres-quebec

Comportement des croisiéristes pendant les escales

Plus du tiers (37 %) des croisiéristes ont effectué au moins une excursion dans le cadre d’un forfait (voir le tableau 2). La participation des passagers est beaucoup plus élevée (40 %) que celle des membres d’équipage (10 %).

Plus du tiers (37 %) des croisiéristes ont effectué au moins une excursion dans le cadre d’un forfait

En extrapolant ces statistiques avec les données officielles de fréquentation de l’ACSL, on peut supposer que près de 140 000 passagers et 9700 membres d’équipage ont participé à un ou plusieurs forfaits d’excursion en 2016. Plus de la moitié des passagers se procurent un forfait auprès de la compagnie de croisière, qu’il soit vendu à bord ou compris dans le prix.

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Parmi les croisiéristes ayant participé à des forfaits d’excursion, près d’un sur deux ont effectué un tour de ville (en bus, à pied, etc.) ou une visite de secteurs touristiques (voir le tableau 3), soit le type d’excursion le plus populaire. Les sites naturels et les parcs sont aussi plébiscités par cette clientèle, mais dans une moindre mesure.

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Le manque de temps (30 %) et d’intérêt (21 %) sont les principales raisons évoquées par les croisiéristes qui n’ont pas participé à des forfaits d’excursion. Mais soulignons qu’un passager sur cinq a réalisé des activités de manière autonome et 15 % ont préféré d’autres types d’activités que les excursions proposées.

Facteurs d’influence et mode de réservation

Plus de la moitié des passagers (56 %) ont choisi de faire une croisière au Québec en raison de la destination et des escales. La période de l’année et le navire influencent aussi leur choix, mais dans une plus faible proportion (respectivement 12 % et 10 %).

Plus de la moitié des passagers ont choisi de faire une croisière au Québec en raison de la destination et des escales

Les passagers ont réservé leur croisière majoritairement par l’intermédiaire d’un agent de voyages (voir le tableau 4). Un quart d’entre eux ont utilisé les canaux en ligne, principalement les sites Web des compagnies de croisières.

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 Dépenses des passagers au Québec

Les passagers ont dépensé en moyenne 299,75 $ au Québec en 2016, soit une augmentation de 26 % depuis 2012. Outre les nuitées additionnelles qui représentent 53 % du budget des passagers, les postes de dépenses les plus

Les passagers ont dépensé en moyenne 299,75 $ au Québec en 2016, soit une augmentation de 26 % depuis 2012

importants sont l’hébergement (la nuit avant le départ), la restauration et le magasinage. Quant aux membres d’équipage, leur budget est principalement consacré aux repas au restaurant.

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Impact économique des croisières sur le Saint-Laurent

Selon une étude menée par Business Research and Economic Advisors pour le compte de la CLIA région Canada et nord-ouest des États-Unis, les croisières internationales au Québec ont généré des dépenses directes de 221,6 millions de dollars canadiens en 2016. Elles proviennent des compagnies de croisières (58 %), des passagers (41 %) et des membres d’équipage (1 %). La plus forte croissance est celle des dépenses des passagers, qui ont augmenté de 102 % depuis 2012. Pour le secteur de l’hébergement et de la restauration, cela représente 57,9 millions de dollars de dépenses directes et 1322 emplois. En ajoutant les dépenses indirectes, l’impact économique total est de 501 millions de dollars, soit une augmentation de 76 % depuis 2012 (voir l’infographie ci-dessous).

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 Source : Association des croisières du Saint-Laurent

Enjeux de l’accueil et du financement

Malgré l’impact économique important des croisières internationales, le financement des opérations et de la main-d’œuvre est un enjeu pour les organisations d’accueil dans les escales québécoises. L’arrivée prochaine de la Stratégie d’accueil du ministère du Tourisme changera probablement la donne, comme l’espère le directeur général de l’ACSL, René Trépanier.

Concernant l’enjeu de l’accueil, son association a déjà entrepris des démarches pour créer une accréditation « Welcome cruise passenger » pour les escales qu’elle souhaite étendre à l’ensemble de la région Canada/Nouvelle-Angleterre. Cela servira sans doute à atteindre l’objectif que s’est fixé l’Alliance Cruise Canada New England de positionner la région parmi les meilleures destinations au monde quant à la satisfaction des passagers de croisières. Selon le sondage du Ministère, l’accueil des résidents est le principal facteur de satisfaction des croisiéristes au Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Marc Loiselle

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Marketing

Comment réduire les effets de la saisonnalité

À l’occasion de la conférence intitulée The Future of Winter Tourism, qui s’est déroulée à Rovaniemi, dans la Laponie finlandaise, M. Antti Honkanen de l’University of Lapland a présenté son étude sur la saisonnalité. En voici un aperçu, suivi de la situation au Québec ainsi que de quelques astuces pour atténuer les effets de la saisonnalité pour les entreprises touristiques.

Les hauts et les bas de la saisonnalité

La saisonnalité, cette fluctuation des flux touristiques qui correspond à une ou des saisons, est habituellement cyclique. Comme l’indique le chercheur Antti Honkanen, il existe deux grandes familles de causes de la saisonnalité en tourisme : les facteurs climatiques et institutionnels. Dans le premier cas, on parle de causes associées à la nature, soit les saisons, le climat. La seconde cause est plutôt le résultat de décisions humaines comme le calendrier scolaire et les jours fériés.

On observe plusieurs conséquences négatives à la saisonnalité dans le secteur touristique, dont :

  • La sous-utilisation des infrastructures d’accueil en période creuse;
  • La congestion routière et les files d’attente en saison haute;
  • Les difficultés de recrutement vu l’irrégularité des emplois;
  • La qualité du service ou du produit mis en péril.

Après la haute saison, le ralentissement permet néanmoins un moment de récupération pour la communauté et les travailleurs, mais aussi pour la nature et les sites touristiques.

Certaines destinations voient leurs flux touristiques s’organiser principalement autour d’une ou deux périodes dans l’année. Le cas illustré par M. Honkanen, celui de Rovaniemi, implique deux périodes d’achalandage : de décembre à mars puis de juin à août. L’image ci-dessous illustre l’évolution de la situation de 1995 (courbe verte) à 2016 (courbe bleue). On remarque qu’en 1995, la destination enregistrait un seul sommet de fréquentation, soit en été. La situation est tout autre aujourd’hui avec des pointes hivernales qui dépassent celles des mois d’été. La destination s’est beaucoup développée au cours des dernières années en misant notamment sur le tourisme hivernal.

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Source : Antti Honkanen

Le Québec : une destination estivale?

La fréquentation touristique du Québec en 2014 — données disponibles les plus récentes — se décline de la façon suivante :

  • plus du tiers (35 %) des visites se déroulent durant les mois de juillet, août et septembre (3e trimestre);
  • le quart (25 %) se produisent d’octobre à décembre (4e trimestre);
  • un peu moins du quart (23 %) se déroulent au printemps, d’avril à juin (2e trimestre;
  • quelque 17 % des visites ont lieu de janvier à mars (1er trimestre).

On constate qu’au fil des années, la saisonnalité au Québec s’est atténuée. Entre 2000 et 2014, la part des visites concentrées au 3e trimestre (juillet, août et septembre) a baissé de six points de pourcentage au bénéfice des 1er et 4e trimestres (voir les graphiques 2 et 3).

frequentation-touristique-quebec-saisons-2000

frequentation-touristique-quebec-saisons-2014

Une saisonnalité plus prononcée parmi les voyageurs hors Québec

Le graphique 4 indique que les voyageurs venant d’outre-mer se déplacent particulièrement plus que les autres au printemps et à l’été – 2e et 3e trimestres – au Québec (72 %).

Seulement 12 % des visites provenant d’autres pays que le Canada et les États-Unis se déroulent de janvier à mars

Ce graphique démontre aussi à quel point la saison hivernale occupe une faible part de la fréquentation touristique au Québec. Seulement 12 % des visites provenant d’autres pays que le Canada et les États-Unis se déroulent de janvier à mars.

visites-touristiques-provenance-saisons

Des astuces pour attirer des touristes hors saison

Pour modifier la forme d’une courbe de fréquentation, des efforts importants doivent être faits pour développer l’offre et la promouvoir. Mais la spécialiste en marketing touristique, Paige Rowett, propose quelques astuces marketing aux entreprises qui souhaitent prolonger leurs opérations afin de réduire certains effets négatifs liés à la saisonnalité. En voici quelques-unes.

Créer des forfaits d’expériences uniques

  • Forfaitiser un circuit ou un ensemble de services touristiques pour attirer les voyageurs en période de basse fréquentation.
  • L’ajout de composantes exclusives qui ne sont pas offertes durant la haute saison devient certainement une plus-value et incite à l’achat.
  • Il s’agit d’une astuce particulièrement intéressante pour le secteur de l’hébergement qui peut s’allier à des entreprises qui proposent des produits saisonniers.

Solliciter les résidents et les clients fidèles avec des rabais 

  • La population locale contribue à l’expérience touristique; la basse saison devient un moment privilégié pour leur offrir une certaine marque de reconnaissance.
  • La fidélisation de la clientèle peut être renforcée par des offres exclusives à tarif réduit durant les périodes creuses.

Utiliser les événements qui se déroulent hors-saison comme levier 

  • Les entreprises de la région ont tout intérêt à promouvoir les événements et à partager sur leurs comptes de médias sociaux des publications liées à ceux-ci en utilisant les mots clés associés.
  • Assurer une présence aux événements, soit comme commanditaire, comme partenaire ou en déployant un kiosque, par exemple.

Considérer le marché des réunions et des voyages de motivation 

  • Ce marché est actif toute l’année; les revenus qui y sont associés sont souvent très intéressants puisque les voyageurs d’affaires dépensent davantage que les touristes d’agrément. Ils sont aussi de plus en plus portés à prolonger leur séjour pour profiter des attraits locaux.
  • Les salles de réunions dans les hôtels, les restaurants, les musées et les exploitants touristiques divers peuvent y trouver leur compte en s’associant aux activités pré et post-conférence.
  • Les groupes de motivation ont tendance à se tourner vers des expériences sur-mesure, authentiques et uniques, ouvrant la porte à des options offertes par de petites entreprises.

Le défi des ressources humaines

Dans la foulée des actions mises de l’avant avec la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal du ministère du Tourisme, la courbe de saisonnalité sera certainement appelée à évoluer différemment prochainement. L’évolution de la destination Rovaniemi, dans le nord de la Finlande, démontre que des initiatives en ce sens peuvent porter fruit. Néanmoins, les difficultés de recrutement demeurent un frein à l’étalement des saisons touristiques en dehors des congés scolaires. La rareté des ressources humaines est déjà un enjeu bien présent durant la saison estivale alors que le principal bassin de main-d’œuvre est disponible à l’emploi. Il faudra faire preuve d’innovation et se tourner vers des marchés non conventionnels pour continuer à livrer des expériences de qualité.

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Réseaux de distribution Transport

Autobus interurbains : tendances dans la distribution en ligne

Une étude de la firme de recherche Phocuswright publiée fin 2016 dresse le portrait du transport interurbain par autobus et de sa distribution en ligne. Elle identifie les défis et les changements auxquels il fait face, ainsi que les occasions d’affaires. Sont exclus de cette étude les voyages organisés pour un groupe de touristes, les visites guidées urbaines et les services locaux de transport collectif.

 

 

Un réseau fragmenté et non standardisé

Le transport interurbain par autobus est un secteur organisé de manière très complexe ; il présente un niveau de maturité différent dans chaque pays. De plus, en raison d’une réglementation stricte de la part de certains gouvernements, des pays comptent sur un nombre restreint de transporteurs et laissent peu de place aux nouveaux entrants. Contrairement aux autobus nolisés (tourisme de groupe), ce secteur n’est généralement pas intégré à l’industrie touristique du pays et travaille en silo.

Le manque de standardisation et le retard technologique représentent des freins à la centralisation de l’offre et à sa distribution en ligne

Le manque de standardisation et le retard technologique représentent des freins à la centralisation de l’offre et à sa distribution en ligne. Aucune norme internationale n’a été établie pour uniformiser les codes des gares d’autobus, la présentation des horaires ou encore le processus d’émission de billets. Tous ces facteurs rendent très difficile la tâche de livrer une expérience homogène au voyageur.

Un marché québécois à la recherche de solutions

Selon la Fédération des transporteurs par autobus, le réseau québécois est exploité par quinze entreprises desservant 477 municipalités, soit 43 % de l’ensemble des localités. La Commission des transports du Québec régule le secteur en délivrant des permis de transport interurbain. Récemment, certains pays comme la France et l’Allemagne se sont affranchis de ce modèle et ont ouvert le marché à la concurrence. Au Québec, sept transporteurs effectuent plus de 95 % des déplacements à l’intérieur du territoire.

Ce secteur a eu son lot de difficultés dans les dernières années, ce qui a occasionné des diminutions ou l’abolition de certains services en régions. Un plan de relance a été proposé au ministère des Transports pour rétablir une meilleure offre de service. Une des actions vise l’accessibilité sur toutes les plateformes technologiques. Pour atteindre cet objectif, plusieurs transporteurs tels qu’Orléans Express, Maheux, Galland, Limocar et Intercar ont créé en 2016 des portails transactionnels sur leur site Web.

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Source : Intercar

Le fort potentiel du marché en ligne

Selon une estimation de Busbud, portail de réservation en ligne de billet d’autobus, 10 milliards de billets d’autobus interurbain sont vendus chaque année. Ce volume est supérieur à celui de l’industrie aérienne, pour laquelle IATA anticipe 3,95 milliards de passagers en 2017. Les rares statistiques font état d’un marché en demande et en forte croissance, en raison de la dérégulation dans certains pays.

10 milliards de billets d’autobus interurbain sont vendus chaque année

Au sein du réseau de distribution en ligne, ce mode de transport semble être un laissé-pour-compte. Alors que ce secteur totalise des ventes estimées entre 70 et 80 milliards de dollars américains, seulement 5 à 10 % d’entre elles sont effectuées sur le Web. Toutefois, l’arrivée de start-ups proposant des plateformes B to B et B to C pour commercialiser l’offre est en train de changer la donne. Grâce à elles, l’information en ligne est davantage accessible et standardisée, que ce soit les itinéraires, les prix, les horaires, les transporteurs et les services offerts.

Des start-ups  pleines d’ambition

Quelques start-ups dominent le marché et suscitent un grand intérêt puisque neuf d’entre elles ont obtenu un financement totalisant 58 millions de dollars américains, dont 10,2 millions uniquement pour Busbud. Créée en 2011 à Montréal, cette dernière est une plateforme de réservation qui regroupe le plus grand réseau de transporteurs au monde. L’entreprise agrège 750 000 itinéraires reliant 10 000 villes et rejoint 22 millions d’utilisateurs à travers ses partenaires, sans compter les 2 millions de visiteurs mensuels sur son site.

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Source : Busbud

Certaines de ces start-ups se positionnent sur quelques marchés géographiques — Clickbus est présent dans quatre pays, redBus en Inde ; alors que d’autres comme Busbud et CheckMyBus se développent à l’international. Cette dernière couvre environ 900 000 itinéraires dans 20 000 villes à travers 50 pays. Des différences s’observent aussi en ce qui a trait à leur modèle d’affaires. Busbud est positionné à la fois sur le B to C et sur le B to B grâce à son GDS (plateforme de gestion des réservations) utilisé par les intermédiaires. Clickbus est seulement une agence de voyages en ligne, alors que Distribusion propose une solution technologique aux transporteurs (GDS). CheckMyBus et Wanderu agissent comme métamoteurs, c’est-à-dire qu’ils dirigent les utilisateurs vers les plateformes de réservation de leurs partenaires.

Partenariats avec le réseau de distribution

Plusieurs exemples démontrent l’intérêt que portent les acteurs traditionnels à ces nouveaux entrants qui comblent un besoin réel :

  • Busbud développe des relations commerciales avec d’autres entreprises, en proposant son interface de programmation (API) à Voyages-sncf.com, Skyscanner ou encore CheckMyBus. Cela leur donne la possibilité de gérer leur propre inventaire d’autobus interurbains.
  • Distribusion donne accès à son offre aux agences de voyages de nombreux pays européens grâce à un partenariat avec Amadeus.

De plus, leur expertise technologique leur permet d’explorer d’autres avenues, notamment combiner l’offre d’autobus longue distance à celle du train pour proposer les itinéraires qui conviennent le mieux à l’usager. C’est le cas de Wanderu qui collabore en Amérique du Nord avec VIA Rail Canada et Amtrak aux États-Unis.

L’arrivée de ces start-ups, ainsi que les actions entreprises par les transporteurs pour rattraper leur retard technologique, va permettre au secteur de revendiquer sa place au sein du réseau de distribution de voyages en ligne.

Pensez-vous que cette tendance contribuera à une hausse de la fréquentation des autobus interurbains au Québec ?

 

Source de l’image à la une : © Busbud                              

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Segments de clientèles

Quelles sont les habitudes de voyage des milléniaux ?

LaunchLeap est une start-up montréalaise spécialisée dans les sondages en ligne ciblant la clientèle des milléniaux. Elle s’est intéressée récemment aux besoins, aux préférences et aux habitudes des voyageurs américains et canadiens âgés de 18 à 35 ans. Voici quelques faits saillants de ce sondage mené en janvier 2017 auprès de 325 répondants :

  • Près de 6 voyageurs milléniaux nord-américains sur 10 voyagent une ou deux fois par année ;
  • Seulement 5 % se déplacent dans le cadre de leur travail, ce qui s’explique par la forte proportion de répondants âgés de 18 à 23 ans ;

raisons-de-voyager-milleniaux Source : LaunchLeap

  • Leur principale source d’information à l’étape de l’inspiration est leur entourage (73 %), suivi des livres de voyage (43 %) et des forums (38 %) ;
  • Un répondant sur deux obtient des conseils de voyage en suivant des personnes sur les réseaux sociaux ;
  • Seulement 11 % d’entre eux réservent leur logement et leurs billets dans une agence de voyages; une grande majorité le fait en ligne (94 %) ;
  • Pour les voyageurs milléniaux, la fiabilité est le principal aspect recherché d’une entreprise touristique (91 %), suivie de loin par la facilité à les contacter (33 %) ;

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Source : LaunchLeap

  • En voyage, ils souhaitent avant tout vivre une expérience unique et faire des rencontres, sans avoir à se soucier de quoi que ce soit ;
  • Plus de 40 % des répondants consacrent 5 à 10 % de leurs revenus à leurs dépenses de voyage et cette part est de 10 à 20 % pour 28 % d’entre eux.

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Source : LaunchLeap

Il est essentiel pour les entreprises touristiques de bien connaître le comportement de voyage des milléniaux pour ainsi mieux les cibler et les séduire.

Des sondages conçus pour les milléniaux

Retenir l’attention des milléniaux lors de l’administration d’un sondage peut s’avérer ardu. LaunchLeap propose une solution innovante pour mener des études de marché en ligne auprès de cette clientèle. Les questions sont présentées avec des visuels attrayants, les réponses sont des images à « aimer » ou encore des photos personnelles à partager (voir l’image ci-dessous) et les répondants sont invités à fournir leurs commentaires et leurs suggestions sous chaque question.

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Source : LaunchLeap

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Gestion

Mesurer le tourisme à l’échelle régionale

Dans un rapport publié en 2016, l’OCDE a recensé de nombreuses bonnes pratiques de mesure du tourisme au niveau régional. Le Réseau de veille en a sélectionné deux qui, au-delà de leur fiabilité et leur transférabilité à d’autres pays, se distinguent par leur méthodologie, leur utilité, le territoire étudié, les indicateurs retenus et leur accessibilité. Au Québec, le baromètre touristique régional est un outil qui suscite l’intérêt des associations touristiques régionales. Ces projets orchestrés sur le plan national garantissent une comparabilité des résultats d’un point de vue géographique et historique.

Importance de la mesure du tourisme

L’utilisation d’indicateurs pertinents est primordiale pour tous les décideurs de l’industrie touristique. Ils sont utiles pour justifier de nouveaux investissements publics ou privés, planifier le développement de la destination ou encore orienter les campagnes de marketing. Dans le cadre de son Symposium sur les mesures de performance et les contributions du tourisme en 2012, la Chaire de tourisme Transat a rédigé un document de réflexion qui présente les différents moyens de mesure du tourisme et leur utilité. L’étude de l’OCDE constitue un complément d’information. Elle démontre l’intérêt d’appréhender le rôle du tourisme en tant que catalyseur du développement régional.

Autriche : visualiser la demande touristique grâce à des cartes interactives

Le tourisme fait partie des thèmes présentés dans les cartes interactives i.MAP de Statistics Austria, l’office national de statistique d’Autriche. Les données proviennent principalement des 67 000 hébergements commerciaux et privés, situés dans des municipalités qui génèrent plus d’un millier de nuitées par année et regroupées dans 101 régions touristiques.

Méthodologie

Statistics Austria travaille en collaboration avec les municipalités pour recueillir les données, fournies mensuellement ou annuellement selon le type de statistiques, qui permettent de mesurer la demande touristique. Les indicateurs utilisés sont les suivants :

  • le nombre d’arrivées selon le pays d’origine (environ 70 marchés, incluant les pays étrangers, les provinces autrichiennes et sept régions allemandes) ;
  • le nombre de séjours avec nuitées et la durée moyenne du séjour selon le pays d’origine ;
  • la part de marché selon le pays d’origine ;
  • le taux moyen de progression des séjours avec nuitées selon le pays d’origine sur les cinq dernières périodes (une période pouvant être un mois, un trimestre, une saison, une année, voire une décennie) ;
  • la part des hôtels 4 et 5 étoiles dans l’ensemble des séjours avec nuitées au sein d’une destination ;
  • l’intensité touristique selon la période (part des touristes parmi la population totale) ;
  • le taux net d’occupation des lits.

Avantages de cet outil

Les cartes interactives permettent d’obtenir les données qui répondent aux besoins de chacun puisqu’il est possible de les ventiler à l’échelle régionale, municipale ou du district, selon le type d’hébergement, le pays d’origine ou la période (mensuelle, estivale ou hivernale et annuelle). Les régions touristiques peuvent comparer leur performance, visualiser l’évolution de la demande ou encore identifier l’importance de chaque marché. Par exemple, la carte ci-dessous indique la part des visiteurs allemands parmi l’ensemble des arrivées. On s’aperçoit que les régions de l’Ouest et du Sud-Ouest sont fortement dépendantes de ces touristes puisqu’à certains endroits, plus de 80 % des touristes sont Allemands.

iMAP Outil de mesure du tourisme

Source : Statistics Austria

De par son échelle géographique précise, cet outil de visualisation est utile tant pour la planification touristique d’une région que pour la mise en marché et la promotion de son territoire.

Finlande : mesurer l’impact socioéconomique des aires protégées

Parks & Wildlife Finland, une unité gouvernementale finlandaise qui gère l’ensemble des parcs nationaux et autres aires protégées détenus par l’État, en collaboration avec l’agence publique Finnish Forest Research Institute, mesure l’impact de la dépense des visiteurs des aires protégées sur l’économie locale. Au Québec, certains parcs, comme les parcs régionaux des Laurentides, utilisent une méthode similaire pour évaluer leur impact sur la communauté locale.

Méthodologie 

La réussite de ce projet tient du fait que Parks & Wildlife Finland a utilisé un système standardisé de suivi de la fréquentation déjà existant, l’ASTA (système de bases de données recensant des informations sur les visiteurs), pour y intégrer un nouveau calcul. Trois variables sont utilisées : le nombre de visites, les dépenses des visiteurs et un ensemble de multiplicateurs qui rendent compte de la manière dont ces dépenses circulent et se multiplient dans l’économie locale.

Résultats 

En 2016, l’organisme estime que les retombées économiques locales des dépenses des visiteurs de parcs nationaux (39 aires au total) s’élevaient à 178,9 millions d’euros et ont généré 1774 emplois à temps plein. Lorsque Parks & Wildlife Finland investit un euro d’argent public dans les services de randonnées, plus de 10 euros en moyenne reviennent à l’économie locale et 14 euros pour les parcs à proximité des stations de ski. Les données disponibles pour chacun des parcs ont permis de démontrer que les répercussions économiques sont plus importantes pour les parcs situés près des centres touristiques.

Avantages de cet outil

Les politiciens, les décideurs locaux et les bailleurs de fonds ont pu constater des retombées positives des investissements publics dans les aires protégées. Le secteur privé a été sensibilisé au potentiel commercial offert par ces lieux. Autre avantage, celui de pouvoir identifier les aires protégées les plus performantes pour appliquer les facteurs de réussite sur celles qui le sont moins.

Parks & Wildlife Finland ne s’est pas arrêté là puisque l’organisme a récemment mis en place une méthode de mesure des bienfaits perçus de la fréquentation des aires protégées en termes de santé et de bien-être.

Au Québec : le baromètre touristique régional

Le modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec est un outil souvent utilisé par les acteurs touristiques pour élaborer des études d’impact économique à l’échelle du Québec, mais aussi d’une région ou d’une municipalité. Depuis 2014, il existe un nouvel outil spécifique à l’industrie, le baromètre touristique régional. Il a été créé à l’initiative du Réseau de connaissances stratégiques du ministère du Tourisme du Québec et a été mis en place par la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Voici, à titre d’exemple, les résultats d’un profil de clientèle dans la région Chaudière-Appalaches pour la saison d’été 2015. Ils présentent le profil et le comportement des visiteurs avant et pendant le séjour, leur niveau de satisfaction et leurs intentions de visites.

barometre touristique regional Chaire de tourisme

Source : Tourisme Chaudière-Appalaches

Pour la période 2016-2017, le baromètre (qui comprend le panier d’indicateurs et le sondage en continu auprès de la clientèle touristique) a été déployé en partie ou entièrement dans 20 associations touristiques régionales, ce qui démontre que cet outil répond à un réel besoin de l’industrie. 

Quels sont les outils et les indicateurs que vous utilisez pour mesurer votre performance touristique ?

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Hébergement Technologies

Technologies en hôtellerie : ce que le client veut

En septembre 2016, Oracle Hospitality, fournisseur de solutions technologiques, a fait appel à Phocuswright pour mener un sondage auprès de 777 voyageurs américains ayant séjourné dans un hôtel dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois. Le but était de comprendre comment les technologies influencent l’expérience de la clientèle hôtelière. Mesurer la satisfaction à l’égard de ces outils aide l’hôtelier à évaluer le retour sur investissement. En effet, si la technologie contribue à offrir une expérience mémorable, elle favorise la fidélisation de la clientèle. De plus, en identifiant les attentes de cette dernière en matière de technologie l’hôtelier peut investir judicieusement où le besoin se fait le plus ressentir.

L’humain reste le facteur de satisfaction numéro 1

Selon les répondants, les technologies ne sont pas les principaux éléments de l’expérience du client. En effet, 93 % des voyageurs américains affirment que la propreté de la chambre est l’aspect primordial d’une expérience réussie et 72 % sont du même avis en ce qui concerne le service livré par les employés (voir le graphique 1).

Graphique Elements cles experience client hotellerie

Selon 64 % des clients américains, il est très ou extrêmement important que les hôteliers continuent d’investir dans les technologies qui améliorent leur expérience.

Améliorer l’expérience à l’hôtel et à destination

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre (45 %),

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre

de découvrir les activités et attraits de la destination (41 %), de s’enregistrer et de régler leur facture (39 %). Dans les chambres, les technologies devraient être utilisées pour les demandes d’ajout d’articles et le système de divertissement, selon environ le tiers des voyageurs (voir le graphique 2).

Graphique La technologie ameliore experience client hotellerie

Les répondants sont enthousiastes à l’idée de pouvoir utiliser une application mobile pour interagir avec le personnel de l’hôtel (voir le graphique 3). Ils sont très ou extrêmement intéressés à se faire recommander des lieux ou des activités à proximité (53 %), à demander des articles de toilette ou autres nécessaires de chambre (47 %), à réserver un restaurant à l’extérieur de l’hôtel (45 %) ou au sein de l’établissement (44 %).

Graphique Fonctionnalites mobiles pour clients hotellerie

Les voyageurs veulent de la technologie dans les chambres

Plusieurs possibilités s’offrent aux hôteliers pour améliorer l’expérience du client dans les chambres :

  • Alors que 82 % des répondants utilisent le réseau WiFi, 33 % d’entre eux n’en sont pas satisfaits et 66 % souhaiteraient se connecter plus facilement.
  • La clientèle a un intérêt pour les outils technologiques qui permettent de contrôler la luminosité et la température de la chambre, soit avec une tablette fournie par l’établissement (32 %), avec un téléphone intelligent (27 %) ou par un système d’activation de la voix (25 %).
  • Près de 3 voyageurs sur 4 utilisent le dispositif de divertissement et 28 % affirment que cela contribue beaucoup ou extrêmement à la qualité de leur expérience globale. Environ le quart des répondants expriment un fort intérêt à pouvoir regarder des vidéos en direct sur leurs appareils personnels.

Individualiser plutôt que personnaliser l’offre

Pour offrir un service personnalisé, l’hôtelier doit connaître le profil et le comportement du client.

Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client

Or, tous ne sont pas nécessairement prêts à lui fournir toutes ces informations. Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client. L’hôtelier peut offrir des rabais dans des restaurants locaux (une demande de 60 % des voyageurs américains), avertir quand la chambre est propre (41 % des répondants le souhaitent) et laisser le client décider quand le ménage de la chambre doit être fait (35 % de la demande ; voir le graphique 4).

Graphique Preferences clients pour les fonctionnalites mobiles

La clientèle d’affaires souhaite plus de technologie

Les hôteliers devraient concentrer leurs investissements technologiques sur l’enregistrement et le départ en ligne, l’accès aux informations touristiques locales et l’ouverture des chambres avec un téléphone intelligent (voir le graphique 5). Cela s’applique avant tout aux établissements qui s’adressent aux voyageurs d’affaires puisque ce segment accorde une plus grande valeur aux technologies que la clientèle d’agrément. Par exemple, 65 % d’entre eux estiment qu’il est très ou extrêmement important d’investir dans un système d’enregistrement et de départ en ligne, comparativement à 48 % des voyageurs d’agrément.

Graphique Investir dans les technologies dans en hotellerie

Conseils pour les hôteliers

Ce sondage a permis de mettre en relief les attentes de la clientèle relatives aux technologies, et de fournir des pistes d’amélioration pour les hôteliers. Voici quelques conseils :

  • Donnez davantage de contrôle au client, que ce soit en le laissant choisir sa chambre ou en lui permettant de vous contacter à partir de votre application mobile.
  • Ajoutez des fonctionnalités à votre application mobile, telles que l’enregistrement en ligne et l’ouverture des chambres grâce à la technologie de communication sans contact (NFC).
  • Utilisez les nouvelles technologies pour individualiser l’offre.
  • Affirmez et consolidez votre rôle de conseiller de la destination. Le concierge doit créer des liens avec la clientèle afin de lui fournir des recommandations personnalisées.

Les hôteliers, tout comme l’ensemble des acteurs touristiques, doivent prendre en compte les technologies non seulement pour faciliter le travail des employés, mais aussi pour améliorer l’expérience du client. La technologie permet de rendre efficace chaque service offert par l’hôtel et de créer une expérience sur mesure, favorisant ainsi la fidélisation de la clientèle.

Quels seront vos prochains investissements technologiques ?

 

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Voyages en famille des Américains

La firme d’intelligence d’affaires Skift a réalisé en 2016 une étude portant sur les voyages en famille des Américains. Cette analyse présente quelques caractéristiques et préférences de ce segment de clientèle.

D’après la définition du Bureau du recensement des États-Unis, la famille est composée de deux ou plusieurs personnes reliées par les liens du mariage, de la naissance ou de l’adoption. Or, il se trouve que pratiquement 60 % des familles américaines sans enfant à la maison correspondent à cette définition. Compte tenu de cette proportion importante, Skift a comparé certaines préférences de voyage de ce groupe avec celles des familles dont les enfants vivent encore à la maison.

Portrait de la famille américaine

Selon les données de 2015 du Bureau du recensement des États-Unis, nos voisins du Sud comptent sur leur territoire 77,2 millions de familles, dont 33 millions avec des enfants de moins de 18 ans à la maison. Ces familles se composent en moyenne de 3,26 personnes.

Bien que chaque cellule familiale soit unique, certaines caractéristiques générales définissent la famille américaine d’aujourd’hui :

  • Les hommes et les femmes se marient et ont des enfants plus tard qu’auparavant;
  • Dans une majorité de foyers (63 %), les deux parents sont sur le marché du travail et participent à la vie économique de la famille;
  • Plus du tiers des enfants (35 %) vit avec un seul de ses parents;
  • Les milléniaux commencent à fonder leur famille;
  • Augmentation de la diversité ethnique, particulièrement latino et hispanique.

Disposant d’un revenu annuel médian se situant à 66 000 dollars américains, les familles dépensent en moyenne un peu plus de 3 000 dollars annuellement pour leurs vacances en famille. Skift évalue la valeur totale de ce marché à 112 milliards de dollars américains.

Préférences des familles avec ou sans enfant à la maison

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid.

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid

Lorsqu’ils planifient leur périple, une majorité (66 %) opte pour des forfaits incluant le vol, l’hôtel et certaines activités comparativement à 33 % pour le second groupe de familles, qui est plus enclin à réserver chaque option séparément. graphique_1_preferance_de_reservation

De nombreuses familles sans enfant à la maison (75 %) ponctuent leur année de courts séjours à l’extérieur. Bien que cette préférence soit partagée avec celles dont les enfants sont encore à la maison, la proportion est moindre (59 %). Organiser un seul grand voyage ravit 41 % de ces dernières familles pour qui le temps représente l’un des plus importants obstacles à la concrétisation du voyage.

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Source : Skift, 2016

Lorsque vient le temps de choisir un hôtel, les familles ayant des enfants à la maison ont des standards plus élevés en ce qui a trait au nombre d’étoiles (81 % préfèrent les 4 ou 5 étoiles) que le second groupe de familles (82 % optent pour les 3 ou 4 étoiles) qui accorde davantage d’importance à l’expérience globale une fois à destination (restauration, activités, événements). Une attention particulière est accordée à l’offre de restauration, surtout chez les familles ayant de jeunes enfants. Avoir accès à une alimentation saine qui tient compte des goûts des enfants s’inscrit parmi leurs priorités.

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Source: Skift, 2016

La location de maison, d’appartement ou de chalet séduit une grande part des familles avec enfants à la maison. Une majorité l’a expérimentée dans le passé (68 %) et, de ceux-ci, 71 % la préfère à l’offre hôtelière traditionnelle. Quant aux familles sans enfant à la maison, 81 % ne l’ont jamais essayée et une majorité d’entre eux se disent peu enthousiastes à l’idée de le faire un jour.

Ce que représente le voyage pour les familles

Les familles américaines sont relativement stressées par leur rythme de vie effrénée. Le voyage représente donc une forme d’échappatoire à leur quotidien, mais également une occasion de se rapprocher des membres de leur famille. Lorsque vient le temps de préparer les vacances, de nombreux parents américains cherchent à faire vivre à leurs enfants des expériences qu’ils ont eux-mêmes vécues durant leur enfance. La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage.

La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage

Contrairement à la culture européenne où le voyage est davantage perçu comme un droit de base, les Américains le considèrent plutôt comme un investissement en temps et en argent. D’ailleurs, dans son étude, Skift souligne que de nombreux voyageurs d’affaires profitent de leur déplacement professionnel pour prendre de courtes vacances en famille; une formule idéale considérant les frais déjà payés, l’usage de points de fidélité ainsi qu’une utilisation modeste de jours de congé.

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Source : Pexels.com

Le voyage continue de se démocratiser, ce qui permet à de nombreux segments de clientèles, dont les familles, d’y avoir de plus en plus accès. Ces dernières années, le nombre de ressources s’adressant à ce segment s’est multiplié, accompagnant les familles à chaque étape du cycle du voyageur. La mise en marché de nouveaux produits et services (accessoires de voyage pour nourrissons, service de location d’équipement pour jeunes enfants, etc.), la croissance de l’offre d’hébergement adapté (chambres d’hôtel familiales équipées, location de maison telle que Kid & Co, etc.) et le développement d’outils technologiques permettant aux familles de mieux organiser leur séjour contribuent à l’essor des voyages en famille.

Considérant la valeur lucrative associée au marché familial américain, il est plus que jamais pertinent de développer des stratégies pour les convaincre de vous visiter!

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels