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Sentier aérien, parcours acrobatique, arbre en arbre… la nouvelle vogue en matière d’activités de plein air!

En quelques années, le nombre de sites offrant des sentiers aériens en forêt de type «arbre en arbre» s’est accru à travers le monde. Mais en quoi consiste cette nouvelle activité? Qui la pratique? Quels sont ses enjeux?

Un parcours aérien en forêt est équipé d’installations qui permettent au pratiquant de cheminer en hauteur et de façon plus ou moins acrobatique sur les arbres ou sur d’autres supports, naturels ou non, en assurant lui-même sa sécurité au moyen d’un équipement individuel de protection contre les chutes (harnais, longes, connecteurs, etc.) le tout relié à une ligne de vie installée sur son parcours.

Contrairement à la pratique de l’escalade ou de la via ferrata*, l’activité de parcours acrobatique se déroule dans un espace limité où le participant est complètement pris en charge. Chacun peut donc se présenter sur un site sans aucun préparatif, ni connaissance préalables. Cette facilité d’accès et cette souplesse constituent très certainement des atouts indéniables par rapport à d’autres activités de montagne qui nécessitent un investissement et un engagement importants, un long apprentissage ou un encadrement lourd et coûteux, et qui peuvent donner le sentiment qu’elles sont réservées à quelques passionnés.

D’abord en France, puis ailleurs en Europe, en passant par la Chine et l’Amérique

Le premier parcours acrobatique en forêt a vu le jour en 1995 dans le département des Hautes-Alpes en France. L’idée de base visait à offrir au grand public la possibilité de vivre une aventure à son niveau, dans un environnement aménagé, avec une notion de risque contrôlé. On a implanté ces jeux, inspirés des parcours d’entraînement militaire, dans des zones boisées, d’abord en montagne puis, plus récemment, dans les grandes régions touristiques et à proximité d’agglomérations importantes. On recense aujourd’hui plus de 400 sites sur le territoire français.

Le concept figure également dans d’autres pays européens (Suisse, Italie, pays anglo-saxons, Belgique) et, dernièrement, il a fait son apparition en Chine (Macao), au Japon et au Brésil.

Qu’en est-il au Québec?

Les premiers sites ont vu le jour en 2002 au Québec et on en dénombre une dizaine aujourd’hui. Selon certains observateurs, leur nombre pourrait atteindre la trentaine d’ici 2007. L’engouement pour ce type d’exploitation a pu être influencé par plusieurs facteurs, entre autres par un investissement initial assez modeste et un retour sur investissement relativement rapide (souvent inférieur à 5 ans).

Bien que la pratique encore trop récente de cette activité empêche de définir précisément la clientèle, certaines grandes caractéristiques émergent:

  • les parcours sont fréquentés à la fois par une clientèle de séjour et par les résidants des grands centres urbains situés à proximité;
  • la clientèle de séjour est surtout présente durant la période des vacances scolaires estivales, alors que la clientèle locale s’étale du printemps à l’automne, tout comme les groupes;
  • les groupes constituent la clientèle principale sur certains sites;
  • les pratiquants reviennent plus d’une fois sur le même parcours pendant une saison et sont aussi susceptibles de fréquenter plusieurs sites.

La plupart des parcours ouverts en 2004 ont dépassé leurs objectifs de fréquentation tout en n’ayant que très peu investi en publicité, car une imposante couverture médiatique leur a accordé une excellente visibilité (émissions de télévision, articles de journaux).

Des enjeux importants

Le développement harmonieux et durable de même que le respect des espaces forestiers constituent des enjeux de premier plan. L’intégration des parcours et des bâtiments à l’environnement naturel et le respect de la capacité de charge du milieu doivent guider le développement des sites.

L’aspect sécuritaire de l’activité s’avère primordial et nul ne peut improviser. Les animateurs doivent suivre une formation adaptée et adopter une position rigoureuse dans l’encadrement de l’activité. Finalement, l’entretien des parcours nécessite des précautions spécifiques.

Comme la plupart des sites proposent des jeux quasi identiques, la différenciation et l’intérêt d’un site dépendent en grande partie de son emplacement, de sa beauté et de l’agencement des jeux. D’ailleurs, l’offre doit se renouveler continuellement pour ne pas lasser les adeptes. Pour ce faire, différentes options sont envisageables:

  • création de jeux adaptés à des clientèles distinctes avec des niveaux de difficulté variables;
  • développement d’une thématique et animation des lieux;
  • déploiement d’activités connexes ou complémentaires telles que sentiers d’interprétation, stages de consolidation d’équipes, services de restauration, espaces aménagés pour la pratique de l’escalade ou de la via ferrata;
  • conception d’une panoplie d’activités pédagogiques (aire d’herboristerie, barrage de castors, aménagement de plantes, etc.).

Effet de mode ou tendance lourde?

Une chose est certaine, ça dure depuis dix ans en Europe et le marché est encore en pleine effervescence. D’ailleurs, certains centres de ski tels le Mont Orford, dans les Cantons-de-l’Est et le Mont-Sainte-Anne, dans la région de Québec, ont profité de cet engouement pour mettre sur pied des activités d’hébertisme aérien, de tyrolienne (cable aérien de 150 mètres), d’escalade et de canyoning (descente en rappel au-dessus d’une chute) afin d’assurer un achalandage en montagne hors de la saison hivernale: un bon moyen de se développer à peu de frais.

* La «via ferrata» est un itinéraire tracé dans une paroi rocheuse équipée d’échelles, de marches et de différents éléments destinés à rendre la progression plus aisée. Elle nécessite un équipement spécial qui permet d’assurer la sécurité des pratiquants.

Sources:
– Parcours Aventure
– Arbre-en Arbre Canada
– Corpo Aventure
– Revue Espace Tourisme & Loisirs, no 182, mai 2001

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Faits et chiffres Produits et activités

Qu’est-ce qui influence les habitudes de loisir?

Pour mieux apprendre à connaître notre clientèle, il est parfois utile de l’analyser sous de nouveaux angles. Nous avons cette fois-ci isolé deux variables particulières, l’occupation professionnelle et la taille de la communauté de résidence afin d’évaluer quelle incidence elles pouvaient exercer sur certains éléments relatifs aux loisirs et aux voyages des Canadiens.

Les Canadiens sous la loupe

Selon les données obtenues par le Print Measurement Bureau (PMB) 2006, les opportunités et les traditions familiales diffèrent radicalement selon que l’on habite dans une agglomération de moindre taille (moins de 100 000 âmes), dans une ville d’envergure (plus de 1 million d’habitants) ou dans une municipalité canadienne de catégorie intermédiaire dont la taille oscille de 100 000 à 1 million d’individus. La population canadienne se répartit de façon à peu près égale entre les trois segments.

Plus tôt dans l’année, le Réseau de veille en tourisme avait fait la lumière sur les façons dont les Québécois passaient leur temps libre, à savoir notamment quelles activités bénéficiaient de la plus forte intensité de pratique. (Lire aussi: Comment les Québécois utilisent-ils leur temps libre?) Cette fois, nous laissons de côté les volumes de participation en utilisant essentiellement des indices de propension à la réalisation d’une activité, d’un voyage ou autre. Ces indices fonctionnent sur la base où un résultat de 100 équivaut à la moyenne canadienne. Par exemple, si un segment de population obtient un indice de 150 pour la pratique du curling, cela signifie que ce groupe d’individus s’avère 50% plus susceptible d’être adepte de cette activité que la moyenne canadienne.

Participation aux activités de loisir

Le premier cas étudié concerne la propension des Canadiens à participer à certaines activités, selon la taille de leur communauté (graphique 1). Par exemple, celles de moins de 100 000 habitants s’adonnent beaucoup plus régulièrement aux activités en lien direct avec la grande nature telles que la chasse, la pêche, la motoneige et le bateau à moteur, alors que celles des villes intermédiaires ont une plus forte propension à pratiquer le golf, le ski de randonnée et la voile. Quand aux résidants des métropoles, on remarque qu’ils se tournent davantage vers le ski alpin et le vélo. Fait intéressant, ces derniers s’avèrent nombreux à s’évader de la ville pour s’adonner à la voile.

Nous avons aussi analysé les types d’activités correspondant à divers profils d’emploi. Fait important à noter, plus du tiers (36%) des Canadiens n’appartiennent à aucune catégorie d’emploi puiqu’ils sont retraités ou sans emploi notamment. Les différentes occupations professionnelles ainsi que la proportion de la population canadienne correpondant à chacune d’entre elles sont les suivantes:

  • professionnels (6%),
  • cadres supérieurs, propriétaires (3%),
  • cadres intermédiaires (13%),
  • cols blancs, techniciens, enseignants (9%),
  • commis, secrétaires (8%),
  • métiers spécialisés (25%),
  • autres (36%).

Évidemment, il existe une forte corrélation entre le niveau salarial, donc la catégorie de profession et le type d’activités pratiquées. Mais, au-delà de ce constat, on obtient d’autres renseignements intéressants, sans compter que des emplois appartenant par exemple à la catégorie des métiers spécialisés s’avèrent souvent aussi rémunérateurs que des professions de type cadre intermédiaire.

Certaines activités plaisent de façon à peu près égale à tous les Canadiens, peu importe leur corps de métiers. C’est le cas notamment de la pratique du camping et du vélo (graphique 2). Les professionnels enregistrent un intérêt marqué pour la voile, le ski de randonnée et le ski alpin, alors que les cadres supérieurs et les propriétaires favorisent davantage le golf, le bateau à moteur et la motoneige. On remarque que les gens oeuvrant dans le domaine des métiers spécialisés ont un profil nettement différent, leurs activités de prédilection étant la chasse, la pêche, la motoneige et la planche à neige.

Destinations de vacances

Nous avons mis en lumière les taux d’incidence des choix de vacances des Canadiens en regard de la taille de leur communauté (graphique 3). Malheureusement dans ce cas-ci, la variable de la proximité géographique vient un peu mêler les cartes puisqu’il est difficile de savoir, par exemple, si le comportement des gens d’une ville québécoise de moindre taille voyageant au Québec est le même que celui des habitants d’une autre ville canadienne d’envergure similaire qui choisit le Québec comme lieu de vacances. Au-delà de cette mise en garde, voici quelques constats intéressants :

  • Les voyages des Canadiens au Canada sont répartis de manière assez égale entre les diverses communautés.
  • Les Canadiens habitant dans les grands centres ont une plus forte propension à voyager au Québec.
  • Les voyages internationaux sont surtout l’apanage des résidants des grandes villes, particulièrement dans le cas des séjours en France.
  • Ce sont les Canadiens des villes intermédiaires qui sont les plus susceptibles de se rendre au Mexique.
  • Les Canadiens des petites communautés ont une moins forte propension que les autres à voyager en général dans ces destinations.

En ce qui concerne le jumelage des destinations avec le profil d’emploi (graphique 4), voici quelques constats:

  • Ce sont les professionnels qui affichent la plus forte propension à voyager pour toutes les destinations étudiées, sauf dans le cas des destinations «soleil», soit le Mexique et la Floride.
  • Le groupe des cols blancs, des techniciens et des enseignants est friand des vacances en France, au Mexique et au Royaume-Uni/Irlande, de même qu’en Floride et au Québec.
  • Les cadres supérieurs et les propriétaires sont ceux qui optent le plus souvent pour des vacances vers le Sud.
  • Les Canadiens oeuvrant dans des métiers spécialisés voyagent nettement moins que les autres travailleurs.

Sélection du mode d’hébergement

La taille de la communauté des résidants canadiens semble également exercer une influence sur le choix du type d’hébergement durant leurs vacances au Canada (graphique 5). On remarque notamment des taux d’incidence élevés chez les habitants des grandes villes à opter pour les gîtes du passant et les centres de villégiature. Les Canadiens des municipalités de taille moyenne affichent une plus grande propension à privilégier des vacances au chalet (commercial ou privé) et chez des parents et amis. Quant aux voyageurs des petites agglomérations, ils optent davantage pour les terrains de camping et les motels.

Par ailleurs, lorsqu’on met en parallèle l’hébergement privilégié avec les occupations professionnelles des Canadiens, un élément ressort clairement du lot (graphique 6): les travailleurs professionnels s’avèrent particulièrement friands des gîtes du passant. De leur côté, les cadres supérieurs et les propriétaires, de même que les cadres intermédiaires, affichent une propension plus élevée à choisir les centres de villégiature.

Activités pratiquées lors des vacances

Sur le plan des activités pratiquées au cours de vacances au Canada selon la taille de la communauté d’origine des Canadiens, on peut dégager d’intéressantes observations (graphique 7). Les résidants de municipalités de moindre taille affichent une forte propension à pratiquer la chasse et la pêche, de même qu’à assister à des conférences. Ce dernier constat s’explique par le fait que les réunions se déroulent habituellement dans les plus grands centres, d’où la nécessité, pour les gens habitant de petites communautés, de se déplacer.

On remarque également la tendance très urbaine du ski alpin/planche à neige, alors que ce sont les Canadiens des métropoles qui s’y adonnent davantage. Par ailleurs, le golf semble très populaire du côté des villes intermédiaires, possiblement en raison de l’accès à un grand nombre de parcours à proximité.

En terminant, on constate que les cadres supérieurs/propriétaires assistent régulièrement à des conférences et jouent souvent au golf lors d’un voyage au Canada (graphique 8). Ils affichent aussi une forte propension à pratiquer le ski alpin/planche à neige. Les professionnels, quant à eux, présentent des taux d’incidence nettement supérieurs à la moyenne canadienne pour à peu près toutes les catégories. On remarque aussi une certaine affinité entre les Canadiens qui occupent des postes de commis/secrétaires et les activités liées aux parcs thématiques/zoos et aux événements sportifs.

Source:
– Print Measurement Bureau 2006.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Développer une culture sportive pour assurer le renouvellement des clientèles: le cas de la Norvège

En Norvège, la popularité du ski de fond existe depuis longtemps et repose sur de vieilles traditions. Quoiqu’il en soit, ce pays s’est doté des moyens nécessaires pour entretenir l’intérêt envers cette activité et, surtout, pour s’approprier son hiver, grâce au développement d’une culture sportive qui débute dès les premiers pas des enfants. Et si cette approche inspirante se voulait une solution pour stimuler le renouvellement des clientèles de loisir et de tourisme et freiner le phénomène de sédentarisation qui sévit de plus en plus dans notre société contemporaine?

Un milieu urbain dédié au ski de fond

Les résidants d’Oslo et des 20 municipalités environnantes bénéficient d’un réseau de pistes de ski de fond très élaboré. On y trouve 2600 kilomètres de pistes tracées, dont 2000 sont entretenus mécaniquement. Puisqu’en Scandinavie la noirceur tombe dès 15 heures pendant une bonne partie de l’hiver, la capitale norvégienne s’est également dotée de plus de 200 kilomètres de sentiers éclairés pour permettre les sorties de fin de journée.

Les terres utilisées pour l’ensemble du réseau appartiennent à plus de 2000 propriétaires différents. L’Association de ski de fond obtient les droits d’accès auprès de chacun de ceux-ci. Il n’existe aucune forme de compensation pour ce type de consentement. L’entretien des pistes est assuré par l’Association qui obtient son financement de ses quelque 50 000 membres. Les résidants ont le choix de s’enregistrer pour la saison ou… pour la vie. Les municipalités complètent le financement pour couvrir les frais d’entretien du réseau.

Former la relève dans les écoles

La clé du succès d’un tel réseau de pistes de ski de fond dans la grande région d’Oslo repose sur le maintien de la tradition nationale de cette activité. Depuis les années 1980, c’est-à-dire depuis le début de l’entretien mécanique des pistes, le nombre annuel de membres demeure relativement stable, ne fluctuant qu’en fonction de la qualité des hivers.

 

Mais d’où vient cette culture de la pratique des sports d’hiver et comment a-t-elle été entretenue?

Pour trouver une explication, il faut regarder du côté des programmes scolaires. Chaque année, plus de 10 000 enfants participent à l’école de ski de l’Association, par l’entremise des programmes des garderies et des écoles. Dès l’âge de 3 ans, les enfants sont initiés à cette activité. Cette école contribue ainsi à perpétuer le cycle de la tradition du ski de fond.

Par ailleurs, on constate que les enfants, qu’ils aient fréquenté l’école de ski de fond ou non, ont tendance à abandonner la pratique lorsqu’ils atteignent l’adolescence afin d’expérimenter la planche à neige ou le ski alpin. Néanmoins, lorsqu’ils fondent eux-mêmes leur famille, ils reviennent au ski de fond, deviennent membres de l’Association et inscrivent leurs propres enfants à l’école de ski. Rappelons que la Norvège est un pays qui abrite environ 4,5 millions d’âmes, dont un peu plus de un demi-million habitent la région d’Oslo.

Un engagement bien senti du secteur privé

Il n’y a pas que les individus qui se sentent interpellés par les loisirs d’hiver, la communauté des affaires l’est également. Plusieurs entreprises oeuvrant dans les sports d’hiver proposent aux membres de l’Association d’intéressants rabais sur une sélection de produits et services. Certaines, même, soucieuses de  démontrer leur engagement social, s’associent aux activités de plein air et apportent un soutien financier à l’Association.

Dans la même foulée, la culture sportive du pays se transpose également par la tenue de plusieurs compétitions internationales de ski de fond qui réunissent tant les professionnels que les amateurs. Les deux événements les plus courus après les Coupes du monde sont le Holmenkollen Ski Marathon (photo) et la Birkebeiner Rennet, où 11 000 personnes participent annuellement à cette épreuve de 56 kilomètres.

Source d’inspiration pour le Québec?

Dans le dernier budget Harper, le gouvernement reconnaissait que l’activité régulière comporte de nombreux effets positifs chez les enfants. En même temps, l’accroissement des coûts attribuables à la pratique d’activités sportives devient source de préoccupation pour de nombreux parents. Déjà le gouvernement s’est engagé à mettre sur pied un groupe d’experts en santé et en condition physique chargé de fournir des conseils sur les programmes d’activité physique qui deviendront admissibles au crédit d’impôt. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec y va également de son effort, ayant déposé le 10 mai dernier un projet de loi instituant le Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique.

L’occasion pourrait être propice pour introduire certaines activités de loisir traditionnellement moins accessibles, ou simplement moins populaires, auprès des enfants en bas âge.

Une conférence pancanadienne tenue à Magog en mars 2001 s’est d’ailleurs penchée sur la question. L’une des trois principales recommandations issues du sommet sur les enjeux de la participation sportive au Canada était la suivante:

    «Favoriser la pratique du sport et de l’activité physique à l’école grâce à un cadre de pratique sportive structuré (dès le primaire), à la mise en place d’incitatifs divers, et à l’accessibilité des installations sportives pour les jeunes.»

Une initiative québécoise à saluer

Dans le même esprit que l’exemple norvégien sur le ski de fond, l’Association des stations de ski du Québec offre depuis 1987 un programme pour faciliter l’enseignement du ski et de la planche à neige aux jeunes enfants et pour développer une culture de sports d’hiver. Ce programme, intitulé Iniski/Inisurf à l’école, vise à initier directement dans leur cour d’école les jeunes de la maternelle et du primaire à cette activité. Le matériel fourni aux commissions scolaires comprend non seulement les skis, les bottines, les casques de sécurité et les planches à neige, mais aussi un devis technique pour construire une butte de neige dans la cour d’école ainsi qu’un cahier scolaire avec dessins, énigmes et jeux pour préparer les enfants à l’activité extérieure. Plus de 13 000 initiations ont ainsi été réalisées durant la saison 2004-2005.

Il existe au Québec un consensus général sur l’importance d’augmenter le temps consacré à la pratique du sport et de l’activité physique à tous les stades du cheminement éducatif, particulièrement à l’école primaire, où les élèves sont initiés aux sports. Il s’agit de véhiculer une image positive du sport dans le milieu scolaire et de mettre l’accent sur le plaisir et l’accessibilité pour tous, plutôt qu’uniquement sur la performance. Un enfant actif, c’est aussi un voyageur de demain qui aura le goût de participer aux diverses activités touristiques.

Devant une anticipation du rôle accru des écoles dans le développement d’une culture sportive, le moment est peut-être venu pour les divers regroupements sectoriels de se positionner judicieusement à cet égard. Pour plusieurs secteurs d’activité tels que le golf et le ski, l’avenir repose sur le renouvellement des clientèles qui, nécessairement, passe par le maintien d’une relève.

Avec la collaboration de Stéphanie Chrétien

Sources:
– Bégin, Jean-François. «Pour faire bouger le Québec», La Presse, 11 mai 2006.
– Chrétien, Stéphanie. «Le tourisme hivernal en Scandinavie», Réseau de veille en tourisme, 20 mars 2006.
– Ministère des Finances Canada. «Le budget de 2006, cibler les priorités», [www.fin.gc.ca], 2 mai 2006.
– Sport Canada. «Rapport de la Conférence régionale du Québec», Conférence régionale du Québec sur le sport tenue à Magog [www.patrimoinecanadien.gc.ca], 13 mars 2001.

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Produits et activités Segments de clientèles

Habitudes et motivations propres aux campeurs québécois

Le Québec compte quelque 460 000 campeurs adultes répartis entre 91 000 campeurs saisonniers et 369 000 campeurs voyageurs. Un séjour moyen de camping se traduit par des dépenses de 310$ pour un groupe de 3,4 personnes et un séjour de 4,4 nuitées. C’est ce que révèle notamment le portrait de la pratique du camping au Québec réalisé en novembre 2005 par la Chaire de Tourisme de l’ESG-UQAM, en partenariat avec la firme Écho Sondage.

Profil et origine des campeurs

Un sondage effectué en février 2005 auprès de campeurs québécois a permis de dresser un profil des adeptes de cette activité. Le campeur québécois moyen:

  • est âgé de 35 à 44 ans (38%);
  • a effectué des études collégiales ou universitaires (68%);
  • dispose d’un revenu familial de 60 000 $ et plus (44 %);
  • vit en couple (89%) et
  • a un enfant de moins de 18 ans à la maison.

La répartition des campeurs s’établit comme suit:

  • ceux-ci proviennent principalement des régions de la Montérégie (19%), de Montréal (16%), de Québec (13%) et des Cantons-de-l’Est (8%); 
  • ils utilisent la roulotte (41%), la tente (32%) ou la tente-roulotte (21%);
  • ils s’établissent sur un terrain de camping pour l’été (28% des campeurs en VR), voyagent (65%) ou  font les deux (7%).

Toutefois, bien qu’ils aient tous un intérêt pour le camping, de nombreuses caractéristiques, autant en ce qui concerne leur profil que leur comportement de séjour, distinguent les campeurs selon leur type de pratique, que ce soit les voyages de camping sous la tente, les voyages de camping en véhicule récréatif (VR) ou le camping saisonnier.

Habitudes de pratique

Les campeurs en tente effectuent en moyenne 4,2 séjours par année, comparativement à 8,2 pour les adeptes du VR. Ces voyages se sont traduits par au moins 15 nuitées au Québec pour la moitié des campeurs québécois en 2004. Dans le cas de ceux qui voyagent en VR, cette proportion grimpe à 69%, dont 19% ont passé plus de 30 nuitées en camping. Quelque 21% des campeurs en tente et 34% des voyageurs en VR pratiquent leur activité à l’extérieur du Québec. Voici quelques autres faits marquants du comportement de voyage des campeurs:

  • le séjour le plus long est de 8 à 14 jours pour 28% des campeurs et de 4 à 7 jours dans 39% des cas;
  • outre les incontournables mois de juillet et d’août, les mois de juin (76%), de septembre (56%), puis de mai (41%), constituent les périodes les plus prisées;
  • en moyenne, le campeur en tente est disposé à rouler pendant 3 heures pour aller camper lors d’un week-end, comparativement à 2,6 heures pour le voyageur en VR.
  • le camping se fait d’abord avec le conjoint (86%), ensuite avec les enfants (55%) et des amis (19%).

Motivations liées au camping

Pour l’ensemble des campeurs, les deux principales motivations pour faire du camping sont le repos (61%) et l’attrait de la nature (57%), lequel est particulièrement fort chez les campeurs en tente, puisque cet élément constitue le principal incitatif dans 82% des cas (graphique 1). Les campeurs en VR insistent davantage sur le repos (66% chez les voyageurs et 71% dans le cas des saisonniers). On remarque que «le social» a été identifié par les campeurs saisonniers comme étant l’une des 2 principales raisons de faire du camping. (Lire aussi: Pourquoi des gens passent-ils leurs vacances estivales sur des sites de camping/caravaning à proximité de leur domicile?) L’aventure touristique ou la découverte d’une région interpelle également les campeurs en tente (25%) et les voyageurs en VR (28%). Par ailleurs, seulement 6% des campeurs interrogés ont identifié le facteur économique comme étant l’une des principales raisons pour faire du camping.

Activités de prédilection des campeurs

Le choix des activités diffère beaucoup d’un type de campeur à l’autre (graphique 2). Les campeurs en tente préfèrent en plus grand nombre la marche/randonnée (73%), la baignade dans un plan d’eau (50%), puis la promenade en canot ou en kayak (41%). Pour les voyageurs en VR, le vélo arrive en tête (48%), suivi de la baignade dans un plan d’eau (42%). Les intérêts des campeurs saisonniers sont davantage diversifiés. On constate l’importance du phénomène social dans les terrains de camping saisonniers, alors que la pétanque, le fer et le shuffleboard (32%) se classent tout juste derrière la marche/randonnée (33%), suivies du vélo (31%).

Comportement d’achat des campeurs

Presque tous les campeurs (91%) réservent leur emplacement de camping à l’avance. La majorité le fait par téléphone (60%), les autres par Internet (38%). La réservation des emplacements s’effectue en moyenne 36 jours à l’avance.

Quant aux sources d’information les plus utilisées lors du choix d’un terrain de camping, le Guide du camping et Internet (excluant CampingQuebec.com, BonjourQuebec.com et le Web du campeur) viennent en tête de liste, suivis du site spécifique de CampingQuebec.com. Soulignons que ce sont surtout les campeurs en tente (45%) qui utilisent Internet comme source d’information et que les voyageurs en VR se réfèrent au Guide du camping dans 54% des cas. Pour les campeurs en tente, la Sépaq constitue aussi une source importante dans le choix d’un terrain.

Profil médiatique

En terminant, si vous cherchez des occasions pour rejoindre les campeurs, le tableau suivant résume leur profil médiatique:

On constate, à la lecture du Tableau 1, que le Guide du camping représente le document spécialisé sur le sujet le plus lu, principalement par les campeurs qui voyagent en VR (53%). Le magazine Camping Caravaning est surtout consulté par ces mêmes voyageurs en VR (25%). Outre le Guide du camping du Québec (23%), les campeurs en tente consultent aussi les guides touristiques régionaux (16%) ainsi que la revue Géo Plein Air (10%).

Source:
– Chaire de Tourisme – ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec: portrait de la situation», pour Camping Québec, novembre 2005.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Profitez de la nuit pour mettre en lumière vos produits

Les entreprises touristiques sont continuellement à la recherche d’idées pour offrir de nouvelles expériences à leur clientèle. On souhaite cette étincelle de génie en espérant qu’elle ne nécessite pas d’investissements majeurs. Pour y arriver, certains dirigeants ont tout simplement mis à contribution l’offre en place… sous un jour différent. Pourquoi ne pas profiter des charmes d’une ambiance nocturne pour mettre en valeur certains produits et peut-être intéresser une clientèle moins traditionnelle?

Le Safari de nuit de Singapour

À la fin des années 1980, le zoo de Singapour tentait de stimuler l’intérêt des visiteurs en proposant des tours de nuit. La réponse fut telle, qu’elle convainquit les dirigeants du potentiel d’en faire une attraction nocturne à part entière. Réparti sur 40 hectares, le Safari de nuit consiste en une expérience tropicale singulière au milieu de 900 animaux nocturnes dans leur habitat naturel. Passant souvent toute la journée à dormir, plusieurs de ces bêtes sont méconnaissables après la brunante, car plus actives à ce moment-là, ce qui ajoute à l’intérêt de la visite.

L’observation s’effectue grâce à un système sophistiqué d’éclairage jumelé à une luminosité artificielle créée par la simulation de la pleine lune. Le visiteur emprunte des sentiers pédestres aménagés où certains animaux se mêlent à eux. Un tramway animé permet également de parcourir les différentes zones d’habitats à l’intérieur de la forêt tropicale. Le Safari de nuit a ouvert ses portes en 1994, après quatre années de planification et trois années d’aménagement. Construit au coût de 63 millions USD, le site accueille un million de visiteurs annuellement et a remporté à six reprises le Singapore Tourism Award for Best Leisure Attraction Experience. Il s’agissait d’une première expérience du genre dans le monde.

Plus près de nous, le Biodôme, le Planétarium et la tour de Montréal se sont regroupés à l’occasion de la relâche scolaire afin d’offrir un produit adapté, sous le thème de l’escapade nocturne. Exceptionnellement ouvert jusqu’à 20 h 30, le Biodôme présentait ses écosystèmes dans une atmosphère bleutée et feutrée, accompagnée de l’ambiance sonore provenant des grillons et des crapauds. 

Culture nocturne

En France, on a trouvé une autre façon originale de mettre en valeur le patrimoine en place sous la thématique de la découverte nocturne. Le ministère de la Culture et de la Communication a organisé, de concert avec plusieurs autres États européens, la première «Nuit des musées». Le 14 mai 2005, de la Norvège au Portugal, et de Malte à la Fédération de Russie, quelque 1150 musées européens ont exceptionnellement ouvert leurs portes jusqu’à une heure du matin. Les institutions proposaient des animations sur le thème «Lumière(s) dans la nuit» et, dans la majorité des cas, l’entrée était gratuite.

Par cette opération, on invitait le public à découvrir de manière insolite et ludique, à la faveur de la nuit, les richesses souvent méconnues des collections. Les musées participants ont élaboré pour l’occasion toutes sortes d’événements inédits et attrayants tels que des:

  • parcours nocturnes et mises en lumière
  • pièces de théâtre
  • projections de films
  • spectacles en costume d’époque
  • concerts et animations musicales
  • lectures de poésie
  • bals masqués
  • conférences
  • repas de gala éclairés à la bougie
  • démonstrations et dégustations gastronomiques

L’opération a remporté un grand succès alors que, en France seulement, l’affluence dans les 750 musées participants a atteint un million de visiteurs, soit dix fois plus que la fréquentation horaire moyenne habituelle. Fait intéressant, même les institutions de taille modeste situées en zone rurale ont connu un achalandage exceptionnel. Selon les organisateurs, les animations thématiques ont joué un rôle attractif évident. Les démarches sont en cours pour répéter l’expérience en 2006.

Soulignons au Québec l’initiative du Festival Montréal en lumière qui revient pour une troisième année avec ses «Nuits blanches». L’événement consiste en une riche programmation d’activités telles que visite de musées et de galeries, soirée de contes, parcours guidé illuminé, baignade extérieure, etc. Tout comme pour l’exemple européen, il s’agit d’une occasion de tirer profit des composantes nocturnes, mais de telles opérations demeurent habituellement sur une base ponctuelle.

Au clair de la lune

Pourquoi aussi ne pas profiter des belles soirées de clair de lune pour offrir des sorties de plein air pour des activités qui se déroulent traditionnellement le jour? C’est ce que fait par exemple Héritage Saint-Bernard, un organisme sans but lucratif dont le mandat est d’assurer la gestion et la protection des habitats naturels de l’île Saint-Bernard en Montérégie. Sous le thème de «Neige en Folie», plusieurs activités nocturnes sont organisées, de manière ad hoc, notamment des balades de ski de fond au clair de lune et des randonnées nocturnes en famille avec des guides naturalistes pour écouter les sons de la nature et observer le ciel d’hiver.

De plus en plus de sites de ski de fond et de raquette prévoient des aménagements conçus pour des escapades de nuit. C’est le cas notamment de certains parcs naturels comme les parcs-nature de la ville de Montréal et le parc du Mont-Royal. La Sépaq a aussi innové en ce sens en proposant un sentier illuminé en soirée au parc national d’Oka. Il s’agit d’un parcours de quatre kilomètres ouvert sur une base régulière.

Et vous, disposez-vous d’un atout à faire découvrir sous un autre jour?

Voir aussi

Singapore Night Safari
Festival Montréal en Lumière
La Nuit des musées
Héritage Saint-Bernard
Sépaq

Sources:
– Ministère de la Culture et de la Communication de France «Nuit des musées en France et en Europe: Très grand succès confirmé», [www.culture.gouv.fr], 17 mai 2005.

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Segments de clientèles Tendances

Comprendre les décisions de voyage

Alors que l’offre touristique se diversifie de plus en plus, l’adoption en masse d’Internet comme outil de planification procure aux consommateurs plus de choix que jamais dans un environnement où la concurrence au chapitre du prix demeure vive. Plusieurs questions viennent à l’esprit des dirigeants d’entreprises touristiques lorsqu’ils désirent mieux connaître leur clientèle. Où le tarif se situe-t-il dans la hiérarchie décisionnelle du choix de vacances? Quels facteurs jouent un rôle prépondérant lors du processus de planification d’un voyage d’agrément? Un sondage mené à l’automne 2004 par la Travel Industry Association of America, auprès de 5000 touristes américains qui avaient effectué un voyage d’une nuit et plus au cours de la dernière année, tente de répondre à ces questions.

Par où commence-t-on?

Pour l’ensemble de l’enquête, les résultats ont été divisés selon quatre types de voyages, afin de fournir un profil plus précis du processus décisionnel des voyageurs:

  • Voyages axés sur le divertissement ou le sightseeing;
  • Voyages dont la raison première est la visite de parents et d’amis ou un autre motif de nature familiale;
  • Voyages dont le but principal consiste à pratiquer des activités en plein air;
  • Voyages d’agrément qui s’inscrivent comme un prolongement à un déplacement d’affaires.

Lorsqu’ils planifient leurs vacances, les touristes ont tendance à prendre d’abord les décisions clés sur le choix de la destination et ensuite la durée du séjour, avant de statuer sur le budget de vacances à prévoir (graphique 1).

C’est à la toute fin du processus que l’on s’attarde à sélectionner les activités, particulièrement dans le cas des voyageurs qui visitent des parents et amis. De plus, ces derniers priorisent davantage la sélection du mode de transport, qui figure au 3e rang dans leur processus décisionnel, que les touristes effectuant tout autre type de voyage, chez qui, le transport se classe en dernière position. Dans le cas des voyages d’affaires/agrément et dans celui des séjours de plein air, le choix de la destination vient moins souvent au premier rang des décisions.

Facteurs d’influence

C’est le motif du voyage, plutôt que le budget disponible ou les prix, qui exerce le plus d’influence sur l’ensemble du processus de planification du voyage (graphique 2). Ce constat s’avère encore plus marqué dans le cas des visites de parents et d’amis et des voyages qui combinent affaires et agrément. Les compagnons de voyage jouent également un rôle important, particulièrement pour les séjours axés sur le plein air ou sur le divertissement. Fait intéressant, la variable du prix n’arrive qu’au sixième rang comme facteur d’influence. On constate aussi que les sources d’information utilisées n’influencent que très peu les voyageurs, particulièrement ceux qui visitent parents et amis.

Temps de planification

Il vaut mieux connaître le temps nécessaire à la préparation des voyages de sa clientèle si l’on veut mieux coordonner les stratégies promotionnelles qui les concernent. À ce chapitre, on remarque que la période de planification varie sensiblement d’un individu à l’autre (graphique 3).

  • La plus importante partie des touristes (22%) commencent à organiser leur séjour de 30 à 59 jours à l’avance.
  • On trouve aussi d’importants segments de voyageurs dans la tranche des 1 à 13 jours (18%) de même que dans celle des 3 à 6 mois (15%).
  • Ce sont les vacances axées sur le plein air qui demandent davantage de temps de préparation: trois mois pour 39% de ces touristes.
  • Les vacances combinant plaisir et affaires se planifient souvent (29%) de 30 à 59 jours d’avance, tandis que celles incluant la visite de parents et d’amis se prennent de façon plus spontanée.

 

  • Par ailleurs, on ne sera pas surpris d’apprendre que les voyages en automobile exigent moins de préparation, alors que 48% d’entre eux sont décidés moins d’un mois à l’avance.
  • Dans le cas des vacances nécessitant un déplacement en avion, 45% des touristes planifient d’un à trois mois (30-90) à l’avance, comparativement à seulement 19% qui le font moins de 30 jours avant le départ.
  • Autre fait intéressant, plus le revenu du ménage est élevé, plus les vacances sont organisées longtemps avant le séjour.

Sources d’information

Une fois que l’on a décidé du moment propice pour courtiser un touriste potentiel, on doit convenir des canaux d’information les plus appropriés. Comme le démontre le graphique 4, les sources d’information utilisées varient beaucoup selon le motif du voyage.

  • Le traditionnel bouche-à-oreille demeure une valeur sûre, quoiqu’il s’avère un peu moins utilisé  pour les vacances de type sightseeing ou de divertissement (25%). Pour ce genre de séjour, les voyageurs optent davantage pour l’offre en ligne d’attraits et d’hébergement.
  • Les sites Internet d’hébergement et des transporteurs aériens sont particulièrement populaires (40% et 38% respectivement) auprès des vacanciers qui combinent affaires et plaisir.
  • Les méthodes traditionnelles perdent du terrain, alors que les guides de voyages, les réservations téléphoniques, les agences de voyages et les brochures se classent loin derrière.  

Pourquoi choisit-on une destination?

Évidemment, le choix de la destination représente l’enjeu ultime. Sur quoi les touristes se basent-ils pour sélectionner le lieu de leurs vacances? Le graphique 5 présente les facteurs jugés extrêmement ou très importants par les voyageurs américains dans le choix de leur destination. À la différence des autres variables mesurées lors de l’enquête, il est fort probable que les résultats obtenus sous ce volet sont propres aux Américains. Il est néanmoins raisonnable de croire que les données présentées aux graphiques 1 à 4 sont applicables de manière générale à tous les touristes nord-américains, y compris aux Québécois.

Dans le cas des facteurs d’influence du choix de la destination, le contexte est différent en raison des valeurs fondamentales des Américains qui, particulièrement depuis le 11 septembre 2001, se distinguent sensiblement de celles des Canadiens. Cela étant dit, on constate que le caractère sécuritaire d’une destination trône au premier rang des facteurs de considération, suivi non loin derrière par la variété des activités et des attraits offerts, de même que par la présence de parents et d’amis. Les entreprises québécoises désirant reconquérir le terrain perdu ou simplement améliorer leur performance sur le marché américain devraient conséquemment tenir compte de ce classement lors de l’élaboration de leur stratégie marketing.  

Source:
– The Research Department of the Travel Industry Association of America. «Leisure Travel Planning: How Consumers Make Travel Decisions», TIA, 2005.

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La neige et le froid polaire sont-ils bons vendeurs?

Froid polaire et vent glacial découragent-ils les touristes? Beaucoup s’imaginent que la neige et le froid extrême repoussent les visiteurs. Mais ils ont tort! Le «tourisme polaire» est un créneau en croissance. ++ COMMENTAIRE du professeur Alain A. Grenier, maître de conférence à l’Université de Laponie, à Rovaniemi, en Finlande. ++

Bien qu’il n’existe pas vraiment de définition officielle pour le tourisme polaire, la littérature spécialisée s’entend pour dire qu’il s’agit de tourisme dans des conditions de froid extrême. Le tourisme polaire, souvent perçu comme le petit frère de l’écotourisme, offre la possibilité de vivre une expérience unique dans une région naturelle considérée comme «pure». Il allie beauté des paysages, mode de vie et culture uniques.

Les amateurs privilégient:

  • l’observation de la faune: baleines, épaulards, phoques, ours polaires, etc.;
  • des activités d’aventure: traîneau à chiens, randonnées en kayak, excursions en hélicoptère, camping, ski de randonnée, etc.;
  • le safari-photo;
  • le tourisme de découverte culturelle;
  • l’alpinisme de glace… pour certains accros.

Un créneau en croissance

Chaque année, ce créneau se développe un peu plus, ce que prouvent les données suivantes, amassées par l’International Association of Antarctica Tour Operators (IAATO).

Pays d’origine Nombre Pourcentage
États-Unis 10 387 37,7
Allemagne 3 428 12,4
Royaume-Uni 2 869 10,4
Australie 1 577 5,7
Canada 1 202 4,4
Japon 973 3,5
Suisse 498 1,8
Inconnu 3 415 12,4
Autres 3 188 11,6
Total 27 764 100

Source: IAATO, 11 septembre 2004

Même si plusieurs entreprises touristiques déjà établies en Antarctique ont commencé à se tourner vers l’Arctique, c’est encore en Antarctique que l’on met à l’essai les nouveaux produits. Cela est dû à une saison touristique plus longue qu’en Arctique, où les conditions de navigation demeurent très difficiles, et ce, même durant l’été.

Le Nord québécois

Au Québec, la région Nord-du-Québec a beaucoup à offrir aux amateurs de grands froids et d’aventure. Renommé pour la chasse au caribou et pour la pêche, le secteur comprend plus de 90 pourvoiries, qui accueillent chaque année des milliers de visiteurs. On peut y pratiquer une panoplie d’activités: randonnée, canot, kayak, motoneige, ski de fond, camping sauvage, aérotourisme, observation de la faune, etc. Il est aussi possible de séjourner dans les communautés autochtones afin de découvrir leur culture et leur mode de vie.

Les croisières en eaux froides

Le tourisme de croisières polaires est aussi en pleine effervescence et il est encore loin d’avoir atteint son point de saturation. Il en existe différents types, certains les qualifiant de croisières, d’autres d’expéditions ou d’explorations polaires. Les destinations privilégiées sont l’Alaska, l’Islande, le Groenland et l’Antarctique.

Citons, par exemple, quelques croisiéristes qui remontent la côte norvégienne jusqu’au cercle polaire arctique, offrant aux passagers une vue imprenable sur les fjords. C’est le cas notamment du Constellation (Celebrity Cruises) ou du Seabourn Pride, plus petit, qui proposent deux croisières grand luxe de 14 jours dans les fjords norvégiens. D’autres armateurs amènent les touristes découvrir la mer d’Irlande et l’Islande, au départ de Copenhague. En Alaska, le Diamond (Princess Cruises) offre des excursions d’une journée pour voir les glaciers, les maisons flottantes des Inuit et la cathédrale orthodoxe de Juneau, ainsi qu’un voyage en train au Yukon, au départ de Skagway.

La clientèle intéressée fait partie des segments des «explorateurs» et des habitués des croisières. Plus riches, plus âgés et plus éduqués que les amateurs de croisières traditionnelles, ils recherchent un produit nouveau. Partageant certains intérêts des écotouristes, ils sont attirés par la faune marine et la nature vierge.

Au Québec, le Groupe CTMA offre, de la mi-février 2005 à la fin mars, une croisière d’une semaine en eaux froides dans le golfe Saint-Laurent (quatre jours et quatre nuits) autour des Îles-de-la-Madeleine. En plus d’une découverte guidée des îles, une gamme d’activités optionnelles est également disponible afin de permettre de profiter davantage des beautés de l’archipel: randonnée pédestre ou en traîneau à chiens, excursion dans les glaces en kayak de mer ou en Zodiac, pêche blanche, promenade en cabarouette1, campement hivernal sous une tente yourte2 ou observation des blanchons sur la banquise.

Aux amateurs de sensations fortes, CTMA propose également une variété de sports de glisse: initiation au cerf-volant de puissance3avec randonnée de buggy ou au ski cerf-volant.

Et si l’expérience vous tente, il y a aussi…

La visite des parcs naturels en zones polaires

Plusieurs pays comme la Suède, la Finlande, la Norvège, la Russie… et bien sûr, le Canada, proposent la visite de parcs naturels et de zones protégées établis dans des régions polaires. Outre le spectacle d’une nature sauvage, ces parcs offrent aux touristes de nombreux sites historiques et la possibilité de rencontrer les communautés autochtones qui vivent dans des territoires adjacents. On y note une nette augmentation du nombre de visiteurs, malgré une fréquentation générale tout de même limitée.

Au Québec, à Kangiqsujjuaq (ATR du Nunavik), citons le Parc national des Pingaluit, premier parc situé en milieu nordique et cogéré avec les Inuit, créé en janvier 2004. Les infrastructures d’accueil et l’aménagement de l’aire de service du parc ont coûté 6 millions $ et son budget de fonctionnement a été fixé à 3,9 millions $ pour les cinq premières années. Les travaux de construction des équipements étant peu avancés, il n’est pas encore ouvert au public.

Sous un climat de toundra (-28°C en moyenne en janvier), il offre un paysage rugueux, isolé et sauvage et permet d’admirer une faune et une flore typiques du Grand Nord. Le parc s’adressera à des visiteurs qui souhaitent vivre une expérience écotouristique hors du commun. On y proposera randonnée pédestre, pêche, canotage, excursions en ski de randonnée, etc. Toutefois, cette dernière activité ne s’adressera qu’à des personnes averties, car il n’existe aucun traçage de piste, ni surveillance sur les lieux.

Sans oublier de saluer le Père Noël en Laponie

En 2003, ce sont pas moins de 500 000 touristes étrangers qui sont venus à Rovaniemi, une petite ville de 60 000 habitants sur le cercle polaire, en Laponie finlandaise. Qu’y recherchent-ils? Ignorant le froid, ils y viennent pour l’ambiance de Noël, l’atmosphère féerique et irréelle… et bien sûr pour voir le Père Noël et ses rennes. C’est aussi le bon moment pour observer le ciel et les aurores boréales. Au programme, visites en traîneaux tirés par des chiens ou des rennes et safari-motoneige «À la recherche du Père Noël».

Cette excursion, spécialement organisée pour les enfants, consiste en un jeu de piste où ceux-ci, installés confortablement dans des luges tractées par des motoneiges, s’arrêtent pour découvrir les messages du Père Noël… avant d’arriver chez lui. Le tout se termine par un goûter et la traditionnelle remise des cadeaux. Pour les fêtes 2004-2005, on estime les revenus à quelque
20 millions d’euros.

1 Petite voiture légère décapotée, à deux ou à quatre roues, tirée par un cheval.
2 Construction circulaire de type mongol.
3 Structure gonflable dirigeable qui ressemble à une aile d’avion et qui se manie à l’aide de deux poignées ou d’une barre de navigation.

Voir aussi

Croisières: à quoi s’attendre en 2004?
International Association of Antartica Tour Operators
Tourisme Îles de la Madeleine
Destination Nunavit

Sources:
– Le Courrier international. «La lucrative légende du Père Noël en Laponie finlandaise», 12 décembre 2004.
– Grenier, Alain. «Croisières et tourisme polaire: des vacances aux confins de la géographie», VertigO, La revue en sciences de l’environnement sur le WEB (UQAM), vol. 4, no 3, décembre 2003.
– Transpol’Air. «Les arguments pour la régulation du tourisme commercial en Antarctique», avril 2004.
– Le Soleil. «Le cratère du Nouveau-Québec devient le premier parc national du Nunavik», 30 août 2003.
– Paradis, Steeve. «Baie-Comeau veut offrir des croisières en eaux froides», Le Soleil, 30 juin 2004.
– Désiront, André. «Les belles croisières de 2005», Cyberpresse, 11 janvier 2005.

Commentaire du professeur Alain Grenier

Alain A. Grenier, docteur en sociologie, est maître de conférence à l’Université de Laponie, à Rovaniemi, en Finlande. Il a effectué de nombreuses croisières polaires en Antarctique et en Haut-Arctique canadien et russe, soit à titre de guide-naturaliste, soit à titre de chercheur.

Cet article du 14 janvier 2005 offre un coup d’oeil général sur le tourisme «polaire» tel que pratiqué dans plusieurs coins du globe. Il m’apparaît cependant important d’y apporter quelques précisions.

D’une part, il est nécessaire de distinguer le «tourisme polaire» du «tourisme d’hiver» ou tourisme hivernal (lire à cet effet: The Nature of Nature Tourism, 2004: 79-81). La distinction peut sommairement se faire selon que la motivation principale du touriste est d’ordre géographique (atteindre une région dite «polaire» comme l’Arctique ou l’Antarctique, définie soit selon le cercle polaire, la ligne des arbres ou la ligne de l’isotherme), soit que cette motivation est d’ordre climatique (faire l’expérience de la neige – et non du froid proprement dit, d’où le tourisme d’hiver).

À cela s’ajoute une différence importante quant aux infrastructures utilisées. Le tourisme d’hiver n’est généralement pas autonome et nécessite le soutien d’hôtels, comme pour les safaris en motoneige ou la participation à un carnaval d’hiver, par exemple – pensons à celui de Québec, aux hôtels de glace, etc. Le tourisme polaire, à l’opposé, parce que pratiqué en région normalement isolée, requiert une autonomie complète ou presque. Enfin, le tourisme polaire tend à se réaliser l’été, tandis que le tourisme d’hiver tire inévitablement avantage… de l’hiver.

Il importe aussi de préciser que si la demande pour les croisières «polaires» est effectivement à la hausse, il y a une saturation artificielle du marché causée par le nombre limité de vaisseaux polaires disponibles pour ce type d’activité (voir le même ouvrage mentionné plus haut pour un tableau complet des navires employés). C’est le cas notamment pour l’Antarctique. Dans le Haut-Arctique, seuls quelques navires répondent aux normes de navigation en mers polaires (les conditions de navigation y sont beaucoup plus problématiques, d’où la quasi nécessité d’affréter les rares brise-glace russes disponibles).

Le coût des croisières en Haut-Arctique, nettement plus élevé, fragmente davantage la demande et, de ce fait, limite pour l’instant l’expansion de l’industrie dans l’Hémisphère Nord. Cela dit, la Murmansk Shipping Company de Russie qui affrète certains de ses brise-glace (traditionnels et nucléaires) aux croisières polaires prévoit l’entrée en service de nouveaux navires d’ici la prochaine décennie avec des ponts spécialement conçus pour les touristes.

Finalement, il ne faut pas confondre le type de croisières offert en Alaska (dans la «péninsule») avec les croisières polaires. Dans le premier cas, il s’agit de croisières dites «traditionnelles», c’est-à-dire, un navire-attraction, avec salles de spectacles, piscine, etc. Dans le second cas, le milieu naturel constitue l’attraction vedette, le navire ne possédant aucune infrastructure pour la vie de luxe (pas de salle de spectacle, de restaurant ou de cafétéria, ni aucun code vestimentaire, pour ne mentionner que ces quelques différences). De là viennent l’association entre les notions d’aventure et d’exploration du tourisme de croisières polaires.

Grenier, Alain A.
Maître de conférence
Université de Laponie, Finlande

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Produits et activités

Dernières tendances en matière de tourisme de plein air

L’intérêt pour la pratique d’activités de plein air ne cesse de croître. Cet engouement s’observe tant chez les excursionnistes que chez les touristes. Au Québec, on remarque une forte demande pour les activités de plein air dites d’aventure douce.

Afin d’obtenir le pouls de cette tendance, le Réseau de veille en tourisme a réalisé, entre le 10 et le 13 septembre 2004, un sondage auprès de la population adulte québécoise. L’accent a été mis sur les nouvelles activités de plein air pratiquées au cours de la dernière année.

Les résultats ont été comparés à ceux d’une vaste enquête similaire menée entre le 17 octobre et le 3 novembre 2003 aux États-Unis auprès de plus de 2000 Américains.

Dernières tendances en matière de tourisme de plein air

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Enjeux Produits et activités

Quand le tourisme d’aventure et de plein air devient une aventure pour l’entreprise

La majorité des régions québécoises misent sur le tourisme d’aventure et de plein air pour séduire la clientèle touristique. Mais avant d’affirmer que le Québec dispose d’une offre solide et structurée en la matière, de nombreuses embûches subsistent. En dépit de leur professionnalisme, la situation financière des entreprises spécialisées dans ce domaine se révèle souvent précaire.

Malgré le manque de statistiques, tous s’accordent à dire que ce secteur est en expansion et voué à un avenir prometteur. Les adeptes d’activités de plein air se multiplient en raison de la forte conscientisation sociale à l’égard de la santé et des bienfaits de l’exercice sur celle-ci. La richesse du milieu naturel, l’immensité du territoire et les quatre saisons font du Québec un endroit privilégié pour la pratique du tourisme d’aventure et de plein air.

Aventure douce, aventure extrême et écotourisme, une question de pratique et de marketing

Ce type de tourisme soulève bien des débats quand il s’agit d’établir des définitions et de circonscrire les activités qui le composent. Avec le plein air comme dénominateur commun, le secteur a emprunté différentes avenues au fil des années. L’appellation «aventure douce» est le reflet du vieillissement de la population alors que l’«aventure extrême» cible les gens à la recherche d’un niveau d’activité physique ou de risque plus intense. Quant à l’écotourisme, il se résume trop souvent au respect de l’environnement, ce qui s’avère plutôt réducteur.

Mais où situer les frontières du tourisme d’aventure? Cela a plus à voir avec la façon de pratiquer une activité qu’avec sa catégorisation. Certains adeptes transportent leurs bagages sur leur dos et dorment à la belle étoile alors que d’autres recherchent confort et bonne nourriture le soir venu. La randonnée pédestre peut être une activité «douce» pour le marcheur qui se promène dans la forêt et «extrême» pour celui qui fait du trekking.

En fait, ce secteur rejoint des adeptes de tous les âges chez qui se profilent différents besoins: santé, mieux-être, passion, découverte, activité physique, adrénaline, risque, détente, éducation, etc. On observe une croissance de la clientèle à la recherche d’une expérience de qualité.

L’exploitant vit une aventure à haut risque

Démarrer une entreprise dans ce domaine n’est pas une partie de plaisir réservée aux «tripeux de plein air». Plusieurs dirigeants réalisent que leur exploitation devient une aventure en soi. Regroupant majoritairement des entreprises de petite taille, ce secteur hétéroclite doit composer avec une fragilité financière qui met en péril la viabilité de l’entreprise au moindre coup dur.

Problématiques propres à ce secteur:

  • il s’agit d’entreprises à fort caractère saisonnier; on ferme souvent les portes la saison terminée et le personnel est mis à pied;
  • la sécurité est considérée comme un enjeu crucial, car la pratique peut présenter des facteurs de risque élevé; les adeptes sont parfois téméraires ou néophytes, ce qui peut entraîner des blessures, des accidents ayant des répercussions négatives sur la pratique (ex. accident de rafting);
  • les entreprises requièrent du personnel qualifié souvent difficile à recruter;
  • elles sont soumises aux conditions climatiques;
  • on remarque un manque de barrières à l’entrée; plusieurs entreprises démarrent sans posséder les compétences requises pour exercer dans ce domaine, ce qui compromet la sécurité des visiteurs et crée une concurrence déloyale dans le milieu;  
  • il faut prendre en considération les facteurs d’éloignement et d’accessibilité qui engendrent des coûts supplémentaires;
  • on assiste à des conflits d’usage et de cohabitation; les activités de plein air plus «contemplatives» (vélo, ski de fond, canot, etc.) et les activités motorisées (quad, motoneige, yatch, etc.) ne font pas toujours bon ménage; les activités économiques (coupe forestière, projet hydroélectrique, prélèvement minier, etc.) menacent l’accessibilité au territoire et la qualité des paysages;
  • la pratique de ces activités est soumise à des restrictions environnementales;
  • le financement du développement des infrastructures n’étant pas accompagné des budgets nécessaires pour en assurer l’entretien, cela met en péril la pérennité des équipements (ex. Route verte); le droit d’usage des territoires publics étant accordé pour une période déterminée (ex. sentiers de motoneige), cela occasionne de l’incertitude et entraîne beaucoup de démarches en vue des renouvellements;
  • les moyens financiers réduits et les marchés restreints rendent difficile la mise en marché du produit;
  • il y a une multitude d’intervenants impliqués dans les dossiers ce qui cause des problèmes de concertation (nombreux ministères, MRC, municipalités, ATR, milieux associatifs, etc.);
  • contrairement à d’autres secteurs, l’attribution de l’aide financière publique aux entreprises n’est pas assujettie aux barèmes déjà établis par des organismes responsables;
  • on constate un manque de ressources pour exercer une représentativité dans les différents milieux.

Un secteur à fort potentiel en voie de structuration

Regroupant plusieurs intervenants au Québec, Aventure Écotourisme Québec (AEQ) est l’organisme chargé de représenter, de défendre, de promouvoir les intérêts des producteurs professionnels en tourisme d’aventure et écotourisme et d’assurer un produit de qualité et sécuritaire. Dans cet esprit, le milieu s’est doté de normes développées par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). L’adhésion de l’entreprise à ces normes s’effectue toutefois sur une base volontaire. Les institutions d’enseignement collégial et universitaire ont développé des programmes liés au secteur du plein air, afin de former gestionnaires, organisateurs et professionnels. Grâce à ces initiatives, on constate une nette amélioration du niveau de professionnalisme depuis les cinq dernières années.    

Les valeurs positives véhiculées par les activités de plein air ne peuvent qu’être des ambassadrices de ce type d’activités. Couplées à la qualité du milieu, les perspectives d’avenir de ce secteur s’annoncent fort prometteuses. Mais les difficultés que connaissent les entreprises ralentissent le développement d’une offre structurée et de qualité. Maillage, regroupement et concertation devraient être à l’ordre du jour.

Publications d’intérêt:
– Hudson, Simon (directeur de publication). «Sport and Adventure Tourism», The Haworth Hospitality Press, 2003, chapitre 7: Adventure Tourism par Paul Beedie, p. 203-239; chapitre 8: The Business of Adventure Tourism par Ross Cloutier, p. 241-272.
– Morgan, Damian. «Risk Management For Australian Commercial Adventure Tourism Operations», The Journal of Hospitality and Tourism Management, vol. 10, janvier 2003, p. 46-59.

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Produits et activités

La pratique d’activités de plein air chez les Québécois

Résultats d’un sondage réalisé auprès de la population québécoise entre le 10 et le 13 septembre 2004. Parmi les faits saillants, on note un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

Les Québécois pratiquent de plus en plus des activités de plein air dites d’aventure douce ou à saveur écotouristique.

La liste des nouvelles activités de plein air pratiquées à l’été 2004 confirme cette tendance. Idem à l’hiver alors que le ski de randonnée marque le pas sur le hockey et le ski alpin.

En 2004, plus de 20% des Québécois se sont adonnés à une nouvelle activité estivale de plein air, comparativement à 12% pour les activités hivernales.

En été

  • La marche demeure l’activité estivale la plus populaire auprès des Québécois avec un taux de pratique de 45%.
  • On observe toutefois un changement alors que le vélo (27%) occupe désormais le deuxième rang, détrônant la baignade et la natation (14%) qui glisse au troisième rang.
  • Parmi les autres activités en croissance ou en émergence, on note le camping, la randonnée en nature et le canot/kayak. 

En hiver

  • Tout comme durant l’été, la marche constitue l’activité de prédilection (37%).
  • Le ski de randonnée gagne nettement en popularité alors qu’un Québécois sur cinq (21%) pratique cette activité.
  • La raquette (6%) se démarque également parmi les activités hivernales de nouveau prisées.
  • Les activités plus traditionnelles demeurent populaires: 13% des Québécois affirment pratiquer le ski alpin et/ou le surf des neiges, 5% le hockey, 4% la motoneige et 3% la glissade.

Le plein air et les vacances

  • Quelque 68% des Québécois pratiquent des activités de plein air durant leurs vacances (27% à l’occasion, 41% souvent).
  • Plus précisément, près d’une personne sur deux (46%) affirme avoir pratiqué une ou des activités au cours de la dernière année à l’occasion d’un voyage touristique (plus de 80 km).
  • Les Laurentides (16%), la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine (9%) et les autres provinces canadiennes (8%) sont les destinations touristiques les plus fréquemment mentionnées comme lieu de pratique de la dernière activité de plein air.
  • Les résidents des régions périphériques des grandes agglomérations pratiquent le plus souvent des activités de plein air en vacances (48%).
  • C’est chez les « urbains» que l’on retrouve la plus forte proportion de gens pratiquant une activité de plein air à plus de 80 km de leur domicile (50%).

Qui pratique quoi?

  • Le camping intéresse essentiellement le segment des 18-44 ans.
  • Le ski de fond est adopté par tous les groupes d’âge.
  • Les nouveaux skieurs (alpins) adultes se situent essentiellement dans la tranche d’âge des 18-34 ans.
  • La chasse et la pêche n’intéressent que très peu le Québécois «urbain».
  • Les femmes favorisent davantage la baignade et les plages.
  • Les femmes marchent plus, été comme hiver.
  • C’est le segment des 18-34 ans qui pratique davantage le vélo (42%).
  • À l’été, 23% des 55 ans et + ne s’adonnent à aucune activité de plein air.
  • Seulement 10% des 18-34 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.
  • Règle générale, le tiers des Québécois de plus de 35 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.

En conclusion

On observe une nette tendance, chez les Québécois, à la pratique d’activités «pleine nature», particulièrement à l’occasion des voyages d’agrément. L’analyse des dernières activités touristiques de plein air pratiquées indique un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

MÉTHODOLOGIE

Population étudiée
La base de la population étudiée était l’ensemble des adultes québécois.

Échantillonnage
Les numéros de téléphone ont été obtenus de «Échantillonneur Canada», qui tire des échantillons de numéros de téléphone par méthode RDD et permet une stratification géographique très détaillée.

Entrevues
352 entrevues ont été réalisées par téléphone à partir des bureaux d’Écho Sondage à Montréal.

Les entrevues ont été réalisées entre le 10 et le 13 septembre 2004. Elles ont été réalisées en français ou en anglais selon la langue de préférence du répondant.

Questionnaire
Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette étude a été conçu conjointement par le Réseau de veille en tourisme et la firme Écho Sondage.

Marge d’erreur
La marge d’erreur pour l’échantillon de 352 entrevues s’établit à ± 5,2%, à un seuil de confiance de 95%.