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Marketing

Comment attirer les jeunes adultes dans les musées

La clientèle des jeunes adultes représente un marché important pour les musées. Plus d’un Canadien sur cinq âgé de 18 à 35 ans effectue au moins une visite par année dans un tel établissement (PMB 2011). Une étude récente s’est penchée sur ce qui intéresse ces adultes et a démontré qu’un marché potentiel latent pourrait bien se développer grâce aux efforts innovants des institutions. Voici les résultats de cette étude et des exemples d’initiatives de musées qui pourraient interpeller particulièrement la clientèle des jeunes adultes.

Le marché des 18 à 35 ans n’est pas simple à conquérir. D’abord, il regroupe trois générations, soit les X, les Y et les C (lire aussi: Qui sont ces C?), aux profils plutôt différents. Il comprend des étudiants, des gens qui entament ou poursuivent une carrière ainsi que des parents de jeunes enfants. Ayant des horaires souvent chargés, beaucoup d’activités sociales ou encore une vie familiale très prenante, les jeunes adultes doivent choisir où ils occuperont leur temps de loisirs ou de visites touristiques et où ils dépenseront leur budget alloué aux sorties.

Qu’est-ce qui les attire?

Outre le thème de l’exposition, qui joue probablement le plus grand rôle dans l’intérêt suscité chez le visiteur potentiel, quelques caractéristiques complémentaires favorisent la venue des jeunes dans les musées, entre autres:

  • les technologies qui permettent de visiter les lieux de façon autonome et agréable (audioguides, applications pour appareils mobiles, écrans tactiles ou tablettes comme support informatif, etc.);
  • une présence active de l’établissement sur les médias sociaux pour favoriser l’interaction avec les clientèles;
  • un restaurant ou un café servant de la nourriture simple, santé et à bon prix sur les lieux même;
  • des heures d’ouverture étendues;
  • des possibilités d’interaction avec les visiteurs qui les accompagnent;
  • une expérience globale de qualité.

L’étude «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People» consiste en une enquête menée auprès de 224 adultes américains de 18 à 35 ans, choisis au hasard parmi un panel de consommateurs. Pour ce sondage, les participants devaient indiquer leur degré d’intérêt à visiter une exposition ou un musée, selon différentes conditions. En tout, 36 scénarios ou caractéristiques ont été testés. Les chercheurs souhaitaient ainsi trouver les éléments qui incitent le visiteur potentiel ou, au contraire, qui le dissuadent à visiter un musée.

Globalement, 41% des répondants se sont montrés intéressés par la visite d’une exposition, sans qu’on y ajoute aucune caractéristique. Avec le message «le musée offre un service de restauration avec un très grand choix de nourriture», l’intérêt général augmente de 7%, alors que c’est exactement le contraire lorsqu’on parle de «voir une exposition lors d’une sortie scolaire».

Un marché latent?

Toujours à partir des mêmes participants, les chercheurs ont segmenté l’échantillon en trois groupes aux motivations bien distinctes:

  • les clients habituels (40%);
  • les gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales (31%);
  • les personnes qui aiment interagir avec les autres (29%).

Le tableau suivant illustre la propension de chacun de ces segments à assister à une exposition selon différentes caractéristiques.

Le groupe des clients habituels rassemble les adultes déjà conquis. Ces visiteurs seront influencés de façon positive par les attributs liés à des horaires de visite étendus, ou lorsqu’on leur propose des attentions spéciales. Ce segment réagit négativement aux messages liés à des ajouts, tel un restaurant. Des actions marketing agressives pourraient bien générer l’effet inverse et les dissuader d’envisager une visite.

Formé de gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales, le second segment fréquente très peu les musées. Toutefois, les messages influent grandement sur leurs intentions.

Le groupe des personnes qui aiment interagir avec les autres est influencé par plusieurs caractéristiques comme la restauration, le fait que «l’exposition encourage les gens à converser librement pendant la visite, plutôt que de chuchoter» et l’idée de «prendre part à une aventure interactive». Selon les auteurs de l’étude, ce segment revêt beaucoup de potentiel.

Des initiatives inspirantes

Enfin, voici deux exemples de projets muséaux qui correspondent à ce dernier élément sur la participation des visiteurs.

Guggenheim

Célèbre institution, le Guggenheim propose aux visiteurs plusieurs façons d’entrer en contact avec les artistes, les experts en architecture et en design, ou encore de participer au développement de ses musées. En plus d’assurer une présence active sur de nombreux médias sociaux, l’organisme consacre une section de son site Web à la présentation d’initiatives innovantes, qu’il a intitulée interact. Mentionnons le BMW Guggenheim Lab, qui se promène dans plusieurs grandes villes à travers le monde et qui, à ciel ouvert, lance un débat, avec experts et citoyens, sur l’aménagement urbain, en plus de présenter des propositions de design. Les résultats de cette démarche feront l’objet d’expositions. Visionnez la vidéo ci-dessous pour mieux saisir le concept.

 

Portland Art Museum

Le projet Object Stories du Portland Art Museum a pour but de faire participer le public dans la vie muséale et d’élargir la clientèle. Le musée invite ainsi les gens à partager l’histoire d’un objet qui leur tient à cœur. L’enregistrement se fait dans un kiosque, au musée, avec l’aide d’un bénévole. Ces histoires peuvent être entendues sur place, à même un écran tactile ou en ligne (voir le lien ci-dessous). Le projet semble remporter beaucoup de succès.

Cliquez ici pour entendre des histoires.

L’innovation interpelle toutes les générations

La clientèle des jeunes adultes constitue un marché important, entre autres parce qu’une fois convertie, elle revient année après année. De plus, c’est elle qui, en partie, inculquera l’intérêt pour les arts et la culture à ses enfants. Mais l’innovation dans les musées se fait au bénéfice de tous les marchés. La découverte de la culture est l’affaire de toutes les générations, et c’est souvent la diversité qui stimule le partage des expériences les plus riches.

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources :

– Gofman, Alex, Howard Moskowitz et Tõnis Mets. «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 20, no 6, août 2011, p. 601-618.

– Museum Audience Insight. «International study of a wide variety of museums», 25 octobre 2011.

– Print Measurement Bureau 2011.

 

Sites Web :

– Guggenheim

– Object Stories

– Portland Art Museum

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Produits et activités Tendances

Des attraits touristiques à l’affût des tendances

Une coopérative de petits producteurs pour le voyageur à la découverte de la culture locale, un parc d’attractions où le respect de l’environnement fait partie de son ADN, le yoga dans les galeries de musées; les attractions touristiques semblent à l’écoute des tendances de consommation de l’heure et les intègrent sous forme d’innovations amusantes ou instructives.

Espaces pop-up

La tendance de l’éphémère et du mobile a rejoint l’hôtellerie alternative et la restauration depuis quelques années à travers les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop up, la nouvelle tendance de l’éphémère). Cette année, le musée MuMo fera sa tournée. Il s’agit d’un conteneur qui se transforme en musée d’art contemporain et qui vise à initier les enfants à la création artistique. Il parcourra les routes de France et d’Afrique jusqu’en novembre 2012, sur 8000 kilomètres, et atteindra un public de 11 500 enfants dans plus de 60 écoles partenaires. Visionnez la vidéo ci-dessous:

Expérience à saveur locale

La recherche d’authenticité ne faiblit pas. Conacado est une coopérative qui vise à aider plus de 10 000 petits producteurs de cacao en République dominicaine. La création d’une route écologique, le Tour de Chocolate,est une rencontre entre la population locale et les touristes à travers les lieux de production et de commerce équitable du cacao biologique. Mentionnons que la République dominicaine est le plus important producteur de cacao biologique au monde.

 

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 Source: Tour de Chocolate 

Le site Local Travel Movement est entièrement dédié à cette forme de tourisme.

Vert et responsable

La prise en compte des principes environnementaux et responsables est aujourd’hui davantage une condition sine qua non au développement qu’une tendance. Pour certains attraits, le respect de l’environnement fait partie de leur ADN!

Le parc d’attractions Hopi Hari, au Brésil, est entièrement pensé comme un pays, «the most fun country in the world» selon le slogan. Il a son histoire, sa capitale, son drapeau, sa langue, son passeport, son hymne national, et sa superficie de 185 acres est près du double de celle du Vatican. De nos jours, tout pays a également une politique environnementale et celle d’Hopi Hari comporte plusieurs projets.

  • Le site étant situé au cœur de la forêt atlantique, on a dû aménager une station de traitement des eaux usées et un centre de triage. Hopi Hari possède ses propres puits et réutilise les eaux traitées pour différents usages (p. ex., laver les planchers).
  • L’entreprise a également entrepris des actions de reforestation (54 000 semences).
  • Fort de cette expérience, le site a créé un laboratoire éducatif afin de mieux transmettre les valeurs environnementales et durables aux jeunes.

Innovation technologique

L’effervescence technologique que nous vivons permet à des idées fortement créatives de prendre forme.

Par exemple, le MoMA, qui dispose déjà de bornes interactives, d’applications iPhone, d’audioguides et de lunettes 3D, a maintenant un nouvel appareil technologique. Destiné aux jeunes enfants, le dispositif leur permet de ressentir et de voir le monde comme une fourmi ou une girafe. Leur champ de vision et leur voix sont modifiés.

 

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Source: MoMA

Le développement d’une application pour les appareils mobiles est une avenue qui, tout en répondant à des besoins d’information en matière de commodité et d’orientation, laisse place à des idées originales. Tourisme Wendake, une communauté autochtone dans la région de Québec, offre une application iPhone originale. Celle-ci présente du contenu sur l’hébergement, la gastronomie, les événements et autres certes, mais elle comporte un aspect ludique: une flûte!

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Source: iTunes – Tourisme Wendake

La technologie – de simples webcams – a aussi permis au Paignton Zoo, au Royaume-Uni, de réaliser une initiative marketing intéressante. Une caméra, installée dans l’espace des tigres, a diffusé la naissance et les premiers jours de quatre petits tigres de Sumatra sur plusieurs canaux. Entre autres, la chaîne de télé BBC de la région de Devon en a fait la diffusion. La sensation de proximité créée par le visionnement de ce moment touchant a engendré une propension à visiter le zoo de 72% de la part des auditeurs. Pendant le mois suivant, la mère et les petits étaient isolés du public, mais toujours visibles grâce à des moniteurs installés dans le zoo et par les webcams en ligne. Le Zoo de Granby propose également des vidéos et images exclusives de la vie en coulisse, entre autres sur sa page Facebook.

La technologie des voitures téléguidées existe depuis longtemps. Mais l’Aquarium de Vancouver a renouvelé l’idée de façon fort originale en transposant les Vancouvérois dans un univers de poissons! Visionnez la vidéo suivante:

Planification et achats en ligne

Les attractions touristiques n’échappent pas à la vague de la planification et de l’achat en ligne. Les sites de commentaires tels que TripAdvisor les incluent de plus en plus, les sites d’achats groupés proposent certains attraits et quelques sites permettent de comparer les prix, comme on le ferait pour d’autres biens ou services.

Par exemple, UBC Museums and Gardens Pass, qui regroupe quatre établissements en Colombie-Britannique, a offert un laissez-passer à moitié prix sur le site Groupon.

Au Liseberg Park, en Suède, il est possible de planifier virtuellement la visite, incluant la réservation pour des manèges en particulier. La planification peut se faire entre amis grâce à un profil que chacun aura créé sur le site Web de l’entreprise. Le parc reçoit donc les revenus à l’avance et cumule des informations sur le profil des visiteurs (âge, attraits préférés, etc.).

Santé et bien-être

Certains attraits touristiques ont réalisé qu’il pouvait y avoir une adéquation entre leur site, souvent naturel ou attrayant, et le besoin croissant de la population de se ressourcer. Aux États-Unis, l’Institute of Museum and Library Services a lancé la campagne «Let’s Move! Museums & Gardens», qui ouvre la réflexion – et l’action – sur le lien potentiel entre la mission d’un musée et les activités relatives à la santé. Dans cette perspective, plusieurs musées offrent des séances de yoga dans leurs galeries. De plus, le Lincoln Park Zoo propose des séances d’activité physique et de yoga dans un espace spécialement aménagé au cœur de son site près du centre-ville de Chicago.

 

Les attraits n’échappent pas non plus à une demande croissante pour des services de restauration plus sains et diversifiés. Sur le sujet, relisez «Améliorer la restauration dans les lieux touristiques culturels et de loisirs».

Un petit dernier,hors catégorie

Véritable parc d’attractions pour grands enfants, Dig This, à Las Vegas, permet à tous de manipuler des bulldozers, chargeurs, excavateurs. Les petits camions Tonka sont maintenant grandeur nature. Le parc semble très populaire auprès des groupes professionnels.

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Source: Dig This

Il y a de nombreux autres exemples d’innovation dans les attractions touristiques. Poursuivez cette analyse et dites-nous comment vous intégrez les tendances de l’heure à votre offre!

 

Sources:

– Craddock, Pippa. «How we helped Paignton Zoo deliver an amazing 72% propensity to visit…», www.fiNETra.com, consulté le 28 novembre 2011.

– Funworld. «Liseberg and Entertainment booking Concepts Embark on Pay-as-you-Go Virtual Planning», Funworld IAAPA, avril 2010.

– Lessa, Gabriela. «Park Paradise – Brazil’s Hopi Hari was built around a commitment of environmentalism», Funworld IAAPA, février 2010.

– American Association of Museums, Center for the Future of Museums. «Connecting with Nature and Staying Fit at Lincoln Park Zoo», 4 octobre 2011.

 

Sites Web:

– MuMo

– Tourisme Wendake

– Paignton Zoo

 

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Produits et activités

Món Sant Benet, un projet culturel et touristique inspirant

Lors de la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST), qui s’est tenue à Barcelone du 28 au 31 août dernier, les participants ont eu la chance de visiter un site à vocation multiple mêlant l’histoire, la culture et la gastronomie dans un univers où l’ancien et le moderne se côtoient harmonieusement. Place au Món Sant Benet…

Une muséographie à caractère hautement technologique

Inauguré en novembre 2007, le projet du Món Sant Benet marie l’art médiéval à la nature afin d’offrir un lieu unique en son genre avec, au premier plan, son monastère millénaire. Celui-ci abrite des espaces muséographiques qui retracent les 1000 ans d’histoire de Sant Benet à travers deux itinéraires: médiéval et moderniste.

La muséographie de l’itinéraire médiéval a été conçue à partir d’un montage multisensoriel, incluant des projections et des effets de sons et lumières. Grâce à des moyens techniques et audiovisuels complexes, le visiteur peut non seulement contempler le monument et recevoir des informations qui l’aident à comprendre certains aspects de l’histoire, mais surtout vivre une expérience émotionnelle.

Source : Món Sant Benet

L’itinéraire moderniste fait revivre une journée dans la vie du peintre Ramon Casas, célèbre artiste catalan né à la fin du XIXe siècle qui s’installe avec sa famille à Sant Benet à l’été 1924 pour y passer la saison. Le monastère est alors converti en une fantastique résidence estivale réaménagée dans un style moderniste. Aujourd’hui, après deux décennies de travaux, des meubles ont été récupérés de multiples endroits, une imposante collection d’arts décoratifs a été réunie et le monastère est devenu un espace privilégié pour le visiteur. Partout, musique, lumières, images et odeurs guident le «spectateur» à travers les salons et les chambres de la famille Casas pour lui faire vivre une expérience sensorielle.

Source : Món Sant Benet

La science gastronomique remise au goût du jour

La Fondation Alícia, sise sur les terrains du monastère, est un lieu de recherche scientifique consacré à l’innovation technologique en cuisine ainsi qu’à la diffusion du patrimoine agroalimentaire et gastronomique visant à promouvoir la bonne alimentation. On peut y effectuer une visite guidée mettant les cinq sens à contribution et participer à des ateliers familiaux ou gastronomiques sur la cuisine traditionnelle de la Catalogne, par la préparation de plats presque oubliés, réinventés d’une façon actuelle et respectueuse des traditions, et qui gardent l’essence de la cuisine catalane.

 

Source : Món Sant Benet

 

À la base de cette cuisine: le potager biologique de légumes et de fruits de Sant Benet. Situé sur la rive du fleuve Llobregat, à l’endroit même où les moines du monastère avaient anciennement leurs jardins, le potager constitue aujourd’hui une vitrine de l’agriculture et du terroir catalans. Il permet de découvrir les multiples variétés de légumes et de fruits cultivées au fil des époques ainsi que celles dont la culture perdure encore à ce jour.

En plus du volet éducatif de la Fondation Alícia, le visiteur peut aussi se restaurer dans l’un des 3 établissements de l’endroit qui offrent une cuisine catalane créative et actuelle.

Un établissement 4 étoiles complète l’offre de Món Sant Benet

Situé juste à côté du monastère médiéval, l’hôtel Món dispose de 78 chambres, 7 chambres-salon et une suite équipée des technologies de pointe. Toutes les chambres possèdent une grande terrasse indépendante avec vue panoramique sur le monastère et le parc naturel de Sant Llorenç del Munt i l’Obac. L’hôtel 4 étoiles abrite aussi l’un des 3 restaurants du site.

Source : Món Sant Benet

Des forfaits estivaux créatifs pour dynamiser l’offre

Les «Nuits d’été à Món Sant Benet» proposent une double programmation, qui allie les univers de la musique, des arts, du théâtre et de la gastronomie afin de composer une expérience en complète adéquation avec le site. Il s’agit des «Nuits modernistes» et de «La magie de la tombée du jour».

Les «Nuits modernistes» offrent au visiteur la possibilité de se mettre dans la peau des grands hommes du modernisme au tournant des XIXe et XXe siècles. Elles proposent:

  • l’itinéraire moderniste dans la résidence d’été du peintre Ramon Casas;
  • un concert de musique moderniste dans les caves du monastère;
  • un somptueux souper dans les jardins du monastère, comme ceux que dégustaient les bourgeois de l’époque.

 

Source : Món Sant Benet

«La magie de la tombée du jour» consiste en un spectacle nocturne qui propose un parcours dans les endroits les plus emblématiques du monastère. Cet événement inclut:

  • une visite du potager;
  • un souper décontracté en plein air, à base de produits de saison et de recettes traditionnelles;
  • un spectacle féerique.

Món Sant Benet constitue sans contredit un haut lieu de la culture, du tourisme et de la gastronomie où les différentes activités proposées s’allient harmonieusement afin de façonner une offre attrayante et complète.

 

Sources:

– 61e conférence AIEST, Barcelone. Visite guidée au Món Sant Benet.

 

Site Internet:

– Món Sant Benet

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Produits et activités

Améliorer la restauration dans les lieux touristiques culturels et de loisirs

Non seulement la restauration est une composante indissociable de l’expérience touristique, mais encore elle contribue grandement à son appréciation ainsi qu’au bouche à oreille suivant le séjour. En outre, les services alimentaires sur les lieux touristiques n’ont guère bonne réputation. Plusieurs attraits offrent une restauration excellente alors que d’autres renforcent la perception de piètre qualité, de cherté où l’accueil n’est pas personnalisé. Voici quelques conseils et exemples pour mieux comprendre et gérer ce service.

Cette analyse présente des bribes d’une étude réalisée par Atout France. Outre les informations présentées ici, elle s’attarde à l’implantation ou à la restructuration d’un tel service et apporte de nombreux exemples.

La restauration dans un contexte particulier

La formule de restauration sur un lieu touristique peut prendre diverses formes: du restaurant classique à la cafétéria, en passant par le salon de thé. Au même titre que n’importe quel autre établissement, les points de restauration doivent choisir un positionnement, satisfaire leur clientèle et s’adapter aux tendances. Néanmoins, ils évoluent dans un contexte différent: un achalandage diversifié, la présence d’enfants et de groupes, un site parfois particulier (historique ou en nature, par exemple) et des heures d’ouverture fixes.

Ce contexte présente des avantages: l’apport naturel d’une clientèle, parfois captive pendant la durée de la visite ou peu encline à sortir se restaurer ailleurs, et des campagnes de promotion «gratuite» lorsque le site en organise. De son côté, le lieu touristique, qui développe une offre de qualité, agrémente son expérience globale et peut jouir d’une clientèle locale si son emplacement le permet. Ces lieux de restauration font néanmoins face à certaines contraintes, notamment à une saisonnalité parfois très marquée, à une affluence en dents de scie, à des horaires d’ouverture qui contraignent la restauration, à des obstacles techniques dans certains bâtiments historiques et à la nécessité d’harmonisation avec la vocation du site.

Le fait de s’adresser à une clientèle peu susceptible de revenir ou captive a contribué à la médiocrité de l’offre. De plus en plus d’intervenants doivent prendre un virage clair pour modifier la perception des voyageurs.

Les sites culturels versus les sites de divertissement

La situation est différente selon qu’il s’agit d’un attrait culturel (lieu de visites culturelles, musée et monument historique) ou d’un divertissement ou loisir (parc d’attractions, animalier, sportif) (voir tableau 1). Les sites culturels sont davantage orientés vers l’apprentissage. Ils peuvent être privés ou publics et nombre d’entre eux sont composés d’organisations de petite taille. La restauration n’est pas systématique, mais les impératifs de rentabilité ont conduit plusieurs de ces organisations à diversifier leurs sources de revenus. Il est plus fréquent de voir ce service géré en concession alors que certaines grandes entreprises font appel à des chefs de renom.

De leur côté, les sites de loisirs sont le plus souvent privés et jouissent d’une vocation commerciale. Ils sont gérés par l’entreprise et tendent à répondre à des besoins alimentaires de base. Les menus offerts ressemblent souvent aux chaînes de restauration rapide. Les espaces étant généralement clos, il est parfois impératif de proposer un ou plusieurs lieux de restauration avec des menus variés.

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En outre, l’étude d’Atout France regroupe les lieux de restauration en deux catégories: les espaces «sous douane», qui ne sont accessibles qu’aux visiteurs ayant payé un droit d’entrée, et les espaces de restauration qui bénéficient de leur propre accès. Ces derniers peuvent suivre l’horaire d’ouverture de l’établissement ou fonctionner indépendamment.

La gestion du site

Parce qu’il vise généralement plus qu’une simple rentabilité de l’activité, le gestionnaire doit déterminer la vocation prioritaire de la restauration de son site.

  • Service à la clientèle ou source de revenus?
  • Vecteur d’image fort, potentiellement porteur de croissance en ce qui concerne la fréquentation du site?
  • Outil culturel ou d’animation en complément de la visite?
  • Vocation fonctionnelle, de base?

La réponse à ces questions ainsi que la configuration du site détermineront le type de restauration. Il n’existe pas de solution unique et il n’est pas toujours indispensable d’aménager un tel espace (par exemple, s’il est situé dans un secteur où existent déjà plusieurs restaurants).

Que le gestionnaire choisisse de déléguer ou non, l’étude apporte quelques conseils:

  • intégrer cette activité du point de vue de la gestion des flux sur le site, de sa cohérence avec la vocation, l’image et les valeurs et en fonction des équipes. Le personnel du service de restauration doit pouvoir informer les visiteurs sur les activités de l’attrait et vice-versa;
  • unir les clientèles autour de cette activité en ayant une offre adaptée aux différents segments et à différents moments de la journée;
  • optimiser la rentabilité par une gestion de l’achalandage adaptée au site;
  • accompagner le service de restauration en communiquant à travers l’ensemble des supports (site Internet, brochures, signalétique, etc.).

Des exemples appétissants!

Le restaurant du Musée national des beaux-arts du Québec fait partie des meilleures tables de la ville de Québec. Situé dans le parc des Champs-de-Bataille, il propose une fine cuisine composée des meilleurs produits régionaux.

Le restaurant en concession L’Arrivage au Musée Pointe-à-Callière  offre également une cuisine raffinée, très populaire auprès de la clientèle d’affaires du Vieux-Montréal.

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Source : Musée national des beaux-arts du Québec

Le Parc des Oiseaux, dans le département de l’Ain en France, le plus grand parc ornithologique du pays, offre des lieux de restauration diversifiés, allant du semi-gastronomique à la vente de plats à emporter; tous conçus pour favoriser une vue sur les oiseaux ou sur des activités (terrasse donnant sur des étangs, au milieu d’une rosière ou à proximité d’une aire de jeux). Ils visent à offrir une immersion dans la réserve naturelle.

Source: Parc des Oiseaux

En lien avec leur mission, certains sites présentant une expérience historique, comme le Village Québécois d’Antan dans le Centre-du-Québec, offrent une cuisine traditionnelle, semblable à ce qu’on mangeait à l’époque.

Les Jardins de Métis semblent avoir réussi le mariage entre leur offre et la restauration. Le chef présente une cuisine axée sur les végétaux comestibles de la collection horticole des Jardins dans une maison d’époque. Le site propose également deux autres lieux de restauration aux menus légers et à l’ambiance relaxante.

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Source: Jardins de Métis

Mentionnons également la disposition intéressante de l’aire de restauration du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, délimitée par de la végétation dans un grand hall, où l’on propose également des activités pour les enfants.

Source: Musée des beaux-arts du Canada

Certains attraits touristiques ont placé la gastronomie au cœur de leur mission, comme c’est souvent le cas des trains touristiques, des croisières-excursions et, de plus en plus, des spas de destination. Pour d’autres types d’attraits néanmoins, la place de l’alimentation est moins claire et, chose certaine, il faudra déterminer le rôle qu’elle jouera dans l’expérience proposée.

 

Sources:

– Atout France. «La restauration dans les sites culturels et de loisirs. Une activité au service du site touristique», Éditions Atout France, mai 2011.

– Jardins de Métis

– Musée des beaux-arts du Canada

– Musée national des beaux-arts du Québec

– Musée Pointe-à-Callière

– Parc des Oiseaux

– Village Québécois d’Antan

 

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Technologies

Les tablettes électroniques débarquent chez les voyageurs… et dans les entreprises

Un Américain sur cinq possèdera une tablette électronique en 2014, selon une étude de FuzeBox. La demande croissante pour le Web mobile et la multiplication des contenus numériques sous toutes les formes ont créé un terrain fertile à l’arrivée de ces nouveaux produits sur le marché. Déjà 7% des voyageurs d’agrément américains ont consulté de l’information touristique sur une tablette en 2010. Voici comment et pourquoi plusieurs entreprises ont rapidement choisi d’investir dans le développement de nouvelles applications dédiées au iPad, qui profite actuellement d’environ 85% des ventes de tablettes électroniques.

Source: Next Museum

Une véritable révolution

Pour comprendre l’effervescence créée par le lancement du iPad en 2010, il faut savoir que le premier million d’unités s’est vendu en 28 jours, comparativement à 74 jours dans le cas du iPhone et à 360 jours pour le iPod. Quand à l’arrivée du tout dernier modèle, le iPad 2, il n’a eu besoin que d’une toute petite fin de semaine aux États-Unis pour atteindre cet impressionnant plateau.

L’année 2011 sera celle des tablettes électroniques: plus de 50 millions de consommateurs s’en procureront une selon la firme Canalys. L’engouement qu’a suscité l’iPad a surpris bien des analystes. Produit hybride entre l’appareil mobile et l’ordinateur, la tablette électronique répond sans aucun doute à un besoin. Apple détient actuellement environ 85% des ventes, proportion qui devrait osciller entre 40% et 70% en 2012.

Les propriétaires de tablettes électroniques s’en servent d’abord pour:

  • naviguer sur le Web (78%);
  • lire des courriels (75%);
  • lire des livres, des magazines et des journaux électroniques (53%);
  • écouter la télé et des films (43%);
  • jouer à des jeux (33%).

L’enquête révèle également que 58% des détenteurs en font un usage professionnel, notamment pour leur correspondance (55%) et pour des réunions ou des conférences en ligne (37%). La firme Deloitte estime d’ailleurs que 25% des ventes de tablettes iront aux entreprises en 2011. Le taux de pénétration des 500 premières entreprises mondiales devrait surpasser 70%.

D’un point de vue marketing, Paul Verna de eMarketing précise que les tablettes représentent un immense potentiel d’interaction pour la clientèle sur le plan du contenu. Un sondage de Nielsen indique d’ailleurs que les utilisateurs de iPads sont plus susceptibles de cliquer sur la publicité, particulièrement celle interactive, que ceux détenant des iPhones.

Le iPad se taille une place dans l’industrie touristique

Les voyageurs sont de plus en plus nombreux à utiliser des appareils mobiles pendant leurs déplacements. Doté d’un écran haute définition, d’une connexion Web en tout temps grâce au réseau cellulaire (modèle 3G), d’un système GPS et de deux caméras vidéo (iPad2), le iPad offre un éventail presque illimité d’applications touristiques, tant de la perspective de l’expérience du voyageur que de celle de l’entreprise. L’application de TripAdvisor lancée en février dernier constitue un excellent exemple d’outil optimisé pour un écran élargi au service du touriste en déplacement.

Source: WebProNews

Au cours des derniers mois, plusieurs entreprises touristiques ont saisi l’occasion de développer de nouvelles applications afin de servir ce segment de clientèle. Voici quelques exemples inspirants.

NYCWay

Cette application lancée par MyCityWay, en partenariat avec la Ville de New York, présente de manière très stylisée une foule de renseignements utiles et géolocalisés de la grande ville américaine, tels que l’emplacement de la toilette publique la plus proche, des images en temps réel de la circulation routière, le calendrier des événements et les horaires du transport public.

Source: Apple

MenuPad

L’entreprise australienne NetStart offre aux restaurateurs une nouvelle génération de menus sur iPad grâce à l’application MenuPad. La clientèle peut consulter le menu des plats proposés par l’établissement accompagnés de photos de qualité pour ensuite commander directement sur l’appareil. Il en coûte annuellement de 120 à 180 CAD par iPad pour obtenir les licences et le système permettant de gérer les menus, incluant une interface de gestion Web.

Source: Graphis Studio

Brooklyn Museum

À l’automne dernier, à l’occasion de l’exposition Seductive Subversion, le Brooklyn Museum cherchait un moyen de transmettre à ses visiteurs un maximum d’information à propos des artistes. Pour y parvenir, il a lancé l’application WikiPop associant le contenu Wikipédia sur les 25 artistes présentés et l’iPad. Pour le musée, l’utilisation des tablettes électroniques dans la galerie permettait non seulement aux visiteurs de consulter une information riche et pertinente, mais aussi de commenter les articles, donnant ainsi une dimension interactive à l’exposition. Plusieurs appareils disposés à divers endroits à proximité des œuvres étaient disponibles pour la clientèle. L’initiative a été couronnée de succès, puisqu’au cours de la Seductive Subversion, 12 000 sessions sur les iPads ont été enregistrées parmi les 32 000 visiteurs.

Source: NYDailyNews.com

The Plaza

À l’hôtel The Plaza à New York, c’est l’ensemble de l’expérience client qui repose sur le iPad. Depuis janvier, toutes les chambres de l’établissement ont une tablette munie de l’application Intelity’s ICE (Interactive Customer Experience). Grâce à cet utilitaire, les clients contrôlent tous les éléments associés à leur séjour, notamment le service aux chambres, les réservations au restaurant, les communications avec le concierge, les demandes de réveil par téléphone, la température et l’éclairage de la chambre, les guides touristiques de New York et les horaires de vol, incluant l’impression des cartes d’embarquement.

Source: Staple News

Voici d’autres initiatives intéressantes.

  • La chaîne hôtelière Intercontinental profite de l’arrivée du iPad2 pour offrir à la clientèle de dix de ses établissements la possibilité de parler directement avec le concierge grâce à l’application de vidéoconférence FaceTime.
  • AIRSPA par BALNEA, concept de traitements express de soins de bien-être aux voyageurs à l’aéroport Montréal-Trudeau, utilise l’iPad pour son système de facturation. Les caisses mobiles sont connectées par Wi-Fi à un serveur qui renvoie par un réseau VPN les factures vers des imprimantes locales. L’entreprise utilise aussi l’application OPI du iPad pour permettre aux clientes de choisir leur couleur de vernis à ongles.
  • La compagnie aérienne Executive Jet Management a remplacé les traditionnelles cartes de vol par l’application Jeppesen Mobile pour iPad.
  • Best Western propose une application iPad qui permet d’effectuer des recherches parmi ses produits, de procéder à des réservations, de créer des itinéraires, de localiser les attraits avoisinants avec les fonctions GPS et de partager des commentaires et des photos par courriel ou Facebook.

Il est encore trop tôt pour mesurer les répercussions des nouvelles fonctionnalités de l’iPad2 ou des autres tablettes électroniques qui inonderont bientôt le marché. L’ajout des caméras vidéo offre toutefois une panoplie de possibilités, notamment en matière de fonctions liées à la réalité augmentée. Voici une vidéo qui illustre bien l’étendue du potentiel des tablettes électroniques pour l’industrie touristique, particulièrement la façon dont on pourra rehausser la qualité de l’expérience de la clientèle.

http://www.youtube.com/watch?v=fs1CxMA1IQc&feature=player_embedded

 

Sources:

– Bernstein, Shelley. «Wikipop iPads and Visitor Metrics», Brooklyn Museum Blog, 18 janvier 2011.

– Billings, Scott. «What can the iPad do for museums?», Museum Next, 4 janvier 2011.

– Catacchio, Chad. «New NYC Way iPad app is a stylish, innovative guide to the Big Apple», TNW, 23 octobre 2010.

– Coolidge, Carrie. «The Plaza In New York Offers IPads In All Guest Rooms And Suites», Staple News, 8 février 2011.

– Girtz, Brad. «Airline gets go ahead to replace maps with iPads», Travolution, 4 mars 2011.

– May, Kevin. «TripAdvisor modifies mobile app to pring extras for iPad users», tnooz, 20 décembre 2010.

– Moik, Yofred. «10 innovative uses of the iPad by the hospitality industry», PSFK, 8 juillet 2010.

– Ziegler, Patti. «How the iPad is reshaping e-commerce», AdvertisingAge, 18 février 2011.

 

Sites Web:

– Intelity

– IsèreTourisme

– MenuPad

– MyCityWay

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Produits et activités

Tourisme culturel et patrimonial, un produit en croissance à travers le monde

Selon l’UNESCO, le voyage culturel et patrimonial est l’un des segments du tourisme international qui connaît la croissance la plus rapide. Qui sont ses adeptes? Quelles expériences  privilégient-ils? Pour se démarquer au sein d’un marché mondial toujours plus compétitif, les destinations se créent des identités uniques afin de séduire ce segment en quête d’immersion et d’authenticité.

La taille du marché

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le voyage culturel et patrimonial représentait 40% de l’ensemble du tourisme international en 2007 comparativement à 37% en 1995.

À mesure que les voyageurs se livrent à de nouvelles activités de niche, ce type de tourisme ne cesse de se diversifier. Il englobe le tourisme architectural, la visite des sites naturels, référencés ou non par l’UNESCO, et le tourisme marin pour l’exploration de l’héritage subaquatique. On compte également le tourisme religieux et le tourisme gastronomique, l’agrotourisme, les festivals et, sans doute l’activité la plus traditionnelle de toutes, la visite de musées et de galeries d’art.

La croissance des courts séjours et la popularité des escapades urbaines favorisent le développement du tourisme culturel. Cette tendance est également soutenue par l’engouement pour les voyages indépendants (c’est-à-dire organisés d’une manière indépendante, sans l’aide d’une agence de voyages) et hors des sentiers battus.

Parmi les motivations les plus évoquées par les adeptes de voyages culturels, on trouve:

  • le désir de vivre la culture locale et d’expérimenter l’authenticité des lieux (Il ne s’agit plus seulement de voir les icônes principaux du patrimoine, mais de s’immerger dans la culture.);
  • la volonté d’acquérir des connaissances et de mieux comprendre les populations et l’histoire des lieux.

Selon une étude de l’Eurobarometer réalisée en 2009 auprès de la communauté européenne, l’offre culturelle et patrimoniale d’une destination serait un facteur important dans le choix de voyage d’un Européen sur quatre.

Plus encore, l’enquête d’Atlas Cultural Tourism, effectuée en 2007 auprès de 4600 voyageurs internationaux, indique que la présence d’une offre étoffée et variée constitue le facteur le plus important dans le choix d’une destination culturelle. Les années précédentes, les touristes citaient plutôt l’atmosphère des lieux.

Les attractions culturelles visitées

En général, les touristes culturels connaissent d’emblée les activités auxquelles ils s’adonneront avant leur arrivée à destination. Selon l’enquête d’Atlas, les musées, les sites et les monuments historiques figurent parmi les attractions les plus convoitées par les répondants (graphique 1). Les événements tels que les concerts et les spectacles sont relativement moins achalandés, probablement en raison de la période de temps limitée de leur tenue et des barrières linguistiques.

Qui sont ces férus de voyages culturels?

Les voyageurs âgés de moins de 24 ans sont généralement plus intéressés par le divertissement, alors que ceux ayant autour de 35 ans représentent un groupe cible plus pertinent. En effet, le segment de la mi-trentaine a tendance à avoir un revenu élevé, un fort désir de voyager et un grand appétit pour la culture. Selon le rapport Eurobaromètre 2009, les Européens âgés de 54 ans choisissent plus souvent les séjours urbains ainsi que les voyages culturels ou religieux. Ces données laissent supposer que le vieillissement de la population de la plupart des économies occidentales ne fera qu’alimenter l’attractivité du voyage culturel.

Par ailleurs, les touristes culturels ont une propension à dépenser plus que la moyenne, comparativement aux touristes balnéaires ou à ceux s’offrant des vacances de détente. La dépense supplémentaire résulte souvent du transport et des frais d’entrée aux sites.

L’enquête d’Atlas rapporte qu’Internet constitue le deuxième outil d’information le plus utilisé (plus d’un tiers des répondants); la famille et les amis demeurant les plus grands influenceurs. Ce constat renforce l’importance du bouche à oreille dans le choix de la destination (Lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!).

Les guides et les brochures conservent leur importance, car on peut facilement les utiliser lorsqu’on se déplace. Néanmoins, le contenu en ligne ou par le biais d’un cellulaire, souvent basé sur la géolocalisation, tend à réinventer l’accès à l’information.

Le touriste américain est particulièrement friand d’expériences culinaires; il aime par exemple prendre part à des dégustations de vins et assister à des événements gastronomiques. Pour cette clientèle, la gastronomie s’avère un facteur pouvant influer sur le choix de la destination. Les Européens sont, en revanche, aussi bien attirés par la gastronomie que l’héritage culturel, l’art et l’évènementiel. Quant aux visiteurs provenant des économies émergentes, comme la Chine et l’Inde, on remarque qu’ils ont une nette préférence pour les voyages où l’expérience de nouvelles cultures joue un rôle important.

Les destinations travaillent leur image pour se différencier

Le voyage culturel a encore un bel avenir devant lui, mais comment les destinations peuvent-elles se tailler une place dans ce marché très compétitif?

Pour se démarquer, les destinations mettent de plus en plus l’accent sur l’actif culturel immatériel tel que les images, les goûts et les associations qui les relient à un pays. Ces traits culturels uniques servent d’image de marque pour la destination.

L’Italie, par exemple, trouve son attractivité dans son histoire, sa gastronomie et l’accueil chaleureux de ses habitants. Le pays possède de superbes bâtiments historiques et des merveilles naturelles, mais il utilise davantage son histoire et son art comme attraction majeure pour les visiteurs internationaux.

L’Espagne, quant à elle, met de l’avant la vie à l’espagnole, où se mêlent les manifestations culturelles et les expériences gastronomiques. Le pays essaye également d’attirer des visiteurs internationaux à la recherche d’activités sportives.

Les Balkans et les pays baltes sont de plus en plus présents sur ce segment. La Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie sont imprégnées d’histoire. De plus, leur adhésion à l’Union européenne, associée à la promotion marketing, contribue à rehausser l’image de ces marchés. La nouveauté de ces destinations attire des touristes voulant découvrir une nouvelle partie de l’Europe.

Ces dernières années, le Conseil du tourisme du Mexique a fait des progrès dans le positionnement du pays en tant que destination culturelle en mettant en valeur son patrimoine maya et aztèque.

Selon l’Association internationale de tourisme culinaire (ICTA), le Pérou prend appui sur sa riche gastronomie pour mettre la marque du pays de l’avant. Au début 2010, le ministre du Tourisme a annoncé vouloir rendre la gastronomie aussi importante que l’histoire et les expériences archéologiques.

VisitBritain a depuis longtemps joué la carte de l’expérience britannique typique, véhiculée par la qualité d’un patrimoine unique et par des éléments populaires comme le pub britannique.

Le Québec met de l’avant sa culture francophone au sein des Amériques, ce qui lui confère une touche européenne séduisante et un positionnement distinctif de premier ordre.

La culture influe sur les décisions de vacances, et les spécialistes du tourisme prévoient que cette tendance se poursuivra. Celle-ci intensifie la concurrence entre les pays qui font face à des touristes avides de construire un catalogue d’expériences de différentes cultures et destinations.

Sources:

  • Mintel. «Cultural and Heritage Tourism – International», mai 2010.
  • Tram Research. «Atlas Cultural Tourism Project», 2007.
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Produits et activités Segments de clientèles

L’intérêt de nos touristes pour les activités culturelles

Le secteur culturel et le tourisme vont de pair. Le rayonnement du premier contribue à l’attractivité d’une destination, et le second permet d’augmenter la fréquentation des établissements et des événements, en plus de contribuer audit rayonnement. La pratique des activités culturelles par les touristes au Québec varie selon les différents marchés, où l’éloignement semble jouer un rôle important.

Les enquêtes de Statistique Canada comptabilisent les activités pratiquées en fonction des visites-personnes. Quatre d’entre elles ont été retenues comme étant culturelles, c’est-à-dire la visite d’un musée ou d’une galerie d’art, l’assistance à une manifestation culturelle (théâtre, concert, opéra, danse et, dans le cas des voyageurs canadiens, représentations autochtones), la participation à un festival ou à une foire et, finalement, la visite d’un site historique. Dans le cas présent, nous n’avons comparé que les touristes voyageant dans un but d’agrément.

Un intérêt croissant

La participation globale aux activités culturelles a connu une croissance entre 2006 et 2008, à l’exception des musées ou galeries d’art entre 2007 et 2008. Ces derniers accueillent néanmoins davantage de touristes, suivis des sites historiques, des manifestations culturelles, des festivals ou des foires.

La répartition des visites-personne selon la provenance peut être observée sous deux angles. Le premier, illustré dans le graphique 1, est en fonction du nombre de visites-personne ayant pratiqué l’une ou l’autre de ces activités. De ce point de vue, le nombre de Canadiens est important, particulièrement pour les festivals ou les foires, ainsi que les manifestations culturelles. De plus, un nombre important d’Américains est observé dans les sites historiques et les musées ou galeries d’art.

Toutefois, considérant que le nombre de Canadiens au Québec est beaucoup plus élevé (environ 84% de Canadiens ou 73% de Québécois du total des visites-personnes) que les visiteurs provenant d’outre-mer (5%) ou américains (11%), leur taux de pratique par rapport au total des voyages est très faible. Par exemple, seulement 9% des Canadiens ont fréquenté un site historique en 2008, contre 70% des visiteurs outre-mer et 55% des Américains. Rappelons enfin que les données canadiennes proviennent d’une enquête différente (EVRC) que pour les autres marchés (EVI).

Nous observerons chacun de ces grands marchés plus en détail dans les prochains graphiques.

Divers marchés canadiens

Le graphique 2 est clair : plus on vient de loin, plus les activités culturelles intéressent les touristes canadiens. La visite de sites historiques est particulièrement importante pour les visiteurs en provenance de Toronto, ou plus généralement des autres provinces canadiennes. Même observation pour les foires ou festivals, qui sont suivis de près par les autres activités. Excluant les régions de Montréal et de Québec, les visiteurs québécois et ceux en provenance d’Ottawa-Gatineau ont favorisé les manifestations culturelles.

Sauf pour les musées ou galeries d’art, peu de touristes en provenance de la région de Québec ont effectué des activités culturelles.

Les touristes américains

Les Américains ont manifestement un faible pour les sites historiques et les musées ou galeries d’art, et l’intérêt semble encore plus grand chez les visiteurs provenant de la Floride et de la Californie.
On observe également que les visiteurs du Maine et du Connecticut ont participé à une foire ou à un festival dans une plus grande mesure, alors que les manifestations culturelles se sont avérées plus populaires auprès des touristes du Vermont, de New York et du Maine.

Les touristes outre-mer

La participation des touristes mexicains à tous les types d’activités culturelles se démarque des autres principaux marchés outre-mer (graphique 4). Rappelons néanmoins que le nombre de Mexicains en voyage au Canada a chuté depuis l’instauration d’un visa par le gouvernement canadien en juillet 2009.

Les Français sont, parmi ces quatre marchés, les plus intéressés par les musées et les galeries d’art. Leur participation aux autres activités est également considérable.

Les visiteurs en provenance du Royaume-Uni et de l’Allemagne témoignent d’un grand intérêt pour les sites historiques ainsi que les musées ou galeries d’art, alors qu’ils semblent moins attirés par les festivals ou foires ainsi que par les manifestations culturelles. La langue serait-elle en cause?
De façon globale, on observe des taux de participation considérables pour les activités culturelles par les visiteurs provenant d’outre-mer.

L’impact économique

En 2009, Patrimoine canadien a réalisé une étude estimant l’impact économique du tourisme culturel et sportif au Canada. Celui-ci a été calculé à l’aide du Modèle d’impact économique pour les arts et le patrimoine (MIEAP). Rappelons quelques chiffres clés:

  • Les dépenses totales des touristes culturels (8 milliards) représentent 15% de l’ensemble des dépenses des touristes visés par cette étude (53,5 milliards) et 16% au Québec.

Tableau 1
Recettes touristiques totales et recettes du tourisme culturel au Canada et par province, 2007 (en millions de dollars)

Source : Patrimoine canadien

  • Au calcul de l’impact s’ajoutent les dépenses en transport, en hébergement ainsi qu’en aliments et boissons, lesquelles totalisent 71% des dépenses des touristes culturels au Canada.
  • Les dépenses liées aux loisirs et aux divertissements, notamment toute dépense associée à la visite d’établissements culturels ou à la participation à des activités culturelles, représentent 9% des dépenses totales et s’élèvent à 721 millions de dollars.
  • L’impact des dépenses des touristes culturels canadiens sur le PIB se chiffrait à près de 3,4 milliards de dollars en 2007, dont 21% revient au Québec.

Le Québec tire relativement bien son épingle du jeu quant à l’impact du tourisme culturel, et les principaux organismes de promotion mettent déjà ce secteur à l’avant-plan. Cela dit, est-ce que les actions tiennent compte des variations d’intérêt entre les différents marchés?

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2006-2008.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006, 2007 et 2008.
– Patrimoine canadien. «L’impact économique du tourisme culturel et sportif au Canada» [En ligne], préparé par The Outspan Group Inc., en collaboration avec Research Resolutions & Consulting Ltd., mars 2009, http://www.pch.gc.ca/pc-ch/org/sectr/inter/econ_impct2007/index-fra.cfm.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Concevoir et organiser des visites adaptées aux clientèles en situation de handicap

Selon Kéroul, le marché touristique des personnes à capacité physique restreinte représente environ 15% de la demande touristique au Québec, et l’accessibilité est au cœur de leurs préoccupations lors de leurs voyages. Dans le cas des personnes à capacité physique restreinte, l’accès à des établissements aménagés pour elles joue un rôle primordial dans la décision de voyage. Comment agrémenter les visites culturelles de ces clientèles en situation de handicap?

Capacité physique restreinte, handicap et certification

Depuis plus de vingt ans, Kéroul évalue l’accessibilité des établissements touristiques et culturels de la province de Québec et il s’agit de la seule certification reconnue par le ministère du Tourisme. Cette évaluation permet de connaître le niveau d’accessibilité aux personnes à capacité physique restreinte.

Plus de 6000 infrastructures touristiques et culturelles ont été recensées au Québec jusqu’à ce jour: des salles de spectacle, des musées, des attractions touristiques, des festivals et des événements.

Les différents outils d’aide à la visite

Pour tous ceux qui veulent rendre leur établissement culturel accessible aux personnes en situation de handicap – incluant les femmes enceintes, les personnes obèses et les personnes âgées, qui, ne l’oublions pas, constitueront une large part de la clientèle touristique dans les années à venir –, sachez qu’il existe différents dispositifs d’aide à la visite pour faciliter et agrémenter l’expérience de TOUS vos clients. En voici quelques exemples.

Les systèmes d’amplification pour aider à l’audition
Il en existe trois types:

  • le système FM;
    le système infrarouge;
    le système de boucle magnétique.

L’audiodescription
Pour enrichir l’écoute et nourrir l’imagination des personnes ayant une déficience visuelle, le service d’audiodescription consiste à transmettre par casque sans fil des informations préalablement enregistrées et diffusées en même temps qu’un spectacle, par exemple.

Le surtitrage individuel
Sur un écran individuel, le spectateur sourd lit le texte des répliques des comédiens au fur et à mesure du déroulement du spectacle. Les effets sonores (musique, bruitage, voix hors champ) sont également mentionnés.
Le langage des signes québécois (LSQ) et le langage parlé complété (LPC)
Traduction simultanée en langage des signes ou en langage parlé complété. Ce dernier complète la lecture sur les lèvres.

Le lutrin et les parcours tactiles
Ces outils permettent à l’utilisateur d’écouter avec un casque une description complète d’une œuvre artistique, tandis qu’il en découvre par le toucher la technique, la composition et le sujet.
À la tour de la Lanterne du port de La Rochelle, une ancienne prison qui contient près de 600 graffitis de prisonniers, on a eu l’idée de construire un ensemble de reproductions tactiles de ces graffitis que la fragilité de la pierre, le vent et l’air marin destinent à disparaître. Il s’agit d’un ensemble de 32 moulages de ces inscriptions gravées et présentées autour de 4 thèmes. Ainsi, les personnes handicapées visuelles peuvent profiter pleinement de leur visite.

Les programmes et les plans
On peut remettre au visiteur un document (ou des fiches descriptives) en braille, en gros caractères ou écrit dans un vocabulaire simplifié et une version imagée pour les enfants ou les personnes vivant avec un handicap intellectuel ou de communication. Ce document donne des informations essentielles sur la visite. On les agrémente, si nécessaire, d’un plan en relief. La version audio de ce texte est également diffusée par casque.

Les éléments de confort

Pour que ce soit un moment agréable et que les visiteurs puissent prendre le temps de découvrir tous les éléments de leur visite, il est important de prévoir des temps et des espaces de repos bien pensés dans le parcours. Par exemple, l’installation de bancs permettra aux personnes à grande fatigabilité de se reposer, d’écouter le guide ou l’audio-guide, de consulter un document d’aide à la visite, etc.

Les systèmes de repérage

L’objectif des systèmes de repérage est de faciliter le déplacement et le repérage des visiteurs afin qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils soient dans des conditions favorables pour profiter pleinement de leur visite. Il peut s’agir de plans, de cheminement au sol, de mains courantes, de repères sonores et olfactifs, etc. Il est souvent judicieux de combiner plusieurs de ces éléments.
L’exemple qui suit donne un aperçu des réalisations possibles.

La Cour des sens du Jardin botanique de Montréal

Pour faire découvrir le monde végétal, la Cour des sens, un périmètre au sein du Jardin botanique de Montréal, propose une exploration par l’odorat et le toucher. Il s’agit d’un parcours en boucle permettant la circulation dans quatre thématiques sensorielles: doux, piquant, rugueux et visqueux. Les plantes sont classées et disposées dans chacune de ces thématiques. Pour faciliter le déplacement des visiteurs, le jardin a prévu plusieurs aménagements ou dispositifs:

– un sentier unique parcourant le jardin sous forme de boucle;
– un revêtement de sol variant en fonction de la thématique sensorielle abordée;
– une signalétique (proposée en français, en anglais et en braille) contrastée, dont la couleur varie en fonction des sections;
– un bassin, placé au centre, fournissant une indication sonore, douce.

Un exemple de bonne pratique: le Centre des monuments nationaux de France et…

… ses collections Sensitinéraires et Lex-signes
La première propose aux personnes ayant une déficience visuelle de découvrir les monuments à partir de supports tactiles réalisés en gaufrage avec plusieurs niveaux de relief. Un CD audio complète la présentation détaillée du monument, le récit de son histoire ainsi que les commentaires guidant la lecture tactile de chacune des images.

La seconde collection s’adresse aux personnes sourdes, pour leur apporter un vocabulaire propre à l’histoire de l’art. Chaque volume de la collection propose un lexique bilingue, en français et en langage des signes français, et l’assortit d’une riche iconographie destinée à rendre ce vocabulaire accessible aux lecteurs sourds.

… ses mallettes multisensorielles
Il en existe trois qui permettent aux personnes en situation de handicap de préparer, à leur rythme et à l’avance, la visite d’un monument. Chacune de ces mallettes propose une découverte d’un monument à travers une approche «multisensorielle».

La malle-exposition de la Basilique de Saint-Denis est destinée aux personnes en situation de handicap auditif, mental, moteur ou visuel. Reposant sur les quatre sens, la «Basilique sensorielle» permet à chacun d’effectuer une approche multisensorielle des éléments présentés dans la mallette: moulages et maquettes tactiles, planches de bandes dessinées, boîtes d’accessoires, senteurs, DVD sous-titré sur l’histoire de la Basilique, avec audiodescription et insertion en langage des signes français, musique du Moyen Âge et de la Renaissance.

Tous ces outils ou dispositifs conçus pour accueillir les personnes en situation de handicap doivent être bien mis en évidence. Il est donc primordial qu’elles soient informées des outils qui leur sont destinés, autant à l’accueil que dans les documents de promotion et sur le site Internet. Ces informations doivent également être signalées tout au long de la visite.


Source: Site Internet du Centre des monuments nationaux.

L’accessibilité progresse… mais doucement. Pourtant, des solutions techniques et des initiatives exemplaires existent. Aujourd’hui et demain, que faites-vous et que ferez-vous pour rendre vos visites culturelles accessibles?

Sources:
– Association des devenus sourds et des malentendants du Québec. «Répertoire des salles équipées d’un système d’aide à l’audition».
– Caron-Malenfant, Julie, et Jean-François Charest. «Tourisme et culture pour personnes à capacité physique restreinte au Québec» – État de la situation  – septembre 2006, 95 pages.
– Organisation mondiale du tourisme. «Code mondial d’éthique du tourisme», article 2.2.

Site Internet:
– Accès culture
– Centre des monuments nationaux

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Ailleurs dans le monde Marketing Produits et activités

Cartes urbaines: un outil touristique enthousiasmant!

De plus en plus de villes et même des régions émettent des cartes urbaines (city pass ou city card). La proposition de ce type de carte constitue un avantage compétitif pour une destination touristique. Il s’agit d’un instrument utile pour créer une offre intégrée (qui utilise les attraits majeurs comme force d’attraction pour les plus modestes et les moins connus), pour stimuler la coopération entre différents partenaires ainsi que pour gérer les flux touristiques et la saisonnalité.
Il existe différents types de cartes:

  • la carte musée «classique»: entrées gratuites dans plusieurs ou quelques musées de la ville;
  • la carte tout inclus: entrées gratuites dans différents établissements et transports publics;
  • la carte de rabais: entrées et transports publics à prix réduit.

En Amérique du Nord, CityPass offre des cartes pour les destinations suivantes: Atlanta, Boston, Chicago, Hollywood, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, le sud de la Californie et Toronto. À Montréal, une carte valide (Carte Musées Montréal) durant trois jours donne accès gratuitement à 34 musées avec ou sans transport en commun.
Les cartes peuvent apporter les avantages suivants:

  • augmenter la durée de séjour des visiteurs;
  • améliorer la compétitivité d’une destination;
  • attirer davantage de touristes en basse saison;
  • gérer l’attente plus efficacement dans les attractions;
  • connaître le comportement des visiteurs et leurs dépenses lorsque les cartes sont munies de puces RFID.

Leur succès repose sur une offre bien intégrée et de haute qualité. Le budget initial requis pour produire la carte et l’engagement des différents partenaires agissent comme des barrières à l’entrée.

Des avantages pour les établissements participants

Pour les visiteurs, la carte urbaine peut améliorer la qualité du séjour grâce à la possibilité d’économiser de l’argent et du temps et d’approfondir leur connaissance de la destination. Les visiteurs ne sont pas les seuls à apprécier ces cartes. Les attraits, les musées et les bureaux d’information y voient aussi des avantages, malgré la réduction sur le prix d’entrée qu’elles signifient.

Source de revenus additionnels

La hausse des revenus pour les attractions peut provenir de deux sources:

  • Attirer des visiteurs, principalement des touristes, qui ne seraient peut-être pas venus sans une carte urbaine;
  • Dégager des marges bénéficiaires de la vente de cartes (les musées et attraits sont souvent des distributeurs). Ces revenus peuvent être considérables, comme c’est le cas par exemple pour le Space Center Houston au Texas.

En fait, les revenus tirés de la vente de cartes peuvent être importants pour certains établissements et minimes pour d’autres. Par exemple, au kiosque d’accueil d’un musée dont l’entrée est de 20$, il est intéressant d’acheter la carte qui donne accès à d’autres établissements au coût de 40$. Cette proposition est moins avantageuse lorsque l’entrée est peu coûteuse. De plus, les établissements moins connus ou hors des grands centres en tirent des revenus moindres.

Avantages marketing

Les cartes peuvent aussi constituer des outils marketing non négligeables. Comme l’observe le directeur du Teatermuseet de Copenhague, «même si les détenteurs de la Copenhagen Pass représentent moins de 10% des visiteurs au musée, le programme des cartes urbaines est associé à des relations publiques et donne de la visibilité à l’établissement dans les outils promotionnels».

Portée internationale

Les services de cartes internationaux (CityPass et European City Cards) offrent une vitrine mondiale avantageuse, surtout pour les établissements ayant un budget promotionnel limité. Ellen Flowers, responsable des relations avec les médias pour le Centre des sciences de l’Ontario, confirme que CityPass permet au musée de faire une distribution plus vaste vers des marchés qu’il avait du mal à atteindre, tels que l’Europe. Au London Canal Museum, presque tous les visiteurs détenteurs de la London Pass sont des voyageurs étrangers, tout l’inverse de ceux qui paient leur entrée sur place.

Quelques bonnes pratiques

Ciblage des marchés

Certaines cartes proposent une différenciation de prix, par exemple un tarif jeunesse. La Madrid Card Niños offre des réductions sur les attractions pour enfants (différentes de ceux de la Madrid Card standard). Il existe aussi des cartes qui s’adressent au marché MICE (meetings, events, exhibitions and conferences), comme la Frankfurt Kongress Museums Ticket qui donne accès à 33 musées et institutions culturelles (coût de la carte: un euro). À défaut de générer des revenus pour les établissements, cette carte leur offre une visibilité importante et représente un avantage pour les organisateurs de congrès ou d’événements.

Technologie

Les cartes de Madrid, de Burgos, de Córdoba et de Séville sont munies d’une puce intelligente qui est reconnue par les terminaux de validation de chacun des établissements participants. La carte est activée automatiquement pour la durée choisie (24, 48 ou 72 heures) et permet de compiler des données sur les visiteurs. Les cartes CityPass sont maintenant associées à WhereTraveler, un éditeur de guides de voyages, afin d’offrir un service mobile. Les détenteurs de la carte ont ainsi accès à de l’information et à des conseils voyage à partir de leur téléphone intelligent.

Étalement saisonnier

Pour attirer les touristes en hiver, la Winter Card de Dubrovnik (gratuite) offre des rabais dans divers services et établissements de la ville à tous ceux qui séjournent un minimum de deux nuits à l’hôtel.

Environnement

La plupart des cartes incluent le transport en commun et certaines ont récemment ajouté l’accès aux vélos en libre-service.

Accès à Internet

Quelques cartes, comme celle de Reykjavík, incluent un accès gratuit à Internet.

Comment optimiser la carte?

  • En en faisant la promotion.
  • En proposant l’achat de billets d’entrée pour les expositions temporaires et les événements aux détenteurs de la carte.
  • En considérant la possibilité de consacrer une entrée particulière aux détenteurs de carte pour leur éviter l’attente, s’il y a lieu.

Cependant, la promotion de la carte n’est pas uniquement l’affaire des musées et des établissements. Les acteurs de promotion de la destination et de la culture doivent unir leurs efforts pour en faire une mise en valeur concertée et pour optimiser l’expérience du client.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
– Anderson Mann, Lisa. «A Broader Audience», FunWorld, édition de novembre-décembre 2009.
– Professor d’Angella. «A City Card for Milan». Master in Tourism Management IULM University, janvier 2009.
– Carte Musée Montréal
– Frankfurt Kongress Museum Ticket
– Dubrovnik Winter Card

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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».