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Hébergement

Hébergement touristique: qui dort où?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux qui ont contribué financièrement au projet sont Aimia et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici une analyse spécifique concernant l’hébergement touristique.

Chez des proches… ou dans un 4 étoiles

Les voyageurs québécois vont dormir chez de la famille ou des amis lorsqu’ils sont en déplacement au Québec (30 %), mais encore plus ailleurs au Canada (34 %), comme le démontre le graphique 1. Le graphique 2 expose également l’importance des séjours chez des proches pour les Québécois en Europe ou ailleurs qu’aux États-Unis et que dans le Sud (34 %). Il s’agit de la forme d’hébergement la plus utilisée lors d’un voyage type vers ces destinations. Mais cela n’empêche pas les Québécois de recourir aussi à de l’hébergement commercial lors d’un même séjour.

Le graphique 1 démontre que, toutes destinations confondues, c’est l’hôtellerie de 4 étoiles ou plus (32 %) et celle de 3 étoiles (22 %) qui figurent aux 1er et 3e rangs des modes d’hébergement utilisés. Néanmoins, il faut consulter le graphique 2 pour constater la popularité des hôtels/motels 4 étoiles ou plus lors des séjours dans les destinations du Sud; les 2/3 des Québécois affirment avoir séjourné dans ce type d’établissement lors d’un voyage au soleil. Au Québec, on parle plutôt de 27 %. Soulignons toutefois que le système de classification dans ces régions diffère de celui du Québec de même que les tarifs des établissements de 4 étoiles ou plus, souvent plus abordables qu’ici.

Pour leurs séjours au Québec, 12 % des voyageurs québécois font du camping et la même proportion recourt à la location de chalet ou d’appartement à partir de sites Web tels qu’Airbnb et HomeAway. Quelque 8 % des touristes québécois séjournent dans des chalets appartenant à de la famille et 6 % vont dans des gîtes. Seulement 5 % utilisent l’hôtellerie 2 étoiles ou moins. Toutefois, 9 % la choisissent lors de leurs voyages dans le reste du Canada (voir les graphiques 1 et 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

 

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Les Québécois choisissent des hébergements touristiques différents selon leur âge, indépendamment de la destination. Les jeunes adultes sont plus enclins que la moyenne à recourir à l’hébergement 2 étoiles ou moins. Les voyageurs de 55 ans et plus séjournent davantage dans les gîtes. L’illustration ci-dessous présente ces quelques particularités.

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Les choix des voyageurs hors Québec

Toutes destinations confondues, les voyageurs en provenance de l’Ontario, du nord-est des États-Unis et les touristes français séjournent principalement en hôtellerie 3 étoiles ou plus et chez des proches. Les établissements 2 étoiles ou moins et les maisons ou appartements loués sur les sites Web suivent. Comme l’indique le graphique 3, le type d’hébergement privilégié varie beaucoup selon le marché.

Ce sont les Ontariens (33 %) qui fréquentent le plus les établissements d’au moins 4 étoiles lors d’un séjour type. Ils choisissent aussi en grande partie l’hôtellerie 3 étoiles et le quart d’entre eux vont chez des proches, soit plus que les deux autres marchés à l’étude. Parmi les voyageurs américains, la même proportion (31 %) fréquente l’hôtellerie 3 étoiles que celle de 4 étoiles ou plus.

Les voyageurs français sont beaucoup moins enclins que les autres à choisir des établissements hôteliers 4 étoiles ou plus (15 %), mais élisent domicile chez un proche autant que le font les Américains (19 %). Ils fréquentent l’hôtellerie 3 étoiles comme les Ontariens (29 %) et celle de 2 étoiles ou moins (19 %), beaucoup plus que les 2 autres marchés. Ils sont aussi plus enclins que les autres à louer une maison ou un appartement en ligne, à aller dans un gîte et à faire du camping lors d’un séjour type.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les gîtes, les chalets et le camping ont la cote au Québec

Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec!

Lors d’un séjour type au Québec, les voyageurs étrangers ont choisi en plus grande proportion les hôtels, les motels et les auberges 3 étoiles, suivis de près par l’hôtellerie 4 étoiles ou plus. Plus d’un voyageur sur cinq a dormi chez des proches. Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec! L’hôtellerie 2 étoiles ou moins, le chalet ou l’appartement loué en ligne, la maison de campagne de la famille, le camping, le bateau de croisière, le condo et la pourvoirie récoltent tous des proportions beaucoup plus élevées que la moyenne. Rappelons que la pourvoirie est un type d’établissement que l’on trouve peu à l’extérieur du Québec (voir le graphique 4).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Le camping est davantage pratiqué par les 18 à 34 ans, la croisière par les plus fortunés et les chalets ou les appartements loués en ligne par les couples avec enfants. Les choix de l’hébergement par les voyageurs étrangers varient selon l’âge, le revenu annuel ou encore le type de ménage. L’image ci-dessous donne un aperçu de ces variations pour les voyageurs hors Québec.

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 L’hébergement en évolution

Les établissements 3 étoiles ou plus, le domicile des proches, les chalets, les gîtes et l’hébergement de plein air en général : les voyageurs au Québec utilisent des moyens qui caractérisent bien l’offre. Les options d’hébergement évoluent et se multiplient, tout particulièrement avec le développement des portails Web de location entre particuliers très efficaces ainsi qu’avec la diversification de l’offre telle que le prêt-à-camper, les hôtels design et branchés sur leur milieu et ceux qui proposent des services liés à la santé et au bien-être. Il s’avère essentiel de rester à l’affût de ces tendances en plus de bien saisir le profil de sa clientèle.

 

Image à la une : © iStock photo

 

 

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Segments de clientèles

Comprendre le voyageur de demain (partie 2)

Ces six segments sont définis selon des traits de personnalité, des valeurs, des attitudes, des centres d’intérêt et des modes de vie. Dans une analyse précédente, nous vous présentions les trois premières tribus de la firme Amadeus, soit le chercheur d’aisance (simplicity searcher), le puriste culturel (cultural purist) et l’assoiffé de capital social (social capital seeker). Pour compléter le portrait, voici les trois suivantes.

 

 

Chasseur de récompense (reward hunter)

Il vit généralement seul dans une grande métropole internationale. Dépendant, voire même accro aux technologies, il cherche à être toujours plus performant. Il travaille beaucoup, souvent trop, et ressent le besoin de se récompenser pour tous les efforts qu’il effectue quotidiennement. Les voyages et les activités qui sortent de l’ordinaire lui offrent un bon retour sur l’investissement que représentent ses longues heures passées au bureau.

Les voyages et les activités qui sortent de l’ordinaire lui offrent un bon retour sur l’investissement que représentent ses longues heures passées au bureau.

Le chasseur de récompense cherche à vivre des moments qui lui permettront de le stimuler mentalement, de se sentir bien physiquement, et qui lui offriront les plus hauts standards de qualité. Pressé par le temps, il apprécie l’aide d’un service de conciergerie personnalisé qui lui dénichera des expériences raffinées, uniques et parfois même totalement inusitées. Amateur de traitements VIP, il opte pour la première classe, préfère les enregistrements prioritaires, aime se loger dans des lieux luxueux et stylisés et cherche à vivre des moments inoubliables.

Leur relation complexe avec les technologies fait en sorte que certaines personnes de ce segment sont enclines à se déconnecter totalement une fois en vacances. La désintoxication numérique fait alors partie d’une démarche pour réduire le stress et vivre l’instant présent. À l’opposé, on trouve d’autres voyageurs de ce groupe qui préfèrent retirer un maximum des applications, objets connectés et appareils mobiles.

Visiteur par obligation (obligation meeter)

Bien qu’il voyage dans un but précis, le visiteur par obligation profite de son déplacement pour apprécier et découvrir la destination dans laquelle il se trouve. Le périple dure alors un peu plus longtemps que nécessaire.

  • Le voyageur d’affaires est aujourd’hui bien équipé pour travailler, où qu’il soit dans le monde. Après des rendez-vous, des conférences ou des présentations auprès de clients, il aime prolonger son séjour pour explorer l’endroit où il se trouve, parfois même accompagné de son conjoint et de ses enfants. Pour plusieurs, les vacances de type travail-loisir (bleisure) permettent de concilier la vie professionnelle et la vie familiale.
  • Les événements créent pour certains des occasions de se rendre dans des destinations qu’ils n’auraient pas nécessairement choisies autrement. Par exemple, les invités d’un mariage, les partisans d’un athlète amateur ou les accompagnateurs d’un patient hospitalisé.
  • Les festivals, spectacles culturels et événements sportifs professionnels attirent également les visiteurs par obligation, qui profiteront d’un contexte festif pour faire une escapade de quelques jours.

Le premier volet de leur séjour est davantage organisé que le reste du périple, qu’ils improviseront une fois sur place.

Ce segment de clientèle recherche la flexibilité lors de la réservation et de la facturation. Les besoins spécifiques de ces personnes nécessitent des conseils personnalisés sortant parfois du cadre touristique. Le premier volet de leur séjour est davantage organisé que le reste du périple, qu’ils improviseront une fois sur place.

Voyageur éthique (ethical traveller)

Il accorde beaucoup d’importance à l’impact qu’aura son voyage sur l’environnement et sur les communautés visitées. Planifier ses vacances est un processus complexe, car il aime s’informer sur divers aspects tels que la situation politique de la destination, la responsabilité sociale des entreprises avec lesquelles il transige et les particularités culturelles locales. Pour gagner du temps, il lui arrive de demander conseil aux agences de voyages spécialisées en tourisme durable.

Le voyageur éthique est conscient des répercussions économiques qu’engendre le tourisme et tente de maximiser son apport financier auprès des communautés locales.

Il tente de minimiser son empreinte écologique et n’hésite pas à restreindre ses options pour être cohérent avec ses valeurs. Certains iront jusqu’à éviter de prendre l’avion, alors que d’autres opteront pour des programmes de compensation des gaz à effet de serre. Altruiste, ce type de voyageur s’adonne parfois au bénévolat, selon les besoins de la destination qu’il visite.

Le voyageur éthique est conscient des répercussions économiques qu’engendre le tourisme et tente de maximiser son apport financier auprès des communautés locales.

Comme précisé dans l’analyse précédente, un individu peut se trouver dans plus d’un segment, selon les motifs de son voyage et l’étape de vie dans laquelle il se situe. Bien que les tribus d’Amadeus ne dressent pas un portrait exhaustif des voyageurs de demain, elles ont été choisies parce qu’elles mettent en valeur la diversité des besoins des touristes et pourraient aider des entreprises touristiques à identifier des occasions d’affaires.

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Segments de clientèles

Comprendre le voyageur de demain (partie 1)

La firme Amadeus a mandaté l’agence Future Fondation, spécialisée en tendances de consommation, afin de dresser un portrait des voyageurs de demain, qui ont été divisés en six tribus. Ces groupes représentent des segments de clientèles élaborés non pas à partir de leur profil générationnel ou de leur sexe, mais selon des traits de personnalité, des valeurs, des attitudes, des centres d’intérêt et des modes de vie.

Ces tribus visent à mieux préparer les entreprises qui désirent répondre aux besoins des touristes de 2030 et celles qui aspirent à développer de nouvelles offres de produits ou de services personnalisés. Une personne peut correspondre à différents segments, selon l’étape dans laquelle elle se trouve dans sa vie ou selon les motifs de son voyage. Voici les trois premières tribus d’Amadeus; vous découvrirez les suivantes dans une prochaine analyse.

Le chercheur d’aisance (simplicity searcher)

Il passe sa vie à courir après son temps et se sent même parfois dépassé par les événements de son quotidien. Il est aisé financièrement et se complaît à déléguer quelques obligations. Lorsque vient le moment de planifier ses vacances, il se fait un plaisir de confier la tâche à une personne de confiance ou à un agent de voyages qui effectuera l’organisation de façon transparente. Il ne souhaite pas gérer tous les détails de son périple et se sent heureux lorsqu’il déniche un forfait comprenant tout ce dont il aura besoin pour voyager sans le moindre souci.

Il se sent heureux lorsqu’il déniche un forfait comprenant tout ce dont il aura besoin pour voyager sans le moindre souci.

Les vacances représentent une chance inouïe de prendre soin de lui, de se faire dorloter et d’oublier ses préoccupations. Il n’est pas très ouvert à de nouvelles cultures et est peu attiré par l’aventure. Ce qu’il cherche avant tout, c’est être dans un environnement confortable, passer un moment agréable, tout en se sentant en sécurité. Sur place, il visitera les incontournables de la destination et restera sur des sentiers bien battus.

Ce segment comprend des voyageurs peu expérimentés, des personnes monolingues, ainsi que de nombreux individus de la classe moyenne provenant de pays émergents.

Le puriste culturel (cultural purist)

Il possède un esprit aventurier, fuit les lieux touristiques et espère vivre des expériences authentiques. Il se confond avec les populations locales, mange aux mêmes endroits qu’elles et s’adapte aux us et coutumes de la région visitée. Ses périples s’apparentent parfois à une quête intérieure et d’autres fois à l’acquisition de nouvelles connaissances. Le voyage prend selon lui tout son sens lorsqu’il s’immerge dans une nouvelle culture.

Le voyage prend selon lui tout son sens lorsqu’il s’immerge dans une nouvelle culture.

Éduqué, exigeant et confiant, il se fie au bouche-à-oreille, aux réseaux sociaux de niche, aux applications mobiles et à son instinct pour planifier son voyage. Il aime pouvoir changer ses plans à la dernière minute et est généralement infidèle aux marques. Les entreprises touristiques associées à l’économie collaborative répondent à de nombreux besoins de ce segment de clientèle qui tente de se tenir loin des hordes de touristes.

Ce segment inclut des voyageurs expérientiels, des solos, des touristes de niche, des voyageurs en année sabbatique (gap year travellers), des étudiants.

L’assoiffé de capital social (social capital seeker)

Toujours connecté, il accorde beaucoup d’importance à sa présence sur les médias sociaux. Sa créativité et ses compétences en rédaction, en photographie et en vidéo ont contribué à mousser sa popularité sur ses réseaux. Lorsqu’il vit une expérience, il se demande de quelle façon il pourrait la traduire en contenu viral. Son sens des affaires et sa personnalité d’entrepreneur permettent à cet influenceur Web d’être payé pour raconter ses aventures, et celles vécues aux quatre coins du monde s’y prêtent parfaitement. Selon lui, le voyage ne se termine pas une fois à la maison, bien au contraire. Le retour est l’occasion de passer en revue tout le contenu accumulé et diffusé durant le périple et de lire ou relire les commentaires de ses lecteurs.

Lorsqu’il vit une expérience, il se demande de quelle façon il pourrait la traduire en contenu viral.

Il est attiré par des offres personnalisées, valide ses choix avec ses communautés et implique son réseau afin de créer sa liste de choses à voir (bucket list). Il fait davantage confiance aux recommandations de ses pairs qu’à celles provenant des agents de voyages. L’assoiffé de capital social est prêt à donner son avis sur les services reçus et s’attend à ce que les entreprises réagissent rapidement lorsqu’il formule une plainte ou apporte des suggestions.

De nombreux jeunes des générations Z et Y, des blogueurs professionnels, des voyageurs en année sabbatique et des routards raffinés (flashpackers) font partie de cette tribu.

Dans une prochaine analyse, vous découvrirez le chasseur de récompense (reward hunter), le visiteur par obligation (obligation meeter) et le voyageur éthique (ethical traveller).

Image à la une: © BY SA NC Stephen Coles

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Marketing Tendances

Le résident : un client à ne pas négliger

Rouen mise sur le foisonnement d’activités

Guy Pessiot, président de l’office de tourisme Rouen Normandy Tourisme & Congrès, a présenté l’approche de la ville de Rouen pour impliquer les habitants dans l’accueil des touristes et les transformer en clients, tout en bonifiant l’offre d’événements. L’Agenda consiste à offrir des activités à tout moment de l’année. Il s’adresse aux touristes qui en sont à leur deuxième visite ou plus, ainsi qu’aux résidents. Cette centrale de réservation contient des centaines de propositions, la plupart offertes par des habitants et des entreprises de Rouen qui ne sont pas nécessairement liées au tourisme : ateliers d’artistes, visite de fermes, cours de cuisine ou de peinture. L’Institut national de la boulangerie, par exemple, propose d’apprendre à faire des croissants. Ces offres plaisent d’ailleurs particulièrement à la communauté locale. L’office de tourisme encourage ces initiatives, soutient le réseau des Greeters ou encore des entreprises qui offrent des parcours du type chasse au trésor. Les responsables de l’office de tourisme considèrent que ces propositions sont complémentaires aux circuits officiels.

Cette initiative s’inscrit dans une perspective d’attractivité générale de la destination et va dans le même sens que celle de la région Seine-Maritime. Celle-ci compte 12 000 ambassadeurs qui détiennent une carte leur allouant un accès gratuit à l’achat d’une entrée plein tarif ou encore des tarifs préférentiels dans près de 100 sites touristiques de la région.

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Source : Seine-Maritime

 

Valoriser le cadre de vie des Yvelynois

Le département des Yvelines fait partie de la région Île-de-France et est bien connu pour son chef-lieu, Versailles, et son non moins connu château. Sylvie Lahuna, directrice du comité départemental du tourisme, a présenté un des axes de la stratégie du territoire : valoriser le cadre de vie des habitants, et par le fait même, l’expérience touristique de ceux de la région Île-de-France et des touristes français, belges et anglais qui reviennent à cette destination. Pour ce faire, deux microsites ont été créés, ainsi que trois événements :

  1. Le Guide des sorties dans les Yvelines vise d’abord à donner des idées d’activités aux habitants à proximité, principalement aux familles. Ils peuvent s’en inspirer lorsqu’ils reçoivent de la famille ou des amis. On y propose des activités pour les enfants, un agenda événementiel, des sites patrimoniaux, des fermes pédagogiques, des brocantes, etc.
  2. Le site Balades et randos en Yvelines contribue au positionnement de la destination en tant que poumon vert de Paris et suggère des activités extérieures à pratiquer, principalement en été.
  3. L’événement de jardinage Paroles de jardiniers a attiré 18 600 visiteurs en 2014 dont 84 % d’Yvelinois.
  4. Vert les Yvelines, ce sont des week-ends, étalés sur huit mois de l’année, durant lesquels résidents et touristes sont invités à des randonnées animées et accompagnées à pied, à vélo ou à cheval. Des 2750 participants, 74 % résidaient dans la région.
  5. Goûts d’Yvelines est un événement gastronomique ayant attiré 9500 participants en 2014, dont 83 % de locaux.

La destination mise sur une communication offensive pour faire connaître ses événements et ses activités. Mme Lahuna explique également l’intérêt de tirer profit de l’économie collaborative; une application de covoiturage (Blablacar) est intégrée dans le guide des sorties et les habitants peuvent offrir un repas chez eux durant l’événement Goûts d’Yvelines.

Le comité départemental du tourisme anime donc la communauté locale et lui fait connaître les attraits et les saveurs locales pour qu’elle contribue à l’accueil des visiteurs.

Le comité départemental du tourisme anime donc la communauté locale et lui fait connaître les attraits et les saveurs locales pour qu’elle contribue à l’accueil des visiteurs. On la tient également bien informée à l’aide de microsites spécialisés et d’un bulletin mensuel qui explique aux résidents ce qui se passe dans le département.

Des Muséonautes enrichissent les collections muséales

La Fabrique des patrimoines en Normandie regroupe 70 musées de la région et est à l’origine de Muséobase, un outil permettant à tous d’inventorier leur collection. Le directeur de la Fabrique, Marc Pottier, présente ce projet qui vise, entre autre, à mobiliser les habitants pour enrichir les collections. Ces derniers, souvent experts du territoire, sont invités à apporter des commentaires sur les objets, les photos et les vidéos répertoriés sur la plateforme en ligne de Muséobase. Ils deviennent ainsi des Muséonautes et peuvent jouer à deviner l’usage de certains objets, inscrire des anecdotes, commenter des lieux et ainsi construire l’Histoire. Ils peuvent aussi communiquer entre eux. Les gestionnaires de musées décident ensuite de ce qui sera partagé à tous.

Un exemple éloquent de cette participation citoyenne est survenu récemment lorsqu’une photographe américaine a légué une imposante collection de photographies prises peu de temps après la Seconde Guerre mondiale. La population locale a largement contribué à identifier les personnes photographiées et à raconter les histoires derrière les clichés (voir le reportage de francetv).

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Source : francetv

Pottier explique que l’implication des résidents dans l’enrichissement des collections muséales contribue à ce qu’ils s’en approprient un pan et deviennent d’excellents ambassadeurs.

Ces exemples reposent tous sur une utilisation judicieuse des nouvelles technologies. Elles facilitent la communication et les interactions entre les gestionnaires de la destination, les entreprises touristiques et maintenant, les résidents.

 

Image à la une : Balades et randos en Yvelines

 

 

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Segments de clientèles

Les vacances multigénérationnelles, une nouvelle tradition

Preferred Hotels & Resorts, un important regroupement d’hôtels indépendants, a effectué une enquête sur ce segment de clientèle afin de connaître ses habitudes, ses préférences et ses intentions de voyage. Le sondage a été réalisé en ligne durant l’été 2014 auprès de 520 parents et 417 grands-parents des États-Unis qui ont réalisé un voyage multigénérationnel au cours des 12 derniers mois. Les données de la présente analyse reposent essentiellement sur les résultats obtenus lors de cette enquête.

Du temps de qualité et des souvenirs

Les parents et les grands-parents sondés ont fait respectivement 4,4 et 5,6 voyages au cours de la période étudiée.

Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année.

Dans les deux cas, la proportion de vacances multigénérationnelles se situe autour de 50 %. Pour une majorité (77 %), ce type de vacances est une expérience qu’elle souhaite vivre chaque année. Parmi les principales raisons évoquées, on trouve :

  • passer du temps de qualité avec les membres de leur famille;
  • créer des souvenirs familiaux qui dureront toute leur vie;
  • se rapprocher les uns des autres.

La planification, l’affaire de tous

Lorsque vient le temps de planifier les vacances, chacun met la main à la pâte. Cependant, ce sont les parents qui participent le plus activement et qui influencent davantage les autres. Au moment de payer, les grands-parents se hissent au premier rang, suivis de près par les parents.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Les répondants qui ont affirmé que leurs enfants exerçaient une influence lors de la planification de leurs vacances ont précisé qu’ils le faisaient particulièrement lors du choix de la destination, des activités quotidiennes, de l’hôtel ou du lieu de villégiature.

Lorsque vient le temps de choisir la destination, les personnes sondées ont principalement considéré les cinq sources d’information suivantes :

  • parents et amis;
  • résultats provenant des moteurs de recherche;
  • sites Web des destinations;
  • sites Web de commentaires et de recommandations;
  • promotions d’hôtels ou de lieux de villégiature.

Des réservations généralement en ligne

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver.

Le Web est non seulement incontournable pour obtenir de l’information, mais également pour réserver; 50 % des répondants ont indiqué avoir tout réservé en ligne, 28 % presque tout, 10 % quelques éléments et 5 % peu d’éléments.

Pour recueillir de l’information et aussi des prix, les sites Web les plus visités par cette clientèle américaine sont Expedia, TripAdvisor, Travelocity, Orbitz et Hotels.com. Près de la moitié d’entre eux sont d’avis que la façon la plus pratique de réserver se trouve en ligne, sur des sites de compagnies aériennes ou de croisières, d’hôtels et de location de voiture, alors qu’un peu plus du tiers leur préfèrent des sites d’agences de voyages en ligne tels qu’Expedia. Le téléphone est beaucoup moins utilisé; 9 % l’emploient pour contacter un agent de voyage traditionnel et 7 % pour communiquer avec un fournisseur de service.

Les dépenses et le budget alloué aux vacances

Environ un tiers des parents et grands-parents sondés dépensent de 1000 à 4999 dollars américains pour leurs vacances multigénérationnelles (voir le graphique 1) alors que 18 % iront jusqu’à y investir plus de 15 000 dollars. Ce type de vacances constitue une grande part de leur budget annuel de voyages, qui s’élève à plus de 10 000 dollars pour près de la moitié des répondants.

AR_vacances_multigenerationnelles_US_graphique2 Source : Preferred Hotels & Resorts 2014 

Parmi ceux qui ont réservé au moins une chambre d’hôtel, la durée de séjour dépasse en général trois nuits; 45 % affirment être restés entre trois et cinq nuits, 28 % de six à sept et 16 % plus de huit nuits. Ces individus occupent normalement deux à trois chambres (62 %) et dépensent en moyenne 156 dollars américains pour chacune. 

Les motivations et les destinations

La plage représente le principal but de voyage de plus du tiers des Américains sondés, les parcs thématiques et les visites chez des parents et des amis occupent la deuxième et la troisième places du classement. Les séjours en ville gagnent le cœur d’un cinquième des répondants, suivis des croisières, des tout-inclus, du camping et des vacances au bord d’un lac.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Plus du tiers (39 %) des Américains qui s’inscrivent dans le segment multigénérationnel ont réalisé un voyage à l’international au cours des douze derniers mois. Les destinations les plus en vogue sont l’Europe (14 %), les Caraïbes (12 %), le Mexique (12 %) et le Canada (11 %). Parmi tous les répondants au sondage, 5 % ont visité le Québec, soit près d’une personne sur deux qui a séjourné au Canada. Au cours des deux prochaines années, 63 % envisagent de prendre (peut-être, probablement ou fort probablement) des vacances à l’international. Cette fois, 21 % considèrent le Canada comme une destination possible.

Les médias sociaux

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook.

Ils sont nombreux à posséder un profil sur les médias sociaux (83 %), particulièrement sur Facebook. À moindre échelle, plusieurs affichent une présence sur LinkedIn, Twitter, YouTube, Pinterest, Google+ et Instagram.

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Source : Preferred Hotels & Resorts 2014

Durant la dernière année, 36 % ont écrit des commentaires ou publié du contenu de voyage et 54 % ont diffusé des photos ou des vidéos sur les médias sociaux, des forums de discussion ou des blogues. Environ le tiers des Américains sondés (34 %) affirment avoir publié ce contenu sur les médias sociaux simplement pour partager leur expérience, alors qu’un quart le font pour rendre jaloux leurs amis et leur famille.

Le rythme de vie effréné des familles d’aujourd’hui et le sentiment de culpabilité de nombreux parents face au peu de temps de qualité passé avec leurs enfants ou leurs parents contribuent à envisager les vacances comme l’occasion de rassembler la famille. Et ce moment est celui que 76 % des voyageurs multigénérationnels américains attendent avec le plus de hâte tout au long de l’année.

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Produits et activités

Rajeunir le camping… avec style

Tout se joue avant 15 ans

Entre 2004 et 2014, le nombre d’emplacements de camping a crû de 13 % et le taux d’occupation, de 23 %. Néanmoins, ce n’est pas grâce aux jeunes que cette croissance de fréquentation fut enregistrée. Selon les données du Print Measurement Bureau, les 12 à 17 ans formaient 14 % des campeurs canadiens en 2005 comparativement à 9 % en 2014. Les 18 à 24 ans enregistrent aussi une perte de vitesse : ils ont perdu 3 points en 9 ans. Ce sont les 50 ans et plus qui occupent une part grandissante de la communauté des campeurs canadiens (voir le graphique 1).

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Parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans.

Selon une étude publiée en 2014 par l’organisme américain Outdoor Foundation, la grande majorité des campeurs adultes ont pratiqué régulièrement des activités de plein air durant leur enfance ou leur adolescence. D’ailleurs, parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans. Après cet âge, la part de campeurs en étant à leur première expérience chute drastiquement (voir le graphique 2). Pour assurer une relève, il faut solliciter les jeunes adultes dès maintenant. Ils transmettront cette culture à leurs enfants, qui le feront à leur tour.

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Pour les plus douillets

Des parcs régionaux et nationaux mettent en place des mesures afin d’inciter à la pratique d’activités de plein air, notamment auprès des enfants et des adolescents. Outre ces programmes, certaines tendances se dessinent en matière d’offre de camping. Design, confort et style s’inscrivent parmi de nombreuses nouveautés. La popularité du glamping ou du prêt-à-camper démontre bien que les concepts alliant plein air et luxe sont en vogue.

À l’image des établissements hôteliers qui misent sur un design branché à bon prix, une expérience personnalisée et efficace et une immersion dans la communauté locale, voici quelques sources d’inspiration pour une offre originale et diversifiée de camping.

Le camping rétro…

L’attrait du vintage rejoint le camping. Les caravanes des années 1950 et 1960 ont la cote. Les puristes les aiment authentiques ou légèrement rafraîchies; d’autres les préfèrent actualisées.

À Santa Barbara en Californie, cinq emplacements d’un parc de véhicules récréatifs (VR) sont occupés par des caravanes transformées en suites pour les voyageurs de passage. Les célèbres roulottes argentées de marque Airstream, fabriquées entre 1959 et 1972 à Santa Barbara même, ont subi une cure de jeunesse. L’intérieur a été complètement refait, sur place, à l’aide de matériaux locaux. En harmonie avec le style rétro des VR, des bicyclettes assorties sont fournies avec la location, ce qui permet aux campeurs de circuler et de se mêler à la population locale.

Autocamp_santa_barbara_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Autocamp Santa Barbara

 Le site Web d’Autocamp Santa Barbara, très illustré, est agréable à consulter et met en valeur les photos partagées par les visiteurs.

 site_web_Autocamp_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Autocamp Santa Barbara

Tirer profit du design et des minimaisons

Un mouvement se développe vers la conception de minimaisons. Elles sont dessinées de façon à maximiser chaque centimètre carré et souvent installées sur des roues pour plus de liberté. Certaines minimaisons ne sont pas dépourvues de style, au contraire. Le design doit être astucieux et l’espace épuré pour ne pas se sentir trop à l’étroit. Ces cabines s’invitent sur les terrains de camping. Un séjour dans un petit chalet bien aménagé est certainement une expérience recherchée par une clientèle qui souhaite allier plein air et confort. Voici quelques exemples à titre d’inspiration.

Cette petite maison située aux Pays-Bas est conçue pour mettre en valeur la nature environnante grâce aux murs et aux vitres escamotables.

 chalet_vitres_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : inhabitat

Toujours aux Pays-Bas, les cabines Trek-in Hiker sont légères et proposent un espace ouvert et un design minimaliste et pratique. Elles sont faites de matériaux recyclés.

 Trek_in_hiker_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Architizer

Le canton du Valais, en Suisse, lançait une nouvelle forme d’hébergement : le CUBE 365. Le volume est inspiré d’un conteneur maritime, mais le cube est conçu en bois et comprend tout l’équipement d’une chambre d’hôtel luxueuse.

 Cube_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : CUBE 365

S’inspirer de l’économie collaborative

La consommation collaborative prend de l’ampleur dans le secteur de l’hébergement et elle touche, de façon marginale, le secteur du camping. Pour comprendre le phénomène, il vaut mieux prendre le temps de naviguer sur des plateformes comme Campinmygarden.comJeLoueMonCampingCar.com ou Airbnb. La location entre particuliers est un concept très apprécié, tout particulièrement par la génération Y. Il y a certainement lieu de s’inspirer de ces plateformes pour développer l’offre de camping ou pour organiser son site Web.

Les offres qui performent bien peuvent aussi nourrir la créativité des exploitants de camping. À titre d’exemple, un particulier du Tennessee aux États-Unis loue une vieille caravane des années 1960 dans sa cour par l’entremise du site Airbnb. Son produit est tellement apprécié qu’il est coté cinq étoiles grâce aux nombreux commentaires laissés par les clients. Les photos sont professionnelles, la proposition est simple, mais attirante. Consultez l’offre et laissez-vous inspirer.

 Airbnb_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Airbnb

Pour élargir la clientèle-cible et faire mousser une relève de campeurs, pensez à un site Web attrayant, efficace et branché, une présence active sur les médias sociaux, la possibilité de réserver en ligne, et pourquoi pas, envisager l’ajout d’unités de camping originales et attirantes afin que chacun y trouve son compte. Cette diversité s’ajoute à l’expérience authentique de la bonne vieille tente ou encore du séjour en VR. Elle pourrait inciter davantage de gens à s’adonner aux activités de plein air et se faire la bougie d’allumage pour certaines familles à pratiquer le camping et à inculquer cette culture à leurs enfants.

Image à la une : Autocamp Santa Barbara

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Tendances

L’univers de la consommation en 2015

Au-delà des profils démographiques

Selon la firme Trendwatching, l’âge et le profil sociodémographique ne sont plus nécessairement des repères en matière de comportements de consommation. Elle estime que des gens de tous âges et d’origines diverses se forgent une identité sortant des stéréotypes associés à leur génération et à leur profil. Résultat : il s’avère plus difficile pour les gestionnaires en marketing de définir des segments basés sur les comportements de consommation en fonction de l’âge, de la provenance, du revenu, etc.

Au Royaume-Uni, par exemple, les femmes forment aujourd’hui la majorité des gamers, et il y a davantage de joueurs de plus de 44 ans que de moins de 18 ans. Notons également que le segment de clientèle ayant enregistré la plus forte progression sur Twitter de 2012 à 2013 est celui des 55 à 64 ans.

Si les jeunes consommateurs demeurent les premiers à explorer les nouveaux produits et services qui influencent les courants, les innovations seront adoptées de plus en plus rapidement par les individus qui y voient une opportunité, peu importe leur âge et leur genre. Attention aux généralisations!

La tarification sympathique

La créativité gagne les prix! Que ce soit pour alléger la facture et soulager les consommateurs en période économique incertaine (notamment en Europe) ou pour les rassurer lorsqu’il plane un risque sur certains aspects de la prestation, les entreprises proposent des rabais ou encore des garanties. Et pour ne pas passer inaperçues, elles rivalisent d’imagination.

Après une période de très mauvais temps dans le Queensland, la Sunshine Coast de l’Australie, le Noosa International Resort offre un rabais de 20 % s’il tombe plus de 5 mm de pluie durant le séjour.

Pour les Jeux olympiques de Sotchi, le transporteur néerlandais Corendon a déployé une campagne durant laquelle tout passager se rendant à l’événement et s’affichant ouvertement pour les droits des homosexuels pouvait gagner une réduction de 50 % sur son billet d’avion.

Offrir une voie rapide

Appareil mobile en main, le consommateur prend plaisir à contrôler ses expériences de consommation. Son temps est précieux, et de nombreuses applications mobiles lui permettent d’augmenter l’efficacité de ses actions dans de multiples facettes de sa vie. Ces réflexes réduisent la tolérance aux files d’attente. Les entreprises doivent donc faire preuve de créativité pour diminuer l’attente ou pour l’animer lorsqu’elle est inévitable.

Les chaînes d’hôtels Starwood, Hyatt et Hilton proposent une application mobile permettant à leurs clients de s’enregistrer en ligne et d’accéder à leur chambre sans devoir attendre qu’un employé de la réception les accueille et leur remette la clé.

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Source : Trendwatching

Des stations de ski incitent les gens à se procurer leur billet de remontée à l’avance sur leur site Web. En plus de profiter d’une réduction sur le prix, le client évite ainsi la file à la billetterie.

En complément à sa nouvelle montagne russe Helix, le parc d’attractions suédois Liseberg invite les visiteurs à télécharger l’application Helix Game sur leur téléphone intelligent afin de s’occuper durant l’attente. Toutes les 15 minutes, le joueur enregistrant le meilleur score passe devant la file.

Le paiement partagé sur appareil mobile

L’année 2015 devrait être favorable aux plateformes de paiement mobile, mais aussi à l’économie du partage et aux systèmes simples de fragmentation du paiement entre plusieurs utilisateurs. Une étude publiée en octobre 2014 révèle que 45 % des jeunes adultes américains et britanniques souhaitent utiliser leur appareil mobile pour partager la note avec leurs amis.

45 % des jeunes adultes américains et britanniques souhaitent utiliser leur appareil mobile pour partager la note avec leurs amis

L’entreprise américaine Lyft met en contact les personnes voulant faire du covoiturage. En août 2014, elle lançait Lyft Line, une application mobile qui permet aux utilisateurs d’effectuer chacun le paiement qui leur revient, selon le trajet et le nombre de personnes impliquées. L’entreprise rapporte que 3 mois après son lancement, Lyft Line était utilisé dans 30 % des déplacements.

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Source : blog.lyft.com

La montée de la robotisation

Pour réduire les coûts en ressources humaines et pallier la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi pour accroître la satisfaction de la clientèle, les entreprises auront de plus en plus recours aux robots en 2015.

L’aéroport de Düsseldorf présentait à l’été 2014 une première mondiale : un service de voiturier robotisé. Le client laisse sa voiture aux bons soins du robot; informé du numéro de vol et de la date de retour du propriétaire, le robot se présentera avec la voiture à l’arrivée du client au stationnement. La vidéo ci-dessous démontre le concept.

Source : YouTube

En Californie, l’hôtel Aloft de Silicone Valley teste la performance d’un robot pour faire la livraison aux chambres. L’appareil, muni d’un espace de rangement et d’un écran tactile, apporte ainsi des brosses à dents, des serviettes et d’autres objets réclamés par les clients (voir la vidéo ci-dessous).

Source : YouTube

Soyez créatif!

Qu’il s’agisse de haute technologie, d’économie du partage, de mobilité ou encore de gestion de file d’attente, les tendances liées à la consommation en 2015 indiquent toutes que le recours à la créativité et à l’ouverture d’esprit au regard des besoins de la clientèle s’avérera primordial.

 

Image à la une : Lyft

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Produits et activités Transport

Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

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Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

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Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

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Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

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Marketing

New York à la conquête de ses résidents

La campagne See Your City incite les New-Yorkais, par un microsite Web, à découvrir une dizaine de quartiers et leurs attraits. L’organisme de promotion touristique de la ville, New York City & Company, a recours à un visuel rétro afin de donner une nouvelle perspective à des images qui sont familières aux New-Yorkais. Des affiches et de courtes vidéos d’ambiance ont également été produites. On retrouve notamment le visuel de cette campagne sur les écrans des taxis et les abribus de la ville. Le partenaire de cette campagne, American Express, offre des rabais aux détenteurs de cartes de crédit qui font des transactions dans les établissements participants.

Si les New-Yorkais visitent davantage les quartiers de la ville, ces derniers seront aussi plus attirants aux yeux des touristes qui cherchent à découvrir les lieux vibrants parce qu’ils sont fréquentés par la population locale.

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Source: nycgo.com

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Marketing

Un parc d’attractions prête… des grands-parents!

Le parc allemand Ravensburger Spieleland lançait cette année un projet pilote de «prêt» de grands-parents pour améliorer l’expérience des familles monoparentales pendant leur visite. Durant quatre heures, le parent de plus d’un enfant peut ainsi bénéficier du soutien d’un adulte embauché par le parc. Plus de 100 personnes ont reçu la formation nécessaire et sont disponibles sur rendez-vous. Les familles doivent remplir un formulaire en ligne au moins une semaine avant leur séjour pour disposer gratuitement d’un grand-parent qui, par exemple, s’occupera du plus jeune pendant que la mère fera des manèges avec l’aîné.

 

Image à la une: ParkErlebnis.de