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Des voyageurs américains philanthropes, même au Canada

L’engouement des voyageurs envers les causes humanitaires pousse les entreprises des pays développés à proposer des activités de tourisme volontaire ou à lancer des initiatives de responsabilité sociale. PhoCusWright s’est intéressé aux Américains faisant acte de générosité en voyage afin de comprendre leurs motivations et leurs comportements. On pourrait penser que ce marché ne concerne pas le Québec. Mais offre-t-on seulement la possibilité de faire vibrer la fibre philanthropique des touristes?

En juin 2015, un sondage en ligne a été administré auprès de 2551 voyageurs d’agrément ayant un revenu de ménage annuel moyen d’au moins 50 000 $ américains, qui ont aussi fait du volontariat ou un don lors de leurs voyages. Parmi eux, 55 % se sont engagés auprès des communautés qu’ils ont visitées au cours des deux dernières années. Un échantillon de 507 répondants a ensuite été sélectionné pour répondre au reste du sondage; 35 % d’entre eux sont âgés de 18 à 34 ans, 44 % ont 35 à 54 ans et 20 % ont 55 ans ou plus.

Quels actes de philanthropie?

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées au cours des deux dernières années en versant des dons ou en dépensant leur argent dans les destinations. Ces voyageurs ont aussi apporté des dons en nature (78 %) et ont réalisé des activités de volontariat (64 %).

La prévalence des dons en argent semble être corrélée au faible degré d’interaction entre ces voyageurs et les communautés locales, puisque 58 % d’entre eux ont eu très peu de contacts avec celles-ci. À l’inverse, 41 % ont effectué des visites ou du volontariat au sein des communautés. Parmi eux, seuls 7 % y ont vécu des expériences de longue durée.

Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus nombreux à s’impliquer personnellement alors que ceux des autres tranches d’âge ont davantage tendance à fournir une aide financière (voir le tableau 1).

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Les jeunes voyageurs sont plus généreux

Les voyageurs américains de 18 à 34 ans contribuent davantage au développement des destinations visitées que les plus âgés (voir le tableau 2). En moyenne, lors de leur voyage le plus marquant, ils ont donné 2,5 fois plus de leur temps, presque 3 fois plus d’argent et 4,5 fois plus de dons en nature (nourriture, vêtements, etc.) que ceux âgés de 55 ans et plus.

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Les principales causes humanitaires qui bénéficient du soutien de ces voyageurs sont les besoins de base des résidents (42 %), l’éducation (27 %), le développement des communautés (25 %), la santé (20 %) et les services auprès des jeunes (18 %). Près de la moitié (48 %) des répondants aident directement les individus et les familles, alors que les organisations et les institutions sont moins sollicitées (entre 17 % et 33 %).

Importance de la responsabilité sociale des entreprises

Le coût est le principal critère (59 %) des voyageurs philanthropes lors du choix de leur séjour, suivi de la sélection d’options (48 %), puis des expériences passées (47 %). Plus du tiers d’entre eux (34 %) accordent de l’importance à la responsabilité sociale de l’entreprise touristique. Le quart des répondants considèrent celles qui intègrent le volontariat ou les actes de dons dans les voyages offerts et 23 % choisissent les entreprises qui sensibilisent leurs clients aux besoins des communautés visitées ou qui sont elles-mêmes engagées dans leur propre communauté.

Destinations préférées et planification du séjour

L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %)

Les séjours les plus marquants en matière de volontariat et de dons de la part des voyageurs américains ont été principalement effectués à l’intérieur du pays (32 %); l’échantillon de répondants a été restreint à cette proportion afin de mieux étudier le comportement de ceux qui voyagent à l’étranger. L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %), de l’Amérique centrale (12 %), de l’Asie et de l’Amérique du Sud (9 %).

Les États-Unis sont la destination la plus appréciée par les voyageurs philanthropes âgés de 35 ans et plus, alors que les milléniaux ont été séduits par l’Europe. Ces derniers voyagent davantage à l’étranger que les plus âgés (voir le graphique 1).

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Lors de leur séjour le plus marquant, plus de la moitié des répondants ont organisé leur voyage seuls ou sont partis sans être accompagnés (voir le graphique 2). Plus du quart des jeunes de 18 à 34 ans ont effectué un voyage organisé avec un groupe, comparativement à 16 % des 35 à 54 ans et 17 % des 55 ans ou plus.

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Incitatifs à la philanthropie

L’intérêt porté par ces voyageurs envers la philanthropie provient avant tout de la lecture ou du visionnement de nouvelles qui les ont interpellés (30 %) ou d’un événement vu ou vécu lors d’un voyage précédent (29 %). Les organismes qui travaillent avec les communautés locales jouent aussi un rôle important dans la sensibilisation. Enfin, un voyageur sur cinq agit en réponse à une catastrophe (voir le graphique 3).

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Un rapprochement avec les organismes à but non lucratif est une avenue à considérer pour toute entreprise touristique souhaitant ajouter le volontariat à son offre ou permettre à sa clientèle de faire des dons. Au Québec, l’exploration scientifique liée aux baleines du Saint-Laurent est déjà l’objet d’intérêt de la part des touristes. La station de recherche des Îles Mingan offre des sorties en zodiac et des stages de recherche au public afin d’aider les scientifiques.

Une autre bonne pratique à noter est celle de l’organisme de gestion de la destination de l’Oregon. Il a créé un fonds philanthropique afin d’appuyer le développement touristique durable de la région. Ses membres s’engagent à recueillir des dons auprès de leur clientèle, qui seront ensuite investis dans des projets environnementaux et éducatifs.

Pensez-vous que votre clientèle serait intéressée à participer à des activités de volontariat ou à verser des dons pour des causes humanitaires? Avez-vous déjà entrepris ce type d’initiatives?

 

Image à la une : © facebook.com/tourismcares

 

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Marchés géographiques

Commercialiser son offre auprès des clientèles chinoises

La Chine constitue le premier marché émetteur de tourisme international, tant en nombre de voyages qu’en budget de dépenses par voyageur. De ce fait, les Chinois et leurs professionnels de l’industrie touristique se retrouvent sollicités par de nombreuses destinations en quête de cette lucrative clientèle. Ces dernières années, les pays qui détiennent le statut de destination approuvée (SDA) par la Chine déploient des ressources considérables pour conquérir les voyageurs chinois, créent des stratégies pour mieux se promouvoir auprès de ce marché et développent des produits adaptés à leurs besoins. Dans ce contexte fort concurrentiel, il s’avère essentiel d’unir les efforts des intervenants québécois avec ceux des autres provinces afin de faire briller la destination.

Une industrie encore très réglementée

L’administration nationale du tourisme de Chine (China National Tourism Administration; CNTA) est l’organisme gouvernemental et national responsable de l’industrie du tourisme. La CNTA s’occupe entre autres d’autoriser les agences chinoises à offrir des forfaits de groupe à l’international auprès des voyageurs chinois et à agréer les agences réceptives dans les pays visités.

Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

À l’heure actuelle, des 24 900 agences de voyages présentes en Chine, seules 2151 sont autorisées à offrir des voyages vers l’extérieur du pays. Celles-ci sont principalement situées dans les régions de Beijing et de Shanghai, ainsi que dans les provinces de Guangdong, de Zhejiang et de Jiangsu. Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

Les agences réceptives spécialisées effectuent une grande proportion des ventes auprès de la clientèle chinoise. Pour être accréditées SDA, elles doivent d’abord avoir adopté des politiques et des méthodes de travail qui assurent d’offrir aux groupes de voyageurs chinois la meilleure expérience touristique possible. À destination, elles ont l’obligation de fournir des guides-accompagnateurs et du matériel d’information touristique en chinois. Au Canada, elles sont au nombre de 68, dont 5 au Québec.

Faire connaître l’offre canadienne et québécoise

Selon le programme annuel de veille touristique mondiale (VTM) sur la Chine de Destination Canada, les Chinois connaissent relativement peu le Canada. Il y a donc avantage à mieux informer ce marché à propos de l’offre touristique canadienne afin d’éveiller l’intérêt des voyageurs chinois et d’augmenter leur considération à venir au pays.

Lors du séminaire « Chine : mode d’emploi » organisé par le ministère du Tourisme du Québec, qui avait lieu à Montréal le 10 juin dernier, on a souligné l’importance de présenter et de proposer des expériences québécoises aux consommateurs et aux professionnels du tourisme chinois. Les principaux salons professionnels, congrès, bourses et événements médiatiques sur le tourisme constituent des rendez-vous incontournables pour commercialiser l’offre du pays. Parmi ces événements, mentionnons Rendez-vous Canada, qui aura lieu à Montréal en 2016, Showcase – Canada Asia, qui se tient à Shenyang, en Chine, cet automne et CITAP, qui se déroulera à Vancouver en décembre prochain.

L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle

Pour faire connaître l’offre touristique de la destination directement auprès des consommateurs chinois, Internet est l’outil par excellence. Les Chinois sont hyperconnectés et consultent régulièrement les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour planifier leurs voyages. L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle; la mise en valeur de l’offre doit donc passer aussi par ces canaux. Parmi les médias sociaux les plus utilisés, mentionnons Weibo, QQ, Youku, Douban et WeChat.

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Le marketing « à la chinoise »

Dans son document intitulé « Mode d’emploi Chine », le ministère du Tourisme du Québec présente huit astuces marketing visant à cibler les consommateurs chinois.

  1. Se faire connaître auprès des acteurs clés et établir une relation de confiance à long terme.
  2. Déterminer les tendances du moment en matière de tourisme et surveiller l’évolution de leurs préférences.
  3. Comprendre les consommateurs chinois et être attentif à leurs besoins.
  4. Avoir une présence sur l’Internet chinois et collaborer avec des entreprises qui comprennent la particularité des réseaux de ce marché.
  5. Utiliser un mélange de médias approprié.
  6. Créer un site Web en chinois et éviter de diriger les internautes vers des sites qui leur sont inaccessibles (p. ex. : Facebook, YouTube, Twitter).
  7. Être présent sur les médias sociaux chinois, car certains font davantage confiance à l’information trouvée sur ces plateformes qu’à celle véhiculée sur les sites Web d’entreprises.
  8. Raconter une histoire et miser sur le marketing de contenu.

Dans une analyse précédente, nous vous présentions les différents types de touristes chinois. Il s’avère important de bien comprendre que cette clientèle possède des profils multiples dont les besoins diffèrent et qui ne peuvent être rejoints d’une seule et unique façon. Maintenant que la liaison aérienne directe entre Montréal et Beijing est en exploitation, redoublons d’efforts pour faire rayonner la destination et attirer cette clientèle jusque dans nos sites et nos établissements!

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Réseaux de distribution Segments de clientèles

Des chambres d’hôtel accessibles pour tous sur un seul site Web

Le portail Web de réservation de chambres AccessAllRooms.com vise à faciliter le choix d’un établissement hôtelier pour les personnes handicapées. La plateforme lancée à la fin août 2015 fournit de l’information sur les chambres et leur niveau d’accessibilité selon les besoins. Pour mieux guider les clients, AccessAllRooms.com a recours au programme Global Access Award Scheme (GAAS), le premier système global de classification pour l’hébergement accessible.

Les hôtels sont ainsi classés sur une échelle de 1 à 5. Ceux qui atteignent le niveau 5 offrent des chambres comportant une foule de commodités, comme des interrupteurs électriques à la bonne hauteur pour les personnes en fauteuil roulant et une salle de bain entièrement accessible. Les hôtels classés à des niveaux inférieurs offrent moins d’équipements adaptés, mais peuvent convenir à certains voyageurs. Le système GAAS fournit également de l’information sur l’accessibilité pour les personnes ayant un handicap auditif ou visuel par l’ajout d’un œil ou d’une oreille sur le logo, le cas échéant.

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Source : www.accessallrooms.com

Le fondateur de AccessAllRooms.com, James Price, se déplace en fauteuil roulant depuis son accident de plongée, survenu il y a plus de 15 ans. Athlète et voyageur, M. Price estime que les besoins des personnes handicapées sont souvent négligés par l’industrie touristique. Il souhaite faciliter la préparation des séjours et réduire les frustrations de ces voyageurs avec cette plateforme conçue spécialement pour eux. À l’heure actuelle, le site propose une offre qui s’étend déjà dans plusieurs villes du monde.

 

Image à la une : AccessAllRooms.com

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Airbnb et Uber à l’assaut du tourisme d’affaires

Les plateformes de location d’appartements ou de maisons entre particuliers comme Airbnb, les services de taxi et de covoiturage tels que Uber et Lyft, la location de voitures entre particuliers à l’aéroport comme Flightcar, l’achat d’un siège sur un jet privé avec Freshjets, la réservation d’un espace de travail partagé sur Liquidspace; voilà quelques exemples d’acteurs de l’économie collaborative qui s’ajoutent à l’offre traditionnelle pour les voyageurs d’affaires.

 

Un pied dans la porte… ou les deux!

Selon la direction d’Airbnb, environ 10 % de leur clientèle utilise cette forme d’hébergement lors de leurs voyages d’affaires. Pour mieux se positionner dans ce créneau et réduire les obstacles, Airbnb a lancé à l’été 2014 un microsite spécialement pour les voyageurs d’affaires. Il permet à ceux dont l’employeur est inscrit sur la plateforme de facturer directement celui-ci. Uber offre également cette option.

Voyages_d_affaires_et_economie_collaborative_image_1 Source : airbnb.fr

De plus, les deux entreprises ont conclu un partenariat avec le gestionnaire de voyages d’affaires Concur, permettant ainsi à quelque 25 000 compagnies représentant 25 millions d’employés qui effectuent des déplacements professionnels de profiter de l’offre d’Airbnb et d’Uber. En plus de permettre à Airbnb d’accéder aux profils des clients de Concur et d’émettre des suggestions personnalisées, la standardisation de leurs services dans l’espace corporatif facilite les transactions ainsi que le suivi des voyageurs pour les entreprises. Dans la même foulée, les deux leaders de l’économie collaborative occupaient, pour la première fois, des kiosques lors de l’événement annuel de la Global Business Travel Association de 2014.

Selon l’étude « Faster, smarter, better? », publiée par Carlson Wagonlit Travel (CWT), les signes indiquent la croissance du recours à l’économie collaborative dans l’industrie des voyages d’affaires, notamment avec l’abaissement des barrières pour les gestionnaires.

Une importance significative

Selon le sondage de CWT, réalisé auprès de 127 gestionnaires de voyages d’affaires, 43 % d’entre eux estiment importante pour leur secteur la tendance de l’économie collaborative en matière de transport terrestre, et 31 % considèrent la tendance qui touche l’hébergement comme importante (voir le graphique 1).

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Une seconde enquête menée par CWT sondant 1080 voyageurs révèle sans surprise que les millenials (personnes nées entre 1980 et 2000) sont plus enclins à utiliser de tels services lors de voyages d’affaires (voir le graphique 2). Plus du tiers des millenials utilisent les services d’Uber lors de leurs déplacements professionnels (15 % chez les non-millenials), et 20 % choisissent Airbnb, contre 10 % des voyageurs des autres générations.

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Des chiffres à la hausse

Les données de Certify, une entreprise offrant des solutions en ligne de gestion des dépenses, révèlent certaines tendances concernant le recours aux services de l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires durant le deuxième trimestre de 2015. En analysant les rapports de dépenses des clients de Certify, soit des entreprises situées à travers le monde, il est possible d’émettre quelques constats :

  • pour la première fois, les voyageurs d’affaires choisissent davantage Uber (55 %) que les taxis traditionnels (43 %);
  • entre le premier et le second trimestre de 2015, le nombre de reçus d’Airbnb émis par des voyageurs d’affaires a crû de 143 %;
  • les séjours des voyageurs d’affaires sont plus longs lorsqu’ils choisissent Airbnb : 3,8 nuits contre 2,1 en hôtellerie.

Des partenariats gagnants et audacieux

De plus en plus d’acteurs de l’industrie touristique font de ces étoiles montantes des alliées. L’entreprise de crédit American Express s’est associée à Uber dans le cadre de son programme de fidélisation. Ce dernier est aussi partenaire avec plusieurs hôtels, dont le W de Seattle ou encore la chaîne Hyatt, qui l’inclut dans son application mobile, ce qui est aussi le cas du transporteur aérien United.

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Source : united.com

 

San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb

La compagnie aérienne KLM et Airbnb unissent leurs forces. Le site Web du transporteur expose ainsi des offres d’Airbnb selon la destination choisie par le visiteur. Un récent partenariat plutôt audacieux allie l’organisme de gestion de la destination de San Francisco à Airbnb. San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb, tout en mettant de l’avant son offre d’hébergement. Dans le cadre de cette collaboration, Airbnb est aussi en contact avec les planificateurs d’événements pour répondre à la demande d’hébergement lors de grands congrès.

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Source : airbnb.klm.com

Des avantages et des risques

Bien que cette nouvelle offre réponde à une demande, notamment en matière de coût, d’expérience différente et de convivialité par le recours à la technologie mobile, certains désavantages ou risques sont également perçus. L’un des principaux freins à une croissance plus forte du recours à l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires est celui lié à la sécurité. Entre 27 et 29 % des voyageurs sondés par CWT ayant utilisé Airbnb ou Uber durant leur voyage d’affaires estiment que les risques liés à la sécurité (assurances, fraudes, etc.) sont plus élevés que dans l’offre traditionnelle. Ce souci est encore plus marqué parmi les gestionnaires (41 à 43 %).

 

Néanmoins, les entreprises concernées travaillent d’arrache-pied à réduire cette perception en donnant des recommandations aux utilisateurs pour éviter les fraudes. Elles encouragent aussi fortement les clients à émettre des commentaires en ligne pour maintenir un système d’autorégulation. La légalisation de ces offres sur un nombre de marchés grandissant devrait aussi rassurer les utilisateurs.

Pas pour tout le monde

Bien sûr, l’offre de l’économie collaborative ne convient pas à tous les voyageurs d’affaires. La plupart préfèrent les services, la stabilité, la sécurité ou encore les bénéfices des programmes de fidélisation qu’offre l’hôtellerie. Mais l’économie collaborative gagne du terrain, et les fournisseurs traditionnels doivent miser sur leurs forces et surveiller de près cette offre grandissante.

 

Image à la une : Airbnb

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Technologies

Snapchat et son potentiel pour l’industrie touristique 

Snapchat est une application de partage de photos et de vidéos fort populaire auprès des jeunes. Elle est disponible sur les plateformes mobiles iOS et Android. Sa particularité? Un temps de visualisation limité variant d’une à dix secondes.

Ses fonctionnalités

En plus du partage de photos et de vidéos, Snapchat a introduit la fonction stories à la fin de 2013, afin de permettre aux utilisateurs de diffuser plusieurs images en même temps. Ces « histoires » peuvent être vues autant de fois que l’utilisateur le souhaite, mais chaque élément qui les compose possède une durée de vie de 24 heures. Cette fonctionnalité s’avère très utile aux entreprises pour développer la notoriété de leur marque. Aujourd’hui, la popularité des « histoires » (1 milliard de vues par jour) surpasse celle de l’échange de photos et de vidéos éphémères (760 millions de vues par jour).

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Le 27 janvier 2015, Snapchat a annoncé le lancement de Discover, un service de diffusion d’actualités courtes et éphémères sous forme de vidéos, de textes ou de photos provenant d’une douzaine de médias anglophones. Tout comme pour les stories, ce contenu se renouvelle automatiquement toutes les 24 heures. Citons l’exemple du National Geographic qui y diffuse des photos, des vidéos, des tops 10 d’activités ou encore des quiz. Grâce à ce service, Snapchat peut maintenant tirer un profit pécuniaire de son contenu et créer un espace publicitaire pour les annonceurs.

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Source : voyagesurlenet.com

Une autre fonctionnalité importante de Snapchat est celle des filtres géolocalisés (geofilters). Elle permet aux utilisateurs d’ajouter le nom d’une ville ou d’un lieu sur une image, en glissant le doigt sur la gauche de l’écran une fois la photo prise. On peut aussi y inscrire le logo d’un attrait, d’un restaurant, d’un hôtel, etc., sur la photo en fonction de sa localisation. En permettant de suivre les péripéties des utilisateurs dans leur ville sur une période de 24 heures, les filtres géolocalisés peuvent parvenir à inspirer un prochain séjour de vacances. Mais attention, il faut que le lieu soit suffisamment connu pour que Snapchat ait créé un autocollant personnalisé. Au Canada, « Toronto Life » a connu sa période de gloire éphémère au printemps dernier. À quand Montréal ou Québec?

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Source : Snapchat

Des exemples de son utilisation dans l’industrie touristique

Pour le moment, peu d’entreprises touristiques utilisent Snapchat. Celles qui le font sont les pionnières des médias sociaux sur d’autres plateformes

Pour le moment, peu d’entreprises touristiques utilisent Snapchat. Celles qui le font sont les pionnières des médias sociaux sur d’autres plateformes. Conde Nast Traveler, Lonely Planet, Réseau Matador, Tourism Michigan, Walt Disney World de même que le Hilton Waikoloa Village et le bateau de croisière Carnival Vista possèdent des comptes Snapchat, mais hormis Disney, ils y sont peu actifs. Ce dernier utilise l’application pour présenter les activités dans ses parcs d’attractions et pour inviter ses abonnés à participer à des jeux et à des concours. La chaîne hôtelière Marriott International s’est associée à la jeune entreprise Internet Naritiv à la fin d’octobre 2014 afin de produire des vidéos de voyages exclusives à Snapchat. Ces snaps mettent en vedette des influenceurs et soutiennent la campagne phare de la société, Travel Brilliantly.

Certains lieux culturels comme Les Champs libres et le Musée de Bretagne l’ont utilisé à l’occasion du MuseumWeek, en mars 2014. Le Jeu de Paume, un centre dédié à l’image, propose de recevoir des contenus artistiques exclusifs : images en avant-première, vidéos, photographies des coulisses des expositions, etc., en utilisant Snapchat. Le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) publie sur son compte Snapchat, lacma_museum, des photos de ses œuvres accompagnées d’une légende leur donnant un tout autre sens. Les visiteurs du musée abonnés à l’application peuvent aussi produire leurs propres clichés et les personnaliser à l’aide d’un filtre géolocalisé fourni par le LACMA, comme c’est le cas pour le J. Paul Getty Museum. En permettant d’intégrer le nom du musée au filtre, Snapchat devient un véritable outil marketing.

D’autres musées sont présents sur Snapchat : le Blanton Museum, le Museum of Contemporary Art Chicago, le San Francisco Museum of Modern Art, le Metropolitan Museum of Art et le Georgia Museum of Art.

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Source : Club Innovation Culture

Enfin, Topdeck, une agence de voyages britannique ciblant les jeunes de 18 à 30 ans, lançait en décembre dernier une action marketing mettant en vedette James Hill, du populaire 4:01 Show diffusé sur YouTube. Cette campagne, composée de courtes vidéos présentant les aventures de M. Hill dans quatre villes européennes, visait à faire découvrir ces destinations de façon insolite, comme si le touriste était un résident. Ces vidéos, accessibles dans la section « histoires » de la plateforme, étaient donc disponibles pour visionnement pendant 24 heures, de même que sur d’autres réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter, avec le mot-clic #TopdeckSnaps.

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Source : Twitter

Sur Snapchat, le défi, comme sur tous les réseaux sociaux, est de proposer du contenu attrayant, qui donnera envie aux consommateurs ciblés – dans ce cas-ci, les jeunes – de venir passer un séjour dans votre destination ou dans votre attrait.

 

Source de l’image à la une : snapchat.com

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Segments de clientèles Tendances

Les nomades numériques, voyageurs des temps modernes?

À la croisée du voyageur d’agrément et du voyageur d’affaires

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler. Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur et en conservant les relations professionnelles établies dans leur lieu d’origine. Ces expatriés, qui détiennent un visa touristique, sont des salariés d’une entreprise favorisant le télétravail, des travailleurs autonomes ou encore des entrepreneurs du Web.

Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur

Liz Elam, fondatrice de Link Coworking, un club privé d’espaces de travail partagés, attribue cette tendance aux États-Unis au fait que les travailleurs, en particulier ceux de la génération Y, recherchent davantage d’indépendance et de flexibilité, un meilleur équilibre travail-vie privée et ont la volonté de voyager toujours plus.

Travailler à distance, mais encore?

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin. Deskmag en recensait 6000 à travers le monde à la fin 2014, accueillant près de 300 000 personnes. Propices au réseautage, à la collaboration et à la stimulation entre pairs, ces espaces sont très populaires dans les centres urbains.

Par exemple, celui d’Hubud, à Bali, est fréquenté par environ 200 expatriés et propose des formations de quelques jours sur des thèmes aussi diversifiés que les technologies, le marketing, l’entrepreneuriat, la créativité et le développement personnel.

Source : youtube.com

Des lieux de vie urbains en communauté

Bien souvent, les nomades numériques en processus de création d’entreprises se rendent dans des villes connues pour leur créativité et leur foisonnement de start-ups. Montréal, qui vient de se classer dans le top 20 des plus grands écosystèmes d’entreprises en démarrage, selon Compass, a acquis sa notoriété notamment grâce à l’événement International Startup Festival et à la maison Notman, qui offre des espaces de travail partagés.

Toutefois, une nouvelle offre cible les « technomades » : un lieu qui combine un espace de travail partagé et un hébergement de courte ou de longue durée. Il présente un avantage fort intéressant pour ces travailleurs, puisqu’ils ont accès à une aide et un accompagnement dans leurs projets, comme il y en a dans un incubateur de start-ups.

Startup Basecamp, déjà présent à San Francisco, a ouvert en juillet dernier un premier établissement à Montréal. Le tarif d’une chambre partagée oscille entre 26 et 35 $ US par jour, selon la durée du séjour. Ces lieux de vie sont accessibles dans plusieurs villes des États-Unis et sont créés par des start-ups telles que The Embassy Network, Pure House et Krash.

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Source : fastcompany.com

Zoku, qui vient d’ouvrir ses portes à Amsterdam, dit vouloir révolutionner le concept hôtelier en accueillant ses hôtes dans une communauté.

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Source : facebook.com/livezoku

La naissance du coworkation

Les nomades numériques sont aussi attirés par des destinations où le coût de la vie est moins élevé. De véritables communautés se sont formées en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam et plus récemment en Europe et aux États-Unis dans des villes moins chères ou en milieu rural.

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation. Elles se nomment HackerParadise, The Blue House, Project Getaway (voir la vidéo plus bas), Surf Office ou encore Refuga et s’assimilent à des entreprises touristiques.

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Source : thesurfoffice.com

Leur intention est d’offrir un environnement de travail favorable à la création. Les résidents travaillent sur leurs projets, apportent du support aux autres membres, visitent la région, participent à des événements, des activités, des formations et des ateliers organisés sur place, qui vont d’une soirée réseautage au cours de surf, d’un atelier sur le développement personnel à la formation marketing.

Source: youtube.com

Par exemple, Tribewanted propose des séjours à Bali au sein de la communauté Hubud. Les nomades numériques ont le choix de participer à des projets environnementaux dans une ferme écologique où ils peuvent se loger. Le tarif est de 350 $ US par semaine ou de 550 $ pour le premier mois sans l’hébergement (puis 350 $ pour les mois suivants).

L’essor du coworking rural

Les lieux de travail inusités ne sont pas réservés aux destinations exotiques. En Europe, des initiatives voient le jour et offrent des séjours dans des lieux reculés. En Hollande, Kantoor Karavaan loue des caravanes, des yourtes ou encore des terrains de camping dans l’arrière-pays, pouvant accueillir des groupes de travail.

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Source : facebook.com/kantoorkaravaan

Au Québec, un concept similaire à celui de Mutinerie Village pourrait être imaginé. Cette maison est située dans une ferme à 1 h 30 de Paris et fut créée par la Mutinerie, un espace de travail partagé à Paris. Pour 40 euros par jour, les nomades numériques profitent d’un séjour tout inclus et participent à l’entretien de la maison et aux activités de la ferme. Ils y font l’expérience d’une vie en autarcie dans un esprit communautaire. Ouvert depuis plus d’un an, 400 personnes y ont été accueillies.

Un peu dans la même veine, il existe au Québec une initiative qui permet aux entrepreneurs montréalais de partir à la rencontre de leurs pairs en région. La Tournée des Entrepreneurs est une série de voyages durant l’été qui allie conférences, réseautage d’affaires et tourisme. Ces rencontres sont un beau moyen de sortir du cadre habituel de travail et de stimuler la créativité.

Source : vimeo.com

Ainsi, des acteurs québécois ont déjà mis la table pour faire du Québec une destination attirante pour les nomades numériques, cette clientèle qui redéfinit à la fois la façon de travailler et de voyager.

 

Image à la une : projectgetaway.com

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Produits et activités Segments de clientèles

Croisières pour événements corporatifs

Un marché dynamique qui n’a pas encore atteint son plein potentiel

En 2014, les 63 compagnies membres de la Cruise Lines International Association (CLIA) ont accueilli 21,7 millions de passagers à travers le monde. Cette croissance devrait se poursuivre, puisque 47 nouveaux navires seront livrés d’ici 2022. Ces constructions feront augmenter la capacité d’accueil de passagers de 36 %, soit d’environ 30 millions de passagers. Toutefois, la part de marché constituée de voyageurs d’affaires reste encore très faible. Selon un sondage de la Society of Incentive and Travel Executives (SITE) et de la CLIA,réaliséauprès de leurs membres respectifs etpublié en janvier 2014, 32 % des planificateurs de réunions ou de congrès ignoraient l’existence de locaux de réunion sur les navires. De ce fait, seulement 16,3 % des demandes de cotation ou d’information effectuées pour la tenue de réunions ou de conférences provenant des planificateurs étaient acheminées aux compagnies de croisières. Les répondants voudraient avoir accès à plus de tournées de familiarisation, à des témoignages d’entreprises et à des recherches prouvant l’efficacité des croisières pour l’atteinte des objectifs des voyageurs d’affaires.

Du géant des mers au bateau de croisière fluviale, l’offre se diversifie

Les paquebots modernes sont de réels centres de congrès flottants munis de tout l’équipement nécessaire à la tenue d’une conférence, d’un congrès ou encore d’une réunion.

Les paquebots modernes sont de réels centres de congrès flottants munis de tout l’équipement nécessaire à la tenue d’une conférence, d’un congrès ou encore d’une réunion. Les navires sont pourvus de grandes salles et d’amphithéâtres pouvant abriter des réunions importantes ou accueillir de petits groupes pour la tenue d’ateliers.

À côté de ces mastodontes, des compagnies de taille plus modeste – yachts luxueux, voiliers à taille humaine, cargos mixtes, bateaux d’expédition polaire – jouent sur le cachet de leur bateau ou encore sur le caractère insolite de leur croisière pour attirer les organisateurs d’événements.

Les bateaux de croisières fluviales offrent aussi un bon potentiel. Les croisières varient de quelques heures, pour celles ne comportant pas d’hébergement, à plusieurs jours pour les bateaux-hôtels. Ils présentent des formules tout inclus, excursions comprises. Leurs salons-bars se transforment facilement en salles de réunion, tandis que leurs ponts peuvent servir à la tenue de cocktails. Avec ses 43 bateaux adaptés pour recevoir des congrès, des salons, des expositions, des soirées de gala ou des sessions de formation, CroisiEurope fait figure de chef de file.

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Sources : ponant.com                                                      navark.ca

Les avantages des navires de croisières

Avant de choisir de tenir une réunion, une conférence ou un voyage de motivation en mer, la plupart des planificateurs en analyseront les avantages. En voici quelques-uns.

    1. Le coût. Une croisière est généralement moins coûteuse (20 à 30 % de moins) et plus inclusive qu’un programme offert sur la terre ferme. Le tarif couvre les repas,

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      les taxes, les pourboires et les divertissements (activités récréatives, animations en soirée), les transferts depuis l’aéroport, en plus des locaux de réunion et de l’utilisation des équipements audiovisuels ou technologiques. Ainsi, cela favorise un meilleur contrôle budgétaire et moins de frais supplémentaires demandés aux participants. 

Source : slideshare.net

  1. La personnalisation. Le bateau offre plus de latitude que l’hôtel standard. La très grande capacité d’accueil des navires et des salles de travail, la possibilité de louer tout le paquebot et d’organiser de petits groupes aux prestations personnalisées constituent assurément des atouts.
  1. Les installations à la fine pointe de la technologie. Les grandes compagnies proposent de l’équipement de haute technologie à bord – écrans de télévision plasma, projecteurs avec télécommande, panneaux tactiles, moniteurs, micros, écrans, projecteurs LCD et autres outils de travail de dernière génération… et l’accès sans fil à Internet! –, permettant au client d’organiser divers types de réunions : séminaires, conférences, congrès, lancement de produits, etc.                             

Mise en marché des croisières d’affaires

Les grandes compagnies de croisières sont de plus en plus proactives à l’égard des planificateurs. Elles promeuvent leurs services de congrès, de réunions et de voyages de motivation par divers canaux de distribution, dont les plateformes de réservation en ligne, qui s’avèrent très efficaces.

Le marché des voyages d’affaires est maintenant si important pour la CLIA qu’elle a créé un groupe de travail intitulé « Réunions, événements et motivation », composé de ses principaux membres. Ces derniers œuvrent de concert avec 24 sections américaines et canadiennes de l’association Meeting Professionals International, afin d’aider les planificateurs à développer une meilleure compréhension de ce que l’industrie des croisières peut leur offrir. De plus, la CLIA s’est associée à la SITE afin de mieux faire connaître les avantages de la croisière, à la fois pour l’entreprise et le planificateur de réunions, lors de la conférence annuelle mondiale des professionnels de l’événement. Elle a également accru sa présence lors des salons spécialisés comme Incentive Business Travel and Meetings (IBTM), Worldwide Exhibition for Incentive Travel, Meetings and Events (IMEX) et International Travel Expo (ITE).

Enfin, la plupart des compagnies de croisières fournissent l’assistance professionnelle d’un coordonnateur de services de congrès ou de réunions avant et pendant l’événement.

L’industrie des croisières a décidément beaucoup à offrir aux voyageurs d’affaires : ambiance, atmosphère, originalité et émotion sont au rendez-vous. Plusieurs entreprises québécoises tirent très bien leur épingle du jeu!

 

Source de l’image à la une: Croisières du Saint-Laurent, crédit Mathieu Dupuis

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Renouveler sa clientèle chasse, pêche et piégeage par la familiarisation

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Voici quelques données et exemples liés aux divers programmes de familiarisation.

 

En général, les programmes visent à informer et à initier de nouveaux adeptes ou ceux ayant peu d’expérience de pratique d’activités de plein air de manière ludique. Ils prennent principalement la forme de camps de vacances, d’événements ciblant différents segments de marché, de compétitions, de séminaires ou d’activités pédagogiques en classe. Ces initiatives combinent normalement un volet éducatif à une expérience sur le terrain.

5 facteurs de succès importants à considérer

1. Atteindre les adeptes potentiels dans leur milieu de vie 

Plusieurs initiatives ont pour but de rejoindre et d’intéresser des adeptes potentiels directement dans leur milieu de vie. On répond ainsi aux contraintes de temps et d’argent de certains groupes éducatifs, culturels ou de loisirs qui n’auraient pas la chance de participer à d’autres activités de recrutement de CPP. Ces programmes ciblent principalement les jeunes dans les écoles, les camps de vacances et les maisons des jeunes.

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2. Mettre de l’avant les valeurs familiales et l’aspect social de l’activité 

Le fait de n’avoir personne avec qui pratiquer les activités de CPP constitue l’un des principaux freins à la pratique de celles-ci pour plusieurs segments de marché. Que ce soit des camps de vacances, des événements ou des journées sur le terrain, les programmes de familiarisation doivent donner l’occasion aux participants de rencontrer de nouvelles personnes, d’interagir avec leurs parents et amis et de socialiser entre eux. À cet égard, les actions de communication devraient mettre l’accent sur la cohésion familiale, le développement de liens familiaux, l’occasion de passer du temps avec ses enfants en plein air, ou encore la chance pour les familles et les amis d’acquérir ensemble de nouvelles compétences.

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3. Miser sur des initiatives globales où les participants peuvent choisir les activités selon leurs centres d’intérêt

Plusieurs initiatives recensées misent sur une approche plus globale du plein air, laissant aux participants le choix des activités qu’ils souhaitent pratiquer. Les personnes qui ont déjà de l’intérêt pour le plein air sont d’ailleurs plus susceptibles d’adhérer à celles de CPP.

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4. Briser les barrières liées aux armes à feu et au manque de connaissances techniques 

Plusieurs segments de marché ont affiché certaines craintes liées au maniement des armes à feu et à la sécurité en situation de chasse. Ils ont souligné que le manque de connaissances techniques constituait un frein à la pratique des activités de chasse. Certains programmes sont donc directement créés afin de familiariser les participants avec le maniement des armes à feu, le volet sécurité et éthique en situation de chasse et aussi différentes techniques de chasse.

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5. Cibler les publics moins traditionnels à fort potentiel de développement 

Les programmes qui tentent de répondre aux besoins d’un trop grand éventail de clientèles risquent de nuire à l’initiation ou à la rétention de certains segments. Le but est plutôt de familiariser des personnes qui connaissent peu ces loisirs, mais qui démontrent de l’intérêt à les pratiquer. Les jeunes enfants, les femmes, les jeunes professionnels, les retraités et les personnes à capacité physique restreinte sont des exemples de clientèles qui répondront différemment aux techniques d’enseignement, aux formations et aux activités présentées.

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Pour obtenir plus d’information sur d’autres programmes portant sur le mentorat ou la formation, consultez la Revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention de la clientèle chasse, pêche et piégeage en Amérique du Nord, réalisée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM.

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Produits et activités

Facteurs de succès pour la chasse, la pêche et le piégeage

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Cette recherche a permis de faire ressortir quelques facteurs globaux de succès.

Miser sur un environnement sécuritaire et contrôlé

Plusieurs segments de marché sont préoccupés par la sécurité lors de la pratique de la CPP. Bien que ces freins soient plus présents pour les activités de chasse, les programmes de pêche doivent également fournir un environnement sécuritaire et contrôlé, particulièrement lorsque l’activité a lieu dans une embarcation ou près d’un plan d’eau. La présence de professionnels provenant d’agences fauniques reconnues et l’inclusion d’un volet éducatif sont les principaux moyens utilisés pour y parvenir.

Mettre en valeur la pratique éthique des activités 

Les comportements non éthiques de certains participants constituent l’un des principaux freins à la pratique de la CPP. Instaurer des notions d’éthique chez les nouveaux adeptes, principalement pour les segments plus jeunes et les adeptes actifs, peut contribuer à la pratique plus responsable des activités de CPP. Cela peut également susciter un effet positif sur l’image et la perception de ces loisirs chez la population en général.

Assurer la formation efficace des instructeurs

Les participants qui désirent en apprendre davantage sur un sujet ou simplement développer leurs compétences souhaitent obtenir de l’information d’un instructeur compétent. La sélection et la formation des instructeurs sont donc des processus essentiels afin d’assurer un enseignement efficace à l’aide de techniques fiables et éprouvées. Le développement de normes relatives à l’enseignement et à l’évaluation des instructeurs sont des moyens utilisés afin de s’assurer que l’enseignement répond aux objectifs et à l’orientation du programme.

Le tableau suivant présente les meilleures pratiques de planification, de sélection, de développement et d’évaluation des instructeurs pour des programmes d’initiation aux activités de CPP.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage3Source : Take Me Fishing, 2010

Assurer l’accessibilité aux différents programmes

Afin de rejoindre une majorité d’adeptes potentiels et de briser les freins liés au coût de l’activité, il est nécessaire de faciliter l’accès aux programmes de recrutement et de rétention, par exemple en offrant des événements gratuits ou en fournissant l’équipement et la nourriture aux participants. En Nouvelle-Écosse, les Free Sportfishing Weekends permettent aux pêcheurs de s’initier à la pêche estivale et hivernale sans  avoir à se munir d’un permis de pêche provincial alors qu’au Manitoba, la gratuité des permis de chasse et de pêche pour les jeunes a eu une influence positive sur le recrutement et la rétention des chasseurs.

D’autres programmes offrent des bourses permettant à un ou plusieurs jeunes de participer sans avoir à défrayer les coûts liés à l’inscription. C’est le cas du Mentored Outdoor Experience, où certains participants peuvent chasser gratuitement le cerf de Virginie grâce à une bourse qu’ils recevront après avoir rédigé un texte de 125 mots exprimant les raisons pour lesquelles ils souhaitent apprendre à chasser le cerf dans l’État de l’Iowa.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage1Source : Mentored Outdoor Experience

 Accompagner les organisateurs

Certains programmes nationaux ont créé des outils pour accompagner les organisateurs dans la mise en place et le déroulement de leur événement. Cela favorise le développement d’initiatives régionales, en plus d’assurer la qualité et l’uniformité des expériences vécues et du message véhiculé sur le territoire.

À la suite de la création de la « Journée de la chasse pour les jeunes », le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario a développé une plateforme Web, Youth Hunting Day Planning Toolkit, visant à outiller et à accompagner les organisateurs d’événements sur le territoire. Les informations, les idées et les conseils présentés sont basés sur les dix éditions précédentes. Il est considéré comme un outil de planification utile aux organisations.  

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage2Source : Youth Hunting Day Planning Toolkit

Mettre en place des systèmes d’évaluation de la performance

La mise en place de systèmes de mesure et d’évaluation des programmes de recrutement et de la rétention des chasseurs, pêcheurs et piégeurs est un moyen efficace de déterminer les initiatives les plus performantes. Ces systèmes peuvent par exemple prendre la forme de sondages de satisfaction ou d’entrevues des participants. Les résultats de ces outils d’évaluation peuvent ensuite être utilisés afin d’effectuer les ajustements nécessaires au succès de l’initiative, ou afin de valider son intérêt auprès des partenaires.

 Bien qu’il s’avère difficile de prendre en considération chacun de ces facteurs dans le cadre d’une seule initiative, il est essentiel de les garder bien en tête afin de développer des programmes plus performants, et ainsi assurer la pérennité des activités de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

 

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Marchés géographiques

Connaissez-vous les touristes chinois?

Le 10 juin dernier avait lieu à Montréal le séminaire « Chine mode d’emploi », organisé par le ministère du Tourisme du Québec. Cette journée de formation visait à familiariser les intervenants de l’industrie touristique avec les types de voyageurs en provenance de la Chine, et à les outiller relativement aux moyens de commercialisation efficaces pour leurs produits ou leurs services. Ce premier compte rendu se penche sur les différents types de touristes chinois.

 

Les « pré-1980 » et les « post-1980 »

L’année 1980 marque un tournant pour la société chinoise; elle coïncide avec le début de la mise en pratique de la politique de l’enfant unique. Cette période sert aujourd’hui de référence pour exprimer de quelle génération provient un individu chinois.

Saviez-vous que de nombreux Chinois post-1980 étudient à l’étranger? Leurs parents effectuent parfois plusieurs voyages, d’abord pour trouver une école à leur enfant, puis pour lui rendre visite.

Humbles et réservés, les Chinois nés avant 1980 sont souvent moins éduqués et moins ouverts sur le monde que leurs enfants. Ils ont travaillé très fort pour vivre, voire survivre; ils s’avèrent donc plus soucieux de leurs dépenses. En raison de leur difficulté à communiquer dans d’autres langues que la leur, ils sont une majorité à préférer voyager en groupe.

Les post-1980 sont nés à une époque de prospérité et de stabilité politique. Ils ont grandi sans frères ni sœurs et se démarquent de leurs aînés par leur comportement plus individualiste et consumériste. De nombreux post-1980 forment la nouvelle classe moyenne chinoise. Ils aiment impressionner, et voyager leur permet de se mettre en valeur au sein de leurs réseaux. Comme ils sont sophistiqués, ils aiment les produits et les marques de luxe.

Il n’y a pas un marché chinois, mais plutôt des marchés chinois

Il existe des différences importantes entre les Chinois provenant de Hong Kong, de Taïwan ou de la Chine continentale. Dans les deux premiers cas, les touristes n’ont pas besoin de visa pour entrer au Canada. Comme ils sont plus familiers avec la culture occidentale, ceux-ci voyagent davantage de façon individuelle, et ils aiment prendre plus de temps pour explorer la destination qu’ils visitent.

Saviez-vous qu’en Chine continentale, on utilise davantage le téléphone intelligent pour s’informer, communiquer et acheter? Est-ce que votre site Web offre une bonne version mobile?

En Chine continentale, il y a autant de cultures que de régions. Les habitudes et les comportements de consommation des habitants varient selon la situation géographique; des distinctions existent entre ceux qui vivent en ville, à la montagne ou à la campagne.

5 profils de voyageurs internationaux chinois

Pour mieux cibler les clientèles chinoises, le ministère du Tourisme a décortiqué cinq profils types de voyageurs internationaux.

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Les Chinois au Canada

En excluant les visites de parents et d’amis ainsi que les voyages d’études, les séjours des Chinois au Canada durent en moyenne 14 jours. En groupe, ils se déplacent davantage et visitent généralement plus de lieux et de villes. Cependant, ils restent moins longtemps à chaque endroit. Lorsqu’ils voyagent de façon individuelle, ils tendent à demeurer plus longtemps dans un même lieu et à l’explorer plus en profondeur.

Saviez-vous que le slow travel et les déplacements en véhicule de location représentent deux tendances en forte croissance chez les voyageurs chinois plus expérimentés?

Le Québec est encore peu connu des Chinois; un grand nombre confondent les attraits touristiques de la belle province avec ceux du reste du pays. Des sondages effectués auprès de Chinois ayant voyagé au Québec ont néanmoins permis de déterminer les préférences de cette clientèle lorsqu’ils visitent notre destination :

  • la nature et l’observation de la faune;
  • les icônes ou les lieux incontournables tels que le Château Frontenac et les couleurs de l’automne;
  • l’achat de produits locaux, dont la fourrure, l’artisanat (amérindien) et les produits de l’érable;
  • les expériences urbaines incluant les sites historiques, les festivals et la gastronomie.

Les besoins, les centres d’intérêt et les façons de voyager des Chinois ne sont pas tous les mêmes. Il est donc important de saisir les nuances, de prendre le temps de s’informer pour ensuite mieux cibler ces clientèles. Dans une prochaine analyse, nous étudierons les façons de commercialiser l’offre touristique auprès de ces marchés.