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Faits et chiffres Produits et activités

Portrait du tourisme hivernal au Québec

Le Québec et l’hiver, voilà deux termes indissociables. Environ 20% des visites touristiques se déroulent pendant le 1er trimestre de l’année, soit de janvier à mars, comparativement à 36% pour le trimestre d’été, soit de juillet à septembre. Pendant la saison froide, près de 4 voyageurs sur 10 en provenance d’outre-mer sont français. Que font les touristes au Québec en hiver? Où vont-ils? Sont-ils plus ou moins nombreux qu’avant? Voici un tour d’horizon de la fréquentation touristique au Québec en hiver.

Une performance en dents de scie

D’abord, précisons que toutes les données présentées dans cette analyse incluent l’ensemble des touristes – donc tous ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Lors du premier trimestre de 2009, le Québec a accueilli 5,3 millions de touristes, une hausse de 13% par rapport au premier trimestre de 2008, alors qu’il a enregistré une baisse de 8% pour l’année dans son ensemble. Globalement, depuis 2006, le 1er trimestre affiche une meilleure performance (+10%) que l’année complète (-2,8%) (graphiques 1 et 2). La crise économique a battu son plein durant l’année 2009 et a probablement touché davantage les vacances estivales, le reste de l’année ainsi que le début de 2010. Les résultats du 1er trimestre de 2010 indiquent d’ailleurs une mauvaise performance avec un retour aux résultats de 2008 (baisse de 13%).

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D’où viennent les touristes en hiver?

Une très grande part des touristes en hiver proviennent du Québec (graphique 3), encore plus que sur l’ensemble de l’année (79%). Bien que les touristes américains ne représentent que 5% et ceux d’outre-mer seulement 2% du volume de visiteurs au 1er trimestre, leurs dépenses totalisent 26% des revenus touristiques (graphique 4).

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Les touristes américains qui visitent le Québec de janvier à mars viennent principalement des États de New York (21%), du Massachusetts (12%) et, à raison de 7% chacun, du Maine, du Vermont et du New Jersey (graphique 5). La répartition annuelle s’avère relativement similaire, sauf peut-être pour le Maine qui ne compte que pour 4% des touristes américains au Québec en 2009. Lorsqu’on isole le marché d’agrément au 1er trimestre, on observe une plus grande part encore qui vient des États de New York (28%), du Maine (12%) et du New Jersey (10%).

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Comme on peut l’observer dans le graphique 6, parmi les touristes d’outre-mer, ce sont les Français qui constituent la plus grande part (38%) des voyageurs d’hiver au Québec. Sur une base annuelle, cette proportion est de 30%. En hiver, les touristes du Royaume-Uni (9%) puis ceux de l’Allemagne (5%) suivent les Français de loin.

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Pour des raisons méthodologiques et afin de mieux connaître les touristes québécois et canadiens, nous étudierons leur profil dans une autre analyse. Pour l’instant, concentrons-nous sur le comportement des touristes d’hiver internationaux, soit les voyageurs américains et ceux provenant d’outre-mer. Étant donné qu’il s’agit d’un petit échantillon, ces données sont présentées à titre indicatif et doivent être considérées avec la plus grande réserve.

Pour le plaisir et la visite de parents et d’amis

Les voyageurs américains en hiver viennent d’abord au Québec pour le plaisir (56%) ou pour affaires (21%). Les touristes d’outre-mer se déplacent aussi en grande partie pour faire un voyage d’agrément (36%), mais également pour visiter des parents ou des amis (35%) (graphique 7).

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En ville et dans les Laurentides

Trois régions sont manifestement plus fréquentées au premier trimestre, les mêmes que pendant toute l’année, soit Montréal, Québec et les Laurentides (graphique 8). Bien qu’il s’agisse souvent de la porte d’entrée, Montréal est toutefois moins visitée en hiver (50%) que sur l’ensemble de l’année (61%). Le même constat s’applique pour la région de Québec avec 26% des visites touristiques internationales au 1er trimestre contre 37% pour toute l’année 2009. Or, les Laurentides accueillent une proportion beaucoup plus élevée de touristes internationaux en hiver (14%) que durant l’année entière (7%).

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Des séjours urbains et du plein air

Les principales activités pratiquées (graphique 9) par les touristes américains au premier trimestre reflètent bien les trois régions de prédilection. En effet, les activités urbaines telles que le magasinage (Fait des achats: 54%), les visites touristiques (42%) et les sorties dans les bars (31%) figurent en tête de liste. La participation à des activités sportives ou de plein air, la visite de parents ou d’amis, de sites historiques et le ski ou la planche à neige font aussi partie des activités les plus couramment citées.

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Les touristes d’outre-mer sont encore plus friands de magasinage (86%) que les touristes américains lors de leur séjour en hiver (graphique 9). En matière de popularité suivent la visite de parents ou d’amis (67%), les visites touristiques (57%), la participation à des activités sportives ou de plein air (41%) et la visite d’un site historique (39%). Par ailleurs, 33% des visiteurs d’outre-mer ont mentionné avoir visité un parc naturel, national ou provincial.

À l’hôtel et chez des amis

Alors que les touristes en provenance des États-Unis démontrent une nette préférence pour l’hôtellerie (graphique 10), ceux d’outre-mer adoptent aussi bien l’hôtel (34%) que la résidence de parents ou d’amis (36%). Sur une base annuelle, cette dernière proportion est plutôt de 26%. Outre les liens d’amitié et de parenté qu’ont les touristes d’outre-mer avec des Québécois, la durée de séjour pourrait également expliquer leur intérêt pour de l’hébergement chez des connaissances. En effet, alors qu’une majorité d’Américains (59%) séjournent moins de 4 nuitées, plus de la moitié (58%) des autres voyageurs internationaux restent au Québec pour au moins 7 nuitées lors d’un voyage en hiver (graphique 11).

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Quelle image le Québec hivernal reflète-t-il? L’offre touristique proposée est-elle suffisamment attrayante et livre-t-elle la marchandise? Peut-on faire mieux? Quel positionnement adopter? Les défis sont nombreux.

Dans une prochaine analyse, ce sont les touristes québécois au Québec en hiver qui seront scrutés à la loupe.

Source:

– Renaud, Carl. «Le tourisme peut sauver les stations de ski», Argent, 21 janvier 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyageurs internationaux», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref », 2006 à 2009.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2011

La Commission canadienne du tourisme (CCT) a publié son rapport trimestriel qui mesure la compétitivité du Canada et des provinces par rapport aux destinations concurrentes pour le premier trimestre 2011. On prévoit une explosion (+81%) du nombre de sièges disponibles sur les vols directs de l’Allemagne vers le Québec, ce qui permettra à ce marché de surpasser le Royaume-Uni en matière de capacité aérienne. Des gains appréciables pour le Québec sont également attendus du côté des États-Unis. Voici les principales conclusions de ce rapport.

Les indicateurs du rapport de la CCT tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs. À titre de référence historique à court terme, il est possible de consulter les analyses de perspectives précédentes (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010).

Une fulgurante augmentation de la capacité aérienne en provenance de l’Allemagne

Au premier trimestre 2011, on prévoit une augmentation de 61 857 sièges pour les cinq marchés ci-dessous, par rapport au premier trimestre 2010 (tableau 1). C’est l’Allemagne qui enregistrera la plus forte hausse en raison d’un accroissement de 80,7%. L’ajout à l’hiver 2011 de cinq nouveaux vols directs hebdomadaires par Lufthansa entre Montréal et Munich explique en partie cette croissance. Les États-Unis et la France resteront tout de même les principaux marchés pour le Québec et profiteront d’une capacité aérienne majorée de 6,1% et 3,5% respectivement. Pour le Mexique, le premier trimestre 2011 marquera la fin (ou la pause) de la croissance, car on s’attend à une stabilisation (+1,7%) du nombre de sièges disponibles. Aux premier et troisième trimestres 2010, les variations pour ce marché atteignent respectivement +30% et +51%. L’arrêt des activités en août dernier du transporteur Mexicana Airlines a entraîné une importante coupure de services dans plusieurs marchés géographiques.

Par ailleurs, on prévoit que les vols entre la Chine continentale et le Canada croîtront de 40,2% au premier trimestre 2011, dont 55% des vols en direction de la Colombie-Britannique et 45% vers l’Ontario. Cette augmentation se justifie par le fait que les principales communautés chinoises au Canada sont concentrées dans ces deux provinces. De plus, la Chine a accordé au Canada le statut de destination approuvée en juin dernier, favorisant les flux touristiques.

Des prévisions différentes entre les provinces

Le Québec est la seule province qui profitera d’une stabilité du nombre de sièges en provenance du marché britannique, alors que les autres provinces afficheront des baisses importantes (graphique 1). Tout comme le Québec, l’Ontario bénéficiera d’une augmentation intéressante (8,4%) de sa capacité aérienne en provenance de l’Allemagne.

La déroute du marché mexicain se fera particulièrement sentir en Ontario alors qu’on anticipe au premier trimestre 2011 une diminution du nombre de sièges de 40%. Pour le marché américain, les prévisions sont positives pour le Québec et l’Ontario, car on s’attend à des croissances respectives de 6,1% et 10,8%. Mentionnons qu’en 2010, pour le même trimestre, on avait prévu une augmentation de 2,2% de la capacité aérienne vers le Québec.

Le Canada moins compétitif sur l’indice du prix

L’indice de compétitivité des prix est calculé sur la base des dépenses du voyageur pour les billets d’avion, l’hébergement, les repas et les autres frais de séjour. On constate que seuls les Américains et les Australiens seront plus avantagés à voyager au Canada; les autres marchés subiront tous une baisse de leur pouvoir d’achat durant le premier trimestre 2011 par rapport à la même période l’an dernier (graphique 2).

On prévoit une forte augmentation (19,9%) du coût des voyages pour les Allemands, notamment parce que la nouvelle taxe aérienne de 45 euros sur les vols long-courriers leur sera imposée à partir du 1er janvier 2011. C’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels au Canada.

Ce n’est que par rapport aux marchés de la France et de l’Australie que le Canada améliorera sa compétitivité sur le prix des voyages. Pour les autres clientèles, il en coûtera plus cher de voyager au Canada qu’ailleurs dans le monde. Cette détérioration de la compétitivité est en partie attribuable à la baisse sur 12 mois des prix des voyages dans de nombreuses destinations qui font concurrence au Canada. De plus, la forte devise canadienne a pour effet de gonfler le coût moyen d’un voyage, particulièrement pour les marchés européens.

En collaboration avec Aude Lenoir.

Source:
– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, premier trimestre 2011», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, novembre 2010.

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Produits et activités Segments de clientèles

Êtes-vous dans la course?

Participer à une compétition sportive n’est pas exclusif aux athlètes olympiques. Se dépasser physiquement, sur courte ou longue piste, peu importe la saison ou le sport, est la réalité d’un grand nombre de personnes qui se déplacent pour courser et du même coup pour voyager. Selon leur ampleur, certains événements sportifs engendrent des retombées économiques importantes; le marathon de Montréal a généré près de 10 millions CAD en septembre 2010. En ville comme en région, les événements sportifs peuvent attirer des centaines, voire des milliers, de sportifs et de partisans; un segment de marché à saisir sur son passage.  

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Baisse inquiétante des voyages d’outre-mer au Québec en 2009

Le Québec a enregistré une baisse de 12% des arrivées en provenance des pays d’outre-mer en 2009 par rapport à 2008. Elle est essentiellement attribuable aux voyages d’agrément et d’affaires – les visites de parents ou d’amis sont, quant à elles, stables. On observe cette diminution principalement dans les grands centres urbains, alors que plusieurs régions du Québec ont plutôt connu de légères augmentations. Une durée de séjour plus longue et une faible hausse de la dépense moyenne redressent un peu le portrait global pour 2009.

Évolution et répartition des voyages outre-mer au Québec

À l’exception d’une légère diminution en 2007, le marché d’outre-mer au Québec a connu des variations plutôt à la hausse au cours des dernières années. La baisse de 12% enregistrée en 2009 est plutôt inattendue (graphique 1). Le nombre total de visiteurs internationaux au Québec est donc passé de 1 128 300 en 2008 à 991 200 en 2009. Rappelons que le bruit médiatique autour des Fêtes du 400e anniversaire de Québec, en plus d’avoir eu un impact sur les visites en 2008, aura certainement des répercussions à moyen terme.

Plus de la moitié des arrivées de touristes d’outre-mer au Québec sont attribuables à quatre pays : la France, qui représente à elle seule 30%, suivie du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique (graphique 2). Parmi les treize premiers pays figurant dans le classement québécois, les neuf autres représentent des volumes de 4% et moins chacun.

Selon les années comparées dans le graphique 3, le marché français a connu une croissance de 5% par rapport à 2005. Étant donné que 2008 a été une bonne année, la variation 2008-2009 est de – 1%. Le Royaume-Uni poursuit sa décroissance au Québec depuis quelques années, alors que le total des arrivées au Canada semble plus stable. Le Québec a reçu 12% des touristes britanniques au Canada et 22% des Allemands en 2009.

Depuis quelques années, la croissance du marché mexicain était forte et soutenue. Or, le nouveau visa imposé par le gouvernement canadien aux voyageurs mexicains à l’été 2009, sans compter que cette année a été marquée par la grippe H1N1, a rapidement fait des ravages. Le nombre de touristes en 2009 a dégringolé et atteint un niveau plus bas que celui de 2005, soit à peine la moitié des voyages enregistrés en 2008 (88 700).

L’Espagne et l’Italie connaissent un léger recul, et la Belgique, une hausse. Les trois principaux pays d’Asie visitant le Québec, soit le Japon, la Corée du Sud et la Chine, accusent des baisses marquées depuis quelques années. L’Australie suit la même tendance. Enfin, le Brésil affiche une croissance au Canada et pourrait bientôt figurer dans le classement québécois.

Coup d’œil aux buts de voyage

Le segment des visites de parents et d’amis est en hausse depuis 2007 (+15%). Ce sont donc les voyages d’agrément (-14%) et d’affaires (-27%) qui sont responsables de la diminution observée en 2009 par rapport à 2008.

Les grands centres du Québec, les plus touchés

La tendance à la baisse s’observe également dans les régions du Québec. Les grands centres sont les plus touchés. Pour Montréal, le recul est de 8% par rapport à 2007 mais de 12% par rapport à 2008. À Québec, même renversement, on note une diminution de 11% des touristes en 2009 par rapport à l’année précédente, qui peut-être en partie justifiable par la popularité des festivités du 400e anniversaire de la ville en 2008. Entre 2007 et 2009, l’écart est plutôt de -10%. Les régions de la Côte-Nord, du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, de la Gaspésie, de la Montérégie et de l’Outaouais, entres autres, ont plutôt connu de légères hausses.

Activités pratiquées par les cinq principaux marchés et saisonnalité

On observe des différences notables dans la pratique d’activités par les touristes des principaux marchés d’outre-mer au Québec (graphique 6). Les Français et les Mexicains sont plus enclins que les visiteurs des autres marchés à fréquenter les festivals et les manifestations culturelles. Les musées, galeries d’art et sites historiques suscitent un intérêt similaire pour chacun des marchés. Les Britanniques sont plus attirés par les bars ou les boîtes de nuit alors que les Italiens visitent les parcs naturels ou nationaux dans une proportion plus élevée, sans toutefois pratiquer des activités de plein air. Ce sont les Français, les Allemands et les Britanniques qui sont portés sur ce type d’activités.

La saisonnalité est marquée pour les cinq principaux marchés. Le graphique 7 permet de constater clairement à quel point les arrivées de touristes internationaux se font majoritairement au troisième trimestre, soit de juillet à septembre.

Quelques indicateurs à la hausse

En 2009, la durée de séjour moyenne des voyages d’agrément est en légère hausse par rapport à 2007 (10 nuitées) et celle des voyages d’affaires est significativement plus longue (9,2 jours en 2007). Les voyageurs d’agrément ont dépensé en moyenne 104$ par nuitée en 2009, soit 6% de plus qu’en 2007. Or, les dépenses des touristes d’affaires sont en baisse de 24% par rapport à la même période en raison de la durée de séjour plus longue pour des dépenses totales semblables.

Un aperçu positif pour 2010

L’année 2009 a donc été difficile pour le Québec en matière d’arrivées de touristes d’outre-mer. La crise économique n’a certes pas aidé, mais quels autres facteurs ont contribué à ce revers? L’industrie réussira-t-elle à regagner ces touristes? Considérant que le climat est encore fragile dans plusieurs pays, quel sera le bilan pour 2010? Les indications sont positives. Bien sûr, les données 2010 de l’enquête sur les voyages internationaux ne sont pas encore disponibles, mais il est tout de même possible de jeter un œil sur les chiffres de l’Enquête sur le dénombrement à la frontière effectuée aux bureaux d’entrée au pays. Ces chiffres indiquent une augmentation de 7% des voyages en provenance d’outre-mer au Canada de janvier à août par rapport à la même période l’an passé. Pour le Québec, on note une hausse de 5% des entrées directes des Français – marché où la majorité des arrivées se fait au Québec.

Sources:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2009.
– Statistique Canada, base de données CANSIM, 2009-2010

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Les Américains au Québec en 2009, certains segments se démarquent

Lorsqu’on s’attarde au profil des Américains en visite au Québec en 2009, on constate que le portrait n’est pas tout noir. C’est notamment le cas des jeunes Américains provenant du Massachusetts, qui représentent désormais un contingent majeur en tourisme d’agrément. De plus, certains États comme le Texas, en tourisme d’affaires, et New York démontrent des signes encourageants. Voici quelques faits marquants tirés du portrait des Américains ayant visité le Québec en 2009.

Bilan 2009

Malheureusement, la performance de l’année 2009 s’est révélée le reflet de la crise économique majeure vécue à l’échelle mondiale (tableau 1). Les résultats obtenus représentent la continuation de plusieurs années touristiques difficiles pour le Québec vis-à-vis du marché américain. Globalement, le nombre de touristes américains au Québec enregistre une diminution de 6% en 2009 par rapport à 2008. L’écart est de -7,5% dans le cas des excursionnistes. Les baisses les plus marquées concernent les excursionnistes d’agrément (-14%) et les touristes d’affaires (-14%).

La renaissance du marché new-yorkais

Même si le nombre de touristes d’agrément en visite au Québec continue de décevoir (-17% par rapport à 2007), certains États américains présentent une performance très intéressante. C’est le cas de l’État de New York; les voyageurs d’agrément en visite au Québec sont en hausse de plus de 20% en 2009 par rapport à 2007 (graphique 1). Si l’on ajoute le segment des voyages chez des parents et des amis, il s’agit d’un gain d’environ 48 000 touristes pour le Québec.

À l’opposé, certains marchés sont en perte de vitesse. C’est le cas notamment du Massachusetts qui, au cours de la même période, a vu le nombre de touristes d’agrément en visite au Québec passer de 162 000 à 122 000, soit une baisse de 25%.

Dans le segment du tourisme d’affaires, le Texas et ses 23 000 touristes constitue dorénavant le deuxième marché en importance après celui de New York (34 000). C’est d’ailleurs le seul État qui affiche une croissance (+21%) en 2009 par rapport à 2007.

Au gré des saisons

Globalement, plus de 45% des touristes d’agrément préfèrent nous visiter durant l’été. Le printemps arrive second avec 23% des voyages, comparativement à 17% pour l’automne et l’hiver. Néanmoins, la période habituelle de vacances varie selon l’État d’origine. Par exemple, une majorité de voyageurs de l’Illinois (75%), du Texas (56%) et de la Floride (54%) préfèrent visiter le Québec l’été (graphique 2). À l’inverse, l’hiver constitue la saison de prédilection des résidants du Maine (38% des visites).

Les jeunes du «Mass» débarquent en masse

Il est particulièrement intéressant d’analyser les marchés de visiteurs venant au Québec par agrément, en fonction des différents groupes d’âge (graphique 3). On constate d’importantes différences, notamment entre les États de la Nouvelle-Angleterre. Par exemple, le Massachusetts présente un profil de clientèle particulièrement jeune: près de la moitié (47%) des touristes d’agrément en visite au Québec ont moins de 35 ans, comparativement à seulement 27% pour l’ensemble des États-Unis. À l’opposé, le Québec semble moins populaire auprès des jeunes du Maine et du New Hampshire, ne générant que 19% et 22% des visiteurs respectivement.

La moyenne d’âge des visiteurs d’agrément en provenance des États éloignés est plutôt élevée. Ainsi, la proportion des visiteurs âgés de 55 ans et plus originaires de la Floride est d’environ 61%, et de 54% dans le cas des États représentés par la catégorie «autres».

Le magasinage continue de représenter une activité populaire auprès de la clientèle touristique, peu importe l’État d’origine (graphique 4). Pour l’ensemble des touristes américains d’agrément et en visite chez des parents ou des amis, c’est environ 69% qui s’adonnent à cette activité dans le cadre de leur voyage au Québec. La visite de sites historiques arrive en deuxième position pour tous les segments étudiés à l’exception du Vermont, où un plus grand nombre de visiteurs (35 000) ont fréquenté un musée ou une galerie d’art.

Par ailleurs, le choix des activités de prédilection des visiteurs du Massachusetts corrobore très bien son profil jeune que nous avons identifié dans le graphique 3. Il s’agit des touristes qui apprécient le plus les sorties dans les bars et les boîtes de nuit, fréquentés par plus de 40% de la clientèle de ce marché. Finalement, les États de New York et du New Jersey ont été les deux plus importants marchés émetteurs de skieurs pour le Québec.

En 2009, la région de Montréal a accueilli un total de 509 000 touristes d’agrément américains, soit une baisse de 71 000 (-12%) par rapport à l’année précédente (graphique 5). Proportionnellement, la région de Québec a subi une diminution moins importante, soit environ 4% par rapport à 2008. Bien qu’ils doivent être interprétés avec réserve en raison d’une importante marge d’erreur, voici, à titre indicatif, les écarts de volumes les plus importants observés au sein des autres régions touristiques:

  • Gaspésie (+22%)
  • Cantons-de-l’Est (-23%)
  • Montérégie (+38%)
  • Lanaudière (+30%)
  • Outaouais (-55%)
  • Saguenay – Lac-Saint-Jean (+40%)

* En raison de leur faible fiabilité statistique, n’utiliser ces données qu’à titre indicatif.

Quelques indicateurs sommaires

Les dépenses moyennes par nuitée du visiteur américain d’agrément se situaient à 157$ en 2009, comparativement à 167$ en 2004 (tableau 2). L’une des raisons expliquant cette baisse vient certainement du fait que plusieurs hôteliers ont dû baisser le prix de leurs chambres en raison d’un important ralentissement de leur volume d’affaires. Selon le rapport sectoriel de l’industrie hôtelière au Québec en 2010 d’Horwath HTL, le prix moyen quotidien d’une chambre de l’industrie hôtelière au Québec a chuté de 10,7% en 2009 par rapport à 2008.


La durée moyenne du voyage constitue l’un des aspects positifs, alors qu’on observe une tendance à la hausse. En 2004, un voyage d’agrément comportait en moyenne 3,68 nuitées alors qu’en 2009, les Américains ont séjourné 3,86 nuitées au Québec.

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2008-2009.

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Segments de clientèles

Les Français en vacances au Québec, qui sont-ils? Quelles sont leurs intentions de voyage?

Les Français prennent de moins en moins de vacances en général, et le nombre de touristes français en visite au Québec en 2009 est largement inférieur à ce qu’il était en 2000. Par contre, plus du tiers des Français sondés par la Commission canadienne du tourisme prévoient visiter le Canada, certainement ou fort probablement, en 2010 et 2011.

Les Français partent de moins en moins en vacances

En 2009, le taux de départ en vacances des Français (âgés de 15 ans et plus) enregistrait une sixième baisse consécutive pour atteindre 56%, son plus bas niveau depuis 2003. Plus de la moitié des Français ont choisi de ne pas prendre de vacances pendant l’été 2009, en raison de la conjoncture économique difficile. Ceux qui ont voyagé ont décidé de passer leurs vacances en France (66%) plutôt que de se rendre à l’étranger. Malgré tout, les Français ont effectué 31,1 millions de voyages à l’étranger en 2009, dont 7,7 millions long-courriers, une baisse de 9,3% par rapport à 2008. D’autres indicateurs laissent présager que les Français voyageront aussi beaucoup chez eux en 2010.

Évolution des voyages des Français au Canada et au Québec

Il y a moins de Français qui voyagent au Canada et au Québec en 2009 qu’il y en avait en 2000, malgré une certaine remontée entre 2004 et 2006. En 2009, les touristes français ont effectué 294 000 séjours d’une nuit ou plus au Québec, une diminution de 6% par rapport à 2008, et de 18% au cours de la dernière décennie (graphique 1).

La moitié d’entre eux ont effectué un séjour d’agrément et un peu plus du tiers ont visité des parents et des amis. Les voyages d’agrément perdent du terrain au profit de la visite de parents ou d’amis (graphique 2).


Les Français en vacances au Québec ont dépensé en moyenne 1245 CAD par visite-province, soit une baisse de 6,1% par rapport à 2008, mais une augmentation de 15% par rapport à 2007. Rappelons la performance exceptionnelle du Québec en 2008, qui vient expliquer cette baisse «relative» en 2009.

Les séjours des Français au Québec sont relativement plus longs que ceux des touristes en provenance d’autres pays. En 2009, les touristes français ont séjourné en moyenne 15,1 nuits au Québec, alors que ceux en provenance d’outre-mer (incluant la France) et des États-Unis ont séjourné respectivement 11,6 et 3,7 nuits.

Ces longs séjours les conduisent dans toutes les régions du Québec, et ce, dans une proportion beaucoup plus élevée que celle des visiteurs des autres pays d’outre-mer, hormis les régions touristiques de Montréal, Québec, les Laurentides, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais et les Cantons-de-l’Est (graphique 3). Ils visitent surtout la Côte-Nord, la Mauricie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine et Charlevoix, qui a gagné du terrain dans le cœur des Français, au détriment de la région du Bas-Saint-Laurent.

La probabilité de visiter le Canada

Les informations contenues dans cette section sont tirées d’un sondage réalisé par la Commission canadienne du tourisme en mai 2009 auprès de 1513 Français âgés de 18 ans ou plus qui ont effectué, au cours des trois dernières années, un voyage d’agrément long-courrier ou qui projettent d’en faire un dans un horizon de deux ans. Comme le Québec demeure la destination canadienne privilégiée des voyageurs français en 2009 (91% des voyageurs), les résultats sont certainement pertinents pour le Québec.

Le sondage montre qu’un peu plus du tiers (36%) des répondants visiteront certainement ou fort probablement le Canada dans les deux prochaines années – toutes durées confondues. Les intentions d’effectuer – certainement ou fort probablement – un voyage de plus longue durée (quatre nuits ou plus) sont restées stables à 32% en 2009 par rapport à 2008, mais elles ont augmenté de 5% par rapport à 2007 (graphique 4). De plus, 26 % des voyageurs français prévoient visiter – fort probablement ou certainement – le Canada dans le cadre d’un court séjour. Cette hausse s’explique probablement par un intérêt accru des voyageurs français pour les États-Unis.

Le profil sociodémographique des visiteurs potentiels au Canada

Le profil des visiteurs intéressés par le Canada ressemble beaucoup à celui de tous les voyageurs long-courriers. Par contre, celui des voyageurs ayant récemment visité le pays se distingue des autres. Ils sont généralement:

  • plus âgés;
  • plus susceptibles d’avoir des enfants qui vivent à la maison;
  • plus instruits, occupent des postes supérieurs (propriétaires d’entreprise ou professionnels de niveau intermédiaire ou supérieur);
  • plus aisés; revenus de 54 000 euros (85 000 CAD) et plus.

Les visiteurs français ayant séjourné au Canada dernièrement sont mieux nantis que les Français qui effectuent des voyages long-courriers (toutes destinations confondues). Cette tendance s’est accentuée en 2009 par rapport à 2008, alors que la proportion des voyageurs ayant récemment visité le Canada et dont le revenu familial est supérieur à 54 000 euros s’est accrue de 8%, passant de 24% à 37% entre 2008 et 2009, comme le démontre le tableau 1.

Les émissions télévisées sont de plus en plus populaires comme source d’information

La plupart des sources d’information privilégiées par les visiteurs potentiels sont demeurées relativement stables en ce qui a trait à leur taux de pénétration depuis 2007. Les émissions télévisées portant sur les voyages ont grimpé de deux positions, passant de la quatrième à la deuxième place de 2008 à 2009. La seule source qui baisse constamment depuis 2007 concerne les sites Web/balados/blogues de voyage, qui affichaient un taux de pénétration de 44% en 2007, de 39% en 2008 et de 36% en 2009 (graphique 5).

Les difficultés économiques de la France ont certes influencé la propension des Français à voyager. Le Québec continue de perdre des parts de marché pour sa principale destination outre-mer. Il faudra redoubler d’efforts pour pallier la concurrence de nouvelles destinations rendues de plus en plus abordables grâce à l’offre des compagnies aériennes à rabais. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour reconquérir cette clientèle chouchou?

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Survol du marché français».
– Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale, première, deuxième et troisième année, France – Principales conclusions».
– Ministère du Tourisme. «Les plus récentes données sur le tourisme au Québec», 22 juin 2010.

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Hébergement

Les défis de la commercialisation des résidences de tourisme au Québec

Le marché de la location des résidences de tourisme semble en croissance sur la scène mondiale. Entre les mois de mars et de juillet 2010, le nombre de propriétés à louer sur le site HomeAway.com, le plus important portail de location de vacances au monde, est passé de 185 000 à 230 000 propriétés affichées, en augmentation de près de 25%. Au Québec, c’est la forme d’hébergement touristique qui a connu la plus grande croissance de son offre au cours des dernières années. Dernière analyse d’une série de trois portant sur le marché des résidences de tourisme de villégiature.

Le portrait des chalets loués au Québec

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Entre 2002 et 2009, le nombre d’attestations de classification pour les résidences de tourisme, officiellement répertoriées par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), est passé de 1119 à 2063, ce qui représente une hausse de 84% (graphique 1). L’attestation de classification tient lieu d’autorisation pour exploiter un établissement d’hébergement touristique. Elle est obligatoire depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique en décembre 2001, ce qui a fortement contribué à l’augmentation et à la structuration de l’offre.

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Quant au nombre de résidences de tourisme disponibles, il est passé de 7020 à 9304 durant cette même période, en augmentation de 33%. Selon les données de la CITQ, les établissements hôteliers génèrent 60% de l’offre d’hébergement commercial. De leur côté, les résidences de tourisme représentent environ 7% du nombre total d’unités disponibles sur le marché (tableau 1).

Ces données sont toutefois difficilement comparables. Dans le cas des établissements hôteliers, les unités représentent généralement une chambre, alors que dans le cas des résidences de tourisme, elles signifient soit un appartement, une maison ou un chalet, incluant une ou plusieurs chambres. Par ailleurs, il est généralement convenu que l’offre de résidences de tourisme est beaucoup plus importante. En dépit de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique, il existe un vaste marché de résidences secondaires non répertoriées. Ces propriétés sont louées à court terme ou pour la saison, sans déclaration de revenus, le plus souvent à des proches, mais aussi à d’autres particuliers.

En plus du pouvoir persuasif de la Loi et du travail des classificateurs de la CITQ, la croissance du marché immobilier des résidences secondaires a également favorisé le développement de l’offre, les nouveaux propriétaires cherchant à financer une partie de leur acquisition. Enfin, Internet a favorisé l’essor de ce type d’hébergement; à preuve, les nombreux portails offrant la possibilité de trouver des chalets, notamment avec des outils de gestion de la disponibilité en ligne (tableau 2).

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Trois types de détenteurs d’une attestation de classification

Le marché locatif des résidences de tourisme peut être divisé en trois types de détenteurs d’une attestation de classification: les résidences de tourisme gérées par les propriétaires, celles administrées par des gestionnaires et les locataires.

Les résidences de tourisme gérées par des gestionnaires représentent 15% des attestations de classification et 29% des unités de résidences de tourisme (tableau 3). Tremblant Sunstar et Wyndham Cap Tremblant en sont des exemples. Quant aux détenteurs d’une attestation de locataire, ce sont généralement des compagnies spécialisées dans le domaine de la location de résidences de tourisme qui se voient attribuer un contrat pour gérer un immeuble ou un regroupement de plusieurs résidences de tourisme à louer.

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Une majorité de clients magasinent en ligne, une minorité achète sur la toile

En raison de la spécificité du produit, le processus de location des résidences de tourisme est complexe. La firme PhoCusWright s’est intéressée au phénomène et malgré le fait que les données se limitent à la clientèle étatsunienne, les constats qui en ressortent offrent une meilleure compréhension du défi que représente la commercialisation des résidences de tourisme.

Aux États-Unis, environ 64% des voyageurs d’agrément ayant séjourné dans une résidence de tourisme ont effectué une recherche en ligne. Il s’ensuit une série d’échanges par courriel ou par téléphone pour ultimement effectuer la réservation. Seulement 12% ont fait une réservation en ligne et près de 100% de ces revenus sont générés par les compagnies responsables de la gestion de résidences de tourisme. Si la réservation est effectuée directement auprès du propriétaire, les deux parties doivent également s’entendre sur le mode de paiement. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Les propriétaires qui désirent louer leur propriété ont intérêt à s’annoncer dans différentes catégories de sites, car seulement 15% des répondants affirment visiter les sites des propriétaires (graphique 2).

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Au Québec, 60% des résidences de tourisme officiellement répertoriées par la CITQ ont un courriel et un site Web, alors que 36% ne possèdent pas de site Internet. Seulement 12% n’ont ni courriel ni site Web (tableau 4).

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Un défi majeur: combattre les préjugés et séduire les clientèles touristiques

Parmi les raisons évoquées par les voyageurs américains ne séjournant pas en résidence de tourisme, le manque de notoriété (36%) et la méconnaissance du produit (19%) sont régulièrement cités. Les résidences de tourisme sont également considérées comme plus coûteuses par 31% des répondants. Pour plusieurs propriétaires, plus de 50% des revenus de location proviennent des clients loyaux et des références de ceux-ci. Un des enjeux est donc d’augmenter la proportion de nouveaux utilisateurs de cette forme d’hébergement.

Le Québec, capitale mondiale du chalet?

Avec ses cabanes de bois rond et ses chalets en pleine nature, le Québec aurait avantage à mieux promouvoir son offre de résidences de tourisme dans son ensemble aux visiteurs hors Québec, et plus particulièrement aux visiteurs de la France et de l’Angleterre, qui sont friands de ce type d’expérience. Une section de BonjourQuebec.com pourrait regrouper de façon plus officielle, et surtout sécurisante pour les touristes, l’offre de chalets au Québec.

Le défi de l’industrie touristique du Québec est entier et réside dans sa capacité à mieux structurer son offre, mais aussi à séduire et à sécuriser les touristes potentiels par rapport à ce mode d’hébergement.

À lire aussi:

L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec
Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:

CITQ, traitement spécial, 2009.

Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, 2009.

Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ)

HomeAway

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Hébergement Produits et activités

Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Au Québec, le marché des résidences de tourisme de villégiature gagne à être connu. Saviez-vous que 2,7 millions de voyages-personnes ont été réalisés dans des chalets privés en 2008? Que les séjours dans les chalets loués ont engendré des dépenses de 122 millions de dollars, ce qui représente le second rang en termes de revenus d’hébergement au Québec? Qui sont ces touristes? Que font-ils?

Dans le cadre du deuxième texte d’une série d’analyses portant sur les résidences de tourisme de villégiature, voici un profil détaillé de ces voyageurs, selon qu’ils ont séjourné dans un chalet loué ou privé. Le profil des touristes séjournant dans les hôtels sera également décortiqué à des fins comparatives.

Soulignons tout d’abord que les chalets (type d’hébergement qui regroupe les chalets, cabines et maisons de villégiature selon la définition de Statistique Canada) se divisent en deux catégories:

  • le chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • le chalet loué: un hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Une clientèle québécoise… urbaine

Les touristes d’agrément canadiens qui séjournent dans les résidences de tourisme sont majoritairement des Québécois (graphique 1). En comparaison, 25% de la clientèle d’agrément canadienne qui fréquente les établissements hôteliers provient de l’extérieur du Québec.

Graphique 1
Provenance des touristes d’agrément canadiens, selon le mode d’hébergement et la province d’origine (2008)

Source: Statistique Canada

Sans surprise, le marché de la région métropolitaine de Montréal génère le plus important volume de voyages-personnes, suivi de ceux d’Ottawa-Gatineau et de la région de Québec. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, l’hébergement dans les résidences de tourisme de villégiature est peu prisé par les touristes canadiens provenant de l’extérieur du Québec (graphique 2).

Graphique 2
Provenance des touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement et la région d’origine, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un mode d’hébergement touristique dominant dans plusieurs régions

À l’exception des régions de Montréal, Québec et Charlevoix, le volume de voyages-personnes dans les chalets privés surpasse celui des hôtels (graphique 3). Les régions des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de Québec se démarquent par le volume de séjours réalisés dans les chalets loués.

Graphique 3
Destination des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un profil qui varie peu selon le mode d’hébergement

  • Les chalets loués sont très populaires auprès des jeunes: 39% des voyageurs qui s’y arrêtent sont âgés de 34 ans et moins (graphique 4). L’âge moyen de cette clientèle est de 43,7 ans, ce qui est similaire à la clientèle des hôtels, dont l’âge moyen est de 44,2 ans. Les utilisateurs des chalets privés sont plus âgés; ils ont en moyenne 50,9 ans.

Graphique 4
Âge des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

  • Les clientèles ayant séjourné dans un chalet privé, loué ou dans un hôtel sont majoritairement à l’aise financièrement. Plus de 60% de ceux qui séjournent dans un chalet privé ont un revenu du ménage supérieur à 75 000$, alors que cette proportion atteint 51% pour les chalets loués (graphique 5).
  • S’il est vrai que cette catégorie d’hébergement touristique correspond bien aux besoins des familles, on observe que 75% des séjours dans les chalets privés s’effectuent sans enfant, alors que cette proportion passe à 81% pour les séjours dans les chalets loués. Rappelons que 77% de tous les séjours des touristes d’agrément canadiens au Québec sont effectués par des groupes composés d’adultes seulement.
  • Comme les autres formes d’hébergement, l’industrie des résidences de tourisme est saisonnière, quoique cela s’avère un peu moins marqué pour les chalets privés.

Graphique 5
Revenu du ménage des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les activités prisées lors des séjours dans les chalets

Sans surprise, les activités de plein air comme la pêche, la randonnée pédestre, l’observation de la faune et la visite de parcs nationaux sont plus fréquemment pratiquées par les touristes d’agrément canadiens (graphique 6).

Graphique 6
Proportion d’activités pratiquées par les touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les touristes qui séjournent dans les chalets privés sont proportionnellement moins actifs que ceux séjournant dans les chalets loués, relativement à leur participation à des activités culturelles. À l’exception de la participation à un festival, ils visitent dans une moindre proportion les musées, les sites historiques, les parcs thématiques et les zoos et les aquariums.

L’influence du type d’hébergement sur la durée de séjour et les dépenses

Il est peu surprenant de constater que les séjours dans les chalets durent plus longtemps que ceux dans les hôtels; 27% des séjours dans les chalets loués durent cinq nuits et plus. Toutefois, il ne faut pas négliger le fait que 47% des voyages-personnes effectués dans les chalets loués sont de deux jours ou moins.

Malgré une durée de séjour moyenne intéressante (3,08 nuits), les touristes d’agrément ayant séjourné dans une résidence secondaire dépensent très peu (tableau 1). Ce phénomène s’explique en partie par les débours en hébergement, qui sont inexistants chez les utilisateurs de chalets privés (graphique 7).

Tableau 1: Caractéristiques des voyages des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement (2008)


Source: Statistique Canada

Graphique 7
Dépenses moyennes des voyageurs d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement, en dollars (2008)

Source: Statistique Canada

On remarque également le faible niveau de dépenses des touristes séjournant dans les chalets privés pour les autres catégories répertoriées par Statistique Canada. Plus particulièrement, les débours de ces visiteurs pour les divertissements, les sports et loisirs ainsi que les restaurants et les bars sont minimes.

Quand les défis représentent des occasions d’affaires

D’une part, les organismes locaux de tourisme doivent séduire les touristes qui séjournent dans des chalets privés afin de les encourager à profiter davantage des activités touristiques offertes dans leur région. À l’exception des activités de plein air, le taux d’activité touristique de ces touristes est particulièrement faible. On observe également que le niveau de dépenses dans les restaurants et les bars est également très bas. Est-il possible que cette clientèle touristique soit peu sollicitée par les organisations touristiques? Sur ce plan, les interventions se réaliseront principalement à l’échelon local et régional (lire aussi: Connaître et amadouer les touristes en visite chez des parents ou des amis).

D’autre part, le défi est tout autre pour le marché des résidences de tourisme à louer. Malgré une offre diversifiée et de qualité, les séjours dans ce type d’hébergement demeurent marginaux auprès de la clientèle hors Québec et internationale. C’est un secteur fortement fragmenté, composé d’un nombre élevé de propriétaires, ainsi que de nombreuses petites et moyennes entreprises responsables de la gestion d’un groupe de résidences de tourisme. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Cette réalité nuit à la perception de la clientèle et complexifie grandement la commercialisation et le mode de distribution de ce type d’hébergement. Cela joue contre la notoriété du marché et la confiance des consommateurs et des agents de voyages.
Est-ce que l’industrie touristique saura relever le défi?

À lire aussi:
L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:
– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, janvier 2009, 43 p.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Perspectives

Perspectives touristiques de 2010 à 2014 dans certaines villes canadiennes

Grâce à la croissance du tourisme intérieur, on prévoit qu’au Canada, les voyages durant une nuit et plus augmenteront de 1,4% en 2010. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à la diminution de 3,1% enregistrée au cours de l’année 2009. Les perspectives semblent encore meilleures à partir de 2011 pour les grandes villes canadiennes, notamment grâce à une importante reprise des marchés d’outre-mer. Voici quelques prévisions touristiques tirées d’un rapport du Conference Board du Canada concernant des métropoles canadiennes.

Signes encourageants du marché intérieur

Propulsée par l’effervescence des Jeux olympiques, la ville de Vancouver devrait enregistrer d’excellents résultats en 2010 avec une croissance de 6,9% du nombre de voyages d’agrément durant une nuit et plus en provenance du Canada (graphique 1). Seules les villes de Calgary et de Québec présentent un taux de croissance annuel supérieur à 3% pour les années 2011 à 2014. Les préoccupations des Canadiens envers l’état de leurs finances personnelles expliquent cette faible croissance à court terme du marché touristique intérieur.

Graphique 1
Croissance prévue du nombre de visites d’une nuit et plus pour des voyages d’agrément des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Quant au marché intérieur du tourisme d’affaires, il se relève d’une année difficile, alors que le pays avait enregistré une baisse moyenne de 6,6% en 2009 pour ce segment. Comme pour l’agrément, Vancouver connaîtra une performance nettement supérieure à la moyenne canadienne en 2010 (graphique 2). Selon les estimations du Conference Board, la ville de Québec bénéficiera d’une reprise fort encourageante pour le tourisme d’affaires en 2010, après avoir affiché une baisse importante de 12,7% en 2009, et on anticipe une croissance intéressante de 4,1% en 2011. Pour la période comprise entre 2011 et 2014, c’est la ville de Calgary qui bénéficiera des plus fortes augmentations.

Graphique 2
Croissance prévue du nombre de voyages touristiques d’affaires des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Une timide reprise du marché américain

Après une succession d’années désastreuses sur le marché américain, le Conference Board prévoit enfin une petite embellie à l’horizon à partir de 2011 pour l’ensemble du pays, mais dès 2010 dans le cas de Vancouver (graphique 3). Les taux de croissance du nombre de voyages des Américains sont toutefois très modestes, variant de 1,1 à 2,6%. Pour les villes de Montréal et de Québec, les hausses anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 1,4%.

Graphique 3
Croissance prévue du nombre de voyages d’Américains, selon la ville de destination (2010-2014)

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

L’ensemble des destinations canadiennes a connu une année 2009 très difficile sur les marchés touristiques d’outre-mer, enregistrant une baisse globale du nombre de voyages de 12%. Le vent a commencé à tourner en 2010, comme en témoignent les prévisions tablant sur une baisse de 2,9% pour l’ensemble du pays. C’est en 2011 que de véritables signes positifs se pointent à l’horizon (graphique 4). Selon les estimations, toutes les métropoles canadiennes peuvent s’attendre à des hausses variant de 4,6 à 5,2% sur ce marché. On prévoit que le cycle de croissance se poursuivra au moins jusqu’en 2014.

Graphique 4
Croissance prévue du nombre de voyages d’outre-mer, selon la ville de destination (2010-2014)

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Source:

– The Conference Board of Canada. «Metropolitan Focus Tourism Insights for Select Metropolitan Areas – Travel Markets Outlook», printemps 2010.

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Tourisme durable

L’économie sociale, un fort potentiel de développement

L’économie sociale? C’est une façon d’«entreprendre autrement». C’est une économie à «valeurs ajoutées», car elle vise autant l’atteinte de la rentabilité sociale qu’économique. On la côtoie au quotidien; elle améliore notre qualité de vie. C’est 7 000 entreprises au Québec, 125 000 emplois et un chiffre d’affaires de 17 milliards CAD, ce qui correspond à 6% du PIB québécois. C’est un modèle qui colle bien à la réalité de l’industrie touristique. Et on n’a pas fini d’en entendre parler!

Les pieds dans la marge

Sans entrer dans toutes les considérations sociales et politiques, certains qualifient l’économie sociale de voie parallèle à l’économie de marché. D’autres la voient comme une tentative de réforme du capitalisme, une remise en cause du système économique classique qui a connu plusieurs ratés récemment, de relais de l’État ou encore de levier de changement.

Un fait est certain: on assiste à la reconnaissance formelle de l’économie sociale, mais il reste encore beaucoup à faire pour assurer sa consolidation. Des recherches y sont consacrées afin de définir son rôle actuel et potentiel, l’importance des acteurs sociaux et leur contribution au mieux-être de la collectivité.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même!

Alors que les pressions sociales obligent les entreprises à intégrer dans leurs pratiques économiques une gestion responsable et durable de leurs activités, ces notions sont l’essence même de l’économie sociale et figurent au cœur de ces organisations.

Ce type d’entreprise émane d’une mobilisation et d’une action collectives pour créer de l’emploi, soutenir le développement d’une région, répondre aux besoins d’une communauté, améliorer la qualité de vie et le bien-être de la population. Tout en incarnant les valeurs auxquelles elle croit, l’entreprise sociale s’acquitte d’une double mission: rentabilité économique et sociale. Des profits? Oui, mais des profits qui s’inscrivent dans une logique d’intérêt collectif, dans la conciliation de l’économie et des valeurs humaines. Ce modèle de développement est aussi fondé sur le fonctionnement démocratique et le véritable partenariat entre les acteurs, et sur l’autonomie de gestion par rapport à l’État (définition de l’économie sociale).

Modèles variés et secteurs diversifiés

Sans que nous le sachions, l’économie sociale fait partie de notre quotidien. Elle prend principalement la forme de coopératives, d’organismes à but non lucratif, d’organisations communautaires et bénévoles, de mutuelles et de fondations. Selon le Chantier de l’économie sociale, celle-ci est présente dans une vingtaine de secteurs d’activité économique (p. ex. agroalimentaire, commerce de détail, manufacturier, médias et communication, ressources naturelles, éducation, services aux entreprises).

Le commerce équitable, et du même souffle le tourisme équitable, s’imbriquent aussi dans l’économie sociale. Encore marginaux, certes! Mais qui aurait pensé à l’origine qu’ils connaîtraient une aussi forte croissance et qu’ils établiraient de nouvelles règles de commerce international en marge des canaux et des intermédiaires imposés par les voies normalisées?

Le tourisme y est fortement associé

En raison de la nature des services touristiques comme l’accueil, l’information, la promotion, la formation, l’accessibilité, la qualité des services, la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel, ce secteur est fortement associé à l’économie sociale. C’est sans compter l’implication des bénévoles et de la population dans les différents services offerts (p. ex. la tenue des événements et des festivals).

Dans le secteur des loisirs et du tourisme en économie sociale, on répertoriait, en juin 2010, 547 organismes répartis dans les domaines suivants: activités récréatives (267), centres de loisirs et sports (79), villégiature et hébergement (132), marinas (14), musées et patrimoine (116), agences de voyages (5) et autres (12).

Viable économiquement

Bien que l’on dénonce trop souvent le fait que l’économie sociale vive aux crochets de l’État, il faut souligner que l’entreprise privée récolte aussi sa part d’aide gouvernementale: subventions de démarrage, de développement, de recherche; subventions salariales et pour la formation; crédits d’impôt; financement à des conditions avantageuses; contrats provenant des gouvernements – l’industrie de l’asphaltage vit presque essentiellement de contrats gouvernementaux. En subventionnant l’entreprise d’économie sociale et en contractant des services avec elle (p. ex. les services de garde – CPE), l’État reconnaît ainsi la pertinence des entreprises collectives dans la structure socioéconomique et leur complémentarité par rapport à sa propre mission.
En général, ce type d’entreprise est rentable, gérée sainement, capable de concurrencer avantageusement le secteur privé avec des produits de qualité, souvent utilisatrice des technologies les plus performantes et implantée aussi bien à la ville qu’en milieu rural.

Apport positif à l’expansion de l’économie sociale, les différentes avenues de financement socialement responsable au Québec se chiffrent en milliards de dollars (lire aussi: Le financement socialement responsable, une avenue à explorer). De son côté, le Chantier d’économie sociale mettait sur pied, en 2006, la Fiducie du Chantier d’économie sociale. Cette fiducie est dotée d’un fonds de 59 millions de dollars et d’objectifs à long terme (15 ans). Depuis, le Chantier a investi une dizaine de millions de dollars pour aider les organismes aux prises avec un financement précaire et agir à titre de complément aux subventions et aux prêts à court ou à moyen terme.

Multiples retombées difficilement chiffrables

Un écueil à la reconnaissance de l’économie sociale: la difficulté à en chiffrer les multiples retombées (revitalisation de territoires, impacts environnementaux positifs, emploi de personnes en difficulté, offre d’un service à un coût abordable pour les personnes à faible revenu, etc.). En effet, les indicateurs économiques et comptables ne mesurent pas l’apport social, culturel et environnemental, tant positif que négatif, des diverses entreprises. Le défi: créer un système d’indicateurs qui comptabilisera ces retombées et où le système économique ne dénaturera pas le mandat des entreprises sociales et en facilitera le financement.

La croisée des chemins

Dans un contexte où le changement engendre de nouvelles avenues, où le lucratif flirte avec le social et vice versa, il y a place à des modèles pour repenser le développement d’une région, d’une activité, d’un secteur et une opportunité pour établir des partenariats entre entreprises de divers horizons.

Des exemples de réussite touristique en économie sociale? Il y en a une multitude. Nous vous en présenterons quelques-uns subséquemment.

Lire aussi:
Développer une région touristique de façon harmonieuse, c’est possible! (compte rendu de conférence)
La responsabilité sociale des entreprises, une affaire de crédibilité

Sources:
Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) et Réseau québécois de recherche partenariale en économie sociale (RQRP-ÉS), Aruc-es.uqam.ca, consulté en août 2010.
– Bergeron, Maxime. «Entrepreneuriat social – En affaires pour changer le monde», La Presse Affaires, 25 août 2007.
– Bourdon, Marie-Claude. «Une autre économie est-elle possible?», Inter-Magazine, UQAM, vol. 7, no 1, printemps 2009.
– Bourque, Gilles L. et al. «Portrait de la finance socialement responsable (FSR) au Québec», faits saillants d’une recherche sur la finance socialement responsable au Québec, menée dans le cadre du chantier d’activités partenariales (CAP), Finance de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS), Aruces.uqam.ca, mai 2007.
– Chantier d’activités partenariales en Loisir et tourisme social de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale. «Utilité sociale du loisir associatif au Québec», Aruc-es.uqam.ca, octobre 2008.
– Chantier de l’économie sociale. «La définition, en chiffres, les secteurs d’activités», Chantier.qc.ca, novembre 2009.
– Chantier de l’économie sociale. «Une économie à valeurs ajoutées – Outil de sensibilisation à l’économie sociale», Chantier.qc.ca, septembre 2004.
– Drayton, Bill. «Finance’s Next Opportunity: Social Investing», blogue Harvard Business Review, Blogs.hbr.org, 2 mars 2010.
– Drayton, Bill et Valeria Budinich. «Get Ready To Be a Changemaker», blogue Harvard Business Review, Blogs.hbr.org, 2 février 2010.
Économie sociale Québec, Economiesocialequebec.ca, consulté le 21 juin 2010.
– Favreau, Louis. «Qu’est-ce que l’économie sociale? Synthèse introductive», Laboratoire de recherche sur les pratiques et les politiques sociales (LAREPPS) et copublication avec la Chaire de recherche du Canada en développement des collectivités (CRDC), UQO, Cahiers du LAREPPS, no 05-16, École de travail social, Université du Québec à Montréal, Larepps.uqam.ca, juillet 2005.
– Huot, Geneviève. «Les entreprises d’économie sociale en loisir et tourisme social», synthèse du séminaire du 23 octobre 2001 sous la direction de Louis Jolin, Michel Nolin et Sonia Vaillancourt, Aruc-es.uqam.ca, avril 2002.
– Nadeau, Jean-Benoit. «Mes bonnes causes rentables», L’Actualité, 15 septembre 2009.
– Observatoire en économie sociale, en développement régional, en organisation communautaire et en développement international. «Les outils de soutien aux entreprises collectives créés par des organisations de développement», Uqo.ca, consulté en août 2010.
– Renault, Micheline. «Préparation et divulgation de l’information financière pour les organismes en loisir et tourisme social: redéfinir les pratiques actuelles», École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal, Aruc-es.uqam.ca, mars 2004.
– Schéou, Bernard. «Du tourisme durable au tourisme équitable – Quelle éthique pour le tourisme de demain?», collection «Les métiers du tourisme», De Boeck, 2009.
– Vaillancourt, Yves. «L’économie sociale au Québec et au Canada: configurations historiques et enjeux actuels», Laboratoire de recherche sur les pratiques et les politiques sociales (LAREPPS) et copublication avec l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) et le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), Cahiers du LAREPPS, no 08-07, École de travail social, Université du Québec à Montréal, Larepps.uqam.ca, octobre 2008.
– Vaillancourt, Yves. «Six enjeux concernant l’économie sociale au Québec et au Canada», Thephilanthropist.ca, The Philanthropist 2010, vol. 23, no 1.