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Avant, pendant et après la visite touristique culturelle

L’expérience culturelle d’aujourd’hui débute bien avant de se balader sur les lieux et se poursuit au-delà de la visite. Le Web et les nouveaux outils technologiques aident à gérer la relation avec un touriste. Ce dernier s’attend d’ailleurs à ce que l’entreprise réponde à ses besoins à chacune des trois étapes: avant, pendant et après la visite. «Pour les sites culturels et touristiques, il ne s’agit donc plus seulement de fournir un service limité dans le temps, mais de construire une véritable gestion de la «relation client» par une communication ininterrompue.»

Cette analyse est inspirée principalement par l’étude, Visite culturelle et TIC,  réalisée par Atout France (dont la citation précédente) ainsi que par divers écrits de Philippe Fabry, responsable du e-tourisme à ATOUT France (l’agence de développement touristique de la France), qui s’intéresse particulièrement à l’apport des technologies aux cours d’une expérience culturelle. L’expérience touristique d’un attrait est aujourd’hui autant physique que virtuelle. Le site, tant sur place qu’à travers son portail Web doit inviter le visiteur à découvrir les alentours, à consommer et à acheter des produits dérivés ou locaux et à partager son expérience.

Avant

Le premier contact se fait généralement par Internet. Le touriste potentiel s’y rend pour se renseigner et c’est l’occasion de faire preuve d’attractivité, de piquer sa curiosité mais aussi de lui fournir toutes les informations pratiques dont il pourrait avoir besoin. Il s’agit en fait de se mettre à la place de l’internaute pour le comprendre et répondre à ses motivations, ses questionnements et ses intérêts. Les façons de s’y prendre ont bien évolué au cours des dernières années.

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Source: Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Outre les exemples mentionnés dans le tableau, il est possible de proposer une visite virtuelle comme le font les centres de villégiature CenterParcs en France ou encore de présenter des collections en ligne. Le Musée d’art de Joliette offre une belle vitrine à une partie de sa collection avec le projet «Itinéraire en art contemporain».

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Musée d’art de Joliette

Les jeux interactifs sont une façon intéressante de prendre contact avec l’éventuel visiteur, particulièrement les groupes scolaires. Le musée Pointe-à-Callière en offre quelques exemples.

PAC

Musée Pointe-à-Callière

Pendant

Une fois in situ, la visite doit être à la hauteur des attentes, tant sur le plan de l’orientation dans l’espace que de la satisfaction de la curiosité et des désirs. Les nouveaux outils technologiques permettent de multiplier les possibilités d’information pour répondre à différents publics cibles (enfants, touristes, handicapés) et agrémentent ou encore facilitent la visite.

Pour la visite de Versailles par exemple, plusieurs documents sonores et vidéos sont téléchargeables gratuitement et géolocalisés. À surveiller, la nouveauté de l’heure: la réalité augmentée. Pour les lieux culturels, elle offre de multiples possibilités comme, entre autres, la visualisation de monuments disparus ou des simulations du passé (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

Autre exemple, le Musée de la civilisation de Québec œuvre à la mise en place d’une visite de la place Royale à Québec en utilisant comme guides des outils mobiles comme l’iPhone ou l’iPod (lire aussi: La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Après

Souvent négligée, cette dernière étape est de plus en plus importante en raison de la facilité avec laquelle les consommateurs peuvent maintenant partager leur opinion à un très grand nombre de personnes grâce à Internet. Le bouche-à-oreille d’aujourd’hui a une très grande portée, que l’expérience soit positive ou négative. M. Fabry recommande aux établissements culturels de prendre les devant en offrant des tribunes sur le Web, que ce soit un questionnaire de satisfaction en ligne, un forum ou par le biais de sites connexes. Il est aussi possible de favoriser les commentaires des visiteurs sur le site même par des bornes Internet ou des supports mobiles.

Pour faire de ce touriste un bon ambassadeur, il doit d’abord se souvenir de son expérience et conserver son enthousiasme. Ensuite, il faut l’inciter à partager ses souvenirs (idéalement positifs!) auprès du plus grand nombre possible de personnes. Il a une influence importante sur sa famille et ses amis, mais également par le biais des réseaux sociaux en ligne auxquels il participe. Enfin, il est aussi possible de lui proposer des achats de produits ou de services liés à son expérience.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Enfin, il importe de profiter du Web pour développer ou renforcer les liens entre l’offre culturelle et touristique et ainsi proposer des expériences combinées, ce qui ne se fait que très peu d’ailleurs. Le musée Guggenheim de Bilbao est, à cet égard, un exemple inspirant. M. Fabry pose une question à ses lecteurs d’outre-mer et je vous questionne à mon tour: quel attrait culturel propose sur son site Internet des possibilités de restauration, d’hébergements ou d’activités dans les environs ?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Portnoff, André-Yves, Susbielle, Jean-François et Dalloz, Xavier. «Visite culturelle et TIC», ATOUT FRANCE, septembre 2009.

– Fabry, Philippe. «Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel», Tourisme Culturel.net, 26 juin 2008.
– Fabry, Philippe. «Usages numériques et le continuum temps», Blog tourisme et TIC, 12 novembre 2008.
– Dos-Santos, Marjorie. «Valoriser la visite culturelle et touristique avec les NTIC –  conférence de Philippe Fabry», I-Tourisme, 9 juin 2009.
– Dalbera, Jean-Pierre. «Quelle politique numérique choisir à l’heure du Web collaboratif?», présentation lors du colloque «Le patrimoine mis en scène à l’Université d’Avignon, 15 mai 2008.
– Fabry, Philippe. «Rêver et sélectionner, c’est avant, pendant et après le voyage», Blog tourisme et TIC, 25 septembre 2008.
– Cameron, Daphné. «Musées: à la conquête du web», Cyberpresse.ca, 15 août 2009.

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Produits et activités

Ces parcs urbains qui deviennent des vedettes!

L’aménagement d’un parc exerce souvent un effet d’entraînement par la tenue d’événements spéciaux, de festivals, de spectacles sur les lieux ou dans le quartier. La valeur des propriétés avoisinantes augmente, les promeneurs et les cyclistes de tous âges contribuent à créer une ambiance de quartier, le paysage s’en trouve amélioré et la qualité de vie rehaussée. En guise d’inspiration, voici quelques exemples de parcs urbains récemment aménagés et déjà devenus des icônes.

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En Amérique du Nord, cette proportion dépasse les 70%! À cet égard, les parcs urbains, souvent qualifiés de poumons de la ville, prennent de plus en plus d’importance. Non seulement ils permettent de filtrer certains polluants et de rafraîchir l’air, mais ils contribuent aussi grandement à la qualité de vie et au sentiment d’appartenance des résidants.

High Line, New York

L’histoire du projet de la High Line de Manhattan est fascinante, à l’image de la cité. En 1999, deux résidants proposent l’idée originale de convertir en parc urbain une voie ferrée surélevée abandonnée qui parcourt 2,3 km dans le sud-ouest de Manhattan, en partant du quartier des boucheries (Meatpacking District). C’est grâce au partenariat entre l’organisme Friends of the High Line et la Ville de New York que le projet s’est concrétisé. L’organisation regroupe un grand nombre de donateurs (1500 en juillet 2008).

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Parce qu’il s’agit d’une initiative provenant de citoyens volontaires, ce projet de transformation jouit rapidement de l’engouement de la population, des médias, des artistes et des gens  branchés new-yorkais. Des célébrités s’y associent dès le début, des designers et des architectes travaillent au concept. Alors que la High Line vient tout juste d’être inaugurée (juin 2009), on assiste depuis quelques années à un boom de la construction immobilière dans les quartiers qu’elle traverse. Déjà, un luxueux hôtel (Standard Hotel) la chevauche, des musées et des galeries d’art voient le jour et des architectes renommés y signent de nouveaux immeubles. Enfin, la High Line génère beaucoup d’activités, et ce premier tronçon (l’aménagement d’une seconde partie est prévu pour 2010) promet d’attirer beaucoup de monde.

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Millenium Park, Chicago

Lparcs_urbains3a récupération de territoires autrefois occupés par les compagnies de chemin de fer est ici aussi à l’origine de la création d’un parc urbain devenu un attrait majeur: le Millenium Park de Chicago. Récipiendaire de plusieurs prix, ce parc a fait l’objet de concours d’architecture du paysage, de design et d’architecture. Situé en plein cœur de la ville, le parc est notamment l’hôte de nombreux événements musicaux, de pièces de théâtre et de spectacles de danse. Parmi ses composantes, mentionnons:
–    l’amphithéâtre extérieur, unique aux États-Unis, dessiné par Franck Gehry;
–    la fontaine interactive, Crown Fountain, de l’artiste Jaume Plensa;
–    le jardin contemporain;
–    le Cloud Gate, sculpture iconique du parc.

Partie intégrante de Grant Park, le grand parc de Chicago qui borde le lac Michigan (1,29 km2), le Millenium Park est l’un des projets les plus audacieux de l’histoire de la ville. Depuis son ouverture en 2004, il est l’une des principales attractions de Chicago.

Promenade Samuel-De Champlain, Québec

À l’occasion du 400e de la ville de Québec et dans le but de «redonner le fleuve aux Québécois», le gouvernement provincial a confié à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) le mandat d’agir à titre de maître d’œuvre dans l’aménagement des berges du Saint-Laurent sur quelque 2,5 km de long. Déjà, en 1997, la CCNQ envisageait de réaménager le boulevard Champlain, qui borde alors les berges du fleuve à cet endroit. L’un des principaux enjeux consistait à réduire l’aspect «autoroutier» du boulevard et à favoriser la fréquentation des lieux pour les loisirs. La conception de la promenade Samuel-De Champlain est l’œuvre d’un consortium formé de firmes d’ingénieurs, d’urbanistes et de plusieurs partenaires professionnels.

Le défi semble avoir été relevé haut la main. Depuis son inauguration en juin 2008, la promenade remporte beaucoup de succès et se distingue en récoltant de nombreux prix, notamment sur les plans de l’architecture, du design et de l’aménagement urbain. D’ailleurs, en juin 2009, on apprenait que le gouvernement du Québec s’engage à prolonger la promenade de 3,1 km.

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Pour les villes de toutes tailles…

Outre les parcs des grandes villes, pensons au potentiel que représentent les berges du Saint-Laurent pour beaucoup de petites municipalités du Québec. La revitalisation de ces lieux par l’aménagement d’un parc, d’un espace public, d’attraits culturels ou de plein air, par du mobilier urbain attrayant et par des services permet aux résidants de se réapproprier les lieux. Le parc peut générer un dynamisme nouveau et exercer un énorme pouvoir d’attraction, quand il est bien conçu et bien entretenu.

Sources:
–    Boivin, Simon. «Promenade Samuel-De Champlain: un prolongement exclusif aux piétons», Le Soleil, 24 juin 2009.
–    Bozikovic, Alex. «Walk the line», The Globe and Mail, 16 juin 2009.
–    Copeland, Larry. «Urban parks come to life», USA TODAY, 8 juin 2004.
–    Finn, Robert. «Two friends, and the Dream of a Lofty Park Realized», The New York Times, 11 juillet 2008.
–    Glusac, Elaine. «Nothing Second About This City», National Geographic Traveler, avril 2009.
–    Jacobs, Karrie. «The High Line», Travel and Leisure, novembre 2008.
–    Smith, Sébastien. «Une nouvelle merveille urbaine à New York», La Presse, 17 juin 2009.

Sites Internet:
–    Millenium Park
–    Project for public Spaces
–    Promenade Samuel-De Champlain
–    The High Line

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Faits et chiffres Produits et activités

Les loisirs des Québécois

Connaître les loisirs des Québécois, c’est aussi savoir quelles activités ils sont susceptibles de pratiquer lors d’un voyage. Qu’aiment-ils faire et qu’est-ce qui pourrait faire partie de l’offre touristique d’une destination, d’un hôtel ou d’un centre de villégiature? 47 activités, sports et loisirs sont ici soupesés.

Dans cette analyse, les taux de pratique d’activités de loisirs et de sports sont tirés des données de Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total de la population de 12 ans et plus pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Les loisirs ont été regroupés en diverses catégories afin de faciliter la lecture.

De plus en plus sportifs ces Québécois!

À l’exception du hockey et de la natation, la pratique (au moins une fois au cours de la dernière année) de tous les autres sports est en hausse. De 2003 à 2009, on observe des augmentations de 174% pour le yoga (de 2% à 6% de la population), de 79% pour la fréquentation des centres sportifs, de 58% pour le jogging et de 56% pour le soccer. Or, par rapport à la population canadienne, les taux de pratique sont souvent inférieurs. Malgré une hausse considérable, le yoga obtient un indice de 70, la natation, de 72, et le jogging, de 73 (un indice de 100 représente la moyenne de l’ensemble de la population canadienne). Le soccer (112) et le volleyball (108) sont légèrement plus pratiqués au Québec.

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Le plein air manque-t-il d’air?

Plus de 40% de la population ont fait de la marche ou de la randonnée au cours des 12 derniers mois précédant le sondage de PMB 2009. Cependant, l’indice du Québec n’est que de 88, comparativement à l’ensemble du Canada, qui est de 100. Or, le cyclisme est non seulement populaire et en croissance mais, dans ce cas, l’indice du Québec est de 148, soit fortement au-dessus de la moyenne canadienne. Des 36% de la population ayant fait du vélo, près de 16% en ont fait 10 fois ou plus. Certaines activités sont en baisse par rapport à 2006 ou à 2003 comme le camping, la pêche, le golf, le bateau à moteur, le patin à roues alignées, l’observation d’oiseaux et le vélo de montagne. Concernant le patin à roues alignées, les Québécois sont les champions canadiens, obtenant un indice de 170.

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À l’exception de la planche à neige, les activités hivernales ne sont pas non plus en croissance, enregistrant une baisse de 26% pour la motoneige, de 22% pour le ski alpin et de 12% pour le ski de fond de 2003 à 2009. C’est le patinage qui regroupe le plus d’adeptes (17%). Néanmoins, pour toutes ces activités sauf la planche à neige, le Québec obtient un indice au-dessus de 100 (ski de fond, 124; motoneige, 120).

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Rendez-vous culturels

La fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse pour tous ceux observés à l’exception des concerts de musique classique et de l’opéra. Plus d’un Québécois sur cinq est allé au théâtre au moins une fois selon le sondage de 2009; une hausse de 17% par rapport à celui de 2003. Les musées et les galeries d’art ont également connu une croissance (20% et 36% respectivement). Les autres types de concert sont en hausse de popularité (concert populaire, 35%; rock, 39%; jazz, 41%). Ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits qu’une ou deux fois (musée, 71%; galerie d’art, 72%) ou ont assisté seulement une ou deux fois à des événements culturels (opéra, 81%; concert jazz, 70%; classique, 70%; rock, 72%; populaire, 68% théâtre`, 66%) au cours des 12 mois précédant le sondage. L’indice 100 nous apprend que les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire (159) et de jazz (140) que la moyenne canadienne. En revanche, l’opéra (70) et les concerts de musique rock (70) sont moins populaires ici.

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110%!

L’assistance à des événements sportifs, quoique l’on parle pour la plupart de petits pourcentages de la population, est en croissance pour tous les types de sports à l’exception du baseball. Le déménagement des Expos en 2005 n’y est certainement pas étranger. Le hockey est bel et bien le sport national des Québécois. Parmi les fortes hausses, il y a les événements de golf (183%), de football (108%) et de soccer (102%), où l’on devine l’effet d’équipes comme les Alouettes, l’Impact et le Rouge et Or. Par rapport à l’ensemble du Canada, la course automobile est particulièrement populaire au Québec (indice de 140), grâce notamment à la formule 1. Cette course qui attire certainement une part considérable des 359 000 Québécois ayant assisté à ce type d’événement reviendra-t-elle à Montréal?

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Parmi les autres attraits fréquentés et les loisirs pratiqués, il y a la croissance exponentielle des spas. Le nombre de Québécois ayant visité un spa au moins une fois est passé de 213 000 à 703 000, une hausse de 230%. Les parcs d’attractions semblent un peu moins populaires que les zoos ou aquariums. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur nombre d’adeptes augmenter de 39% de 2003 à 2009. Les indices de ces activités sont tous en deçà de 100, particulièrement le casino (68) et les parcs d’attractions (76). Cela dit, le cinéma maintient plus ou moins sa popularité (59% de la population) ainsi que le nightlife (18%) et la photographie (17%).

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Quelles sont vos observations quant aux loisirs en général? Ces résultats de sondage sont-ils fidèles à la réalité selon vous? Plus précisément dans votre gestion touristique, cette analyse vous donne-t-elle des idées pour diversifier ou modifier votre offre?

Source:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing

«Donnez ce que vous voulez»… et autres stratégies de prix audacieuses!

Des restaurants, des musées, des bars et même des hôtels invitent les gens à payer ce qu’ils veulent pour consommer leurs produits et services ou encore à choisir leurs prestations selon une tarification dégressive à la carte. Ces stratégies sont d’autant plus pertinentes en période de crise économique. Et ça fonctionne pour plusieurs! Les médias et le bouche à oreille font rapidement circuler l’information, entraînant ainsi une visibilité autrement inespérée pour l’entreprise. De plus, de telles manœuvres renvoient une image sympathique et rendent les clients parfois très généreux… Voici quelques exemples éloquents de stratégies misant sur le prix.

Payez ce que ça vaut…

Un restaurant de Londres, le Little Bay, a fait énormément de bruit avec sa promotion «pay us what you think our food is worth». Les médias s’y sont beaucoup intéressés et le restaurant a ainsi fait le tour du monde! Bien que risquée au départ, cette décision du propriétaire aura non seulement fait miroiter son côté «bon samaritain», mais elle aura aussi probablement entraîné une hausse des revenus! Selon lui, certains clients paient jusqu’à 20% de plus que le prix attendu.

Payez ce que vous pouvez…

Plusieurs musées américains connaissent actuellement une période difficile. En février dernier, pour promouvoir sa nouvelle exposition, le Seattle Art Museum jouait la carte du réconfort en ces temps durs avec sa campagne: «Tough times. Find refuge in art […] Pay what you can». Alors qu’habituellement, le musée propose une «contribution suggérée» de 15$, sans trop mettre d’accent sur le terme «suggéré», cette campagne a entraîné une hausse du nombre de visiteurs. Et la plupart ont payé le prix courant! En fait, on suppose qu’une telle stratégie dégage une image sympathique qui séduit les visiteurs et favorise la fréquentation des lieux.

Payez ce que vous voulez…

Le système «donnez ce que vous voulez» fonctionne depuis plus de dix ans pour le restaurant et bar à vin Perlin à Berlin. Après 20h, c’est la politique de la maison. Les clients doivent d’abord «louer» un verre, puis ils peuvent le remplir à leur guise au bar à vin. Ils payent «ce qu’ils veulent» au moment de partir. Mais cette stratégie d’affaires, qui semble naïve de prime abord, ne fait pas mention du grand pouvoir de séduction du personnel qui réussit à charmer les tablées et à leur soutirer, bien souvent, une bonne somme.

Faites une offre!

Un nouvel hôtel de Singapour, le Ibis Singapore on Bencoolen, lançait en février une campagne promotionnelle où les clients devaient choisir le prix qu’ils étaient prêts à payer. Cet hôtel de 538 chambres de catégorie économique affiche un prix régulier de 138 dollars de Singapour (SGD) (environ 110 CAD). Mais jusqu’au 15 mars, pendant une certaine période de la journée, une compétition permettait aux gens de s’inscrire sur le site Web de l’hôtel et d’indiquer la somme qu’ils étaient prêts à payer pour une nuitée selon les dates proposées. Les premiers à faire des offres couraient la chance de gagner une nuit au prix qu’ils avaient suggéré. Des milliers de personnes se sont inscrites au concours. Certaines ont enregistré des montants aussi hauts que 100 SGD (80 CAD). Enfin, cet exercice aura certainement permis à l’hôtel de faire parler de lui à peu de frais à travers de nombreux médias et de créer de l’achalandage sur son site Internet.

Chambres équipées «à la carte»!

Le complexe de villégiature Rancho Bernardo situé à San Diego propose à sa clientèle de payer seulement pour les équipements dont elle a réellement besoin. Le prix pour la chambre de base pour deux incluant le petit-déjeuner s’élève à 215 USD. Mais avec le «Survivor Package», en vigueur jusqu’au 15 juin 2009, il est possible de réduire ce prix à 19$ en choisissant la chambre… totalement vide! Voici le prix pour une nuitée si l’on retranche:

  • le petit déjeuner: 199$
  • et le bar d’honneur (honor bar): 179$
  • et la climatisation ou le chauffage: 159$
  • et les oreillers: 139$
  • et les draps: 109$
  • et l’éclairage: 89$
  • et les serviettes de bain: 59$
  • et les produits de beauté: 39$
  • et, enfin, le lit! 19$

Chambres à 1$

Effrayé par les prévisions touristiques dévastatrices pour l’année 2009, le propriétaire du Alexander Inn de Philadelphie a mis sur pied le «Guest Stimulus Plan», afin d’inciter les visiteurs à venir dépenser quelques dollars dans les attraits, les restaurants et les boutiques de la ville. La promotion s’est déroulée d’avril à juin 2009 et consistait à rendre disponibles cinq chambres de l’hôtel-boutique pour la modique somme de 1$ la nuitée. Chacune des chambres s’est louée en quatre minutes, chaque matin. Le nombre de visites sur le site Web a crû de 355% et le volume d’appel de 380%!

Séjourner gratuitement dans une… chambre modèle

Le Roger Smith Hotel de New York a créé une chambre-vitrine, meublée et offerte à la clientèle, du moins pour la durée de sa campagne. Située au rez-de-chaussée de l’hôtel, elle donne sur la rue, et sa façade est entièrement vitrée. Les clients qui y séjournent – gratuitement pour toute la semaine – sont tenus de garder les rideaux ouverts en tout temps. Ils peuvent toutefois retrouver un peu d’intimité au lit grâce à une toile faisant office d’écran. Voilà une stratégie marketing tout à fait inusitée! Pour mieux saisir le principe, visualisez la courte vidéo ci-dessous.

Roger Smith Hotel, New York

Opération séduction

Enfin, lorsque le client est libre de payer ce qu’il veut, la qualité du service et de l’expérience sera déterminante dans l’évaluation du montant qu’il versera. Pour obtenir une généreuse contribution, le service doit être excellent, et le client, charmé… Il s’agit donc d’une opération de séduction! Le montant accordé à une expérience réussie pourrait être supérieur à vos attentes!

Sources:
– Lanayado, Benji. «Honesty pays in Berlin’s bars», [http://www.guardian.co.uk/travel/2009/feb/11/berlin-honesty-bars-restaurants], 12 février 2009.
– Paré, Isabelle. «Temps durs pour les musées américains», Le Devoir, 25 mars 2009.
– Pollock, Jody. «Recession Rate: A Dollar a Night», [http://americancity.org/daily/entry/1532/], 7 avril 2009.
– Rogersmithlife. «Watch a Young Beautiful Couple in a Hotel Room: Without Looking
Through Key Holes», [http://rogersmithlife.com/room501/], 27 janvier 2009.
– Springwise. «London diners pay what they want at Little Bay», [http://springwise.com/food_beverage/littlebay/], 18 février 2009.
– Springwise. «Pay-what-you-want hotel», [http://springwise.com/tourism_travel/bencoolen/], 10 février 2009.
– Tourismreview.com. «Hotel Room For Les Than 1 Dollar? Why Not?», [http://www.tourism-review.com/weekly-travel-news/1421-hotel-room-for-less-than-1-dollar-why-not], 23 février 2009.
– The Washington Post. «What’s the Deal?», [http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/05/22/AR2009052201125.html], 24 mai 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Dentelle et design pour rajeunir une tradition!

La dentelle et l’art contemporain ont peu de choses en commun direz-vous… Eh bien détrompez-vous! Le projet «Dentelle et design», à Bruges, a clairement démontré le contraire! De novembre 2008 à mars 2009 se déroulait une exposition toute particulière mettant en vedette la spécialité de la ville, la dentelle, sous le thème du design et de la mode. Artistes, designers d’intérieur, dessinateurs de mode se sont emparés de ce «médium» pour le décliner en de multiples œuvres plutôt étonnantes, exposées à travers cinq sites de musées de la ville. Inspirant pour la ceinture fléchée ou encore la chemise à carreaux… Quelques images:

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Gestion Produits et activités

Foule au musée! Stratégies pour une expérience mémorable (Compte rendu de conférence)

La dernière conférence du CECA, le Comité pour l’éducation et l’action culturelle de l’ICOM (Conseil international des musées), s’est tenue à Montréal du 29 septembre au 3 octobre 2008 et avait pour thème «Tourisme culturel: tendances et stratégies». Un panel, composé de gestionnaires de grands musées, a abordé la question de la gestion de la foule. Non seulement leur intervention a été fort intéressante, mais leurs exemples peuvent être suivis par différents types d’attraits touristiques. Voici les stratégies du Museum of Modern Art, du Musée du Louvre, du Musée canadien des civilisations et du Musée national des beaux-arts du Québec… pour des expériences mémorables.

Catherine Guillou, directrice des Publics, Musée du Louvre, Paris

Le Musée du Louvre connaît bien la foule. Avec plus de 8,2 millions de visiteurs en 2007, il s’agit du musée le plus achalandé au monde, avec une bonne avance sur le British Museum (5,4 millions) et le Tate Modern Museum (5,2 millions). Le public français représente 31% des visiteurs; les 69% restants sont des touristes internationaux provenant principalement des États-Unis, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la Chine, du Japon, de la Russie, du Canada et de l’Australie. C’est tout un défi pour un tel établissement d’offrir une expérience unique à chaque visiteur.

Le Louvre aborde la foule en termes d’«hyperfréquentation», expliquait Mme Guillou. Cette appellation ne la limite pas à ses aspects négatifs que sont la désorganisation, les mouvements de foule ou la panique ; elle permet plutôt de réfléchir sur ce qui anime une foule, sur ce qu’elle ressent, sur ce qu’elle provoque, sur les liens qui la créent. La foule a un effet contradictoire sur le public. Elle peut entraîner des stratégies d’évitement, des visites écourtées ou passives, de la déception, de la fatigue ou de la frustration ; pourtant, elle détient un grand pouvoir d’attraction.

Voici les principales stratégies de gestion de l’hyperfréquentation du Louvre, selon Mme Guillou:

  1. professionnaliser les équipes et anticiper les crises;
  2. développer une forte coordination entre les services;
  3. connaître ses publics, faire de la prospective sur l’évolution du tourisme mondial ainsi que sur les pratiques et les comportements culturels;
  4. développer encore plus fortement une culture de l’hospitalité: chaque visiteur est unique;
  5. accepter, sans culpabilité, qu’une partie de la gestion de la fréquentation doit être assumée par les visiteurs (information préalable, prévente par Internet préparation à la visite);
  6. créer une ambiance conviviale ainsi que les conditions de la civilité;
  7. ajuster régulièrement horaires, tarifs, accès, services et offres.

En matière de civilité, le Louvre a tout récemment mis en place une campagne d’affichage originale où les règlements sont présentés aux visiteurs d’une façon fort sympathique.

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Michèle Canto, directrice Marketing et Affaires commerciales, Musée canadien des civilisations, Ottawa

Le Musée canadien des civilisations reçoit en moyenne 1,3 million de visiteurs par année et gère le Musée canadien de la guerre qui accueille 475 000 personnes annuellement. Ensemble, ils représentent les musées les plus visités au Canada. Les groupes constituent 30% de la clientèle, et les «locaux», 50%. Non seulement l’achalandage est fort pendant la semaine de relâche, la fin de l’année scolaire, l’été et la période de Noël, mais ces deux musées tiennent également de nombreuses expositions temporaires qui génèrent, elles aussi, des flux inégaux de visiteurs au cours de l’année.

Afin d’accueillir le mieux possible ses publics, Mme Canto explique que les musées se concentrent sur l’expérience du visiteur par diverses mesures:

  • un engagement de tous les paliers hiérarchiques pour une gestion axée sur le visiteur;
  • des sondages continus auprès de la clientèle;
  • une programmation et des expositions renouvelées;
  • des normes et directives de service à la clientèle, de la formation et des réunions quotidiennes pour les employés.

Comme ces musées comptent une vaste clientèle locale et de groupes, l’expérience offerte doit être sans cesse réinventée. En d’autres mots, il s’agit de s’assurer d’une bonne sélection des expositions temporaires, de leur diversité et de leur programmation au cours de l’année. Mme Canto explique également qu’une attention particulière est portée au processus d’achat de billets: prévente, file dédiée à ceux ayant acheté leur billet à l’avance, gestion de la file d’attente (sièges, employé pour répondre aux questions, dépliants disponibles) et division de l’accueil en plusieurs kiosques (information, membership, audioguides).

Une signalisation, des communications et des renseignements clairs en plusieurs langues, de même que l’usage de technologies, facilitent la visite des musées. Les groupes scolaires font aussi l’objet d’une gestion particulière.

Mme Canto conclut en mentionnant que l’évaluation des opérations est une étape importante de la gestion de l’achalandage pour mieux s’adapter et corriger les erreurs.

Glenn D. Lowry, directeur, Museum of Modern Art (MOMA), New York

En 2004, le MOMA recevait environ 1,5 million de visiteurs par année. À la suite d’un agrandissement, la fréquentation est passée à 2,7 millions de visiteurs en 2007 avec des pointes pouvant aller jusqu’à 18 000 personnes par jour. Ces dernières se répartissent entre les collections permanentes du Musée et les expositions temporaires.

La grande attention portée à la présentation des œuvres facilite l’accueil de tous ces gens. En effet, M. Lowry estime qu’il doit y avoir un parcours principal clair et simple à suivre. Il importe aussi de comprendre comment les visiteurs disposent de leur temps de visite pour ensuite organiser les services en conséquence (sièges, toilettes, etc.). Selon lui, l’atmosphère est très importante et passe, entre autres, par la densité des salles et l’éclairage. En fait, on doit y créer juste assez d’espace pour que les gens se sentent confortables et puissent interagir entre eux s’ils le souhaitent.

Le directeur du MOMA terminait sa présentation sur cette sage parole: «Le succès d’un musée ne devrait pas se mesurer au nombre de personnes qui le fréquentent, mais plutôt au fait que les œuvres exposées soient bien reçues par le public et qu’elles le touchent».

John R. Porter, directeur honoraire, Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et président de la Fondation du MNBAQ, Québec

Le Musée national des beaux-arts du Québec n’est pas en reste avec environ 550 000 visiteurs en 2008. L’établissement a connu toute une croissance depuis les 160 000 visiteurs de 1993, grâce à quelques grands succès, dont l’exposition sur Rodin. Ces événements ont conféré au Musée une expérience qui lui a été bien utile pour l’année 2008: année toute spéciale pour le MNBAQ qui recevait une exposition du Louvre à l’occasion des Fêtes du 400e de Québec.

Pour l’occasion, on a créé un parcours, un cahier de visite ainsi qu’une scénographie originale. L’événement a été une réussite, en partie grâce à l’implantation d’un système permettant de réserver la journée et l’heure de la visite. Une telle stratégie comportait une part de risque, mais la mesure a majoritairement été appréciée par les visiteurs qui ont pu éviter la cohue. Si les réservations ont peut-être empêché de battre des records de fréquentation, la qualité de l’expérience a généralement été préservée.

M. Porter a terminé sa présentation en rappelant les incidences heureuses d’un succès, que ce soit en matière d’image, de retombées financières ou de réputation de l’établissement.

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Enfin, ses propos résumaient bien le défi que représente l’accueil d’un public nombreux; il a rappelé qu’à l’impossible nul n’est tenu et qu’il y aura toujours des gens qui souhaiteraient être seuls dans le musée pour contempler une œuvre. Cela dit, il importe de tenir compte des suggestions des visiteurs et de veiller à s’améliorer constamment.

Sources:

Présentations lors de la conférence Tourisme culturel: tendances et stratégies de l’ICOM et du CECA, du 29 septembre au 2 octobre 2008, panel Foule au Musée! Stratégies pour une expérience mémorable.

– Canto, Michèle, directrice Marketing et Affaires commerciales, Musée canadien des civilisations, Canada
– Guillou, Catherine, directrice des Publics, Musée du Louvre, France
– Lowry, Glenn D., directeur, Museum of Modern Art, USA
– Porter, John R., directeur honoraire du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et président de la Fondation du MNBAQ

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Initiatives muséales allumées

Du 29 septembre au 3 octobre se tenait la conférence Tourisme culturel: tendances et stratégies du CECA, le Comité pour l’éducation et l’action culturelle de ICOM (Conseil international des Musées). Les organisateurs étaient Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Centre des sciences de Montréal. Parmi la quarantaine de conférences et présentations, diverses idées novatrices ont été exposées. Nous vous en présentons un bref aperçu.

Web et apprentissage

Le Musée McCord propose une vaste gamme de programmes et de jeux éducatifs pour les familles, les adultes et les classes du primaire et du secondaire. Madame Marie-Claude Larouche, chef des programmes multimédias, a présenté le nouvel ajout à leur offre, c’est-à-dire la numérisation de la totalité de leur collection autochtone: 5000 images d’artéfacts. Plusieurs de celles-ci sont accompagnées d’une description de l’objet narrée par un autochtone. On trouve également des clips vidéo illustrant cette culture ainsi que des jeux interactifs sur le Web et des scénarios pédagogiques.

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Monsiseur Alain Massé a présenté quelques-uns des projets de son entreprise, IdéeClic, qui a pour mission de mettre en valeur le patrimoine à des fins pédagogiques par le biais du multimédia et du Web. L’un d’entre eux, l’ABCDWEB du Musée de la civilisation de Québec est un outil conçu pour accompagner les enseignants dans leur démarche, avant, pendant et après une sortie éducative. Il permet également d’encadrer les visites au Musée de l’Amérique française et au Centre d’interprétation de Place-Royale, lieux gérés par le Musée de la civilisation. L’outil favorise aussi le partage des expériences pédagogiques, des images, des témoignages. Mentionnons par ailleurs la mise en ligne du catalogue La Fayette du Musée du Louvre à Paris, qui regroupe plus de 1700 œuvres d’artistes américains qui ont été étudiées et classifiées sous la forme de fiches individuelles fournissant plusieurs renseignements.

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Nouveautés et envergure

Le futur Musée des Confluences occupera un site stratégique au cœur de Lyon et a pour ambition de traduire la complexité du monde en expliquant les rapports entre les sociétés et les sciences. L’ouverture est prévue pour 2010, et les maquettes annoncent un édifice futuriste de 153 millions d’euros. Le Musée atteindra une superficie de 22 000 m2, dont 6500 sont consacrés aux expositions. Selon Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, il accueillera entre 450 000 et 500 000 visiteurs, dont 20 à 25% de touristes.

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L’importance accordée à l’accueil de la clientèle se traduira par des services et des espaces bien adaptés, une grande accessibilité et une signalétique claire. Puisque la façon de visiter un musée varie en fonction de l’âge du visiteur et de sa manière d’apprendre, l’approche d’exploration sera ouverte. Afin de personnaliser les visites, diverses technologies seront proposées: audioguides, puces RFID et cartel intelligent. Ces deux dernières permettront de localiser le visiteur à chaque instant, de suivre son parcours et d’adapter l’explication de l’objet (simple ou détaillée) selon les caractéristiques du visiteur qui la consulte.

Visionnez la vidéo de présentation à l’adresse suivante: http://www.museedesconfluences.fr/chantier/projet.html.

Déplaçons-nous vers le nord de l’Europe, en Finlande, pour découvrir la nouveauté du Forum Marinum, un musée sur le transport de marchandises et l’histoire navale. Depuis 2007, cet établissement propose une visite du chantier naval Aker Yards, un des quatre plus importants constructeurs mondiaux. Il a construit, entre autres, le Freedom of the Sea, considéré comme le plus grand paquebot au monde. Au dire de Madame Anna-Maria Meronen, conservatrice, les aspects de la sécurité et de la sûreté ont posé quelques défis aux organisateurs, puisque le Musée doit composer avec les règles strictes du chantier naval. Il s’agit d’un exemple de tourisme industriel qui permet de découvrir un lieu unique et traditionnellement hermétique.

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Source: www.akeryards.com

Marketing et nouvelles clientèles

La Journée des musées montréalais, lancée pour la première fois en 1987, est aujourd’hui devenue un événement incontournable sur la scène culturelle de Montréal.  L’édition de 2008 a connu un nombre de visiteurs record: 135 000 personnes se sont rendues dans un ou plusieurs des 33 musées participants. Les objectifs de cette journée sont de faire connaître les musées montréalais, d’augmenter leur fréquentation et d’attirer de nouveaux publics. Pour y parvenir, l’organisation s’emploie à réduire au minimum les freins aux visites. Pour ce faire, ces dernières sont gratuites, les horaires prolongés, et un service de navette est offert pour transporter les gens d’un musée à l’autre. Les visiteurs provenant de l’extérieur de Montréal peuvent bénéficier d’offres spéciales en collaboration avec les partenaires Via Rail et Croisières AML. La présence de plusieurs élus pendant l’événement et les relations publiques qui y sont associées, dont une porte-parole, constituent de bons multiplicateurs. Environ 77% des participants à cette journée prévoient revenir dans un musée au cours du mois suivant selon Madame Manon Blanchette, directrice générale de la Société des directeurs des musées montréalais.

Dans une tout autre perspective, la professeure Wan-Chen Liu de l’Université Fu-Jen nous a présenté le cas du Guandu Nature Park, un parc national taïwanais qui a créé un événement afin d’augmenter sa fréquentation et d’attirer des clientèles différentes. Depuis 2006, le parc organise un festival de sculpture où les artistes utilisent des matériaux provenant du parc pour réaliser des œuvres visant à sensibiliser les visiteurs aux enjeux environnementaux. Le grand succès connu en 2006 a conduit les gestionnaires à renouveler l’expérience et à en faire un événement annuel, ce qui n’était pas prévu originellement.

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Source: www.inhabitat.com

Il ne s’agit que de quelques exemples de bonnes pratiques qui ont été présentés lors de cette conférence et de ce qui se fait ici et ailleurs. N’hésitez pas à partager avec nos lecteurs vos propres initiatives allumées dans notre section «Commentaires»!

Sources:
– Alain Massé, président-directeur général, Idéeclic, Canada. «L’éducation muséale en mode d’innovation technologique».
– Anna-Maria Meronen, Curator, Forum Marinun, Finland. «The Past and Present of Shipbuilding in Turku, Finland».
– Manon Blanchette, directrice générale, Société des directeurs des musées montréalais. «La Journée des musées montréalais: 25 ans de réussite».
– Marie-Claude Larouche, Ph. D., chef des Programmes multimédias, Musée McCord, Anik Meunier, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal et Nicole Lebrun, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal, Canada. «Étude d’une action éducative en ligne axée sur les cultures autochtones du Québec».
– Wan-Chen Liu, Ph.D., Director/Associate Professor, Graduate Institute of Museum Studies, Fu-Jen University, Taiwan. «Reflecting on the Relationship between Humanity and Nature Through the Arts: A Case Study in Taipei, Taiwan».
– Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, Musée des Confluences, France. «La prise en compte des touristes dans un nouvel équipement».

Sur le Web:
Musée McCord
Musée de la civilisation
IdéeClic
Musée des Confluences
Aker Yards
Forum Marinum
Guandu Nature Park

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tourisme durable

Récupération, réutilisation et recyclage… du patrimoine!

Dans un monde où le recyclage est devenu le mot d’ordre, la récupération de bâtiments délaissés, de lieux inutilisés ou encore de matériaux s’inscrit tout naturellement dans le développement urbain. Le patrimoine bâti, qu’il soit d’origine industrielle, institutionnelle ou encore commerciale, jouit parfois d’une deuxième vie trépidante grâce à l’imagination et à la créativité d’entrepreneurs ou d’artistes qui n’ont pas froid aux yeux. Cette nouvelle vocation, généralement récréative, souvent culturelle, permet aux visiteurs comme aux «locaux» de découvrir des lieux inusités. Tour d’horizon de quelques conversions et récupérations profitables à l’industrie culturelle et touristique.

 

Une ancienne centrale électrique

Dans les années 1990, la Tate Gallery de Londres devait trouver un bâtiment, ou en construire un, pour exposer tout le volet moderne de la Tate collection. L’édifice alors désaffecté d’une centrale électrique s’est imposé de lui-même. Bâtiment d’envergure, disposant de beaucoup d’espace et situé le long de la rivière face à la cathédrale St. Paul, maintenant relié à la ville par le pont piétonnier Millenium Bridge, il répondait à tous les besoins. La firme d’architectes Herzog & Meuron a travaillé durant plusieurs années à cette conversion. L’ancienne salle des machines, notamment, a été transformée en un immense hall d’exposition. Bien visible de l’extérieur, une imposante structure de verre a été ajoutée sur la toiture, permettant ainsi à la lumière de pénétrer en abondance.

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Un musée démontable

Le Nomadic Museum voyage d’une ville à l’autre afin de présenter l’exposition permanente qu’il héberge: Ashes and Snow de Gregory Colbert. Ce dernier est à l’origine de ce concept architectural plutôt audacieux: un musée dont la structure démontable peut s’assembler relativement facilement dans les ports de ville, souvent pourvus de grands espaces. Le premier Nomadic Museum était constitué de 152 conteneurs en acier et de divers matériaux récupérés et recyclables. En tout, le musée occupe 5300 mètres carrés, soit deux galeries d’exposition et trois salles. Le musée a d’abord vu le jour à Venise, puis a visité New York, Santa Monica et Tokyo. Il est actuellement à Mexico, entièrement fait de bambou cette fois.

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Un transatlantique de 1936

Dans un tout autre registre, le Queen Mary, ancien transatlantique, amarré au port de Long Beach en Californie depuis de nombreuses années, est une destination touristique en soi. Inauguré en 1936 en Angleterre, ce paquebot est chargé d’histoire. À bord, on trouve notamment un hôtel, des restaurants, des boutiques, des cafés et des bars. On peut y voir des spectacles, faire un tour guidé historique. Il est même possible de prendre part au Ghosts & Legends Show qui relate entre autres, à travers une visite des lieux, les événements paranormaux qui ont été rapportés au cours des années. Et pour une quatrième année consécutive, le festival Art Deco, en association avec l’Art Deco Society of Los Angeles, se déroulera à son bord en septembre.

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La TOHU

On ne peut parler de conversion d’un lieu sans évoquer la formidable transformation générée par la TOHU dans le quartier Saint-Michel à Montréal. Sis sur une ancienne carrière puis site d’enfouissement en réhabilitation, la TOHU regroupe sur son territoire la première salle de spectacles circulaire au Canada, le pavillon d’accueil du Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM) les bureaux d’En Piste, l’École nationale de cirque, ainsi que le siège social international et le centre d’hébergement des artistes du Cirque du Soleil. Elle constitue l’un des plus grands carrefours de formation, de création, de production et de diffusion en arts du cirque au monde. En plus, elle participe activement à la réhabilitation d’un des plus importants sites d’enfouissement en milieu urbain de l’Amérique du Nord, tout en contribuant à la revitalisation du quartier, et elle priorise l’embauche de ses résidants.

Le pavillon d’accueil a été conçu avec un grand souci environnemental. Certifiée Leed (Leadership in Energy and Environmental Design), la structure rassemble de nombreux éléments architecturaux recyclés. Par exemple, les rampes de la balustrade de l’escalier intérieur proviennent des anciennes autos tamponneuses de La Ronde. Des poutres recyclées des usines Angus font partie de la structure du bâtiment et des dormants de chemin de fer ont été nettoyés et décontaminés pour être intégrés à l’entrée et à la terrasse. La TOHU regroupe ainsi une partie du patrimoine industriel de Montréal.

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Quand une librairie devient un attrait

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Une église de Maastricht, aux Pays-Bas, datant de 1294, a récemment subi une transformation extrême. La conversion de l’institution en librairie l’a rendue plus populaire que jamais. Il s’agit maintenant d’une attraction, si ce n’est que pour y découvrir le design architectural du commerce intégré au somptueuxbâtiment restauré. Les nombreuses églises européennes se vident… certains entrepreneurs y vont d’audace et en font des commerces. Mais l’église et les livres devraient faire bon ménage puisque la lecture, le silence, le recueillement et la réflexion forment un heureux mélange.

 

Tirer profit de notre histoire

Une utilisation inventive du patrimoine et le recours à des concepts novateurs pour la diffusion des arts transforment et dynamisent les milieux urbains. Tirons profit des espaces abandonnés, des composantes de notre histoire industrielle et du cadre bâti existant en lui redonnant vie par les arts, la culture et le design. Inspirons-nous de ce qui se fait ailleurs, les exemples ne manquent pas!

Source:
– Castro-Fernandez, Bélen et Rubén C. Lois-Gonzalez. «Se loger dans le passé», Espaces et sociétés, no 126, 2006.
– Glancey, Jonathan. «In the Beginning Was the Bestseller», Guardian, 9 avril 2008.
– Nadeau, Gervais. «La Tohu: Moteur de développement économique», Réseaux, juin-juillet 2008.

Sites Internet:
– Ashes and Snow: http://www.ashesandsnow.org
– La TOHU: http://www.tohu.ca
– Merkx + Girod: http://www.merkx-girod.nl/
– Queen Mary: http://www.queenmary.com
– Tate Modern: http://www.tate.org.uk

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Ailleurs dans le monde Technologies

La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique

Bienvenue à une nouvelle génération d’audioguides numériques où les contenus sont soit téléchargeables sur des lecteurs MP3, des ordinateurs de poche ou des téléphones cellulaires, soit hébergés sur des appareils prêtés par l’entreprise. Après les systèmes d’audioguides traditionnels, que seuls les grands musées pouvaient s’offrir, les solutions numériques d’interprétation deviennent peu à peu accessibles à des structures touristiques plus modestes. Les nouveaux audioguides, avec leur flexibilité et les possibilités qu’ils offrent, savent plaire aux touristes en recherche d’autonomie et d’un voyage «à la carte».

Le fonctionnement et les possibilités

Les contenus de guidage numérique ouvrent la porte à des solutions simples, accessibles, qui comportent de multiples options, la principale étant celle de télécharger les contenus et les lire sur son appareil (lecteur MP3, cellulaire ou ordinateur de poche). Les contenus numériques peuvent inclure des images, des textes, des liens hypertextes et des vidéos. La création du contenu peut être réalisée par le gestionnaire touristique, mais, le plus souvent, on fait appel à des entreprises spécialisées. D’ailleurs, les éditeurs de guides de voyage traditionnels – Hachette, Lonely Planet et le Guide du Routard – s’intéressent à ce marché. Le premier audioguide téléchargeable du Routard présente ainsi la ville de Périgueux.

Parmi les avantages des audioguides numériques, soulignons:

  • plus grande liberté de navigation à travers les contenus et au sein du site touristique;
  • information sur les restaurants des alentours, les boutiques, les attraits voisins, etc.;
  • mise à jour très facile du contenu;
  • adaptation aux handicaps (lecture pour les personnes malentendantes, son pour les personnes non ou malvoyantes);
  • accessibilité par rapport aux systèmes d’audioguides traditionnels qui nécessitaient des coûts élevés pour l’achat des appareils et qui étaient souvent uniquement audio.

Touristes connectés

Les appareils numériques sont passablement répandus. Voici quelques statistiques du Print Measurement Bureau qui le démontrent:

  • 15% des Québécois de 12 ans et plus ont acheté un lecteur MP3 au cours des deux dernières années seulement.
  • 50% des propriétaires canadiens de lecteurs MP3 ont de 18 à 34 ans.
  • 47% des Québécois et 57% des Canadiens possèdent un téléphone cellulaire. Parmi ceux-ci, 20% ont des options vidéo et photo et 5% permettent la lecture de fichiers MP3.
  • 9% des Canadiens et 5% des Québécois ont un ordinateur de poche.

Musées et lieux d’intérêts

Premiers à utiliser les technologies numériques pour développer un système de guidage, certains musées offrent aussi leur contenu par téléchargement gratuit ou payant, d’autres prêtent des baladeurs MP3 ou des ordinateurs de poche. D’ailleurs, plusieurs contenus de musées américains sont disponibles sur iTunes, comme ceux du Philadelphia Museum of Art, de l’Arizona State Museum ou encore du Museum of Contemporary Art de Chicago. Les célèbres grottes de Lascaux se visitent maintenant avec un audioguide téléchargeable: commentaires narrés par des comédiens, reconstitutions, interviews, musique. On peut également y ajouter une application de cartographie 3D de Google Earth. Autre exemple, le vignoble d’Agassac met gratuitement à la disposition de ses visiteurs des baladeurs iPod proposant des jeux de piste interactifs pour enfants et adultes.

Visites de villes et de régions

De plus en plus d’options de guidage numérique sont accessibles aux touristes. Des entreprises comme Cityzeum, Geogad, Tourcaster et Cityspeaker offrent de télécharger des guides pour visiter de nombreux endroits, dont certaines villes canadiennes. À Québec, avec l’achat de la Carte Vieux-Québec, il est possible de télécharger gratuitement un audioguide d’une durée de 60 minutes qui permet de visiter à son rythme 28 lieux historiques de la ville. Autre exemple intéressant, le site du podcast du château de Versailles génère des dizaines de milliers de téléchargements par mois.

À ces audioguides numériques s’ajoute parfois la géolocalisation par GPS. Cette forme de guidage permet non seulement au touriste de se repérer, mais les commentaires se déclenchent automatique lorsque le visiteur se situe à proximité du lieu d’intérêt. Plusieurs villes ainsi que des parcs nationaux sont dotés d’un tel système. La SNCF (Société nationale des chemins de fer français) a développé Bamgi, un ordinateur de poche qu’il est possible de louer pour découvrir les richesses de la vallée du Mont-Blanc pendant le trajet en train. L’appareil livre en temps réel de l’information pratique sur les sites touristiques environnants et les villes traversées par le train, mais aussi sur la faune et la flore. La Route des vins de Bordeaux se parcourt avec un audioguide téléchargeable sur un baladeur iPod doté d’un GPS ou encore sur un GPS de voiture. De plus en plus de voitures en sont équipées, ce qui rend ce type d’audioguidage plus accessible.

D’autres nouveautés à l’horizon

Parmi les innovations possibles, notons l’ajout d’autres éléments multimédias pour joindre le son à l’image et à la vidéo. L’avenir s’oriente aussi vers une personnalisation accrue du contenu selon les caractéristiques des utilisateurs. Par exemple, la Cité des sciences, de Paris la Villette, identifie chacun de ses visiteurs grâce à une puce RFID (identification par radiofréquence) intégrée au billet et lui propose des contenus adaptés à son profil (âge, langue, centres d’intérêts, etc.) tout au long de la visite. Enfin, avec l’ouverture du Web 2.0, on pourrait voir arriver une forme de réseautage où il serait possible de questionner d’autres visiteurs ou des experts et d’interagir avec eux, et même de recevoir des réponses en temps réel, grâce aux fonctions Internet des appareils numériques.

Les audioguides, aussi améliorés soient-ils, ne remplaceront pas les guides-conférenciers. Ces derniers offrent une interaction unique. Néanmoins, grâce à leur flexibilité et à leur accessibilité, les audioguides pourraient rejoindre de plus en plus de gens qui n’utilisaient pas ce service. Il s’agit d’un moyen accessible de diversifier une offre touristique. Et à cette qualité non négligeable s’ajoute le fait que cette forme d’interprétation est encore très peu développée et pratiquement inexistante au Québec. La place est libre!

Lire aussi:
– Les visites guidées revues et améliorées!
– Revue des gadgets de planification de voyages pour l’e-touriste

Sources:
– L’Aquitaine numérique. «2008, le printemps des audioguides», dossier réalisé par Aquitaine Europe Communication (AEC) et la Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (MOPA), mai 2008.
– Print Measurement Bureau, 2008.
– Philippe Fabry, responsable nouvelles technologies, ODIT (Organisation, développement et ingénierie touristiques) France. «Quelle demande et quelle offre en matière d’audioguides», Présentation lors de la Journée technique interfilière e-tourisme, 15 mai 2008.

Sites Web:
– www.tourcaster.com
– www.cityzeum.com
– www.geogad.com
– www.cityspeaker.com
– www.iaudioguide.com

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Musées 2.0: à l’ère de la participation, quelle place fait-on au public?

Les défis «numériques» sont nombreux pour le secteur muséal. La mise à profit des solutions technologiques avant-gardistes pouvant favoriser la découverte et la mise en valeur de leurs collections n’est pas encore finalisée que les musées doivent aussi apprivoiser les canaux de diffusion électronique modernes tout en s’adaptant à la nouvelle philosophie participative qu’impose le Web 2.0. Ouf… Grosse commande diront certains! Mais, comme le démontrent les réalisations de plusieurs institutions, ce virage numérique est possible!

Finaliser le virage technologique

Au-delà du défi de la numérisation des collections, un nombre croissant de musées ont déployé des efforts afin de profiter du potentiel des nombreuses innovations technologiques qui permettent de bonifier les façons de rejoindre leurs publics. Parmi les premières réalisations, on a vu la naissance de musées virtuels alors que récemment, certains pionniers ont poussé l’expérience un peu plus loin en réalisant de nouvelles interfaces numériques. Par exemple, l’impressionnante visite virtuelle du Grand Versailles propose une reconstitution 3D ainsi qu’une panoplie d’outils technologiques qui permettent au visiteur sur place ou virtuel de comprendre et de suivre les travaux du Grand Versailles et même de les anticiper grâce à des simulations.

Certains musées ont opté plutôt pour un recours au téléphone cellulaire comme outil de diffusion auprès des visiteurs. Par exemple, le Musée d’Art de Tacoma offre une visite autoguidée comportant 12 commentaires audio accessibles par téléphone.

Mais les solutions technologiques évoluent et la baladodiffusion (podcast) gagne en popularité comme outil de diffusion audio. Celle-ci permet de bonifier une visite par un accès simple et rapide à des commentaires variés. Certains musées, comme le San Francisco Museum of Modern Art, offrent même un rabais sur le prix d’entrée à ceux qui ont préalablement téléchargé une des visites «audio» sur leur site, dans le but de convertir les visiteurs virtuels en clients réels.

Le Tech Museum de San Jose est l’une des institutions les plus à l’affût de toutes les innovations. Dès 2005, le musée a intégré un système de radiofréquence (RFID). À son arrivée au musée, on remet un bracelet contenant une puce à chaque visiteur. Ceux qui le souhaitent peuvent passer ce bracelet devant une borne reliée à une œuvre ou à une attraction qui les intéresse. Le numéro de série du bracelet s’enregistre alors dans le serveur du musée; de retour chez eux, en saisissant le numéro de série de leur bracelet sur le site Internet du Tech, les visiteurs sont en mesure de retracer leur parcours au sein du musée et d’accéder à des compléments d’information personnalisés.

Assurer une présence proactive sur le Web 2.0

L’apparition de nouveaux sites privilégiant la participation des individus et des entreprises a favorisé l’émergence de l’univers Web 2.0. [Lire aussi: Le Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler] Cet «Internet social» prend de plus en plus d’expansion et les sites spécialisés de diffusion tels que YouTube ou DailyMotion sont devenus d’incontournables réseaux de diffusion alors que des réseaux sociaux comme Facebook et MySpace ont décuplé l’impact et l’influence des individus. [Lire aussi: En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?]

Plusieurs musées ont rapidement compris l’intérêt de nourrir ces nouveaux canaux de diffusion et ces réseaux sociaux. Par exemple, en saisissant le mot «museum» sur le moteur de recherche de YouTube, on obtient plus de 47 600 résultats. Parmi les vidéos offertes, plusieurs sont désormais proposées par les institutions elles-mêmes qui désirent élargir leur rayonnement, comme le musée d’art d’Indianapolis. Par ailleurs, le Museum of Modern Art de New York a utilisé YouTube pour créer le MoMaVideos Channel, un site où l’on trouve déjà plus d’une trentaine de vidéos sur l’institution et ses réalisations.

L’engouement est similaire sur Facebook où des centaines de musées assurent désormais une présence. Là encore, une recherche avec le terme «museum» génère des centaines de résultats. Par exemple, le Brooklyn Museum y diffuse de l’information relative à ses activités, à ses collections et à ses actions de diffusion électronique.

Devenir 2.0 – Les enjeux de la participation du public

Les musées doivent également s’approprier l’idéologie 2.0 par laquelle l’internaute devient un contributeur actif. Il veut créer, modifier, organiser, commenter, diffuser et, surtout, interagir! [Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline]

Le défi pour les musées est donc l’intégration de nouvelles applications technologiques qui favoriseront cette participation du public. Voici quelques réalisations muséales qui respectent l’esprit 2.0:

Le public veut interagir… voici le blogue du Fresno Met Museum
Devant la forte popularité des blogues, plusieurs entreprises ont adopté ce nouvel outil de diffusion au sein de leur site Internet. C’est notamment le cas du Met Museum de Fresno qui offre la section Met Talk, blogue qui favorise les échanges entre le public et différents employés de l’institution.

Le public veut organiser… voici la «folksonomie» du Sydney Powerhouse Museum
Afin de faciliter la recherche dans une collection numérisée, on attribue diverses étiquettes (tags) à chaque objet de la collection. Toutefois, la terminologie des experts est parfois complexe pour le grand public. Afin de favoriser la participation de ses publics, le Powerhouse Museum de Sydney propose une classification parallèle, celle des usagers, qui sont invités à donner de nouvelles étiquettes aux objets de la collection. Par cette approche «folksonomique», il est possible de naviguer à travers la collection en suivant la logique et le vocabulaire populaires.

Le public veut créer… voici deux exemples d’ouverture à la création populaire

Sur son site Internet, Le Tate Modern Museum a récemment organisé la compétition musicale Your Tate Track. Le musée invitait les musiciens et les groupes amateurs (âgés de 16 à 24 ans) à soumettre une création musicale inspirée de l’une des œuvres de la collection de l’institution. Un jury a sélectionné 20 finalistes et les œuvres ont été soumises au vote du public afin d’identifier un gagnant.

En décembre 2007, le Tech Museum de San Jose a créé dans Second Life une reconstitution de ses bâtiments réels, mais complètement vides, et se propose de remplir ceux-ci en invitant des artistes de toute provenance à y exposer leurs créations virtuelles. Un panel mondial d’experts évaluera ensuite les oeuvres virtuelles exposées et désignera celles qui seront construites/réalisées dans le musée réel. [Lire aussi: Second Life: le tourisme et les univers virtuels]

L’innovation est donc de mise pour les musées qui désirent s’adapter à cette volonté grandissante de participation des publics. Et cette ouverture à la participation par le biais du Web ne peut que prendre de l’ampleur si l’on considère que les jeunes générations ont adopté la mentalité 2.0. Échanger, produire et diffuser en ligne fait déjà partie de leur quotidien et ils en exigeront tout autant de la part des musées.

Lire aussi:
– Le Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler
– En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?
– Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Birckwood, Cathy. «Cultuur 2.0 – Introduction», Virtueel Platform – Cultuur 2.0 Online PDF Publication, septembre 2007.
– «Réseaux sociaux, web 2.0, etc… Le Indianapolis Museum of Art est partout!», [www.buzzeum.com], 5 janvier 2008.
– Van lersel, Michiel et Juha Van’t Zelfde. «Brave New Museum. A Conversation about Museums in the Digital Age», Virtueel Platform – Cultuur 2.0 Online PDF Publication, septembre 2007.
– Zimmer, Linda. «San Jose Tech Museum Opens in Second Life», Business Communicators of Second Life, 12 décembre 2007.