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Produits et activités

La culture et le design au service du Saint-Laurent

Tilman Latz, architecte paysagiste et urbaniste allemand, apprécie l’intensité du Vieux-Port de Montréal, où les anciens silos côtoient les habitations et les installations récréatives. Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis, estime qu’en Gaspésie le paysage maritime est bien vide, qu’il manque d’animation et d’activités nautiques. Daniel Blier, directeur du Parc Jean-Drapeau, veut donner l’occasion aux visiteurs de rouler leurs bas de pantalons pour mettre les pieds dans l’eau, comme on peut désormais le faire à New York ou à Lyon. Voici, en rafale, quelques exemples d’idées et de projets partagés lors du Congrès Tourisme + Paysages de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ), qui s’est déroulé à Montréal les 4 et 5 avril 2014.

Ce ne sont pas les projets qui manquent…

Le quai

Une plateforme flottante pouvant accueillir des événements sera dressée sur le canal Lachine dès ce printemps. Le ponton de 24 sur 11 mètres pourra servir à différents types d’occasions: projection en plein air, spectacle de musique ou réception regroupant jusqu’à 200 personnes. Le promoteur du projet, Simon Lebrun, vise à rendre cette structure permanente. Elle pourra être déplacée, à la guise du client, dans le périmètre du canal Lachine. M. Lebrun est aussi fondateur d’Héritage Maritime Canada, dont la mission consiste à promouvoir le patrimoine maritime. Il est également derrière le Défi Canot à glace Bota Bota Montréal et d’autres événements festifs se déroulant au Vieux-Port.

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© Simon Lebrun

Parcours insulaire

Aux Îles-de-la-Madeleine, la firme Bourgeois/Lechasseur Architectes a créé des installations inspirées de la mer et des îles afin de mettre ces dernières en valeur. La Place des gens de mer, à Cap-aux-Meules, marque le début d’un parcours insulaire regroupant 12 sites extérieurs. Implantée sur le terrain d’une ancienne usine de transformation de poissons, industrie emblématique des Îles, cette place publique constitue le point de départ de la découverte de l’archipel. Les autorités souhaitent aussi en faire un lieu de rassemblement. Elle accueillera le Marché du village et le futur mémorial aux marins. Des corridors d’accès ont également été aménagés afin de relier le noyau villageois au sentier du littoral.

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© bourgeoislechasseur.com

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© bourgeoislechasseur.com

Plan Bleu Vert

L’Arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a élaboré le plan Bleu Vert dans le but de valoriser ses berges. La mairesse, Chantal Rouleau, insiste sur l’importance de changer l’image de l’est de l’île de Montréal en misant sur son emplacement aux abords du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Parmi les projets, le plan comprend la création de «fenêtres» ou d’ouvertures sur les plans d’eau tous les 500 mètres ainsi que l’aménagement d’accès publics aux berges. La mairesse souligne que 24 rues sans issue pourraient très bien offrir des percées visuelles sur l’eau. Il suffirait de peu: on retire les blocs de béton, on désherbe un peu et on installe du mobilier urbain.

L’Arrondissement a lancé un concours afin d’aménager la plage de l’Est, ce qui figure également au programme du plan Bleu Vert. La firme Ruccolo + Faubert Architectes & Ni a ainsi été sélectionnée pour créer un lieu accessible à tous et offrant un lien privilégié entre le visiteur et le fleuve.

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Projet La plage de l’Est – © Ruccolo + Faubert Architectes & Ni

S’inspirer d’ailleurs

Estuaire

Comme le mentionnait Jean Blaise, directeur de l’organisme Le Voyage à Nantes, la Ville de Nantes mise sur le patrimoine et la culture comme leviers d’attractivité. Pour mieux souligner le lien entre cette ville et sa voisine, Saint-Nazaire, on a invité des artistes à interpréter le paysage sur les 60 kilomètres de l’estuaire qui les relient. La collection permanente rassemble 29 œuvres formant un parcours le long de la Loire ouvert aux visiteurs à l’année. Chacune de ces créations met en vedette un lieu atypique ou un site notable du territoire. Les images ci-dessous donnent un aperçu de l’exposition pérenne du projet Estuaire.

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© Bernard Renoux – «La Maison dans la Loire» de Jean-Luc Courcoult

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© Nautilus Nantes – «Nymphéa» d’Ange Leccia

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© Bernard Renoux – «The Settlers» de Sarah Sze    

Brooklyn Bridge Park 

Les friches industrielles de cette zone riveraine de l’East River se transforment depuis une dizaine d’années en un parc urbain exceptionnel qui offre des voies de passage entre la ville et la rivière, telles qu’une rampe de mise à l’eau pour kayaks. En plus des points de vue spectaculaires sur Manhattan, le Brooklyn Bridge Park, qui s’étend sur plus de deux kilomètres, propose une programmation variée ainsi que la possibilité de pratiquer des activités de plein air de toutes sortes et de tenir des événements de grande envergure. La diversité des aménagements et l’intégration du patrimoine industriel ne sont pas étrangères aux nombreuses distinctions qu’a reçues la firme d’architectes paysagistes Michael Van Valkenburgh Associates Inc, chargée de ce projet de longue haleine.

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© Michael Van Valkenburgh Associates Inc.

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© Michael Van Valkenburgh Associates Inc.

Plusieurs autres projets inspirants ont été abordés lors du Congrès annuel de l’AAPQ. De la créativité des professionnels québécois et de sources d’inspiration étrangères germent des idées qui devraient bien servir la stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent développée par Tourisme Québec et ses nombreux partenaires. Il s’agit d’une mission qui exige non seulement une approche multidisciplinaire, mais surtout l’aval des communautés locales.

 

Image à la une : © Simon Lebrun

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Produits et activités

L’interprétation dynamique du milieu naturel

Savant mélange de divertissement et d’apprentissage, cette technique est un allié de taille pour faire découvrir un territoire. Elle joue sur le lien émotif du visiteur avec l’élément naturel pour déclencher une réaction. Aujourd’hui, l’offre éducative ne cesse de se réinventer.

Une demande en croissance

Les touristes de nature veulent des expériences sensorielles. L’étude intitulée Adventure Tourism Market Study 2013, publiée conjointement par l’Adventure Travel Trade Association et la George Washington University, démontre que les touristes d’aventure recherchent des voyages comprenant des interactions avec la culture et la nature.

Comment peut-elle influencer l’expérience du visiteur?

Chaque parc ou organisation a un message à transmettre et, si elle est bien abordée, l’interprétation peut améliorer non seulement l’expérience du visiteur, mais aussi l’image de l’agence ou de l’organisme responsable de la gestion de la destination. Pour ceux qui ont une double mission d’accueil du public et de conservation, l’éducation en milieu naturel a un rôle important à jouer. Une interprétation scientifique de l’environnement peut transformer certaines perceptions et faire naître de nouvelles préoccupations chez les visiteurs. La station de recherche des îles Mingan, l’agence de voyages Hands Up Holidays en Slovaquie ou le regroupement de voyagistes ExplorAysén en Patagonie offrent au public des stages de recherche et des visites interprétatives d’endroits à caractère ou d’intérêt particulier. Ce type d’activité dynamisera également la visite et les interactions dans le groupe.

Quelques pistes pour inclure ce type d’activité dans vos produits

Les attentes des visiteurs ont changé: ils ne se contentent plus de contempler les paysages; ils veulent participer, vivre des expériences et connaître la signification de ce qu’ils voient.

Puisque le «quoi apprendre» est intimement lié au «comment apprendre», une interprétation efficace permettra au visiteur de faire des liens entre l’information donnée et ses propres connaissances. Quatre composantes sont à retenir dans la façon de l’aborder:

  • Être agréable pour inciter les touristes à participer aux activités;
  • Être pertinent et fournir des informations claires sur le patrimoine;
  • Être organisé et structuré pour guider les visiteurs à travers le programme; 
  • Être lié à une thématique et envoyer un message fort pour qu’ils n’oublient pas ce qu’ils auront appris une fois à la maison.

En effet, hormis si la nature l’impose d’elle-même, le choix d’une thématique particulière peut s’avérer une bonne idée pour susciter l’intérêt de sa clientèle: du concept de balades littéraires en Poitou-Charentes aux randonnées nocturnes guidées comme en raquette au Québec, en vélo de montagne dans les Alpes ou en kayak à Porto Rico, en passant par les circuits qui mêlent observation et photographie en Espagne, le pistage d’animaux, les jeux de rôle, les visites culinaires à Florence, les courses à pied guidées, les sentiers d’art en Finlande, la mycologie au Diable Vert ou les plantes comestibles au Nouveau-Brunswick.

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Source: Alpes du Léman

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Source: Les services photographiques dans le Val d’Aran, en Espagne

Plusieurs éléments peuvent être mis de l’avant, par exemple: les particularités générales du site (géographie, écosystèmes, climat, etc.), la flore (diversité des plantes, spécificité des arbres, etc.), la faune (les animaux en vedette, les plus discrets, les nocturnes, etc.) ou encore l’histoire de la région. L’interprétation permet aux individus de mieux comprendre leur environnement. En établissant des connexions entre ce qu’ils apprennent et ce qu’ils voient ou vivent directement sur le territoire, ils se retrouvent sensibilisés, conscientisés et peuvent développer des comportements plus responsables.

Pour les gestionnaires, il importe de doser correctement les informations et de trouver les bons supports. Quelques conseils de base:

  • Bien connaître les attentes de ses clients et adapter les informations selon le contexte;
  • Trouver son propre style d’interprétation et d’animation (pédagogie, écoute et techniques de communication);
  • Se questionner soi-même et améliorer ses propres connaissances pour fournir une information juste et de qualité;
  • Structurer l’activité autour de points d’intérêt (belvédère, tourbière, zone humide, site d’observation, etc.).

Une offre créative, originale et stimulante

Panneaux explicatifs, environnement multimédia interactif, guide-interprète ou naturaliste, brochures, vidéos, photos, geocaching, visites thématiques… Voilà autant de bonnes pratiques qui stimuleront le contexte d’apprentissage et de découverte de vos clients.

On observe notamment un intérêt grandissant pour les outils technologiques en milieu naturel, qui présentent l’avantage d’améliorer l’accessibilité à l’information et de rompre avec la visite traditionnelle, même s’ils font parfois figure d’intrus. L’Explorateur Parc Parcours de la Sépaq, l’application Vendée Vélo, le portail Web Escapado en Provence ou la iNature Trail en Floride sont de très beaux exemples.

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Source: iNature Trail, Floride

D’autres misent sur l’originalité dans les aménagements et les supports physiques, comme le concept de sentier sous-marin au Parc national de Port-Cros ou en Croatie, les itinéraires canotables avec audioguide au parc régional Obalski ou avec des panneaux dans les Everglades, les parcours adaptés comme l’exemple des maquettes et des tables d’interprétation installés dans le Parc national des Pyrénées pour les malvoyants et handicapés moteurs (voir aussi la vidéo), ou les déplacements en véhicule électrique, tel que le biotrain au Centre de la biodiversité du Québec.

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Source: Parc national de Port-Cros

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Source: Lucy Wilcox Claiborne

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Source: Parcs nationaux de France

Sensibiliser les générations futures ou cibler les enfants nécessitent de multiplier les approches pour accroître l’attention et la participation. On pense par exemple au théâtre en plein air, aux chasses au trésor, aux énigmes à résoudre ou aux contes et légendes. Le pôle nature du Marais Poitevin, le parc national de Yellowstone ou le Parc national du Canada Terra-Nova proposent des programmes entièrement consacrés aux enfants.

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Source: Jérôme Chevereau, pôle nature du Marais poitevin

Toucher, voir, sentir, goûter, entendre: éveiller les sens

Favorisez les environnements multisensoriels dans des situations interactives, riches en possibilités d’échanges. Soyez à l’écoute de vos clients, allez chercher l’émotion! Racontez-leur des histoires! L’interprétation peut transformer vos activités et devenir un moteur du dynamisme régional.

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Marketing Technologies

Réseau social pour mordus de montagne

France Montagnes, l’association chargée de la promotion touristique des massifs français, enchaîne les campagnes originales et décalées. Humoristiques et interactives, aux slogans accrocheurs, comme «La montagne, bienfaits pour vous» ou «Envoyez balader vos enfants!», elles visent à attirer un ensemble de clientèles vers les stations de montagne, tant en hiver qu’en été.

 À l’affût des outils promotionnels les plus incisifs et marquants, où l’enjeu expérientiel devient un leitmotiv pour les professionnels du marketing, les utilisateurs peuvent littéralement vivre la montagne avant d’y être. Et le dernier en date, cmamontagne.com, surfe sur les tendances de montagne 2.0 de participation, d’engagement et de personnalisation.

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Cette plateforme Web communautaire recueille les expériences et les coups de cœur des internautes sous forme de photos, de vidéos, de «j’aime» et de commentaires. Ce nouveau réseau social a pour vocation de réunir les adeptes de la montagne autour de leur passion commune.

À travers les yeux de ces amateurs de plein air et parmi six catégories, on découvre des lieux, des entreprises et des moments de vie passionnants.

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En plus d’animer toute une communauté, les stations trouvent ici une occasion rêvée de faire parler de leur territoire et de conquérir de nouveaux ambassadeurs, puisque par l’intermédiaire d’un jeu-concours mensuel, les visiteurs peuvent voter afin d’élire les plus belles expériences en montagne. Les gagnants courent la chance de remporter des séjours, des abonnements annuels et de l’équipement de ski. Voici des concours qui dynamisent ce dispositif Web et se positionnent en tant qu’outils de promotion de la montagne à fort potentiel social et viral.

– Image à la une : cmamontagne

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Produits et activités

Le tourisme hivernal se réinvente!

Des activités hivernales qui se démarquent

Le snowga

Le snowga combine les postures et techniques de respiration du yoga avec la pratique de sports d’hiver (ski de fond, raquette, etc.). Ayant pour but de calmer le corps et l’esprit avant l’activité exercée, cette nouvelle pratique présente aussi l’avantage de faire découvrir le yoga à un nouveau segment de clientèle. Amenant le concept à un autre niveau, l’entreprise Yogachelan, dans l’État de Washington, souhaite proposer au cours de la prochaine année un forfait qui combinerait le yoga, la raquette et la visite des vignobles locaux.

Le vélo de montagne des neiges

Profitant de la popularité du fat bike, ces vélos équipés de larges pneus permettant aux amateurs de s’aventurer dans des sentiers enneigés et sur le sable, certaines destinations ont développé une offre cycliste hivernale. L’organisme Teton Mountain Bike Tours, dans le Wyoming, propose par exemple des randonnées de vélo des neiges dans les parcs nationaux de la région. Accompagnés d’un guide, les participants peuvent combiner leur parcours avec certaines activités d’interprétation de la faune ainsi qu’un repas à saveur locale. Pour sa part, la station de Val Thorens, en France, pousse cette pratique à l’extrême : le vélo sur neige en descente, réservé aux cyclistes plus expérimentés, nécessite là encore que les participants soient accompagnés d’un guide.

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De nouvelles façons de dévaler les pentes!

Chaque année, de nouvelles activités nous font vivre des expériences de glisse différentes dans les stations de montagne. Les gestionnaires misent principalement sur ce genre de produit afin de différencier leur offre par rapport aux concurrents. Yooner, ski biking, Ktrack ou 3ski, les exemples sont nombreux!

Le Yukigassen

Le Yukigassen est un jeu japonais dont l’objectif est d’éliminer l’équipe adverse à l’aide de boules de neige ou de capturer leur drapeau. Pratiqué de façon professionnelle au Japon, il est maintenant développé comme activité ludique dans les stations de montagne à travers le monde. Peu importe l’âge ou le niveau d’habileté, tous peuvent maintenant participer à ce genre d’événement. Le Canada compte d’ailleurs un organisme directeur de ce sport, Yukigassen Canada, qui cherche à développer une série d’événements à travers le pays. Pour une deuxième année consécutive en 2014, le Carnaval d’hiver de Thetford organise un tournoi de ce genre.

 

Des activités accessibles à tous!

Le baby traîneau à chiens

Afin d’initier les plus jeunes à cette pratique hivernale, certaines entreprises ont misé sur le baby traîneau à chiens, spécialement adapté à la morphologie des enfants de 3 à 7 ans. Les stations-villages du Val d’Arly Mont Blanc, en France, ont créé un espace ludique sécurisé et réservé à cette pratique.

 

Le babysnow

Dans la même veine, le babysnow est une petite planche à neige avec guidon, qui permet aux adultes d’amener leur enfant de 1 à 5 ans lors de la pratique d’activités de plein air. Ayant fait son apparition dans plusieurs stations françaises, cet engin peut être utilisé lors de randonnées en raquette, en ski de fond ou en ski alpin. Il s’agit d’un moyen efficace d’initiation des plus jeunes à la pratique d’activités hivernales!

Tout le monde descend!

Innsbruck, en Autriche, a créé le RollRinn, un événement sportif où les personnes à mobilité réduite peuvent se mesurer à des personnes sans handicap sur des pistes de ski alpin ou de ski de fond. Une grande variété de bolides ont d’ailleurs été conçus afin que tous puissent participer à cet événement rassembleur (voir la vidéo ci-dessous).

Des festivals hauts en couleur!

Festival international de glace et de neige de Harbin, Chine

Considéré comme l’un des plus grands festivals hivernaux au monde, le Festival international de glace et de neige de Harbin est un événement artistique, culturel et sportif qui transforme littéralement la ville. En effet, de nombreuses sculptures de glace, dont la plupart représentent les plus grands monuments du monde, envahissent les parcs. Jeux de lumière, feux d’artifice et lanternes sont quelques-unes des autres animations qui dynamisent la ville de janvier à mars. Plusieurs visites guidées sont d’ailleurs organisées dans les parcs de la ville, favorisant ainsi la découverte de certains sites.

 

Fête des Lumières, France

Durant quatre jours, les façades, rues, monuments et jardins de Lyon, en France, s’ornent d’illuminations impressionnantes. Animations, danse, feux d’artifice, spectacles de tout genre et scénographies agrémentent de nombreux arrondissements, encourageant ainsi la circulation des visiteurs à travers la ville. Les familles et les sportifs y trouvent également leur compte, puisque des parcours thématiques ont été spécialement conçus pour être empruntés à vélo et avec les enfants.

 

 

Sapporo Snow Festival, Japon

En février, le Sapporo Snow Festival, dans la ville du même nom, attire environ deux millions de visiteurs annuellement sur sept jours de festivités. Cet événement se déroule principalement sur trois sites:

  • Odori Park: site principal du festival; des sculptures de neige, petites et grandes, y sont présentées, en plus de nombreux concerts et événements ludiques.
  • Susukino: c’est à cet endroit qu’ont lieu les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la compétition internationale de sculptures de glace.
  • Tsu Dome: ce site comprend trois types de glissades, du rafting des neiges, des sculptures de glace ainsi qu’un labyrinthe de neige. À l’intérieur du dôme, plusieurs activités pour enfants sont proposées.

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Et vous, quelles initiatives touristiques hivernales vous ont marqué en 2013?

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Produits et activités

Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

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Segments de clientèles

Ces voyageurs en quête de défis

L’appel de l’aventure

Selon l’Adventure Tourism Market Study de 2013, près de 42% des voyageurs internationaux en provenance de l’Europe et de l’Amérique (du Nord et du Sud) ont rapporté une activité d’aventure comme étant le motif principal de leur dernier séjour. Pour l’année 2012, ce tourisme est estimé à 263 milliards de dollars US, comparativement à 89 milliards en 2009, soit une hausse annuelle moyenne de 65%.

Le tourisme d’aventure douce est responsable de la plus grande part de cette augmentation des revenus. Le graphique 1 ci-dessous illustre la répartition des voyages pour les trois groupes (Amérique du Nord, Amérique du Sud et Europe). Les voyages d’aventure extrême, qui comprennent notamment l’escalade, l’héliski ou encore le kitesurfing, demeurent marginaux mais sont en forte croissance. Ils représentent 8% des séjours internationaux des Européens et 5% de ceux des voyageurs d’Amérique du Sud. Ces marchés démontrent un grand engouement pour ce type d’expériences en enregistrant des hausses respectives de 54% et de 153% en trois ans. Les dépenses de ces voyageurs de l’extrême ont crû de 25% à 85%, selon les régions. L’étude démontre aussi que la durée de leur séjour a augmenté, passant de 7 jours en 2009 à 9 jours en 2012.

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Source: Adventure Tourism Market Study 2013

Des activités en forte croissance

la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés

Le cas des touristes internationaux venant de l’Amérique du Nord est différent. Leur dernier voyage consistait en un séjour d’aventure extrême pour moins de 1% d’entre eux. Il s’agit là d’une baisse de 20% depuis 2009. Il faut néanmoins souligner que la liste des activités utilisée pour catégoriser les voyageurs d’aventure extrême n’est pas exhaustive, loin de là. On note l’absence, entre autres, des activités de plein air qui connaissent la plus forte croissance depuis quelques années. En effet, selon l’Outdoor Participation Report 2013, la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés parmi un grand nombre d’activités de plein air, douces et extrêmes confondues (voir le graphique 2).

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Source: Outdoor Foundation

Pour les mordus, mais aussi les novices

L’aventure sportive extrême n’interpelle pas tout le monde, mais elle séduit un marché grandissant. Les mordus de sensations fortes y consacrent une large part de leurs vacances, de leur temps libre et de leur budget. Certaines activités ne s’adressent qu’à cette niche de fanatiques, puisqu’elles nécessitent des aptitudes et de l’expérience.

D’autres loisirs sont toutefois appelés à se démocratiser. C’est notamment le cas du vélo de montagne de descente. Des stations de ski offrent des séances de formation afin d’initier une nouvelle clientèle. Certains voyageurs cherchent à relever des défis; ils profiteront donc d’un voyage pour prévoir une expérience intense et mémorable, où leur endurance ou bien leur peur des hauteurs sera mise à l’épreuve. L’ascension d’un sommet ou le saut en parachute se prêtent aussi à ce type d’attentes.

Endurance, intensité et vertige au programme

L’engouement pour le tourisme d’aventure incite les destinations à enrichir cette offre. Voici quelques exemples d’activités d’aventure extrême.

Les courses d’aventure

Les courses à obstacles telles que Tough Mudder ou Spartan Race, en tournée à travers le monde et souvent hébergées par des stations de ski en été, comptent parmi les activités extrêmes les plus en vogue. Courir dans la boue, ramper sous des fils barbelés, grimper des parois à l’aide de câbles: les différents efforts imposés aux participants n’ont bien souvent comme finalité que de voir ces derniers simplement terminer la course tout en relevant un défi avec des proches. Selon certains hôtes de ces événements, ils offrent une visibilité de la montagne à une clientèle élargie, en dehors de la saison de ski, dans une ambiance festive et mémorable (voir la vidéo ci-dessous).

 

Slackline

Marcher sur une sangle large de 5 cm et tendue entre deux points fixes, voilà en quoi consiste la slackline. Lorsque celle-ci est suspendue entre deux falaises à plusieurs centaines de mètres de hauteur, on parle de highline. Un système de harnais similaire à celui utilisé pour l’escalade permet aux téméraires de s’y adonner en minimisant les risques. La popularité de cette pratique a poussé la région du Vercors, en France, à organiser un rassemblement d’une semaine en juillet dernier.

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Photo: Alain Marcus – Source: skiinfo.fr

Nager dans un lac gelé

Le parc national du Lake District, en Angleterre, accueillait en janvier 2013 sa première course de natation en eau libre. La Big Chill Swim a attiré 261 nageurs, professionnels et amateurs. Les participants ont pu tester leur endurance dans une eau à 4,6°C, combinaison thermique interdite… (voir la vidéo ci-dessous)

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Source: Telegraph

Défi Ironman

Les courses d’endurance extrême connaissent une grande popularité. La station de villégiature Tremblant a su tirer profit de cette tendance avec la mise en place des infrastructures nécessaires pour accueillir la course Ironman: 3,8 km de natation, 180 km de vélo puis 42,2 km de course à pied. Cet événement, qui en était à sa 2e édition en 2013, attire 2 500 athlètes du monde entier et leurs proches. Pour l’Ironman 70.3, les distances à parcourir sont coupées de moitié (voir la vidéo ci-dessous).

Souriez, vous êtes filmé!

Les amateurs d’aventure extrême aiment bien filmer leurs exploits et les partager sur les médias sociaux. Donnez-leur le goût de parler de votre région ou de votre établissement en leur offrant des occasions de vivre des aventures mémorables!

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Produits et activités Transport

Les véhicules électriques hors des sentiers battus!

La présence de moyens de transport électriques dans les destinations de plein air répond essentiellement à quatre objectifs intimement liés à certaines tendances observables en tourisme:

  1. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre: les voyageurs accordent de plus en plus d’importance à la pratique d’activités écoresponsables lors de leur voyage (lire aussi: Le tourisme d’aventure sur la voie durable).
  2. Rendre son territoire accessible aux personnes à mobilité réduite: Kéroul souligne que le marché touristique des personnes à capacité physique restreinte représente 15% de la population du Québec et ira en augmentant dans les prochaines années, en raison du vieillissement de la population (lire aussi: Concevoir et organiser des visites adaptées aux clientèles en situation de handicap).
  3. Rendre accessibles les secteurs nécessitant une bonne condition physique ou interdits aux véhicules motorisés: on constate un intérêt grandissant des touristes pour le cyclotourisme (lire aussi: Cyclotourisme: l’offre s’organise!). Cependant, le dénivelé montagneux de certains secteurs peut constituer un obstacle pour les amateurs d’aventure douce.
  4. Développer des produits touristiques originaux, avant-gardistes et uniques: les modèles de véhicules électriques évoluant très rapidement, certaines destinations les achètent dans le but de diversifier leur offre et de se distinguer des concurrents. Ces produits innovants peuvent contribuer à générer du bouche à oreille sur la destination (lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!).

Voici maintenant quelques exemples d’utilisation en milieu naturel de ces véhicules électriques par des entreprises touristiques.  

Le vélo à assistance électrique

Déjà bien présent dans certains milieux urbains, le vélo à assistance électrique (VAE) est de plus en plus populaire dans la nature. Doté d’une batterie électrique et d’un petit moteur, il permet à l’usager de choisir le niveau d’assistance désiré, selon ses besoins. Cet appareil a pour principal avantage de réduire les efforts liés à la pratique du vélo, en plus d’être silencieux et écologique ainsi que d’encourager la pratique d’activités de plein air.

Dans le massif du Mont-Blanc, quatre stations de montagne proposent des itinéraires thématiques en vélo électrique de randonnée (VER), que ce soit pour une visite culturelle ou pour la découverte des paysages et des villages montagneux de la région. Au moment de la location, un carnet de route est prêté aux randonneurs afin qu’ils aient un aperçu des itinéraires disponibles. De plus, les touristes peuvent télécharger l’application eRando, qui leur fournit du contenu informatif en lien avec les principaux centres d’intérêt situés le long du parcours. S’ils le désirent, les clients peuvent aussi se faire accompagner d’un guide.

Vélo Électrique de Randonnée dans le Val d'Arly

Source: Val d’Arly, Mont-Blanc, ©Office de Tourisme du Val d’Arly

Le Segway tout terrain!

Segway a développé le modèle X2, conçu pour le hors-route et les sentiers en forêt. Quelques destinations proposent aux touristes – qui doivent au préalable suivre une courte formation – des tours en forêt à bord de ces véhicules originaux et sans émission de CO2. À titre d’exemple, le Blue Mountain Resort, en Ontario, propose des excursions guidées jusqu’aux escarpements du Niagara. D’autres destinations nord-américaines offrent le même type de produit, comme le Camelbeach Waterpark, en Pennsylvanie, et la station de montagne Snowshoe, dans l’État de Virginie-Occidentale.

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Source: Snowshoe Resort, West Virginia, ©Philip Duncan

Dans le cadre de son programme de gestion environnementale, la Sépaq se tourne de plus en plus vers les véhicules électriques dans ses parcs. Par exemple, la station touristique Duchesnay, située dans la région de Québec, possède une douzaine de Segway XT et offre à sa clientèle une expérience guidée en nature.

Quad, safari et patrimoine?

Situé à Montebello, le Camp Explora propose aux couples et aux familles une expérience «safari mystère» à bord d’un quad électrique. Muni d’un iPad et accompagné de son copilote, le participant sillonne les sentiers boisés à la recherche d’une multitude d’indices permettant la résolution d’énigmes et la découverte des secrets du club disparu de Montebello! Cette activité durable et silencieuse favorise l’observation de la faune et de la flore du secteur, en plus d’encourager l’exploration du patrimoine local. Voilà une expérience innovante qui peut être pratiquée été comme hiver et permet aux visiteurs d’atteindre des secteurs difficilement accessibles par d’autres moyens de transport.

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Source: Camp Explora

Des véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite

Développé principalement pour les personnes à mobilité réduite, le quad VTT électrique permet de se balader en forêt de façon sécuritaire et durable. L’entreprise française Mobile Dream, qui fabrique ce véhicule, a conçu un siège réglable et adaptable à différentes morphologies, ainsi que deux ailes de transfert permettant aux personnes à mobilité réduite de facilement prendre place dans le véhicule depuis leur fauteuil roulant.

Dans la base d’activités nature d’AF Organisation, en France, de nombreux quads électriques sont disponibles en location. L’un d’entre eux est d’ailleurs équipé de poignées «tétra», spécifiquement conçues pour les personnes plus limitées physiquement. Des excursions guidées pour les enfants, la famille, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite sont offertes. Des parcours particuliers ont été créés pour les amateurs de sensations fortes, les adeptes de nature et de patrimoine, ou pour l’observation du lever du soleil.

Le Network Carradale, un centre touristique écossais, offre pour sa part la location de scooters électriques pour la visite de ses forêts, permettant ainsi aux personnes âgées ou à mobilité réduite d’accompagner leur famille dans de longues randonnées pédestres.

Pendant que les destinations cherchent de nouvelles façons d’intégrer ces véhicules électriques dans leur offre, les fabricants ne cessent d’innover. Quels seront les prochains bolides électriques qui se retrouveront dans les sentiers boisés du Québec?

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Tout le monde en selle!

Quelques chiffres

Au fil des années, l’équitation est sortie du carcan élitiste en devenant de plus en plus accessible. L’industrie équestre est un réel moteur économique, qui a engendré en 2010 plus de 19 milliards de dollars de revenus au Canada. Menée par la firme Strategic Equine, une étude pancanadienne sur le profil de l’industrie équestre nous apprend qu’en 2010, le Canada comptait 963 500 chevaux, dont 13,4% au Québec. Parmi les 130 279 répertoriés au Québec cette année-là, 39%, soit 50 894, étaient utilisés pour l’équitation de loisir (voir le graphique 1), ce qui représente un bassin non négligeable pour le développement de l’offre récréotouristique de ce produit.

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L’offre locale

Au Québec, les randonnées à l’heure, voire à la journée demeurent l’activité la plus populaire. L’Auberge d’Andromède offre une variété de forfaits équestres à sa clientèle, que ce soit pour une escapade amoureuse, gourmande ou hivernale. Cet établissement propose aussi des stages de formation de quatre jours, qui permettent aux participants de se familiariser avec le monde de la randonnée. La certification Équi-Qualité de ce centre garantit aux usagers un environnement sécuritaire de même que des guides et instructeurs diplômés.

Pour sa part, la Ferme l’Auteuilloise propose des cours d’initiation ainsi que des randonnées équestres ou en carriole. En plus des promenades d’une heure ou des escapades de plusieurs jours, la Ferme du Joual Vair offre quant à elle une expérience cowboy qui permet aux intéressés de se familiariser avec le monde des éleveurs de bétail. Malgré ces quelques exemples, l’offre au Québec pourrait être encore plus diversifiée. Soulignons néanmoins qu’un volet hivernal se développe de plus en plus, offrant des activités récréotouristiques originales: le ski attelé et le poney luge (lire aussi: L’hiver, une saison à exploiter!).

Ailleurs dans le monde

La France, l’incontournable…

La France se démarque par la place qu’elle accorde au tourisme équestre et à l’équitation en général. Elle s’est dotée de plusieurs paliers d’intervention aux niveaux national, régional et départemental, en vue de promouvoir cette industrie et d’offrir un soutien aux intervenants dans l’organisation de leurs événements. Troisième sport le plus pratiqué en 2011 et cinquième activité de loisir, avec plus d’un million de cavaliers et 46 000 emplois directs, le tourisme équestre est devenu crucial dans l’offre touristique française. L’éventail est vaste pour les touristes, qui peuvent sillonner d’anciens chemins miniers, découvrir toute une région (par exemple la Normandie, avec un itinéraire de 191 km), ou se promener à dos d’âne ou de poney. Cette dernière activité est très populaire auprès des plus jeunes et permet la pratique de l’équitation en famille.

 

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Source: Fédération Française d’Equitation

… mais aussi l’Espagne

À travers le programme Equustur, la France et l’Espagne ont développé une offre qui cherche à «consolider une certaine cohésion territoriale, économique et sociale à travers un programme de développement d’un tourisme équestre respectueux de l’environnement». Ce type de tourisme permet donc le développement de territoires sauvages et isolés avec un minimum de dommages causés à la nature, puisqu’il nécessite peu d’infrastructures. Pour l’instant, Equustur offre dix routes — trois en France et sept en Espagne — dont les distances varient de 50 à 200 km environ. Il s’agit de randonnées de découverte du paysage, des villages, voire des sites historiques, comme le permet, entre autres, la route d’Ariège.

 

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Source: Spain.info

Le Bélize

On retrouve ce même souci environnemental dans l’offre touristique du Bélize, en Amérique centrale. Considéré comme un moyen de locomotion privilégié, le cheval permet l’accès à des sites naturels uniques, qui autrement demeureraient inaccessibles. Des randonnées d’une demi-journée à une journée permettent aux visiteurs de découvrir des sites naturels uniques (grottes, cascades et rivières), la faune (observation des oiseaux) ou d’anciennes ruines mayas, le tout encadré par des guides formés et expérimentés. La vidéo ci-dessous donne un aperçu du type de produits offerts.

La Mongolie

En Mongolie, l’agence Monde Nomade propose des voyages sur mesure. L’offre comprend, entre autres, une randonnée échelonnée sur 16 jours au cours de laquelle les touristes à cheval découvrent des paysages majestueux, mais aussi le mode de vie des nomades mongols. On y propose de l’hébergement en yourtes et des repas typiques de la Mongolie, le tout accompagné par un guide mongol francophone.

L’autre visage du tourisme équestre

Le tourisme équestre ne se cantonne pas à l’univers de la randonnée. On y retrouve des spectacles, mais aussi des démonstrations d’habileté telles que le tir à l’arc à cheval ou encore la fauconnerie équestre. Les salons équestres font également partie intégrante de ce volet et commencent à gagner en popularité auprès de la clientèle québécoise. Lors de sa première édition, en 2011, le Salon du cheval de Saint-Agapit a attiré 5 000 personnes, pour ensuite voir sa fréquentation augmenter en 2012 (6 500 visiteurs) et en 2013 (8 700). Ces salons regroupent divers exposants: vendeurs de produits (selles, jambières, produits de soins pour les chevaux, attelages, etc.), artistes (peintres, bijoutiers) et organismes (fédérations, regroupements de certification, etc.). Ils sont de plus l’occasion pour ces intervenants de se faire connaître, de courtiser une nouvelle clientèle, de montrer la panoplie de possibilités qu’offre l’équitation et, en définitive, de démocratiser cette pratique.

Le potentiel québécois est réel: selon Canada Hippique, 23% du cheptel canadien de jeunes chevaux est non utilisé. Alliant nature, sport, respect de l’environnement et ressourcement, les activités liées à l’équitation sont nombreuses à s’offrir à ceux qui voudront bien emboîter le pas – ou le sabot – aux précurseurs de l’industrie et ainsi développer l’offre de cette dernière.

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Pêche touristique au Québec: des chiffres qui inquiètent

Que ce soit en pourvoirie, en réserve faunique, sur une rivière à saumon ou lors d’une escapade urbaine, le Québec propose une variété d’offres de qualité aux pêcheurs. Pourtant, on constate un certain désintérêt de la part de la clientèle américaine pour ce produit touristique. Voici l’état de la situation des pêcheurs québécois et provenant de l’extérieur de la province.

Les Québécois «mordus» de la pêche

La pêche est un loisir prisé par de nombreux Québécois. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2013, quelque 14% des 12 ans et plus (955 000 personnes) ont pratiqué la pêche au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Bien qu’il s’agisse en majorité de pêcheurs occasionnels (50% d’entre eux pratiquent la pêche une ou deux fois par année), 190 000 Québécois s’y adonnent plus de 10 fois annuellement (voir le graphique 1). Toutefois, ce segment est plutôt vieillissant: 64% des pêcheurs assidus ont plus de 44 ans.

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Les données PMB de 2013 nous dévoilent également quelques informations sur le profil des pêcheurs québécois:

  • Sept pêcheurs sur dix sont des hommes;
  • 42% sont âgés de 35 à 54 ans, le tiers de 55 ans et plus, et 25% de 12 à 34 ans;
  • Environ un pêcheur sur trois dispose d’un revenu personnel annuel de plus de 50 000$.

Indicateur de la variation de la popularité de l’activité, les données sur les ventes de permis de pêche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) démontrent que plus de 709 000 permis de pêche ont été vendus aux Québécois en 2012, ce qui représente une augmentation de 3% par rapport à 2002 (voir le graphique 2). L’écart entre les données PMB et celles des ventes de permis pour 2012 peut s’expliquer par le fait que certaines personnes (conjoints, enfants de moins de 18 ans, etc.) ont la possibilité de pêcher en utilisant le permis d’un autre, et aussi parce que certains pratiquent cette activité à l’extérieur de la province. Les résultats démontrent également que, malgré une baisse de 2% des ventes depuis 2009, les quatre dernières années présentent des chiffres records de la décennie écoulée.

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Les pêcheurs non résidents délaissent le Québec

Produit touristique de calibre international pour le Québec, la pêche est cependant un marché de plus en plus concurrentiel. La vente de permis aux pêcheurs non résidents a ainsi connu une baisse de 27% depuis 2002, passant de 63 000 permis vendus cette année-là à quelque 46 000 en 2012 (voir le graphique 3).

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le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011

Les données de Statistique Canada relatives à la pratique de la pêche lors d’un voyage d’un jour ou plus au Québec démontrent que cette diminution est principalement attribuable au marché des États-Unis. En effet, le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011 (voir le graphique 4). Cette baisse a suivi une tendance similaire à celle du nombre total de touristes d’agrément américains ayant visité le Québec sur cette même période. Il est à noter que les données de Statistique Canada correspondent au nombre de visites et peuvent dépasser les chiffres de vente de permis.

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Le marché américain, un potentiel indéniable

Le marché des pêcheurs américains démontre tout de même un potentiel à ne pas négliger lors de la promotion de l’activité. Selon l’Outdoor Recreation Participation Report de 2012, plus de 16% des Américains ont pratiqué la pêche au moins une fois en 2011, ce qui représente un marché de plus de 46 millions de pêcheurs. Une étude de la Commission canadienne du tourisme sur le marché touristique d’agrément des États-Unis réalisée en 2009 indique également que les Américains classent le Canada au premier rang par rapport à la concurrence sur le plan de la chasse et de la pêche. De plus, selon Statistique Canada, les pêcheurs américains sont des voyageurs à haut rendement, c’est-à-dire qu’ils séjournent plus longtemps que l’Américain moyen en visite au pays.

Une initiative afin d’attirer les pêcheurs

Selon une enquête sur les pêcheurs américains au Manitoba réalisée en 2012, ce marché semble accorder davantage d’importance à la quantité de poissons, à la présence de poissons-trophées et à la variété d’espèces sur un territoire qu’à la qualité du service ou au confort de l’hébergement. Afin de mettre de l’avant ses atouts, la province du Manitoba a créé le programme Master Angler Awards. Cette initiative vise la reconnaissance des pêcheurs qui capturent, puis remettent à l’eau des spécimens de différentes espèces. Pour son accomplissement, le touriste se voit ainsi décerner un certificat de reconnaissance et sa photo est publiée en ligne sur le site Web du programme. En plus de contribuer à la conservation de la ressource, cette initiative constitue une occasion pour la province d’exposer la variété des espèces disponibles sur le territoire et de démontrer la présence de poissons-trophées. De plus, cela favorise la pratique de la pêche durable par les résidents et encourage la fidélisation des touristes internationaux. Un programme de reconnaissance pour les jeunes de moins de 12 ans a également été conçu afin de souligner leur première prise de chaque espèce.

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Source : Master Angler Awards

Bien que la qualité de la pêche soit un élément déclencheur dans le choix d’une destination pour les pêcheurs américains, le gestionnaire se doit de tout mettre en œuvre afin d’assurer une expérience de qualité à sa clientèle. Qu’en pensez-vous?

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Tourisme gourmand et plein air: une recette gagnante!

Il y a sans contredit un intérêt grandissant pour la bonne bouffe locale et les expériences authentiques; et les régions ont de nombreux atouts pour se distinguer à cet égard. Alors que la nourriture constitue généralement une motivation secondaire aux voyages, les offres culinaires étoffées deviennent peu à peu un moteur de séjour. Les expériences gourmandes s’inscrivent désormais dans la culture distinctive d’un lieu, d’un territoire; elles contribuent à créer une identité régionale. Voici quelques exemples d’initiatives originales et de destinations à l’offre culinaire bien ficelée.

«Bouffe de piste» en Italie

Après la bouffe de rue, voici la bouffe de piste! Dans le massif italien des Dolomites, un regroupement de chefs, dont certains étoilés Michelin et autres vedettes montantes, ont créé Slope Food. Les experts culinaires, répartis dans 12 refuges de montagne, concoctent aux skieurs leurs spécialités qui sont jumelées aux vins appropriés de la région. Les clients peuvent skier d’un refuge à l’autre, favorisant du même coup la digestion.

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Source : Altabadia

Des journées culinaires dans le Vermont

Trois organismes unissent leurs forces pour créer les Vermont Speciality Food Days afin de promouvoir les spécialités culinaires régionales dans les stations de ski de l’État. La Vermont CB_tourisme_gourmand_plein_air_image2Ski Area Association, l’Agency of Agriculture et la Vermont Maple Foundation offrent ainsi aux skieurs et aux planchistes la possibilité de goûter aux produits des exposants. Dans les kiosques situés au pied des pistes, on peut notamment déguster le réputé fromage cheddar Cabot, le café Green Mountain, la populaire crème glacée Ben & Jerry’s, les biscuits de Liz Lovely Cookies ou encore les soupes de Two Guys in Vermont, pour ne nommer que ceux-là. Quatorze journées culinaires réparties dans la saison se déroulent dans les différentes stations du Vermont et mettent en valeur les produits de plus d’une dizaine de producteurs locaux.

Source: Kimball Brook Farm

Canot et pique-nique gourmet en Ontario

Bien que la présente analyse se penche principalement sur le cas des milieux de villégiature, voici une exception qui implique néanmoins la pratique du plein air. The Culinary Adventure Company propose une activité de canot combinée à un pique-nique sur l’une des îles située en face de Toronto. Le chef propriétaire de l’entreprise prépare un copieux repas mettant en vedette les produits de l’Ontario et du Canada. La découverte de la nature en milieu urbain et l’expérience culinaire en plein air attirent les touristes comme les locaux. L’entreprise était en nomination pour le prix de la meilleure expérience touristique culinaire de l’Ontario en 2012. Faute de pouvoir goûter, la vidéo ci-dessous illustre l’esprit qui règne lors de ces excursions.

 

 

Source: Culinary adventur eco

Des destinations organisent leur offre gourmande

L’État de l’Oregon

L’organisme de promotion touristique Travel Oregon, ne manque pas de mettre en valeur l’abondance de son terroir. Le territoire regorge de produits typiques comme les truffes et les noisettes, les élevages durables de saumon, le thon et le crabe. Les chefs réputés y sont nombreux ainsi que les producteurs de bière et de vin. L’ensemble de l’offre touristique de l’Oregon est teintée de ces cultures locales.

Feast Portland célèbre cette abondance et étend ses festivités à l’échelle de l’État avec des itinéraires culinaires diversifiés. Les sentiers du Festin (Trails to Feast) se déclinent en sept itinéraires gourmands avec suggestions provenant des restaurateurs, producteurs et éleveurs locaux. La vidéo ci-dessous rassemble plusieurs clips illustrant la variété de l’offre gourmande de l’Oregon.

 

Source: Travel Oregon

Les événements Farm Dinners rendent également hommage aux éleveurs et aux producteurs de l’Oregon. L’entreprise Farm to Fork Event, dirigée notamment par un chef cuisinier, organise des repas à la ferme (Farm Dinners), impliquant les viticulteurs de la région et mettant en valeur les produits de la ferme hôte et ceux des producteurs de la communauté. Chacun des intervenants impliqués y raconte son histoire. La vidéo suivante présente le concept.

 

Source: Farm to fork events

L’Écosse

L’offre touristique en Écosse rassemble, elle aussi, un grand nombre de producteurs locaux, de marchés publics, de fermes, de distilleries, de restaurants gastronomiques, de pubs et de bistros authentiques. Le site Web Visit Scotland de l’organisme de promotion de la destination rend hommage à ces entreprises. Pour contrôler la qualité de cette offre, Visit Scotland a mis sur pied un certain nombre de standards. Les entreprises s’affichant ainsi sous le regroupement EatScotland ou Scotland’s Best Bars doivent respecter les critères dictés par le programme de qualité de l’organisme.

En 2013, l’Écosse vibre sous la thématique de la nature. Year of Natural Scotland 2013 représente une opportunité de plus de mettre les produits du terroir écossais en valeur.

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 Source: Visit Sscotland

Le tourisme culinaire comme outil de développement régional

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), les régions qui souhaitent miser sur le tourisme culinaire doivent d’abord et avant tout mettre l’emphase sur des aspects qui différencient et enrichissent l’identité de la communauté. On peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, mais le contenu doit être authentique et fidèle au caractère unique des lieux. L’OCDE suggère aussi de passer par le storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) pour lier la nourriture à la destination, puis la nourriture aux visiteurs. Les histoires et le tourisme gourmand sont d’excellents moyens de créer des expériences mémorables.