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Produits et activités

Des salles à manger qui sortent des sentiers battus

Innover, se réinventer, s’adapter sont tous des verbes avec lesquels les chefs d’entreprises ont dû jongler durant la pandémie. Pour certains, cette période trouble fut l’occasion d’observer le comportement de leur clientèle et d’imaginer de nouvelles façons d’offrir leurs services. Rapidement, le « prêt à emporter » a gagné l’intérêt des restaurateurs, si bien que des formules novatrices continuent de voir le jour, au grand plaisir des consommateurs. Voici deux exemples : 

Une nouvelle façon d’accueillir sa clientèle 

La Cabane d’à côté, située à Mirabel, occupe un vaste terrain sur lequel se trouve, entre autres, un verger. Au printemps 2020, les contraintes associées aux mesures sanitaires ont ébranlé les opérations de l’établissement. Comment accueillir les clients dans un tel contexte ?  

L’équipe de la Cabane d’à côté s’est mobilisée. Après quelques réflexions est venue l’idée de non seulement offrir un repas élaboré « à emporter », mais aussi de proposer une expérience plus complète en intégrant des espaces à pique-nique entre les pommiers qui se trouvent sur le domaine. L’initiative a connu un réel succès lors de sa première édition et c’est pourquoi l’aventure se poursuit en 2021.  


Source : Cabane Au Pied de Cochon 

Une occasion d’aller à la rencontre de ses clients 

À Québec, Le Renard et la Chouette se laisse également inspirer par l’idée du pique-nique. Cette fois, le concept repose sur un souhait d’offrir à la clientèle une proposition sur mesure de type VIP.  

Les clients choisissent d’abord leur plat et les breuvages puis indiquent un point de rencontre qui peut autant être une cour arrière qu’un parc. Le personnel du restaurant s’occupe ensuite d’installer une table, des chaises, une nappe et fournit tout le nécessaire pour manger confortablement. L’approche personnalisée permet aux gourmands de vivre une expérience unique selon le lieu sélectionné. À la fin du repas, l’équipe revient pour récupérer tout l’équipement. 

Source : Le Renard et la Chouette 

Ces deux exemples démontrent que les épreuves donnent parfois de l’élan à la créativité. Connaissez-vous d’autres initiatives inspirantes ? 

Source de l’image à la une: Pexels

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Produits et activités

Les cuisines fantômes, un nouveau modèle d’affaires

La fermeture des restaurants ou les limites qu’impose la COVID-19 en matière de service aux tables ont accentué les difficultés financières des restaurateurs. Au cours de la dernière année, plusieurs d’entre eux ont pris des décisions ardues et adapté leur modèle d’affaires pour essayer de garder la tête hors de l’eau. Les plats à emporter et la livraison enregistrent une popularité croissante alors que le concept des cuisines fantômes gagne du terrain. 

Apparues depuis quelques années dans des villes comme Los Angeles, New York et San Francisco, les cuisines fantômes se répandent aux États-Unis, au Canada et même au Québec. Elles constituent un modèle d’entreprise alternatif rendu possible grâce à la notoriété des applications de commande en ligne. Elles sont utilisées pour exploiter un restaurant sans salle à manger. Le restaurateur loue un espace dans une cuisine existante et y produit son menu. Les clients peuvent commander leurs plats, soit sur le site Web de l’entreprise, soit par l’entremise d’applications mobiles ou d’applications de livraison tierces. 

Plusieurs enseignes peuvent se regrouper et utiliser la même cuisine, un peu comme un espace de travail communautaire, mais pour les restaurants. Des entreprises comme Doordash, Kitchen United et  Cloud Kitchens exploitent des lieux partagés pour de nombreux restaurants. Tout récemment, Ghost Kitchen Brands (GKB) a conclu un partenariat avec l’enseigne Walmart. Cette dernière aménagera une cuisine dans certains de ses magasins afin d’accueillir des marques partenaires de GKB, telles que Quiznos, The Cheesecake Factory Bakery, Beyond Meat ou Ben & Jerry’s pour n’en nommer que quelques-unes.  

À Montréal, les quatre associés de la toute nouvelle entreprise Q-Zn ont transformé un grand espace en 16 cuisines commerciales qu’ils souhaitent louer à des restaurateurs. Ce concept « clé en main » offre une cuisine entièrement équipée, le service de plonge le soir, l’entreposage, la chambre froide, et la réception pour les livreurs d’Uber Eats, de Doordash ou de Skip the Dishes qui viennent chercher les commandes, etc.  

D’autres regroupent leurs diverses activités dans un même lieu. C’est le cas d’Anthony Tzemopoulos, cofondateur de One Kitchen, qui a rassemblé dans une seule cuisine ses quatre restaurants existants et a créé quatre autres concepts de plats à livrer. Les commandes se prennent à partir de son site Web. En 2021, le restaurateur prévoit d’ouvrir sa cuisine à d’autres qui voudraient se joindre à lui. 

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Source : Pexels

Varier ses sources de revenus 

Les cuisines fantômes aident aussi les propriétaires de restaurants « physiques » à diminuer leurs coûts d’exploitation en leur procurant des revenus de location. Martin Juneau, propriétaire du Pastaga, a dû fermer ses portes pour cause de pandémie. Il a sous-loué deux de ses locaux à deux autres chefs qui offrent des plats à emporter. Il a pu ainsi garder ses lieux ouverts et limiter les pertes. Le Chick-N-Waff, un nouveau concept qui tourne autour du poulet frit et des gaufres, n’a pas d’adresse physique. Il fonctionne à partir des cuisines du restaurant La Bêtise, à Verdun, quand l’établissement est fermé, du dimanche au mercredi. Cela permet aux deux propriétaires de partager les frais fixes. 

Varier sa gamme de produits grâce au restaurant virtuel 

Au lieu d’investir dans un nouvel établissement, certains restaurateurs élargissent leur offre et diversifient leur clientèle en proposant des produits inédits disponibles uniquement à la livraison ou à emporter. Ils ne louent pas d’espace de cuisine par l’intermédiaire d’un tiers. Ils utilisent les leurs pour préparer les plats qui seront offerts exclusivement en ligne. On parle alors de restaurants virtuels. C’est le cas du Kefi Taverna et du Yuno Sushi à Montréal, propriétés du chef Constant Mentzas du restaurant Ikanos, spécialisé dans les poissons et les fruits de mer. Ces deux restaurants virtuels présentent un menu complètement différent. Le premier propose des classiques revisités de la cuisine traditionnelle grecque et le second, comme son nom l’indique, vend des sushis.  

Avantages pour les restaurateurs 

La cuisine fantôme comporte de nombreux avantages pour les entreprises de restauration. Les propriétaires peuvent réduire considérablement leurs coûts d’exploitation en ayant moins d’employés et moins de pieds carrés. Elle offre également des perspectives aux nouveaux entrepreneurs puisque l’investissement initial pour exploiter ce type d’établissement est beaucoup plus bas que celui nécessaire à l’ouverture d’un restaurant complet.  

Toutefois, construire et développer une marque uniquement en ligne, sans restaurant physique, exige un marketing numérique très efficace pour s’assurer une clientèle. C’est grâce à cette vitrine numérique que les acheteurs potentiels peuvent découvrir l’entreprise. De plus, si les médias sociaux étaient utiles avant, ils sont maintenant essentiels pour se faire connaître. 

Un pas vers l’avenir 

Les services de livraison de nourriture comme Uber Eats ou Skip The Dishes sont en pleine expansion au Canada. En 2019, les consommateurs ont dépensé 1,5 milliard de dollars dans ce secteur, selon une étude de l’Université Dalhousie à Halifax. Le marché mondial des applications de livraison devrait connaître une hausse annuelle de 28 % pour la période 2017-2023, d’après Allied Market Research. Les commandes à emporter ou à livrer sont là pour de bon et les cuisines fantômes profitent grandement de cette tendance. Et vous ? Saurez-vous en tirer profit ? 


Source de l’image à la une : pexels.com 

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Destinations

La pandémie pousse la ville à se remettre en question

Les autorités se mobilisent

D’abord, tout s’est arrêté. Du jour au lendemain, le cœur des villes a cessé de battre. En fait, beaucoup de centres urbains, encore à ce jour, sont maintenus en vie artificiellement. Les travailleurs, les visiteurs, les étudiants et même les résidents se font rares dans les centres-villes depuis maintenant trop longtemps. Les commerces, ceux qui peuvent encore accueillir la clientèle en fonction des mesures sanitaires, en souffrent sévèrement.

Très rapidement, les autorités municipales ont démontré leur capacité à adapter le territoire pour permettre des déplacements sécuritaires. Plusieurs initiatives ont vu le jour dans les grandes et moins grandes villes à travers le monde : piétonisation, nouvelles voies cyclables, zones de rencontre et terrasses sur les trottoirs et les places publiques. Dans un contexte normal, ce type de projets se bute à de la résistance, nécessite des compromis. Mais avec la crise, il a fallu faire vite, adapter pour sécuriser et faciliter la fréquentation des commerces locaux, maillon essentiel de la vitalité des rues principales. La ville est alors devenue un véritable laboratoire de projets pilotes en accéléré. Comme les habitudes de la plupart des gens ont été bouleversées, leur état d’esprit est probablement plus ouvert, plus disposé aux changements.

Tourisme : une haute saison difficile

Le déconfinement estival a soulagé bien des entreprises, dont de nombreux hôtels, restaurants et attraits touristiques en région. Mais la situation dans les centres urbains s’est avérée bien différente. Selon les estimations de Destination Canada, les taux d’occupation moyens dans les grandes villes canadiennes ont rarement dépassé 40 % à 50 % au plus fort de l’été.

Selon le bilan estival de l’enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, la majorité des entreprises situées dans les grands centres urbains du Québec ont vu leurs finances se détériorer davantage durant la haute saison. Les données de la firme STR indiquent un taux d’occupation moyen de 18 % dans les hôtels de Montréal à la fin juillet, du jamais vu.

À court terme : un hiver confiné à domicile… et dehors

Malgré tout, avec l’hiver et la deuxième vague de la pandémie, d’autres initiatives ingénieuses se déploient dans les villes qui doivent conjuguer avec le froid et la neige. Pour des raisons de santé mentale et physique, la population aura plus que jamais besoin de sortir. Cet hiver, la qualité de vie des citoyens passera, entre autres, par l’aménagement des sites extérieurs.

Des architectes, urbanistes et autres professionnels de l’aménagement ont documenté de bonnes pratiques afin d’accompagner les autorités locales dans l’élaboration de concepts adaptés à l’hiver dans un contexte pandémique. Par exemple, pour favoriser la fréquentation des rues commerciales, l’organisation Bench Consulting a mis sur pied le concours Winter Places. Celui-ci vise à multiplier les solutions d’aménagements extérieurs hivernaux à faible coût et à installation rapide. Un guide téléchargeable gratuitement rassemble les initiatives retenues.

villes_redefinir_tourisme_postcovidSource : Pexels

À moyen et long termes : pour des villes plus résilientes

De nombreux professionnels du développement urbain se sont prononcés sur l’avenir des villes compte tenu du contexte actuel. La crise favorisera certainement l’accélération de certaines tendances. Des constructions plus durables, davantage d’agriculture urbaine et d’espaces verts ainsi qu’une place grandissante pour le transport actif et à propulsion électrique constituent des cibles qui gagneront en importance.

Dans cette mouvance, une cinquantaine d’experts et de personnalités influentes au pays, sous l’impulsion de l’ex-urbaniste en chef de la Ville de Toronto, Jennifer Keesmaat, signent la Déclaration 2020 pour la résilience des villes canadiennes. Ce groupe multidisciplinaire propose de développer une économie verte, propre et sobre en carbone en changeant la façon de planifier et d’opérer les milieux urbains. Les signataires formulent ainsi 20 mesures à mettre en place comme point de départ à ce virage. Celles-ci se regroupent sous trois thèmes :

  • Assurer une occupation responsable du territoire ;
  • Accélérer la « décarbonisation » de nos systèmes de transport ;
  • Adhérer au développement durable dans nos environnements naturels et bâtis.

Des solutions concrètes à mettre en place dès maintenant

L’enjeu de la dévitalisation des centres-villes ne date pas de la pandémie. Le magasinage en ligne et les centres commerciaux des banlieues ont contribué à étioler la fréquentation des rues principales. La crise a exacerbé cette dégradation et stimulé la mobilisation des acteurs de différents milieux pour créer des outils concrets de revitalisation. L’Institut urbain du Canada a publié un rapport intitulé : In it Together: Bringing Back Canada’s Main Street qui rassemble des actions pour dynamiser le cœur des villes. Ces propositions sont organisées autour de cinq thématiques phares : les gens, les lieux, le soutien, les commerces et le leadership.

Au Québec, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et la Chaire de recherche In.SITU de l’ESG UQAM ont lancé une plateforme Web rassemblant une panoplie de ressources pour l’aménagement des villes, dont six fascicules offrant la marche à suivre pour réaliser des projets de rues conviviales.  

Et le tourisme ?

Les villes du Québec sont de véritables moteurs de l’économie touristique. Des centres urbains dynamiques, animés, où les scènes culturelles et gastronomiques sont vibrantes et identitaires, où il fait bon vivre et où les résidents sont fiers et heureux d’accueillir le visiteur, voilà des villes attractives, tant pour les touristes d’agrément que d’affaires. Veillons à ce que la pandémie de COVID-19 ait servi à propulser un virage essentiel pour l’avenir des villes, une sorte de legs qui profite aussi bien aux résidents, aux entreprises qu’aux clientèles touristiques.

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*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets, d’avril à septembre 2020, par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

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Gestion

Revoir son modèle d’affaires pour mieux s’adapter

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les entreprises touristiques ont dû rapidement mettre en œuvre des plans d’action pour s’adapter aux exigences émises par la santé publique. Les mesures d’hygiène, de sécurité et de distanciation physique ont nécessité des ajustements importants pour de nombreux établissements et sites touristiques. L’absence de voyageurs internationaux et de la clientèle d’affaires a aussi sévèrement bouleversé les secteurs plus dépendants de ces visiteurs, notamment celui de l’hôtellerie et des réunions et congrès. Pour demeurer en activité et limiter leurs pertes, certains ont dû carrément revoir leur modèle d’affaires et accélérer des projets visant à mieux répondre aux besoins actuels tout en se conformant aux standards de demain.  

Identifier et saisir des occasions d’affaires 

Un consortium de chercheurs européens s’est penché sur l’utilisation de modèles d’affaires innovants pour passer à travers une crise comme celle de la pandémie de COVID-19 dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Ils ont noté que leur usage peut non seulement aider les entreprises à générer d’autres revenus pendant la crise, mais aussi contribuer à mieux les préparer pour l’avenir. Les occasions d’affaires identifiées durant cette période procurent de nouvelles perspectives et pourraient favoriser la réalisation de profits à long terme. L’étude met également en lumière l’importance des opportunités numériques, telle que la création de services supplémentaires. Dans un contexte où certains établissements subissent des fermetures temporaires, ils s’avéreraient une source de revenus transitoire.

Retour sur le concept de l’hybridation des lieux et des fonctions 

La tendance repose sur une volonté de diversifier ses sources de revenus en allouant de nouveaux usages à des lieux. Le secteur de l’hôtellerie intègre cette stratégie depuis quelques années pour attirer de nouvelles clientèles, notamment les communautés locales. Ainsi, les activités et les expériences offertes profitent à la fois aux voyageurs et aux habitants du quartier. En l’absence d’un tourisme international en contexte de pandémie, cette notion d’hybridation s’avère intéressante en milieu urbain, même si certaines contraintes freinent l’étendue des possibilités du concept. 

L’Association hôtellerie Québec a organisé en octobre 2020 un webinaire dans lequel plusieurs idées permettant de générer des revenus non traditionnels ont été partagées. Le conférencier invité, Guillaume Lavoie, expert en économie collaborative, proposait de faire de l’hôtelier un partenaire du quartier. Pour ce faire, il évoquait la possibilité de louer certains espaces tels que les stationnements, la cuisine, les chambres, le lobby, les salles de réunion auprès d’entreprises de proximité qui pourraient avoir des besoins sporadiques. 

Cet automne, de nombreuses idées créatives pour générer des revenus supplémentaires en hôtellerie ont circulé dans les médias. Parmi celles observées se trouvent : 

  • Convertir des chambres en salon de travail pour accueillir des professionnels qui n’ont pas le luxe d’avoir un bureau à la maison ou encore en salon équipé spécifiquement pour les amateurs de jeux vidéo, de cinéma, de sport ;
  • Équiper les suites de cuisines et offrir des services adaptés à une clientèle de long séjour pour répondre entre autres aux besoins des snowbirds ;
  • Offrir un forfait dédié au tournage ou à des séances de photos. Certains hôtels possèdent des attributs uniques méconnus des photographes, des producteurs vidéo et des influenceurs en quête de nouveaux lieux ;
  • Louer ses espaces de stationnement pour les propriétaires de véhicules récréatifs et d’embarcation ou aux entreprises ayant besoin de lieu d’entreposage additionnel. 

S’adapter aux besoins des clientèles 

Même si le tourisme d’affaires a été en pause depuis la fermeture des frontières et le début des restrictions en matière de rassemblement, les entreprises ont poursuivi leurs activités à distance, multipliant les rencontres et les événements virtuels. Qu’ils plaisent ou non, le télétravail et les réunions à distance ont fait leurs preuves. Dans la mesure où des habitudes et des préférences ont été consolidées durant la pandémie, il est possible que certaines activités ne retrouvent jamais le niveau atteint avant la crise, même après la vaccination des populations. 

En réponse à cette tendance, plusieurs centres de réunion et de congrès adaptent leurs installations en vue de satisfaire les attentes technologiques de leurs clients. Parallèlement, les organisateurs d’événements n’ont eu d’autre choix que de plonger dans l’univers virtuel pour survivre et ont développé des expertises en mode accéléré qui serviront d’assises à de nouveaux métiers.  

La nécessité de se rencontrer en face à face n’est pas mise en doute. Toutefois, les derniers mois ont démontré les avantages qu’offrent les événements hybrides. Pour quelques établissements plus avant-gardistes, la réflexion quant à ce virage était présente même avant la crise. Pour d’autres, il est devenu une évidence. 

Depuis le début de la pandémie, le Palais des congrès de Montréal se positionne sur l’offre hybride. Ses espaces permettent la tenue d’événement à la fois en présence et en virtuel grâce à ses studios équipés à la fine pointe de la technologie qui offrent une expérience de diffusion de type plateau de télévision.

Qu’en pensent les clients ?

Le consortium de chercheurs européens nommés précédemment a soulevé un point important dans son étude : le rôle des clients. Il est question ici de ceux qui visitent fréquemment l’entreprise, les plus fidèles et les plus impliqués. Ces clients sont davantage enclins à réfléchir aux forces et aux faiblesses de l’organisation et communiquent ouvertement des idées potentielles d’innovation. Avez-vous pensé faire appel à eux ?

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Produits et activités

S’adapter en temps de pandémie

En octobre 2020, la Chaire de tourisme Transat ESG-UQAM a sollicité, sur les médias sociaux, les intervenants touristiques québécois afin de découvrir des initiatives inspirantes découlant d’une volonté d’ajuster ou d’améliorer l’expérience client en ces temps de pandémie de COVID-19. Plusieurs ont répondu à l’appel. Voici comment les propriétaires de la microbrasserie À l’abri de la Tempête, située aux Îles de la Madeleine, se sont adaptées. 

 Seule microbrasserie de l’archipel, à l’Abri de la Tempête est en activité depuis 16 ans, et ce, à l’année. Elle offre de 20 à 25 produits qu’elle distribue au Québec. Depuis sa fondation, les propriétaires créent des maillages avec les producteurs et les artisans des Îles. Son Pub à Bières accueille des résidents et de nombreux visiteurs, particulièrement durant la saison estivale.  

S’adapter rapidement 

Comme pour bien des entreprises touristiques, l’année  2020 a comporté son lot de défis. Pour la microbrasserie, le confinement et l’interdiction aux voyageurs de se rendre aux Îles ont créé beaucoup d’incertitudes au printemps. Ce n’est qu’à la mi-juin que les propriétaires ont su qu’elles pouvaient rouvrir en juillet. Cependant, plusieurs décisions avaient été prises en amont, dont celle de réduire le nombre d’employés et d’abaisser la production. Or, avant la pandémie, l’établissement venait d’effectuer d’importants investissements. L’appui offert aux entreprises touristiques pour l’adaptation aux normes de sécurité sanitaire (COVID-19) et l’aide de l’Entente de partenariat régional en tourisme (EPRT) furent grandement appréciés et ont contribué à diminuer les pertes associées à la crise sanitaire. 

La saison 2020 fut difficile d’un point de vue économique, mais aussi humainement. Les effectifs en place ont eu certaines difficultés à offrir un service à la clientèle qui répondait aux standards habituels de l’entreprise étant donné les mesures sanitaires contraignantes et le peu de temps accordé à la formation. S’adapter continuellement dans un contexte d’incertitude fut un réel test de résilience et de témérité.  

Tirer leçon de l’expérience de 2020 pour préparer la saison 2021 

En temps normal, le pub peut recevoir près de 75 personnes assises ou 100 debout. Pour respecter la distanciation physique et éviter les déplacements à l’intérieur, seul le service aux tables a été permis durant l’été. La capacité d’accueil a fondu à 30-35et les heures d’ouverture ont été réduitesL’aménagement a aussi été repensé pour éloigner les tables, protéger les employés (ajout de fenêtres recyclées devant le comptoir) et pour déambuler de manière sécuritaire. À l’extérieur, sur la terrasse, les places sont passées de 150 à 60. Il y avait donc une nécessité d’augmenter la capacité pour limiter les pertes 

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Source : À l’abri de la Tempête 

 À l’abri de la Tempête occupe un vaste terrain qui donne sur la mer. L’étendue de cet espace permettait l’ajout d’une douzaine de tables à pique-nique pour accueillir davantage de personnes. Les propriétaires ont également installé des abrisvent et un cabanon converti en kiosque extérieur pour faciliter le service et éviter que les clients entrent. 

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Source : À l’abri de la Tempête 

L’ajout de tables à pique-nique fut l’occasion d’accueillir des personnes accompagnées de leur animal domestique (ce qui est interdit sur la terrasse) et de permettre aux clients d’apporter leur pique-nique (également défendu sur la terrasse). La réponse des visiteurs fut très positive, certains se sont même approprié les lieux. Cela a convaincu les propriétaires de conserver, voire d’améliorer, ces options une fois que la pandémie sera terminée. 

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Source : À l’abri de la Tempête 

 L’expérience vécue en 2020 aidera les propriétaires à mieux évaluer les ressources nécessaires pour la haute saison de 2021 et à concrétiser des projets testés l’été dernier. 

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Produits et activités

L’achat de produits alimentaires régionaux en Montérégie en temps de pandémie

La pandémie de la COVID-19 qui s’abat sur le Québec depuis la mi-mars 2020 fait émerger l’importance de renforcer dans la population québécoise des comportements d’achat local pour soutenir l’économie du Québec, notamment au bénéfice des producteurs locaux. Pour évaluer l’intérêt des habitants de la Montérégie pour l’achat agroalimentaire local, un sondage en ligne et quatre groupes de discussion (voir la note méthodologique à la fin du texte) ont été réalisés en mai 2020 auprès de 230 abonnés de l’infolettrLa Montérégie, le Garde-Manger du Québec . Selon les résultats des analyses, les répondants  reconnaissent plus l’importance de l’achat local depuis le début de la pandémie, mais les producteurs locaux et les réseaux de distribution doivent relever plusieurs enjeux et défis liés à la promotion des produits régionaux. Ces défis et enjeux sont autant d’occasions de lancer des projets agrotouristiques autour de la thématique de l’achat local et de proposer des expériences mémorables.   

L’intérêt pour l’achat de produits alimentaires régionaux est en hausse  

Le sondage indique que la pandémie de la COVID-19 et les différents messages gouvernementaux à propos de l’achat local ont eu pour effet de sensibiliser la population à l’importance de l’achat des produits agroalimentaires régionaux. Les résultats montrent que la proportion de répondants très et extrêmement sensibilisés à la consommation d’aliments régionaux produits, transformés, distribués ou servis par des entreprises de la Montérégie est passée de 45 % avant la pandémie à 81 % depuis la pandémie. À l’inverse, la proportion de répondants qui n’étaient pas du tout et pas très sensibilisés à l’achat de produits régionaux est passée de 15 % à 1 %.  

Les valeurs ajoutées de l’achat local sont d’ailleurs manifestes. D’après les résultats des quatre groupes de discussions, une majorité de personnes ont exprimé l’avis que l’achat local agroalimentaire permet de réduire le transport des produits et des marchandises d’un point à un autre, donc de diminuer l’impact environnemental de la distribution alimentaire en comparaison aux circuits longs. En outre, selon les répondants, l’achat alimentaire local contribue à la fraîcheur, au maintien des parfums et des saveurs et à une plus longue conservation des produits. 

La connaissance des aliments locaux constitue un enjeu 

Si l’intérêt pour l’achat local s’intensifie chez les Montérégiens, la connaissance des produits, des entreprises locales et des circuits de distribution représente trois importants enjeux mis en relief dans la recherche. En effet, 39 % des répondants mentionnent ne pas très bien connaître ou ne pas du tout connaître les aliments régionaux produits, transformés, distribués ou servis par les entreprises de la Montérégie. Il est possible de noter que 38 % des personnes interrogées estiment ne pas très bien connaître ou ne pas du tout connaître les entreprises locales qui produisent, distribuent, servent ou transforment les aliments régionaux en Montérégie. De plus, 40 % des répondants éprouvent des difficultés à retrouver ces produits régionaux dans les différents points de vente, car souvent ils ne sont ni en évidence ni bien étiquetés. Selon toute apparence, une prise de conscience s’est développée sur ce dernier point avec la pandémie. Les répondants perçoivent que les produits locaux sont plus chers en général que leurs équivalents importés, mais se déclarent prêts à assumer la différence de prix, et ce, dans une moindre mesure, pour les familles avec enfants ou celles à plus faible revenu. 

La connaissance des produits, des entreprises locales et des circuits de distribution constitue trois enjeux d’importance 

Les résultats du sondage mettent en lumière l’importance des initiatives promotionnelles visant à faire connaître les producteurs et les distributeurs de produits régionaux pour susciter et renforcer les comportements d’achat local. 

L’importance de mener des initiatives de promotion des aliments régionaux  

La Montérégie, le Garde-Manger du Québecgéré par Expansion PME ; l’organisme représentant des Tables de concertation bioalimentaire du Québec pour la région de la Montérégiepropose le projet « Les Virées Gourmandes de la Montérégie ». Cette initiative vise à faire découvrir aux consommateurs et aux visiteurs des produits régionaux et des restaurants, en proposant un répertoire de visites agrotouristiques en Montérégie organisées sous la forme de circuits gourmands.  

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Source : Les Virées Gourmandes de la Montérégie 

Depuis le début de la pandémie, il est possible d’y retrouver une carte géolocalisée (voir l’image) qui répertorie les entreprises agroalimentaires et les restaurants de la Montérégie ayant répondu à l’invitation de promotion de l’achat de produits régionaux. Les entreprises sont présentées sous la forme d’une fiche montrant leurs produits, la nature de leurs activités, leur adresse et la manière de s’y rendre. On y trouve également un  lien vers leur site Web le cas échéant. À l’automne 2020, « Les Virées gourmandes de la Montérégie » changent de formule en raison des mesures sanitaires imposées par la Santé publique. Six boîtes découvertes de produits régionaux permettant d’aller à la rencontre des producteurs et des transformateurs de la Montérégie seront mises en vente et distribuées une fois par mois, d’octobre 2020 à mars 2021. 

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Source : Les Virées Gourmandes de la Montérégie 

Des initiatives comme « Les Virées Gourmandes de la Montérégie » suscitent un intérêt de la part des participants des quatre groupes de discussionIls apprécient particulièrement la possibilité d’aller à la rencontre de producteurs et d’en apprendre plus sur les produits et leurs méthodes de production de même qu’avoir la possibilité de développer une relation de proximité avec eux.  

Ces initiatives promotionnelles sont importantes pour forger à long terme une relation entre les producteurs,  les distributeurs, les consommateurs et les visiteurs.

De telles initiatives promotionnelles sont importantes pour forger à long terme une relation entre les  producteurs,  les  distributeurs,  les  consommateurs et les visiteurs. L’ensemble des activités proposées possède également des visées agrotouristiquesElles renforcent l’image de marque de la Montérégie comme destination, en plus d’offrir une expérience agrotouristique revisitée en raison de la pandémie de la COVID-19, puisque ce sont les producteurs et les distributeurs qui s’invitent désormais à la table deconsommateurs. 

 

Note méthodologique : La recherche a été menée par L. Martin Cloutier et Laurent Renard, professeurs au Département analytique, opérations et technologies de l’information de l’ESG UQAM. Le sondage s’est déroulé en ligne du 14 au 23 mai 2020. L’échantillon était composé des abonnés à l’Infolettre La Montérégie, lGarde-Manger du Québec et 230 personnes ont répondu au sondage de neuf questions. Quatre groupes de discussion ont également été conduits avec une plateforme de communication à distance auprès de 32 participants asondage. Deux rapports de recherche ont été réalisés pour La Montérégie, le Garde-Manger du Québec. 

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Marketing Produits et activités

Peut-on jumeler les mesures sanitaires et l’expérience client ?

Dans le monde touristique pré-COVID, le terme « expérience » était sur toutes les lèvres. Certains commençaient d’ailleurs à s’interroger sur la surutilisation du concept. La crise sanitaire a complètement paralysé l’industrie du voyage. Depuis le début du déconfinement, le tourisme reprend graduellement son souffle. Maintenant, les différents secteurs d’activités doivent adapter leurs produits et respecter les nouvelles normes en vigueur.

Devant le besoin crucial de mesures sanitaires et de distanciation physique, est-il possible d’assurer une expérience client agréable ? L’émotion, la surprise, la personnalisation deviendront-elles des termes désuets dans l’ère post-COVID ? Voici quelques exemples inspirants ayant réussi à transformer certaines contraintes au grand plaisir des visiteurs.

Diffuser l’information avant la visite

Plusieurs entreprises publient des vidéos pour annoncer que les visiteurs sont à nouveau les bienvenus. Pourquoi ne pas y joindre les nouvelles règles sanitaires qui s’appliquent à l’organisation ? Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité. Idéal pour gérer les attentes et éviter les mauvaises surprises à l’arrivée !

Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité.

C’est le cas du Royal Air Force Museum en Angleterre comme le démontre cette vidéo.

Source : YouTube

Quant au Chimei Museum à Taïwan, les responsables n’hésitent pas à utiliser l’humour et l’ensemble de leurs collections pour sensibiliser les visiteurs sur l’importance de prendre leur température avant de pénétrer l’institution.

Avant de franchir la porte : l’attente

Dans plusieurs cas, l’aire d’attente se situe désormais à l’extérieur d’un commerce, d’une attraction, etc. Étant déjà un enjeu de taille avant l’arrivée de la COVID-19, la gestion des files a un impact sur l’expérience du visiteur et constitue sa première impression sur la qualité de l’accueil. Heureusement, de nombreuses stratégies et actions peuvent être mises en place pour faciliter la vie aux gestionnaires et aux clients, comme le démontre cette analyse.

Une fois sur place

Les touristes arrivent enfin ! À quoi ressemble l’accueil avec les mesures sanitaires ? Est-ce que le parcours client constitue un véritable labyrinthe froid et aseptisé ? Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène. Voici quelques exemples.

Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène.

Les lieux d’accueil et d’information touristique

Certains sites illustrent les mesures de distanciation physique selon les caractéristiques de leurs régions : c’est le cas de Combloux en France (voir image suivante). Cette méthode est non sans rappeler ce qu’ont fait Tourisme Côte-NordCamping Québec et Tourisme Granby pendant la période de confinement.

distance_sociale_fromageSource : Facebook — Combloux

De son côté, la boutique physique de Destination Agen se trouve désormais sur leur page Facebook. Les visiteurs commandent par courriel ou par téléphone et obtiennent leur produit le lendemain à l’office de tourisme. Une bonne initiative pour restreindre au maximum la manipulation des objets et éviter de mauvais souvenirs à la maison !

D’autres éléments très souvent palpés dans les bureaux d’accueil touristique demeurent les brochures ! En France, plusieurs solutions sont mises en place. Chez Tourisme Périgord, les vacanciers sont alors invités à consulter les conseillères en séjour pour recevoir la documentation et des offres personnalisées. Quant à l’office de tourisme de Binic-Étables-sur-Mer, les fascicules se trouvent dans des pochettes en fonction de plusieurs thématiques telles que la famille, la mer ou les jours de pluie. Au Teich, le bureau d’accueil propose aux touristes d’obtenir l’information directement sur leur téléphone intelligent en scannant un code QR.

brochure_sans_contactSource : Facebook — Ville Le Teich

Les restaurants (juste en gras)

 Fortement touchés par la crise sanitaire, plusieurs restaurateurs usent de créativité pour proposer des solutions originales et faire respecter les mesures de distanciation physique. Que ce soit par des peluches de panda à Bangkok ou l’utilisation de chapeau-frites en Allemagne, les idées se multiplient pour apporter le sourire aux visiteurs. Il est toutefois important de rappeler que les initiatives doivent demeurer sécuritaires. Il ne faudrait pas que le virus se propage à cause de la manipulation des objets par les clients. 

À Montréal, le restaurant le Monarque fusionne la gastronomie et la mode en collaborant avec la maison de création Sarah Pacini, dont fait partie le designer et couturier québécois Philippe Dubuc. Près d’une trentaine de mannequins, qui portent les collections printemps-été 2020, sont disposés dans l’établissement pour favoriser la distanciation physique. Certains se retrouvent aux tables, d’autres au bar. Le tout pour se fondre harmonieusement au décor chic du lieu. Il s’avère possible d’acheter les vêtements en participant à un encan silencieux. Les profits seront remis à des œuvres caritatives.

mannequins_restoSource : Facebook — Sarah Pacini

Une touche d’humour, un message clair et précis, un accueil chaleureux, une ambiance agréable… ces quelques ingrédients simples assurent une expérience réussie dans un contexte hors de l’ordinaire.

 

Sources de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

VASTE ENQUÊTE AUPRÈS DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE : PORTRAIT DE L’AGROTOURISME ET DE LA RESTAURATION

Du 9 au 27 avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a mené une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme dans la province. L’échantillon se compose de 2977 organisations touristiques québécoises, dont 250 appartiennent au secteur agrotouristique ou agroalimentaire et 238 à celui des restaurants, bars et cafés. Les données présentées révèlent la situation des entreprises au cours de cette période.

Profil des entreprises

infographie

Les impacts de la crise

Bien que tous les secteurs ressentent les impacts catastrophiques et très négatifs de la crise sur leurs affaires, notamment les congrès (100 %), la restauration (85 %), les festivals et événements (83 %) et l’hôtellerie (83 %), l’industrie agrotouristique est également touchée, mais dans une moindre proportion (53 %, voir le graphique 1).

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Cela peut s’expliquer par le fait que les trois quarts des entreprises agrotouristiques et agroalimentaires sondées sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement comparativement à 43 % des restaurants, des cafés et des bars. Dès lors, les deux tiers des entreprises agrotouristiques ont maintenu leurs activités dans une proportion d’au moins 50 %, alors que 72 % des restaurateurs et des propriétaires de bars ou de cafés sont demeurés ouverts à moins de 25 % de leur capacité.

Ces fermetures totales ou partielles ont engendré des pertes financières allant jusqu’à 40 % par rapport au 1er trimestre de 2019 pour la moitié des exploitants agrotouristiques ou agroalimentaires de l’échantillon (voir le graphique 2). Celles subies par les restaurateurs s’échelonnent plutôt jusqu’à 50 % pour la même proportion d’entreprises et 16 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 à 100 % de leur chiffre d’affaires. Cette situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt, surtout pour les restaurateurs puisque 78 % d’entre eux ont suspendu leurs activités pour le printemps. Toutefois, les deux tiers (65 %) d’entre eux comptent reprendre leurs opérations pour la saison estivale.

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Mesures mises de l’avant

Plus des trois quarts des restaurants, des bars et des cafés ont déjà mis à pied du personnel permanent ou contractuel, soit beaucoup plus que l’ensemble de tous les secteurs confondus. D’ailleurs, ils ont amorcé un éventail de mesures pour atténuer les impacts financiers de la crise dans de plus fortes proportions que toutes les autres catégories d’entreprises (voir le tableau 1). Malgré cela, près de trois restaurateurs sur quatre (74 %) soulignent avoir besoin de liquidités dans le prochain mois comparativement à 56 % des exploitants agrotouristiques (voir le tableau 2).

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Des organisations inquiètes et un optimisme mitigé pour la reprise

Les restaurateurs et les exploitants de bars et de cafés se sentent moins outillés que les entreprises agrotouristiques pour faire face à la crise, la moitié des répondants mentionnant même être perdus devant la situation (voir le graphique 3). Ils prévoient un retour à la normale plus tard que les entreprises agrotouristiques et même que celles des autres secteurs touristiques.

Bien que plus de la moitié des sondés de l’industrie agrotouristique et de la restauration croient qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude, tout de même trois personnes sur dix estiment qu’ils seront plus nombreux.

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Que réserve l’avenir

Les restaurateurs sont prêts. Selon un récent sondage réalisé du 6 au 11 mai par l’Association Restauration Québec (ARQ) auprès de 1 217 gestionnaires, près des trois quarts des répondants (72 %) soulignent qu’ils souhaitent rouvrir, même avec une capacité réduite à 50 %. Jusqu’à maintenant, ils ont été proactifs afin de faire face à la situation actuelle et ils comptent, à court ou moyen terme, apporter des changements à leur modèle d’affaires, principalement en développant ou en augmentant l’offre de mets à emporter (56 %), les commandes en ligne (34 %) ou un service de livraison (31 %). Par ailleurs, une rencontre s’est tenue avec la CNESST et la Santé publique pour discuter d’un projet de guide des normes sanitaires entre autres pour le secteur de la restauration et des bars. Un plan de sécurité sanitaire pour le secteur de l’agrotourisme et du tourisme gourmand est en cours de validation auprès d’organismes responsables et il sera déposé auprès de l’Institut national de la santé publique pour approbation finale. Pour reprendre leurs activités, toutes les entreprises devront faire la preuve qu’elles sont en mesure de protéger leurs clients, leurs travailleurs et leurs fournisseurs.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Produits et activités

Enjeux liés à la relance des restaurants

L’Association Restauration Québec (ARQ), le plus important regroupement de restaurateurs de la province définit quatre enjeux majeurs pour assurer la relance de cette industrie tout en respectant les mesures sanitaires et d’éloignement physique imposée par l’Institut national de santé publique du Québec. 

1-Besoin de liquidités

2-Redémarrage planifié en phase avec la réalité du secteur

3-Assouplissement de la réglementation pour permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires

4-Relance de la consommation chez les Québécois

Pour faire face à ces enjeux, l’ARQ a soumis plusieurs recommandations au gouvernement. Sans ces mesures, l’association craint que la majeure partie des établissements ferment définitivement leurs portes. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par Restaurants Canada et rendu public le 23 avril, il semble que 50 % des propriétaires de restaurant indépendant croient ne pas pouvoir survivre à la crise si les conditions ne s’améliorent pas d’ici trois mois.

Enjeux liés à la distanciation physique

La consommation sur place constituera un énorme défi avec des restaurants ouverts avec la moitié de leur superficie pour accueillir des clients. Les restaurateurs envisagent de graves problèmes de rentabilité. Avec des marges bénéficiaires qui avoisinent les 4,4 % pour l’industrie en 2018, les propriétaires n’ont pas beaucoup de latitude. La fermeture de la majorité des établissements depuis plusieurs semaines en a obligé plus d’un à gruger dans ses économies pour couvrir ses coûts fixes en l’absence de revenus. On peut donc s’attendre à ce que les restaurants rencontrent de sérieux problèmes lors de la reprise.

Enjeux sanitaires

Les impératifs d’hygiène risquent de dicter la cadence pendant plusieurs mois au sein de l’industrie de la restauration.

De nouvelles règles à suivre

L’adoption de mesures sanitaires strictes s’avère une condition sine qua non pour assurer la relance de tous les secteurs d’activité y compris celui de la restauration.

Au Québec

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) propose aux employeurs et aux travailleurs une trousse d’outils pour les aider dans leur prise en charge de la santé et de la sécurité, dont un Guide de normes sanitaires en milieu de travail. Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité du travail publie une fiche pour les restaurants et les services alimentaires.

Au Canada

Restaurant Canada publie un document qui fournit des pratiques à mettre en œuvre pour se conformer aux directives gouvernementales dans les domaines de la distanciation physique, du nettoyage et de l’assainissement ainsi que de la santé et l’hygiène personnelle. Ce guide s’appuie sur des leçons tirées de ceux qui ont continué d’exploiter leur restaurant pendant la pandémie.

Aux États-Unis

La National Restaurant Association s’est associée entre autres avec des représentants de la Food and Drug Administration, de la Conference for Food Protection, du milieu universitaire et des responsables de la santé publique pour élaborer un ensemble de directives pour aider les restaurants à retourner à leur plein fonctionnement en toute sécurité le moment venu. Les recommandations concernent :

  • La sécurité alimentaire ;
  • Le nettoyage et la désinfection ;
  • La surveillance de la santé des employés et l’hygiène personnelle ;
  • La distanciation sociale.

Cliquez ici pour consulter la Soyez santé

Source : National Restaurant Association

Enjeux de formation des travailleurs

Si le respect de normes sanitaires sévères s’impose, la formation du personnel s’avère primordiale pour assurer la sécurité de tous. À cet effet, le gouvernement de l’Australie-Occidentale a annoncé que tout individu employée dans un café, un bar ou un restaurant devra suivre une formation obligatoire gratuite concernant les mesures d’hygiène avant la réouverture des établissements. Le cours comprend deux niveaux ; le premier volet doit être réussi par tous les employés, le second, par les gestionnaires et les superviseurs. Un membre du personnel avec l’accréditation la plus avancée doit être sur les lieux de chaque restaurant en tout temps en tant que responsable de l’hygiène. La formation inclut les éléments suivants :

  • Comprendre la COVID-19 et les restrictions ;
  • Signaler les problèmes de santé personnels ;
  • Maintenir des pratiques d’hygiène personnelle et de l’environnement de travail ;
  • Réduire la contamination croisée grâce à des procédures spécifiques à la COVID-19 ;
  • Connaître les pratiques efficaces de nettoyage et d’assainissement spécifiques à la COVID-19.

Des réouvertures au compte-gouttes

Aux États-Unis, la Géorgie est devenue le premier État à rouvrir les salles à manger le 27 avril, mais les établissements doivent respecter un ensemble de 39 directives (pages 6 à 9) définies par le gouvernement, entre autres :

  • Obliger le port du masque à tout le personnel ;
  • S’assurer que les travailleurs ne sont pas malades ;
  • Réduire le nombre de clients à 10 par 500 pieds carrés ;
  • Installer des séparateurs physiques pour éviter les interactions entre les clients de tables différentes ;
  • Utiliser des menus jetables ;
  • Etc.

Les autorités recommandent aussi fortement d’employer des solutions technologiques lorsque cela est possible pour diminuer les interactions entre les personnes : commandes mobiles, accès mobile aux menus pour planifier sa commande, messages texte à l’arrivée pour faciliter l’attribution des sièges et options de paiement sans contact.

Depuis, l’Alaska, le Tennessee, l’Oklahoma et le Texas ont accepté la reprise des services de restauration en salle, mais de manière très restreinte. Par exemple, au Texas où les salles à manger des restaurants sont ouvertes depuis le vendredi 1er mai, la capacité d’accueil est limitée à 25 % et les aires de restauration rapide (food courts) restent fermées. Bien que le Département de la santé recommande d’avoir recours à des ustensiles, des tasses et des assiettes jetables lorsque cela est possible, la vaisselle peut toujours être utilisée tant qu’elle est désinfectée avant d’être réutilisée. Les tables et les chaises doivent être nettoyées et désinfectées entre les repas. Les convives ne peuvent être plus que cinq personnes à la fois et doivent réserver pour éviter de se retrouver dans une file d’attente. 

Des exemples de restaurants post-pandémie

Nous l’avons vu précédemment, les établissements devront respecter des normes sanitaires très strictes lors de la réouverture. Dans cette optique, certains se sont amusés à imaginer le restaurant post-COVID-19.

Mediamatic, un centre culturel d’Amsterdam offrira aux futurs clients de son restaurant un coin-repas privé dans de petites serres espacées les unes des autres et installées le long d’un canal. Chacune d’entre elles pourra accueillir deux à trois convives. Les serveurs, qui porteront visières de protection en plexiglas et gants, apporteront la nourriture sur des planches qu’ils glisseront jusqu’aux clients.

À Vilnius, en Lituanie, les autorités permettent aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues.

Source : Go Vilnius

L’entreprise Seasonly a déniché des idées inspirantes, quoiqu’éphémères, pour retrouver le plaisir de partager des repas en toute sécurité ; les voici, en photos.

Source : Seasonly

Pour survivre, il faudra faire preuve de créativité et repenser la façon d’aménager son établissement, d’accueillir et de servir ses clients. 

 

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 1 de 3

Hébergement touristique

Solidarité. Les initiatives solidaires sont nombreuses dans le secteur de l’hébergement. La mobilisation vise à la fois l’hébergement du personnel médical, des malades atteints de la COVID-19 et des sans-abris. D’un autre côté, plusieurs chaînes d’hôtels ont créé des partenariats et levé des fonds afin de venir en aide aux employés mis à pied.

 

-Assouplissement des politiques d’annulation et de remboursement. Les hébergements touristiques ont pour la plupart adapté leur politique d’annulation et de remboursement. Généralement, ils proposent à leurs clients de modifier ou d’annuler toutes leurs réservations sans frais.

-Mesures d’hygiène. Afin de répondre à des enjeux sanitaires nouveaux et dans une volonté de rassurer les consommateurs, les établissements sont nombreux à avoir ajusté leurs protocoles de nettoyage.

Par exemple, le Westin Houston Medical Center, à Houston, a acquis deux robots nettoyeurs qui permettent de réduire considérablement les risques d’infection en désinfectant les chambres et les espaces communs.

Source : Westin Houston Medical Center, Youtube

  • Chine : un retour progressif des activités. En dépit des craintes toujours présentes de faire face à une nouvelle pandémie, le tourisme local reprend graduellement son cours en Chine. Le confinement obligatoire ayant été levé,  attractions et hébergements rouvrent prudemment.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Restauration et agrotourisme

  • Bonnes pratiques. Avec la fermeture des commerces non essentiels et les mesures de distanciation, la majorité des restaurants, des bars et des services alimentaires ont dû fermer leurs portes. Certains — même les marchés agricoles — se sont tournés vers la livraison et les commandes à emporter. D’autres ont converti leurs activités :
    • Au Québec et ailleurs dans le monde, des distillateurs s’engagent dans la fabrication de gel désinfectant pour pallier la pénurie ;
    • Des restaurateurs américains transforment leur établissement en mini-épicerie ou en dépanneuren stockant des produits essentiels tels que le lait, les céréales et le pain. D’autres, en Australie, ont remplacé les tables de leurs salles à manger par desréfrigérateurs et des étagères pour offrir des plats cuisinéset des aliments des producteurs locaux.
  • Mesures de soutien et solidarité. Aide aux entreprises qui rencontrent des problèmes de liquidités, bonification des salaires des travailleurs agricoles, subventions salariales, garanties de prêts pour soutenir les PME, les efforts réalisés pour appuyer les commerces québécois fusent de toutes parts. Les employés de la restauration ne sont pas en reste. Au Québec, Pur Vodka et Cook It leur ont fourni 6000 repas.

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Source : Pur Vodka

  • Plusieurs restaurateurs tentent d’éviter le gaspillage à la suite de la fermeture de leur établissement. C’est le cas de Lola Rosa qui a distribué 2000 repas à plusieurs organismes de bienfaisance de Montréal.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin sur l’hébergement touristique

Organisation de gestion de la destination

  • Mesures de soutien. Les OGD doivent elles aussi modifier leurs activités en temps de crise. La concertation et l’écoute des besoins des membres, le développement d’outils d’accompagnement, de formation et les partenariats s’avèrent les principales actions mises en place pour appuyer les entreprises. La boîte à outils humaine de Tourisme Mauricie, le cocktail Québec cité en collaboration avec l’Office du tourisme de Québec et le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance constituent quelques bonnes pratiques.
  • Préparation de la relance. Le moment de la reprise de l’activité touristique étant inconnu, les OGD établissent des scénarios de sortie de crise optimistes et réalistes. L’incertitude liée à la réouverture des frontières amène les destinations à développer des stratégies pour une relance auprès du marché local et de proximité en premier lieu. Au Colorado, l’approche de contenu a été recentrée sur les Road trips pour orchestrer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux. Au Québec, la transformation numérique sera aussi au cœur de cette reprise. La Ville de Montréal y contribue en accompagnant gratuitement les entreprises par l’implantation d’une boutique en ligne.
  • La métamorphose de la réalité touristique. Cette crise a mis en lumière l’importance de la consommation locale, la bienveillance et le retour à un rythme de vie plus lent. Des OGD anticipent la nouvelle normale post-COVID par la création d’une veille sur les médias sociaux et la planification d’études de marché pour comprendre les besoins de voyageurs.
  • Mesures d’hygiène. Les mesures d’hygiène instaurées en place à l’échelle mondiale ne seront pas sans conséquence pour l’industrie touristique. À Singapour, plus de 37  000 entreprises touristiques sont encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean.
  • Les meilleures pratiques communicationnelles viennent des destinations qui ont su harmoniser leur message. Par exemple, la Colombie-Britannique a produit un guide d’accompagnement pour les acteurs de l’industrie afin de centraliser le message. La Californie et l’Oregon ont aussi préparé ce type de matériel.
  • Inspiration spécial confinement. Les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs. Plusieurs d’entre elles se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages. Voir la campagne de Tourism Australia.

Source : Australia, Youtube 

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les organisations de gestion de la destination.

Croisières

  • Croisières annulées ou pressées de recommencer. Les compagnies gèrent les contrecoups de la pandémie au cas par cas. Les trois plus grands joueurs — Carnival, Royal Carribean et Norwegian— qui représentent 80 % de la flotte mondiale, prolongent la suspension de leurs activités. Certaines bannières de Carnival annulent leurs voyages pour l’année 2020. D’autres maintiennent leurs bateaux en fonction et leur équipage à bord afin de reprendre le large le plus rapidement possible.
  • Un futur incertain. Une épée de Damoclès pour l’industrie, selon des experts. De populaires destinations comme Dubrovnik, Amsterdam et Santorini conservent leurs restrictions et Fort Lauderdale allonge l’interdiction d’accoster aux navires touristiques commerciaux. L’Organisation mondiale de la santé conseille aux personnes de 70 ans de s’isoler jusqu’à nouvel ordre. La diversification des publics cibles devient une nécessité.
  • Cultiver le goût de naviguer. Les stratégies de promotion du secteur se renouvellent en ces temps de confinement. L’heure est aux tours virtuels et aux capsules de voyages. Vingt minutes de méditation avec des membres d’équipage, une visite de nouveaux navires, un panel avec la présidence de l’entreprise, les idées ne manquent pas.
    • Exemple : La compagnie Lindblad Cruise, de National Geographic, lance le programme Virtual Expedition qui regroupe de courtes vidéos conçues par les membres d’équipage. Chaque capsule vise à découvrir une destination faisant partie des itinéraires offerts.

Source : YouTube

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les croisières.