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Hébergement

L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Saviez-vous que 35% de tous les voyages d’agrément des Canadiens au Québec ont été réalisés dans des résidences de tourisme de villégiature, communément appelées chalets? Cette forme d’hébergement touristique est la plus utilisée par les touristes d’agrément canadiens; elle génère 18% de l’ensemble des dépenses de cette catégorie de voyageurs. Pourtant, il s’agit d’un secteur de l’hébergement qui est méconnu des intervenants touristiques de la province.

D’entrée de jeu, soulignons que les chalets incluent les cabines et maisons de villégiature, selon la définition de Statistique Canada, et se divisent en deux catégories:

  • chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • chalet loué: hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Cette première analyse d’une série de trois vise à cerner la demande liée au marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec, alors que les suivantes délimiteront le profil de la clientèle et les défis de la commercialisation de ce type d’hébergement.

Une minorité de touristes internationaux séjourne dans les chalets

Selon les données de l’enquête effectuée auprès des voyageurs internationaux par Statistique Canada (EVI), une forte majorité de la clientèle d’agrément en provenance d’outre-mer (incluant le Mexique) et des États-Unis préfère séjourner dans les hôtels (graphique 1).

Graphique 1
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément internationaux au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

La clientèle d’agrément provenant d’outre-mer ne séjourne presque pas dans des chalets (1 800 voyages-personnes), alors que les Américains ont effectué 47 700 voyages-personnes dans des chalets en 2008, ce qui représente 4% du marché des États-Unis.

Il est important de souligner que les données de l’EVI ne permettent pas de faire la distinction entre l’utilisation des chalets loués et celle des chalets de villégiature privés, mais il est permis de croire que la majorité des touristes internationaux ont payé pour séjourner dans un chalet.

Un mode d’hébergement prisé par les touristes québécois

Plus de 90% des touristes séjournant dans les chalets privés ou loués sont des Québécois. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, très peu de touristes canadiens hors Québec demeurent dans une résidence de tourisme durant leur séjour au Québec.

Un volume impressionnant de séjours dans les chalets privés

Plus de 29% des voyages d’agrément des Canadiens ont été réalisés dans des chalets de villégiature privés au Québec, ce qui représente environ 2,7 millions de voyages-personnes et 8,2 millions de nuitées (graphique 2). En comparaison, le nombre de séjours dans les établissements hôteliers du Québec est évalué à 1,9 million de voyages-personnes pour 3,9 millions de nuitées.

Graphique 2
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement, en milliers (2006, 2007 et 2008*)

*Données en cours de révision               Source: Statistique Canada

Les chalets loués sont moins populaires auprès des touristes d’agrément canadiens. À ce titre, les séjours dans cette catégorie d’hébergement représentent 6% des voyages-personnes, ce qui équivaut tout de même à 550 000 séjours touristiques et à 1,9 million de nuitées.

Le changement méthodologique que Statistique Canada a apporté à l’Enquête auprès des voyageurs résidents du Canada (EVRC) en 2005 ne nous permet pas de comparer les dernières données avec celles des années antérieures. Depuis ce changement, le nombre de voyages-personnes était relativement stable entre 2006 et 2007, mais les données de 2008 sont en cours de révision par Statistique Canada, en raison de l’évolution atypique des voyages-personnes effectués dans les chalets loués et privés.

Importance économique du marché des résidences de tourisme au Québec

En dépit du flou entourant l’évolution de ces deux catégories d’hébergement touristique, l’importance économique des chalets et des résidences de tourisme est indéniable au Québec. Selon Statistique Canada, les touristes canadiens ayant séjourné dans des chalets privés ont déclaré des dépenses atteignant 262 millions CAD en 2008, alors que ceux ayant loué des chalets ont déboursé plus de 249 millions CAD (graphique 3).

Graphique 3
Répartition du nombre de voyages-personnes et des dépenses déclarées par les touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Le marché des résidences secondaires se démarque donc par un grand volume de touristes, alors que celui des chalets loués génère des dépenses totales équivalentes, et ce, malgré un nombre de séjours moins important. Précisons néanmoins que dans le cas des chalets privés, ces données ne tiennent pas compte des autres types de dépenses, notamment les taxes foncières, les dépenses d’entretien des bâtiments, les investissements en rénovation, effectuées par les propriétaires de chalets privés.

Un marché mondial en pleine expansion?

Malgré le fait qu’il soit difficile de circonscrire avec exactitude le marché des résidences de tourisme en France, on peut affirmer qu’il s’agit d’un type d’hébergement touristique populaire. Selon le Syndicat national des résidences de tourisme, 11 millions de personnes ont séjourné dans des résidences de tourisme en 2006, dont 74% de résidents français.

Aux États-Unis seulement, la firme PhoCusWright estime que le marché des résidences de tourisme et des condos génère des revenus annuels de location de 24,3 milliards USD, ce qui représente 8% de l’ensemble des dépenses de voyage aux États-Unis.

Entre septembre 2008 et 2009, l’achalandage du site HomeAway.com, le plus important portail pour la location de résidences de tourisme au monde, a crû de 48% pour atteindre plus de 85 millions de visites sur une base annuelle. En 2009, l’agence de tourisme Orbitz mettait en ligne le site Zonder.com, dont le contenu est dédié à l’offre de résidences de tourisme.

Une clientèle internationale à conquérir

Pour la clientèle européenne, les chalets commerciaux correspondent à la recherche d’une expérience authentique dans la nature et ses grands espaces. Quant à la clientèle canadienne hors Québec et américaine, les chalets représentent pour eux une forme d’hébergement touristique plus abordable en fonction de l’espace disponible, offrant tout le confort de la maison, que ce soit en couple, en famille ou en groupe.

Dans ce contexte, le marché des résidences de tourisme représente une formidable opportunité de croissance pour l’industrie touristique au Québec, à cause du niveau de dépenses de cette clientèle, qui est élevé, et du faible volume actuel de touristes hors Québec.

Sources:

– CITQ. Compilation spéciale à partir de leur calcul des établissements d’hébergement touristique (à l’exclusion des établissements de camping) en exploitation le 24 mars 2010.

– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. “Vacation Rental Marketplace: Poised for Change”, PhoCusWright, 2009, 43 p.

HomeAway, Homeaway.com, 2010.

– May, Kevin. “Is HomeAway Right When It Says Holiday Rentals Is the Hottest Sector in Travel?”, Twooz.com, 6 novembre 2009.

-Sabbah, Catherine. «Avantages et limites de la résidence de tourisme», Veilleinfotourisme.fr, 14 mai 2007.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010

Capacité aérienne accrue à partir des États-Unis, baisse de l’accès au Québec par voie aérienne en partance des principaux marchés européens et baisse de la compétitivité des prix des produits offerts par les voyagistes canadiens. Voilà les principales conclusions des données compilées par le Conference Board du Canada, et publiées trimestriellement par la Commission canadienne du tourisme (CCT).

Voici quelques extraits de ce rapport, qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le troisième trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne des vols directs. Le Réseau de veille a commencé à effectuer ce type d’analyse à la parution des chiffres du troisième trimestre 2009.

Une capacité aérienne accrue en partance des États-Unis

L’année 2010 se poursuit sur une lancée positive, avec une capacité de sièges accrue de plus de 73 000 places au sein des principaux marchés internationaux, pour les vols à destination du Québec. Il s’agit d’une augmentation estimée de 8,6% au troisième trimestre 2010, par rapport au même trimestre de 2009 (tableau 1). Les marchés américain et mexicain seront les principaux responsables de cette croissance. Toutefois, il ne faudrait pas se réjouir trop rapidement de la croissance anticipée du nombre de sièges disponibles en provenance du Mexique, car rappelons-nous que les vols entre le Canada et le Mexique sont majoritairement composés de voyageurs canadiens à destination du Mexique. La hausse prévue de la capacité aérienne est probablement attribuable aux voyages des Québécois vers le Mexique plutôt que l’inverse. D’ailleurs, les données des entrées aux frontières confirment que la reprise des voyages des Mexicains au Québec n’est pas encore amorcée. En effet, on enregistre des baisses substantielles de 52% du nombre d’entrées directes des Mexicains au Québec de janvier à mars 2010, par rapport à la même période l’an dernier, et une diminution de près de 39% pour toute l’année 2009.

Tableau 1
Différentiel des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec pour les principaux marchés touristiques (3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_tabl1

Source: Commission canadienne du tourisme

Baisse de l’accès au Québec par voie aérienne pour les principaux marchés européens

Pour les vols en provenance du Royaume-Uni, on remarque que la situation tend à s’améliorer, la baisse de la capacité aérienne passant de -16% au 3e trimestre 2009 à -0,9% au 3e trimestre 2010.

Quant à l’offre de sièges sur le marché français, l’un des principaux marchés outre-mer du Québec, elle devrait rester sensiblement stable (-0,2%), mais augmenter pour des destinations concurrentes telles que les États-Unis (3,7%) et l’Ontario. Idem pour l’Allemagne, qui verra sa quantité de sièges disponibles à destination des États-Unis augmenter plus vite (4,3%) que celle à destination du Québec (0,7%) (graphique 1).

En ce qui concerne les vols en provenance du Royaume-Uni, le Québec est la seule province (à l’exception de l’Alberta, -0,1%) à ne pas bénéficier d’une croissance de l’offre de sièges. Dans le cas de l’Allemagne, l’Alberta continue d’enregistrer les plus forts taux de croissance de sa capacité aérienne.

Graphique 1
Variation des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta
(3e trim. 2010 vs 3e trim. 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph1

 

Du côté des États-Unis, on observe encore une fois une meilleure capacité aérienne directe à destination de l’Ontario (+14%) plutôt que du Québec (+11,6%), mais la reprise semble toutefois bien amorcée pour le Québec.

Baisse de la compétitivité des prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu dans le graphique) durant le 3e trimestre 2010 qu’à la même période en 2009 pour presque tous les touristes, compte tenu surtout de la forte appréciation du dollar canadien: Japon (+25,8%), France (+18,6%), États-Unis (+17,6%), Royaume-Uni (+17,4%), Mexique (+16,9%), Allemagne (+16,9%) et Chine (+7,6%). Seules l’Australie (0,2%) et la Corée du Sud (0,0%) garderont un même pouvoir d’achat au Canada.

Graphique 2
Variation du coût des voyages au Canada
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph2

 

On constate également une baisse de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts des voyages vers toutes les destinations comparées par le Conference Board. Mais c’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est aussi attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. Comme le démontre le graphique 3, plusieurs marchés, dont le Japon et le Mexique, subiront de fortes hausses de leurs tarifs aériens moyens vers le Canada par rapport à 2009.

Graphique 3
Variation des tarifs aériens moyens
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph3

Lire aussi:

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Source:

– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives sur la concurrence à court terme, troisième trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, avril 2010.

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Produits et activités

Regard sur les destinations de croisières qui concurrencent le Saint-Laurent

Le fleuve Saint-Laurent demeure une destination de croisière récente à l’échelle nord-américaine. Les derniers investissements injectés par les deux paliers de gouvernement dans les escales ont permis la mise à niveau des infrastructures d’accueil et l’amélioration de la qualité de la visite. Dans cette industrie hautement compétitive, où une seule visite d’un bateau génère des milliers de dollars, sans oublier l’augmentation considérable de la visibilité de la destination, sommes-nous à la hauteur de nos compétiteurs? D’abord, qui sont-ils? Quels sont leur positionnement et leur importance dans ce secteur?

Les principaux constats, au Canada et au Québec

La Business Research and Economic Advisors (BREA) a répertorié en 2007 la venue de deux millions de passagers au pays qui ont effectué près de 1 000 escales. Au total, cette industrie aura généré 2,3 milliards de dollars et créé 16 600 emplois. La BREA estime que 6% de ces dépenses ont été faites au Québec et 21% dans les provinces de l’Atlantique. Plus précisément, le Québec aurait reçu 166 000 passagers et 63 000 membres d’équipage en 2009. Le ministère du Tourisme prévoit que d’ici 2014, les dépenses passeront de 73 millions à 275 millions de dollars, soit un taux de croissance annuel de 17%.

Tableau 1: Le nombre d’escales et de passagers dans les
ports du fleuve Saint-Laurent en 2009

Concurrence_St_Laurent_tabl1

Source: Les statistiques d’achalandage de 2006 à 2010, compilées par le ministère du Tourisme du Québec

Les provinces de l’Atlantique

Les provinces maritimes sont une destination bien reconnue dans l’industrie. Elles font des efforts de promotion et de représentation depuis plusieurs années. Les provinces de l’Atlantique peuvent être considérées à la fois comme des concurrents et comme des partenaires d’affaires, car leurs escales contribuent à enrichir les itinéraires à destination du Québec.

Les principaux ports d’escale sont Charlottetown, Gros-Morne, Halifax, Saint-John et Sydney. L’histoire est leur attrait majeur (nombreux musées, sites patrimoniaux, villages historiques) mais les activités de plein air occupent aussi une place importante (randonnée, plages, kayak, golf, observation des baleines et autres excursions). Le tableau 2 présente les résultats enregistrés pour l’année 2009 dans les principales escales; la ville de Québec a été ajoutée aux fins de comparaison.

Tableau 2: Indicateurs pour l’année 2009 des croisières dans les provinces de l’Atlantique


* Données de 2008

Selon une analyse du PEI Tourism Research Centre effectuée en 2008, 80% des passagers en escale à Charlottetown proviennent des États-Unis, 69% ont plus de 55 ans et 85% en sont à leur première visite.

Source: Vacationstogo.com

La Nouvelle-Angleterre

Regardons nos voisins du Sud de plus près. La Nouvelle-Angleterre bénéficie grandement de sa proximité avec les grands bassins de clientèle de New York et de Boston, qui constituent des points de départ de nombreuses croisières vers le Canada, mais aussi pour les Bermudes et les Caraïbes. Voici un bref aperçu des retombées engendrées par l’industrie des croisières dans les États du Nord-Est américain.

Tableau 3: Aperçu des indicateurs croisières de 2008 dans les États du Nord-Est américain

Concurrence_St_Laurent_tabl3

Source: CLIA, 2008 State Economic Fact Sheets

À la lumière de ces résultats, on peut observer que le New Jersey obtient moins de passagers que le Québec. Cependant, selon les chiffres avancés par la BREA, les retombées au Québec seraient nettement inférieures soit de 138 millions en 2007, comparativement à 387 pour le New Jersey en 2008. On ne parlerait également que de 2 000 emplois (incluant les provinces maritimes) comparativement aux 6 814 répertoriés par la CLIA.

Cruise Maine présente l’évolution du nombre d’escales de bateaux de croisière depuis 2003.

Tableau 4: Historique du nombre d’escales dans les ports du Maine de 2003 à 2009

Concurrence_St_Laurent_tabl4

*Projections
Source: http://www.cruisemaineusa.com/Statistics.asp

Une étude réalisée en 2008 par Todd Gabe et Jim McConnon, deux économistes de l’Université du Maine, a démontré que les dépenses annuelles engendrées par les passagers dans l’économie régionale de Portland se situaient entre 5,8 millions et 8 millions. Un passager dépenserait environ 81$ par jour répartis de la façon suivante:

  • nourriture 28$
  • vêtements 21$
  • arts et bijoux 6$
  • articles de maison 5$
  • transport  5$

Le nombre de passagers à Portland en 2008 était de 48 000 pour 35 escales. En 2009, ces résultats devaient atteindre 69 852 pour 45 escales. Le carnet de réservation annonce déjà pour 2010, 76 867 passagers et 70 escales.

Les Baltiques

La mer Baltique est en pleine croissance. Non seulement les Européens démontrent un intérêt grandissant, mais les Nord-Américains aussi apprécient de plus en plus ces destinations. Plus grands habitués des croisières, ils connaissent maintenant très bien les destinations telles que les Caraïbes, la côte ouest américaine et l’Alaska. La recherche de nouvelles destinations les amène à considérer les croisières méditerranéennes et nord-européennes. Le positionnement de la région baltique ressemble à plusieurs égards à celui du Saint-Laurent : destination culturelle, historique, paysages nordiques, activités de plein air, villages côtiers, etc.

Source: Vacationtogo.com

Les destinations comprises dans la mer Baltique varient énormément en matière de retombées et d’installations portuaires.

Tableau 5: Principaux ports de la mer Baltique, leurs particularités et leurs résultats pour l’année 2008

Concurrence_St_Laurent_tabl5

Source: Cruise Europe.com, http://www.cruiseeurope.com/member-stats

De nombreuses améliorations sont présentement apportées aux installations portuaires de la région des Baltiques. La ville de Saint-Pétersbourg a aménagé un nouveau pavillon d’accueil pour les croisières qui devrait être complété au cours de 2010. Hambourg a inauguré son nouveau pavillon d’accueil en août 2009. La CLIA rapporte également que Stockholm, qui opère un nouveau pavillon d’accueil depuis 2008, en ouvrira un deuxième en 2010. Il contiendra entre autres un musée de la photographie.

De plus, la région de la mer Baltique a décidé de prendre les moyens pour diminuer l’impact environnemental des croisières, en mettant de l’avant le Clean Baltic Shipping Program. Ce plan se divise en cinq actions:

  • encourager les bateaux à faibles émissions de sulfure et d’azote;
  • récompenser les meilleures initiatives dans ce secteur;
  • introduire une certification;
  • équiper tous les bateaux de systèmes de traitement des eaux usées;
  • implanter d’ici 2015 un système de branchement à quai dans tous les ports de la région.

À la lumière de ces informations, il semble que les ports d’escale du Saint-Laurent doivent faire face à une concurrence hétérogène et de mieux en mieux structurée. D’où l’importance de maintenir un rythme rapide de développement, mais surtout de viser la réalisation d’un produit de qualité supérieure et distinctif à l’offre existante.

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources :

– Bell, Tom, «Cruise ship’s arrival launches busy year», Pressherald.com, consulté le 4 mai 2010.
– Business Research & Economic Advisors (BREA). “The Economic Contribution of the International Cruise Industry in Canada 2007”, NorthWest CruiseShip Association, Cruise Newfoundland and Labrador, Cruise the Saint Lawrence, Atlantic Canada Cruise Association, Cruise BC, p. 4.
– CLIA. «2008 State Economic Fact Sheets»,  Cruiseindustryfacts.com, consulté en janvier 2010.
– Fantastic Cruise Record for Stockholm, Fast Facts, Cruise Line International Association, novembre 2009, page 3.
– Department of Tourism, Culture and Recreation Backgrounder Year-End. «Provincial Tourism Performance 2009 and Early Tourism Outlook 2010»,  site officiel du New Foundland et Labrador, consulté le 23 juin 2010.
– Malhère, Manon. «Baltic Region: OPS for Sustainable Port Development», Europolitics.info, 12 octobre 2009.
Cruise Maine.
Cruise Europe.
– Ministère du Tourisme. « Les statistiques d’achalandage de 2006 à 2010 », 2010, compilation spéciale.
– UK and EIRE, Seatrade Cruise Review, Seatrade Communications, septembre 2008, page 45.
– Peter, Tom. «Cruising right along; Ports officials pleased with tourist season», The Chronicles Herald, Halifaxemployers.com, 4 janvier 2010.

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme.

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Enjeux Gestion Ressources humaines

La joute: le tourisme québécois est-il d’affaires?

Cette table ronde, qui s’est déroulée sous la forme d’un débat, réunissait des experts et des leaders du tourisme québécois afin de discuter de la compétitivité de l’offre touristique et des enjeux du développement des affaires pour les entreprises. Entre la vision de développement et les impératifs de rentabilité, quels sont les éléments clés pour l’actualisation de l’offre touristique du Québec, son développement et son succès?

Plusieurs personnes participaient à cette joute, sous la direction attentive du modérateur Paul Arseneault, directeur du Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQÀM. Dans le coin gauche se tenaient les consultants, experts de l’industrie: Denis Brisebois, vice-président et associé, DBSF, Jean-Paul Desjardins, vice-président, Desjardins Marketing Stratégique inc. et Michel Zins, président et consultant senior, Zins Beauchesne et associés. Dans le coin droit se trouvaient les entrepreneurs: Charles Desourdy, directeur général, Ski Bromont, Linda Strong Gallant, copropriétaire, Auberge des Gallant et Jérome Gouron, directeur général, Coop de solidarité du Cap Jaseux.

Ce que pensent les experts de l’offre touristique du Québec:

  • offre touristique moyenne;
  • mise en pratique de la bonne idée n’est pas chose facile au Québec;
  • absence d’innovation;
  • pas ou peu d’investissements;
  • absence de vision d’ensemble, industrie trop politisée et régionalisée;
  • difficulté à faire ressortir nos avantages distinctifs;
  • peu d’efforts soutenus et durables;
  • difficulté à prioriser les marchés;
  • main-d’œuvre peu valorisée donc difficile à recruter, ce qui soulève des problèmes de relève et de compétence;
  • maillons forts: spas, auberges et pourvoiries de luxe en forêt, Sépaq, grandes villes;
  • maillons faibles: améliorations nécessaires pour l’industrie du ski, de la motoneige et du tourisme d’aventure.

… et les entrepreneurs:

  • syndrome de la copie conforme encore trop présent dans le développement du produit (ex.: arbre en arbre);
  • nivellement par le bas dans l’industrie hôtelière;
  • manque de défis pour le renouvellement de l’offre;
  • retard sur le plan des immobilisations;
  • manque d’uniformité dans la qualité de l’offre à travers les différentes régions touristiques;
  • deux types d’exploitants: les passionnés (artistes, gens de terrain) et les gestionnaires (technocrates), rarement une combinaison des deux;
  • modèle québécois situé à la croisée des pays à croissance rapide (soutenus par l’État) et du modèle américain (financement privé et présence de grands groupes);
  • difficulté à assurer la pérennité des entreprises;
  • peu de valorisation des emplois;
  • dépendance à la main-d’œuvre étudiante et problèmes de recrutement de main-d’œuvre en fin de saison causés par le retour aux études des employés saisonniers étudiants.

Est-il facile d’exploiter une entreprise touristique au Québec? Qu’est-ce qui freine les investisseurs?

  • faibles marges de profit;
  • entraves au financement du développement (prix de l’électricité, taxes municipales élevées, manque de mesures incitatives et facilitatrices);
  • programmes de subventions mal adaptés aux entreprises privées;
  • industrie non reconnue, non crédible;
  • peu de barrières à l’entrée, mais après trois à cinq ans d’exploitation, soit au moment crucial du développement des entreprises, il est plus difficile d’assurer la pérennité du financement;
  • lourdeur bureaucratique de la part des divers ministères.

Comment l’offre touristique du Québec peut-elle s’actualiser, se développer et connaître du succès? Quelques pistes de solution

  • en renouvelant le produit et en réinventant l’offre;
  • en recherchant les meilleures pratiques et les innovations. Organiser des missions commerciales: les étrangers ont probablement des choses à nous apprendre, ils sont les bienvenus;
  • en trouvant de nouvelles niches pour attirer les Américains;
  • en développant des pôles touristiques intégrés (Quartier des spectacles, Tremblant, Route verte, croisières, etc.). Pour cela, on a besoin de produits vedettes. On doit faire des choix et ne pas tout présenter;
    en investissant dans la culture, surtout à Montréal;
  • en considérant l’hébergement comme une destination en soi;
  • en misant sur les régions, les grands espaces et les paysages, mais aussi sur l’hiver;
  • en offrant des produits complémentaires en région;
  • en améliorant l’accessibilité (coût élevé du transport aérien) et en travaillant sur les déplacements entre les régions;
  • en favorisant la reconnaissance de l’industrie;
  • en assurant le financement au démarrage ET à la consolidation des entreprises;
  • en améliorant la reconnaissance de la main-d’œuvre et en créant des conditions avantageuses pour assurer la relève. En suscitant un sentiment d’appartenance;
  • en modifiant le calendrier scolaire de manière à pouvoir fournir une main-d’œuvre qualifiée et à étaler les périodes de vacances annuelles des Québécois;
  • en améliorant la stratégie de marque (branding) des parcs nationaux qui possèdent un réel pouvoir d’attraction (tables d’harmonisation);
  • en créant des programmes structurants pour l’immobilier. En offrant des avantages fiscaux aux hôteliers désireux de rehausser la qualité de leur produit (crédits de taxes à la rénovation, etc.), comme c’est le cas pour d’autres industries;
  • en travaillant main dans la main entre régions, de même qu’entre organismes à but non lucratif et entreprises privées.

Tout un plan de match pour les prochaines années!

Consulter les présentations des conférenciers lors des ateliers.

Source:
Assises du tourisme 2010.

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Faits et chiffres Marchés géographiques Segments de clientèles

Connaître et amadouer les touristes en visite chez des parents ou des amis

La moitié des voyages au Québec ont pour but de visiter des parents ou des amis, ce qui représente plus de 10 millions de visites-provinces d’une nuit et plus en 2008. Avez-vous tendance à négliger cette clientèle? Mieux connaître son profil et ses comportements de voyage permet de saisir son importance et son potentiel.
Les visites de parents et d’amis (VPA) représentent 54% des voyages des Québécois au Québec en 2008 et 49% des visites-provinces, toutes origines confondues (graphique 1). Les voyages d’agrément constituent plus de 40%, et les voyages d’affaires, à peine 5%.

Le changement méthodologique de Statistique Canada apporté à l’Enquête sur les voyages des résidents canadiens en 2005 ne nous permet pas de comparer les dernières données avec celles des années antérieures. Depuis ce changement, le nombre de VPA est relativement stable. On dénombre 10,5 millions de VPA effectuées par les Québécois et près de 1,6 million par les Canadiens des autres provinces, les Américains et les visiteurs d’outre-mer réunis (graphique 2). Si ce type de voyage est plus difficilement influencé par les organismes de promotion de la destination, cette énorme part de marché requiert une connaissance de ces voyageurs et une réflexion sur les façons de les rejoindre.

Faits saillants du profil et des comportements de voyages des Québécois ayant fait des visites de parents ou d’amis

  • La majorité de ces voyageurs sont jeunes; 25% sont âgés de 25 à 34 ans, et 23%, de 18 à 24 ans.
  • Le revenu annuel des touristes en visite chez des parents et des amis est présenté avec celui des voyageurs d’agrément à des fins comparatives (graphique 3). On peut expliquer que leurs revenus annuels soient moins élevés que ceux des touristes d’agrément en raison de leur jeune âge.

  • La majorité des VPA s’effectuent en solo (50%) ou encore en groupe de deux adultes ou plus (32%). La proportion de familles est plus faible que pour les voyages d’agrément (graphique 4).

  • La durée de séjour est plutôt courte pour les Québécois, mais plus longue pour les voyageurs d’autres origines (tableau 1).
  • Même si la moyenne québécoise est faible (tableau 1), le grand nombre de déplacements génère néanmoins des retombées considérables. À titre indicatif, les retombées du tourisme d’affaires des Québécois au Québec sont d’environ 309 millions CAD alors que les visites de parents et d’amis totalisent 1,17 milliard CAD.

  • Les voyages de VPA sont mieux répartis dans l’année que les déplacements par agrément (graphique 5). En fait, c’est au quatrième trimestre (octobre, novembre et décembre) que s’effectue le plus grand nombre de VPA. La période des Fêtes doit probablement y contribuer.

  • Sans surprise, la résidence de parents ou d’amis constitue le premier mode d’hébergement (92%).
  • En ce qui concerne les activités pratiquées par les voyageurs, la principale est bien sûr de passer du temps avec sa famille ou avec ses amis. Néanmoins, la randonnée pédestre et les sorties culturelles rejoignent environ 10% des voyageurs (graphique 6). L’intérêt pour ces activités varie en fonction de la région d’origine, et on observe une tendance à profiter de ce qui diffère de sa région. Les résidents de Québec et de Montréal sont plus enclins à faire des activités de plein air comme la randonnée, la visite de parcs nationaux, l’observation de la faune, la plage ou la navigation de plaisance. Les résidents d’autres régions du Québec profitent de leurs déplacements pour faire des sorties culturelles, visiter des sites historiques et assister à des festivals ou à des foires.

  • Même si le nombre total de VPA est stable depuis 2006, il existe des écarts en ce qui concerne les régions visitées au Québec. Celle de Québec se classe au premier rang suivie de près par Montréal. Certaines régions voient une augmentation importante du nombre de VPA, notamment la Montérégie, les Cantons-de-l’Est et Chaudière-Appalaches. À l’inverse, Lanaudière, le Centre-du-Québec et Charlevoix enregistrent des diminutions (graphique 7).

Clientèle oubliée

Les organisations touristiques ont parfois tendance à ignorer, ou du moins à négliger, ce type de visiteurs parce qu’ils fréquentent très peu l’hébergement commercial et parce qu’il peut s’avérer ardu de les influencer. Bien qu’il soit difficile de le mesurer avec justesse, les VPA exercent un effet considérable sur l’économie locale. Leurs dépenses dans l’industrie touristique sont moindres, mais multipliées par des millions de visites. Ils sont souvent des adeptes de magasinage, visitent des attractions avec leurs hôtes et vont au restaurant. N’oublions pas que ces derniers dépensent également dans les services touristiques mêmes s’ils ne sont pas considérés comme des touristes.

Voici d’autres raisons pour lesquelles cette clientèle est négligée.

  • L’absence d’une définition claire et universelle des VPA. On note des divergences entre les données. D’un pays à l’autre, les définitions varient et rendent la compilation difficile. Certaines destinations ne comptabilisent que les visiteurs en hébergement commercial.
  • La difficulté de mesure. La coopération des hôtes et des visiteurs est requise pour une bonne compréhension de leurs comportements de voyage.
  • Le manque de lobbying. Les organismes de promotions touristiques sont largement soutenus et influencés par les industries hôtelières.

Enfin, comme ces visiteurs sont difficiles à rejoindre et à influencer, il faut aussi s’adresser à leurs hôtes. Ceux-ci ont une haute influence sur les destinations visitées et les activités pratiquées. Leurs conseils font foi de loi. Les hôtes sont les mieux placés pour suggérer les attractions locales aux visiteurs qui souhaitent découvrir la région. Ils doivent donc avoir une bonne connaissance et une perception positive de l’offre touristique. La promotion touristique auprès de la population locale prend ici toute son importance.

Sources:

– Backer, Elisa. «VFR Travel: An Examination of the Expenditures of VFR Travellers and their Hosts», Current Issues in Tourism, volume 10, numéro 4, 2007.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des Canadiens», traitement spécial, 2006, 2007, 2008.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2008.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le premier trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs. À titre de référence historique à court terme, il est possible de consulter les analyses de perspectives précédentes (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009).

L’année 2010 débute du bon pied

Après une diminution totale de près de 100 000 sièges disponibles vers le Québec au cours des deux derniers trimestres de 2009, voici que l’année 2010 s’annonce positive avec une capacité accrue de plus de 30 000 sièges (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent que les marchés américain, mexicain et français seront les trois principaux vecteurs de cette croissance pour le Québec. Seuls l’Allemagne et le Royaume-Uni continuent d’afficher un solde négatif de capacité avec des retraits respectifs d’environ 1000 et 1900 sièges.

Nombre sièges disponibles
On constate un revirement important concernant le Mexique ce qui peut sembler contradictoire avec la baisse récente du nombre de visiteurs mexicains due aux nouvelles exigences les obligeant à obtenir un visa. Précisons cependant que les vols entre le Canada et le Mexique sont composés à plus de 80% de voyageurs canadiens. La croissance anticipée s’explique probablement en grande partie par une forte demande pour des voyages des Québécois au Mexique cet hiver. Néanmoins, comme il s’agit uniquement de la capacité aérienne du Mexique vers le Canada, cela exclut tous les vols nolisés n’étant pas commercialisés à partir du Mexique, comme c’est le cas par exemple pour les vols d’Air Transat.

Déception britannique

Alors que l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta peuvent s’attendre à une reprise du marché britannique au premier trimestre 2010, ce n’est malheureusement pas le cas pour le Québec qui devra composer avec une autre baisse, cette fois de 4,4% (graphique 1). Rappelons qu’au quatrième trimestre 2009, le Conference Board faisait état d’un important recul du nombre de sièges pour ce marché vers le Québec de 16%. Pour les vols en provenance de l’Allemagne, le Québec est là aussi la seule province à ne pas bénéficier d’une croissance du marché alors que l’Alberta pourra compter sur une capacité bonifiée de plus de 15 000 sièges, soit une hausse de 54%.

Capacité aérienne
Du côté des États-Unis, on observe une timide reprise vers le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique mais elle se fait attendre dans le cas de l’Ontario. Finalement, le Québec continue d’afficher une solide performance sur le marché français alors qu’il accapare plus de 93% de la croissance canadienne au premier trimestre 2010.

Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu) durant le 1er trimestre qu’à la même période l’an dernier pour les touristes en provenance des États-Unis (+12,6%), du Mexique (+3,3%) et du Royaume-Uni (+11,1%). On remarque à l’inverse que les marchés australiens (-20%), sud-coréens (-15,5%) et japonais (-14,7%) amélioreront significativement leur pouvoir d’achat vis-à-vis de la destination canadienne.

Coût voyages Canada

Par ailleurs, on constate une détérioration de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts vers les autres destinations à l’égard des marchés américains, mexicains, britanniques, français et Australiens. C’est avec les États-Unis que l’écart risque de se faire le plus sentir (+12,6 c. -3,3%). La compétitivité de la destination canadienne en matière de prix par rapport aux destinations concurrentes s’améliore toutefois pour les voyageurs en provenance de l’Allemagne, du Japon, de la Corée du Sud et de la Chine.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est principalement attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. À cela s’ajoute la variation du dollar canadien par rapport aux autres devises des marchés touristiques comparé à l’an dernier.

Source:
– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, premier trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, octobre 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques Marketing

Le Québec accapare la moitié du marché espagnol au Canada. Olé!

À l’instar d’autres pays hispanophones comme le Mexique, les arrivées de touristes en provenance de l’Espagne sont en croissance au Québec et au Canada. Le pays est passé du 11e au 6e rang des pays d’outre-mer qui ont visité le Québec entre 2005 et 2008. Les Espagnols effectuent toujours plus de voyages internationaux, sans compter que les liaisons aériennes directes, en place depuis quelques années, facilitent leurs déplacements. Le Québec semble attirer cette clientèle, mais est-il prêt à la recevoir?

Importance du marché espagnol au Québec

Le graphique 1 portant sur l’évolution du marché espagnol au Québec et au Canada donne un aperçu de la croissance du nombre de visiteurs. Or, ces données doivent être analysées avec réserve. En fait, pour certaines années, le faible échantillonnage de l’enquête sur les voyages internationaux (EVI) peut occasionner des résultats légèrement erronés en ce qui concerne les visites-provinces. L’année 2004, plus particulièrement, compte davantage d’entrées directes que de visites-provinces, ce qui est impossible. Cela dit, la croissance est indéniable, et le Québec accapare une part importante du nombre de visiteurs espagnols au Canada, la moitié selon l’EVI.

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Avec 42 000 visiteurs en 2008, l’Espagne se classait au 6e rang des pays d’outre-mer ayant visité le Québec. Le pays ne faisait même pas partie des principaux pays d’outre-mer quelques années auparavant. Le graphique 2 présente l’évolution du rang des principaux marchés d’outre-mer au Québec en 2008 comparativement à 2005. Durant cette période, l’Espagne est donc passée du 11e au 6e rang. Notons également l’avancement du Mexique (du 4e au 3e rang) et de l’Italie (du 9e au 5e rang), mais le recul de la Chine (du 7e au 12e rang).

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Des vols directs de la compagnie Air Transat depuis 2006 ont favorisé cet essor. L’entreprise propose, en haute saison, des départs de Montréal, de Toronto et de Vancouver en direction de Barcelone, de Madrid ou de Málaga, et bien sûr en sens inverse, facilitant ainsi l’accès aux Espagnols.

Selon une analyse de ce marché réalisée par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, le Québec et le Canada jouissent d’une bonne image, mais s’avèrent encore peu connus des Espagnols. Par conséquent, ils ont intérêt à faire une promotion plus importante pour attirer cette nouvelle clientèle.

Voyages internationaux des Espagnols

Sans être les plus grands voyageurs d’Europe, les Espagnols, au nombre de 46 millions en 2008, ont plus tendance à voyager depuis quelques années. PhoCusWright les classe 12e dans le monde et 6e en Europe en matière de dépenses touristiques à l’étranger. Le nombre de départs à l’extérieur du pays était de 11 millions en 2007. Parmi la population, le nombre d’Espagnols voyageant à l’étranger a augmenté de 40% depuis 1999, un taux de croissance beaucoup plus élevé que dans la plupart des autres pays européens.

Une économie en croissance pendant 11 ans – jusqu’à l’actuelle crise économique –, la prolifération des compagnies aériennes low cost ainsi qu’un assouplissement de la période imposée de prise de vacances ont contribué à développer le tourisme expéditif. En effet, quoique la plupart des Espagnols doivent prendre leurs vacances à dates fixes, ils voyagent de plus en plus à d’autres moments de l’année. Les voyages demeurent concentrés en juillet, en août, en décembre et à Pâques.

L’Europe et l’Afrique du Nord sont leurs premières destinations, d’ailleurs grandement favorisées par l’omniprésence des low cost en Espagne. Plus près de chez nous, les voyages aux États-Unis sont passés de 127 800 en 2002 à 161 600 en 2007, une hausse globale de 26% (42% pour les dépenses).

De l’ensemble des départs à l’étranger, 88% étaient des voyages d’agrément. Bien sûr, les voyages de courte durée sont importants et en croissance, mais ceux de plus de 7 jours augmentent également (graphique 3).

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Profil des Espagnols au Québec

Seulement 15% des visiteurs espagnols sont venus au Québec par affaires. Parmi les séjours d’agrément, 69% ont eu lieu au 3e trimestre de 2008. Quelque 21% des séjours d’agrément au Québec ont une durée de 3 jours ou moins, 41% durent de 4 à 9 jours, et 38% 10 jours ou plus.

En comparaison avec l’ensemble des visiteurs étrangers d’agrément, les Espagnols participent dans une moins grande proportion aux événements et semblent avoir un intérêt moindre pour les musées, les galeries d’art, les sites historiques et les zoos. Par contre, ils sont particulièrement friands de magasinage, de parcs thématiques et naturels ainsi que d’activités sportives ou de plein air (graphique 4).

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La moitié des visiteurs d’agrément vient en couple et le quart voyage seul. La durée moyenne des séjours est de 9 jours (10 pour l’ensemble des voyageurs d’outre-mer). La dépense moyenne par jour (109$) est légèrement supérieure à celle de l’ensemble des voyageurs d’outre-mer qui visitent le Québec.

Habla español?

Entre ces Espagnols qui nous visitent de plus en plus et les autres hispanophones de ce monde, il y a lieu de continuer à adapter notre offre touristique afin de mieux les recevoir.  L’espagnol serait la troisième langue la plus parlée dans le monde (ou la deuxième, les classements varient légèrement d’une source à l’autre). Si nous améliorons notre capacité à accueillir les visiteurs en espagnol, peut-être y aurait-il lieu de promouvoir davantage notre province comme une destination où les hispanophones peuvent communiquer dans leur propre langue?

Nous pourrions également faciliter leur adaptation en répondant mieux à leurs habitudes de vie. Les Espagnols prennent leurs repas tard; le dîner vers 14 ou 15 heures et le souper vers 22 ou même 23 heures, ce qui détonne grandement avec les mœurs québécoises. Il y a certainement un compromis à faire! En matière d’hébergement, les Espagnols souhaitent une salle de bain privée ainsi qu’une propreté exemplaire. En Espagne, tous les établissements ont un cahier de plaintes (hoja de reclamaciones) mis de l’avant auprès des clients qui ont l’habitude de s’en servir au besoin. Ils n’hésiteront donc pas à formuler leurs commentaires négatifs.  Il importe donc d’y répondre promptement et avec courtoisie.

Sources:
– Crialdo, Jesùs Salgado. «The Spanish Online travel Overview», PhoCusWright, novembre 2008.
– Développement économique, Innovation et Exportation Québec. «Le marché du tourisme entre l’Espagne et le Québec», fiche marché, mars 2007.
– EuroMonitor. «Tourism Flows Outbound – Spain», EuroMonitor International, Global Market Information Database, novembre 2008.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2004-2008.
– Visit Britain. «Spain Market and Trade Profile», janvier 2008.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le quatrième trimestre 2009. Le Réseau de veille a amorcé ce type d’analyse lors de la sortie des chiffres du troisième trimestre (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009). Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs.

Le marché américain continue d’être touché avec une perte nette de plus de 42 000 sièges

L’analyse de la capacité aérienne en provenance des principaux marchés internationaux du Québec annonce, pour l’automne 2009, une performance inférieure à celle enregistrée en 2008 (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’environ 30 500 sièges de moins seront disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du quatrième trimestre 2009 (octobre, novembre et décembre).

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Seuls la France et le Mexique présenteront un solde positif de capacité avec des ajouts respectifs de plus de 8000 et 4600 sièges. Toutefois, le rapport ne fait pas état des nouvelles règles imposées en juillet concernant l’imposition d’un visa aux touristes mexicains. Il faut donc s’attendre à ce que ces prévisions soient nettement réajustées à la baisse. Le marché américain représente encore un boulet  pour le Québec, alors que les indicateurs continuent de pointer vers d’autres baisses. La capacité aérienne vers le Québec sera amputée d’environ 7,3%  par rapport à la même période l’an dernier. Du côté des marchés allemand et britannique, les perspectives à court terme semblent assez stables pour le Québec.

Le Québec moins performant que les autres provinces canadiennes

L’ensemble des provinces canadiennes verra son nombre de vols directs en provenance des États-Unis diminuer de 2,2%.  Le Québec est la province la plus touchée avec un différentiel négatif de plus de 42 000 sièges (-7,3%) à l’automne 2009 (graphique 1). La Colombie-Britannique s’en tire mieux que les autres sur ce marché avec une capacité augmentée de quelque 6000 places. Les perspectives pour le Mexique s’annonçaient fort prometteuses pour toutes les provinces avant l’imposition du visa mais ces prévisions seront malheureusement revues à la baisse. Pour le marché français, l’Ontario tirera aussi son épingle du jeu avec une croissance attendue de 16,2%, soit plus de 7000 sièges additionnels. En terminant, mentionnons l’étonnante performance de l’Alberta sur le marché allemand: 8 500 places additionnelles (+24,6%).

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Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Selon les données compilées par le Conference Board, à l’exception du Mexique et du Royaume-Uni, il en coûtera moins cher de voyager au Canada (en bleu) durant le 4e trimestre qu’à la même saison l’an dernier pour les touristes en provenance des principaux marchés (graphique 2). On s’attend à ce que les marchés japonais et américain améliorent significativement leur pouvoir d’achat à l’égard de la destination canadienne. Quant à l’amélioration de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts vers les autres destinations, elle est positive pour tous les marchés présents au graphique. L’écart le plus important est celui avec le Royaume-Uni (+19,8 c. +2,8%).

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Tout comme dans le rapport du trimestre précédent, l’amélioration de la compétitivité de l’indice du prix pour la destination canadienne est principalement attribuable à des réductions significatives du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. À cela s’ajoute un dollar canadien plus faible par rapport aux autres devises des marchés touristiques comparé à l’an dernier.

Source:

Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, quatrième trimestre 2009», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, juillet 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

États de proximité et États éloignés: deux profils distingués

Les visiteurs américains au Québec provenant des États éloignés représentent 53% du volume total mais 64% des dépenses touristiques. Quelque 43% d’entre eux visitent le Québec en voiture et les villes de Québec et Montréal reçoivent pratiquement le même pourcentage de voyageurs. Au cours des dernières années, la diminution du nombre de touristes provenant des États de proximité est comparable à celle des visiteurs provenant des États éloignés. Cette analyse compare l’évolution du nombre de touristes de ces deux segments de clientèle ainsi que leur profil et comportement de voyage respectif.

Les États de proximité regroupent ceux qui permettent d’accéder au Québec en six heures de route ou moins, soit New York, New Hampshire, Maine, Vermont, Connecticut et Massachusetts. Le reste des États-Unis est comptabilisé dans le segment «États éloignés».

Un nombre comparable de visites-provinces pour chacun des segments

En 2008, les Américains habitant les États de proximité, New York au premier rang, réalisent 47% des visites-provinces d’une nuit et plus au Québec. Notez les proportions variables de touristes d’affaires, d’agrément et en visite chez des parents ou des amis (graphique 1). Les visiteurs en provenance du Maine ne viennent pratiquement que par agrément, alors que seuls les États de New York et du Massachusetts comptent une proportion notable de touristes d’affaires (14% et 10% respectivement). C’est plutôt parmi les États éloignés que l’on compte une plus forte proportion de voyageurs d’affaires. Quelque 41% des touristes en provenance de l’Illinois viennent au Québec par affaires, 35% dans le cas du Texas, 24% dans le cas de la Californie, 20% dans le cas du New Jersey et 31% dans le cas des autres États (ceux non listés dans le graphique).

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La baisse d’achalandage décortiquée

Depuis quelques années, le Québec et le Canada connaissent une diminution importante de l’achalandage touristique américain. Cette baisse est attribuable tant aux États de proximité qu’à ceux éloignés, soit 26% de 2004 à 2008 pour ces deux segments (graphique 2).

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D’année en année, les variations du tourisme d’affaires ne sont pas constantes, en particulier pour les États éloignés. De 2006 à 2007, ces États ont enregistré une baisse importante de 15% (graphique 3). Pour le tourisme d’agrément, les variations sont plus régulières, tant pour les marchés éloignés que pour ceux de proximité (graphique 4). Les baisses sont similaires, sauf pour l’année 2005, où la diminution a été moins marquée pour les États éloignés.

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De 2004 à 2008, si tous les marchés connaissent une baisse, celle-ci varie considérablement d’un État à l’autre (graphique 5). La diminution de 16% des visiteurs en provenance de New York n’est peut-être pas la plus spectaculaire, mais rappelons qu’il s’agit du premier État émetteur.  La Californie et la Floride enregistrent les baisses les moins importantes, et le Maine, la plus prodigieuse. La diminution de 33% attribuable aux autres États modifie grandement la situation globale, puisqu’ils comptent pour 29% des visites-provinces en 2008.

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Deux comportements de voyage différents

Les graphiques 6 à 9 présentent des éléments du comportement des voyageurs américains au Québec en 2008, toujours en comparant les États de proximité avec les États éloignés. Rappelons que ces segments représentent un poids relatif similaire en matière de visite-provinces.
Évidemment, les touristes des États de proximité visitent davantage le Québec en automobile qu’en avion, mais il est étonnant de remarquer la proportion importante de visiteurs des États éloignés qui utilisent tout de même l’automobile (43%).

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Les visiteurs des États éloignés fréquentent les hôtels dans une proportion plus grande que les visiteurs des États de proximité. Ces derniers séjournent plus fréquemment au domicile de parents ou d’amis.

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On remarque des écarts considérables lorsque l’on compare les régions visitées par les touristes américains selon leur État d’origine. Si une proportion semblable visite Montréal, les touristes des États éloignés sont plus nombreux à se rendre à Québec et dans les Laurentides que les touristes des États de proximité.

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Dans le cas des deux segments, environ 20% des touristes voyagent avec des enfants, et le tiers viennent en couple. Quelque 38% des visites-provinces des résidants d’États éloignés se font en groupes d’adultes (3 ou plus) contre seulement 28% pour ceux des États de proximité. Ces derniers voyagent seuls dans 12% des cas, et cette proportion est de 9% pour les visiteurs éloignés.

La répartition des voyageurs selon leur âge est similaire pour les deux segments, à l’exception des individus âgés de 20 à 34 ans qui représentent 20% des visiteurs des États de proximité, mais seulement 10% de ceux venant d’États éloignés. Les jeunes de moins de 20 ans représentent 16% des voyageurs, et les individus de 35 à 54 ans, 39% des voyageurs provenant des États de proximité et 42% des États éloignés. Les visiteurs de ces derniers États comptent un peu plus d’individus âgés de 55 à 64 ans (19% contre 14%), alors que les proportions sont semblables pour les individus de 65 ans et plus (11% et 12%).

La majorité des voyageurs américains visitent le Québec pour une durée de trois nuitées ou moins, mais la proportion de visiteurs des États éloignés ayant prolongé leur séjour au-delà de quatre nuitées s’avère plus importante.

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Même si le nombre de visiteurs de chacun de ces deux segments et leur décroissance globale au cours des dernières années sont sensiblement comparables, il n’en demeure pas moins que les touristes des États éloignés génèrent plus de recettes touristiques au Québec que ceux des États rapprochés. Non seulement la durée de séjour est généralement plus longue (moyenne de 4,1 nuitées par rapport à 3,1, tous buts de voyage confondus), mais les dépenses moyennes par nuitée sont également plus élevées (177$ par rapport à 151$). En multipliant le nombre de visiteurs par les dépenses moyennes par séjour, on obtient la répartition suivante:

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Les États éloignés sont peut-être moins faciles à attirer, mais leur poids relatif ne laisse pas de doute quant à la pertinence de leur accorder une juste part des budgets de promotion.

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2004-2008.

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Perspectives Ressources humaines

Si la tendance se maintient… grave pénurie de main-d’œuvre dans les prochaines décennies

L’offre de la main-d’œuvre aura de plus en plus de difficulté à suivre le rythme de croissance de la demande. Les chiffres indiquent que la situation se détériorera et que la pénurie potentielle de main-d’œuvre dans le secteur touristique pourrait atteindre, en 2025, 256 700 postes au Canada et 55 400 au Québec. Le secteur de la restauration sera le plus fortement touché, et seuls les services de voyages échapperont à cette tendance. On doit agir sans tarder afin de déjouer les prévisions et de ne pas perdre des milliards de dollar$.

Le Conseil canadien des ressources humaines en tourisme (CCRHT), l’Institut canadien de recherche sur le tourisme et le Conference Board du Canada ont travaillé en partenariat afin de mesurer les répercussions des tendances démographiques et économiques à long terme sur l’offre et la demande de  main-d’œuvre dans le secteur du tourisme au Canada. Le récent rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre fait état de ces données et met à jour l’étude L’avenir du secteur du tourisme au Canada: de grandes possibilités … un petit bassin de main-d’œuvre, publiée en juin 2008.

Une année de sursis avant que la pénurie de main-d’œuvre s’accentue

La croissance du secteur touristique nécessitera un plus large bassin de travailleurs et l’offre de la main-d’œuvre aura de la difficulté à répondre à cette demande pour les raisons suivantes:

  • départs massifs des baby-boomers à la retraite;
  • population vieillissante;
  • chute du taux de fécondité qui engendre une diminution du nombre de jeunes qui entrent sur le marché du travail;
  • immigration qui, malgré son augmentation, ne peut contrecarrer les effets négatifs de la pénurie annoncée et qui est principalement constituée de travailleurs hautement qualifiés;
  • concurrence d’autres secteurs de l’économie pour attirer les travailleurs.

Bien que les conditions économiques actuelles atténuent ce manque à gagner, le déséquilibre s’accentuera dès la reprise en raison de la croissance de la demande touristique, cette dernière étant stimulée, entre autres, par la retraite des baby-boomers.

Parmi les principales préoccupations des gestionnaires au cours des cinq prochaines années, les problèmes liés à la main-d’œuvre occupent le premier rang (65%). Le recrutement et le maintien en poste des travailleurs deviendront des enjeux cruciaux.

En 2025, dans l’industrie touristique canadienne…

  • On estime la demande potentielle de biens et services touristiques à 237 milliards de dollars, alors qu’elle était de 152 milliards de dollars en 2006. La plus forte augmentation devrait survenir entre 2010 et 2015.
  • La demande d’emploi pourrait passer de 1,71 million en 2006 à 2,21 millions en 2025, soit une hausse de 29%.

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N.B. La courbe de la demande du transport n’est pas visible, car elle chevauche la courbe de l’hébergement.

  • L’offre de main-d’œuvre étant inférieure à la demande de 11,6%, la pénurie d’emplois se traduit par 256 669 postes non comblés (graphique 2).
  • De façon générale, les provinces et les villes qui emploient le plus grand nombre de travailleurs sont celles qui connaissent les pénuries de main-d’œuvre les plus marquées.

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  • L’Alberta et Calgary affichent les taux de croissance de la demande de main-d’œuvre les plus élevés, avec respectivement  45% et 51%. La demande des travailleurs de la province devrait passer de 193 308 emplois en 2006 à 279 269 en 2025, et pour Calgary, de 71 720 à 108 323.
  • L’Ontario connaît la pénurie la plus sévère, ne pouvant pourvoir 97 903 postes (graphique 3).
  • Le Nouveau-Brunswick est aux prises avec le taux le plus élevé de pénurie d’emplois par rapport à la demande, soit 17,2%. À ce chapitre, les provinces de l’Atlantique occupent le haut du classement grâce à leurs taux allant de 13,2 à 17,2%.

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  • Les villes les plus touchées par le problème de pénurie d’emplois sont, dans l’ordre: Toronto (49 606), Montréal (30 491), Vancouver (27 134), Calgary (11 553), Edmonton (10 934).

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  • La restauration est le secteur d’activité qui connaît la plus grande croissance de la demande et qui est le plus touché par le manque de travailleurs, soit 172 258 (graphique 4). Ce secteur compte quatre des cinq professions qui font face à la plus grave pénurie: préposé au comptoir et aide-cuisinier (55  256 postes), préposé au service des mets et boissons (51 855 postes), cuisinier (18 964 postes), préposé au bar (10 880 postes) – (ces chiffres incluent les besoins de l’hébergement). Animateur et responsable de programmes de sports et loisirs constitue la cinquième fonction de travail, ayant 8635 postes non pourvus. Le secteur «loisir et divertissement» occupe le deuxième rang des secteurs les plus touchés par la pénurie.
  • En raison d’un surplus de 231 emplois, le secteur des services de voyages est celui qui s’en tire le mieux.

En 2025, dans l’industrie touristique québécoise…

  • On estime le besoin de main-d’œuvre à 438 167 emplois, tous secteurs confondus, soit une hausse de 17% par rapport à 2006 (374 912 emplois).
  • L’offre étant inférieure à la demande de 12,6%, on évalue le manque à gagner à 55 379 emplois, alors qu’il était de 4953 en 2006 (graphique 5).

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  • Tout comme au Canada, la restauration est le secteur le plus durement touché au Québec. Après un surplus en 2010, la pénurie de main-d’œuvre pourrait dépasser les 35 000 travailleurs en 2025 (graphique 6).
  • Les services de voyages représentent le seul secteur épargné. L’offre québécoise surpasse la demande de près de 300 travailleurs.

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Essayons de faire mentir les chiffres

Comment faire en sorte que ces prévisions catastrophiques ne se réalisent pas? Pas de baguette magique pour régler la situation!

Selon le rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada…, une augmentation des salaires ne saurait régler le problème. Les entreprises étant forcées de «refiler» la hausse des coûts d’exploitation aux clients, on estime que cette stratégie ferait fléchir la demande. En fait, elle augmenterait l’offre de 50 200 emplois et en contrepartie, la baisse de la demande engendrerait des pertes évaluées à 22,2 milliards de dollars en dépenses touristiques.

Accroître la productivité et l’offre de la main-d’œuvre demeure un défi réalisable si l’industrie, les gouvernements, les maisons d’enseignement travaillent de concert afin d’améliorer l’attractivité des emplois et de réduire les barrières qui entravent l’entrée aux travailleurs potentiels. Et… les entreprises ne doivent surtout pas négliger la gestion des ressources humaines au quotidien.

À consulter:
Vous pouvez consulter le rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada… afin d’obtenir plus de détails au sujet des données ainsi que des statistiques intéressantes en cliquant ici.

Sources:
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre, Institut canadien de recherche sur le tourisme et Conference Board du Canada, mars 2009.
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre – Québec 2009, Institut canadien de recherche sur le tourisme et Conference Board du Canada, 2009.
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: de grandes possibilités … un petit bassin de main-d’œuvre, Institut canadien de recherche sur le tourisme, Conference Board du Canada et The Bristol Group, juin 2008.
– The Conference Board of Canada. «Tourism Labour Shortages to Re-Emerge as the Economy Recovers», Travel Exclusive, juillet et août 2009.