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Les Américains et le plein air

Le plus récent rapport de l’Outdoor Foundation fait état de la participation des Américains à 42 activités de plein air, tant hivernales qu’estivales, d’aventure douce ou extrême, en 2015. Les données proviennent d’un échantillon de 38 172 répondants âgés de 6 ans et plus. Voici les principaux résultats de cette étude.

Près de la moitié de la population américaine (48,4 %) a participé à au moins une activité de plein air en 2015, soit 142 millions de personnes qui ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

… 142 millions de personnes ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

Même si le nombre de participants a augmenté d’un million au cours de la dernière année, le taux global de participation est demeuré relativement stable en raison de l’augmentation de la population (voir le graphique 1). Il s’agit tout de même du plus faible taux de participation des 10 dernières années. Le nombre de sorties est lui aussi demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, variant de 0,1 million, avec un creux en 2008 (10,1 milliards) et un pic en 2012 (12,4 milliards de sorties).

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Les jeunes de 6 à 24 ans

La participation à des activités de plein air des jeunes de 6 à 12 ans et de 13 à 17 ans a chuté de 15 % et 10 % respectivement au cours des 10 dernières années, passant de 78 % à 63 % dans le premier cas et de 60 % à 59 % dans le deuxième cas. Pendant la même période, celle des 18 à 24 ans s’est accrue de 2 % (de 55 % à 57 %).

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En 2015, les jeunes Américains qui ont effectué des sorties en plein air provenaient de toutes les régions du pays, notamment :

  • l’Atlantique Sud (19 %);
  • le Centre Nord-Est (17 %);
  • le Pacifique (15 %);
  • l’Atlantique-Centre (15 %).

Les jeunes résidents de la Nouvelle-Angleterre, région limitrophe du Québec, détenaient le plus faible taux de participation à des activités de plein air (4 %), lequel est d’ailleurs demeuré relativement stable dans toutes les régions du pays de 2007 à 2015.

Parmi les activités dont le taux de pratique est le plus élevé, on dénombre :

  • la course, le jogging et la course en sentier;
  • le vélo de route, de montagne ou BMX;
  • le camping;
  • la pêche;
  • la randonnée.

activité plain air populaire jeunes

Toutefois, le classement diffère si on considère la fréquence de pratique à ces activités. Les adeptes de la planche à roulettes enregistrent en moyenne 62 sorties, propulsant cette activité au 3e rang, alors que le camping glisse au 5e rang avec une moyenne de 12 sorties par année par personne (voir le tableau 1).

Les adultes de 25 ans et plus

La participation à des activités de plein air des adultes de 25 à 44 ans a augmenté de 8 % de 2006 à 2015, passant de 48 % à 56 %, alors que celle de leurs aînés (45 ans et plus) est restée stable à 37 % au cours de la même période.

Les principales activités pratiquées par les adultes de 25 ans et plus sont, à peu de choses près, les mêmes que celles des jeunes, mais dans des proportions et dans un ordre légèrement différents :

  • la course, le jogging et la course en sentier (15 %);
  • la pêche (15 %);
  • la randonnée (13 %);
  • le vélo de route, de montagne ou BMX (12 %);
  • le camping (12 %).

L’observation des oiseaux et l’observation de la faune détrônent la randonnée et le camping dans le classement des activités pratiquées lorsque l’on examine la participation en terme de fréquence et arrivent en 4e et 5e positions.

Les non-pratiquants

Les Américains non pratiquants sont plus attirés par les loisirs en plein air que par les activités sportives ou de remise en forme. En fait, le camping, le vélo, la randonnée et la course ou le jogging figurent parmi les activités les plus attrayantes pour cette catégorie de personnes, tous âges confondus.

Les sports de pagaie ont la cote

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Au cours des trois dernières années, la planche à rame (stand up paddle board) est l’activité qui a enregistré la plus forte augmentation; elle a vu son taux moyen de participation croître de 26 % de 2012 à 2015. La pêche en kayak, le kayak d’eau vive et les excursions en kayak de mer figurent également parmi les activités qui ont connu la plus forte croissance de leur nombre de participants. Bien que la participation à la course et au jogging ait subi une baisse de 5 % de 2014 à 2015, les activités liées à la course ont gagné en popularité. Ainsi, la participation à un triathlon a enregistré la plus forte hausse, soit 24 % au cours de la dernière année. La course d’aventure ou course à obstacles, le triathlon non traditionnel et la course en sentier se classaient également parmi les principales tendances de plein air de l’année.

Le Québec, avec ses nombreux lacs et rivières, son majestueux fleuve Saint-Laurent, ses parcs et ses régions a tout pour combler l’amateur de plein air !

Source de l’image à la une  : pexels.com

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Si on s’intéressait à la génération X

Qui sont-ils?

Génération oubliée, perdue, sacrifiée, clé dans le cou… La plupart des qualificatifs attribués à cette génération font référence à des aspects défavorables du contexte dans lequel elle a évolué. Nés entre 1966 et 1980, les X ont grandi dans l’ombre des baby-boomers et la plupart sont entrés sur le marché du travail dans une période où l’économie était moroseNéanmoins, ils ont aujourd’hui entre 36 et 50 ans et constituent une force vive de l’économie en général et du tourisme en particulier. Voici quelques attributs qui les caractérisent :

  • Témoins de l’éclatement de la cellule familiale, de la conquête de l’espace, de la chute du mur de Berlin, de l’apparition du sida, de la récession et de la fin de la guerre froide.
  • Plus ouverts sur la diversité culturelle que les générations précédentes.
  • Consomment des médias traditionnels, mais aussi des technologies numériques
  • Aux États-Unis, ils forment le quart de la population adulte, mais génèrent le tiers des dépenses.
  • Soucieux de leur sécurité financière et affective, ils cherchent un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle;
  • Coincés entre deux générations très influentes : les baby-boomers et la génération Y.

Famille et célébration

La vie de famille explique souvent les préférences de voyage de cette génération. Les périodes de vacances correspondent à celles du calendrier scolaire et les activités doivent plaire à tous. Les séjours multigénérationnels figurent parmi les formules populaires. Les voyages motivés par un événement spécial, une célébration, sont aussi une tendance à la hausse chez les X, toutes les raisons sont bonnes : 40e ou 50e anniversaire de naissance, mariage, divorce, promotion, etc.  

Selon le sondage Vividata 2015, plus de la moitié (51 %) des adultes québécois de la génération X ont fait au moins un voyage au pays au cours des 12 derniers mois (versus 46 % de la population québécoise de 12 ans et plus). Ils sont aussi 41 % à avoir voyagé au moins une fois au Québec (contre 37 % pour la moyenne). Au cours des 12 prochains mois, 35 % des Québécois de 35 à 49 ans démontrent déjà une intention de voyager dans la province (la moyenne de la population à cet effet s’élève à 31 %).

Sites touristiques et plein air

Lorsqu’ils voyagent au Canada, les Québécois de la génération X visitent les sites touristiques, des parents et des amis, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les parcs nationaux et provinciaux, pratiquent des activités sportives, visitent des parcs thématiques et des zoos et s’adonnent à la chasse et à la pêche, dans une plus forte proportion que la moyenne (voir le graphique 1).

taux de pratique des Quebecois a certaines activites en voyage au Canada

Quelques caractéristiques

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des voyageurs québécois de 35 à 54 ans (plutôt que 36 à 50 ans, l’étude étant ainsi conçue). Ils sont proportionnellement plus enclins que la moyenne à :

  • posséder une résidence secondaire;
  • prendre des vacances en juillet et en décembre;
  • avoir fait un voyage dans le sud au cours de l’année;
  • rechercher des rabais, des offres promotionnelles;
  • consulter les courriels pour dénicher des offres avantageuses;
  • se montrer très intéressés par des offres ou des forfaits complets;
  • considérer les avis en ligne des autres voyageurs;
  • réserver les services touristiques en ligne (vol, hébergement, location d’auto, activités);
  • voyager en famille avec des enfants;
  • posséder un téléphone intelligent et à l’utiliser en voyage.

Une étude de Shullman Pulse réalisée auprès des voyageurs américains de la génération X suggère aux entreprises touristiques de les aborder en tenant compte de certaines de leurs valeurs :

  • Subvenir aux besoins de la famille. Les expériences touristiques doivent être perçues comme un enrichissement à la vie de famille, une occasion de créer des souvenirs qui s’inscriront dans le patrimoine familial.
  • Le désir de prendre soin de soi. L’offre touristique doit inclure des options santé comme de la restauration saine et la possibilité de faire de l’exercice.
  • Le besoin de sécurité. Les X cherchent de l’aventure sécuritaire.

Motivés par l’exploration, mais sensibles au prix

Des données récoltées en juillet 2015 aux États-Unis mettent de l’avant des aspects significatifs pour les X par rapport aux voyages. L’indicateur présenté dans le graphique ci-dessous s’intitule l’Average Traveler Psychographic Intensity Index Score; soit le niveau d’intensité ressenti envers certains éléments liés au voyage.

Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages.

La note de 100 indique le plus haut niveau. Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages. La sensibilité au prix, l’intérêt pour la culture, pour le tourisme culinaire et la recherche d’authenticité caractérisent aussi de façon assez marquée le voyageur X. 

Profil du voyageur type de la generation X aux éu.S. ete 2015

La génération X, plus discrète et comptant moins d’individus que son aînée, celle des baby-boomers, et beaucoup moins sous la loupe que sa cadette, celle du millénaire, est en pleine fleur de l’âge. Ses membres saisissent bien que la vie file à toute allure et souhaitent en profiter avec leurs proches. Ils recherchent ainsi des expériences enrichissantes, et les voyages en font partie.

Image à la une: The U.S. National Archives

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Portrait de l’industrie des attraits

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research et Blooloop, a réalisé une étude auprès d’un millier de visiteurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2015 ou prévoient le faire en 2016. En voici les principales conclusions :

En 2015, les musées, les zoos, les théâtres, les sites historiques et les parcs à thème figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1).

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Le tableau 1 présente le profil sociodémographique des visiteurs en fonction de chacune des attractions étudiées. Comme on peut s’y attendre, les diverses générations fréquentent des attraits différents :

  • les milléniaux et les X visitent plutôt les zoos, les parcs aquatiques ou à thème, les amphithéâtres, les aquariums, et les centres de science;
  • les boomers fréquentent les sites, les maisons et les demeures historiques, les centres de divertissement familiaux, les jardins botaniques et effectuent des tours guidés.

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Le visiteur type est une femme

Environ six visiteurs d’attractions sur dix appartiennent à la génération X âgée de moins de 51 ans ou à celle des milléniaux.

Environ six visiteurs d’attractions sur dix appartiennent à la génération X âgée de moins de 51 ans ou à celle des milléniaux. PGAV Destinations définit ainsi le portrait type du visiteur d’attraction:

  • Il s’agit d’une femme âgée de 41 ans et plus, sans diplôme universitaire, et disposant d’un revenu annuel supérieur à 50 000 dollars américains;
  • Elle navigue directement sur les sites Web des attraits pour planifier sa visite;
  • Elle utilise Facebook plus que tout autre média social;
  • Elle fréquente les attractions situées dans un rayon de plus de 80 kilomètres de sa résidence.

Le degré de satisfaction de la clientèle

Le degré de satisfaction des visiteurs est très élevé, allant de 4,17 (sur 5) pour les consommateurs ayant fréquenté un parc aquatique à 4,68 pour les amateurs de théâtre. Plus le client est âgé, plus son niveau d’appréciation est grand : 

  • 70 % chez les seniors;
  • 59 % chez les boomers;
  • 47 % chez les X;
  • 40 % chez les milléniaux.

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (82 %);
  • la variété des expériences et des activités proposées (81 %);
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (80 %).

Plus précisément, les visiteurs d’un zoo ou d’un parc animalier apprécient les expositions immersives et les options alimentaires de qualité. Ceux des parcs à thème recherchent plutôt des sensations fortes et des manèges pour la famille. Quant aux amateurs de musées et d’attraits historiques ou éducatifs, ils préfèrent les expositions et les activités interactives.

Ce qui les irrite le plus, c’est l’absence de Wi-Fi. Après tout, quoi de plus agaçant que d’essayer de tuer le temps dans la file d’attente en vérifiant ses courriels ou en naviguant sur les médias sociaux, pour finalement constater qu’il est impossible de se connecter? Les voyageurs s’attendent de plus en plus à rester connectés, peu importe où ils sont et ce qu’ils font.

L’indicateur de fidélité (Net Promoter Score), qui consiste à demander aux clients : « Quelle est la probabilité que vous recommandiez l’attraction à un ami ou à un collègue ? », varie de 50 % à 70 % (voir le graphique 2) selon l’attrait visité. Il varie aussi en fonction de l’âge des clients; il est plus élevé chez les seniors (70 %) et il baisse continuellement en fonction de l’âge pour atteindre 40 % chez les milléniaux.

Portrait de l’industrie des attraits grap.2

Prévisions de fréquentation

Les voyageurs interrogés prévoient accroître leurs visites d’attraits en 2016, principalement dans les centres de divertissement familiaux, les amphithéâtres, les aquariums et les maisons et demeures historiques;

Les voyageurs interrogés prévoient accroître leurs visites d’attraits en 2016…

seuls les musées subiront une diminution de leur achalandage (voir le graphique 3). Parmi ceux qui n’ont visité aucune attraction en 2015, plus de la moitié (59 %) prévoit se rendre au zoo cette année.

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Autres infos en vrac

Les informations qui suivent sont tirées du tableau 2 présenté ci-après.

  • Plus de la moitié des répondants ont mentionné que l’attraction visitée était située à plus de 80 kilomètres de leur domicile; plus des deux tiers en ce qui concerne ceux qui ont effectué un tour guidé ou visité une maison ou une demeure historique.
  • Les Américains fréquentent plusieurs fois la même attraction*. Cela est particulièrement vrai dans le cas des amateurs de zoos ou de parcs à thème; mais un peu moins pour ceux qui effectuent des tours guidés et des visites de musées, de sites et de maisons historiques.
  • Bien que les visiteurs recommanderaient la plupart des attractions à leurs parents et amis, les jardins botaniques, les aquariums et les amphithéâtres sont ceux qui reçoivent la meilleure appréciation, soit une note de plus de 4,5 sur une échelle de 5.

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Enfin, la majorité des répondants ont visité plusieurs types d’attraits au cours de l’année 2015. Ce sont les visiteurs des centres des sciences qui en ont visité le plus grand nombre. Ils ont également fréquenté un musée, un zoo, un site historique, un théâtre, un aquarium, un parc à thème et un centre de divertissement familial dans une proportion supérieure à 50 % pour chaque type d’attraction. Les visiteurs des jardins botaniques et des parcs aquatiques ont visité cinq autres catégories d’attraits dans une proportion supérieure à 50 % alors que les amateurs de zoos sont ceux qui en ont visité le moins (2).

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

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Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

Image à la une : © Pexel

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Les événements de course à pied stimulent les régions

Selon les données du Print Measurement Bureau, le nombre de Québécois qui pratiquent le jogging est passé de 635 000 en 2010 à 1 081 000 en 2015, soit une augmentation de 70 %. Peu importe les raisons qui les motivent à courir, nombre d’entre eux visent ultimement à compléter une distance lors d’une course officielle. Pour certains, ces événements représentent un accomplissement personnel ensuite partagé fièrement sur les médias sociaux. Pour d’autres, il s’agit d’un mode de vie se traduisant par la participation à plusieurs autres défis sportifs.

Multiplication des événements

Les rassemblements sportifs incluant de la course à pied ont gagné en popularité : ils sont passés de 200 en 2010 à 552 en 2015.

Les rassemblements sportifs organisés au Québec foisonnent depuis quelques années. Selon Réjean Gagné, fondateur du site Iskio.ca, les événements incluant de la course à pied ont gagné en popularité : ils sont passés de 200 en 2010 à 552 en 2015. Cette forte croissance est constatée dans presque toutes les régions de la province : la Montérégie a vu le nombre de courses tenues sur son territoire passer de 25 en 2010 à 71 en 2015, Montréal de 28 à 66, la Mauricie de 25 à 61, Québec de 19 à 61 et le Saguenay-Lac-Saint-Jean de 18 à 40.

Les courses à obstacles telles que la Reebok Spartan Race connaissent pour leur part une progression vertigineuse. Contrairement aux courses à pied traditionnelles, ce type d’épreuve sportive comprend de nombreux défis tels que courir sur un terrain accidenté, ramper dans la boue, marcher sur de la braise ou même éviter des barbelés. Au Québec, la Reebok Spartan Race n’est pas la seule de ce type. En effet, les courses à obstacles sont passées d’une en 2010 à 78 en 2015, d’après Iskio.ca.

Les courses en sentier, connues sous le nom de trail running, connaissent également un réel engouement. Au Québec, elles sont passées de 15 événements en 2010 à 78 en 2015. Alors que les courses de courtes distances (1 km, 5 km, 10 km) initient de nouveaux individus à cette discipline, les demi-marathons, les marathons et les ultra-marathons enchantent les plus aguerris. Malgré le niveau de difficulté élevé que représentent ces derniers, le nombre d’adeptes se multiplie, et ce, partout à travers le monde. À titre d’exemple, pour participer à la plus célèbre épreuve de course de sentier du monde, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, certains sportifs peuvent attendre jusqu’à trois ans avant de faire partie des 2300 coureurs tirés au sort.

Diversification des courses

La popularité des courses à pied a fait en sorte que pour se distinguer, certains organisateurs usent de créativité pour donner une thématique à leur événement. La compétition, bien que réelle, est dans certains cas un prétexte à la rencontre festive, à la découverte d’une destination et au plaisir de bouger.

Les courses gourmandes

Les premières courses gourmandes ont vu le jour en 2013, avec le demi-marathon des Érables à Mont-Saint-Grégoire. Depuis, d’autres compétitions se sont greffées au calendrier sous différentes thématiques, par exemple la Chococourse, le demi-marathon des Vergers, des Microbrasseries et des Vignobles. En plus de leur vocation sportive, les courses gourmandes ont pour mission de « promouvoir et démocratiser la course à pied tout en faisant participer les coureurs à des “happenings” gourmands et thématiques mettant en valeur les artisans locaux, les produits du terroir et les attraits touristiques régionaux, ainsi qu’en offrant une expérience de course différente aux adeptes de ce sport ».

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Source : Les Courses Gourmandes

La popularité des Courses Gourmandes est telle que l’on constate une augmentation de 50 % du nombre de participants chaque année, et ce, depuis leur création. En 2015, on évalue à 15 000 le nombre de coureurs ayant participé aux événements, et l’organisation prévoit que ce nombre passera à 25 000 en 2016. D’ailleurs, en 2016, le Demi-Marathon des Érables deviendra le Marathon des Érables et sa distance de 42,2 km, certifiée par Athlétisme Canada, s’inscrira parmi les événements de qualification pour le Marathon de Boston.

Les circuits nationaux et internationaux

Les parcours certifiés sont davantage prisés par certains sportifs prêts à voyager aux quatre coins du monde pour y participer.

Faire partie d’un circuit reconnu contribue au rayonnement de l’événement à l’extérieur de la région et promeut la destination. Il existe plusieurs circuits de courses. Alors que certains sont ouverts à tous, d’autres s’adressent à l’élite sportive. Par exemple, le Abbott World Marathon Majors (AWMM) regroupe les marathons de Tokyo, Londres, Boston, Berlin, Chicago et New York. Pour se qualifier, les coureurs doivent participer à d’autres marathons qui détiennent la certification officielle demandée par le AWMM et répondre à certaines exigences en matière de performance. Les parcours certifiés sont donc davantage prisés par certains sportifs prêts à voyager aux quatre coins du monde pour y participer.

Après seulement quatre ans d’existence, l’Ultra-Trail Harricana du Canada (UTHC), qui se déroule dans Charlevoix, fait son entrée dans le plus prestigieux circuit de courses en sentier au monde, l’Ultra-Trail® World Tour (UTWT). En plus d’attirer des coureurs internationaux, les organisateurs s’attendent à accueillir davantage de journalistes spécialisés, de représentants commerciaux et de dignitaires. L’introduction de l’épreuve dans ce prestigieux circuit promet une visibilité considérable pour la région et la province dans les médias imprimés et également sur les médias sociaux.

Coureur, excursionniste, voyageur et ambassadeur

Les participants courent, certes, mais ils en profitent également pour se restaurer. Selon la nature de l’événement et l’origine des participants, certains arriveront quelques jours à l’avance ou prolongeront leur séjour pour explorer la destination seuls ou accompagnés. En plus de dépenser localement, plusieurs voudront immortaliser leur exploit en prenant des photos et en les diffusant sur les médias sociaux. En plus de commémorer leurs prouesses, ces photos mettent en valeur l’événement et le cadre dans lequel il se déroule. Et si parcourir une région à la course donnait aussi envie d’y revenir pour la découvrir plus longuement, en famille ou entre amis?

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Marketing Segments de clientèles

Des personnalités sur YouTube en campagne pour Marriott

Marriott International a lancé à l’été 2015 une campagne de marketing en ligne, #itpaystobookdirect, dont l’objectif est d’inciter les internautes à réserver en direct. Le groupe hôtelier a ainsi fait appel à l’humoriste Grace Helbig, qui s’est fait connaître sur YouTube. La série de vidéos, publiées sur sa chaîne YouTube, met en scène des situations cocasses véhiculant le message qu’être direct demeure toujours le meilleur choix.

Ce partenariat conclu avec une jeune vedette de YouTube et le caractère humoristique de ces capsules font partie de la volonté de la marque de cibler la génération Y. D’ailleurs, la websérie comique « Do Not Disturb », qui est diffusée sur la chaîne YouTube de sa marque Moxy depuis novembre 2015, a été créée en partenariat avec une autre comédienne de la plateforme de vidéos, Taryn Southern. Celle-ci accueille des personnalités dans une chambre d’un des hôtels Moxy pour effectuer des entrevues.

Ces partenariats donnent libre cours à l’inventivité de la communauté de créateurs sur YouTube. L’objectif de Marriott est de créer des histoires au contenu divertissant où la chaîne hôtelière y jouerait un rôle.

 

Image à la une : © tubefilter.com

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Réseaux de distribution

Le tourisme culinaire revendique sa place chez les voyagistes

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) a mené un sondage en juillet 2015 auprès de 281 acteurs du réseau de distribution provenant de 54 pays (dont 44 % d’Amérique du Nord) et spécialisés dans le tourisme d’aventure. L’objectif était de mesurer l’importance de l’offre culinaire dans leurs produits.

Un intérêt marqué pour le tourisme culinaire

Les acteurs du tourisme d’aventure participant au sondage sont principalement des voyagistes et des réceptifs (80 %), mais aussi des agents de voyages (7 %) et des fournisseurs de services touristiques (4 %). Ils estiment à 50 % la part de leur clientèle intéressée par des activités culinaires lors de leur circuit, en particulier celle ayant de 51 à 60 ans.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres. La moitié d’entre eux affirment que ces circuits sont plus populaires que les autres. La place accordée aux activités culinaires se répartit comme suit :

  • l’expérience culinaire est l’élément névralgique d’un itinéraire d’aventure sur quatre; elle permet de mieux connaître la destination, ses résidents et leur culture;
  • près de la moitié des itinéraires (46 %) accordent une place modérée à la nourriture, offrant un aperçu des traditions culinaires de la destination et la possibilité de visiter une ferme, de rencontrer un producteur ou de suivre un cours de cuisine;
  • l’intérêt premier de 29 % des circuits d’aventure est la découverte de la nature et la pratique d’activités sans lien avec le tourisme culinaire. Les repas des voyageurs sont tout de même constitués de nourriture locale.

Pourquoi ajouter des offres culinaires ?

Parmi les sources de motivation évoquées par les voyagistes et les réceptifs qui ont ajouté des expériences culinaires à leur offre, la demande de la clientèle pour effectuer ce type d’activité est la principale raison (31 %). La création de nouvelles expériences par les agences réceptives locales est citée par 25 % d’entre eux.

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Les activités préférées des voyageurs

Les activités culinaires fréquemment demandées par les clients sont les cours de cuisine, les visites de vignobles, de brasseries ou de distilleries et la dégustation de cuisine de rue. De plus, un grand nombre de voyagistes et de réceptifs reçoivent des demandes pour visiter une ferme (60 %) et un producteur local (61 %).

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Tendances culinaires actuelles et à venir

Un groupe de discussion, composé d’intervenants du réseau de distribution*, a ensuite déterminé plusieurs tendances qui sont tout autant d’expériences à intégrer dans un itinéraire :

  • partage d’un repas ou faire la cuisine chez l’habitant;
  • découverte des arômes par la stimulation de l’odorat;
  • propagation dans les zones rurales du phénomène urbain des microbrasseries et de la fabrication locale de cocktails et d’alcools artisanaux. Participation du voyageur à l’élaboration de ces produits;
  • création d’un produit culinaire unique (assemblage de vins, d’épices, etc.). Cette future tendance est étroitement liée à la personnalisation de l’expérience vécue en voyage;
  • mise de l’avant de saines habitudes de vie par des repas biologiques, végétariens ou encore par le partage de connaissances sur les bienfaits de certains aliments locaux sur la santé;
  • la nourriture devient un prétexte pour aborder d’autres sujets connexes tels que l’écosystème, l’immigration, la médecine traditionnelle, le patrimoine culturel ou encore la politique. De plus, elle s’intègre dans des activités de volontariat pour des causes humanitaires ou environnementales;
  • réalisation d’activités de cueillette, de pêche et de chasse, accompagnées par un guide, afin de connaître les aliments sauvages comestibles.

* Les entreprises sont :

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Source: ATTA

Facteurs de succès d’un circuit culinaire

Le sondage de l’ATTA démontre que la demande pour les circuits intégrant une expérience culinaire diversifiée est bien présente. Voici trois stratégies pour concevoir ces produits afin de séduire les touristes culinaires, tirées d’une étude de Skift réalisée en février 2015 :

  • Créer un réseau de fournisseurs d’activités touristiques et d’hôteliers locaux partageant les mêmes intérêts. Ces personnes ou ces entreprises devraient s’engager à soutenir les producteurs et les transformateurs de produits de la région. En outre, le voyagiste peut contacter des intervenants jouant un rôle actif dans des domaines qui compléteront l’expérience touristique, tels que la musique, l’art ou encore le design, trois champs d’intérêt marqués du touriste culinaire.
  • Collaborer avec ce réseau pour l’élaboration des expériences culinaires. La cocréation permet de concevoir un produit cohérent et une expérience en immersion locale. De plus, la mise sur pied de différents partenariats permettra une plus grande marge de manœuvre pour modifier le circuit selon la demande.
  • Développer des campagnes marketing axées sur le visuel et sur une promesse éducative. La stratégie de communication entourant ces circuits devrait mettre l’accent sur les éléments différenciateurs de l’expérience culinaire et sur l’aspect éducatif. La dimension visuelle a aussi son importance; la qualité des photos ne devrait pas être négligée.

 

Les expériences culinaires s’inscrivent dans la tendance des voyages authentiques, en facilitant l’immersion dans la vie locale. Les acteurs du réseau de distribution l’ont très bien compris, et certains en ont même fait leur spécialité.

Avez-vous constaté une hausse de la demande pour les activités culinaires ? Planifiez-vous d’élargir vos offres?

 

Image à la une : © Whole Journeys

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Marketing

Une stratégie numérique au goût du jour

Tourisme Laval vient de se doter d’une nouvelle stratégie numérique. Hélène Vézina, directrice des communications de l’organisation, et Karine Miron, directrice de la stratégie interactive chez Parkour3, en ont présenté les grandes lignes lors de la conférence Infopresse consacrée au tourisme en novembre dernier. Plusieurs bonnes idées méritent d’être présentées ici.

Après avoir consacré des efforts au secteur du tourisme d’affaires, Tourisme Laval vise maintenant à développer le marché de l’agrément. Cette clientèle est passée de 25 % à 47 % des déplacements touristiques. Les attraits uniques et ouverts à l’année attirent un marché de proximité, principalement des familles.

De la vision et des objectifs de croissance découle donc une stratégie numérique. Celle-ci repose sur quatre personas, c’est-à-dire des personnes fictives qui représentent un groupe cible. Tous les outils et les stratégies marketing sont développés en fonction de ces profils.

  • Éric, le voyageur bleisure. Il s’agit d’un congressiste qui prolonge légèrement son séjour avec sa conjointe.
  • Isabelle est une mère qui désire pratiquer des activités amusantes et originales avec ses enfants durant le week-end.
  • Gabriel, Stéphane et Mylène, les jeunes de la génération Y. Ils planifient une journée entre amis et aiment avoir le choix entre plusieurs activités situées à proximité.
  • Katherine veut organiser un événement d’affaires de qualité tout en respectant son budget, facilement et rapidement.

Tourisme_Laval_personasSource : Tourisme Laval et Parkour3

 

Mesdames Vézina et Miron présentent trois conseils principaux :

1 – Miser sur les éléments distinctifs de la destination

Le nouveau site Web, réactif (responsive design), montre que Laval se distingue par la pratique d’activités; on propose sur le site de « vivre ces activités » en temps réel. L’internaute peut choisir une action qui l’interpelle, et un extrait vidéo de huit secondes présente des images qui se veulent intrigantes, sans trop en révéler, et invitent à aller plus loin dans la navigation.

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La recherche peut également être effectuée selon d’autres critères tels que la composition du groupe pour lequel on cherche une activité, le type et le prix.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Les pages consacrées aux attraits incluent la cote TripAdvisor ainsi que des photos Instagram – certaines officielles et d’autres fournies par des usagers. Il est aussi possible de connaître la distance à laquelle on se trouve du lieu. Cette fonctionnalité s’avère intéressante avec la montée de l’Internet de séjour (les recherches d’information effectuées pendant le séjour).

2 – Développer une vision périphérique

Une bonne stratégie numérique consiste aussi à saisir les occasions de bruit médiatique qui se présentent et à enrichir l’élément central, c’est-à-dire le site Web. Voici quelques actions mises en place par Tourisme Laval :

  • Une famille de voyageurs blogueurs a contacté l’office de tourisme pour les informer de l’objectif qu’ils s’étaient fixé, c’est-à-dire passer une semaine de vacances dans la destination. Tourisme Laval a saisi la balle au bond et les a non seulement accueillis, mais en a aussi fait un événement de relations de presse. Les retombées médiatiques ont été impressionnantes.
  • Une application mobile à l’intention des organisateurs d’événements a été développée à partir d’une solution personnalisable déjà existante. Pour les congressistes, elle facilite le réseautage, permet d’accéder à toute la programmation, aux plans des salles, etc.
  • Afin de rejoindre la jeune clientèle d’affaires et de se faire connaître auprès de cette dernière, un jeu-questionnaire ludique a été créé. Dans une approche simple à la manière de l’application de rencontres Tinder, les organisateurs d’événements peuvent découvrir quel type de planificateurs ils sont. L’objectif? Que l’on pense à la destination lorsque vient le moment de planifier un événement.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

3 – Devenir un créateur de contenu

Le marketing traditionnel fait place à de nouvelles approches, tels le storytelling et le marketing de contenu. Le rôle d’un DMO passe de la commercialisation traditionnelle à l’édition de contenu.

  • Le site Web permet la navigation à l’horizontale, comme quand on feuillette un magazine sur une tablette électronique.
  • Tourisme Laval tenait un blogue, mais les articles sont dorénavant disséminés à travers le site Web afin de lui donner une approche éditoriale et plus personnalisée.
  • Les contenus éditoriaux s’articulent autour de quatre axes représentant les forces de la destination, soit la consolidation d’équipe (teambuilding), le développement durable, la gestion d’événements ainsi que des éléments tendance et ludiques.

Ces contenus prenant diverses formes sont ensuite diffusés à travers les médias sociaux et selon des canaux permettant de joindre chacune des quatre personas ciblées.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Tourisme Laval fait la démonstration que le recours aux tendances marketing actuelles n’est pas exclusif aux organisations nationales ou à très gros budget. Une bonne planification jumelée à un peu d’audace, de flexibilité et d’ouverture aux occasions qui se présentent : la recette vous inspire-t-elle?

 

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Segments de clientèles

Top 2015 – Génération du millénaire

Les milléniaux devraient atteindre le sommet de leur pouvoir d’achat en 2020… À l’image de leurs parents, les baby-boomers, ils teintent toutes les facettes de l’économie, et donc de l’industrie touristique. Voici des extraits d’analyses, publiées au cours de la dernière année, qui dévoilent plusieurs aspects de cette génération et des façons de les aborder.

Qui sont les Z?

Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés.

Parmi les milléniaux se trouvent les générations Y et Z. Cette dernière comprend les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Grosso modo, ce sont les 18-24 ans. Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés. Leur capacité d’attention est encore plus courte que celle des Y, leurs aînés, et leurs valeurs diffèrent.

Les Z sont d’insatiables internautes à la recherche d’informations. Ils exigeront transparence et vérité des entreprises avec lesquelles ils transigeront. Ils sont davantage interpellés par un produit ou un service de qualité que par la compagnie qui le commercialise, ce qui les rend infidèles à une marque.

Pour mieux comprendre les comportements de cette génération des 18 à 24 ans, lisez Les Y vous ont surpris? Attendez de rencontre les Z!

Une génération qui déteint sur les autres

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés

L’hébergement s’ajuste aux nouvelles préférences de voyage que l’on attribue aux membres de la génération Y (nés après 1980), mais qui concernent un marché beaucoup plus large.

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés de ces établissements. Des groupes hôteliers créent de nouvelles marques pensées tout particulièrement pour accueillir la clientèle des Y ainsi que tous ceux ayant le même type d’attentes que ces jeunes adultes – et ils seraient nombreux.

De nombreux établissements d’hébergement s’ajustent aux tendances initiées par les milléniaux. L’analyse L’expérience client en hôtel : nouvelles tendances en fait la démonstration.

 hotel_milleniaux_jeunes_designSource : Tommie Hotels

Des voyageurs d’affaires exigeants

Aujourd’hui, les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.

Ces gens d’affaires souhaitent aussi conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.

Les besoins et désirs de ces jeunes en déplacements professionnels et les façons d’y répondre sont présentés dans l’analyse Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires.

Le nomade numérique : un mode de vie

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler.

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin.

 nomades_numeriques_milleniaux_voyageurs_affaires_jeunes_professionnelsSource : thesurfoffice.com

L’analyse Les nomades numériques : voyageurs des temps modernes? présente ce phénomène émergent et des exemples pour répondre à leurs besoins.

Des clients, mais aussi des employés

Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre.

Ils s’attendent à travailler avec les dernières technologies, mais priorisent les communications en face à face. Ils exigent souplesse des horaires et des méthodes… Les Z bouleverseront-ils les milieux de travail comme l’ont fait les Y?

La hiérarchie pyramidale, les codes de conduite instaurés par les adultes plus âgés, les ordres; tout cela est dépassé aux yeux des 16 à 20 ans. Les Z sont créatifs et doivent sentir qu’ils participent au succès de l’organisation. Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre. Les résultats pourraient être surprenants.

Comment intégrer les jeunes milléniaux dans vos milieux de travail? L’analyse La génération Z au travail vous offre des pistes de solutions.

Des employés, mais aussi des entrepreneurs

certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition

Ils n’ont rien à perdre, veulent se réaliser et être fiers de ce qu’ils accomplissent. Ils recherchent la flexibilité, la liberté et souhaitent faire ce qu’ils désirent. Pour eux, l’entrepreneuriat correspond à un mode de vie fort attrayant, si bien que certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition.

Pour en savoir plus sur cette génération d’entrepreneurs, consultez l’analyse Les entrepreneurs québécois et la génération Y.

Générations futures

De nombreuses autres analyses du Réseau de veille font allusion aux milléniaux puisqu’il s’agit d’un segment de clientèle incontournable, pour aujourd’hui, mais aussi pour demain puisque le voyage s’inscrit dans leurs besoins et qu’ils transmettent ces valeurs à leur descendance.

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

Image à la une : © Pexels

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Segments de clientèles

Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

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Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

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La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

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Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

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