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Comment Google se rend indispensable pour le voyageur – Partie 1

Google rachète depuis 2010 d’importantes compagnies spécialisées dans le voyage en ligne, élargissant ainsi sa présence dans ce secteur qui lui apporte déjà plus de deux milliards de dollars de chiffre d’affaires en publicités. La récente acquisition de Frommer’s, célèbre guide de voyage américain et moteur de recherche, continue d’alimenter les nombreuses spéculations entourant Google Travel. Essayons d’y voir plus clair dans la stratégie de Google: l’entreprise prépare-t-elle un géant dans l’ombre?

Un rapprochement significatif avec l’industrie touristique…

En 2010, Google mettait la main sur ITA Software, un spécialiste de la base de données sur le transport aérien – dont le logiciel est utilisé par plusieurs compagnies aériennes, mais aussi par Kayak, Orbitz et Hipmunk – pour 700 millions de dollars. Cette année-là, 25 millions de dollars sont également investis dans des parts de HomeAway, spécialiste des locations de maisons de vacances. En 2011, Zagat, un guide gastronomique, est acquis pour 151 millions de dollars. Enfin, Google prend possession à l’été 2012 du célèbre guide de voyage américain Frommer’s, également présent sur Internet en tant que moteur de recherche, pour 25 millions de dollars. En dehors de ces acquisitions qui en disent long sur sa stratégie, Google s’est approprié des sites communautaires tels que YouTube, Quicksee (site de géolocalisation permettant aux utilisateurs de partager des itinéraires sous forme de vidéos) et Panoramio (site de partage de photos géopositionnées).

Google s’outille… doucement, mais sûrement!

En créant Google Maps en 2005, la firme a su développer un outil de planification touristique (lire aussi: La vague Google déferle sur les voyages), pour ensuite le bonifier avec Google Street View et Google Maps Navigation, une application GPS pour téléphone Android. Mais Google, c’est avant tout un moteur de recherche, et puisqu’une grande part des requêtes faites sur Internet passe par son site, il était en très bonne posture pour développer d’autres outils liés au voyage:

Probablement parti du principe que l’on ne cherche pas une chambre d’hôtel de la même manière qu’un billet d’avion, Google a créé en 2011 deux plateformes distinctes.

  • Google Flight Search. À la suite du rachat d’ITA Software, Google a mis en place une plateforme de recherche de vols au départ des États-Unis, élargie plus récemment à 500 autres villes. Les dernières mises à jour permettent à l’utilisateur de comparer les prix pour toutes les destinations à partir d’une ville de départ (voir l’image ci-dessous). D’autres critères de recherche innovants sont proposés, tels que le temps de vol, la compagnie aérienne et le pays/région/continent/île (au lieu de la ville d’arrivée) pour des départs d’Amérique du Nord.

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Source: Google flight

Google ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a lancé un autre moteur de recherche en décembre 2012, Explore flights. Celui-ci affiche dans un graphique la fluctuation des tarifs semaine après semaine, et ce, pour plusieurs destinations sur une même page. Ce service est disponible pour des départs d’Amérique du Nord (voir l’image ci-dessous).

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Source : Explore flights

  • Google Hotel Finder est un comparateur d’hôtels connecté aux sites d’agences de voyages en ligne (OTA). Google a constaté que les internautes, qui privilégient la rapidité dans leur processus de recherche, se rendaient plus souvent sur le site d’un comparateur pour trouver un hôtel plutôt que sur son moteur de recherche. Il a donc développé un outil qui leur permet de comparer les prix, tout comme sur le site des OTA, à la différence près que le canal de vente en direct est présent. L’internaute peut également filtrer les résultats en choisissant un quartier ou en définissant lui-même une zone sur la carte. Enfin, il pourra bientôt indiquer le temps de trajet maximal souhaité pour se rendre à l’hôtel. Google facture au clic (0,2% du montant affiché de la chambre) et non à la réservation, mais l’hôtelier a tout de même intérêt à y être visible, car cela lui coûtera moins cher que la commission payée aux OTA, fixée entre 15 et 25%.

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Source: Hotel Finder

  • Google Now, lancé en juillet 2012, est un assistant personnel pour téléphone Android. Des informations personnalisées sont rassemblées sur une même interface. Elles correspondent à l’emploi du temps de la journée et du lieu où l’on se trouve: météo, prochains rendez-vous, trafic routier, statuts de vol, indications pour se rendre à son hôtel, suggestions de visites, restaurants proches, etc. L’application est en phase de développement à l’extérieur des États-Unis (voir la vidéo).

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Source: Travopia

D’autres sites et applications se démarquent par leur originalité et leur caractère innovant:

  • Google Art Project permet aux internautes de visiter virtuellement 151 musées présents dans 40 pays.
  • Google Goggles offre la possibilité d’effectuer une recherche à partir d’une photo téléchargée. Le logiciel reconnaît entre autres les lieux, les œuvres d’art, les livres et les logos.
  • Google Glass, le dernier projet innovateur de Google, se présente sous la forme de lunettes à réalité augmentée (voir la vidéo ci-dessous), où des informations sont projetées sur les verres. Un tel outil laisse songeur quant à son utilisation en tourisme!

  • Field Trip est une application d’informations touristiques géolocalisées. Dès que le voyageur s’approche d’un attrait touristique ou encore d’un restaurant, il reçoit des informations détaillées et des offres promotionnelles sur son téléphone Android.

Une stratégie d’intégration verticale

Google Travel est maintenant présent à chaque étape du cycle du voyageur, lequel est défini de la manière suivante: «Rêver, Rechercher, Réserver, Vivre une expérience et Partager». Le graphique ci-dessous illustre l’étendue des outils présents à chaque phase du voyage.

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Source: Travopia.com

Ainsi, Google a consolidé son assise dans le voyage en ligne en proposant un éventail d’outils pour le voyageur. La suite de sa stratégie sera-t-elle de rassembler toutes ces fonctionnalités dans une même interface? Les acteurs de l’industrie doivent-ils craindre l’éventuelle arrivée de Google Travel? Comment peuvent-ils s’y préparer? Une seconde analyse fera état de ces questionnements et tentera de déterminer les conséquences directes pour les acteurs du voyage en ligne.

Lire aussi: Comment Google se rend indispensable pour le voyageur – Partie 2

Sources:

– Bruc, Mathieu. «GoogleTravel lance Troogle: le géant des voyages en ligne!», blog-etourisme.com, 9 mars 2010.

– Burns, Matt. «Google Finally Shows Off Google Glass UI, Announces #ifihadglass Purchase Campaign», techcrunch.com, 20 février 2013.

– Hotel Marketing 35. «Nouvelles fonctionnalités sur Google Hotel Finder», hotelmarketing35.com, 6 février 2013.

– Hotel Marketing 35. «Voici pourquoi Google Hotel Finder est votre meilleur ami ! (ou presque)», hotelmarketing35.com, 6 décembre 2012.

– Kassous, Robert. «Pourquoi Google Investit dans le secteur tourisme?», obsession.nouvelobs.com, 29 août 2012.

– Lainé, Linda. «Google est-il une menace ?», L’écho touristique, 14 décembre 2012.

– May, Kevin. «The new Google travel ecosystem… from the user point of view», tnooz.com, 20 août 2012.

– O’Neill, Sean. «Google updates Hotel Finder with date, neighborhood, brand, and travel time search», tnooz.com, 7 février 2013.

– Prabu, Karthick. «Google Now – The Revolution In Travel Industry Has Just Begun, In Google’s Style», travopia.com, 30 octobre 2012.

– Reisinger, Don. «Google acquires Frommer’s, pushes further into travel info», news.cnet.com, 13 août 2012.

– Think with Google. «The 5 Stages of Travel», thinkwithgoogle.com, consulté le 8 février 2013.

– Vivion, Nick. «Latest assault on travel from Google: A virtual tour guide for mobiles», tnooz.com, 27 septembre 2012.

– Zenou, Aurélia. «Les outils Google pour le tourisme», semaweb.fr, 2 mai 2012.

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Les appareils mobiles, utiles ou pas pour planifier ses visites? Qu’en pensent les Québécois?

Dans le cadre du Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a mandaté la firme Ipsos Marketing pour réaliser une enquête omnibus en ligne auprès des Québécois, sur diverses questions relatives à l’industrie touristique et aux voyages au Québec (lire aussi: Quels endroits, attraits ou régions les Québécois recommandent-ils à leurs amis en visite au Québec? et Capsule – Un sondage sur les sondages ou comment les Québécois perçoivent-ils les enquêtes?). On a profité de l’occasion pour questionner les répondants sur leur usage potentiel de certains outils mobiles de planification et de localisation des sites et des attraits pendant leur voyage.

Si le coût d’achat et d’utilisation ne constituaient pas un obstacle, un peu plus de la moitié des répondants (57%) emploieraient, assurément ou possiblement, une tablette électronique ou un téléphone mobile pour planifier leurs visites, particulièrement:

  • ceux des régions métropolitaines de recensement de Montréal (60%) et de Québec (61%);
  •  les anglophones (62%);
  • les jeunes de 18 à 34 ans (61%);
  • les gens plus scolarisés (niveau collégial et universitaire);
  • ceux qui possèdent un revenu supérieur à 50 000$ (62%) et qui ont des enfants à la maison.

Parmi les répondants québécois qui ne sont pas intéressés ou ne voient pas l’utilité de ces outils, un sur cinq est un homme âgé de 55 ans et plus dont le revenu est inférieur à 50 000$ par année.

Ces résultats vous surprennent-ils?

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Ailleurs dans le monde Technologies

Un seul site Web pour tous les types d’écrans

De plus en plus de destinations touristiques créent des sites Internet dont l’affichage est compatible avec tous les appareils. L’internaute peut ainsi consulter les pages à l’aide d’une vaste gamme de dispositifs (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes numériques, télés connectées), et ce, quelle que soit l’orientation de l’écran (paysage ou portrait). Ces sites Web adaptatifs (responsive design) procurent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation. En voici des exemples:

Tourism Australia

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Source: www.leweboskop.fr

Office de Tourisme de Bourg d’Oisans

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Source: www.leweboskop.fr

L’Aquitaine en 10 destinations

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Source: www.leweboskop.fr

 

Sources:

− «Responsive Design: 10 exemples de sites Web de destinations touristiques», leweboskop.fr, 18 décembre 2012.

− Drouin, Vincent. «Site web mobile, responsive design, déception 2012!», lebutineur.com, 15 décembre 2012.

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Tendances

Tendances touristiques pour 2013

L’année 2013 connaîtra une faible croissance du tourisme international. Les services facturés «à la carte» se développeront encore davantage, et les consommateurs feront la chasse aux aubaines et à la transparence en utilisant le mobile et le multiécran. Voici quelques-unes des tendances recensées par le Réseau de veille.

Tendances générales

  • L’OMT s’attend à un léger ralentissement des flux touristiques en 2013 (2% à 4%).
  • Les Nord-Américains hésitent à voyager à cause de l’incertitude économique: on prévoit une augmentation de 3% du nombre de voyages à l’étranger en partance des États-Unis.
  • Les arrivées en provenance des pays BRIC continueront de stimuler le tourisme.
  • Conjuguée à une faible croissance, la stabilité de la demande va probablement conduire à des prix plus favorables dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport aérien aux États-Unis. Le Canada, quant à lui, devrait enregistrer une hausse substantielle (6,7%) de ses tarifs hôteliers, selon Carlson Wagontlit Travel.
  • La vente de produits complémentaires (ancillary revenues) s’étendra à plusieurs secteurs de l’industrie touristique, par exemple à l’hôtellerie. Des services autrefois inclus dans le prix de la chambre (l’entretien ménager, les articles de toilette ou même la télévision) seront maintenant facturés à la carte.
  • La sécurité demeure un enjeu important.
  • La réglementation sur les visas sera assouplie dans certains pays (la Russie envers les citoyens américains, par exemple, ou encore Taiwan et le Brésil qui devraient faire leur entrée dans le programme américain d’exemption de visa) et resserrée dans d’autres (Chine).
  • Les entreprises et les consommateurs font preuve d’une préoccupation grandissante pour les conséquences à long terme des changements climatiques sur le tourisme.
  • Les entreprises devront évaluer leur empreinte carbone (y compris les émissions provenant des transports) afin de se conformer aux règles de plus en plus strictes imposées par les différents gouvernements.

Tendances chez les consommateurs

  • La course au meilleur prix, ou l’offre de dernière minute, est devenue incontournable. Cet engouement pour les voyages économiques se retrouve dans le succès et le développement exponentiel des sites Internet d’échange de maisons ou d’appartements entre particuliers (comme HomeExchange ou airbnb), de WWOOFing (hébergement gratuit moyennant de menus travaux; lire aussi: Vous avez dit WWOOFing?) ou encore de couchsurfing (accueil d’une personne au sein du foyer).
  • La recherche de la transparence des prix, tant dans l’industrie hôtelière (Tingo) que dans le transport aérien, sera une voie incontournable dans la prochaine année.
  • Avec la faiblesse de l’économie, la recherche de valeur dans l’achat de produits s’est imposée au consommateur avisé. Dorénavant, c’est la recherche elle-même qui constitue l’enjeu: la «chasse» aux bonnes valeurs, pour le plaisir.
  • La tendance à la ludification (gamification) pour créer la notoriété et la fidélité à la marque s’accentuera: concours, chasses au trésor virtuelles, possibilité de gagner des points ou des badges et visites mystères ajoutent tous des éléments d’excitation et d’engagement envers la marque.
  • La notion de partage s’impose. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social (Kickstarter, Indiegogo, Peerbackers, Haricot, Fundo et, plus récemment, La Plèbe) s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Les entreprises seront donc forcées d’adopter une approche plus sociale, davantage basée sur des valeurs équitables de partage.
  • La famille et les amis: priorité absolue. Tout ce qui contribue à développer les amitiés ou à tisser les liens familiaux aura la cote en 2013: soirée entre filles au restaurant gastronomique, escapade des «copines en cavale», voyage multigénérationnel, etc.
  • La «désintoxication numérique» fera des adeptes de plus en plus nombreux, car un nombre croissant de prestataires touristiques conçoivent des séjours de ce type afin de remédier à la dépendance au monde virtuel dont souffrent certains de leurs clients.
  • De plus en plus, les touristes voyageront comme les habitants des endroits qu’ils visitent (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

Tendances de voyages en ligne et des technologies

  • L’utilisation du mobile surpassera celle de l’ordinateur portable, d’ici 2015. Cela conduira au développement de l’Internet de séjour, qui constituera LA tendance principale de l’industrie touristique en 2013, selon Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. On assistera à une multiplication des applications et des sites destinés à accompagner le touriste, une fois arrivé à destination.
  • Un nombre croissant d’entreprises auront «pignon sur mobiles» uniquement, comme HotelTonight, cette application gratuite de réservation de chambres à la dernière minute, qui dépasse déjà les trois millions de téléchargements.
  • Les consommateurs utiliseront de plus en plus leur appareil mobile et d’autres technologies (bracelet, empreinte digitale) pour effectuer leurs achats. En fait, selon le PDG de Paypal, le paiement, les programmes de fidélité et les coupons seront regroupés au sein d’un porte-monnaie électronique, simplifiant ainsi l’utilisation de ces services, aussi bien pour les marchands que pour les acheteurs.
  • Les réservations le même jour au moyen d’un téléphone intelligent augmenteront.
  • L’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile accroîtra la création d’offres personnalisées.
  • Le summum de la personnalisation de l’outil: la conception d’un site Web dont l’affichage est compatible avec tous les terminaux (ordinateur, mobile, tablette, télé connectée) (lire aussi: Réserver son voyage en direct à la télé). Ces sites Web adaptatifs (responsive website) offrent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation.
  • De nouveaux sites permettent la création de guides de voyages personnalisés, à partir des recommandations de votre réseau d’amis (Facebook, Instagram, Foursquare); parmi eux, Gogobot, Traverie ou, plus récemment, Tripbirds.
  • Le multiécran devient la norme. On constate deux types de comportements: recourir à différents dispositifs l’un après l’autre (téléphone mobile, tablette ou ordinateur) ou bien consulter plusieurs écrans simultanément (mode multitâche).
  • Le «glosolomo» fait son apparition. Le social n’est plus limité à un continent ni à une seule langue, il devient GLOBAL ou mondial. Le contenu est accessible partout, par tous, sur tous types d’écrans.
  • Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013.

Tendances dans les médias sociaux

  • Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux explosera dans les pays d’Asie-Pacifique (incluant la Chine, l’Inde et l’Indonésie, 21,1%), d’Amérique latine (12,6%), du Moyen-Orient et d’Afrique (23,3%). Les médias exclusivement réservés à certains marchés, comme Sina Weibo en Chine, croîtront eux aussi.
  • Des réseaux de niche qui offrent des fonctionnalités plus ciblées, comme Instagram, continueront de connaître une croissance explosive, à la fois en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.CN_Tendances_2013_image_1
  • L’utilisation des médias sociaux continuera de se répandre dans les applications mobiles.
  • La publicité sur les médias sociaux se développe et évolue. Les traditionnelles bannières publicitaires céderont la place à des offres qui apparaîtront dans le flux des commentaires, s’apparentant ainsi à du contenu généré par un autre utilisateur, mais signalées par un discret avertissement (voir l’image).

Ce bref tour d’horizon représente un aperçu des principales tendances; nous ne pouvons toutes les nommer! Bien sûr, certains produits comme le tourisme culinaire monteront en flèche en 2013; le design abordable, ce concept qui inclut, entre autres, de grands espaces communs, des petites chambres et une connexion Wi-Fi gratuite (voir le CitizenM), connaîtra un regain de popularité, et le Brésil vivra son heure de gloire préolympique… Et vous, quelles tendances voyez-vous poindre sur votre radar?

 

Sources:

− Bruc, Mathieu. «La révolution des iPhoneographes, ces nouveaux influenceurs de l’image», etourisme.info, 18 septembre 2012.

− Carlson Wagonlit Travel. «Busines Travel Trends in 2013. From A to Z», 2012.

− eMarketer.com. «Online Travel Grows in BRIC Countries, but Habits Differ», 26 septembre 2012.

− Fauconnier, Flore. «Ce que vous réserve l’e-business en 2013», Journal du Net, 2 janvier 2013.

− Holmes, Ryan. «The Can’t-Miss Social Media Trends for 2013», Fastcompany.com, 29 novembre 2012.

− La Presse. «50 tendances en 2013», cahier spécial, 29 décembre 2012.

− Morin, Raymond. «2013 — L’année du marketing d’influence et de la génération C», raymondmorin.com, 17 décembre 2012.

− Organisation mondiale du tourisme. «Le tourisme international reste solide en dépit des incertitudes entourant l’économie», communiqué de presse, 5 novembre 2012.

− Pierrot, Sébastien. «Tourisme mondial: les tendances d’un secteur florissant», Capital.fr, 22 août 2012.

− Raynal, Juliette. «[Infographie Google] Comment le multi-écrans devient la norme», frenchweb.fr, 30 août 2012.

− Robin, Jean-Pierre. «Le FMI pointe un risque de récession mondiale», Le Figaro.fr, 9 octobre 2012.

− Travelagewest.com. «Top Travel Trends for 2013», 26 octobre 2012.

− Westbrook, Gina. «10 Global Consumer Trends for the Next Five Years», blog.euromonitor.com, 6 décembre 2012.

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Marketing

Réserver son voyage en direct à la télé

La popularité des téléviseurs connectés à Internet, ou qui y sont compatibles, va changer la commercialisation des voyages. D’ici 2016, les deux-tiers des ménages nord-américains posséderont une smart TV. À l’avenir, les téléspectateurs qui regardent des émissions de voyage pourront réserver immédiatement leur séjour à la destination en vedette via des applications ou des liens Internet, et ce, directement sur leur téléviseur intelligent. Ils auront accès à des offices de tourisme, des agences de voyages, des hôtels, des compagnies aériennes, des locateurs de voitures, etc. Les nouveaux modèles d’appareils permettront une interaction complète entre téléspectateurs et diffuseurs, annonceurs et développeurs d’applications, ainsi qu’entre téléspectateurs.

Une nouvelle plateforme

La télé intelligente fusionne la télévision, l’Internet, les médias sociaux et les applications mobiles en offrant l’accès à ces différentes fonctions. Les téléspectateurs peuvent regarder des photos et des vidéos sur les destinations de voyage, mais aussi se renseigner sur les prix et les offres via leur téléviseur connecté à Internet. La télévision intelligente crée une relation personnalisée avec le visiteur potentiel et procure une accessibilité instantanée aux services touristiques.

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Source: cnet

Tout comme pour la création d’un site Internet traditionnel ou mobile, il est préférable d’embaucher un développeur d’applications pour la télé intelligente afin d’établir une communication interactive efficace avec des clients potentiels et d’augmenter les opportunités pour les entreprises touristiques. Le professionnel pourra créer, entre autres:

  • des vidéoclips amusants sur un produit ou une destination;
  • des films sur les différentes traditions, la cuisine locale, les hôtels, les attraits, etc.;
  • des jeux liés aux voyages;
  • un site Web optimisé pour la télé.

Promouvoir une destination, quelques exemples

Le 16 septembre 2012, l’Office de tourisme de Belgrade présentait un guide touristique de la ville sous forme d’application pour la télé intelligente de Samsung. Il s’agit de la première application régionale du genre pour les touristes nationaux et étrangers. Elle est particulièrement adaptée pour une distribution dans les hôtels et les auberges de la Serbie. Tous les contenus sont préintégrés dans l’application, de sorte qu’ils ne nécessitent pas de connexion Internet active. L’application permet de trouver les meilleurs hôtels, restaurants, bars ou boutiques, les sites à voir, les visites guidées, de même qu’une panoplie d’autres informations pratiques. Elle contient plus de 650 pages de photos et de contenu géolocalisés présentés dans une carte Google qui permet de mieux s’orienter dans la ville.

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Lancée le 17 octobre dernier, l’application TV Connectée de Voyages-sncf est une chaîne de télévision interactive dédiée à la découverte de la France et de l’Europe par l’entremise d’une centaine de vidéos sur différentes régions. Elle permet aussi d’organiser un voyage à l’aide d’adresses, d’idées de sorties, d’une liste d’hôtels à proximité et de bonnes adresses des internautes permettant de trouver des restaurants, boutiques, lieux culturels, etc. Une fois la destination choisie, un code QR apparaît et redirige le téléspectateur vers l’application adaptée au téléphone intelligent, à la tablette numérique ou au PC pour réserver son billet de train. L’utilisateur peut également envoyer des messages avec des hashtags (#), qui apparaissent sur la page d’accueil de l’application (voir la vidéo).

 

Source: Voyages SNCF

L’application «Serbia from the heart», développée en collaboration avec le photographe de renom Ivan Strahinjić, vise à promouvoir le potentiel touristique de la Serbie avec de magnifiques vidéos des plus belles régions du pays. L’application, disponible sur VTS, se subdivise en trois catégories: voyage, découverte et inspiration.

 

Il n’est pas nécessaire d’être une grande entreprise pour développer une application pour la télévision intelligente. Une association italienne de gîtes du passant présente son offre sur la Smart TV de Samsung et propose la réservation en ligne à partir du téléviseur.

Personnaliser la chambre d’hôtel

Pour les clients des établissements hôteliers, le téléviseur intelligent permet de connecter leur ordinateur ou leur tablette numérique pour voir leurs photos et leurs vidéos sur grand écran, d’écouter la musique de leur répertoire iTunes ou d’une webradio, d’accéder à des sites Internet, de préparer leurs prochaines visites, de consulter les journaux, de rester connecté avec leurs parents et amis via Twitter, Facebook ou Skype, tout ça sans fil! Les enfants peuvent également jouer à des jeux interactifs directement sur l’écran télé: une valeur ajoutée non négligeable en cette ère de personnalisation!

Chiffres clés

Le nombre de foyers nord-américains équipés de téléviseurs connectés atteindra 87 millions d’ici 2016 (voir le graphique 1) selon Parks Associates, une société conseil spécialisée dans les études de marché sur les nouvelles technologies et les produits et services de consommation. Les deux-tiers de tous les ménages nord-américains possèderont alors une smart TV. Il s’agit d’une augmentation de 135% en seulement 5 ans. Le marché de l’Europe de l’Ouest enregistrera la même croissance et le nombre de ménages branchés sur la télé interactive y atteindra 95 millions en 2016, soit 54% de tous les foyers.

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Les propriétaires américains de télé intelligentes sont aisés — revenus annuels de 75 000$ et plus —, plus éduqués que la population en général et plus influents. Premiers à adopter les nouvelles technologies, ils prodiguent leurs conseils pour guider leur famille et leurs amis dans leurs décisions d’achats d’outils technologiques; idem pour les propriétaires canadiens.

L’achat en ligne à partir de téléviseurs intelligents devrait se généraliser dans un futur assez rapproché, alors que de plus en plus de gens posséderont une smart TV et que les entreprises touristiques découvriront les innombrables possibilités de commercialisation offertes par cette nouvelle technologie.

 

Sources:

– «How TV App Developers Can Help Travel Agencies Access Millions of Living Rooms», elinex.fr, 24 septembre 2012.

– Confolant, Anne. «Voyages-SNCF part à l’assaut de la tv connectée», ITespresso, 17 octobre 2012.

– Euromonitor International, «World Travel Market Global Trends Report 2012», novembre 2012.

– Newton, Thomas. «Virgin Media TiVo gets Teletext Holidays app», recombu.com, 5 juillet 2012.

– Parks Associates. «ConneCted tV enVironments: The Next Iteration of TV Advertising».

Sites Internet:

Bed & Breakfast in Italy

Serbia from the Heart

Tourist Organization of Belgrade

Voyages-sncf

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Divertissement et loisirs de la génération Y québécoise

Fanatiques de nightlife, les Québécois de la génération Y s’intéressent également en grand nombre aux musées. Constamment branchés sur le Web pour se divertir ou magasiner, ils prennent aussi le temps de visiter les attraits du Québec. Ils sont aussi complexes que les enjeux qui définissent la période dans laquelle ils grandissent. Leurs comportements de divertissement et de loisirs confirment l’intégration des innovations technologiques dans leur quotidien, tout en révélant leurs intérêts pour une variété d’activités traditionnelles.

Quoique les années de naissance utilisées pour définir la génération Y varient, cette analyse cible le segment des 18 à 34 ans, nés ainsi entre 1978 et 1994. Leur nombre, estimé à 7 millions de Canadiens, dont plus de 1,6 million de Québécois en juillet 2011 par Statistique Canada, dépasse largement celui de la génération X. Les données sur leurs comportements de loisirs proviennent du Print Measurement Bureau (PMB) et résultent d’une enquête réalisée sur une période de 2 ans, parue au printemps 2012.

Les natifs du numérique

Nés à l’ère de la révolution de l’information, les adultes de la génération Y personnifient bien la tendance liée à la mobilité et à l’hyperconnectivité. Il est devenu crucial d’en comprendre leurs utilisations pour deux raisons principales:

  • Les Québécois de la génération Y dominent dans presque tous les aspects liés à l’utilisation du Web (fréquence et durée de fréquentation, taux de participation aux médias sociaux, confiance en la sécurité des transactions en ligne, taux d’adoption des appareils mobiles, etc.).
  • Ils sont généralement les premiers à adopter les nouvelles technologies qui arrivent sur le marché et les nouveautés du Web.

Ayant largement contribué à l’essor des médias sociaux, les jeunes adultes accordent beaucoup de temps à Internet. D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM mené en 2011, plus de 65% des Québécois âgés de 18 à 24 ans utilisent les médias sociaux quotidiennement, alors que c’est le cas d’un peu moins de la moitié des 25 à 34 ans. Adeptes du divertissement sur le Web, les Québécois de la génération Y téléchargent de la musique, s’adonnent aux jeux en ligne et y écoutent la radio ainsi que la télévision beaucoup plus que l’ensemble des internautes québécois. Selon l’étude NETendances 2011 du CEFRIO, 67% des 18 à 34 ans ont acheté un produit ou un service sur Internet au cours de la dernière année. Le CEFRIO rapporte également que 62% des Québécois de la génération Y ont recours à Internet lorsque vient le temps de s’informer avant de faire un achat, comparativement à 43% pour l’ensemble de la population québécoise (lire aussi: L’usage des technologies de l’information et de la communication par cinq générations).

Pour la génération Y, la technologie n’a pas de prix!

Selon Statistique Canada, les Québécois de 18 à 30 ans ont consacré 6,6% de leurs dépenses totales aux loisirs en 2008, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne (5,9%). La valeur concernant leurs achats en matériel de loisirs (925$) dépasse elle aussi la moyenne (818$), particulièrement lorsqu’il s’agit de biens liés à l’informatique (433$ comparativement à 315$). Les dépenses en divertissement au foyer sont aussi plus élevées, s’établissant à 570$ chez les 18 à 30 ans, contre une moyenne de 506$ pour tous les âges.

Ces natifs du numérique semblent dépenser sans retenue dans la technologie, valorisant davantage que les autres générations ces équipements et gadgets qu’ils intègrent naturellement à leur vie. Près de 90% des Québécois âgés de 18 à 34 ans possèdent un téléphone mobile, et plus du quart d’entre eux ont choisi un modèle intelligent. Chez les 35 ans et plus, ces taux sont respectivement de 68,7% et de 28,4% (voir le tableau 1).

Vélo, rando, abdos

Parmi les activités sportives recensées par PMB, le vélo et la randonnée pédestre sont celles que la génération Y préfère (voir le graphique 1). Les jeunes adultes sont également nombreux à faire de l’exercice à la maison, du jogging ainsi que du patin à glace. Plus de 430 000 Québécois de la génération Y ont effectué du camping lors de la dernière année, mais la majorité (75%) n’a pratiqué cette activité qu’une ou deux fois pendant cette période. Près de 20% d’entre eux ont également rapporté s’adonner à la danse, à la chasse et la pêche ou à la natation.

 

Les jeunes adultes séduits par de vieux attraits québécois

Tout comme pour d’autres générations, le Vieux-Port de Montréal demeure l’attraction québécoise la plus populaire chez la génération Y. Près de 31% des 18 à 24 ans et 25% des 25 à 34 ans ont visité ce quartier historique de la métropole au cours des 12 derniers mois. Le Vieux-Québec compte également parmi les endroits les plus fréquentés, se classant au deuxième rang chez les Québécois de 25 à 34 ans et au troisième chez les 18 à 24 ans. C’est plutôt La Ronde qui arrive en deuxième place chez ces derniers, avec un taux de fréquentation de près de 25%. Les 18 à 24 ans sont également plus nombreux que tous les autres groupes d’âge à s’être rendus au Biodôme de Montréal, au zoo de Granby ainsi qu’à Mont-Tremblant (voir le graphique 2).

 

À chaque âge ses plaisirs

Les sorties dans les bars ou dans les boîtes de nuit sont de loin les plus populaires auprès de la génération Y (voir le graphique 3). Les visites au musée, au zoo ou à l’aquarium détiennent également une place importante pour les Québécois de cette génération. Les parcs d’attraction et les spas accueillent chacun près de 300 000 visiteurs âgés de 18 à 34 ans chaque année.

 

Tout comme dans le cas de la génération X et des baby-boomers, le hockey demeure l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de la génération Y (233 000), mais 70% d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

 

Sources:

– CEFRIO. «Cinq générations d’internautes : profil d’utilisation des TIC en 2011», NETendances 2011, vol. 2, no 7, 2012.

– CEFRIO. «Les médias sociaux ancrés dans les habitudes des Québécois», NETendances 2012, vol. 3, no 1, 2012.

– Cossette. «Mobindex», mobindex.ca, juin 2012.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 18 à 34 ans, enquête printemps 2012 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, enquête printemps 2011 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

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Enjeux Technologies

Doit-on s’intéresser au Big Data?

Le Big Data permet de dégager des schémas et des tendances à partir d’un très grand nombre de données produites en temps réel et en continu et provenant de diverses sources. Il aide les intervenants à personnaliser leur offre et à analyser leur réputation en ligne à partir de leur présence dans les médias sociaux. À ce titre, le Big Data améliore la compétitivité des entreprises.

Un raz-de-marée de données sur l’Internet

De plus en plus connectés, les individus génèrent des volumes de données phénoménaux. En 2011, on produisait en deux jours cinq exaoctets de données, soit l’équivalent de tout ce qui a été produit jusqu’en 2003; et en 2013, cela ne prendra pas plus de dix minutes. Voici un aperçu du déluge informationnel circulant sur le Web:

  • 133 millions de blogues;
  • 247 milliards de courriels envoyés chaque jour (80% sont des pourriels), dont 193 000 messages chaque seconde;
  • le trafic Internet généré en une heure pourrait remplir environ sept milliards de DVD, soit sept fois la hauteur de l’Everest, une fois empilés;
  • d’ici 2020, l’univers numérique sera 44 fois plus grand qu’en 2009.

Historiquement, la plupart de ces données étaient localisées dans des bases de données traditionnelles, accessibles et gérées avec un ensemble d’outils. La capacité de ces instruments a augmenté au fil du temps, mais il devient de plus en plus difficile de travailler avec des outils classiques de gestion de bases de données. Nous sommes entrés dans l’ère du Big Data, soit celle de l’analyse de données à grande échelle. Les premiers à avoir dû trouver des solutions ont été les spécialistes du Web (Yahoo, Google, etc.) puis, ceux du e-commerce (e-Bay, Amazon, etc.) et ensuite, des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, etc.).

Comment définir le Big Data?

Trois critères essentiels ressortent des opinions exprimées par les analystes pour décrire le Big Data: volume, vitesse (ou vélocité) et variété. La combinaison de ces trois critères permet de définir ce qui est et ce qui n’est pas du Big Data.

  • Volume. L’explosion du volume des données dans l’entreprise est évidemment le premier élément qui vient à l’esprit.
  • Vitesse. De tels volumes imposent de traiter l’information au fur et à mesure afin de sélectionner celle qui devra être traitée. Le Big Data consiste donc également à analyser de gros volumes de données dans des délais très courts pour se rapprocher du temps réel.
  • Variété. La variété des sources d’information est très disparate: blogues, senseurs RFID, réseaux sociaux, sites Internet, forums de discussion, téléphones mobiles, tablettes, etc. Les données proviennent de façon désordonnée et non prédictible. Elles sont à la fois semi-structurées (15%) ou non structurées (85%) comme des images, des vidéos, des fichiers audio, etc.

Le Big Data est aussi un ensemble de technologies, d’outils et de procédures qui permettent à une organisation de stocker, créer, manipuler, gérer et analyser très rapidement – voire en temps réel – ces grandes quantités de données et ces contenus hétérogènes, pour en extraire des informations pertinentes à la prise de décision.

À quoi sert le Big Data?

L’analyse de données à grande échelle — le Big Data — répond à deux problématiques: la première concerne les énormes volumes de données qui sont désormais créés au quotidien. La seconde porte sur la capacité à rechercher, à extraire et à analyser les informations non structurées qui représentent la très grande majorité de ces données. Elle rend l’information complexe compréhensible, utilisable, partageable et ouverte, et cela très rapidement. Mais encore faut-il savoir ce que l’on cherche. L’utilisation de ces données massives dépend donc essentiellement des besoins et de la stratégie de l’entreprise: optimiser des processus, comprendre des comportements, capter des tendances, analyser des opinions, créer de nouvelles opportunités de marché. Voici deux exemples d’application:

  1. Personnaliser l’offre. L’utilisation de logiciels d’analyse de données à grande échelle permet de rassembler les demandes d’informations de voyage, les recherches d’événements, de points d’intérêts et de géolocalisation des données sur les appareils mobiles afin de permettre aux intervenants d’améliorer la qualité globale de leurs services en personnalisant leur offre. Par exemple, les agences en ligne peuvent recommander à un voyageur particulier des vols, des destinations, des hôtels et d’autres produits en fonction de ses besoins personnels basés sur ses habitudes d’achat antérieures, un peu de la même façon qu’Amazon le fait avec ses recommandations de livres, de musique ou de jeux.
  2. Analyse de la réputation en ligne à partir de la présence dans les médias sociaux et la satisfaction globale générée par les commentaires en ligne. Les outils d’analyse de données à grande échelle comme Radian6 Insights, prennent en compte toute la dimension sociale du Web, des commentaires d’articles aux avis des voyageurs en passant par les blogues, Facebook, Twitter ou encore YouTube. Ils permettent aux entreprises d’analyser les sentiments, les intentions et les aspects démographiques (âge, genre, pays, région, etc.) dans les nombreuses langues qui composent les milliards de conversations sociales. Certains autres outils produisent des rapports sous forme de tableaux de bord détaillés résumant les avis, les affichages de photos et de vidéos par mois; les produits, les services et les tendances mensuelles par rapport au marché. Ces rapports peuvent être applicables à différents intervenants à travers l’industrie touristique. Les cadres et les gestionnaires d’hôtel bénéficient d’un tableau de bord récapitulatif de leur établissement; les agents de voyages peuvent obtenir une vue instantanée de n’importe quel hôtel d’intérêt; les offices de tourisme et les organisations de gestion de la destination peuvent voir les tendances et les classements et comparer leur ville ou leur destination à une autre.

Les défis à relever dans les années à venir

Le phénomène Big Data est considéré comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020. Au-delà des difficultés techniques que représentent la capture et le stockage des données, comprendre et interpréter cette montagne d’information suppose une expertise et une expérience que l’on ne trouve pas encore. On estime un déficit de 140 000 à 190 000 spécialistes en analyse de données d’ici à 2018, et ce, seulement pour les États-Unis.

La capacité à mobiliser des ressources et des compétences pour mettre en place les outils, les gérer et en tirer des informations utiles constitue un enjeu majeur. Accumuler de l’information est une chose, l’utiliser intelligemment en est une autre. Voilà pourquoi les entreprises doivent faire appel à des solutions spécialisées dans le Big Data comme Hadoop/MapReduce, qui a été popularisé par Google, ou à des systèmes de gestion de bases de données comme BigTable. Avant de se lancer dans l’analyse de données à grande échelle, les PME touristiques ont encore un «big» pas à franchir!

 

 

Sources:

– «How to unlock Big Data to make it big in value for the travel industry, Tnooz.com, 16 mai 2012.

– «What every marketer needs to know about Big Data in the travel industry», tnooz.com, 23 octobre 2012.

– Arnaud. «Radian6 relève le défi du Social Big Data», Travel on Move, 18 juillet 2012.

– Guillaume. «Big Data: Les données sont le nouvel or noir», Travel on Move, 21 septembre 2012.

– Kremer, Alex. «Big Data and the infinite possibilities for the travel industry», tnooz.com, 4 janvier 2012.

– Naj Group. «DMO’s Are Now Able to Use Big Data to Find New Channels to Target», etourismsummit, 26 septembre 2012.

– Nieuwbourg, Philippe. «Définition du big data», Decideo.fr, 13 mai 2012.

– Trace Media. «Le Big Data: une solution pour absorber la masse d’informations protéiforme», Telecom Review, consulté le 16 octobre 2012.

– «Mais à quoi bon le big data?», blogue Antidot,

Sites Internet:

Brand Karma

Hadoop/MapReduce

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Marketing Produits et activités

Techno et restos: plus d’efficacité et de service!

Ce n’est pas d’hier que les technologies modifient la façon dont les consommateurs utilisent un service et dont les entreprises opèrent. Les restaurateurs d’aujourd’hui vous accueillent avec des tablettes électroniques et préparent les plats à l’aide de fours intelligents. Les clients réservent en ligne, optimisant ainsi la gestion des tables, et l’inventaire des boissons alcoolisées est géré en direct. Une technologie bien choisie profite tant aux entreprises qu’aux consommateurs.

Notre époque si bouillonnante d’innovations ne laisse pas les restaurants en reste. Les activités traditionnelles – préparer et servir des repas contre rémunération – se complexifient dans un contexte de forte concurrence et d’attentes toujours plus élevées de la clientèle. Les outils technologiques disponibles pour les restaurateurs sont de plus en plus efficaces et peuvent les aider tant sur le plan du service que sur ceux du marketing, des ressources humaines et de la comptabilité.

Plusieurs informations données ci-dessous sont issues d’un article de Robert Dion et de Charles Prémont, paru récemment dans la revue Hôtels, Restaurants & Institutions (HRI) sur les technologies qui se profilent dans l’univers des restaurants.

Étape 1 – Choisir et réserver

OpenTable et Bookenda sont des applications qui permettent, d’un côté, aux restaurateurs de gérer la disponibilité des tables en ligne et, de l’autre, aux consommateurs de réserver par l’intermédiaire d’un ordinateur ou d’un appareil mobile intelligent au moment qui leur convient. Ces derniers peuvent également apporter des modifications à leur réservation par la suite. Une confirmation automatique leur est acheminée ainsi qu’un rappel, avant l’événement.

Le portail d’OpenTable inclut de plus un système d’appréciation (commentaires des usagers et étoiles), la géolocalisation, ainsi que des liens vers le site Web, le menu ou la page Facebook de l’établissement. Le consommateur a donc à sa disposition toutes les informations nécessaires pour passer à l’action et réserver. En octobre 2012, plus de 260 restaurants québécois (dont 206 montréalais) y figuraient.

Bookenda offre des fonctionnalités semblables – un plan de salle, une liste des confirmations et des rappels automatisés – et s’intègre avec les points de vente (système POS). Le logiciel propose aussi des options marketing telles que des promotions ciblées et un programme gratuit de fidélisation.

Source: OpenTable 

Ces logiciels libèrent donc les employés de certaines tâches et les aident à gérer la clientèle. Non seulement ils gardent en mémoire la liste des clients, mais celle-ci peut inclure l’anniversaire, les repas consommés, les plats préférés, les allergies et les préférences particulières de chacun. Considérant l’importance de se démarquer par un service de premier ordre, les restaurateurs ont tout intérêt à utiliser ces informations pour offrir une expérience personnalisée.

Lire aussi: Technologies en hôtellerie: regard sur les systèmes de gestion

Étape 2 – Accueillir

Optimiser l’utilisation des tables, minimiser le temps d’attente et refuser le moins de monde possible sont des stratégies payantes. Un plan de salle interactif – tel que ceux proposés par OpenTable et Bookenda – s’avère un outil très intéressant pour mieux gérer la fréquentation.

Quelques restaurants utilisent des téléavertisseurs pour aviser les clients en attente – au bar ou à proximité de l’établissement – que leur table est prête, ce qui est beaucoup plus sympathique qu’une file d’attente coincée dans un vestibule étroit…

Étape 3 – Servir

On voit quelques tablettes électroniques faire leur entrée dans les restaurants. En plus de permettre aux restaurateurs de modifier rapidement leur menu, elles donnent une image novatrice de l’établissement et divertissent les clients. La carte des vins peut y prendre une nouvelle forme, permettant de faire des recherches par critères et listant des informations disponibles sur le Web (critiques, châteaux, etc.). Des applications offrent maintenant la possibilité aux serveurs de prendre la commande et, bientôt, aux clients de payer avec leur téléphone intelligent.

Les systèmes de points de vente (POS) sont toujours plus performants et administrent de façon fluide la répartition des serveurs et la coordination avec la cuisine. Enfin, ils permettent aux clients de payer électroniquement directement à la table (grâce à la technologie Bluetooth) et effectuent la consolidation des factures à la fin de la journée.

Une nouvelle interface, Mega Bar, lie le logiciel de points de vente à des dispositifs intégrés sur le goulot des bouteilles et permet ainsi aux restaurateurs de contrôler les quantités d’alcool servies ainsi que l’inventaire. Le système Vin au Verre d’EuroCave leur donne la possibilité d’offrir une sélection de vins au verre, de contrôler électroniquement la température et de préserver le vin jusqu’à trois semaines après le débouchage (remplacement de l’air par de l’azote).

Pour des concepts de restauration insolites, lire aussi: Quand l’expérience culinaire ne suffit plus…

Pendant ce temps, en coulisse…

En cuisine, les innovations abondent: écrans munis de chronomètres, commandes en temps réel, standardisation des recettes et des quantités, calcul des valeurs nutritives, etc. Mais avant même que les aliments soient préparés, mentionnons que les systèmes de gestion d’inventaire révèlent des fonctionnalités intéressantes telles que l’ajout de photos, le calcul des valeurs nutritives, l’indication des normes de cuisson, etc.

Si la touche du chef ne perd rien de son importance, la préparation des aliments s’automatise néanmoins. Entre autres, citons le contrôle du temps de cuisson par ordinateur et la détection automatique de la taille des aliments et de leur nombre par les fours intelligents. Ces derniers peuvent même cuire des aliments différents en même temps (poissons et boulangerie!) et avertissent l’utilisateur lorsque l’un et l’autre sont prêts.

Étape 4 – Commenter l’expérience

Après le repas – et même pendant, souvent –, les consommateurs commentent leur expérience au restaurant. La carte de commentaires est pour ainsi dire désuète, à moins que les restaurateurs y incluent un code QR. Ce sont plutôt des plateformes Web telles que OpenTable, les répertoires en ligne et les médias sociaux qui sont employées. Faciliter leur utilisation par la clientèle tout en promouvant clairement les canaux de communication et suivre ce qui s’y dit s’avère donc certainement une bonne idée pour les restaurateurs!

Avant d’adopter une nouvelle technologie, ceux-ci doivent se questionner sur les avantages potentiels pour leur clientèle par rapport au coût du système. Ces outils ne sont en aucun cas une panacée à tous les problèmes, mais ils peuvent incontestablement représenter un gain d’efficacité. Moins empêtré dans la logistique, le personnel a davantage le loisir de donner libre cours à la jovialité, à la chaleur ainsi qu’à la qualité du service et des plats.

 

Sources:

– Dion, Robert et Charles Prémont. «La technologie au service de la restauration d’aujourd’hui – de l’accueil à l’au revoir», Hôtels, Restaurants & Institutions, automne 2012.

– Dixon, Michael J., Sheryl E. Kimes et Rohit Verma. «Customer Preferences for Restaurant Technology Innovations», The Center for Hospitality Research, Cornell University, avril 2009.

– Schmouker, Olivier. «Quand la technologie se mêle de restauration», Les Affaires, 9 juin 2012.

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Technologies

Un distributeur automatique et intelligent de cartes touristiques

L’Office de tourisme de San Sebastian, en Espagne, propose à ses visiteurs une façon pratique et personnalisée de se procurer des cartes touristiques de la ville. En entrant dans le bureau d’accueil, les touristes peuvent s’adresser à l’accueil ou simplement se tourner vers un guichet automatique de cartes touristiques.

 

À l’aide de son écran tactile, le système pose quelques questions aux visiteurs afin de connaître leur contexte de visite, notamment:

  • leur langue de préférence;
  • leur sexe;
  • la taille de leur groupe;
  • la présence ou non d’enfants;
  • leur mode de transport pour explorer la ville;
  • le temps dont ils disposent;
  • leurs principaux intérêts (p.ex.: attraits culturels, gastronomie, magasinage, etc.)

À partir de ces renseignements, le distributeur génère une carte touristique qu’il imprime instantanément sur un papier glacé de qualité. Le plan proposé identifie, à partir d’une légende personnalisée, les points jugés d’intérêt pour la visite. Cette initiative de l’Office de tourisme s’inscrit comme une option libre-service gratuite.


 

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Tendances

Quelques tendances touristiques selon Trendwatching

Un voyageur de plus en plus branché et informé, qui recherche la commodité et des produits adaptés à ses besoins, qui se crée lui-même sa définition du luxe, voilà quelques-unes des tendances qui façonnent l’industrie du tourisme. Comment l’industrie s’est-elle adaptée afin de répondre au comportement actuel du consommateur? Tirées du rapport annuel 2012 de la firme Trendwatching, nous vous présentons ici cinq des tendances les plus prometteuses.

Adapter son produit pour mieux répondre aux besoins (tribefacturing)

Les voyageurs cherchent à vivre des expériences uniques et le plus près possibles de leurs besoins. Selon la tendance du tribefacturing, les entreprises touristiques modifient leurs offres ou ajoutent des services pour combler un segment de clientèle aux besoins spécifiques (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). De nombreuses initiatives vous ont été dévoilées au cours des dernières années par le Réseau de veille appuyant cette tendance. En 2012, celle-ci se poursuit de plus belle et les exemples se multiplient en ce sens.

Au Bella Sky Hotel de Copenhague, un étage complet de chambres est réservé aux femmes. Ainsi les chambres de cet étage sont décorées dans une ambiance très féminine. Plantes et fleurs fraîches, magazines de mode, minibar avec smoothies, champagne et chocolat, cintres supplémentaires, miroir à cosmétiques, produits de beauté exclusifs, grandes serviettes de bain, peignoir et pantoufles, bref, plusieurs petites attentions ont été instaurées pour le pur plaisir de mesdames. Dans cet exemple, la stratégie d’adaptation du produit a été particulièrement bien appliquée par l’hôtel (lire aussi: L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes).

Source: Bella Sky Comwell

Le concept des microhôtels dans les aéroports suit également cette tendance. Instaurées dans plusieurs villes à travers le monde, ces petites capsules ont été créées afin de répondre à une clientèle de voyageurs qui souhaite se reposer entre deux vols, à l’abri des sons et sans devoir quitter l’aéroport. À Munich, les Napcabs proposent de petites cabines autonomes de 4 mètres carrés qui incluent un espace de bureau, un lit, l’accès Internet et un téléviseur. Les clients paient selon un tarif horaire (lire aussi: L’aéroport en pleine mutation).

Source: The Z hotels

Luxezvous (Luxyoury)

Selon cette tendance forte, le luxe est toujours au rendez-vous, mais sous une toute autre forme. Autrefois, il était synonyme de ce qui était grandiose, imposant, cher et rare, mais aujourd’hui chaque consommateur lui confère un sens différent et crée sa propre définition. Le luxe sert à se différencier de la masse. À la recherche de cette trouvaille unique que tout le monde souhaiterait avoir, ou de cette expérience inusitée et exclusive, le consommateur d’aujourd’hui est plutôt intéressé par le statut conféré par le luxe.

Avec son menu «bain de champagne», le Cadogan hotel de Londres vise à faire vivre une expérience de luxe hors de l’ordinaire. Spécialement conçu pour la Saint-Valentin, le concept propose à la clientèle de se baigner dans 84 litres de champagne, soit l’équivalent de 120 bouteilles.

Mais le luxe se veut aussi beaucoup plus accessible et celui-ci n’a pas besoin d’être livré à grande dose pour appuyer la tendance. L’émergence des hôtels à petits budgets qui offrent des produits ou des services plus luxueux que ceux des hôtels budgets standards en est un bon exemple. À Londres, la chaîne Z Hotels se positionne dans l’offre de chambre de qualité à bas prix. Toutes ses chambres sont dotées d’un téléviseur HD, de stations de recharge pour iPod, d’un accès Internet, de même que de produits de toilette de marques réputées, le tout dans un environnement moderne et très tendance. Tout comme ses chambres, le site Web de la chaîne hôtelière laisse croire à une chaîne d’hôtels de luxe (lire aussi: Le tourisme de luxe, c’est chic!).

La commodité plus que jamais (convenience)

Cette tendance existe depuis très longtemps, mais ne semble pas vouloir s’essouffler. Les innovations se poursuivent afin de rendre la vie du consommateur de plus en plus simple et facile. Selon Trendwatching, la commodité est une condition très importante pour de nombreux consommateurs, et les entreprises qui accorderont aux gens leur bien le plus précieux, le temps, y gagneront beaucoup.

À Squaw Valley en Californie, de nouvelles succursales de la chaîne Starbucks offrent le service de type ski-in/ski-out, permettant aux skieurs de commander sans devoir enlever leur équipement de sport.

Source: Youtube – Squaw Valley Visitor Channel

Le pouvoir du savoir (Info Scarcity)

Plus que jamais les voyageurs cherchent à se tenir informés, et ce, à chacune des étapes de leur voyage. Dans l’abondance actuelle des renseignements disponibles, non seulement ceux-ci ne sont pas toujours pertinents, mais le voyageur peut se perdre dans cette marée de données. C’est pourquoi il est à la recherche d’outils qui lui offriront du contenu pratique, personnalisé et en temps réel, qui l’aideront à la prise de décision et qui contribueront à parfaire son expérience touristique.

PadInTheCity est une entreprise de Madrid qui offre la possibilité aux touristes de louer des iPads lors de leur passage dans la ville. L’appareil est muni d’applications diverses qui facilitent les séjours touristiques et qui offrent une panoplie de renseignements utiles pour le visiteur en plus de lui donner accès en tout temps au réseau 3G: GPS, cartes de métro, cartes routières, traducteur, information touristique, audioguides pour certains musées, numéros d’urgences, jeux pour enfants.

Hostels Now est une application qui utilise le concept de réalité augmentée pour aider le voyageur à trouver des hôtels à l’aide de la caméra de son téléphone intelligent. L’application offre également des renseignements sur les distances à parcourir, la disponibilité, les prix, les avis de clients, en plus d’offrir la possibilité de réserver directement.

De plus en plus (dé)branché (Off = On)

Le consommateur passe de plus en plus de temps connecté et les outils et activités en ligne façonnent l’offre touristique. De l’Internet à la réalité augmentée, les nouvelles technologies fusionnent de plus en plus le ‘en ligne’ avec le ‘hors ligne’, en veillant à ce que les consommateurs ne soient jamais totalement déconnectés.

C’est d’ailleurs le cas au Ushuaia Beach Hotel d’Ibiza où la clientèle demeure connectée en permanence au réseau social Facebook grâce à la technologie RFID (Radio Frequency Identification). À l’aide d’un simple bracelet et de bornes interactives installées sur le site de l’hôtel, le visiteur est automatiquement connecté à son compte de façon à pouvoir partager son expérience en temps réel. Ces bornes lui permettent de prendre des photos, d’enregistrer sa localisation ou d’aimer les publications proposées par l’hôtel.

 

Source: YouTube : Ushaïa Beach Hotel

Comment s’adapter à un consommateur de plus en plus exigent et changeant?

Votre produit répond-t-il adéquatement aux attentes actuelles? Tenez-vous informé, puisque le pouvoir du savoir, c’est très tendance!

 

 

Sources :

– Trendwatching.com. «2012 Travel Industry Report».

– Gargiulo, Susanne. «Women-only hotel floors tap boom in female business travel», Cnn.com, 20 mars 2012.

– «Pay as you go : Micro-Hotel segment in airports growths», Tourism-review.com, 7 février 2012.

– Biemann, Cecilia. «Ski-in/ski-out Starbucks brings takeaway coffee to the slopes», Springwise.com, 22 février 2012.

 

Sites Internet:

Bella Sky Hotel

Napcabs

Cadogan Hotel

Z Hotels

Pad in the city

Hostels Now

Ushuaia Beach Hotel

Vidéo:

Ushuaïa Ibiza – The First Facebook Presence hotel

Squaw Valley Opens Mountain Top Starbucks