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Comportement en ligne des voyageurs d’Airbnb

Le marché de la location de résidences privées n’a pas échappé à la vague déferlante du Web, et on y trouve aujourd’hui une offre diversifiée sur des sites spécialisés. Selon PhoCusWright, aux États-Unis, le taux de pénétration de ces réservations en ligne est passé de 12% en 2008 à 24% en 2012. L’arrivée de start-ups issues de l’économie collaborative comme Airbnb et l’amélioration des sites déjà bien installés sur ce marché, à l’instar de HomeAway, ont contribué à l’accélération de cette évolution.

Ainsi, de cette tendance est née une «nouvelle génération de loueurs», dont le comportement de voyage se dissocie de ceux qui utilisent d’autres modes d’hébergement. Cette comparaison a été effectuée dans le cadre d’une première analyse portant sur le profil de ces voyageurs, tirée d’une étude de PhoCusWright. La firme s’est aussi penchée sur leurs habitudes de planification et de réservation en ligne; voici les résultats.

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La «nouvelle génération de loueurs» est très active sur le Web

Lorsqu’il s’agit de planifier ses séjours d’agrément, la «nouvelle génération de loueurs» est plus susceptible de consulter Internet sur un appareil mobile (32%) ou une tablette (29%) que les autres voyageurs (voir le graphique 1). De plus, elle utilise davantage de sources d’information telles que les recommandations de parents ou d’amis, les publicités en ligne et les courriels promotionnels. Les autres loueurs adoptent un comportement qui se rapproche de celui des voyageurs qui ne louent pas de logement privé.

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la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages.

Les trois catégories de voyageurs consultent les mêmes principales sources sur le Web pour la planification en ligne de leurs séjours (voir le graphique 2). Les agences de voyages en ligne telles qu’Expedia ou Priceline arrivent en tête, suivies des moteurs de recherche et des sites de commentaires comme TripAdvisor. Néanmoins, la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages. Près de 40% de ces nouveaux loueurs utilisent les réseaux sociaux, comparativement à 11% des autres loueurs et 12% des non-loueurs. Cet écart se vérifie aussi pour les guides et les magazines de voyages en ligne, les sites d’actualité, ainsi que pour les sites de location de logements privés. Ces derniers sont tout de même consultés par une proportion importante des autres loueurs (20%).

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Quels contenus recherchent-ils en ligne?

La «nouvelle génération de loueurs» a un appétit débordant pour les contenus en ligne liés aux voyages (voir le graphique 3). Ces voyageurs consultent les commentaires et les avis, les photos et les vidéos de professionnels et d’amateurs, ainsi que les publications des prestataires, pour planifier au moins la moitié de leurs séjours. À noter qu’ils sont beaucoup plus nombreux que les autres loueurs et les non-loueurs à visualiser ces informations sur les réseaux sociaux.

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Inspiration et personnalisation

Pour cette nouvelle génération, l’aspect inspirant du site est très important, puisque 41% y recherchent de nouvelles idées de voyages, alors que cet objectif n’est partagé que par 28% des autres loueurs et 29% des non-loueurs. De plus, elle souhaite effectuer une expérience de navigation plus personnalisée que les autres voyageurs. En effet, 27% optent pour un site qui conserve leurs informations personnelles afin de les reconnaître à chaque visite, en comparaison à 12% des autres loueurs et 9% des non-loueurs.

La «nouvelle génération de loueurs» est spontanée

La catégorie des autres loueurs réserve leurs séjours plus en avance que les autres segments; 57% le font au moins un mois avant le départ, alors que c’est le cas pour 41% de la «nouvelle génération de loueurs» et pour la moitié des non-loueurs (voir le graphique 4). Les voyageurs de la nouvelle génération sont proportionnellement plus nombreux à se préparer à la dernière minute. Ils sont 43% à réserver moins de trois semaines avant le début de leur séjour, comparativement à 33% des autres loueurs et à 31% des non-loueurs.

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Adeptes de la consommation collaborative

La «nouvelle génération de loueurs» qui, selon PhoCusWright, a tendance à utiliser des sites collaboratifs comme Airbnb pour réserver leur logement, est aussi attirée par d’autres services similaires pour se déplacer. Ainsi, 21% de ces voyageurs, également des adeptes des nouvelles technologies, ont utilisé une application d’autopartage durant leur séjour, alors que seulement un faible pourcentage des autres loueurs (6%) et des non-loueurs (2%) s’en sont servi. Ils sont aussi plus nombreux (25% en comparaison à respectivement 11% et 6%) à avoir voyagé à bord d’une voiture de tourisme avec chauffeur à l’aide d’applications telles que Uber et Sidecar.

L’hôtellerie traditionnelle doit-elle s’inquiéter?

chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année.

PhoCusWright a effectué des calculs de probabilité basés sur la fréquence des séjours d’agrément des voyageurs. Il en ressort que chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année. De la même manière, si un voyageur séjourne dans deux locations durant l’année, les chances qu’il loge à l’hôtel chutent de 50%. Ainsi, plus un voyageur réalise de séjours dans des logements privés, moins il aura tendance à réserver une chambre d’hôtel. Malgré ce calcul qui peut sembler alarmant pour les hôteliers, il ne faut pas oublier qu’en 2013, seulement 14% des voyageurs américains ont loué un appartement ou une maison privé, et 3% ont réservé une chambre ou un lit chez un particulier; c’était le mode d’hébergement le moins populaire.

Changement fondamental ou tendance passagère?

Les adeptes de la consommation collaborative, qui sont en grande partie issus de la génération Y, continueront-ils à voyager de la sorte en vieillissant? Difficile de présager l’avenir, mais il est certain que leur utilisation d’Internet et des multiples outils technologiques est ancrée dans leurs comportements de voyage de manière durable. Les prestataires d’hébergement n’ont alors d’autre choix que d’y réagir et de s’adapter!

Première partie de l’analyse : Qui sont ces voyageurs qui réservent sur Airbnb?

 

Image à la une: © istockphoto

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Hébergement Technologies

Qui sont ces voyageurs qui réservent sur Airbnb?

La location de logement de courte durée est devenue un mode d’hébergement de plus en plus utilisé par les voyageurs, popularisé par l’arrivée de nouveaux sites Web tels qu’Airbnb. Grâce à un sondage effectué aux États-Unis, PhoCusWright a dressé le profil de ces utilisateurs et a établi leurs comportements, tout en les comparant aux autres voyageurs.

Méthodologie

Le sondage Web a été mené en février et mars 2014 auprès de 1880 Américains ayant réalisé au moins un séjour d’agrément au cours des 12 derniers mois. Pour répondre au sondage, ils devaient avoir réservé un hébergement commercial et planifié eux-mêmes leur voyage. La firme a distingué deux catégories de voyageurs: ceux qui ont loué une chambre, une maison ou un appartement privé, soit les «loueurs» (17%); et ceux qui ont utilisé d’autres modes d’hébergement durant leur séjour, les «non-loueurs» (83%).

Des voyageurs jeunes qui disposent de bons revenus

Plusieurs caractéristiques distinguent les loueurs des non-loueurs. Plus de la moitié (51%) des voyageurs américains ayant loué un hébergement privé au cours de la dernière année ont moins de 35 ans, comparativement à 38% des voyageurs qui réservent un autre mode d’hébergement (voir le graphique 1).

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De plus, on constate un net écart de revenus entre les deux catégories de voyageurs. En effet, 33% des non-loueurs disposent de revenus annuels par ménage de moins de 50 000$ US, comparativement à 24% des loueurs; la proportion de ces derniers à disposer de revenus entre 50 000$ et 125 000$ US est plus élevée que celle des non-loueurs. Cela montre que de manière générale, les loueurs sont des voyageurs plus aisés que les autres.

Les loueurs voyagent plus longtemps et sont plus actifs

Près de deux loueurs sur trois (63%) ont voyagé une ou deux semaines au cours de la dernière année, alors que seulement 43% des non-loueurs sont partis durant ces mêmes durées. De plus, les premiers voyagent davantage à l’étranger (42%, par rapport à 31%).

À l’exception des vols, les loueurs sont proportionnellement plus nombreux que les autres à réserver plusieurs composantes de leur séjour (location d’auto, forfait, croisière, train, visite), ce qui en fait des voyageurs actifs s’adonnant à davantage d’activités (voir le graphique 2).

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La «nouvelle génération de loueurs», une catégorie à part

PhoCusWright a déterminé une catégorie de voyageurs parmi ceux qui ont loué une chambre, une maison ou un appartement privé lors de la dernière année, qu’elle appelle «nouvelle génération de loueurs». Ceux-ci ont entre 18 et 34 ans, et se considèrent comme de fervents utilisateurs des nouvelles technologies; ils représentent 31% des loueurs.

Cette clientèle dépense davantage en vacances et part plus souvent. En effet, leur ménage y consacre un budget annuel moyen de 4338$ US, comparativement à 3743$ US pour les autres loueurs et 3153$ US pour les non-loueurs. De plus, 27% de ces voyageurs ont effectué au moins six voyages au cours de la dernière année, par rapport à 15% des autres loueurs et 9% des non-loueurs.

Le comportement de voyage de cette «nouvelle génération»

Plusieurs éléments des comportements de voyage de cette «nouvelle génération» la distinguent des autres voyageurs:

  • Ils souhaitent découvrir le plus possible la destination, rencontrer de nouvelles personnes et partager avec elles leurs expériences;
  • Ils sont spontanés, ils voyagent dès qu’ils en ont les moyens financiers;
  • Ils recherchent des établissements de petite taille ayant un certain cachet lorsqu’ils séjournent dans des hôtels;
  • Ils aiment voyager seuls ou entre amis.

Les modes d’hébergement utilisés

La «nouvelle génération de loueurs» a plus tendance à limiter ses dépenses d’hébergement que les autres loueurs, puisqu’elle séjourne davantage dans des hôtels économiques, des auberges et des chambres ou encore des lits chez des particuliers (voir le graphique 3).

À noter que PhoCusWright différencie deux types de location de logements: celui où le loueur paye pour l’ensemble de la résidence, dont son propriétaire est généralement absent («location d’un appartement ou d’une maison privé»); et celui où le loueur a accès à seulement une partie du logement, qui est habituellement habité par le propriétaire durant le séjour («chambre ou lit dans un appartement ou une maison privé»). Cette dernière catégorie est couramment offerte sur des sites Web tels qu’Airbnb, alors qu’elle n’apparaît pas du tout sur des sites comme HomeAway, qui se spécialisent dans la première catégorie de location.

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Pourquoi louer un logement plutôt qu’une chambre d’hôtel?

Les principaux facteurs de décision de l’ensemble des loueurs sont de pouvoir retrouver les mêmes équipements et installations que chez soi, de disposer d’un plus grand espace et de loger plus de personnes (voir le graphique 4). Néanmoins, la «nouvelle génération de loueurs» aime particulièrement jouir d’une liberté et d’une intimité qu’elle ne retrouve pas à l’hôtel, d’être dans un environnement plus détendu et de débourser moins d’argent pour ce logement.

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Hôteliers, comment réagir?

Est-ce que les hôteliers devraient s’inquiéter de perdre une partie de leur clientèle au profit des logements privés? Selon PhoCusWright, 82% des non-loueurs n’ont même pas considéré cette option lors de leurs voyages des 12 derniers mois. Cependant, les exploitants devraient s’adapter à cette «nouvelle génération de loueurs», car même si les locations répondent mieux à leurs besoins, ils utilisent divers modes d’hébergement en voyage.

La seconde partie de l’analyse, Comportement en ligne des voyageurs d’Airbnb, lève le voile sur les comportements de planification et de réservation en ligne de cette «nouvelle génération», tout en apportant d’autres éléments de réponse par rapport aux inquiétudes de l’industrie hôtelière.

 

Image à la une: © BY NC Melies The Bunny

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Marketing

Tout savoir sur les #mots-clics

Le mot-clic (hashtag) a pris naissance sur Twitter. Il s’agit d’une forme de tag accolé à une photo ou inséré dans une phrase. Il comprend un mot ou un groupe de mots (sans espaces) et est toujours précédé du symbole dièse (#). Le mot-clic favorise le regroupement des messages par catégories ou par thématiques. Il suffit de cliquer sur le mot-clic pour accéder au flux d’autres messages partageant le même tag et ainsi collecter un grand nombre de renseignements préalablement triés grâce à ce mot-clic qui sert de filtre. Toutes les plateformes sociales (Facebook, Twitter, Google+, Vine, Instagram, Pinterest…), ou presque, les intègrent.

On s’en sert pour:

  • organiser le contenu social;
  • suivre une thématique;
  • favoriser la conversation;
  • faire de la veille et surveiller sa réputation;
  • bâtir une communauté autour d’un intérêt commun symbolisé par le mot-clic;
  • exprimer des émotions;
  • atteindre une audience plus large;
  • augmenter l’engagement de sa communauté: les micromessages (tweets) qui contiennent des mots-clics permettent de doubler le taux d’engagement;
  • créer un engouement autour d’un événement;
  • connecter ses campagnes marketing aux réseaux sociaux.

L’abc d’un bon mot-clic

Pour être efficace, le mot-clic doit faire partie d’une stratégie de communication globale et être simple, concis et pertinent

Pour être efficace, le mot-clic doit faire partie d’une stratégie de communication globale et être simple, concis (pas plus de dix caractères) et pertinent. Par exemple, si vous créez un mot-clic pour un événement qui porte un long titre comme «Semaine nationale du tourisme de montagne 2014», envisagez d’utiliser une abréviation ou un sigle comme #SNTM14. Il doit également être facile à retenir et à utiliser, tout en étant significatif.

Optimiser son utilisation

De nos jours, beaucoup de gens utilisent les mots-clics comme une sorte de ponctuation, d’argument massue ou tout simplement comme une façon de mettre l’accent sur un aspect en particulier. D’un point de vue marketing, c’est tout simplement #inefficace, puisque ces termes sont tellement génériques qu’ils peuvent s’appliquer à n’importe qui ou à n’importe quoi.

Voici quelques conseils utiles pour construire la notoriété de votre marque et rejoindre des clients actuels et potentiels par une bonne utilisation des mots-clics:

  • Regardez les #mots employés par vos concurrents; vous pourriez trouver un moyen de les utiliser en vous démarquant ou encore en trouver d’autres plus appropriés.
  • Recherchez les comptes Twitter les plus suivis ou recommandés dans les thématiques qui vous intéressent et analysez leur biographie Twitter. Bien souvent vous y retrouverez des mots clés auxquels vous n’aurez pas pensé.
  • Faites quelques recherches sur Tagboard, Hashtag ou Topsy pour voir comment les mots que vous considérez sont utilisés et qui les utilisent.
  • Choisissez, si possible, des mots-clics populaires, soit ceux employés par des millions d’internautes. Ils symbolisent des tendances ou des recherches très populaires. Mais attention! Lorsque vous les utilisez, ils doivent apporter une valeur ajoutée à la conversation sinon ils se perdront dans la masse des messages.
  • Bâtissez une liste de mots-clics potentiels liés à vos objectifs marketing et établissez une stratégie de publication où vous utiliserez un ou deux mots-clics par message. Essayez-les individuellement et en combinaison avec d’autres pour voir les résultats que vous obtenez. Évitez de mettre un # devant des mots qui ne sont pas des catégories.
  • Voyez lesquels améliorent la portée de votre marque et raffinez vos utilisations de mots-clics au fur et à mesure. Vous devez également revoir vos hashtags sur une base régulière afin de s’assurer qu’ils sont toujours pertinents et qu’ils servent bien vos objectifs.
  • Limitez leur nombre dans un même message. Trop de mots-clics peut mener à une étiquette «pourriel». D’ailleurs, les recherches ont démontré que l’engagement des internautes chute de 17% lorsqu’un tweet contient plus de deux mots-clics.
  • Évitez d’intégrer le mot-clic dans le corps de la phrase; le placer à la fin rend sa lecture facile et rapide;
  • Proposez à votre audience un incitatif à l’utiliser tel un concours ou une réduction sur vos tarifs.

Mesurer sa popularité

Hashtagify, l’un des outils qui permettent de mesurer la popularité d’un mot-clic, se base sur un échantillon représentant 1% des tweets publiés, soit 577 millions de messages et près de 11 millions de mots-clics dans sa version gratuite. Il fournit une carte interactive présentant les principales données relatives au mot-clic saisi, soit les tweets récemment publiés avec ce mot-clic, les personnes les plus influentes, la langue utilisée, les autres mots-clics qui y sont associés (voir l’image ci-après), etc. 

Les dix principaux mots-clics liés à #JeudiTourisme

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Source: Hashtagify

Le taux de popularité des mots-clics s’échelonne de 0 à 100 (100 étant le plus utilisé sur Twitter). Dans l’exemple ci-dessus, l’outil indique un score de près de 28% pour #JeudiTourisme, de 70% pour #US, de 47% pour #tourism et de 45% pour #Gatineau. Plus le mot-clic est utilisé, plus le cercle est grand.

Pour que votre mot-clic demeure populaire, il importe d’interagir avec ses utilisateurs, idéalement de manière instantanée. L’outil IFTTT (If This Then That) peut vous aider à y parvenir. Ce service Web permet d’automatiser de très nombreuses actions courantes sur Internet en interconnectant près d’une trentaine de canaux comme Facebook, Twitter, Tumblr, LinkedIn, Gmail, Dropbox, Yammer, etc.

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Source: IFTTT

Cet outil vous permet de sélectionner un canal à l’origine de l’action, par exemple Twitter ou Instagram, puis de choisir une «recette». Chaque canal a ses propres déclencheurs (this) et actions (that). Par exemple, une recette pourrait être: «Si un message est publié sur Twitter avec mon mot-clic, je reçois une alerte par courriel ou un message texte.» Donc, vous pouvez répondre au message ou poursuivre la conversation s’il y a lieu. Aussi, comme il est possible de tout connecter via IFTTT, vous pouvez faire en sorte que ce message soit publié en même temps sur Facebook, Google+, Tumblr Foursquare, etc.  Chaque «recette» peut ensuite être gérée (modifiée ou supprimée) depuis le tableau de bord de l’utilisateur.

Le mot-clic est devenu un outil de marketing incontournable sur les réseaux sociaux. Les organisations l’utilisent de plus en plus pour renforcer leur image de marque, promouvoir leurs campagnes ou améliorer leur visibilité sur le Web. Et vous, quel usage en faites-vous?

 

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Technologies

Applications concrètes du Big Data en tourisme

Avant de se lancer dans l’analyse de données à grande échelle, le Big Data, une entreprise doit avoir conscience des difficultés à relever pour atteindre des résultats pertinents. Elle doit préalablement se doter d’un plan stratégique et surtout se fixer un objectif, c’est-à-dire déterminer l’utilisation qu’elle fera de cette mer de données, pour éviter littéralement de se noyer… À présent, le Big Data n’est plus seulement réservé aux grandes entreprises. Les avancées technologiques ouvrent les portes à toutes celles qui sont prêtes à y consacrer beaucoup de temps. Voici quelques exemples de projets dans l’industrie touristique.

Mesurer les flux touristiques

Orange, un exploitant français de téléphonie mobile, a rendu accessible les données provenant de son réseau sous la forme d’un dispositif appelé Flux Vision. Le Comité départemental du tourisme des Bouches-du-Rhône fut le premier à le tester durant l’été 2012. Isabelle Brémond, directrice générale du CDT, détaille l’utilisation qui a été faite de cet outil dans la revue Espace. Ce test a permis de connaître, sur une échelle de temps, les flux de déplacements sur un ou plusieurs territoires et la fréquentation touristique d’un lieu ou d’un événement. De plus, les données extraites distinguent les résidents des touristes, des excursionnistes et des personnes en transit (voir le schéma 1). Le profil de chaque segment est détaillé: nationalité, durée du séjour, lieu d’hébergement, etc. Grâce à un partenariat avec le Réseau national des destinations départementales, cet outil est à présent proposé à tous les départements français.

Schéma 1: Population résidente et additionnelle à Marseille du 2 juin au 31 août 2012

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Source: Revue Espace

Prévoir la fréquentation d’un territoire  

Ce système permet de suivre l’évolution des réservations vers la destination, en temps réel et par marché émetteur

En 2013, le Comité régional du tourisme (CRT) Côte d’Azur et son observatoire ont testé le système de prévision de fréquentation Forwardkeys. Comme l’explique Patrick Vece, directeur de l’Observatoire, dans la revue Espace, cet outil extrait les données des vols vers l’aéroport de Nice à partir des principaux GDS. Ce système permet de suivre l’évolution des réservations vers la destination, en temps réel et par marché émetteur, mais aussi de comparer ces données avec celles d’autres régions. En plus d’estimer le nombre d’arrivées de touristes sur une période donnée, il est possible de connaître les périodes de réservation et donc d’appliquer les stratégies marketing au moment opportun. L’objectif du CRT est d’établir un baromètre de tendance des réservations aériennes sur six mois afin d’informer les professionnels. En septembre 2013, l’agence de développement touristique Atout France a signé un contrat avec la firme à l’origine de cet outil pour rendre disponibles les prévisions de 12 aéroports du pays aux CRT.

Mieux gérer la relation client

La compagnie aérienne JetBlue travaille à mettre en place une plateforme interne, le customer hub, regroupant l’information de ses clients provenant de tous les canaux. Une telle plateforme lui permettra d’avoir une meilleure connaissance de chacun et d’interagir avec eux de manière individuelle. Grâce à cet outil, JetBlue souhaite par exemple augmenter les revenus complémentaires générés à bord de ses avions. Pour chaque vol, la quantité de produits à vendre (nourriture, produits hors taxe, etc.) sera calculée à l’avance selon les historiques d’achat des passagers.

une compagnie à bas prix (low cost), a récemment développé une nouvelle application qui fournit aux membres d’équipage de l’information complète sur les passagers

D’autres compagnies aériennes ont muni leurs agents de bord de tablettes électroniques afin qu’ils puissent consulter le profil et les préférences de chaque client, comme c’est le cas de Delta Air Lines, de British Airways et d’Allegiant Air. Cette dernière, une compagnie à bas prix (low cost), a récemment développé une nouvelle application qui fournit aux membres d’équipage de l’information complète sur les passagers: assignation de sièges, demandes spéciales, préférences de repas, statuts du programme de fidélité, historique des achats à bord et informations en temps réel permettant, par exemple, de prévenir les clients des changements d’horaires de leurs vols de correspondance (voir l’image ci-dessous).

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Source: runawaygirlnetwork.com

Améliorer l’expérience client en ligne

Grâce à l’analyse des comportements d’achat et de voyage de sa clientèle, Expedia a ajouté de nouvelles fonctionnalités à son application mobile en janvier dernier.

  • Flight Recommendations simplifie le processus de recherche en fournissant à l’internaute d’autres itinéraires pouvant lui plaire. Il peut comparer ses résultats de recherche à ceux des personnes ayant sélectionné un ou deux paramètres différents.
  • Scratchpad permet d’enregistrer les résultats de recherche afin d’y revenir plus tard ou de les envoyer à une adresse courriel.
  • Itinerary Sharing offre la possibilité de partager un itinéraire par courriel, message texte, AirDrop (système de partage de fichiers sur Apple) ou Facebook. Lorsque le vol du voyageur est en retard, les personnes de son entourage utilisant l’application d’Expedia reçoivent une alerte.

Zaptravel, une jeune entreprise lancée en 2012, propose un moteur de recherche de voyages basé sur la sémantique. L’utilisateur fournit une phrase (en anglais), telle que «J’aimerais surfer sur les meilleures vagues», «Je cherche une petite ville pittoresque pour une belle escapade» ou «Je rêve de l’Europe». Des résultats pertinents s’affichent sur une carte du monde avec les meilleurs tarifs offerts par des agences de voyages en ligne (OTA). Pour parvenir à ce résultat, le moteur analyse des milliers de destinations et d’événements, puis y agrège les vols et forfaits des OTA.

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Source: Zaptravel

Prévoir les prix

Le métamoteur Kayak analyse les données de recherches effectuées sur ses différents sites et applications mobiles afin de fournir une prévision des prix des vols pour les sept prochains jours. Un pourcentage de confiance s’affiche (voir l’image ci-dessous), proportionnel à la probabilité que les tarifs augmentent ou baissent dans les jours à venir. Un avis est émis, soit «achetez» ou «attendez».

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Source: Kayak

Pour conclure, afin de rendre la gestion des données numériques plus efficace, il peut être pertinent de mener des initiatives conjointes entre différents secteurs d’activités. À lire prochainement, le témoignage d’Antoine Chotard, de l’agence des initiatives numériques en France, impliqué dans un projet similaire à l’échelle d’un territoire.

 

Image à la une: © freeimages.com

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Gestion

Et si l’on définissait l’observatoire 3.0 pour nos territoires?

L’analyse et l’utilisation des données numériques représentent un défi pour l’industrie touristique. En complément à l’analyse Applications concrètes du Big Data en tourisme, voici l’exemple de l’agence des initiatives numériques (AEC) de la région Aquitaine (France) qui a eu l’idée de mettre en place une série d’ateliers appelés Bacalabs. Le but est de développer les métiers et savoir-faire autour du Big Data en réunissant des acteurs de différents secteurs d’activités autour d’une même table, dont des professionnels du tourisme. Antoine Chotard, responsable de la veille et de la prospective chez AEC, nous explique de quoi il s’agit et nous parle de leur dernier projet lié à la gestion de la réputation du territoire.

L’Aquitaine est riche de son patrimoine côtier et des économies qui en découlent. Le cordon littoral aquitain constitue un important potentiel d’énergies nouvelles et des espaces présentant une attractivité toujours plus forte pour les activités humaines, notamment touristiques. Pour autant, il est mis à mal par les récentes tempêtes et marées hivernales. Cette actualité a renforcé notre souhait d’organiser, avec le soutien de la Région Aquitaine (Délégation TIC) et de la Lyonnaise des eaux, des ateliers sur les nouveaux métiers et savoir-faire de la data au service du littoral.

Cette série d’ateliers appelés Bacalabs permet avant tout d’identifier les compétences et les métiers du traitement numérique de la donnée à encourager

L’Aquitaine a assurément un enjeu de taille dans la maîtrise de son potentiel littoral, potentiel auquel nous devons associer des compétences technologiques et analytiques préexistantes ou à renforcer. Cette série d’ateliers appelés Bacalabs permet avant tout d’identifier les compétences et les métiers du traitement numérique de la donnée à encourager dès aujourd’hui pour renforcer notre compréhension des phénomènes sociaux, climatologiques, économiques et touristiques sur les territoires.

Les Bacalabs sont des ateliers de créativité réunissant des «experts métiers» et des «offreurs numériques» autour d’un enjeu bien identifié. Imaginés par l’AEC, les Bacalabs ont pour objectif d’imaginer ensemble les services numériques de demain pour:

  1. Offrir une réponse adaptée aux besoins numériques des citoyens, filières et collectivités d’Aquitaine;
  2. Permettre aux entreprises régionales de la filière numérique de développer des services ciblés, innovants, susceptibles de trouver rapidement et durablement leur marché.

Nous réunissons donc des experts du littoral et des géosciences, des acteurs du tourisme, de jeunes entreprises offrant des services de traitement et de visualisation de données, des spécialistes de l’image satellite, des acteurs du tourisme institutionnel et les collectivités, bien évidemment, en vue d’améliorer ou de créer des outils numériques d’analyse par une approche globale, systémique et décloisonnée des données. Certains étaient très surpris de se retrouver à une même table, mais se sont laissés convaincre.

Ce type d’ateliers cherche donc à susciter le décloisonnement dans les compétences des hommes, mais aussi à favoriser toujours plus d’interopérabilité et de corrélations dans les données numériques produites sur et par le territoire, qu’elles soient publiques ou privées, besoin qui s’exprime d’ailleurs dans de très nombreux secteurs d’activité.

A l’occasion du premier temps de réunion de ce groupe, un besoin fort a été exprimé sur la gestion en temps réel de la réputation des territoires côtiers: 

  • Comment intégrer l’analyse des réseaux sociaux dans la gestion de crise lors des tempêtes, des submersions, des rejets volontaires et involontaires (voir l’image ci-dessous du fil Twitter du maire d’Anglet, après l’échouage du cargo Luno);
  • Comment observer l’évolution de la réputation des plages, alors que la qualité des eaux est décriée en pleine saison estivale;
  • Comment prévenir les fermetures de plage et anticiper le flux automobile de touristes.

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Source: Twitter

Autant d’informations contextuelles, aujourd’hui hautement disponibles, mais sous-exploitées et pourtant utiles à de nombreux acteurs comme les professionnels et acteurs institutionnels du tourisme et les forces de l’ordre. Une seconde réunion sera organisée dans les prochaines semaines pour présenter les bonnes pratiques et les services existants pouvant rendre opérationnelle cette analyse de l’expression sur les réseaux sociaux.

Le Réseau national des destinations départementales (Rn2D) a entamé une réflexion verticale entre acteurs du tourisme institutionnel hexagonal sur l’usage des données de flux fournies par Orange, ce qui est très bien. Mais nous souhaitons aussi que les réflexions sur le potentiel des données comportementales, de réseaux sociaux, issues des collectivités, bref dans toute leur diversité […], soient la base d’une réflexion verticale permettant localement de répondre à des défis territoriaux majeurs comme l’observation du littoral.

le partage de données est devenu une condition primordiale de développement de service et d’intelligence territoriale

Il n’y a qu’à voir l’importance des données contextuelles dans la définition de valeurs des services numériques des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) pour comprendre que le partage de données est devenu une condition primordiale de développement de service et d’intelligence territoriale, et qu’une innovation ne peut plus se concevoir isolée. Un observatoire territorial non plus d’ailleurs: il doit se doter des dernières compétences d’analyse en temps réel. Je vous invite à aller voir ce que New York peut faire avec sa Geek Squad, une équipe de spécialistes des données numériques au service de la ville; elle dessine une observation multidisciplinaire, plus systémique, s’appuyant sur des compétences Big Data et sur une politique pionnière d’ouverture et de réutilisation des données (open data).

Les acteurs du tourisme institutionnel ont une place importante à jouer dans cette démarche innovante d’observation, car ils sont parmi les premiers à s’être emparé de la relation numérique avec les visiteurs et les habitants. Ils sont donc aussi bien placés pour prendre le pouls des territoires grâce aux services numériques d’outsourcing qu’ils déploient (applications mobiles, wifi de destination, etc.).

 

Image à la une : © aecom.org

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Produits et activités Tendances

La ville intelligente grâce à l’Internet des objets

Un pan important de l’Internet des objets découle des innovations liées aux capteurs sans fil. Ces dispositifs sont capables de détecter des données environnementales, comme la température, le bruit, la pression atmosphérique, ainsi que certaines composantes chimiques et ensuite, de transmettre ces informations en temps réel.

La compagnie Intel et la Ville de Dublin ont récemment annoncé leur intention d’utiliser l’Internet des objets pour le projet Smart City. Environ 200 lieux seront dotés de capteurs et surveilleront les conditions environnementales. Les données relatives à celles-ci seront accessibles à tous (open data) afin de favoriser la création d’applications utilisant l’information en temps réel pour les résidents. Par exemple, les cyclistes ou les sportifs pourront trouver les trajets les plus «sains» et la Ville pourra réagir en ajustant le trafic ou en plantant plus d’arbres dans certaines zones.

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Marchés géographiques

Le marché américain scruté aux Assises du Tourisme

Le Québec a accueilli 2,39 millions de visiteurs américains en 2012, dont 1,79 million de touristes. Bien que ce nombre soit plutôt stable par rapport à 2011, il est bien en deçà de celui de 2002, qui dépassait les 4 millions. Le taux de change est moins favorable à nos voisins, et la récession qui a débuté en 2008 a freiné leurs ardeurs. Cela dit, la conjoncture n’explique pas à elle seule ce déclin, puisqu’ils ont recommencé à voyager à l’international.

Dans l’ensemble du Canada, une légère hausse est observée: on a compté, pour 2013, 12 millions de voyages d’au moins une nuit par des Américains, soit 1% de plus qu’en 2012. La proportion des voyages en avion a quant à elle connu une hausse de 4,9%.

Contexte économique américain favorable

la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

Pedro Antunes, directeur général et économiste en chef adjoint du Conference Board du Canada, a présenté les perspectives économiques du marché américain. Selon lui, la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

  • Bien que les dépenses publiques demeurent en baisse, la diminution est moindre et l’on prévoit une légère reprise en 2015.
  • Le taux d’emploi a presque atteint celui d’avant la crise et le taux de chômage diminue.
  • Un bon indicateur de la confiance des entreprises est l’investissement réel qu’on y fait. Les variations d’année en année sont positives.
  • Les taux d’intérêt aux États-Unis et au Canada devraient augmenter à partir de la fin de 2015.
  • Le prix de vente des maisons revient à la hausse, après un creux de 2009 à 2011.
  • L’indice de confiance des consommateurs n’est pas revenu tout à fait à ce qu’il était avant la récession, mais il connaît une hausse.
  • Les dépenses de consommation devraient croître de 2,5 à 3% en 2014-2015 (voir le graphique 1).

La reprise économique s’avère plus marquée dans les États du sud que dans le nord-est.

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M. Antunes a expliqué que l’économie mondiale devrait se renforcer cette année et que la croissance viendra probablement des économies développées, contrairement aux autres années, c’est-à-dire principalement de l’Europe, des États-Unis et du Japon. On parle moins des pays du BRIC; la Chine et l’Inde, qui représentent 12% de l’économie mondiale, se portent bien, mais les économistes sont plus inquiets quant à la Russie et au Brésil.

Prévisions positives, mais timides

Le Conference Board du Canada a également effectué des prévisions sur les arrivées de touristes internationaux au Québec. Les estimations pour l’année 2013 sont positives, mais faibles: un mince 1,7% d’augmentation pour le marché américain. Des hausses d’environ 2 à 3% sont prévues pour tous les marchés en 2014, et légèrement moindres pour 2015 (voir le graphique 2).

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Dans le cas des États-Unis, les visites en automobile devraient croître davantage en 2014 et en 2015 qu’en 2013. Bien que les variations soient estimées plus fortes pour les voyages en avion, les prévisions de croissance ne le sont pas autant qu’en 2013 (voir le graphique 3). 

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Quelle est la notoriété du Canada?

Pour mieux définir les messages véhiculés dans les campagnes de communication sur le marché américain, il est important de connaître les perceptions de ces voyageurs envers le Canada. John DiStefano, directeur principal de la recherche pour PhoCusWright, a présenté les résultats d’un sondage mené en février et en mars 2014 auprès de 6079 voyageurs d’agrément américains.

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains, après Las Vegas (15%), la Floride (15%) et New York (8%). Fait étonnant, il surpasse de 2% le parc d’attractions Disney World. Malgré cela, l’étude constate un écart entre l’attrait pour la destination et le passage à l’acte, puisque seulement 3% des répondants ont déjà visité le Canada. Par ailleurs, ceux qui démontrent un intérêt premier pour des vacances au Canada sont cinq fois plus susceptibles d’avoir déjà voyagé dans le pays.

Toronto, Montréal et Vancouver sont les principales destinations canadiennes considérées par les répondants (voir le graphique 4). Québec est la première province mentionnée dans le top 3 des destinations pour environ 15% d’entre eux, suivie de l’Ontario (entre 6% et 8% des voyageurs). Cependant, ces répondants sont moins nombreux à concrétiser leur désir. Des destinations comme Niagara et la ville de Québec sont plus envisagées par les Américains qui planifient leur prochain séjour au Canada que par l’ensemble des voyageurs.

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Comment les voyageurs perçoivent-ils le Canada?

Selon les voyageurs américains, les éléments qui sont considérés très importants dans le choix d’une destination et qui correspondent aux atouts de l’offre touristique canadienne sont les beautés naturelles, l’aspect chaleureux de la destination et le bon rapport qualité-prix. Il s’agit donc des principaux attraits sur lesquels PhoCusWright suggère de continuer de mettre l’accent dans les communications marketing (voir le schéma 1). Quoique moins importants pour les voyageurs américains, l’abondance de neige et l’accès aux sports d’hiver sont tout de même perçus comme un atout fort du Canada pour lequel les efforts marketing devraient être maintenus. Les répondants accordent une grande valeur aux climats chauds et ensoleillés et aux attractions touristiques de classe mondiale, attributs qu’ils associent moins au Canada et sur lesquels il y aurait lieu de mieux informer les touristes potentiels.

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Améliorer la communication

seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada

Le Canada doit accentuer ses efforts dans la transmission des messages puisque, selon le sondage, seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada. De plus, ils se souviennent de la destination, mais pas de l’offre d’activités et ils l’associent très souvent au froid. C’est un préjugé tenace dont le pays ne pourra se départir qu’en misant sur des actions de communication et de marketing. La nécessité de véhiculer un message fort pour consolider l’image de marque sur le marché américain, c’est aussi l’avis de Wayne St-John, PDG de Publicitas Canada. Selon lui, il y a une incompréhension de ce marché de la part des professionnels canadiens du marketing, en partie due à un manque de coordination et de concertation.

Comment le Québec peut-il séduire le marché américain?

Selon François de Gaspé Beaubien, président du conseil et chef de la direction de Zoom Media, le Québec doit s’adapter au marché américain s’il veut attirer davantage de voyageurs. Il ajoute que le plus grand défi de l’industrie touristique est de se faire connaître sur ce marché, car «ils nous aiment, mais ne sont pas au courant de ce qu’on peut leur offrir».

Chaque panéliste et conférencier des Assises y est allé de ses conseils afin d’attirer les voyageurs américains au Québec: forfaitiser les produits vedettes, miser sur le marketing de niche, utiliser les bannières hôtelières pour promouvoir la destination, poursuivre les efforts de création de contenu, innover continuellement et travailler conjointement entre associations touristiques régionales et entre provinces.

Travailler le taux de conversion

Le Canada jouit d’une forte notoriété qui ne se concrétise malheureusement pas en autant de visites. Comment alors combler l’écart entre le désir et l’action? Les conférenciers étaient unanimes: le Québec possède de nombreux attraits exclusifs, mais encore faut-il les faire connaître…

 

Analyse écrite en collaboration avec Aude Lenoir

 

– Image à la UNE : Michel Julien, COMMUNICATIONS MICHEL JULIEN, www.micheljulien.com

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Marchés géographiques

Les Américains au Québec en 2012: un peu de stabilité

Bilan 2012

Alors que le Canada a accueilli 11,9 millions de voyageurs américains en 2012 – en hausse de 3% par rapport à 2011 –, ces touristes ont effectué près de 1,8 million de voyages d’une nuit ou plus au Québec, un résultat comparable à 2011.

Pour leur part, les excursionnistes ont été un peu moins nombreux à fouler le sol québécois (-1%). Globalement, ces résultats sont dus à une baisse des segments d’affaires et d’agrément, qui a été compensée par une augmentation des visites de parents ou d’amis (voir le tableau 1).

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D’où viennent-ils?

Ces Américains proviennent principalement de l’État de New York (21%), qui connaît une hausse annuelle moyenne de 1,3% des arrivées de touristes au Québec depuis 2006. L’Illinois (5,7%) et la Californie (0,7%) sont deux autres États qui démontrent un accroissement sur cette période. Pour leur part, le Massachusetts (11%), le New Jersey (7%) et le Vermont (6%) comptent toujours pour une part importante des touristes américains au Québec, malgré une décroissance dans les six dernières années (voir les graphiques 1 et 2).

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Quel est le but de leur voyage?

près de six touristes américains sur dix se déplacent au Québec par agrément

Au total, près de six touristes américains sur dix se déplacent au Québec par agrément, principalement ceux du Maine, de la Californie, de l’État de New York et de la Pennsylvanie. Pour leur part, le Massachusetts, le Connecticut et le Vermont ont une proportion supérieure de touristes en visite chez des parents ou des amis, comparativement aux autres États. Notons aussi que pour l’Illinois et le Texas, les touristes d’affaires comptent pour une proportion importante du total de visiteurs en sol québécois (voir le graphique 3).

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Quelles activités pratiquent-ils?

Le magasinage (54%) constitue toujours l’activité la plus prisée par nos voisins américains en visite dans la province. Elle est suivie, pour de nombreux États, par la visite d’un site historique (41%). La fréquentation de festivals, de foires ou de manifestations culturelles intéresse principalement les touristes originaires de la Californie, du Vermont, du Texas et de l’État de New York. Ceux qui viennent du Maine semblent privilégier les activités sportives et de plein air, ainsi que le ski alpin et la planche à neige. Soulignons enfin l’intérêt des Texans, des Floridiens et des Californiens pour les parcs naturels (voir le graphique 4).

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Quelles régions visitent-ils?

Alors que le nombre d’Américains au Québec a reculé annuellement de 2,7% en moyenne entre 2006 et 2012, certains territoires ont vu leur nombre de touristes diminuer considérablement. C’est le cas des régions de Chaudière-Appalaches (-14%), de la Gaspésie (-13%), de Charlevoix (-11%) et de la Mauricie (-11%), qui ont connu une importante diminution annuelle moyenne sur cette période. Montréal (-1%) et Québec (-6%), qui accueillent un volume considérable de touristes, ont aussi subi une diminution dans les six dernières années. Durant cette période plus difficile, les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean (24%), de Laval (7%), de Lanaudière (6%), de l’Abitibi-Témiscamingue (6%) et du Centre-du-Québec (4%) ont en revanche vu leur nombre de touristes américains augmenter (voir le graphique 5).

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Quand viennent-ils?

En 2012, 39% des touristes américains ont préféré visiter notre province durant l’été

En 2012, 39% des touristes américains ont préféré visiter notre province durant l’été, comparativement à 26% au printemps, 20% à l’automne et 15% en hiver. Une plus forte proportion de touristes originaires du Texas (63%) et de la Pennsylvanie (45%) privilégient la période estivale, l’hiver est quant à lui plutôt prisé par les résidents du Maine (26%), du New Hampshire (20%) et du New Jersey (20%), tandis que les touristes de l’Illinois apprécient la saison automnale (33%) (voir le graphique 6).

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Qui sont-ils?

Alors que 58% des touristes ont plus de 45 ans, certains États présentent une proportion intéressante de touristes de moins de 35 ans: le New Jersey (36%), le Texas (36%) et le Massachusetts (29%). À l’inverse, le Québec semble plus populaire auprès des 55 ans et plus originaires de la Pennsylvanie (49%), de la Californie (46%) et de trois autres États de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, 48%; New Hampshire, 47%; Maine, 40%) (voir le graphique 7).

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Quelques caractéristiques de leurs voyages

Alors que les durées de séjour et tailles de groupe moyennes sont restées relativement stables depuis 2006 pour les touristes d’agrément, le marché d’affaires a connu une légère diminution de la taille moyenne de ses groupes, qui est passée de 1,5 à 1,2 sur cette période. Les dépenses moyennes par nuitée sont en légère augmentation pour les touristes d’agrément (+3%) et en diminution pour les voyageurs d’affaires (-3%), depuis 2006 (voir le tableau 2).

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Au vu de ces résultats, comment l’industrie touristique québécoise peut-elle se démarquer auprès du marché américain, et quels segments de marché devrait-elle cibler?

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Segments de clientèles

Tour d’horizon des voyages d’affaires en Amérique du Nord

Les voyages d’affaires domestiques en hausse

Selon Euromonitor, l’Amérique du Nord se classait en 2012 au cinquième rang mondial en ce qui a trait aux arrivées internationales de voyageurs d’affaires, avec environ 21 millions d’arrivées (moins de 10% de part de marché). Cependant, elle rafle 18% de l’ensemble des voyages domestiques réalisés à travers le monde, soit 342 millions de séjours, ce qui la positionne au deuxième rang derrière l’Asie-Pacifique (64% de part de marché).

2013 devrait marquer la plus forte croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec pour la période 2012-2017 (+ 3,2%).

Le Conference Board du Canada estime à 10,5 millions le nombre de visites de voyageurs  d’affaires canadiens au pays en 2013, ce qui représente une hausse de 2% par rapport à 2012. De plus, 2013 devrait marquer la plus forte croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec pour la période 2012-2017 (+ 3,2%). Selon le sondage de l’automne dernier de Deloitte, les voyageurs canadiens sont plus nombreux qu’en 2012 à prévoir se déplacer pour affaires autant ou davantage au cours des 12 prochains mois (voir le tableau 1). Ils le feront plus spécifiquement au Canada qu’aux États-Unis ou dans le reste du monde.

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Enfin, la durée de séjour d’un voyageur d’affaires au Québec s’est allongée, passant de 2,9 jours en moyenne entre 2001 et 2009 à 3,6 jours durant la période 2010-2012, selon l’Association des bureaux de congrès du Québec.

Les principales destinations nord-américaines pour les voyages d’affaires

Concur, un fournisseur de solutions technologiques, a analysé les budgets voyages et divertissements de ses entreprises clientes, qui totalisaient ensemble 50 milliards de dollars américains en 2012. Selon son classement des villes les plus visitées à travers le monde (hors États-Unis) par les voyageurs d’affaires, établi à partir des nuitées dans les hôtels, 4 villes canadiennes se hissent parmi les 25 premières: Toronto (6e), Montréal (11e), Calgary (14e) et Vancouver (15e). La métropole de l’Ontario est la ville où ces voyageurs dépensent le plus, puisqu’ils doivent débourser en moyenne 391$ US par jour (voir le tableau 2). Le poste de dépenses du divertissement est le plus important pour trois de ces quatre villes, alors que les frais de transport sont les moins élevés pour chacune d’entre elles.

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Aux États-Unis, la ville la plus fréquentée par les voyageurs d’affaires, New York, est aussi la plus coûteuse (voir le tableau 3). De manière générale, ceux-ci dépensent en moyenne davantage pour leur hébergement et leur divertissement aux États-Unis qu’au Canada.

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Le comportement en ligne des voyageurs lors de la planification

Les voyageurs d’affaires sont plus actifs sur le Web que les touristes d’agrément

Google a mené au printemps 2013 un sondage auprès de 5 000 voyageurs américains de 21 à 54 ans qui ont réalisé au moins un voyage d’agrément (ou 3 pour les voyageurs d’affaires) au cours des 6 derniers mois. Les résultats font état de leur comportement en ligne. Les voyageurs d’affaires sont plus actifs sur le Web que les touristes d’agrément pour toutes les actions, notamment s’inspirer, planifier leur séjour, demander de l’information touristique ou encore visionner une vidéo de voyage (voir le graphique 1).

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Les voyageurs d’affaires planifient avant tout leur séjour en naviguant sur les sites des hôtels (68%) et des compagnies aériennes (57%; voir le graphique 2). En comparaison, les voyageurs d’agrément utilisent avant tout les moteurs de recherche (60%), suivis de très près par les sites des marques hôtelières (58%). La proportion des voyageurs d’affaires qui planifient leur séjour sur les sites Web des prestataires est plus importante que pour les voyageurs d’agrément. Une autre disparité dans le comportement de planification de ces deux segments de clientèle est leur fréquentation des sites de location de voitures: 43% des voyageurs d’agrément comparativement à 27% des voyageurs d’affaires.

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Voici quelques autres faits saillants du sondage Google concernant les voyageurs d’affaires:

  • Lors de la planification du voyage, les principaux critères d’influence sont le prix, la commodité et les expériences passées.
  • Ils sont 65% à réserver plus souvent en direct qu’en passant par les agences de voyages en ligne, ce qui représente une hausse de 11% par rapport à 2012.
  • La tendance des voyages de type bleisure est bien présente, puisque 57% de ces voyageurs prévoient allonger leur séjour afin de réaliser des activités d’agrément.
  • Ils sont 43% à être attirés par les plateformes communautaires telles que Airbnb et Zipcar plutôt que par l’hôtellerie et la location de voitures traditionnelles.

Des voyageurs connectés

57% des voyageurs d’affaires américains ont utilisé leur appareil mobile pour consulter de l’information touristique

Selon le même sondage de Google datant cette fois-ci de 2012, 57% des voyageurs d’affaires américains ont utilisé leur appareil mobile pour consulter de l’information touristique, comparativement à seulement 38% des voyageurs d’agrément.

Par ailleurs, Business Travel News révèle que plus de la moitié des voyageurs d’affaires nord-américains consultent le statut de leur vol en ligne (voir le tableau 4). Les voyageurs de moins de 35 ans effectuent des réservations sur les appareils mobiles et utilisent des organisateurs personnels dans une plus forte proportion que les autres.

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Le comportement Web des voyageurs d’affaires fait écho à la tendance générale, qui est de planifier et de réserver soi-même son séjour. Les agences de voyages d’affaires ont dès lors des défis à relever afin de justifier leur utilité. Des changements à surveiller…

 

– Image à la une ©istockphoto

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Segments de clientèles Tendances

Prévisions 2014 pour les réunions d’affaires

L’utilisation croissante des médias sociaux sera la principale tendance prévue en 2014 dans le secteur des réunions. Les planificateurs anticipent encore une fois des restrictions budgétaires de leurs clientèles, ce qui pourrait expliquer la hausse du nombre de réunions sur les marchés domestiques.

Prévisions d’affaires des planificateurs de réunions

Selon un sondage prévisionnel d’American Express, les planificateurs nord-américains prévoient en 2014 une hausse de 1,5% du nombre de réunions par entreprise, comparativement à l’année précédente. Le volume de ces événements restera stable en Europe et baissera de 1,2% dans la région Asie-Pacifique. Les hôteliers sont cependant plus optimistes, puisqu’ils entrevoient une augmentation de 3% à l’échelle planétaire.

En Amérique du Nord, 46% des répondants anticipent une croissance du volume, alors qu’un quart d’entre eux seulement tablent sur une baisse (voir le graphique 1). Le nombre de participants par réunion sera majoritairement stable (47%); néanmoins, près du tiers (31%) des planificateurs s’attendent à une augmentation. Quant à la durée moyenne de l’événement, 70% n’entrevoient aucun changement en 2014.

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en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013

Toujours en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013. Les répondants européens prévoient une diminution de 1,8% et ceux de l’Asie-Pacifique de 3,6%, en ce qui concerne les dépenses. Les budgets individuels pourraient chuter de 4,4% pour cette dernière région, soit la plus forte baisse de toutes pour 2014.

Les prévisions des tarifs hôteliers négociés sont similaires à celles faites pour l’an passé, avec des hausses de 3 à 5% pour toutes les régions, à l’exception de l’Europe (0%). Néanmoins, il est intéressant de constater que les hôteliers prévoient une augmentation moins importante de 1,8% à l’échelle globale.

Tendances générales

American Express et Carlson Wagonlit Travel identifient plusieurs tendances et changements pour 2014.

  • Technologie mobile et médias sociaux:

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements.

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements. Les participants sont à la recherche de différentes fonctionnalités: l’interactivité, le partage de commentaires durant le déroulement des réunions ainsi que l’accès à des informations détaillées sur les conférenciers et les contenus abordés. Pour les événements de grande envergure, les applications mobiles sont perçues comme un outil de communication très efficace avec les participants. De plus, les planificateurs nord-américains prévoient une hausse de 4% de l’utilisation des médias sociaux durant les réunions, supérieure donc à celle des Asiatiques (3,2%) et des Européens (2,5%). Enfin, grâce à un meilleur accès aux données clients (big data), les planificateurs sont en mesure de personnaliser leurs services pour chaque participant, en lui envoyant par exemple les invitations et itinéraires routiers sur son appareil mobile.

  • Marché domestique:

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions (voir le tableau 1). Cette tendance s’explique par la volonté des entreprises de réduire la durée des voyages et les coûts inhérents. La demande des Nord-Américains pour des événements qui ont lieu dans leur région devrait croître de 2,3% et celle des Européens de 2,4%. La plus forte hausse concernera le marché de l’Asie-Pacifique (4%).

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  • Sécurité des participants:

La sécurité et la sûreté d’une destination continueront d’influencer grandement la tenue d’événements en 2014. Les instabilités économiques et politiques qui perdurent dans certaines régions ainsi que l’accroissement des voyages d’affaires dans les marchés émergents contribuent à faire de la sécurité un élément majeur de la planification des réunions en 2014.

  • Réunions virtuelles:

Les planificateurs nord-américains sondés par American Express prévoient organiser davantage de réunions virtuelles en 2014 que l’an passé. En effet, 30% d’entre eux utiliseront une technologie virtuelle ou hybride (incluant des événements réels) pour plus de 10% des réunions, alors que seulement 18% avaient cette intention pour 2013.

  • Consolidation des budgets des entreprises:

À l’échelle mondiale, les deux organismes notent une préoccupation resserrée autour des budgets et des dépenses. Cela entraînera un accroissement de l’importance des tarifs de groupes pour les planificateurs, en raison de leur plus grande possibilité de négociation et de flexibilité. De leur côté, les entreprises continueront de consolider leurs politiques de réunions et chercheront un fournisseur unique capable de leur apporter un soutien global et des économies de coûts. Carlson Wagonlit Travel s’apprête à lancer en Amérique du Nord l’outil «CWT Meetings & Events Dashboard», permettant aux entreprises d’exercer un meilleur contrôle de leurs dépenses en réunions et événements.

Le «virage affaires» amorcé par Tourisme Montréal à la fin 2013 semble débuter à point nommé, à l’heure où les marchés domestiques attirent davantage d’entreprises pour la tenue de leurs réunions. Les marchés limitrophes de Toronto et de Boston sont dans leur ligne de mire, arriveront-ils à les courtiser?

Image à la une: © By NC Grand Hyatt San Francisco