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Petites villes : des initiatives inspirantes

Plusieurs de ces villes ont gagné des prix pour le dynamisme de leur programme de revitalisation. Elles mobilisent leurs troupes pour améliorer leur sort. Voici des exemples de municipalités inspirantes.

Célébrer la rue principale

Rock Springs, une ancienne ville minière du Wyoming, d’un peu plus de 23 000 habitants, fait partie de la liste des « 15 Best Small Towns to Visit in 2019 » du magazine Smithsonian. Bien qu’elle ne carbure plus au charbon, Rock Springs rend honneur à son passé grâce à des musées et à des sites témoignant de ce pan de son histoire. Mais le centre-ville bat au rythme des activités culturelles actuelles. Après avoir été vacant durant près de dix ans, le théâtre a été rénové et accueille une panoplie de spectacles et d’événements. Des commerçants de nombreuses communautés ethniques ont maintenant pignon sur rue dans le centre-ville, reflétant la grande diversité culturelle de la population de Rock Springs.

Des commerces d’expérience comme Sidewicks Wine & Book Bar, où librairie, bar à vins de la région de Jackson Hole et comptoir de charcuteries occupent un même lieu, proposent une offre intégrée. La gare de marchandises, un bâtiment abandonné pendant plus de trente ans, a été aménagée en centre communautaire déployant de nombreuses activités ainsi qu’en bureau d’accueil pour les visiteurs. Le centre-ville de Rock Springs rassemble maintenant une quinzaine de bars et de restaurants ainsi qu’une trentaine de boutiques indépendantes.

Depuis le début du projet de revitalisation, il y a dix ans, 150 emplois ont été créés dans le centre-ville grâce à l’implantation de 56 nouvelles entreprises. La revitalisation du centre de Rock Springs a permis à la ville de retrouver la croissance économique et démographique, ce qui lui a valu le Great American Main Street Award en 2018. Voici la vidéo illustrant ces transformations :

Vidéo : YouTube

 Mettre en valeur les entreprises identitaires

La petite ville de Le Mars, en Iowa, fait également partie de la liste convoitée du magazine Smithsonian. Les bâtiments bien entretenus qui datent des années 1850 donnent du coffre au centre-ville. Siège social de l’entreprise de crème glacée Wells, Le Mars sait tirer profit de son statut d’« Ice Cream Capital of the World » en organisant des événements (Ice Cream Days) sur cette thématique ou encore par la création de sculptures géantes en forme de cornets de crème glacée, réparties à travers la ville. À cela s’ajoute le centre des visiteurs de l’entreprise Wells, une véritable attraction touristique.

Une autre institution contribue à faire la fierté des résidents de cette municipalité de moins de 10 000 habitants. Il s’agit du restaurant Archie’s Weaside, un steak house dont la réputation n’est plus à faire. L’établissement familial offre un véritable voyage dans le temps, dans une ambiance qui plaît. La file de clients devant la porte en témoigne. Voici une vidéo, publiée à l’occasion de la remise d’un prestigieux prix de restauration, qui explique ce succès :

Vidéo : YouTube

Favoriser l’accessibilité

Le programme de revitalisation du centre-ville de Victoriaville a été lancé par la Ville en 2015. De nombreuses consultations, notamment auprès des jeunes du secondaire et du cégep, des familles, des personnes âgées et des commerçants, ont permis de comprendre les besoins de chacun. La population souhaitait retrouver un centre-ville qui donne le goût d’aller s’y promener à pied, d’y flâner.

Le plan d’investissement de huit millions de dollars a permis, entre autres, de réaménager deux artères importantes du centre-ville par la réfection des rues et des trottoirs, l’aménagement d’espaces réservés aux piétons, la mise en place d’un nouveau système d’éclairage, de mobilier urbain et de végétation. Pour favoriser les personnes à pied, trente espaces de stationnement ont été retirés de la rue. Cela laisse un corridor de 2,1 mètres aux marcheurs et aux personnes à mobilité réduite (fauteuil roulant, poussettes) — une clientèle considérée dans tous les aménagements de ce projet.

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Source : Ville de Victoriaville – Facebook

Ces travaux ont été suivis par la rénovation de façades des commerces du centre-ville. La Ville a mis sur pied un programme de subventions qui finance de tels travaux jusqu’au tiers du coût. De 2016 à 2018, 28 projets de ce type ont été réalisés. Ces améliorations portent fruit aujourd’hui, avec l’arrivée de nouveaux commerces et une qualité de vie rehaussée pour les résidents. Le projet de revitalisation s’est aussi distingué, notamment auprès de l’organisme Rues principales, qui a remis à la Ville le prix Aménagement et design en 2018.

Mobiliser pour stimuler et rayonner

Des villages éloignés des grands centres urbains se mobilisent pour dynamiser leur milieu, créer un sentiment de fierté et faire rayonner leurs atouts.

Caraquet

Le village portuaire de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, a misé sur l’identité acadienne pour créer un sentiment d’appartenance et une fierté des résidents envers leur milieu de vie. Depuis une vingtaine d’années, le processus de revitalisation du centre-ville a permis de rénover plusieurs édifices patrimoniaux et d’aménager l’espace public pour accueillir de nombreux événements festifs, caractéristiques de la communauté acadienne. Pour en arriver là, la Ville a tenu des consultations publiques durant lesquelles une question dominait : qu’est-ce qui rendrait vos enfants fiers de leur village? Caraquet jouit aujourd’hui d’une belle vitalité, notamment par le rayonnement de la culture acadienne et la fierté qu’elle inspire.

La Contrée en montagnes de Bellechasse

Voulant freiner la dévitalisation, mieux se positionner et rassembler les forces vives, quatre municipalités de la MRC de Bellechasse (région de Chaudière-Appalaches) se sont regroupées pour créer la Contrée en montagnes de Bellechasse. Ensemble, leurs populations totalisent quelque 3 000 personnes. Le projet implique une mobilisation des résidents, des commerçants, des organisations publiques et privées et des élus afin d’intervenir maintenant pour valoriser les atouts et atténuer les faiblesses.

Tout en conservant chacune leur identité propre, les municipalités de la Contrée partagent une vision commune et se présentent leurs connaissances, leurs réussites et leurs expériences respectives pour un développement mutuel et transparent. De nombreuses rencontres ont permis de renforcer les liens et de créer des comités qui pilotent quelque 74 projets pour dynamiser la Contrée. L’un des premiers chantiers, concret et rassembleur, a été la mise sur pied d’une coopérative brassicole dont le nom évoque le regroupement : la Contrée de Bellechasse. Un sentier de longue randonnée reliant les quatre cœurs villageois sera aussi aménagé. Les nombreux autres projets sur la table et l’implication de la communauté stimulent les troupes et offrent un second souffle à ces villages.

Renforcer le tissu social

Investir dans le centre-ville nécessite des efforts financiers importants, mais aussi une mobilisation des différentes parties prenantes, y compris la population. L’appropriation de ce milieu amélioré par la communauté sera la pierre angulaire de la réussite de la revitalisation. En investissant adéquatement dans la brique et le mortier, les municipalités enrichissent le tissu social et accroissent le pouvoir attractif du milieu.

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Attirer les visiteurs à travers les cônes orange

Lors du 32e colloque de l’organisation Rues principales, Bianca de La Fontaine, conseillère en communication à la Ville de Magog, a présenté la démarche effectuée par la municipalité pour atténuer les effets du projet de revitalisation du centre-ville.

Des travaux historiques

Au printemps 2019, le chantier le plus important de l’histoire de la Ville de Magog a débuté. Avec un budget global de 22,4 M$, le projet de revitalisation de la rue Principale Ouest comprend, par exemple, la réfection complète des infrastructures souterraines et des aménagements de surface ainsi que l’enfouissement des réseaux électriques et de télécommunications.

Pendant un an, une centaine d’entreprises seront affectées. D’ailleurs, la rue Principale est fermée depuis avril et jusqu’en décembre 2019 afin d’y effectuer des travaux. Consciente que cela touche un lieu névralgique très attractif en touristes pendant la saison estivale, la municipalité a décidé d’agir. Elle a mis en place une série de mesures d’atténuation visant à minimiser l’impact des travaux pour les commerçants, les résidents ainsi que les utilisateurs du secteur. Un budget de 300 000 $ y a été consacré.

Les efforts de la Ville

Les commerçants sont accompagnés tout au long du processus. Des séances d’information visant à expliquer le projet et à s’enquérir des inquiétudes du milieu se sont déroulées avant le début des travaux. L’enjeu de conserver l’accès aux commerces est primordial.

Une agente de liaison, ayant son bureau au cœur du chantier, se trouve en tout temps sur place. Cela facilite la diffusion de l’information, permet une communication rapide et efficace entre les commerçants, les résidents, l’entrepreneur et la Ville, et offre le meilleur soutien possible pendant les travaux.

Mesures d’atténuation

Afin de dynamiser le centre-ville, plusieurs projets sont mis en place pour attirer et fidéliser les clientèles locales et touristiques et, aussi, pour embellir le chantier. En voici quelques-uns :

  • Navette et stationnement incitatif gratuits pour tous;
  • Espace collectif, invitant et convivial, en plein cœur du centre-ville, avec des aires de repos, un carré de sable, des bacs d’agriculture urbaine et de l’animation;
  • Campagne « Pleins feux sur les commerçants » : différents points d’intérêt ont été sélectionnés pour effectuer la promotion des services et des produits offerts au centre-ville et pour mettre en valeur les commerçants. Ainsi, ceux-ci bénéficient d’une visibilité à l’extérieur des zones de travaux. La campagne se trouve également sur les réseaux sociaux et dans les médias papiers;

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Source : Facebook

  • 5 à 7 cap d’acier et cône orange : en collaboration avec la Chambre de commerce Memphrémagog, la Ville a invité les citoyens et les visiteurs à rencontrer les responsables du projet. Ce fut une occasion de poser des questions et d’accéder aux coulisses du plus gros chantier de la municipalité;
  • Les samedis #OhMaGog : activités estivales gratuites touchant divers thèmes tels que la musique, l’histoire, l’agriculture, le cirque, le yoga, etc.;
  • «Faire danser un village » : la population a été mobilisée pour participer à la troisième édition de ce projet collectif qui souhaite montrer, au moyen de la danse, les liens et le sentiment d’appartenance qui unissent la communauté et l’esprit de famille qui y règne. En trois mois, il y a eu plus de 220 000 visionnements de la vidéo. La voici :

Source : Facebook

Tout le monde gagne à s’impliquer

Plusieurs commerçants ont dû redoubler d’efforts pour convaincre les clients de s’aventurer au cœur de la ville. Pour atténuer les effets négatifs des travaux, les organisateurs de la seconde édition du Grand Picnic Magogois ont décidé que l’événement aurait lieu directement dans le chantier de construction. La portion fraîchement asphaltée de la rue Principale a été ensevelie sous le sable pour accueillir une fête sous la thématique du beach party. Une grande pataugeoire, des jeux gonflables, de la musique et des kiosques de nourriture se trouvaient sur place.

Le projet était une initiative citoyenne, mais le promoteur du chantier et la Ville de Magog ont soutenu l’idée. Selon eux, il s’agissait d’une bonne occasion de souligner l’avancement des travaux, de faire rayonner le secteur et d’encourager les commerçants.

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Source : Réseau de veille en tourisme

À ce jour, la Ville dresse un bilan positif des mesures d’atténuation mises en place. Bien qu’il n’y ait pas encore de chiffres officiels pour quantifier l’impact réel des travaux sur l’achalandage dans les commerces, les autorités municipales affirment que l’originalité de la démarche témoigne du dynamisme collectif et a suscité la curiosité, en plus de garder en vie un secteur névralgique pendant la période estivale et touristique.

Il s’agit d’un bon exemple de ville qui relève ses manches et d’une communauté qui met en œuvre les efforts nécessaires pendant une période de travaux majeurs. Comme quoi il ne faut pas baisser les bras devant les cônes orange!

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Sauver la rue principale

De nombreuses villes, de toutes les tailles, souffrent d’une dévitalisation de leur centre-ville. La transition vers le commerce en ligne et, en banlieue, vers les magasins à grande surface y contribue certainement. Le dynamisme de ces lieux centraux est pourtant essentiel à la santé des collectivités, à la qualité de vie des résidents et à l’attractivité touristique. Comment faire pour inverser la vapeur?

 

Des centres-villes en péril

Certaines artères commerciales de grandes villes comme Montréal ou même New York et Londres connaissent des taux de vacance alarmants. Le commerce de détail vit une crise, notamment due aux changements de comportement des consommateurs. Le coût des loyers et des taxes pour les locaux centraux contribue aussi à cette désaffection. Ces espaces deviennent inabordables pour les entreprises indépendantes qui donnent du caractère à un lieu, cédant ainsi la place aux grandes chaînes plus en moyens, mais beaucoup moins distinctives de l’endroit. Aussi, ces locaux peuvent demeurer vacants très longtemps avant de trouver preneurs, ce qui dévitalise les lieux et appauvrit leur pouvoir d’attraction. Les édifices patrimoniaux ont aussi la vie dure. Les coûts des travaux nécessaires à leur restauration s’avèrent colossaux et, donc, ces bâtiments sont trop souvent laissés à l’abandon.

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Rue Sainte-Catherine Est, Montréal.

Source : Réseau de veille en tourisme

La multiplication des locaux vacants touche aussi les rues principales de nombreuses petites municipalités du Québec. Celles-ci peinent à retenir leurs commerçants, faute d’achalandage. L’exode des jeunes vers les grands centres et la désaffection du centre-ville par les résidents entraînent une dévitalisation. Pour attirer de nouvelles clientèles (des résidents et des visiteurs), il faut leur offrir un centre attrayant et animé, qui stimule les échanges et favorise l’esprit de communauté.

Densifier et favoriser la mixité

Des experts proposent des pistes de solution pour redynamiser les artères commerciales et créer à nouveau des lieux de rencontre pour renforcer les liens dans la communauté. Au Royaume-Uni, ce phénomène est pris très au sérieux par les autorités. Le ministre britannique du Développement économique se fait même appeler le « ministre des Rues principales ». Des urbanistes lui suggèrent de convertir certains locaux commerciaux laissés vacants en leur donnant d’autres fonctions, résidentielles ou institutionnelles. Ainsi, plutôt que de vouloir réintégrer un commerce dans un local vacant, pourquoi ne pas modifier le zonage et y installer une bibliothèque municipale décentrée ou encore y aménager des logements? Un centre-ville vivant est composé de gens qui y vivent, y travaillent, y mangent et s’y divertissent.

Les centres-villes sont probablement appelés à se resserrer et à se densifier pour un plus grand dynamisme. Les autorités municipales devront faire preuve de flexibilité et revoir leurs systèmes de taxation pour encourager ces transformations. On propose aussi d’imposer une taxe à ceux qui conservent des loyers vacants. Celle-ci pourrait être jumelée à une réglementation obligeant de tels propriétaires à entretenir les locaux et leur devanture, à conserver un éclairage en soirée et à maintenir les espaces propres et prêts à recevoir des occupants rapidement.

Offrir des commerces d’expérience

Des commerces de proximité, des entreprises de service, des restaurants, des bars et cafés et des lieux de divertissement sont habituellement nécessaires pour favoriser la fréquentation à pied d’une artère principale. Mais la transformation des habitudes de consommation impose une remise en question du type d’entreprises à accueillir. Les détaillants en ligne offrent des produits à bon prix. Les boutiques ayant pignon sur rue doivent offrir une expérience. Les modèles d’affaires sont appelés à évoluer. Ainsi, le libraire passionné qui conseille pourra aussi servir du bon café, offrir un espace de cotravail et vendre les croissants de la boulangerie du coin. Les commerces de détail de proximité qui offrent un contact personnalisé et des produits de qualité ont une plus grande chance de se tailler une place favorable et de stimuler l’achalandage de la rue.

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Source : Pexels

Mobiliser pour changer les mentalités

À l’occasion du colloque de l’organisme Rues principales, qui se déroulait à Québec en octobre dernier, de nombreux élus municipaux sont venus exprimer leur inquiétude sur le phénomène de dévitalisation des rues principales. Plusieurs conférenciers ont aussi parlé de la nécessité d’insuffler un changement de comportement dans le rapport de la population à la consommation et à son engagement dans son milieu de vie. Pour illustrer son propos et favoriser le dynamisme du secteur, le président exécutif de l’organisme, M. Christian Savard, a lancé l’idée d’une campagne d’achat de cadeaux de Noël sur la rue principale : « Mes cadeaux sur la rue principale ».

Des conseillers municipaux ont également présenté des projets de réaménagement ayant fait l’objet de consultations publiques. Aujourd’hui, la volonté des résidents concernant les artères commerciales s’articule autour des éléments suivants :

  • Plus de mixité dans les fonctions;
  • Des bâtiments historiques rénovés et mis en valeur;
  • Plus de cafés et de commerces indépendants qui représentent la diversité du milieu;
  • Des aménagements qui favorisent la fréquentation à pied et à vélo, et du mobilier urbain;
  • De la culture (arts de la scène, arts visuels, etc.);
  • Des lieux de rassemblement;
  • Une connectivité avec le milieu : relations entre les commerces, les services et les institutions.

Le changement de culture nécessite une volonté politique et collective.

Selon plusieurs conférenciers du colloque, l’un des plus grands enjeux se situe dans la résistance au changement. Le changement de culture, soit celui de prioriser les développements urbains qui renforcent la rue principale au lieu de l’étioler, de choisir d’encourager les commerçants locaux pour participer au dynamisme de la collectivité, nécessite une volonté politique et collective.

Une prochaine analyse présentera des exemples de petites villes qui se démarquent par leur dynamisme et le caractère attractif de leur centre-ville.

Source image à la Une : Pexels

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Le bibliotourisme à la page

Les bibliothèques : joyaux du patrimoine architectural

Les bibliothèques changent; elles revoient non seulement leur gamme de services offerts, mais également leur design afin d’en faire des lieux inspirants, où la population a envie de passer du temps. Il n’est plus rare de voir des bibliothèques devenir de véritables ouvrages d’art qui se démarquent dans le paysage urbain. La bibliothèque Oodi, à Helsinki en Finlande, en est un bon exemple. Visitée par des gens de partout dans le monde, elle a reçu son millionième visiteur à peine trois mois après son ouverture. Au moment d’écrire cette analyse, l’endroit figurait au premier rang des activités à faire dans la métropole scandinave sur TripAdvisor et le mot-clic #oodi faisait l’objet de près de 25 000 publications sur Instagram.

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Source de l’image : Bibliothèque Oodi, par Kuvio

Alors que certaines de ces constructions émergent d’un canevas blanc, d’autres contribuent à la valorisation et à la revitalisation du patrimoine industriel ou religieux d’une ville. C’est le cas de la bibliothèque Monique-Corriveau, à Québec, qui est installée au cœur d’une ancienne église. La Bibliotheek LocHal, à Tilburg aux Pays-Bas, a, quant à elle, trouvé résidence dans un ancien hangar à locomotives.

Source de la vidéo : YouTube

Au-delà de l’architecture, des services indispensables aux voyageurs

Il y a une dizaine d’années, l’arrivée du commerce en ligne et des livres électroniques a remis en question le rôle des bibliothèques. De façon générale, celles-ci ont bien su se réinventer. Ne se contentant plus de prêter des documents, elles intègrent maintenant une grande variété de services et d’espaces. Terrasse sur le toit, jardins, bibliothèque de semences, prêt d’instruments de musique et de jeux, accès à l’internet sans fil, bornes de recharge, ordinateurs et imprimantes font maintenant partie de l’offre de plusieurs d’entre elles. Ces services destinés d’abord à la population peuvent s’avérer très utiles pour les touristes de passage dans une ville. La Ville de La Haye, aux Pays-Bas, a ajouté une vocation supplémentaire à sa bibliothèque centrale en y intégrant un bureau d’informations touristiques. D’autres établissements très réputés comme la New York Public Library, la Carnegie Library of Pittsburgh et la Trinity College Dublin Library ont même jusqu’à offrir des visites guidées de leurs installations.

Source de la vidéo : YouTube

Vecteur d’authenticité

Pendant leurs voyages, les touristes sont en perpétuelle quête d’authenticité. Ils veulent ralentir le rythme, rencontrer la population locale et vivre comme elle. Le bibliotourisme s’inscrit bien dans cette tendance, puisque les bibliothèques sont principalement fréquentées par les résidents et sont des lieux favorables aux échanges et à la culture. La Maison de la littérature, à Québec, ainsi que la Grande Bibliothèque, à Montréal, sont deux endroits à l’architecture notoire, qui présentent également de riches programmations culturelles.

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Source de l’image : Wikimedia Commons, Didi L. G.

La mise en valeur des bibliothèques peut vraisemblablement représenter une occasion pour les municipalités de bonifier leur offre touristique. Votre région dispose d’une belle bibliothèque? Pourquoi ne pas la mettre de l’avant dans votre promotion touristique?

Image à la une : Pexel, mentatdgt

 

 

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Produits et activités Tendances

Microfestivals : quand moins devient mieux

L’industrie des festivals se transforme. Alors que certains gros événements créent des extensions plus intimes, de nouveaux festivals, plus petits et plus agiles, occupent une part grandissante de la scène.

Les microfestivals (festival boutique ou de niche) gagnent en popularité. En Grande-Bretagne, par exemple, leur nombre a augmenté de près de 400 % entre 2014 et 2018, selon la plateforme Eventbrite. Le Québec n’échappe pas à cette tendance. Plusieurs événements ont vu le jour au cours des dernières années tels que le Mile Ex End, Santa Teresa, SOIR ou le LVL UP. Mais comment expliquer cet engouement? 

Des festivals avec des spécificités « spécifiques »! 

Les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine.

Le terme microfestival désigne généralement de petits et moyens événements organisés selon un champ d’intérêt spécifique, avec une programmation très ciblée. Les chiffres varient quant au nombre de personnes qui s’y rassemblent. Si plusieurs définitions s’en tiennent à moins de 3 000 participants, d’autres fixent le plafond à 20 000 festivaliers.  

Que le thème soit la musique jazz, le fromage, le tricot ou le chat, les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine. L’énergie est davantage mise sur la qualité que sur la quantité.  

Les participants en quête d’expériences 

Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements.

L’expérience est au cœur du tourisme d’aujourd’hui. Le visiteur ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être ». Il s’attend à encore plus d’émotions. L’industrie des festivals s’adapte. Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements. Ils se démarquent sur plusieurs points : 

  • La découverte: les microfestivals proposent souvent une programmation loin des grandes têtes d’affiche habituelles ou possèdent la latitude d’explorer un thème en profondeur; 
  • L’exclusivité: parfois, l’organisation restreint le nombre de personnes à quelques milliers, voire à seulement une centaine;  
  • Leur caractère unique: ils n’essaient pas de plaire à tous et visent une clientèle précise; il en résulte des expériences répondant davantage aux attentes et aux champs d’intérêt des participants; 
  • L’ambiance intime: loin des grandes foules et des gens entassés, il est plus facile d’aller à la rencontre des artistes et de vivre une expérience plus personnalisée; 
  • Un plus grand sentiment d’appartenance : les microfestivals réunissent davantage les personnes partageant les mêmes idées, rendant plus facile de s’identifier à la foule. 

Les avantages pour les destinations 

En plus de divertir et d’animer un territoire, les événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Ce type de festival est reconnu pour mieux représenter le milieu et les gens qui l’habitent. En créant des microfestivals dans les quartiers excentrés, par exemple, les visiteurs sont encouragés à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par les gros événements. 

Quand Verdun devient jazz

Du 27 juin au 6 juillet 2019, le Festival international de Jazz de Montréal a tenu pour la toute première fois une série de spectacles à Verdun. L’objectif était d’offrir une expérience proposant à la fois des découvertes musicales et des échanges entre les habitants du secteur. Ce quartier représente la première étape d’un plan d’expansion du festival à travers les arrondissements de la ville. Il s’agit d’une bonne occasion d’inviter la population et les touristes à visiter d’autres secteurs de la métropole.

Une communauté tricotée serrée

La municipalité de Saint-André-Avellin, en Outaouais, accueille depuis huit ans le plus grand festival de la fibre textile au Canada. Pendant quelques jours, Twist propose une programmation très variée et originale (voir la vidéo plus bas) pour joindre les milliers de fervents de tricot, de crochet, de broderie, de tissage et bien plus encore. Certains passionnés proviennent de l’Ouest canadien, des États-Unis, de France et de Suisse. Cet événement de niche offre des ateliers, des conférences, des démonstrations et plus d’une centaine d’exposants s’y retrouvent chaque année.

Source : YouTube

S’amuser sans s’éloigner de la maison 

Le festival de musique La Noce a tenu sa troisième édition en juillet dernier, à Chicoutimi. Les organisateurs estiment répondre à un besoin de la population qui recherchait un événement unique et festif, hors des grands centres urbains. Le festival est situé dans la zone portuaire de Saguenay, ayant une capacité maximale de 10 000 personnes. Ses responsables ne souhaitent pas qu’il devienne un grand événement afin de préserver son atmosphère et son ambiance unique. La vidéo suivante montre un résumé de l’édition de 2018.

Source : YouTube

Le bouche-à-oreille, version 2.0

Dans leur montée, les réseaux sociaux ont contribué à la popularité des microfestivals. Pour joindre les communautés de passionnés, ils deviennent des outils de diffusion et de communication efficaces pour des événements qui ne possèdent pas nécessairement un énorme budget de promotion. La compagnie Eventbrite propose d’ailleurs quelques conseils de marketing pour les gestionnaires utilisant les réseaux sociaux :

  • Connaître sa clientèle pour cibler la bonne plateforme et y concentrer ses efforts;
  • Intégrer un lien cliquable pour l’achat de billets;
  • Partager du contenu avant et après l’événement;
  • Collaborer avec des influenceurs qui sont reliés à sa thématique;
  • Faire des vidéos en direct;
  • Encourager les discussions entre les participants sur ses plateformes.

Avez-vous remarqué l’effervescence autour des microfestivals?

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Marchés géographiques

Quels types de voyages font les Américains et les Français?

En avril 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage auprès de 1609 voyageurs venant de la France et du Nord-Est des États-Unis. Afin d’obtenir un profil de ces marchés touristiques prioritaires pour le Québec, la Chaire leur a demandé, entre autres, quels types de voyages ils avaient réalisés au cours des deux dernières années. Voici les principaux résultats.

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Image à la une : Snapshap.io

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Enjeux des offices de tourisme urbains de la francophonie

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec l’Association des hôtels du Grand Montréal et Tourisme Montréal, a organisé une nouvelle édition des Gueuletons touristiques, le 12 juillet dernier.

 

Sous la forme d’un panel, le titulaire de la Chaire, Paul Arseneault, a discuté des grands enjeux du tourisme urbain de la francophonie avec Maxime Tissot, Olivier Occelli et Patrick Bontinck, respectivement directeurs généraux des offices de tourisme de Marseille, de Bordeaux et de Bruxelles, ainsi qu’avec le président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

La régulation des flux

Plusieurs villes européennes doivent relever le défi de la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Dans ce contexte, les offices de tourisme s’emploient à préserver l’équilibre après des années de développement. Comme l’explique M. Occelli, après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination. Les offices doivent prendre en compte à la fois le visiteur et la qualité de vie des habitants.

après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination

L’une des solutions pour diminuer les effets de la concentration des visiteurs consiste à répartir les pôles touristiques dans la ville. De plus, il s’avère essentiel que l’ensemble des acteurs remette en question le développement de l’industrie du voyage. En effet, revenir aux besoins des voyageurs serait peut-être une piste de solution, selon M. Bontinck.

La stratégie de déplacement des flux dans divers secteurs de la ville amène à réfléchir sur son impact sur les quartiers et leurs habitants. À ce sujet, M. Lalumière estime qu’il faut impliquer les citoyens et leur expliquer le processus et les conséquences d’un tel développement. Ceux-ci sont, eux aussi, des clients. Être à leur écoute est primordial. D’ailleurs, les offices de tourisme devraient davantage prendre part à la conception de nouveaux quartiers pour s’assurer d’avoir un équilibre entre les dimensions culturelle, commerciale et résidentielle, d’après M. Bontinck.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Les OGD : acteurs engagés dans leur milieu

Bien qu’il y ait des différences culturelles et organisationnelles entre eux, les offices de tourisme de la francophonie font face à de nombreux enjeux similaires; parmi eux, la demande des clients pour des initiatives durables. D’après M. Tissot, il faut innover davantage dans ce domaine. M. Occelli soutient que l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage. L’industrie touristique doit montrer l’exemple dans ce domaine.

l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage

Les offices n’ont plus le choix de s’interroger sur le type de visiteur qu’ils veulent attirer. D’après M. Lalumière, il faut s’intéresser aux touristes qui dépensent, mais qui s’intègrent bien à la population. En ce sens, M. Bontinck ajoute que l’essence du tourisme repose sur les échanges culturels entre les gens. Il n’est pas nécessaire de diminuer leur nombre, mais il faut miser davantage sur leur qualité, car ils apportent une valeur ajoutée à la vie des habitants.

Le tourisme s’associe désormais au milieu des affaires. M. Tissot explique que les offices participent à l’écosystème économique global. Il n’est plus rare de voir des représentants du milieu touristique se joindre à des missions commerciales.

La relation avec les élus

Les offices de tourisme deviennent des leaders en ce qui a trait à l’attractivité territoriale et aux relations entre les acteurs de leur milieu. Depuis quelques années, leurs voix résonnent davantage. Ils sont plus écoutés et sollicités. Ils participent au développement des villes, en concertation avec les instances politiques. D’ailleurs, comme le mentionne M. Tissot, ce changement implique que les équipes des offices deviennent plus polyvalentes pour répondre aux diverses demandes.

La mise en valeur de la francophonie

Les directeurs généraux des offices de tourisme ont établi un constat important : les relations entre les destinations francophones ne sont pas assez développées. M. Occelli souligne que dans un contexte où les offices cherchent à stimuler de meilleurs échanges culturels entre les visiteurs et les habitants, promouvoir le réseau de la francophonie s’avère un bon moyen d’y parvenir. Qui plus est, des touristes recherchent le caractère français des destinations et il ne faut pas avoir peur de le mettre en valeur, rappelle M. Tissot.

 

Des discussions entre les différents panélistes, il ressort qu’il devient primordial pour les destinations francophones d’échanger et de bâtir un réseau. Tout le monde gagne à apprendre des expériences des autres. Voyons-nous comme des partenaires, et non comme des concurrents.

Qu’en pensez-vous?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Attirer les touristes grâce aux places publiques

Créer des espaces publics qui se démarquent

Les places publiques s’inscrivent dans l’ADN d’une ville et constituent souvent un repère culturel ou historique important. Pourquoi ne pas profiter de ses espaces pour faire rayonner la destination à l’international ? Une réflexion s’impose donc sur la façon d’aménager ces espaces afin de répondre aux besoins et aux attentes de deux clientèles distinctes : les résidents et les touristes. Alors que les professionnels de l’aménagement connaissent généralement bien les demandes de la population, il n’est pas aussi simple de définir les éléments qui assureront un succès touristique aux places publiques.

La Chaire de tourisme a effectué un étalonnage des meilleures pratiques afin de conjuguer les besoins variés des clientèles qui fréquentent ces espaces. Les facteurs de succès répertoriés sont de nature touristique et urbanistique.

Facteurs touristiques 

  • La proximité des principaux attraits touristiques, qui favorise la fréquentation de l’espace public.
  • Des services touristiques accessibles sur les lieux (bureau d’information, départs de tours de ville, achats de billets de transports, restauration, toilettes publiques).
  • Le dynamisme et l’animation de la place grâce à une programmation d’activités riche et diversifiée, en toute saison.
  • La fréquentation naturelle et l’appropriation par la population locale qui confirment l’authenticité des lieux.

Facteurs urbanistiques

  • La localisation géographique de choix au centre-ville.
  • La convergence d’artères principales autour de la place.
  • Une vocation de nœud de transport qui facilite la mobilité sous toutes ses formes.
  • La mixité des usages privés et publics sur le site et dans ses alentours (concession, kiosques, boutiques).
  • Un endroit propre et sécuritaire en tout temps.

Des places publiques qui font rayonner la destination

Pour illustrer comment ces facteurs de succès se traduisent concrètement, deux exemples sont présentés : le premier est une place publique circonscrite alors que le second est une artère piétonne. Ces cas se démarquent à l’international et remplissent leur mission d’accueillir autant la population locale que les touristes.

Melbourne

Inauguré en 2002, Federation Square (ou Fed Square) est aujourd’hui considéré comme l’âme de Melbourne. Cet espace public, qui tire commémore les 100 ans  de la Fédération de l’Australie, a été créé grâce à l’installation d’une dalle au-dessus de la station de train et de métro Flinders, au centre-ville de Melbourne.

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Auteur : Aussie Nickuss — Source : Wikimedia Commons

Fed Square occupe une surface d’environ 38 000 m2 et est entouré de bâtiments à l’architecture éclectique qui hébergent de nombreux restaurants, galeries d’art, musées ainsi que les studios de la télévision et de la radio nationales. On y trouve également une , un amphithéâtre de 450 sièges, du mobilier urbain, des toilettes publiques et un bureau touristique — bref de quoi en faire un lieu très polyvalent.

Auteur : Federation Square — Source : YouTube

Pouvant recevoir jusqu’à 15 000 personnes simultanément, l’endroit est devenu le lieu de rassemblement par excellence de la population et accueil de plus de 1800 événements tout au long de l’année. On y trouve notamment le festival light in winter, des activités hebdomadaires de bien-être (méditation, tai-chi, Zumba), des activités culturelles et la diffusion d’événements sportifs.

Dès les débuts du projet, l’organisation responsable de la gestion du site avait pour objectif d’en faire une destination iconique qui reflète la culture de Melbourne, tout en offrant une expérience mémorable aux touristes. On peut donc dire « mission accomplie », puisque Fed Square reçoit près de 10 millions de visiteurs par année, ce qui lui vaut le titre d’attrait le plus visité de la province de Victoria.

Minneapolis

Depuis 1968, un segment d’un kilomètre et demi de l’avenue Nicollet offre aux résidents, aux travailleurs et aux touristes une artère commerciale où les déplacements s’effectuent uniquement à pied ou en transport collectif. Situé entre l’avenue Washington Sud et la place Alice Rainville, Nicollet Mall est le carrefour de plusieurs lignes de bus et de tramway.

Revitalisée de 2015 à 2017, l’artère se positionne comme une destination de Minneapolis à ne pas manquer. Elle se décline maintenant en cinq secteurs, le plus important étant Nicollet Center, situé entre la 6e et la 8e Rue.

Malgré son aspect commercial, la configuration de l’artère combine habilement les usages privés et publics. D’une part, on y trouve des restaurants, des commerces, des bureaux et des résidences, et d’autre part, ses larges trottoirs, son mobilier urbain, ses terrasses, son circuit d’art public et son petit théâtre constituent des espaces publics propices aux rencontres et aux rassemblements.

Auteur : mpls downtown council — Source : YouTube

Le climat de Minneapolis se rapproche de celui du Québec. Malgré les aléas de la météo, l’organisme qui gère Nicollet Mall élabore une programmation diversifiée sur toute l’année. S’y déroulent des événements majeurs comme le Super Bowl Live, qui attire près d’un million de visiteurs en plein mois de février. Des activités de plus petite envergure sont également prévues comme un marché fermier et des prestations artistiques en été. Le système d’éclairage du site, comprenant une promenade illuminée et des lanternes, peut être adapté en fonction des événements qui s’y tiennent.

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Source : Nicollet Mall

Étant donné l’étendue du site, une signalétique guide les touristes, ce qui facilite le repérage et renforce l’identité de l’artère. Le bureau touristique de Meet Minneapolis a pignon sur rue afin de fournir des informations détaillées sur la ville. Des kiosques mobiles, animés par une escouade d’ambassadeurs, sont également déployés le long de l’artère pour fournir rapidement des renseignements. Cette équipe assure également la sécurité des lieux.

Mettre ses espaces publics en valeur

Les petites villes gagnent également à dynamiser leurs espaces publics. Non seulement cela crée un lieu de rassemblement pour la population en plus de favoriser les contacts avec les touristes à la recherche d’authenticité.

 

Source de l’image à la une : Auteur : Daniel Nettesheim — Source : Pexel.

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Produits et activités Tourisme durable

Mettre en valeur la diversité culturelle des quartiers

Touché par le rôle de terre d’accueil de sa région, le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, au sud de Paris, offre des tours guidés favorisant le partage interculturel et les rencontres entre les citoyens de ses quartiers.

Le projet Passeurs de culture, coordonné par l’organisme Bastina, repose sur des balades urbaines qui abordent le patrimoine et l’histoire d’un quartier caractérisé par une forte diversité culturelle. Ces circuits se distinguent par le fait que les guides sont des citoyens issus de l’immigration. Cela permet d’intégrer leur histoire et leur expérience personnelle dans l’activité. L’Université Paris Descartes et le Musée national de l’histoire de l’immigration sont partenaires des circuits.

Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Voyage – PME », en 2018, pour son caractère innovant et unique.

Ce type d’initiative constitue un autre bon exemple de la valorisation du territoire s’appuyant sur les habitants. Elle favorise également l’inclusion et les échanges avec les différentes communautés et la pratique d’un tourisme solidaire.

Une idée pour nos quartiers ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Destinations

Capitales européennes du tourisme intelligent

Selon la Commission européenne, une destination touristique intelligente « facilite l’accès à des produits, services, espaces et expériences touristiques et d’accueil grâce à des pratiques respectueuses de l’environnement, des outils innovants et mettant en valeur le capital social et humain de la ville ». Les métropoles gagnantes reçoivent un encadrement par un groupe d’experts pendant un an. Ce soutien se concentre sur l’image de marque et la communication; des activités sont prévues pour faire rayonner les deux capitales au sein de l’Union européenne au moyen de diverses actions promotionnelles.

Bonnes pratiques des deux finalistes

Chaque ville a été évaluée selon quatre catégories. Voici quelques exemples de bonnes pratiques en lien avec l’accessibilité et le développement durable. Pour voir celles concernant les deux autres catégories, vous pouvez visionner les vidéos ci-dessous :

Accessibilité 

  • La carte Lyon City Card fait office de laissez-passer dans les principaux attraits de la métropole, mais également dans des institutions situées un peu plus à l’écart. Elle est aussi utilisée à titre de billet d’accès dans les transports publics, incluant la navette aéroportuaire.
  • En rendant Helsinki attrayante d’abord pour ses résidents, la Ville croit qu’elle suscitera ensuite l’intérêt des voyageurs. Pour soutenir cette idée, le projet Smart Tourism Roadmap implique les communautés locales pour mieux répondre aux besoins en matière de ville intelligente.

Développement durable 

  • Le Festival des lumières de Lyon se distingue par tous les efforts effectués afin de réduire son empreinte écologique, notamment grâce à l’utilisation de la technologie DEL.
  • Le label « Lyon, Ville Équitable et Durable» aide les consommateurs à mieux repérer les entreprises, commerces, artisans, lieux et événements qui offrent des produits ou services locaux, durables et responsables.
  • Helsinki vise à neutraliser ses émissions de carbone d’ici 2035. Avec sa Smart Tourism Roadmap, la Ville souhaite encourager les visiteurs à sortir des zones plus achalandées et à encourager les entreprises locales. Cette stratégie vise entre autres à harmoniser la relation entre les touristes et les habitants.

Vidéo : Youtube

Vidéo : Youtube

En plus de ces deux « capitales », quatre autres villes ont reçu des honneurs en se démarquant dans l’un des domaines priorisés par l’initiative :

  1. Accessibilité : Málaga (Espagne);
  2. Développement durable : Ljubljana (Slovénie);
  3. Numérisation : Copenhague (Danemark);
  4. Patrimoine culturel et créativité : Linz (Autriche).

Encourager le développement de solutions innovantes et partager de bonnes pratiques contribuent à améliorer la compétitivité des destinations.

 

Source image à la une : Youtube, Lyon Tourisme et Helsingin Kaupunki