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Pronostics 2010 pour le secteur des congrès et des réunions

En 2009, les budgets alloués aux congrès et aux réunions professionnelles ont été fortement revus à la baisse, voire supprimés. En ce début d’année, les planificateurs d’évènements font part de leur relative confiance pour 2010 et n’évoquent plus l’incertitude économique comme un souci majeur. Des hausses de 2,8% du nombre de congrès organisés et de 4,5% du taux de participation, voilà ce que dévoile le rapport Future Watch 2010.

Des chiffres clés à surveiller pour l’année 2010

Les chiffres publiés dans le rapport Future Watch 2009 de MPI (Meeting Professional International) et d’American Express prévoyaient des baisses des budgets, du taux de participation ainsi que du nombre et de la durée des congrès organisés en 2009. Bonne nouvelle, le rapport de 2010 dévoile des prédictions moins alarmistes.

En effet, selon Future Watch 2010, les planificateurs de congrès s’attendent globalement à une hausse de 2,8% du nombre de congrès organisés. Ceux qui planifient des congrès d’entreprises anticipent une hausse de 3,6% tandis que les planificateurs de congrès d’associations prédisent une variation de moins de 1%, ce qui est tout de même mieux que la  baisse de 3,7% envisagée pour 2009. Quant à la hausse du taux de participation, elle devrait, selon les répondants, s’établir autour de 4,5%.

Par ailleurs, pour maintenir les coûts bas, les planificateurs américains disent vouloir organiser 80% des congrès aux États-Unis, ce qui représente une augmentation de 61% comparativement à l’année précédente.

De plus, l’influence de la perception d’une destination dans le choix du lieu de la tenue des congrès est très faible. Dans ce sens, seulement 6% des planificateurs de congrès d’entreprises et 2% des planificateurs de congrès d’associations y accordent de l’importance.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), toujours d’actualité

Contre toute attente et bien que le choix de voyages d’affaires plus respectueux de l’environnement aille souvent à l’encontre d’une stratégie de réduction des coûts plus prioritaire aux yeux des planificateurs, l’enquête réalisée par l’ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives) confirme que la RSE n’est pas complètement hors jeu.

Environ 57% des répondants estiment que leurs entreprises ne réduiront pas leurs engagements quant à la RSE après la crise financière, d’autant plus que celle-ci est considérée par 19% des interrogés comme un facteur clé dans les décisions de diminuer les voyages d’affaires.

D’ailleurs, l’utilisation d’outils de réservation à des fins de RSE est en hausse:

  • 14% des répondants de l’enquête déclarent que leur outil dispose d’un calculateur en ligne des émissions de carbone;
  • 6% disent qu’il leur propose des options de réduction de l’impact carbone de leur transport avant d’effectuer une réservation;
  • 15% rapportent qu’il leur fournit des solutions de rechange aux voyages telles que la visioconférence ou les réunions téléphoniques.

À quoi s’attendre?

Les rapports Future Watch 2010 et l’enquête de l’ACTE, tous deux publiés en janvier de cette année, nous éclairent sur les tendances à venir pour 2010:

  • Sans trop de surprise, la réduction des coûts s’impose comme préoccupation majeure des planificateurs de congrès.
  • La proximité sera privilégiée: des réunions seront organisées non loin du domicile des participants pour accommoder ceux de moins en moins enclins à parcourir de grandes distances pour assister à des congrès.
  • Bien que les budgets soient surveillés de près, une augmentation du nombre de congrès et de participants est à prévoir.
  • On assistera à un raccourcissement des délais d’organisation de congrès. La proactivité et la flexibilité sont de mise.
  • Mesurer le retour sur investissement d’une participation à un congrès devient une pratique de plus en plus courante. En ce sens, Future Watch estime à 70% les planificateurs qui ont dit évaluer la pertinence et la valeur apportée lors de la participation à des congrès.
  • Les planificateurs se concentreront davantage sur l’efficience et le rendement des évènements et sur l’élimination des fioritures.
  • L’engagement en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises) demeure un objectif important et un potentiel de différenciation pour les entreprises et les associations qui peuvent démontrer un niveau élevé d’adhésion à des programmes de RSE efficaces.
  • Le besoin en matière de solutions technologiques reste plus que jamais d’actualité. Les organisateurs d’évènements ont le souci d’améliorer l’expérience audiovisuelle et s’intéressent aux solutions qui remplaceraient la participation physique aux congrès alors que les fournisseurs s’attardent davantage à des solutions qui bonifieraient la gestion de la relation client.
  • Le choix des destinations d’organisation de congrès sera largement influencé par les facteurs du prix et de la flexibilité de négociation des contrats au-delà de la perception que la destination peut susciter.

Les entreprises continuent de se concentrer sur la réduction des coûts et il faudra faire preuve de créativité et de flexibilité pour réussir à déloger la morosité de 2009.

Sources

  • Rapport Future Watch 2010 réalisé par MPI (Meeting Professional International) et American Express (1 832 répondants provenant de 39 pays).
  • ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives). «Voyages d’affaires: la reprise sera lente, mais les entreprises maintiennent leur engagement en matière de responsabilité sociale», 9 février 2010 (enquête menée auprès de 317 voyageurs d’affaires, directeurs voyages et responsables achats en entreprises provenant de plusieurs pays).
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Les activités hors saison pour les centres de villégiature: tendances et nouveautés

Skier l’été ou surfer sur une vague l’hiver, est-ce le futur des centres de villégiature? Même si l’activité de plein air authentique est irremplaçable, les structures fabriquées prolongent la pratique d’une activité hors saison en recréant les sensations ressenties. Aussi, elles s’ouvrent à la population en général ; pour le novice, elles permettent d’apprendre un sport tandis que pour l’enthousiaste, elles lui permettent de perfectionner sa technique, et ce, à l’année.

Selon Jeff Coy, président de JLC Hospitality Consulting, chaque activité extérieure sera bientôt offerte en version intérieure. Plus de 50 centres de ski intérieurs (snowdomes) existent à travers le monde et les parcs aquatiques reliés à un hôtel aux États-Unis ont connu une hausse fulgurante au cours des dernières années, passant de 33 en 2000 à 218 en 2009. Sur les 9,4 millions de pieds carrés d’espaces aquatiques, 61 % constituent des surfaces intérieures.

Toujours selon Coy, une diversification de l’offre est de mise à l’intérieur d’une stratégie «quatre-saisons». Le fusionnement de plusieurs éléments permet d’offrir sur un même territoire l’hébergement, le loisir et les services. Presque chaque nouveau projet d’hôtel inclut une variété de composantes qui créent une destination pour les affaires, le magasinage, les loisirs et le divertissement. Ces projets agissent comme un important pôle d’attraction pour la région. De plus en plus, les propriétaires et les développeurs tentent d’éliminer la saisonnalité et les aléas climatiques en générant des revenus à l’année. La montagne russe alpine, la luge alpine, le disc golf, les tyroliennes et plusieurs autres activités s’intègrent dans le paysage des centres de villégiature québécois depuis quelques années. Voyons d’autres exemples inspirants d’activités proposées ailleurs dans le monde.

Pourquoi ne pas pratiquer son sport de glisse préféré durant l’été?

L’idée de créer une surface sèche sur laquelle les skieurs peuvent pratiquer leur sport de glisse n’est pas nouvelle. Depuis les 25 dernières années, plus de 50 produits ont été développés mais au cours des dix dernières, la technologie s’est améliorée et permet aux skieurs et aux planchistes d’utiliser leur équipement sur ce type de surface. Neveplast et Snowflex constituent deux compagnies dominantes dans ce marché.

Activites_hors_saison_image1Neveplast offre des modules emboîtables permettant la glissade sur tube 365 jours par année et la pratique du ski ou de la planche à neige hors saison. Il est aussi possible de reproduire un parc à neige. La surface est faite à partir d’un procédé technologique unique permettant à l’utilisateur de glisser sans utiliser d’eau. La sensation ressentie par un skieur est semblable à celle éprouvée sur de la neige compacte. La structure ne nécessite pas un terrain à forte inclinaison; plusieurs types d’entreprises à caractère familial peuvent donc s’en prévaloir. Une occasion également de faire rouler le convoyeur d’une station de ski à l’année. Un parcours pour les personnes férues de ski de fond facilement adaptable en ville ou en montagne est aussi offert.

 

 

 

 

 

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Source:www.neveplast.com

À travers le monde, on trouve 200 installations pour la glissade sur tubes, 11 pour le ski en permanence et plus de 200 installations de ski artificielles temporaires pour les événements. En Amérique du Nord, seules des structures pour la glissade sur tubes ont été vendues.

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Source : www.neveplast.com

La compagnie anglaise Snowflex offre une structure composée d’un matériau synthétique breveté (voir schéma) permettant l’implantation d’une surface de glisse, majoritairement de type parc à neige, à l’année. Son aménagement relève d’une reconfiguration totale du site. En fonction des demandes de l’entreprise, Snowflex reproduit fidèlement la neige et assure un maximum de vitesse et de contrôle ainsi qu’une absorption du choc lors des chutes, à l’aide de sa membrane multicouche. Les pistes construites visent une clientèle de tous les niveaux et permettent non seulement de skier ou de surfer, mais aussi de glisser sur tube. En ce moment, 35 installations sont en place, et Snowflex a plus de 200 projets en cours.

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Source: www.snowflex.com

En Amérique, le premier «centre de glisse synthétique» pour le ski à l’année a fait son apparition sur le campus de la Liberty University à Lynchburg en 2009. Le Liberty Mountain Snowflex Centre possède une piste principale, des modules de parc à neige et un chalet à la base (voir la vidéo).

http://www.youtube.com/watch?v=vQiOZjrhhE8

Plus besoin d’eau glacée pour faire des patinoires

Les compagnies XTRAICE et Allied Ice Skating offrent des surfaces de glace synthétique. La plus grande station de ski d’Espagne, dans la Sierra Nevada, s’est équipée en 2009 d’une patinoire XTRAICE, utilisable été comme hiver.

Simuler une ronde de golf sur un terrain de golf? et pourquoi pas!

Le leader mondial en technologie de simulateur de golf, AboutGolf (Ohio), a installé jusqu’à maintenant plus de 500 simulateurs à travers le monde et son calepin de ventes cumule déjà 300 commandes pour l’année à venir. Selon la compagnie, le simulateur de tournoi de la PGA ajoute de la valeur à un terrain de golf. Que ce soit pour l’enseignement ou le sport, le simulateur aide à augmenter les parts de revenus pour les leçons, la restauration et les rondes jouées.

Un ballon gonflable pas comme les autres

La compagnie ZORB est établie en Nouvelle-Zélande depuis 14 ans. Son produit, le «ZORB Globe», est un ballon gonflable accueillant une ou deux personnes à l’intérieur. Sept pays ont obtenu la concession ZORB, incluant les États-Unis (Zorb Smoky Mountains). La compagnie est ouverte à l’octroi de concessions dans d’autres pays. Deux descentes sont offertes: l’une s’effectue en groupe où les participants sont immergés dans l’eau et l’autre en solo attaché à l’aide d’un harnais de sécurité. (Lire aussi: L’expérience touristique, une réelle valeur économique)

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La visite d’un territoire à vol d’oiseau

Établie en Europe depuis de nombreuses années, la tyrolienne est devenue une attraction populaire en Amérique du Nord. La société Aerofun (France) produit deux tyroliennes revisitées: le Fantasticable et le Tyrolcable. Le Fantasticable, de type plutôt extrême, se caractérise par une descente en position couchée sur le ventre pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. Le Tyrolcable s’apparente à une tyrolienne plus traditionnelle avec une descente en position assise allant jusqu’à 75 km/h. Actuellement, 5 sites en Europe sont équipés du Fantasticable et 4 du Tyrolcable. Le Fantasticable permet d’admirer le paysage montagneux des régions sur une longue distance. En Italie, le Fantasticable unit deux villages. Visionnez ci-dessous la vidéo du Fantasticable au Massif du Chablais à Châtel en Haute-Savoie.

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Source : Bol d’air: http://www.bol-d-air.fr/activites/fantasticable_7.html

Est-ce que votre entreprise a le potentiel de fonctionner pendant quatre saisons?

Dans un processus de mise en place d’activités étalées sur diverses saisons, la connaissance de la clientèle, du marché et du produit est cruciale. Selon Claire Humber de SE Group et David Belin de RRC Associates, il faut répondre à plusieurs questions clés, dont :

  • Quelle est la composition démographique et quelle est la taille de la zone de marché de votre centre de villégiature? Existe-t-il d’autres entreprises quatre-saisons à l’intérieur de cette zone?
  • Quelles sont les attractions environnantes? Quelles sont les attractions à considérer pour votre entreprise selon le marché? Est-ce que les autres attractions seraient complémentaires ou en concurrence à votre offre?
  • Est-ce que le site permet l’installation d’attractions? Des considérations environnementales? Des enjeux législatifs?
  • Quel serait l’impact de ces attractions éventuelles sur les possibilités d’emplois à l’année?
  • Quel est le retour sur l’investissement potentiel?

Une offre régionale variée et équilibrée est primordiale pour la réussite d’un nouveau projet. Les activités, autant hivernales qu’estivales, doivent être en complémentarité de manière à satisfaire une clientèle diversifiée.

Sources:

Allied Ice Forum

AboutGolf

Aerofun

Fantasticable

Liberty Mountain Snowflex Center

Neveplast

Snowflex

Xtraice
Distributeur en Amérique du Nord: http://www.xtraicebyagl.com/

ZORB

Humber, Claire et David Belin. «Are Summer Operations Right for You?», Ski Area Management, juillet 2009.

JLC Hospitality Consulting. http://www.jeffcoy.com/

Kahl, Rick. «Hot Fun in the Summer», Ski Area Management, janvier 2009.

Kaplan, Mitch. «Fakin’ it», Ski Area Management, janvier 2009.

Laroche, Roger. «De la glisse 12 mois par année, à quand un Snowflex au Québec?», Carnet du ski, 7 octobre 2009.  http://www.carnetduski.com/nouvelle.php?N=543

Oliver, Peter. «Reinventing Summer», Ski Area Management, juillet 2009.

Snow365.com. http://snow365.com/

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Marchés géographiques

Nos marchés limitrophes: Ottawa, Toronto, Boston et New York

Ils sont encore méconnus mais éminemment précieux. Les marchés limitrophes du Québec sont différents les uns des autres et entretiennent des liens divers avec le Québec. Une enquête sur les marchés de New York, de Boston, de Toronto et d’Ottawa apporte quelques lumières sur leur profil, leurs intérêts et leurs perceptions. Éclaircissements sur des possibilités, mais aussi sur des barrières comme la langue et la perception des Québécois.

Méthodologie

L’enquête a été réalisée en 2007 par Luc Durand de BBRi-Intelligence marketing et l’échantillon est composé de 1608 répondants des régions de Toronto, d’Ottawa, de Boston et de New York.  Ces derniers ont pris des vacances hors de l’État ou de la province incluant au minimum une nuit au moins une fois au cours des 24 derniers mois.

Voisins voyageurs

Le marché d’Ottawa sied à nos portes, mais il demeure de petite taille, soit 870 000 individus, par comparaison avec les populations des autres marchés qui se situent autour de 5,5 millions pour Toronto, 5,8 millions pour Boston et 18 millions pour New York (régions métropolitaines). Le revenu familial annuel moyen est de 118 000$ à New York, 108 000$ à Boston, 86 000$ à Toronto et 81 000$ à Ottawa.

La propension à voyager à l’extérieur de la province ou de l’État est beaucoup plus forte chez les Américains que chez les Canadiens (graphique 1). Environ les trois quarts des répondants d’Ottawa et de Toronto n’ont fait qu’un ou deux voyages, alors qu’une part considérable des répondants des régions de Boston et de New York ont fait cinq voyages et plus (respectivement 35% et 31%).

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Les marchés américains ont voyagé à l’extérieur de leur État, mais dans leur propre pays en grande majorité (89%) au cours des 24 mois précédant l’enquête, comparativement à 57% pour les Torontois et à 73% pour les résidents d’Ottawa.

Les New-Yorkais arrivent premiers en matière de dépenses totales effectuées lors des dernières vacances estivales hors de l’État ou de la province à l’opposé des Ottaviens. Les Torontois et les Bostonnais consacrent une part plus grande de leurs dépenses au transport. Les Américains dépensent plus que les Canadiens pour l’hébergement, la restauration et les activités touristiques ou sportives. Les résidents d’Ottawa sont les plus dépensiers dans les magasins.

Connaître ses vis-à-vis

L’enquête a permis d’établir cinq axes factoriels à partir desquels on peut comparer les quatre marchés.

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Source: BBRi-Intelligence marketing

Les activités liées au prestige et au vertige font référence à la fine cuisine, à l’hébergement quatre étoiles ou plus, à la disponibilité de soins esthétiques complets, au prestige de la destination, à la variété et à la vitalité du nightlife, à la possibilité de réserver un forfait tout inclus ou de faire une croisière. Seul le marché new-yorkais s’identifie à ce segment. Ces caractéristiques semblent incompatibles avec les Ottaviens.

Les activités culturelles ciblées par l’enquête comprennent des sites historiques, des musées et des évènements culturels ainsi que leur proximité du lieu d’hébergement. Aussi, l’occasion de découvrir une nouvelle destination, d’entrer en contact avec des résidents et de vivre à leur façon est un aspect qui a été mesuré dans cet axe factoriel. On observe que tous les marchés étudiés sont intéressés par le produit culturel pour lequel les Torontois sont en tête.

Par commodité, on entend la disponibilité d’une restauration variée ou rapide, des magasins et des boutiques, un hébergement économique, la proximité d’un centre urbain, la familiarité avec le lieu visité et ses résidents, la facilité d’accès et de langage. L’aspect «commodité» peut être un critère déterminant dans le choix d’une destination. Dans le cas présent, il se révèle plus important pour les marchés d’Ottawa et de Toronto

La nature et la beauté du site se traduisent par une destination offrant de beaux paysages, où l’environnement naturel a été préservé, où les températures extérieures prévues sont agréables ainsi que par la proximité de plages ou de la mer. Ces atouts interpellent plus particulièrement les gens de Boston et de New York, mais très peu ceux de Toronto.

Enfin, certains recherchent des destinations aptes à accueillir une famille avec enfants. Ces valeurs familiales sont plus particulièrement chères aux marchés d’Ottawa et de Boston, suivi de Toronto. New York accorde un peu moins d’importance aux voyages familiaux.

Visite et intérêt pour le Québec

La proximité de l’Ontario est reflétée dans le graphique 3 où l’on voit que 86% des répondants d’Ottawa et 73% de ceux de Toronto sont déjà venus au Québec. Néanmoins, 61% des Bostonnais et 47% des New-Yorkais interrogés ont aussi visité la province.

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Toutefois, certaines de ces visites ont eu lieu il y a déjà quelques années. À l’exception du marché d’Ottawa où une majorité des visites se sont déroulées il y a moins de deux ans, celles effectuées par les répondants des régions de Toronto, de Boston et de New York sont moins récentes.

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La majorité des personnes ayant visité le Québec l’ont fait durant l’été. En présentant les résultats sur une base de 100%, on n’observe qu’une mince différence entre les marchés limitrophes.

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Parmi les raisons évoquées pour n’avoir jamais visité le Québec, nous notons les disparités suivantes:

  • La barrière de la langue ne semble pas être un frein pour les marchés de New York et de Boston (seulement 2% et 3% respectivement ont mentionné cette raison) contrairement aux Ontariens. La langue ou le fait de ne pas parler français est une raison de ne pas avoir visité le Québec pour 9% des Torontois et 22% des Ottaviens.
  • De même, la mention «n’aime pas les Québécois, mauvaise attitude à l’égard des anglophones» rejoint 14% des Torontois interrogés, 9% des répondants d’Ottawa et seulement 1 ou 2 % des Américains.
  • Le sentiment de dépaysement est plutôt manquant. Quelque 19% des répondants d’Ottawa ne sont jamais venus en voyage au Québec parce qu’ils y ont déjà vécu ou parce que c’est trop semblable à chez eux. Cette raison est valable aussi pour 9% des répondants de Toronto.

Ces quelques informations sur les marchés de New York, de Boston, de  Toronto et d’Ottawa tracent un portrait sommaire. Bien sûr, ces marchés ne sont pas homogènes, mais nous pouvons dégager certains «traits de personnalité» et nous en servir pour orienter les actions marketing à leur égard. Surtout, nous devons retenir les dernières conclusions quant aux raisons de n’être jamais venu au Québec. Il faudrait parfaire notre image et peut-être aussi notre accueil, particulièrement auprès du marché ontarien.

Source:
–    Durand, Luc. «Étude du marché touristique hors Québec », BBRi-Intelligence marketing, 2007.

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Portrait des croisières internationales

L’année 2009, frappée de plein fouet par la crise économique, demeurera pour plusieurs secteurs de l’industrie touristique une année catastrophique. Pour les croisières, elle aura été plutôt une année de croissance du nombre de passagers, alimentée par une baisse importante des coûts des forfaits. Quant aux perspectives de 2010, elles sont des plus positives: nouveaux navires, nouvelles clientèles, augmentation des réservations et hausse des tarifs. De grandes tendances se pointent à l’horizon; on n’a qu’à penser au Web 2.0, au développement durable et à l’internationalisation de la clientèle. Voici un bref survol de cette industrie et de son avenir à court terme.

État de la situation

Au cours d’une présentation effectuée le 20 janvier 2010 par la Cruise Lines International Association (CLIA), messieurs Terry L. Dale et Richard E. Sasso, respectivement président et titulaire du comité marketing, ont partagé quelques prévisions pour l’année 2010. Le nombre de passagers devrait atteindre 14,3 millions alors qu’il était de 13,4 millions en 2009. Les prix seront à la hausse, mais toujours en deçà de ceux de 2008. Les grandes aubaines affichées à l’hiver 2009 ne reviendront pas cette année, mais il sera encore possible pour le consommateur de bénéficier de promotions spéciales telles que les crédits à dépenser à bord, le billet d’avion gratuit, les croisières 2 pour 1, etc.

Les compagnies introduiront 12 nouveaux navires en 2010, dont les très attendus Norwegian Epic, l’Allure of the Seas et le Disney Dream. Selon un sondage effectué auprès des agents affiliés de la CLIA, ces derniers sont extrêmement optimistes et prévoient une hausse des réservations pour les trois prochaines années. De plus, toujours selon une autre enquête menée par la CLIA,  34 millions d’Américains avaient l’intention de partir en croisière entre 2008 et 2011.

Par ailleurs, l’Alaska éprouve en ce moment d’énormes difficultés en raison des redéploiements annoncés par la plupart des compagnies d’ici les deux prochaines années. Si la tendance se maintient, l’Alaska Travel Industry Association prévoit une baisse de 140 000 passagers en 2010, pour atteindre un total de 860 000 personnes.

Tendance du Web 2.0 à surveiller

La plupart des compagnies utilisent quotidiennement le Web social dans leur campagne marketing. Il ne suffit que de regarder l’exemple du lancement d’Oasis of the Seas par Royal Caribbean à l’automne 2009. Un site Internet a d’abord été complètement dédié à ce nouveau bateau. Les visiteurs pouvaient suivre en temps réel l’évolution de sa construction. De nombreuses vidéos ont été mises en ligne, allant de la traversée inaugurale à la présentation des activités à bord. D’ailleurs, son passage risqué sous le pont Storebaelt au Danemark a suscité énormément d’intérêt sur la toile. Un concours en ligne a aussi été organisé pour dénicher des reporters 2.0. Au total, 4,8 millions de visiteurs uniques ont fréquenté le site.

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http://www.oasisoftheseas.com/

Cela sans parler de l’énorme succès du blogue de John Heald, directeur de croisières chez Carnival Cruise Lines. Son succès est si important qu’il a permis la tenue de deux croisières thématiques dédiées uniquement à ses lecteurs en 2009. La majorité des compagnies, de même que de nombreux ports d’escale, ont maintenant leurs profils Twitter et Facebook.

Voguer vers des croisières durables

Le développement durable devient aussi une préoccupation importante autant auprès des consommateurs que des compagnies et des représentants des destinations. Les croisières écologiques sont de plus en plus populaires et contribuent énormément au positionnement d’une destination. Que l’on pense à Écoventura qui utilise des panneaux solaires et des éoliennes sur ses croisières dans les îles Galapagos ou aux ports de Los Angeles, Seattle et Vancouver qui offrent maintenant le branchement à quai.

Le développement des excursions est aussi influencé par ce phénomène. Costa Cruises a développé 240 excursions écologiques afin de diminuer son impact environnemental. La région de la mer Baltique vient également de se doter d’un programme environnemental majeur. Entre autres, elle a  l’intention d’équiper tous ses ports d’installations de branchement à quai.

Finalement, un changement important de législation obligera les compagnies de croisières à utiliser un carburant moins lourd en oxydes de soufre à moins de 200 miles nautiques des côtes du Canada et des États-Unis (Lire aussi: Nouvelle réglementation sur la pollution de l’air par les compagnies de croisières: un désastre financier?). Évidemment, l’industrie s’inquiète quant à l’adoption de cette loi, principalement en raison de considérations économiques, par exemple la rentabilité des itinéraires effectués dans la zone protégée, mais aussi quant à la disponibilité du carburant en quantité suffisante.

Évolution de l’offre

Influencés par la crise économique, certains indicateurs se sont légèrement modifiés depuis quelques années. Ainsi, on dénote une plus grande sensibilité des consommateurs au prix des forfaits croisières. Les compagnies rivalisent d’ingéniosité pour créer des forfaits intéressants. Ce phénomène a aussi suscité la mise sur pied d’incitatifs économiques de la part des destinations. Les ports d’Ukraine offrent 50% de rabais à chacune des escales effectuées à l’hiver 2010. La sensibilité aux tarifs est également à l’origine de la multiplication des ports d’embarquement. La clientèle souhaite de plus en plus se rendre en voiture au lieu de départ de la croisière. De plus, la période entre l’achat du forfait et le départ en croisière s’est écourtée, passant de 5,6 mois en 2008 à 4,6 en 2009.

Les croisiéristes sont de plus en plus expérimentés. Ils ont navigué sur la mer des Caraïbes, près de l’Alaska ou le long de la côte ouest des États-Unis. Ils recherchent de nouvelles destinations. C’est pourquoi le secteur assiste présentement à l’émergence de certaines destinations du Moyen-Orient, de l’Asie du sud-est et de l’Australie. Le gain de popularité pour les croisières en Europe n’est pas non plus étranger à ce facteur. Les croisières fluviales représentent aussi un marché en pleine expansion. Ainsi, les agents de voyages affiliés à la CLIA indiquent que 34% de la clientèle démontre un très fort intérêt pour les croisières fluviales. En 2008, le nombre de lits disponibles eu Europe était de 71 300, une augmentation de 15% comparativement à 2007 et de 62% depuis 2005.

On observe d’autres tendances telles que la popularité des croisières thématiques, principalement culinaires et vinicoles, de même que le succès des excursions culturelles et privées. Un nouveau type d’excursion gagne en popularité: le mid-cruise. Il permet aux visiteurs de passer quelques jours dans une même destination. La compagnie Silversea Cruises a annoncé 40 forfaits de ce genre en 2010.

La clientèle s’internationalise

La clientèle se diversifie progressivement. Majoritairement américaine, la proportion des passagers de provenance internationale tend à augmenter de plus en plus rapidement. En effet, 13,4 millions de personnes ont fait une croisière en 2009; de ce nombre, 23,5% provenaient de l’international comparativement à 10% en 2000. De plus, une proportion grandissante de Canadiens prend la mer; ils étaient 775 000 à le faire en 2009, une augmentation de 9% par rapport à 2008. Les Canadiens représentent désormais le quart de la clientèle internationale des croisières.

Maintenant que le pire de la crise économique est passé, les prévisions pour les prochaines années sont des plus optimistes. Les tendances qui touchent ce secteur ressemblent à de nombreux égards à celles des autres secteurs de l’industrie touristique: développement durable, réseaux sociaux, consommateur de plus en plus expérimenté et informé, etc. Cette industrie n’a plus à démontrer sa résilience et son adaptation rapide aux changements.

Saurons-nous suivre la vague?

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

Source:
CLIA, Media Cruise Update, présentation du 20 janvier 2010.
CLIA, As a source of passengers and appealing cruise itineraries, Canada’s importance to cruise industry continues to grow.
CLIA, 2008 Cruise Market Profile Study.
European politics, Baltic Region: OPS for Sustainable Port Development, 12 octobre 2009.
http://www.travelweekly.com/article3_ektid206492.aspx
http://www.ecoventura.com/aboutus/ourgalapagoscommitment.aspx
http://www.expertcruiser.com/blog/mr-popular-carnival-announces-additional-bloggers-cruises-with-john-heald/
http://www.cruiseindustrynews.com/cruise-news/3530-1410-odessa-reducing-port-dues-in-2010.html

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme.

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Nouvelle réglementation sur la pollution de l’air par les compagnies de croisières : un désastre financier ?

Est-ce que de nouvelles réglementations environnementales, plus contraignantes et onéreuses pour les promoteurs ou fournisseurs de services touristiques, auront des effets négatifs sur la demande ou la fréquentation de notre destination? Voyons l’exemple plus précis de l’industrie des croisières, qui verra prochainement son coût de carburant augmenter considérablement en raison de l’adoption d’une proposition conjointe du Canada et des États-Unis de réduction des émissions polluantes.

Les territoires se positionnent à propos des nouvelles réglementations

L’International Maritime Organization (IMO), a approuvé la proposition conjointe du Canada et des États-Unis visant à délimiter une zone de contrôle des émissions polluantes (ECA) à 200 milles nautiques des côtes. Les bateaux devront alors utiliser un carburant de meilleure qualité, diminuant considérablement les particules polluantes rejetées dans l’air. Actuellement, le protocole prévoit des réductions d’oxydes de soufre allant de 4,5 % à 3,5 % au premier janvier 2012 et jusqu’à 0,50 % en 2020 pour tous les autres territoires. Les zones ECA dont celle du Canada et des États-Unis vont plus loin et exigent la réduction des émissions de soufre de 1,5 % à 1 % au 1er août 2012 et à 0,10 % en 2015. L’ECA nord-américaine comprendra également l’archipel d’Hawaï et Anchorage.

Selon l’Environmental Protection Agency (EPA), lorsqu’elle sera complètement implantée, cette nouvelle politique amènerait une réduction de 80 % des émissions d’oxydes d’azote et 96 % des émissions de soufre. Parmi les bénéfices projetés, mentionnons la diminution des frais de santé de l’ordre de 110 à 280 milliards USD d’ici 2030.

Les compagnies de croisières ont accueilli plutôt froidement cette nouvelle. Il faut comprendre que le coût du carburant propre est de deux fois celui utilisé présentement. La Cruise Lines International Association (CLIA) émet également de sérieuses réserves quant à la disponibilité en Amérique du Nord de ce type de carburant ainsi que face à l’établissement de la zone de 200 miles, jugée trop grande

Des répercussions plutôt inégales

L’Amérique du Nord n’est pas le seul territoire visé par ce type de réglementation. L’Antarctique, la mer Baltique, la mer du Nord ainsi que la Californie disposent déjà de réglementations similaires. Les effets sur la destination varient considérablement. En Antarctique par exemple, la modification adoptée en juillet 2009 et qui entrera en vigueur en 2011, interdit aux bateaux de transporter un fioul lourd. Cette décision nécessitera l’utilisation d’un carburant écologique pendant toute la durée de la croisière, généralement au départ de Buenos Aires. Plusieurs compagnies telles que Swan Hellenic et Voyages of Discovery ont dû retirer cet itinéraire de leur brochure. Le coût d’un tel type de voyage est déjà fixé à environ 5 000 euros par personne.

Les régions de la mer Baltique et de la mer du Nord se sont aussi dotées d’une ECA, et ce, depuis 2006. De son côté, la Californie exige depuis juillet 2009 l’utilisation d’un carburant plus écologique à moins de 24 milles des côtes. La côte Ouest américaine ne semble avoir subit aucun redéploiement suite à cette mesure, même que de nouvelles escales se sont ajoutées. Notons entre autres, le Disney Wonder qui sera positionné au port de Los Angeles en 2011.

Le Air Ressources Board estime que cette nouvelle loi coûtera de 140 à 360 millions aux compagnies de transport maritime par année. Certains experts mentionnent que les deux projets d’ECA adoptés cette année pourraient inciter d’autres régions à déposer des demandes en ce sens.

L’exemple de l’Alaska

En 2006, l’Alaska a voté l’entrée en vigueur d’une taxe de 50$ par passager afin d’obtenir des fonds pour protéger ses ressources. Cette initiative est fréquemment citée comme étant la cause du redéploiement de plusieurs bateaux vers l’Europe pour 2010 de la plupart des compagnies desservant la destination. Les consommateurs étant particulièrement sensibles aux tarifs lors d’une période de crise, les compagnies se sont lancées en 2009, dans une vague de rabais et de promotions hors du commun. La taxe par passager exerce ainsi une pression supplémentaire sur le prix total du forfait.

D’autres facteurs influencent peut-être cette diminution? D’une part, la demande pour les croisières en Europe augmente rapidement et d’autre part, la proportion de la clientèle européenne est en forte croissance par rapport à celle des Américains. Selon la CLIA, la proportion des passagers étrangers ayant pris part à une croisière en 2008 est passée de 18 % à 22 % par rapport à 2007. On peut supposer que le redéploiement des bateaux de croisières vers l’Europe soit attribuable à une combinaison de facteurs et non seulement à une hausse du tarif pour le consommateur.

Les tendances actuelles

Plusieurs gestionnaires de l’industrie touristique s’interrogent sur la façon dont cette loi affectera la demande pour l’itinéraire Canada/Nouvelle-Angleterre.

Les augmentations importantes du coût du carburant en 2008 ont amené les compagnies à modifier leurs itinéraires et à offrir plus de croisières 4 à 5 jours. Cette tendance répond également avec les demandes des voyageurs qui cherchent des façons de diminuer le coût de leur voyage. Raccourcir la durée en est une, limiter – voire éliminer – les déplacements aériens en est une autre. Ceci explique la multiplication des ports d’embarquement afin qu’une plus grande proportion des croisiéristes puissent se rendent au port d’embarquement par voie terrestre. Les États-Unis comptent maintenant une trentaine de ports d’embarquement desservant la moitié de la population.

Dans son analyse de l’impact des croisières pour l’économie américaine, la Business Research and Economic Advisors (BREA) a déterminé que 19 % des passagers résident dans un État de la côte Est ou au Québec. Les croisières qui naviguent sur le Saint-Laurent viennent pour la plupart de New York, Boston, Montréal et Québec. Ce bassin de clientèle très important pour les armateurs le demeurera au cours des prochaines années. La tendance visant à éliminer le plus possible les déplacements en avion se maintiendra. Il est cependant difficile de prévoir comment réagiront les croisières transatlantiques avec l’adoption de cette nouvelle loi.

Une adaptation inévitable

Il est évident que la direction donnée par l’IMO ne changera pas. Ce n’est qu’une question de temps avant que toutes les régions ne se dotent de zones contrôlées et rejoignent l’Antarctique, la mer Baltique, la mer du Nord et bientôt le Canada et les États-Unis. Comme une hausse des coûts d’exploitation est à prévoir, il faut s’attendre à une hausse du prix forfaitaire. Les croisières Canada/Nouvelle-Angleterre seront désavantagées par rapport à celles au départ de la Floride vers les Caraïbes qui jouissent d’un tracé plus court en zones contrôlées.

Peut-on réellement comparer ces deux produits? La destination « Saint-Laurent » ressemble beaucoup plus dans l’esprit du voyageur à celle de l’Europe du Nord ou de l’Alaska, territoires déjà ciblés par la nouvelle réglementation. L’exemple de l’Alaska indique qu’il existe un important risque associé à l’établissement d’une nouvelle taxe par passager pour une destination souhaitant agir de façon isolée. Dans un contexte où deux pays s’unissent à d’autres pour établir les mêmes règles, la donne est complètement différente. Toutefois, il y aura sans doute à court terme certaines modifications au niveau des itinéraires. Il faudra donner le temps aux consommateurs de s’ajuster aux nouveaux tarifs. Selon une récente étude de PhoCusWright (Going Green : The Business Impacts of Environmental Awareness on Travel), les Américains sont enclins à défrayer un supplément pour une croisière environnementale dans diverses proportions :

Tableau 1 : Disposition des Américains à débourser un montant supplémentaire
pour une croisière environnementale

Reglementation_pollution_croisiere_tabl1

L’EPA estime que les coûts associés à cette nouvelle réglementation représenteront 7 $ de plus par passager par jour mais l’industrie les évalue plutôt entre 15 et 20 $. La durée moyenne d’une croisière sur le Saint-Laurent est d’environ 10 jours et le coût de 1 993 $ (prix obtenu sur le site de Princess Cruises pour une croisière de 10 jours en octobre 2009). Il s’agirait d’une hausse entre 3,5 % à 10 % du prix. Néanmoins, cette hausse du tarif du forfait représentera pour le consommateur une plus petite proportion que celle appliquée à la destination des Caraïbes. Les croisières sur le Saint-Laurent sont considérées plus haut de gamme, le coût additionnel est donc moins significatif.

Une autre solution possible ?

La firme de consultation DNV vient d’émettre une certification pour le premier cargo équipé d’un système de filtration de l’échappement, qui est en mesure de répondre aux critères des zones de contrôle d’émission tout un utilisant un carburant traditionnel. Pour l’instant l’EPA ne considère pas ce type de technologie comme étant acceptable afin de réduire les émissions. La CLIA quant à elle, recommande fortement la poursuite des recherches dans ce secteur et dénonce les limites émises par l’EPA dans ce dossier.

Comme dans de multiples autres secteurs, les politiques s’orientent vers une meilleure protection de l’environnement, l’industrie des croisières n’y échappera pas. Si cette politique suscite aujourd’hui des inquiétudes pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, elle rassure les populations.

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

Sources:

Antarctic and Southern Ocean Coalition, IMO to consider Ban on Heavy Fuel Oil in Antarctic Waters

Business Research and Econic Advisors, 2008 U.S Economic Impact AnalysisCruise Lines International Association, Market Overview 2008

DNV Managing risk, http://www.dnv.com/press_area/press_releases/2009/dnvcertifiesthefirstmaritimesoxexhaustgasscrubber.asp

Environmental Protection Agency

HIS, EPA Proposes Clean Air Rule to Reduce Emissions from large ships, juillet 2009

International Maritime organization, International Convention for the Prevention of Pollution from Ships, 1973, as modified by the Protocol of 1978 relating thereto (MARPOL)

McClatchy News Papers, U.S. Canada near agreement to control pollutants form ships, Renee Schoof, 2 septembre 2009

PhoCusWright, Going green the business impacts of environmental awareness on travel

Princess Cruises, http://www.princess.com/

Professional Travel Guide, Cruise lines weight costs of a new Emission Control Area, Johanne Jainchill, 22 juillet 2009

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles Tendances

Les segments de voyageurs les plus influents du futur

Les gestionnaires touristiques deviennent perplexes devant des voyageurs de plus en plus  imprévisibles et qui représentent une variété de cultures, de besoins et de modes de vie. Face à cette difficulté d’identification du voyageur moderne, il nous a semblé pertinent d’en présenter les groupes susceptibles de transformer le secteur touristique dans la prochaine décennie.

Des tendances propices au changement

Le comportement du voyageur est indéniablement influencé par plusieurs tendances économiques et technologiques. Dans ce sens, le rapport Traveller Tribes 2020, réalisé par le Henley Center HeadLight Vision pour le compte du géant de la distribution Amadeus, dresse comme suit les tendances influant sur le comportement du consommateur.

Les segments de voyageurs

Le rapport Traveller Tribes 2020 décrit quatre segments de voyageurs qui marqueront de façon importante le tourisme d’ici 2020.

Les Active Seniors

Nés entre 1945 et 1970, ils auront de 50 à 75 ans en 2020. Ayant beaucoup voyagé, ils sont exigeants et enclins à rechercher des séjours particuliers comme la visite de la famille et d’amis, le tourisme de santé et médical, le tourisme d’apprentissage et culturel ou encore des circuits d’écotourisme.

De plus en plus de personnes célibataires feront partie de cette catégorie et il est fort probable qu’elles chercheront des offres de voyage de groupe axées sur un intérêt commun ou de voyages en solo.

Il est vrai que ce segment sera plus nanti que celui de ses prédécesseurs, mais les fonds des Active Seniors seront tout de même limités. Ils seront donc sûrement à l’affût de la bonne affaire et magasineront beaucoup en ligne. Aussi, libérés des contraintes liées au temps, ils pourront bénéficier autant d’offres spéciales de dernière minute que d’occasions avantageuses de réservation à l’avance.

Des questions d’accessibilité et de confort se poseront pour ce segment. Les longs trajets, les files d’attente, les problèmes de vision et d’ouïe et diverses indispositions médicales seront autant d’obstacles qu’il faudra considérer lors de l’élaboration des offres destinées à ce groupe de voyageurs. Dans les aires d’embarquement et dans les hôtels par exemple, on peut s’attendre à voir des trousses de soins de santé personnalisées ainsi que des prestations de livraison des bagages à destination.

Les Global Clans

Selon les Nations Unies, le nombre international d’immigrants se chiffre à 191 millions et passera à 250 millions d’ici 2050. Grâce au faible coût des nouvelles technologies de communication, ils réussissent plus que jamais à maintenir un lien solide avec leur famille et leur pays d’origine. Cette réalité les amènera à contribuer fortement à l’augmentation des voyages de visites de parents et d’amis.

Leurs périodes de voyage risquent de coïncider avec les fêtes nationales, où la famille et les amis se réunissent traditionnellement. Comme ce sont des dates clés, il y a de fortes chances que ce segment effectue des réservations, à l’avance, bien que les imprévus familiaux provoquent parfois le recours à des offres de dernière minute. De plus, le but du déplacement étant la rencontre des proches, ce segment accorde moins d’importance à l’expérience même du voyage et est très sensible au prix.

L’un des premiers besoins de ce segment est de voyager en groupe, voire de retrouver d’autres membres de la famille lors de liaisons aériennes ou de déplacements internationaux. Le rôle des intervenants touristiques serait alors de faciliter ce processus de communication et d’échange entre les différents membres du groupe.

Les Cosmopolitan Commuters

Les Cosmopolitan Commuters, à la recherche d’une meilleure qualité de vie ou de meilleures perspectives de carrière, seront amenés à vivre et à travailler dans des régions différentes. Ce segment est principalement composé de jeunes gens, de la vingtaine à la quarantaine, qui profiteront de la baisse des coûts de transport et des horaires souples de travail pour mieux gérer leurs déplacements. La dépendance de ce nouveau style de vie vis à vis des coûts de voyage forcera peut-être les membres du groupe à baisser leur fréquence de déplacements (bimensuelle plutôt qu’hebdomadaire par exemple). Aussi, dans un souci d’optimisation du temps, ces voyageurs privilégieront certainement les liaisons aériennes et les lieux qui leur permettront de continuer de travailler tout au long de leurs déplacements.

Les Global Executives

Ce segment est le mieux nanti de tous les segments et comprend les cadres supérieurs d’entreprises internationales voyageant en première classe, voire de plus en plus, en avion-taxi ou en jet privé. Ces voyageurs proviennent principalement des pays développés, mais d’ici 2020 ils viendront de plus en plus des pays du BRIC.

Ce groupe est habitué à une excellente qualité de service et à des expériences de luxe, ce qui accroît ses aspirations et ses attentes. Les exploitants touristiques devront être en mesure d’offrir un service hautement personnalisé, d’une qualité supérieure et flexible aux modifications de dernière minute.

À chaque segment ses mots d’ordre

À part les Global Executives, tous les groupes ont un dénominateur commun: le prix.

D’autres segments de marché ont été identifiés, mais ont été jugés moins influents tels que les voyageurs seuls, les preneurs d’une année sabbatique, les étudiants et les voyageurs d’affaires à faible budget.

Le succès dans l’industrie du tourisme dans les années à venir repose grandement sur la compréhension du comportement du voyageur, de ses goûts et de ses habitudes ainsi que sur la capacité à développer des produits et services adaptés à chaque segment de consommateurs.

Sources:

  • Amadeus en partenariat avec Henley Centre HeadlightVison. «Future traveller Tribes 2020».
  • Conrady Roland, Martin Buck. «Trends and issues in Global Tourism 2008», 2008.
  • Gayet, Joël. «Le nouveau Marketing touristique est un marketing affinitaire », Espaces, septembre 2008.
  • Koch, Volkmar, Jürgen Ringbeck et Stefan Stroh. «Travel 2.0», 5 février 2008.
  • Woudhuysen, James. «Future traveller tribes, a new way of classifying air travellers that has implications for hôteliers», juillet 2007.
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Gestion Marketing Technologies Tendances

L’instantanéité ou la tendance du temps réel

La recherche, la publication, les commentaires, les nouvelles, les conversations, la comparaison de prix… tout cela en temps réel grâce à l’innovation technologique. Qu’est-ce que cette nouveauté implique pour les entreprises? Service à la clientèle, tarification, veille concurrentielle et diffusion en temps réel. Nous sommes à l’ère de l’instantanéité, phénomène que Trendwatching appelle «Nowism».

Les clients savent ce qu’ils veulent et exigent qu’il soit accessible là où ils sont et au moment où ils le désirent. Cette quête de gratification instantanée révolutionne les stratégies marketing, l’innovation et les canaux de distribution.

La notion de temps réel

La tendance du temps réel prend de plus en plus d’ampleur, principalement grâce à l’accroissement de l’utilisation des médias sociaux. Les réactions instantanées aux contributions des internautes dans Facebook et Twitter les rendent, comme le précise la psychologue Susan Weinschenk, littéralement accros à l’information. Les alertes de messages non lus, les nouveaux commentaires sur les profils, les tweets reçus, les récents résultats de recherche (illustration 1)… Chaque alerte devient une cloche de Pavlov qui stimule l’internaute en créant une dépendance et des réflexes de conditionnement d’une grande influence sur son comportement.

Recherche en temps réel Twitter

La recherche en temps réel influera-t-elle sur le référencement?

Twitter est le champion en titre à cet égard en ayant introduit la notion de mise à jour des résultats de recherche. À tel point que les moteurs traditionnels comme Google se sont dotés, pour ne plus être en marge de cette tendance, d’outils de recherche en temps réel.

À titre d’exemple, dans l’illustration 2 ci-dessous, on voit apparaître dans la page des résultats la section Latest results qui défile à vu d’œil et en continu au fur et à mesure que l’information est mise à jour sur le Web*.

Recherche Google en temps réel

Maintenant que l’affichage des résultats de recherche sur Google intègre cette nouvelle pratique, quelle en sera l’incidence sur le référencement et la visibilité sur le Web?

Le second outil qui répond à ce besoin d’instantanéité est sans conteste le téléphone cellulaire. Il offre un contact personnalisé et de proximité et permet de maintenir un lien permanent avec le voyageur.

Selon PhocusWright, pour chaque dollar dépensé en achat de billets d’avion, de location de voiture et d’hébergement, de deux à trois dollars sont dépensés en attractions, en repas au restaurant et en activités offertes à destination. Cela promet un brillant avenir pour le cellulaire qui deviendra l’outil par excellence pour la planification, le magasinage et la réservation pendant le voyage.

Le marketing suit le pas

Le besoin d’avoir accès à de l’information récente, le plus vite possible, se propage et exerce une pression sur le fonctionnement traditionnel des entreprises. Par conséquent, si un contenu en ligne est trop lourd, mal écrit ou trop ennuyeux, son substitut se trouve à un clic près.

Les dirigeants vivent les changements du marketing qui est passé de la forme traditionnelle hors ligne à un marketing en ligne et aujourd’hui en temps réel (graphique 1).

Évolution du Marketing

Le marketing en temps réel est personnalisé, dynamique et interactif. Il est aussi davantage centré sur le client que le produit. Il est continu en ce sens qu’il est alimenté 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Les décideurs marketing gèrent désormais le trafic informationnel comme les aiguilleurs du ciel gèrent le trafic aérien. Un large spectre d’intervention où il faut parfois réagir sur-le-champ.

La création du contenu répond à l’urgence de l’instantanéité et privilégie la livraison rapide d’une information brute plutôt que la livraison lente d’une information élaborée. Publier de l’information sur une base fréquente est devenu crucial, car on assiste à un rétrécissement du délai de réponse et de réactivité.

Vivre le moment présent

Picture 2

L’instantanéité est-elle devenue le nouveau mantra? Dans un précédent article Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère, nous avions parlé des pop up hôtels, restaurants et kiosques qui gagnent en popularité et qui reflètent ce sentiment d’instantanéité ainsi que cette mise en relief du moment présent.

L’influent écrivain Eckhart Tolle n’était-il pas avant-gardiste lorsqu’il a fait l’éloge du moment présent dans son livre publié en 1999 : The Power of the Now [Le pouvoir du moment présent]?

Désormais, les délais d’échanges se rapprochent et l’actualisation est de mise. Adaptons nos mentalités et intégrons cette notion de temps réel à la promotion et à la distribution des produits et services.

*Pour tester la recherche en temps réel de Google, il suffit d’aller à l’adresse http://www.google.com/trends et de choisir un des sujets de la liste Hot Topics. La section Latest results est en bas de page des résultats et se met à jour continuellement.

Sources

  • Elliott Ng. «PhoCusWright 2009 Travel Innovation Summit: Winners and Trends», 19 novembre 2009.
  • John Carcutt, SEO Manager, MEDIAWHIZ. «The Real dish on Real time search», 2009.
  • Orénoque. «La recherche en temps réel nous transforme tous en éditeurs de contenus», 8 décembre 2009.
  • Pete Cashmore. «Brace yourself for the real-time Web», 10 décembre 2009.
  • Roger Kondrat, West17Media. «Real Time Web: The Third Leg of Marketing», 2009.
  • Roland Conrady et Martin Buck. «Trends and issues in Global Tourism 2008», 2008.
  • Shiv Singh. «Real-Time Marketing: Operationalizing The Use of Social Media», 8 novembre 2009
  • Susan Weinschenk, Ph.D. «100 Things You Should Know About People: #8 — Dopamine Makes You Addicted To Seeking Information», 7 novembre 2009.
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Ressources humaines

Le «mix» réseaux sociaux, employés et compagnies, la tendance de l’heure!

Non, les médias sociaux ne se résument pas qu’à des offensives marketing, ils bousculent grandement les pratiques de gestion des ressources humaines. On y recrute. On les consulte pour connaître le profil des candidats et réduire les risques à l’embauche. On exige des compétences dans le domaine. Et on s’interroge sur l’éthique de leur utilisation. Des experts soulignent que les habiletés pour les médias sociaux deviennent une tendance émergente dans la description de poste. Savoir qui sont vos amis et quel est votre cercle d’influence intéresse les recruteurs.

On les utilise, on les ignore, on les fustige

Vous avez décidé de ne pas utiliser les médias sociaux comme canaux de marketing? Soit! Mais ne vous imaginez pas que vous devez ignorer les LinkedIn, Facebook, Twitter, YouTube, blogues, applications mobiles et autres pour autant, car ils vous rattrapent désormais à tous les tournants. Les médias sociaux interpellent tous les gestionnaires, du marketing aux ressources humaines en passant par la direction. S’y attarder est d’autant plus pertinent que les jeunes représentent une grande part de la main-d’œuvre de l’industrie touristique et sont aussi de fervents utilisateurs de ces réseaux. L’entreprise qui y participe activement démontre son ouverture et son dynamisme. Et, les ignorer dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre serait se détourner de canaux de recrutement fort prometteurs. (Lire aussi:
Si la tendance se maintient… grave pénurie de main-d’œuvre dans les prochaines décennies et Pouvons-nous compter sur les étudiants pour pourvoir à nos postes en tourisme?)

Un canal de recrutement qui évolue

Pour le compte de CareerBuilder, une firme de sondage a interrogé, en juin 2009, 419 gestionnaires en ressources humaines au Canada et 2667 aux États-Unis afin de connaître l’utilisation des médias sociaux dans leur processus de recrutement. Selon les résultats de cette enquête, 28% des employeurs canadiens les utilisent pour rechercher des candidats, et ce pourcentage atteint 45% aux États-Unis, soit le double de l’an dernier. De son côté, LinkedIn dénombrait en mai 2009 500 000 membres œuvrant dans le secteur des ressources humaines et du recrutement.

Des entreprises se servent des médias sociaux pour recruter, mais aussi pour rechercher de nouveaux talents ou susciter un intérêt chez celui qui n’est pas en quête d’un emploi.

Le nouvel hôtel de luxe parisien Shangri-La bouscule les façons de faire en lançant son blogue des ressources humaines (areyoushangri-la-paris.com) afin d’embaucher plus de 400 employés pour son ouverture prévue en 2010. Plus performant qu’un site Internet, ce blogue permet l’interaction avec le public, la mise à jour continue des informations et une visibilité accrue sur Internet grâce aux moteurs de recherche et aux médias sociaux. Et une fois le recrutement terminé, il se transformera en outil interne.

En guise d’argument publicitaire, plusieurs sites de recrutement en ligne se servent de la performance de leurs outils de bouche à oreille qui font le pont avec les médias sociaux pour diffuser plus largement les offres d’emploi. C’est le cas notamment de CareerTours qui est passé du mode traditionnel à l’ère YouTube pour apparier entreprises et chercheurs d’emploi (http://www.careertours.com).

La compagnie Burnsoft Ltd annonçait en août le lancement de Recruiter for iPhone/iPod Touch, la première application mobile et autonome dédiée au recrutement. Elle permet d’emmagasiner les données des candidats et d’y avoir accès en tout temps.

Ce que vous pourriez y découvrir sur vos candidats

Nous sommes à des lieux du temps où le postulant allait porter son CV dans les entreprises. Les employeurs savent de plus en plus comment utiliser les médias sociaux et vont y fouiller pour mieux connaître les candidats qui postulent pour un emploi. Certains employeurs leur demandent même leur portfolio en ligne.

Pour réduire les risques à l’embauche, on s’assure que le candidat a les qualifications requises, qu’il cadre avec les valeurs de l’entreprise et sa culture organisationnelle. On évalue sa créativité, sa capacité à communiquer, les références de ses relations et même ses actions sociales.

Selon le sondage de CareerBuilder, 35% des compagnies américaines écartent un candidat en raison de l’information qu’il a trouvée en ligne (graphique 1) et 14% l’ont éliminé à cause de l’utilisation de binettes (smiley faces) et de textos dans leur lettre d’application ou dans leur courriel.

Du côté canadien, 26% des employeurs déclarent que l’information trouvée (graphique 1) les a dissuadés de recruter un candidat. À l’inverse, 14 % rapportent avoir été influencés positivement (graphique 2). Pour la conduite des recherches, Facebook est consulté par 52 % des employeurs canadiens contre seulement 29% aux États-Unis. Suivent LinkedIn (39%), les blogues (25%), MySpace (23%) et Twitter (11%).

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En contrepartie, les candidats utilisent eux aussi les réseaux sociaux pour connaître les employeurs. C’est pourquoi les entreprises doivent soigner leur cyberimage!

Employeur recherche candidats ayant des habiletés pour les médias sociaux

Pourquoi connaître Twitter? Hyatt a décidé d’étendre ses services pour accompagner les voyageurs en tout temps (indications pour trouver un hôtel Hyatt, recommandation pour un restaurant ou une réservation dans un spa) en introduisant dans Twitter un service de conciergerie – HyattConcierge. Des offices de tourisme lancent des bureaux d’informations touristiques virtuels sur Twitter (TravelPortland et le hashtag #inpdx) où des employés doivent converser et répondre aux demandes de la clientèle.

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Service à la clientèle, stratégies publicitaires, recherche d’informations, recrutement…  plusieurs compagnies voient le potentiel des médias sociaux et jugent leur connaissance comme indispensable. De nouveaux emplois émergent et les façons de travailler sont bousculées. Avant d’engager un candidat, celui-ci devra démontrer ses intérêts et ses aptitudes dans le domaine. On lui demandera s’il est à l’aise avec les médias sociaux, s’il a un profil Facebook, un réseau professionnel dans LinkedIn, un blogue, s’il connaît ce qu’est un fil RSS et des acronymes comme SMS, API, B2C…

Les questions d’éthique se multiplient

Dans ce cyberespace, les avenues sont multiples, mais l’anarchie y règne aussi. Violation de la vie privée, réputation de l’entreprise entachée, discrimination… plusieurs questions d’éthique y sont soulevées. Dans un texte subséquent, nous discuterons de ces enjeux.

Lire aussi:
Soyez cool, mettez-vous en mode «cyber-recrutement»!

Êtes-vous «out» en matière de recrutement? (Compte rendu de conférence)

L’Agent Web 2.0, le nouveau James Bond du marketing

Sources:
– Careerbuilder.com. «Forty-five Percent of Employers Use Social Networking Sites to Research Job Candidates, CareerBuilder Survey Finds», 19 août 2009.
[http://www.careerbuilder.com/share/aboutus/pressreleasesdetail.aspx?id=pr519&sd=8%2f19%2f2009&ed=12%2f31%2f2009&siteid=cbpr&sc_cmp1=cb_pr519_&cbRecursionCnt=1&cbsid=e933d612f9ab4b32ac5178985b592e4d-306863921-RS-4]
– Chaal, Dennis. «Hyatt Extends Concierge Service to Twitter», blogue, 17 juillet 2009.
http://dennisschaal.blogspot.com/2009/07/hyatt-extends-concierge-service-to.html
– Duarte, Jonathan. «Job Seekers: Ignore Social Networking your own peril!», ere community, 16 septembre 2009.
[http://community.ere.net/blogs/jonathan-duarte/2009/09/job-seekers-ignore-social-networking-your-own-peri/]
– Evangelista, Benny. «Need a job? Show them you can Twitter», San Francisco Chronicle, 25 juillet 2009.
http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/07/25/BUAI18UIVQ.DTL
– Hoosta Magazine. «Shangri-La Hotel Paris a choisi Hoosta pour créer son Blog des Ressources Humaines», 2 octobre 2009.
[http://hoostamagazine.com/2009/10/02/shangri-la-hotel-paris-a-choisi-hoosta-pour-creer-son-blog-des-ressources-humaines/]
– La toile des recruteurs. «Le recrutement mobile est arrivé», 31 août 2009.
[http://www.latoiledesrecruteurs.com/newsletter/caldwell-partners-next-generation-consulting-universite-mcgill-robert-half-kpmg-l-fr-i-802.html]
– Marcus, Laure. «28 % des employeurs canadiens utilisent les réseaux sociaux en ligne», La toile des recruteur, 31 août 2009.
http://www.latoiledesrecruteurs.com/newsletter/employeurs-canadiens-utilisent-reseaux-sociaux-ligne-l-fr-i-805.html
– Meister, Jeanne C. et Karie Willyerd. «How Twitter and Crowdsourcing Are Reshaping Recruiting», 25 septembre 2009.
http://blogs.harvardbusiness.org/cs/2009/09/how_twitter_and_crowdsourcing.html
– Travel Portland. http://www.travelportland.com/visitors/twitter.html
– «Twitter “Twisitor Center” Helps Travelers Follow the Tweets to Portland, Oregon», 10 février 2009. http://www.govtech.com/dc/617868

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Segments de clientèles Tendances

Deux tendances à surveiller: les «Funemployed» et les concierges pour tous

Le Réseau de veille en tourisme était présent au World Travel Market, où il assistait à la conférence d’ouverture d’Euromonitor International sur les tendances globales dans l’industrie. Pour les fins de cette analyse, nous avons retenu les deux plus pertinentes pour l’industrie touristique québécoise.

Les «funemployed» à la hausse en Amérique du Nord

En moins d’un an, le taux de chômage aux États-Unis a presque doublé pour atteindre 9%. Ces tout nouveaux «pauvres» âgés de moins de 35 ans, majoritairement célibataires, sans enfants et sans hypothèque, sont désormais riches en temps libre. Leur attitude: tant qu’à être au chômage, pourquoi ne pas en profiter pour voyager? C’est maintenant ou jamais. Toutefois, comme ils ont moins d’argent, ils cherchent LA meilleure affaire.

Certaines entreprises l’ont compris et ciblent particulièrement les «funemployed». C’est le cas d’Intrepid Travel USA avec sa promotion «Laid off? Take Off!» qui leur offre un rabais de 15% sur tous les forfaits jusqu’au 31 décembre 2009 s’ils peuvent prouver qu’ils ont perdu leur emploi au cours de l’année. Quant à Squaw Valley Ski Resort, il a réduit de 62% le prix de ses billets de remontée pour tous les employés de l’État ayant perdu leur emploi à la réception d’une preuve de mise à pied. Même des entreprises destinées au tourisme de luxe comme les villas Recreo Costa Rica y vont de leur forfait «Layoff Layback», incluant une nuit gratuite après quatre nuitées payantes.

Les «funemployed» constituent un bassin de personnes libres de voyager à n’importe quelle période de l’année. Pourquoi ne pas en profiter pour leur offrir:

  • des rabais hors saison et ainsi accroître l’achalandage;
  • des séjours prolongés et des voyages longue distance?

En raison d’une demande radicalement à la baisse en 2009, le prix des voyages a diminué en moyenne de 20 à 30% par rapport à 2008, favorisant ainsi les voyages des «funemployed».

Taux de chômage selon l'âge en Amérique du Nord en 2008 - Euromonitor

En dépit de certains signes de stabilisation, on prévoit un déclin de 2,6% de la croissance du PIB en Amérique du Nord en 2009. Le taux de chômage devrait atteindre une autre pointe en 2010 avant de diminuer progressivement. Malgré cela, il maintiendrait un niveau record pour les cinq prochaines années. La durée moyenne de chômage persistera à un degré élevé et entraînera la croissance du bassin des «funemployed» à court terme.

Après 2010, la population active enregistrera une nouvelle croissance pour atteindre le taux de 2008 en… 2013.

Les entreprises et les consommateurs demeureront sensibles au prix et prudents dans leurs choix de séjour avec une prédominance à la consommation «réfléchie».

Des services de concierge pour les marchés de masse

De nos jours, les consommateurs sont vite affolés par la quantité inouïe d’information sur les voyages et les services touristiques offerts sur Internet. Ils ont besoin d’être guidés par quelqu’un qui leur inspire confiance, qui les accompagne dans leur recherche de renseignements et leur fournit des services personnalisés. C’est exactement le rôle que joue actuellement le concierge d’une agence spécialisée dans les produits de luxe auprès de sa clientèle. Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil!

Pourtant, on ne parle plus dorénavant de répondre à cette seule clientèle de luxe, mais bien d’élargir ce service aux consommateurs de masse afin de leur offrir une valeur ajoutée. Ainsi, tout en s’assurant de la satisfaction et de la loyauté de nouveaux clients, les entreprises peuvent se différencier de leurs concurrents. Déjà, Virgin Holidays mène la course grâce à son service Virgin Holidays Concierge, et Kuoni la talonne de très près. Cette dernière prévoit fournir ses services de concierge à l’ensemble de sa clientèle dès 2010 au coût de 25 euros par personne.
Ironiquement, cette tendance ne découle pas de la récession mondiale, mais plutôt du changement d’habitudes des consommateurs, d’une forte concurrence dans l’industrie touristique et des améliorations technologiques qui permettent aux entreprises de fournir des services personnalisés de concierge à une masse de touristes à un coût abordable.

Les services de concierge s’étendent de l’expert de la destination à l’agent de voyages traditionnel. Le premier contacte le client avant son départ afin de l’aider à créer une expérience sur mesure, alors que le second lui offre un service avant, pendant et après le voyage pour l’aider à le planifier, pour supporter le client pendant son séjour et lui prouver sa loyauté en communiquant régulièrement avec lui après son voyage.

Utilisation des services de concierge par type de service

Une situation économique difficile qui dure et perdure

Selon Euromonitor, on devra attendre 2013 afin que l’industrie touristique parvienne à rattraper le niveau d’avant-crise, et ce, grâce aux économies émergentes qui nous sortiront de cette récession. Toutefois, la demande sera ralentie par le peu de confiance des consommateurs. Il faudra donc ruser ou s’adapter pour convaincre les gens de voyager.

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Source:

– WTM en association avec Euromonitor International. «Global Trends Report 2009», 65 pages.

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Qualifié de tendance lourde de la société, «le développement personnel spirituel sera la religion du XXIe siècle»

C’est ce qu’affirmait Raphaël Liogier, professeur à l’Institut d’études politiques à Aix-en-Provence, dans la revue Espaces. Même son de cloche pour plusieurs experts qui citent le tourisme spirituel comme l’un des produits porteurs d’avenir. Faire une pause, se ressourcer… cette tendance modèle les vacances. L’industrie touristique s’empare de ce marché aux multiples facettes et compte bien guider les voyageurs dans leur quête de bien-être et de ressourcement.

Démarche qui a peu à voir avec la religion

Voici un marché de niche qui peut devenir imposant en raison de la multiplicité des produits liés à la demande de ce type de voyageurs. Visite d’un lieu mythique, ascension d’une montagne, séjour dans un monastère, marche dans le désert ou sur le sentier de Compostelle, étude des religions, initiation à la méditation, apprentissage de la calligraphie… Loin des lois et des rituels formels associés à l’aspect contraignant de la pratique d’une religion, le tourisme de développement personnel et spirituel fait de plus en plus d’adeptes, en quête de silence, de quiétude, de liberté, de paysages pour se ressourcer.

Les vacances prennent une tout autre signification

En raison de la remise en question des religions traditionnelles, de la désaffection massive à l’égard des pratiques religieuses et des lieux de culte, des idéologies et des valeurs en déroute, du rythme de vie effréné, le matérialisme ne satisfaisant plus la quête de bien-être, les gens perdent leurs repères et se retrouvent sans boussole.

Pierre Volle et Sophie Rieunier, professeurs et experts dans le comportement de consommation, soulignent que «consommer se conjugue au verbe “être” et non plus “avoir”». Dans un monde superficiel, les gens cherchent à trouver un équilibre, à donner une profondeur à leur vie.

Dans cette foulée, Raphaël Liogier, aussi directeur de l’Observateur du Religieux, constate un phénomène de mutation des vacances qui s’oriente vers la recherche du développement personnel. Les vacances ne sont plus perçues comme un moyen de se reposer du travail. Depuis les années 1990, on assiste au passage du tourisme passif (temps de repos) au tourisme actif (développement personnel): ouverture sur d’autres cultures, pratique d’activités qui exigent un dépassement de soi, apprentissage, aide aux peuples démunis. Depuis les années 2000, le tourisme s’ouvre à la spiritualité, à la recherche du bien-être, au besoin de comprendre d’autres cultures, de rompre avec le quotidien, de faire le point sur sa vie, de reprendre son souffle et de réfléchir.

Le besoin d’accomplissement se traduit par la volonté de donner du contenu aux vacances tant sur le plan physique qu’intellectuel ou manuel et par le besoin d’authenticité, de vivre des choses vraies. À travers ses multiples expériences, le voyage comporte une dimension émotionnelle et spirituelle.

Il s’avère difficile de tracer le portrait type de ces voyageurs – agnostiques ou croyants –, car le développement personnel prend une signification différente pour chacun d’eux. La visite de la chapelle Sixtine ou d’un temple bouddhiste en Indonésie le touche différemment. Il veut toutefois revenir de son voyage avec un regard neuf, une perspective différente de son quotidien, avec l’impression de s’être ressourcer, d’avoir vécu une expérience nouvelle.

Ses multiples confessions

Déambuler dans le calme feutré d’un lieu de culte… De la religion à la spiritualité à la quête de bien-être, le cheminement à travers des lieux, des rencontres, des émotions, des activités prend différentes avenues:

  • immersion dans la démarche religieuse et spirituelle d’un peuple;
  • rencontre d’autres cultures, civilisations et traditions;
  • visite d’une destination mythique qui inspire la spiritualité: La Mecque, Jérusalem, Lourdes, Bénarès;
  • retraite, méditation, recueillement, jeûne;
  • pèlerinage, événement liturgique ou musical;
  • richesse du patrimoine, contexte historique d’un temple ancien, architecture d’un lieu sacré;
  • étude d’une religion, initiation à sa pratique, séminaire;
  • reconstitution d’un périple tiré d’un événement, d’une tradition, d’un livre, d’un film;
  • randonnée, ascension d’une montagne, communion avec la nature, la mer;
  • ressourcement, repos, convalescence, bien-être, découverte de soi, santé, diète, relaxation, sports et activités physiques;
  • apprentissage de diverses techniques artisanales et artistiques.

Les gens, à leur retour de voyage, ne diront pas qu’ils ont «fait» tel pays, mais plutôt qu’ils ont vécu telle ou telle chose – Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du monde.

Un coup d’œil du côté de l’offre en France

Les produits touristiques de développement personnel et spirituel sont vendus tant par les agences de voyages classiques que par les spécialistes et certains mouvements religieux.

Le Guide Saint-Christophe – Des lieux pour se ressourcer répertorie, dans son édition de 2009, 415 adresses. Le Petit Futé publie le Guide des séjours spirituels en France de même que ceux en Europe. Nombre de communautés et monastères proposent des séjours avec prière, vie communautaire et formation spirituelle.

À Arvillard en Savoie, l’Institut Karma Ling est un important centre d’études et de méditation bouddhiste en Europe qui permet la rencontre avec la civilisation orientale et les traditions anciennes: méditation, yoga, danses, arts martiaux, arts traditionnels (calligraphie, gravure sur pierre, peinture), massage, cours de psychologie contemplative, etc.

Ictus Voyages offre une retraite à l’école de Mère Teresa en Inde, des marches dans le désert avec des accompagnateurs spirituels et un pèlerinage sur les pas de Saint-Paul en Turquie. Dans sa brochure intitulée Voyages intérieurs, l’entreprise Voyageurs du Monde a sélectionné des lieux inspirants et propices à la méditation.

En Charente-Maritime, l’Espace des possibles a développé des stages de développement personnel, artistique et de bien-être. Cet organisme héberge ses visiteurs dans le camping Entre mer et forêt situé dans un parc de 13 hectares.

Le groupe de villages VVF Villages propose une gamme de séjours zen et bien-être aux thématiques variées. Le voyageur part à la découverte de lui-même, du qi gong, de la gym orientale et de la sophrologie ou encore de la thalassothérapie et de l’hydrothérapie.

Plus près de nous…

La programmation de l’agence Spiritours à Montréal  est axée sur le ressourcement qui va de la méharée au Maroc pour goûter le silence du désert à la thématique «Leadership de vie et créativité; osez réveiller l’Artiste» aux Îles-de-la-Madeleine.

Et… oui, il existe des ashrams ainsi que plusieurs centres de ressourcement et lieux de retraite au Québec.

Sources:
– Armas, Genaro C. «“Spiritual destinations” cater to mind, body, soul», ABCNews, 8 juin 2009,
[abcnews.go.com/Travel/wireStory?id=7785624].
– Defrance, Anne-Lise. «Le tourisme religieux attire de nouveaux adeptes», Le Monde.fr, 12 août 2009, [www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3546,36-1219393,0.html].
– Désiront, André. «Des voyages à valeur spirituelle», La Presse, 12 décembre 2007.
– Espaces. «Dossier: Tourisme, développement personnel et spirituel», no 271, juin 2009, p. 13 à 45.
– Koehn, Josefine. «Trend: Spiritual Tourism», CScout, 21 janvier 2007,
[www.cscout.com/blog/2007/01/21/trend-spiritual-tourism.html].
– Renette, Éric. «Grands dieux et sacrés touristes», lesoir.be, 22 mars 2008,
[archives.lesoir.be/…].
– Steves, Rick. «Europe overflows with spiritual sites», chicagotribune.com, 5 juillet 2009,
[www.chicagotribune.com/travel/chi-tc-trav-steves-0630-0705jul05,0,6288019.story].
– Téoros. «Dossier: Tourisme, religion et patrimoine», vol. 24, no 2, été 2005.
–  Tourmagazine.fr. «Tourisme spirituel: et si vous battiez en “retraite”?», TourMagazine.fr, 5 juillet 2005, [www.tourmagazine.fr/Tourisme-spirituel-et-si-vous-battiez-en-retraite_a142.html].
– Yeoman, Ian. «Tomorrow’s Tourist: Scenarios & Trends – The Religious or Not So Religious Tourist in 2030», Elsevier, 2008.

Sites:
Espace des possibles
Guide Saint-Christophe – Des lieux pour se ressourcer
Ictus Voyages
Institut Karma Ling
Oasis Voyages
Spiritours
Voyageurs du Monde
VVF Villages