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Êtes-vous dans la course?

Participer à une compétition sportive n’est pas exclusif aux athlètes olympiques. Se dépasser physiquement, sur courte ou longue piste, peu importe la saison ou le sport, est la réalité d’un grand nombre de personnes qui se déplacent pour courser et du même coup pour voyager. Selon leur ampleur, certains événements sportifs engendrent des retombées économiques importantes; le marathon de Montréal a généré près de 10 millions CAD en septembre 2010. En ville comme en région, les événements sportifs peuvent attirer des centaines, voire des milliers, de sportifs et de partisans; un segment de marché à saisir sur son passage.  

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Les cimetières: un patrimoine religieux et un héritage socioculturel à préserver et à valoriser

Les cimetières représentent un héritage religieux, historique, artistique et social. Leur visite permet de jouir d’une meilleure compréhension de l’histoire et des traditions des communautés locales. Ces nécropoles, témoins d’un patrimoine culturel et identitaire, se modernisent, se diversifient et innovent pour accueillir des visiteurs aux comportements hétéroclites. Réaménagements, interprétation historique et adaptation technologique sont autant de projets qui animent les cimetières à travers le monde.

Pourquoi visiter des cimetières?

Source: The Dark Tourism Forum (cemetery tourism)

Les cimetières, gardiens de la richesse d’une mémoire collective, attirent les gens pour plusieurs raisons:

Ils ont une fonction sociale, dans la mesure où ils représentent des lieux de rassemblement et de recueillement pour les vivants. Autrefois visités lors de promenades familiales, ils demeurent de nos jours des endroits de souvenirs où les vivants inscrivent la mémoire de leurs défunts. Cela leur permet de les visiter et de se recueillir sur leur tombe.

Certains visiteurs sont attirés par le calme et la sérénité qui règnent dans ces lieux. Hors de l’espace et du temps, ils sont des endroits propices au repos et à la réflexion.

La beauté de ces musées à ciel ouvert séduit les visiteurs. Cet esthétisme se reflète dans l’architecture des lieux (chapelles funéraires, mausolées, aménagement des allées), leur aménagement paysager (environnement naturel, végétation) ainsi que leur art funéraire (sculptures, monuments, ornements, stèles). Ces richesses sont parfois de véritables œuvres d’art qui donnent à chaque cimetière un caractère particulier.

Source: Art funéraire du Cimetière Recoleta (Buenos Aires)

La célébrité des défunts attire des admirateurs voulant leur rendre un dernier hommage et s’imprégner de leur aura. Les cimetières du Père-Lachaise à Paris ou La Recoleta à Buenos Aires bénéficient d’une renommée internationale, entre autres grâce à la notoriété des défunts qui y ont trouvé leur dernier repos.

Pour augmenter leur attractivité, les cimetières doivent remplir certains critères:

L’interprétation du patrimoine des lieux est essentielle, car elle enrichit la visite. Le cimetière du Père-Lachaise, par exemple, accueille chaque année environ deux millions de visiteurs. Deux de ses conteurs prodigieux sont devenus de vraies icônes du cimetière. Thierry Le Roi, nécro-romantique comme il se plaît à se définir, y offre d’incontournables visites-spectacles qui mettent en valeur l’aménagement, les monuments, les célébrités et l’art funéraire du cimetière. Bertrand Beyern, lui, parle de «Safaris nécropolitains» qu’il organise autour de thématiques variées.

Bien entendu, l’interprétation ne se limite pas aux visites guidées; elle peut également inclure de la documentation ou la création de musées. Par exemple, l’Écomusée de l’Au-Delà, organisme à but non lucratif fondé à Montréal, œuvre pour sensibiliser les citoyens et les autorités à la sauvegarde, la conservation, la restauration et la connaissance des cimetières.

Si la proximité des transports publics facilite et favorise l’accès aux cimetières, l’éloignement de ceux-ci les désavantage, les visiteurs privilégiant les sites qui leur sont accessibles plus facilement.

Des traditions et des initiatives qui se démarquent

Certains cimetières se distinguent par l’originalité des activités qu’ils proposent, d’autres séduisent par l’héritage traditionnel qu’ils continuent de célébrer, d’autres encore s’allient et font front ensemble.

À titre d’exemple, le cimetière de Nashville aux États-Unis organise des visites historiques, Living history tours, animées par des guides costumés en personnages d’antan. Premiers colons, soldats, maires, artistes et autres citoyens éminents ainsi que des gens ordinaires de toutes les époques jouent la visite-spectacle.

Source: Visite guidée du cimetière de Nashville

Au Mexique, et plus particulièrement dans la région d’Oaxaca, la visite des cimetières prend tout son sens lors de la célébration de la Fête des morts, un véritable festival se tenant la dernière semaine d’octobre. Les entrées des maisons, des hôtels, des restaurants et des boutiques sont décorées de fleurs et d’offrandes. Des autels y sont érigés et l’encens embaume l’air.

Source: Veillée dans un cimetière de Oaxaca pour la célébration de la fête des morts

Une veillée est organisée dans les cimetières, et les étrangers sont les bienvenus pour assister à ce recueillement commémoratif où seuls les chants funèbres animent le silence de la nuit. Ces festivités sont très prisées par les touristes qui veulent prendre part à des coutumes authentiques et pittoresques.

Le cimetière Evergreens dans l’État de New York propose des visites guidées sous des thématiques très variées allant des tours militaires de la guerre de sécession à des visites d’observation des oiseaux, surtout pendant les périodes migratoires.

En Europe, la Route des Cimetières, soutenue par l’Association des cimetières significatifs d’Europe (ACSE), a reçu en mai 2010 la mention «Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe». Cet itinéraire a pour objectif de promouvoir la valeur patrimoniale des nécropoles européennes. Plus d’une quinzaine de pays participent à cette initiative.

Si les cimetières évoquent le passé, leur gestion est moderne: place à la technologie

Au Québec, nos cimetières font aussi leur chemin. Agrandissements, réaménagements, fouilles archéologiques et interprétation historique sont des défis permanents.

Le parc-cimetière Saint-Matthew dans la ville de Québec a rouvert ses portes récemment après qu’un chantier de modernisation lui ait permis de prendre un virage technologique. Depuis peu, la nécropole propose un circuit guidé sur iPod et iPhone. L’itinéraire dure environ 40 minutes et est agrémenté d’ambiance sonore, de documents d’archives et de photographies pour mieux comprendre l’histoire du cimetière et de ses locataires.

Source: La technologie au service de  visites de cimetières

En Israël, la Hevra Kaddisha (l’assemblée sainte faisant office de pompes funèbres) a aussi investi dans les nouvelles technologies. Un service SMS permet aux visiteurs d’envoyer un message comportant le nom du défunt à un numéro particulier, et ils reçoivent en réponse un texte indiquant le chemin pour se rendre au tombeau désiré. Bientôt, un assistant personnel (PAD) sera mis à la disposition des visiteurs pour les mener directement à la pierre tombale souhaitée tout en leur permettant, en cours de route, de voir des photos du défunt, de lire sa biographie et d’accéder à des prières. Plus tard, des services auxiliaires seront ajoutés, comme l’abonnement aux services de maintenance des tombes. Ces services sauront-ils interpeller les fervents admirateurs de certains défunts?

À Montréal, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges propose un dispositif appelé «Le Médaillon de la mémoire». Il se fixe sur un monument, une crypte ou une niche et permet de visualiser une photographie et une biographie du défunt grâce à un lecteur portatif.

Source: Cimetière Notre Dame des Neiges

Bien que les cimetières soient des espaces dédiés aux morts, ils parlent également aux vivants. Les considérer uniquement comme un lieu commémoratif serait nier une grande partie de leur richesse. La compréhension de leur patrimoine présente une véritable occasion de contribuer à valoriser et à faire connaître la mémoire collective.

Sources

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Transport

L’aéroport en pleine mutation

Véritable porte d’entrée et de départ d’une destination, l’aéroport joue un rôle charnière dans l’expérience du voyageur. Il s’agit de la première et de la dernière impression que le visiteur conserve. Celui-ci y passe plusieurs heures, souvent à ne rien faire. Mais pourquoi donc? Cette clientèle en attente forcée ne demande pas mieux que de se divertir, se faire dorloter, manger un bon repas, magasiner ou encore voir un film. Plusieurs aéroports l’ont compris et adaptent leurs espaces pour répondre à différents besoins, et vont même jusqu’à séduire les résidants de l’endroit!

La crise économique a entraîné d’importantes pertes de revenus pour les aéroports, étant donné la baisse draconienne du nombre de vols. En fait, selon Olivier Jankovec, directeur général de l’Airport Council International, il est important de diminuer la dépendance financière des aéroports envers les transporteurs aériens (frais aéroportuaires). M. Jankovec entrevoit des solutions, notamment par le commerce, la publicité et l’immobilier. La technologie est également une façon de couper dans les coûts d’aéroport. En rendant les visiteurs plus autonomes, on réduit les dépenses en ressources humaines, tout en améliorant l’expérience client.

Dynamisme en ligne et libre-service

Dans cet esprit, certains aéroports ont créé des sites Web très dynamiques. C’est le cas du groupe Aéroports de Paris, qui a mis sur pied sa propre agence de voyages en ligne. Les clients peuvent donc planifier et réserver leur séjour à partir du portail du groupe. Différents outils pratiques sont aussi mis à la disposition du consommateur, comme la création d’alertes qui envoient par courriel les informations relatives au vol: confirmation, modification, retard, annulation, etc. Un service en ligne permet aussi d’estimer le temps de trajet depuis ou vers l’aéroport, tout en tenant compte du risque de congestion routière selon l’heure.

Depuis peu, les applications mobiles se multiplient. Celles de l’aéroport d’Heathrow, à Londres, permettent à l’utilisateur de se familiariser avec l’aéroport et ses services: outils de planification, carte du terminal, nouvelles concernant les vols, liste des restaurants et des bars, etc.

Rappelons aussi qu’un grand nombre de lignes aériennes permettent de s’enregistrer à l’aéroport, à même des bornesMutation_aeroport_image1 prévues à cet effet. L’enregistrement à partir d’un téléphone cellulaire et d’un code-barres, comme c’est le cas à l’aéroport Montréal-Trudeau (lire aussi: La révolution du mobile est enclenchée), devient aussi plus courant. Il est maintenant beaucoup plus facile et rapide de s’enregistrer, ce qui laisse plus de temps au voyageur pour faire autre chose.

S’ennuyer à l’aéroport?

L’aéroport Changi de Singapour, qui a remporté le premier prix du World Airport Awards de Skytrax, propose, sur son site Web, différentes expériences en fonction du nombre d’heures d’attente. Parmi les suggestions offertes pour une attente allant de deux à trois heures :

  • naviguer sur Internet, soit sur son propre ordinateur ou sur un des nombreux postes mis à la disposition de tous gratuitement;
  • se promener dans le jardin de papillons de l’aéroport;
  • se faire masser les pieds gratuitement à l’une des stations prévues à cet effet.

Pour les passagers en transfert dont le temps d’attente varie de quatre à cinq heures, l’aéroport établit un ordre du jour:

  • baignade à la piscine située sur le toit de l’hôtel de l’aéroport (30 minutes);Mutation_aeroport_image2
  • mise en plis ou manucure (45 minutes);
  • visionnement d’une nouveauté cinématographique – gratuit (2 heures);
  • visite de l’un des jardins thématiques de l’aéroport (15 minutes);
  • dégustation d’un bon repas de cuisine locale dans l’un des nombreux restaurants (45 minutes).

Il est également possible de faire un tour de ville gratuitement, de faire la sieste allongé dans des fauteuils avec alarme programmable. Tous ces services s’ajoutent aux nombreuses boutiques, bars karaoké, restaurants, stations de jeux Xbox et PlayStation et spas. L’aéroport Changi de Singapour est une destination en soi. Les résidents en sont fiers et n’hésitent pas à s’y rendre pour une escapade familiale.

Se divertir

Parmi ses nombreuses activités de loisirs, l’aéroport d’Incheon, près de Séoul, offre à ses visiteurs de jouer au golf Mutation_aeroport_image3ou de s’entraîner à frapper des balles (lire aussi: Capsule – Détente, visites guidées, golf et musée de la culture: Destination? L’aéroport d’Incheon!) Celui d’Amsterdam (Schiphol) comprend une bibliothèque de quelque 1200 livres écrits dans une vingtaine de langues. Celle-ci permet de faire découvrir des auteurs néerlandais, la culture et l’histoire du pays. À l’aéroport de Munich, on peut jouer au minigolf, visionner des films ou encore inscrire son tout-petit à une activité thématique d’une heure portant sur l’aviation, pendant laquelle il se déguise, peint et joue. Les aéroports de Paris ont apporté beaucoup d’améliorations à leur offre ces derniers temps. Mentionnons entre autres l’installation d’une centaine de bornes PlayStation proposant 16 jeux accessibles gratuitement. L’aéroport Montréal-Trudeau présente l’Aérogalerie, soit des expositions à saveur montréalaise réparties à travers l’aérogare.

Se reposer

Les voyageurs en transit qui parcourent de longues distances souhaitent surtout trouver un endroit pour se reposer. Fauteuils inclinables, salon de repos, hôtels adjacents, plusieurs possibilités s’offrent déjà à eux. À cela s’ajoutent des prototypes de cabines de repos plutôt ingénieuses. L’aéroport de Munich accueillait, il y a environ un an, la Nap Cabin (lire aussi: Des microhôtels dans les aéroports), un projet d’étudiants qui consiste en une microchambre d’hôtel contenant un lit, une connexion Internet et un écran tactile permettant d’ajuster la luminosité de la cabine selon les besoins. Le prix pour une location de deux heures est de 30 euros. D’autres produits similaires ont fait leur apparition, comme les sleepbox ou encore les Hourly Hotel Pods (voir les images).

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Une initiative inspirante

Afin d’améliorer la qualité du service, le groupe Aéroports de Paris demande à sa clientèle: «Comment imaginez-vous l’aéroport idéal?» Pour recueillir les suggestions et susciter les discussions, le groupe a créé le site Dites-nous.fr. Jusqu’à Noël 2010, les gens sont donc invités à partager leur opinion, à réagir aux propositions des autres et à voter pour la meilleure idée. Voilà une initiative intéressante dont on pourrait s’inspirer! (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent!)

Sources:

– Baskas, Harriet. «What makes Singapore’s Changi Airport so charming?», USA Today, 14 octobre 2009.
– Clark, Nicolas. «At Schiphol, an Unlikely Sanctuary of Books», The New York Times, 15 septembre 2010.
– Dunn, Graham. «Airport Special Report: Up for grabs», Airline Business, décembre 2009.

Sites Internet:

Aéroports de Montréal
Aéroports de Paris
Aéroport d’Amsterdam Schiphol
Airport Council International
Dites-nous
Heathrow Airport
Incheon International Airport
Munich Airport
Singapore Changi International Airport
Skytrax: World Airport Awards

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Segments de clientèles Tendances

Que se passe-t-il du côté des voyages de motivation?

Ayant fait ses preuves auprès des grandes entreprises, le voyage de motivation est encore considéré comme un outil profitable aux yeux des dirigeants. Cependant, on note qu’au Canada, la crise économique n’a pas épargné ce secteur d’activité, et qu’il pourrait être difficile de reconquérir le plus important marché international du pays, les États-Unis.

Plusieurs termes pour définir un même concept

Également connu sous le nom de voyage de stimulation ou d’incentive, le voyage de motivation est utilisé par les entreprises dans le but d’atteindre des objectifs précis. Comme il est créé sur mesure, il propose une expérience unique selon des besoins et un budget prédéterminés.

Une entreprise peut offrir un voyage de motivation à son personnel, à un distributeur, à un partenaire ou même à un fournisseur. Bien que le but ultime soit de stimuler les affaires, d’autres objectifs peuvent être identifiés:

  • récompenser et remercier;
  • améliorer la productivité;
  • définir des stratégies de vente;
  • accroître l’engagement envers la compagnie;
  • augmenter les profits de l’entreprise;
  • créer de solides liens au sein d’un groupe et faciliter le réseautage;
  • stimuler la loyauté et aviver l’implication;
  • inculquer les valeurs et la vision de l’entreprise;
  • établir un esprit de confiance;
  • décupler l’avantage concurrentiel de l’entreprise.

Il n’est pas rare que l’on associe le concept de voyage de motivation aux réunions et aux congrès, puisqu’ils sont parfois combinés au sein du même déplacement. D’ailleurs, les indicateurs de performance unifient régulièrement ces trois types de voyage afin d’en mesurer les retombées économiques. On parle alors du marché des réunions, des congrès et des voyages de motivation (RCVM).

Les effets de la crise économique sur le marché des voyages de motivation

La crise économique a durement touché le marché international des voyages de motivation. Même si l’industrie retrouve graduellement un certain optimisme, on observe de nouvelles tendances résultant de ces temps plus difficiles. En voici quelques-unes:

  • Les entreprises attendent avant de procéder à leurs réservations; certaines veulent profiter des ventes de dernière minute ou des forfaits bon marché.
  • On coupe dans le plaisir et on augmente les périodes de travail. En d’autres termes, on profite davantage du voyage de motivation pour faire des affaires.
  • On exige un retour sur investissement. Plus que jamais, chaque dollar investi doit rapporter.
  • Les entreprises favorisent des destinations domestiques, émergentes ou optent pour des croisières.
  • Les entreprises s’en tiennent à l’essentiel. Les activités de luxe sont moins valorisées que de pures activités de team-building.

À Montréal, Chef en Vous est un bon exemple d’activité culinaire pouvant s’inscrire dans un programme de voyage de motivation tant local qu’international. L’entreprise répond aux besoins de ses clients à la recherche d’installations pour la tenue de réunions et d’activités de cohésion d’équipe par la participation à des défis variés. La vidéo suivante illustre bien le concept.

Source: chefenvous.com

Les Américains, un marché convoité par le Canada

Dans son bilan de l’année 2009, la Commission canadienne du tourisme (CCT) mentionnait que le marché américain des RCVM d’une nuit ou plus était le deuxième plus important marché étranger pour le pays, le premier étant le marché américain des voyages d’agrément d’une nuit ou plus. Il représentait 1,7 million de touristes et près de 1,4 milliard CAD (graphique 1). Même si ces dépenses ont diminué de 15% par rapport à 2008, on note que parmi les principaux marchés de la CCT, le marché des RCVM est celui où les dépenses par nuitée sont les plus élevées, soit 243 CAD. Voilà ce qui explique l’intérêt de ce marché.

La récession économique a ajouté un niveau de difficulté aux relations d’affaires avec les clients américains. En effet, dans son deuxième rapport trimestriel de 2009, la CCT annonçait que la crise aurait provoqué la mise à pied de plusieurs planificateurs de réunions, la réduction ou l’abolition des voyages de motivation par certaines sociétés et aurait favorisé les destinations américaines au détriment de lieux internationaux.

Avantage concurrentiel des lieux offrant un fort impact

Que l’on parle d’un lieu domestique ou international, pour les organisateurs de voyages de motivation, choisir la bonne destination représente un élément clé. Même si les coûts serviront à faire une présélection, ils arrêteront leur choix final sur un emplacement qui marquera les participants, afin que l’expérience reste gravée dans leur mémoire le plus longtemps possible.

Au Canada, l’offre incentive se concentre particulièrement sur les thématiques suivantes: la culture, la gastronomie, les villes, les spas, la nature et le plein air. La beauté de l’hiver est particulièrement mise en valeur lorsqu’on parle d’activités à fort impact.

Tout le monde y gagne

Expérience constructive pour celui qui l’effectue, stimulation des affaires pour l’entreprise qui l’offre, retombées économiques intéressantes pour la destination; le voyage de motivation sert de levier au profit de tous.

Nous parlons aujourd’hui de l’après-crise avec un certain optimisme, mais un défi persiste: reconquérir le marché américain en plus d’en courtiser d’autres.

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref, bilan de l’année 2009».
– Great Hotels Organization. «Trend watch: Top 10 meeting and incentive trends for hoteliers», 8 juillet 2010.
– Incentive Research Foundation. «Incentive industry’s optimism continues to grow in 2010», 14 juillet 2010.
– M&IT magazine. «Tendances 2008 dans les voyages-motivation», 2008.
– Occupational Health & Safety. «Incentive Industry “Cautiously Optimistic” About 2010, Reports IRF», 30 janvier 2010.
– Site International Foundation. «Site Index: Insight into the Motivational Events and Incentive Travel Industry», 26 mai 2010.
– Incentive. «The Incentive Travel Buyer’s Handbook 2009».
– Zheng Xiang et Sandro Formica. «Mapping environmental change in tourism: A study of the incentive travel industry», Tourism Management, vol. 28, no 5, octobre 2007, p.1193-1202.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

Le tourisme de luxe de l’après-crise: des comportements qui sont là pour durer!

Qu’ils soient fortunés ou consommateurs de luxe occasionnels, les adeptes de ce type d’expérience ont été prudents pendant la récession et ont développé des comportements de voyage qui semblent durer et affecter la dynamique de ce segment de marché. Désormais, ces voyageurs préfèrent être divertis et stimulés plutôt que dorlotés, ils sont de plus en plus sensibles aux principes de développement durable et ils magasinent sur le Web pour dénicher les meilleurs prix. Quels autres changements de comportement touchent ces voyageurs et à quoi doivent s’attendre les intervenants touristiques?

L’impact de la crise

La récession économique a durement frappé le tourisme de luxe, qui a été sanctionné par une baisse importante de son volume de voyages d’affaires. Pour maintenir leurs parts de marché durant la crise, les professionnels du tourisme ont eu recours à un grand éventail de mesures. Se sont alors succédé: promotions, réduction des dépenses, révision des programmes de fidélisation, restructurations organisationnelles, innovation dans les stratégies de réservation (dernière minute, etc.), refonte des politiques de prix, voire la mise sur la glace de projets de développement et d’aménagement.

Le plus difficile est passé…

Maintenant que la période la plus difficile est passée, on constate que ce segment est en tête de liste de l’industrie hôtelière américaine en ce qui concerne la croissance.

Selon Smith Travel Research (STR), le taux d’occupation de l’hôtellerie de luxe a augmenté de 11% pour atteindre 67,7%, comparativement à une progression de 7% pour l’ensemble de l’hôtellerie en mai. Le tarif journalier moyen a augmenté de 2,6%, se situant à 241 USD, et le revenu moyen par chambre a bondi d’à peu près 14% pour s’afficher à 163 USD, contre 57 USD pour l’ensemble de l’industrie.

Les prévisions de STR pour l’hôtellerie de luxe montrent une forte reprise au troisième trimestre de 2010, suivie d’un ralentissement de la croissance au dernier trimestre et au début de 2011.

Bien que l’industrie touristique haut de gamme et de luxe reprenne son souffle, les changements opérés dans les comportements de voyage de la clientèle semblent perdurer.

Certains changements sont là pour rester

Le climat économique des derniers mois n’a pas seulement eu une incidence sur les habitudes de dépenses du segment de voyageurs haut de gamme et de luxe, il a également affecté le type d’expérience qu’ils recherchent.

Avant la crise, l’expérience luxueuse la plus recherchée était de se sentir dorloté mais, depuis 2008, cela n’est plus une priorité. D’autres attentes ont émergé: être «diverti», «stimulé» et «inspiré» sont devenus les nouvelles expériences convoitées (figure 1).

Bien que la clientèle aisée continue de dépenser, la valeur accordée à l’argent a gagné en importance, rendant la cohérence et la justesse des prix essentielles. D’autant plus que ces consommateurs du voyage haut de gamme n’hésitent pas à utiliser le Web pour effectuer des recherches, comparer des offres et réserver en ligne. Selon une enquête menée par The Leading Hotels of the World auprès de 2031 voyageurs provenant de 95 pays, 30% sont inspirés dans leur choix de destination à la suite d’une recommandation d’amis et 20% en naviguant sur Internet.

Au cours des deux dernières années, c’est la clientèle de luxe qui a enregistré la plus forte hausse d’utilisation du Web pour effectuer des réservations (tableau 1).

Les sites d’hôtels haut de gamme et de luxe ont intérêt à améliorer les composantes de l’expérience en ligne, à savoir la facilité de la navigation, l’esthétique, la pertinence du contenu et la simplification du processus de réservation.

L’utilisation croissante du Web dans le segment du luxe a aussi rendu les réservations de dernière minute assez populaires auprès de cette clientèle.

Par souci budgétaire, les formules tout inclus sont recherchées, vu que les dépenses sont contrôlées à l’avance. Dans ce contexte, les croisières sont très prisées et on estime qu’à l’échelle mondiale, 10% de la population aisée entreprend chaque année ce type de voyage.

Autre constat, pour ce segment de marché, Euromonitor rapporte qu’il y a un nombre croissant de femmes qui voyagent seules ou entre amies, et ce phénomène suscite de plus en plus l’intérêt pour des voyages à thématique particulière du type: «women and wine», les séjours d’aventure ou les retraites de santé.

D’autre part, la consommation ostentatoire, jugée inappropriée en temps de crise, a été délaissée, au détriment de l’intégration de principes respectueux de l’environnement et des communautés locales. L’éthique et l’authentique séduisent, et ce ne sont pas juste des mots. Questionné sur le cadeau qu’aimerait recevoir la clientèle de voyages de luxe, plus du quart de l’échantillon a manifesté une préférence pour des objets conçus localement (tableau 2).

Les principes d’individualisation, d’originalité et de distinction découlant de la notion de luxe ont engendré de l’intérêt pour des produits de plus en plus exclusifs. Les voyageurs de luxe en veulent plus pour leur argent et troquent volontiers la banalité contre l’exclusivité. Dans ce sens, plusieurs boutiques d’hôtels se procurent des articles de plus en plus singuliers, quitte à en faire elles-mêmes la conception.

Le luxe suggère aussi personnalisation et intimité. La quête de ces concepts a eu pour résultat l’enrichissement de la gamme d’hébergement, de plus en plus personnalisée par la multiplication de villas individuelles. Celles-ci peuvent faire partie de l’hôtel ou être des résidences privées souvent accompagnées de services d’accueil (majordome, chef cuisinier, etc.).

Proposer des expériences inédites et des prestations uniques nécessite de la réactivité, de l’innovation et la capacité de faire face aux turbulences économiques et au changement des comportements de voyage. La crise aura permis à quelques voyageurs de luxe de découvrir d’autres modes de déplacement et d’hébergement. Certains retourneront vers le service de luxe, mais d’autres seront probablement perdus au profit du haut de gamme ou ils alterneront entre les deux.

Sources

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Hébergement Tendances

Au menu aujourd’hui: la santé

Pourquoi l’industrie touristique doit-elle prendre le virage santé? Parce que la clientèle touristique s’en préoccupe et que c’est un positionnement gagnant. De nombreux Québécois sont en mauvaise santé et cela devient préoccupant. Mieux comprendre les tendances en matière d’alimentation affectant votre clientèle ainsi que ses préoccupations vous aidera à adapter l’éventail des mets que vous offrez. Mais peut-être que germera aussi l’idée d’une stratégie de mise en marché concertée…

Plusieurs informations citées dans cette analyse proviennent d’une étude de Transformation alimentaire Québec réalisée en 2009.

État de santé et préoccupations des Québécois

  • Près de 27% des Québécois âgés de 15 à 74 ans considèrent leurs journées assez ou extrêmement stressantes (23% pour les Canadiens). Au travail, cette proportion passe à 37% (contre 29% pour les Canadiens).
  • La proportion d’adultes obèses (IMC de 30 et plus) est passée de 13% en 1990 à 22% en 2004, soit plus d’un adulte sur cinq; 56% des adultes font de l’embonpoint.
  • 62% des Québécois âgés de 20 ans ou plus sont physiquement inactifs.
  • Au Québec, 20 000 décès sont causés par le cancer chaque année. Ce type de maladie est en hausse chez les jeunes adultes de 20 à 29 ans et chez les femmes de 39 ans et moins. De plus en plus d’études confirment les liens entre l’alimentation et le cancer.
  • Si la proportion de maladies cardiovasculaires a diminué au cours des dernières années (de 25% au cours des dix dernières années), elles demeurent responsables du décès de plus de Canadiens que ne l’est toute autre maladie.

Les Québécois se préoccupent donc de plus en plus de leur santé. Leurs principales inquiétudes sont liées à leur forme physique, au stress, à leur poids et au manque d’énergie (graphique 1).

Graphique 1
Principales préoccupations des Canadiens à l’égard de certains aspects de la santé

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Source: Sondage Zins Beauchesne et associés – Ipsos Descarie, 2008

Tendances en matière d’alimentation

Depuis quelques années déjà, l’alimentation santé fait partie des préoccupations des consommateurs et influence l’industrie alimentaire. Parmi un échantillon de personnes ayant décidé de modifier leurs habitudes alimentaires, leurs principales actions sont de boire plus d’eau (77%), manger moins de gras (64%), moins de sucre (59%), plus de fibres (52%), moins de sel (54%) et boire du lait régulièrement (48%). Aussi, les aliments enrichis d’oméga-3, de minéraux ou de vitamines ont la cote; on tend à diminuer la consommation de viande rouge et à opter pour les aliments biologiques.

La qualité des aliments ne doit cependant pas faire ombrage au goût; les choix alimentaires demeurent guidés par la recherche du plaisir. Le consommateur veut découvrir de nouvelles saveurs. La gastronomie, plus présente que jamais, et le mouvement slow food contribuent à faire découvrir et apprécier les produits du terroir, spécialisés ou exotiques.

Les produits du terroir ou régionaux répondent aux besoins d’authenticité et de qualité des consommateurs. De plus, la provenance des aliments compte de plus en plus. Les achats locaux sont populaires, tant pour minimiser l’impact sur l’environnement qu’à cause des scandales alimentaires (listériose, vache folle, etc.), ou encore par solidarité envers l’économie locale. Notons à cet effet l’engagement du gouvernement du Québec, par exemple avec la campagne «Mettez le Québec dans votre assiette». Plusieurs de ces tendances alimentaires sont influencées par la télévision et les restaurateurs de renom.

S’il n’y a pas de montée notable du végétarisme pur, il y a néanmoins une croissance de ce qu’on appelle le flexarisme, c’est-à-dire une diète riche en grains, en fruits et légumes, mais comportant un apport de viande à l’occasion.

L’industrie alimentaire tend également à segmenter ses consommateurs, une tendance que les restaurateurs tardent à suivre. On remarque de plus en plus de produits s’adressant spécifiquement aux femmes enceintes, aux enfants, aux personnes souffrant d’allergies, aux personnes ayant des prédispositions aux maladies cardiovasculaires et autres.

Plus globalement, l’influence des baby-boomers, le manque de temps des consommateurs, leur sensibilité au prix et leur infidélité aux marques, l’ouverture à l’immigration et aux voyages sont quelques-unes des tendances de consommation qui affectent les habitudes alimentaires. Enfin, les médias contribuent à conscientiser les populations.

Un «vrai» menu santé

Pour qu’un menu suive le virage santé, la créativité doit y figurer. Il ne s’agit pas de tout modifier, mais plutôt de mieux faire les choses. Voici quelques idées en vrac:

  • Offrez de nouvelles recettes, mais aussi des versions revisitées de recettes traditionnelles. Par exemple, au restaurant Chez Victor à Québec, on peut substituer la boulette de bœuf par une des cinq boulettes végétariennes offertes (céréales, gruau, végé-pâté, tofu et même aux épinards).
  • Variez les aliments et ne négligez jamais la fraîcheur!
  • Restez simple.
  • Soyez vigilant sur la qualité des gras utilisés.
  • Diminuez votre consommation de sucre et de sel, des bêtes noires de l’alimentation.
  • Des légumes SVP! Dans la restauration moyen de gamme, ils sont souvent sans saveur et dans les restaurants haut de gamme, la quantité est souvent minuscule.
  • Sachez plaire aux personnes âgées.
  • Attirez les végétariens à temps partiel par l’innovation! Les pâtes primavera ne sont pas un mauvais choix mais il s’agit d’un plat peu original. Proposez d’autres plats renfermant des aliments qui remplacent la viande.
  • Choisissez des modes de cuisson affectant le moins possible la valeur nutritive des aliments.
  • Prévoyez un menu pour enfants offrant autre chose que des croquettes de poulet.
  • Privilégiez les producteurs locaux.

Le succès d’un tel virage passe donc par l’innovation dans les produits utilisés, mais aussi par la constance de la mise en marché. Expliquez vos choix et vos changements à votre clientèle afin qu’elle ne se sente pas déstabilisée.

Une perche tendue pour l’industrie touristique?

La clientèle québécoise est donc sensibilisée, mais un réel virage santé dans l’industrie touristique susciterait également des réactions positives auprès des touristes étrangers. Les problèmes de santé des Américains sont bien connus et les Européens se soucient depuis toujours de la qualité des mets qu’ils consomment.

Les industries hôtelière et de la restauration sont de plus en plus haut de gamme, offrent des produits santé, écologiques, achetés localement, biologiques et exotiques. Mais bien que les restaurants n’offrant pas de mets nutritifs tendent à diminuer, il reste du chemin à parcourir. Qu’arriverait-il si l’ensemble de l’industrie touristique se mobilisait vers une alimentation plus saine et qu’elle en faisait un positionnement?

Sources:
– Blouin, Christine et Rose-Hélène Coulombe. «Menu santé, menu d’avenir», Hôtels, Restaurants & Institutions, volume 11, numéro 4, septembre 2007.
– Deraspe, C., DT.P., MBA, J.-P. Sylvain, DT.P. et S. Savoie, Ing. FCSI – Équipe de gestion des opérations des services alimentaires – Genivar. «Êtes-vous d’attaque pour négocier le virage santé», Hôtels, Restaurants & Institutions, volume 13, numéro 4, 2009.
– Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. «Étude de la dynamique et des tendances des marchés au sein du secteur agroalimentaire québécois», Mapaq.gouv.qc.ca, 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances

Nouvelles tendances et pratiques pour le tourisme catholique

Au-delà du pèlerinage traditionnel, le tourisme religieux moderne se décline sous plusieurs formes. Ainsi, de nouvelles expériences touristiques voient le jour pour satisfaire des voyageurs aux motivations diverses, qu’ils soient de fervents croyants ou simplement des passionnés d’architecture ou d’art religieux qui visitent des cathédrales. Dans cette mouvance, qu’en est-il de l’évolution du tourisme catholique? Quelles nouvelles pratiques voit-on émerger et quelles expériences touristiques propose-t-on pour les faciliter?

L’espace physique religieux

Historiquement, les protestants ont rejeté l’idée que certains lieux étaient sacrés et d’autres profanes. Cela a permis au tourisme religieux protestant d’innover constamment en matière de développement d’expériences et de nouvelles pratiques. La notion voulant que Dieu est omniprésent élargit l’espace religieux physique et ne le confine plus dans des endroits sacrés tels que les églises ou des «terres saintes».

Aujourd’hui, ces mêmes pratiques protestantes qui se sont développées au fil du temps servent d’options modernes pour le voyage religieux catholique et orthodoxe.

De nouvelles pratiques et un nouveau genre de sites religieux

Bien que l’image du pèlerin parcourant de longues distances dans des conditions rudimentaires ne soit plus d’actualité, les touristes religieux d’aujourd’hui continuent de visiter des sanctuaires, de se nourrir de la force des lieux sacrés et de rechercher des expériences qui les lient au divin.

Ce sentiment de rapprochement peut être vécu sous diverses formes:

Contemplation de l’art architectural. Lors d’un voyage, plusieurs touristes visitent des sites religieux pour en apprécier la beauté esthétique et architecturale, et non seulement par dévotion religieuse. On peut dire que cet important volet du tourisme religieux est surtout répandu en Europe, terre des églises médiévales, dont le raffinement et le patrimoine architectural charment les amoureux de la pierre.

Développement de parcs thématiques (Themed environments ou Christian theme sites). Certains sites, sous forme de parcs d’attractions, reproduisent des scènes bibliques et transportent les visiteurs hors du temps. Citons notamment The Holy Land Experience à Orlando et Nazareth Village en Israël. Ces attractions religieuses de tradition protestante sont également développées pour d’autres religions. Tierra Santa en Argentine non loin de la capitale Buenos Aires,  en est un exemple.

Conférences et congrès. Les gens assistent à des rassemblements et à des colloques religieux pour plusieurs motifs: célébration de cérémonies, accomplissement de rituels, apprentissage ou simplement communion avec ses semblables. Le rassemblement pour la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), célébrée dans chaque diocèse le dimanche des Rameaux, en est un bel exemple. En 2011, c’est Madrid qui recevra les célébrations de la JMJ, pour lesquelles plus d’un million et demi de jeunes sont attendus.

En avril dernier, plus de 100 000 participants étaient attendus à la Latter-day Saints (LDS) General Conference à Salt Lake City.  Cette conférence traduite en 92 langues se tient deux fois par année, en octobre et en avril. Elle est aussi filmée et diffusée à travers plusieurs médias.

Le volontourisme religieux. On distingue le bénévolat sur des sites chrétiens de la participation à des projets d’aide humanitaire. Par exemple, la préservation de la Tombe du jardin (Garden Tomb), site où Joseph d’Arimathie aurait enterré Jésus après sa crucifixion, repose presque exclusivement sur la charité et le dévouement de bénévoles chrétiens qui viennent travailler sur le site. L’aide humanitaire, en revanche, se caractérise par des missions de courte durée souvent réalisées par des congrégations des pays développés. Elles sont destinées à aider les nécessiteux dans les pays en voie de développement; les activités visent à améliorer la vie de la communauté d’accueil. Il existe aussi des missions de courte durée destinées à exprimer sa solidarité à des communautés chrétiennes minoritaires.

Des spectacles religieux. Certaines représentations dramatiques de la Passion du Christ sont des attractions touristiques très populaires. C’est entre autres le cas de The Oberammergau Passion Play, qui se joue à ciel ouvert tous les 10 ans en Allemagne, en Bavière, et dont la 41e représentation aura lieu cette année. Le spectacle, dont la tradition a été préservée à travers le temps, est présenté depuis 1633. Il dure 5 heures et met en scène 2 000 acteurs. Des forfaits touristiques sont en vente pour assister à l’événement, qui se tiendra de mai à octobre 2010. Il y a également d’autres spectacles, comme The Great Passion Play in Eureka Springs en Arkansas, Hill Cumorah Pageant à New York et The Nativity Pageant of Knoxville.

De nouveaux chemins reprennent vie

Les pèlerinages traditionnels, tels que le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, celui de Sainte Fátima ou encore celui de Canterbury se développent aussi. En effet, l’éclosion du tourisme religieux et l’engouement des admirateurs de saint François d’Assise ont dû être des facteurs motivant la mise en marché touristique, en 2003, du chemin de saint François d’Assise sur une route traversant la France et l’Italie.

Bien que l’idée d’un pèlerinage traditionnel ne nous semble plus d’actualité, il n’en demeure pas moins que les touristes religieux contemporains veulent aussi vivre des expériences sacrées qui les rapprochent du divin, ou tout simplement qui les connectent à la beauté et à l’histoire du lieu visité. Dans cette perspective, il faut tenir compte de leurs motivations et planifier l’offre de produits et de visites en conséquence.

Dans une prochaine analyse, nous nous attarderons sur l’impact de la médiatisation, de l’accroissement de la visibilité et du marketing religieux sur la fréquentation des sites et la renommée des saints qui y sont associés.

Lire aussi:

Sources:

– Amos, S. Ron. “Towards a typological model of contemporary Christian travel”, Journal of Heritage Tourism, novembre 2009.
Garden Tomb, Jerusalem.
Hill Cumorah PageantThe Knoxville nativity.JMJ2011 Madrid.
– Lyman, Kirkland. “Attending General Conference in Salt Lake City”, 4 avril 2010.
Oberammergau 2010 Passion Play Vacations.
– Razaq, Raj. Nigel et D. Morphet. “Religious Tourism and Pilgrimage Management: An International Perspective”, août 2007.
The Great Passion PlayWorld Religious Travel Association.

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    Technologies

    Les conférences virtuelles changeront-elles le visage du voyage d’affaires?

    La firme PhoCusWright considère la vidéoconférence comme l’une des grandes tendances qui modifiera le paysage des voyages d’affaires. On en parle depuis plusieurs années, mais il semble que les planètes soient maintenant alignées pour donner une véritable impulsion à cette technologie. Des entreprises touristiques y ont déjà décelé des occasions d’affaires et les perspectives de développement dans ce domaine sont prometteuses. La vidéoconférence ne sonnera pas le glas du voyage d’affaires, mais…  elle en diminuera assurément la fréquence.

    Réserve-t-on un billet d’avion ou une salle de conférence?

    Tous les ingrédients sont réunis pour que la vidéoconférence fasse recette. Elle sauve temps, argent et environnement.

    • Elle diminue les dépenses de voyage, facteur critique en temps de difficultés économiques et de performance au regard de la concurrence. Elle fait abstraction des hausses de coût et des frais de déplacement. Les prix d’achat de cette technologie sont à la baisse.
    • Elle permet un important gain de productivité et l’optimisation du temps des employés.
    • Dans un contexte de globalisation, elle réunit instantanément les interlocuteurs où qu’ils soient aux quatre coins de la planète.
    • Elle augmente la performance. Elle assure un meilleur service à la clientèle en facilitant la multiplication des interventions auprès des clients actuels et potentiels et en réunissant un plus grand nombre de personnes «autour de la table».
    • Elle réduit les déplacements et améliore ainsi la qualité de vie des voyageurs d’affaires.
    • Elle se moque du mauvais temps.
    • Elle esquive les longues files d’attente aux aéroports.
    • Elle évite de propager ou de contracter des microbes et d’être à la merci des attentats ou autres conflits.

    Et argument de poids: la vidéoconférence est verte!

    Les compagnies engagées dans ce domaine jouent la carte de l’environnement pour mousser leurs ventes. Une filiale de British Telecommunications propose à ses clients un outil, le Engage Tracker, qui permet d’évaluer le rendement sur l’investissement (ROI) de l’utilisation de la vidéoconférence et de l’empreinte du déplacement sur l’environnement.

    Certains organismes voués à la protection de l’environnement prônent cette technologie pour réduire les gaz à effets de serre. Évidemment, les entreprises qui veulent démontrer leur responsabilité sociale s’y convertiront.

    Après avoir installé sept systèmes de vidéoconférence, au coût total de 62 000 USD, la compagnie Vanguard Truck Centers estime qu’elle a sauvé 85 000 USD en dépenses de voyage et, plus important encore pour le climat, 61 200 kg de CO2. Pour cette compagnie, la vidéoconférence ne remplace pas tous les voyages, mais elle les a réduits de 40% à 50%. Au début de 2008, la firme de consultants Accenture a installé 13 salles de vidéoconférence dans ses bureaux à l’étranger. La tenue de leurs réunions virtuelles a permis de supprimer 240 vols internationaux et 120 vols domestiques en un seul mois.

    Pour rationaliser leurs coûts, les entreprises évalueront davantage le rendement sur l’investissement des déplacements et de la téléconférence. Plusieurs variables seront comptabilisées pour répondre aux impératifs économiques, sociaux et environnementaux : argent, temps, efficacité, pollution, qualité de vie, etc.

    Changer les façons de faire

    La technologie a grandement évolué depuis les dernières années et elle a de quoi réussir à convaincre un grand nombre de sceptiques. L’équipement est devenu beaucoup plus performant, sans compter qu’on a facilité sa configuration et son utilisation.

    La vidéoconférence ouvre la porte à une multitude d’utilités: conférences, relations avec les clients, échanges entre les employés travaillant à distance, support, entrevues de recrutement, formation, etc. Ce mode de communication devient plus populaire grâce à la multiplication des logiciels que les gens utilisent sur leur ordinateur personnel. Skype a annoncé dernièrement un partenariat avec LG et Panasonic pour permettre à ses utilisateurs de communiquer par l’intermédiaire du téléviseur.

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    Source: http://www.psfk.com/2010/01/skype-calls-now-available-on-your-tv.html.

    La firme Frost & Sullivan estime que le marché a crû de 24% en 2008, pour totaliser 2,4 milliards USD. Elle prévoit que les chiffres pourraient plus que doubler et atteindre 5,7 milliards USD en 2013. Selon Mnet Group, environ 75% des grandes entreprises figurant sur la liste des 500 compagnies du magazine Fortune utilisent la vidéoconférence. Cisco et Hewlett-Packard ont vu croître de 30% leur secteur de la vidéoconférence au cours de l’année passée. Un sondage de Kotler Marketing Group, en association avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), révèle que 55% des répondants comptent utiliser des solutions électroniques plus souvent qu’avant afin de réduire leurs dépenses de voyage.

    Même si les prix deviennent de plus en plus abordables, il existe encore un défi de compatibilité entre les différentes technologies utilisées. De plus, l’adoption de ces nouvelles façons de faire exige un changement des mentalités. Lors du sondage de Kotler Marketing Group, le doute subsistait toujours: est-ce vraiment un moyen efficace de remplacer les rencontres en personne? Ce mode d’échange gagnera certainement en popularité avec l’arrivée sur le marché du travail de grands adeptes de la technologie comme les générations Y et C.

    Concurrence ou occasions d’affaires?

    Les compagnies aériennes et hôtelières seront-elles désormais en concurrence avec les compagnies spécialisées en vidéoconférence? Avec ce type de technologie, ces dernières sont bien déterminées à changer la face de la connectivité entre les gens.

    Marriott International et Starwood Hotels & Resorts Worldwide Inc. n’ont pas considéré la vidéoconférence comme une menace, mais plutôt comme une occasion d’augmenter leurs revenus. En misant sur une technologie de pointe et coûteuse, elles ont lancé successivement, au début de 2010, des services de téléprésence dans quelques-uns de leurs hôtels.

    La téléprésence donne une impression de réalité et reproduit une haute qualité d’interaction. Pour ce faire, elle utilise un «mur d’écrans». L’image de l’interlocuteur est projetée à sa taille réelle comme s’il se trouvait dans la pièce (voir image). En aménageant des salles conçues à cet effet, ces compagnies hôtelières veulent faire vivre une expérience virtuelle à leur clientèle d’affaires. Et elles ont bien l’intention d’étendre la téléprésence à plusieurs de leurs établissements dans un avenir rapproché.

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    Source: http://www.cisco.com/web/FR/press/mediatheque/index.html.

    Pour ses agences de voyages sur le marché des entreprises, American Express a développé un outil qui permet d’évaluer le coût d’une multitude d’options et de déterminer laquelle, du billet d’avion ou de la vidéoconférence, est la moins chère pour son client.

    Rien ne vaut une poignée de main

    Assisterons-nous à un changement radical dans les déplacements du voyageur d’affaires alors que le temps, l’argent et l’environnement deviennent des facteurs de plus en plus critiques? La majorité des analystes s’accordent pour dire que la vidéoconférence constitue un complément aux relations d’affaires. La poignée de main reste de mise, et les rencontres en personne permettent de mieux saisir le contexte culturel d’un client.

    Sources:
    – Amadeus. «Comment le voyageur amateur devient-il un expert grâce à Internet?»
    [http://www.amadeus.com/amadeus/documents/corporate/amateur-expert-FR.pdf].
    – Baker, Michael B. «Marriott Launches Remote Conferencing Studios, Plans For 25 By Summer », BTNOnline.com, 28 janvier 2010 [http://www.btnonline.com/businesstravelnews/headlines/global_display.jsp?vnu_content_id=1004063352].
    – Biello, David. «Can Videoconferencing Replace Travel?», ScientificAmerican.com, 18 mars 2009
    [http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=can-videoconferencing-replace-travel].
    – British Telecom. «BT Offers Tool for Tracking Video Conferencing Travel and Carbon Savings», The Wall Street Journal, 8 décembre 2009 [http://www.btplc.com/News/Articles/Showarticle.cfm?ArticleID=4228F184-FBB9-422D-AA67-59759129E8BF].
    – Diaz, Aurora. «Skype Calls Now Available On Your TV», PSKF.com, 6 janvier 2010
    [http://www.psfk.com/2010/01/skype-calls-now-available-on-your-tv.html].
    – Ertel, Steve. «WWF Studies Find Information Technology Significantly Reduces Climate Impacts, Costs Of Doing Business», 25 mars 2009 [http://www.worldwildlife.org/who/media/press/2009/WWFPresitem11941.html].
    – Fawcett, Julie, «New Survey Reveals Future Booking and Cancellation Intentions of Professional Meeting Planners», 8 juin 2009
    [http://www.pcma.org/Press_Room/Press_Releases/New_Survey_Reveals_Future_Booking_and_Cancellation_Intentions_of_Professional_Meeting_Planners.htm]
    [http://www.pcma.org/Resources/Meeting_Planners_Intentions_Survey.htm].
    – Godwin, Nadine. «Preview 2010: Retail travel », TravelWeekly.com, 20 décembre 2009 [http://www.travelweekly.com/article3_ektid208192.aspx].
    – Karantzavelou, Vicky.  «Travel managers anticipate increased use of travel alternatives in 2010», TravelDailyNews.com, 31 décembre 2009 [http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/34913].
    – King. Rachael. «Tight Travel Budgets Spark Interest in Videoconferencing», BusinessWeek.com, 9 février 2009 [http://www.businessweek.com/technology/technology_at_work/archives/2009/02/tight_travel_bu.html].
    – Leocha, Charlie. «Will video conferencing replace travel?», ConsumerTraveler.com, 13 novembre 2009
    [http://www.consumertraveler.com/today/will-video-conferencing-replace-travel/].
    – Lohr, Steve. «As Travel Costs Rise, More Meetings Go Virtual», New York Times, 22 juillet 2008
    [http://www.nytimes.com/2008/07/22/technology/22meet.html].
    – Neuman, Scott. «Videoconferences Leave Business Travel Up In The Air», NPR.org, 25 janvier 2010
    [http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=122618412&ft=1&f=122618412].
    – Schenker, Jennifer L. «Economic Woes Boost Videoconferencing», BusinessWeek, 5 août 2008
    [http://www.businessweek.com/globalbiz/content/aug2008/gb2008085_094217.htm].
    – Starwood. «Starwood Hotels & Resorts Goes Live with Global TelePresence Meetings Suites Allowing Guests to Meet Across Continents», HotelNewsResource.com, 24 février 2010 [http://www.hotelnewsresource.com/article43960.html].
    – Steinbrink, Susan. «PhoCusWright’s U.S. Corporate Travel Distribution Fourth Edition», juillet 2009.
    – The Nature Conservancy. «Climate Change: What You Can Do», Nature.org
    [http://www.nature.org/initiatives/climatechange/activities/art19630.html].
    – Winston, Andrew. «Will Videoconferencing Kill Business Class Travel?», blogue Harvard Business Review, 3 août 2009 [http://blogs.hbr.org/winston/2009/08/will-videoconferencing-kill-business-class.html].
    – Yu, Roger. «Videoconferencing helps companies cut travel costs», USA Today, 23 juin 2009
    [http://www.usatoday.com/travel/news/2009-06-22-travel-technology-videoconference_N.htm].

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    Gestion Hébergement

    Si le tourisme médical vous intéresse: quelques stratégies d’adaptation de l’hébergement

    Certains hôtels ou centres de villégiature se sont tournés vers le tourisme médical à cause de son fort potentiel de développement. Toutefois, servir ces clients nécessite certains changements en ce qui a trait à l’aménagement physique des lieux d’hébergement et à la formation du personnel. Au-delà des soins médicaux de première qualité dans la destination choisie, quelle est la combinaison optimale des installations et des services avant et après une opération pour le touriste médical?

    Un marché en pleine croissance

    Le concept du tourisme médical existe depuis plusieurs années, mais on commence seulement à en prendre la véritable mesure en raison des coûts des soins de santé qui continuent de grimper aux États-Unis. Selon le dernier recensement, 47 millions d’Américains n’ont pas d’assurance maladie et 120 millions ne sont pas complètement assurés (lire aussi: Tourisme médical: opportunités et controverses). Par ailleurs, une étude de la firme de consultation Deloitte prévoit que 6 millions d’Américains recevront un traitement médical à l’étranger en 2010 et 10 millions en 2012.

    L’aménagement physique des chambres

    Bien que les installations hôtelières fassent partie de l’expérience habituelle du voyageur, la manière dont elles seront évaluées par le touriste médical potentiel peut être fortement influencée par le type de traitement qu’il doit recevoir. Parmi les éléments à prendre en considération, on pense, entre autres, à l’aménagement physique des chambres et des lieux ainsi qu’à la capacité du personnel à comprendre les besoins du client.

    L’adaptation des chambres doit se faire selon deux principes de base: le touriste médical en convalescence 1) a de grandes chances de passer plus de temps qu’un autre client dans sa chambre; 2) aura probablement moins d’énergie et peut-être certaines limitations physiques. Voici un aperçu des modifications envisageables à peu de frais.

    • Offrir des chambres plus isolées dans l’établissement ou sur un étage dédié à cette clientèle.
    • Installer certains outils technologiques tels qu’un bouton d’urgence pour appeler à l’aide si nécessaire et une télécommande universelle au chevet du client lui permettant ainsi d’ouvrir ou de fermer les rideaux, de faire fonctionner la télévision ou le lecteur DVD et d’ajuster la lumière dans la chambre. Il existe aussi des systèmes technologiques plus sophistiqués qui permettent de régler le thermostat ou de créer des sons ambiants – bruit de vagues, de pluie, d’oiseaux, musique – susceptibles d’améliorer le sommeil des convalescents.
    • Choisir du tapis et des rideaux comme éléments de décor plutôt que des tuiles ou des volets, puisqu’ils réduisent les sons extérieurs de 70% à 90%.
    • Offrir Internet sans fil pour permettre l’utilisation d’un ordinateur portable directement à partir du lit.
    • Installer le téléphone sur la table de chevet afin qu’il soit facilement accessible à partir du lit.
    • Fournir un lit «séparé» pour un accompagnateur.
    • Aménager les meubles de manière à permettre une libre circulation en fauteuil roulant.
    • Installer des tablettes ajustables dans les garde-robes de manière à pouvoir les mettre rapidement à la bonne hauteur pour une personne en fauteuil roulant.
    • Installer dans la douche une pomme de douche amovible et un siège dans le cas où le client doit garder certaines parties de son corps hors de l’eau ou voudrait simplement s’asseoir pour se reposer. L’installation d’un téléphone dans la salle de bain ajoute la possibilité de téléphoner pour recevoir de l’aide au besoin, en cas de chute par exemple.
    • Utiliser des tablettes en verre trempé pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’en voir le contenu par en dessous.
    • Ajouter, si possible, des prises électriques supplémentaires pour y brancher des appareils médicaux.

    L’aménagement des lieux

    De plus en plus d’hôtels sont adaptés aux personnes à capacité physique restreinte. Si ce n’est pas le cas, il faut absolument songer à réduire les obstacles dans et autour de l’établissement afin d’accueillir des touristes médicaux. Par exemple, un petit hôtel ou un gîte sans ascenseur devra forcément loger ses convalescents au rez-de-chaussée ou au premier étage. De plus, si les rampes d’accès sont nécessaires aux personnes en fauteuil roulant, elles sont plus difficiles  à franchir que les escaliers pour celles ayant des difficultés d’équilibre; il faut donc prévoir les deux.

    Les modifications aux services

    Certains changements apportés aux services offerts par les établissements hôteliers concernent le personnel alors que d’autres relèvent d’adaptations mineures aux procédures habituelles. En voici quelques-uns:

    • l’enregistrement à la chambre pour éviter l’attente à la réception;
    • l’utilisation d’une entrée privée pour plus d’intimité;
    • la programmation d’heures précises d’entretien de la chambre qui ne troubleront pas les heures de repos du client;
    • l’offre d’un service de magasinage;
    • le service de transport (pouvant aussi accueillir un fauteuil roulant) vers l’hôpital et à partir de celui-ci;
    • le service aux chambres 24 heures sur 24;
    • l’expertise d’un diététicien pour faciliter le respect des diètes prescrites et l’élaboration de menus santé;
    • les services d’une infirmière privée par l’intermédiaire d’un sous-traitant (tierce partie).

    Certaines de ces considérations soulèvent la nécessité de coordonner les services, comme c’est le cas lors de la tenue de réunions d’affaires dans l’hôtel. Cette coordination peut même s’étendre à l’extérieur de l’hôtel. En effet, le touriste médical, spécialement pendant sa convalescence, doit pouvoir compter sur le professionnalisme et les compétences d’une variété de professionnels, tels que les transporteurs, les infirmières, les thérapeutes, les pharmaciens, ainsi que sur le soutien du concierge de l’établissement. Localiser tous ces prestataires de service dans une ville étrangère peut être épuisant pour n’importe quel voyageur, encore plus pour celui qui subit les fatigues physiques et émotionnelles liées à une intervention chirurgicale récente. Un tel soutien est extrêmement utile au touriste médical, car il diminue grandement son stress.

    La coordination des divers services offerts aux touristes médicaux peut devenir une source de revenus additionnels pour l’hôtel, de la même manière qu’un centre d’affaires l’est pour les touristes d’affaires. Le coordonnateur développe une expertise, entretient les contacts nécessaires pour bien servir les clients et s’assure que tous les services sont coordonnés efficacement, tant au bénéfice du client qu’à celui de l’hôtel. Il devient ainsi un puissant outil de marketing pour l’hôtel.

    Les prix tout inclus

    Les touristes qui voyagent pour recevoir des soins médicaux se préoccupent beaucoup du prix. Dans le cas des Américains, on peut ajouter l’incertitude du coût final. Comme les anesthésistes, les médecins, les hôpitaux, les médicaments et d’autres services sont facturés séparément, le prix final peut varier considérablement de l’estimation initiale. Plusieurs hôpitaux étrangers ont répondu à cette incertitude en proposant des tarifs tout inclus. Les hôteliers qui s’intéressent à la clientèle médicale doivent suivre cet exemple. Le forfait tout inclus permet à l’hôtelier d’augmenter ses revenus en offrant une variété de services de soutien que le client utilisera, ou non. Par exemple, le prix peut inclure le soutien d’un concierge «médical», des visites dans les spas, les transports terrestres, peut-être même une ou deux activités de tourisme. Pour le touriste médical, un tel forfait élimine les craintes liées au coût final et lui assure que s’il désire un service particulier, il y aura accès.

    Plusieurs hôteliers à travers le monde ont déjà fait le pas en s’alliant à des cliniques ou à des hôpitaux pour offrir des chambres de convalescence postopératoire. Au Québec, la clinique montréalaise Omnium-Santé est associée à l’hôtel Hyatt Regency et offre un forfait «bilan de santé complet» à la clientèle américaine et aux touristes québécois à Montréal. Saurez-vous tirer parti de cette clientèle en plein essor?

    Sources:

    – Cormany, Dan. «Taking a pulse – The hospitality & tourism industries», Medical Tourism Magazine, 15 octobre 2008.
    – Cormany, Dan. «The Evolution of the Hotel Industry with the rise of Medical Tourism», Medical Tourism Magazine, 1er février 2009.
    – Cormany, Dan. «The Physical Innovation of Hotels in Medical Tourism», Medical Tourism Magazine, 1er avril 2009.
    – Gasparoni, Lourdes. «Planning Your Medical Trip Abroad:Recovery Retreat or Hotel?», Medical Tourism Magazine, 9 octobre 2007.
    – Lambier, Cayla. «Travel Agencies, Airlines and Convention Bureaus ~ Leveraging Destinations»,  Medical Tourism Magazine, 18 décembre 2009.
    – Stephano, Renee-Marie. «New Skyscrapers The Rise of Intercontinental Hotel Group into Medical Tourism», Medical Tourism Magazine, 7 janvier 2008.

    Site Internet:
    Medical Tourism Training Inc.

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    Marketing Tendances

    Tendances et stratégies: extraits d’ITB Berlin

    Du 10 au 12 mars dernier s’est tenue la conférence ITB à Berlin, où de nombreux sujets ont été abordés. En guise d’aperçu, mettez-vous au parfum des plus récents chiffres du tourisme mondial selon IPK de quelques grandes tendances en matière de consommation. Notez aussi les conseils de TripAdvisor pour intégrer les réseaux sociaux et ceux d’une région touristique exemplaire en ce qui concerne le branding.

    Demande touristique en 2009 selon IPK

    La conférence ITB à Berlin s’est ouverte sur les résultats peu glorieux de l’année 2009 pour l’industrie touristique ainsi que sur les prospectives de la firme IPK. Pour la première fois depuis qu’IPK a lancé le Travel Monitor en 1989, le volume de voyages à l’étranger a diminué. La baisse globale est de 4%.

    Les voyages ont été plus courts qu’en 2008 (-7%), et les dépenses moins élevées (-9%). Les premiers mois de l’année ont été les plus difficiles, soit une baisse de 10% de janvier à avril, de 5% de mai à août et de 1% de septembre à décembre, les résultats de cette dernière période laissant ainsi entrevoir un répit.

    L’hôtellerie aussi a vécu une année difficile. Les revenus par chambre ont été à la baisse de 26% en Asie, 19% en Amérique du Nord et en Europe, et 15% au Moyen-Orient. En Europe, les réservations en ligne ont maintenu le cap de la croissance; elles représentent maintenant 48% des réservations, en hausse de 11%.

    Cette mauvaise performance n’est pas attribuable à une diminution de l’intérêt pour le voyage ou de la demande, mais bien à une baisse du pouvoir d’achat et du niveau de confiance en l’économie.

    Les prévisions pour 2010 sont mitigées. Les optimistes entrevoient une reprise, mais certaines opinions négatives modèrent leurs ardeurs. En fait, les pessimistes prédisent qu’une crise financière peut être suivie d’une crise de la dette publique. Quelques pays comme la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Espagne et les États-Unis vivent d’ailleurs une situation difficile. Néanmoins, d’après diverses données économiques ainsi que des sondages sur les intentions de voyages, IPK prévoit une consolidation du tourisme en Europe (+1%), une baisse aux États-Unis (-5%) où la dette exerce encore un effet négatif et une reprise en Asie (+4%).

    Tendances de consommation par Paul Flatters de Trajectory

    Le coût réel du voyage a touché son niveau le plus bas depuis quelques années, considérant le prix des prestations et le pouvoir d’achat (graphique 1). Voyager coûtera progressivement plus cher et sera plus accessible aux résidents des pays plus riches, où le travail diminue en importance au profit des loisirs.

    Graphique 1
    Le coût réel des voyages
    2008 = 1

    Source: Trajectory.

    M. Flatters mentionne quelques tendances de consommation qui influent sur le tourisme.

    • L’économie de l’expérience: ce qu’on fait est maintenant plus important que ce que l’on a.
    • La demande pour la simplicité: les consommateurs recherchent des produits pratiques leur simplifiant la vie.
    • L’épargne pour tous: même les individus n’ayant pas réellement besoin d’économiser s’orienteront de plus en plus vers une vie plus saine, où il y a moins de gaspillage. La récente crise leur a fait prendre conscience de la fragilité de leur équilibre.
    • Une consommation éthique et plus altruiste: on ne parle plus seulement d’environnement et d’écologie, mais d’une philosophie de consommation plus large.
    • Les expériences extravagantes, risquées ou frivoles ont moins la cote: populaires durant le boom économique, elles le seront moins à l’avenir.

    Conseils sur les médias sociaux par Christine Petersen de TripAdvisor

    Comment parler de tourisme de nos jours sans évoquer le bouleversement provoqué par les médias sociaux? Ils changent la donne et Christine Petersen a partagé quelques judicieux conseils à ce sujet.

    • Être proactif. À cet égard, TripAdvisor est un bon exemple avec la création de l’application pour Facebook «Cities I’have visited» qui lui a permis d’être efficacement présent sur ce réseau.
    • Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et faire des essais sur différentes plateformes.
    • Twitter est le meilleur outil pour engager le dialogue, profitez-en.
    • Il vaut parfois mieux améliorer la roue plutôt que de la réinventer. En d’autres mots, il est souhaitable d’observer ce que d’autres font.
    • Être ouvert d’esprit et ne pas chercher à rentabiliser rapidement les investissements sur les médias sociaux. L’apport peut être très profitable en matière de contenu et de commentaires.
    • Être amusant!

    Recette du succès du branding de la région du sud du Tyrol en Italie par le Dr Christoph Engl

    Cette province du nord-est de l’Italie, aussi appelée Bolzano, a récemment fait l’exercice de se doter d’une image de marque. Petit territoire à la culture à la fois germanophone et italienne, région montagneuse (les fameuses Dolomites) et ambiance méditerranéenne, agriculture et culture… quels atouts mettre de l’avant pour se démarquer?

    M. Engl rappelle d’abord qu’il est impossible de créer une image d’une destination dans l’esprit des gens sans partir de certains fondements. Les gens imaginent une destination à partir de ce qu’ils connaissent. Il cite l’exemple de Paris : si on ne connaît pas la ville, on pense à la tour Eiffel, mais si on y a déjà passé du temps, on pense davantage à ses rues et terrasses. Le branding d’une destination consiste à choisir quelles images, parmi celles que le consommateur a en tête, serviront de positionnement.

    Il importe aussi de tenir compte des grandes tendances de notre époque, c’est-à-dire la santé, la nature et l’authenticité, l’individualisme et le goût des services personnalisés ou le luxe qui s’éloigne du superflu pour aller vers le nécessaire.

    La figure suivante explique les positionnements possibles pour un produit ou un service selon son niveau de désir et de notoriété. Le sud du Tyrol est considéré comme une destination très désirable et attrayante, mais peu connue mondialement.

    tendances_et_strategies_image1

    C’est le caractère à la fois symbiotique et contrasté de ses atouts qui a été retenu. Le positionnement est donc (traduction libre): Le sud du Tyrol est une symbiose contrastée de l’alpin et de la méditerranée, de la spontanéité et de la fiabilité, de la nature et de la culture. Ou la version courte: a life feeling.

    Son positionnement et son logo, d’abord appliqués au tourisme, portent également un label de qualité pour les exportations de pommes, les entreprises locales et les événements.

    Produits locaux (version italienne)

    Championnats du monde d’athlétisme jeunesse 2009

    Portail hôtelier

    Comme un orchestre, tout doit être bien coordonné pour que le client n’entende que la musique.

    Sources :
    – Freitag, Rolf, CEO IPK International. «ITB World Travel Trands Report: Forecasting Global and Europpean Tourism – in cooperation with IPK International», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
    – Flatters, Paul, Partner, Trajectory – the futures partnership. «ITB Global Future Summit», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
    – Petersen, Christine, Chief Marketing Officer, TripAdvisor. «Web 2.0 ans Social Media: Lessons from Leaders», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
    – Dr Engl, Christoph, Director, Südtirol Marketing Gesellschaft. «Successful Destination Branding: Experiences from a First Mover», ITB Berlin Convention, 11 mars 2010.