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Cinq tendances en tourisme de nature et d’aventure

Le réseau de veille réalise depuis déjà quelques années un bulletin de veille sur le tourisme de nature et d’aventure, en collaboration avec le ministère du Tourisme du Québec. Cette synthèse mensuelle vise à informer les intervenants touristiques sur ce secteur d’activités prioritaire, tel qu’en témoigne la Stratégie de mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure. Voici les grandes tendances qui se dégagent d’une relecture des bulletins de la dernière année.

 

La nature en vedette

Depuis quelques années, plusieurs éléments contribuent à mettre la nature et le plein air à l’avant-plan.

Source de bien-être

Les bienfaits associés à la fréquentation de la nature sur la santé physique et mentale sont bien documentés. Si bien que des médecins prescrivent la nature pour améliorer l’état de santé de certaines personnes. Aussi, la tendance au bien-être contribue à cet intérêt pour un contact avec la nature. Les bienfaits de cette dernière inspirent aussi les designers dans l’aménagement des hôtels. On y intègre des murs végétalisés, de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière, le tout afin de favoriser la détente et les émotions positives.

Populaire sur Instagram

Le partage de clichés sur les médias sociaux stimule la demande pour les espaces naturels. Les parcs nationaux américains ont enregistré des records de fréquentation l’année dernière et certains analystes estiment qu’Instagram y aurait contribué. Le portail de partage de photos exerce une influence sur le choix des destinations de voyage. Non seulement les gens s’en inspirent, mais ils souhaitent aussi publier des photos qui feront l’envie des autres utilisateurs. Certains vont jusqu’à prendre des risques pour obtenir une photo spectaculaire.

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Source : Instagram

Aux premières loges des changements climatiques

Les changements climatiques affectent le terrain de jeu des adeptes du plein air. La protection de l’environnement figure parmi les préoccupations des pratiquants comme des organisations en tourisme d’aventure. Des entreprises proposent des actions concrètes pour réduire leur empreinte et celles de ses clients. C’est le cas de Midnight Son Tours, en Alaska, qui fournit à chaque client une bouteille équipée d’un filtre purificateur d’eau permettant à l’utilisateur d’obtenir une eau potable à partir de n’importe quelle source. Voilà qui contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique.

Hébergement de plein air immersif, design et écologique

Les concepts d’hébergement en cabines situées dans des milieux naturels de grande qualité se multiplient. Souvent créées par des architectes, ces installations carburent aux énergies renouvelables et sont faites de matériaux écologiques, locaux ou recyclés pour minimiser leur empreinte sur le territoire. L’immersion dans le paysage et l’ouverture sur celui-ci par une grande fenestration sont souvent des caractéristiques communes à ce type d’hébergement.

 

Se rapprocher de la nature

L’hôtel CABN, en Australie, illustre bien cette tendance. Il est composé de cabines de bois à faible empreinte écologique qui permettent un séjour en pleine nature sans délaisser le confort. La startup Getaway propose le même genre d’hébergement, en périphérie des villes de New York, de Boston et de Washington, DC.

Voici la vidéo promotionnelle de CABN :

Vidéo : YouTube

Cette tendance est aussi bien observable au Québec, notamment avec Dômes Charlevoix, des unités luxueuses en forme d’igloo, avec terrasse et spa, situées en pleine nature et offrant une vue sur le fleuve.

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Source : © Bourgeois Lechasseur Architectes

Les offres et les prototypes se déclinent en de multiples propositions, comme de l’hébergement flottant, des habitations inspirées des modes de vie ancestraux ou encore des cabines en pleine forêt entièrement recouvertes de miroirs pour se fondre dans le paysage.

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Crédits photo : © Coulson

Même activité, nouvel emballage

Les entreprises d’aventure rivalisent d’originalité pour renouveler leur offre ou pour se démarquer afin d’interpeller une clientèle exigeante et expérimentée qui souhaite vivre des expériences uniques.

« Héliactivités »

Pour enrichir son offre estivale, le centre de villégiature Tordrillo Mountain Lodge, en Alaska, propose des séjours d’hélivélo (heli biking), d’hélirandonnée (heli hiking) et d’hélipêche (heli fishing). En Colombie-Britannique, la Glacier Raft Company possède un accès exclusif à l’un des canyons de la rivière Kicking Horse, joignable uniquement par hélicoptère. Les visiteurs descendent ensuite la rivière en rafting. Voici la vidéo de présentation de Glacier Raft Company :

Vidéo : YouTube

Pêche en kayak, yoga sur la neige

On observe de nouvelles façons d’aborder certaines activités. La pêche en kayak, par exemple, gagne en popularité et joint une clientèle de jeunes adultes. Le yoga neige, ou snowga, se répand aussi. C’est le cas à Boulder, au Colorado, qui reçoit d’importantes quantités de neige chaque année et où la culture du yoga est déjà bien implantée. En Finlande, on propose le yoga de sable ou de neige, selon la saison. À Montréal, l’entreprise POP Spirit offre des cours de yoga dans la neige, dans des parcs montréalais.

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Source : © POP Spirit 

L’aventure en ville

Des activités d’aventure qui se pratiquaient autrefois uniquement en milieux ruraux sont de plus en plus courantes en pleine ville. Des parcours aériens et des tyroliennes, du kayak, du surf ou encore de la planche à pagayer debout sur les cours d’eau urbains  : les gens s’y adonnent pour être actifs sans devoir quitter la ville ou encore pour vivre une nouvelle expérience. Ces activités d’aventure permettent d’aborder la ville sous un autre angle.

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Source : © M&M Stand Up Paddling Amsterdam

Installations iconiques

Que ce soit pour renouveler l’offre, pour mieux répondre aux besoins de la clientèle, pour améliorer l’expérience client ou pour se démarquer de la concurrence, l’aménagement de structures inusitées pimente l’expérience de plein air. C’est le cas du pont piétonnier suspendu Charles Kuonen, le plus long au monde avec près de 500 mètres. Il permet d’épargner de quatre à cinq heures de marche sur le trajet de randonnée entre Zermatt et Grächen, en Suisse.

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Source : © Valentin Flauraud

Plus qu’une tour, une image de marque

Au Danemark, le Camp Adventure Park sera bientôt équipé d’une tour d’observation de 45 mètres de haut. Sa silhouette en forme de sablier propose un contact unique avec la canopée, en plus de constituer une image distinctive pour le parc.

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Source : © EFFEKT Architects

Des segments de clientèle à conquérir

Des organisations en tourisme d’aventure s’intéressent à des segments jusque-là sous-estimés. Travel Oregon déploie un microsite présentant les diverses options d’accès au plein air pour les personnes à mobilité réduite. On y présente des excursions guidées à ski, à vélo de montagne, en escalade ou encore en kayak. Parks Victoria, en Australie, teste les Canopy — Eco Sleeper Pods, des unités d’hébergement au design contemporain et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Vidéo : Vimeo

Au-delà des stéréotypes

Le marketing du plein air véhicule généralement un modèle assez restreint des pratiquants : de race blanche, jeune, hétérosexuel et doté d’un physique athlétique. Ce stéréotype ne parle en rien aux communautés ethniques, aux personnes en surpoids ou encore aux néophytes du plein air. Mais ces adeptes sous-représentés occupent une place grandissante sur les médias sociaux, particulièrement sur Instagram, sous l’appellation Unlikely Hikers. Ce mouvement, qui regroupe plus de 50 000 abonnés et qui est soutenu par des marques reconnues comme REI et Columbia, fait des petits. Des dizaines d’autres comptes illustrant cette diversité et promouvant l’inclusion ont vu le jour.

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Source : © Unlike Hikers / Instagram

Les voyageurs en solo

Bien que les voyageurs en solo soient déjà bien servis par le secteur du tourisme d’aventure, leur nombre est en croissance. Cette appellation désigne les personnes qui partent seules et celles qui rejoignent un groupe d’individus. Une étude de Booking.com auprès de 20 500 voyageurs révèle que 40 % des baby-boomers ont fait un tel séjour au cours de la dernière année. 

L’entreprise Intrepid a développé un microsite à leur intention, avec des formules sur mesure, la publication de témoignages et des astuces pour outiller la clientèle en solo.

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Source : © Intrepid

Pour en savoir plus…

Le tourisme de nature et d’aventure est en bonne posture pour se développer et gagner de nouveaux adeptes au fil des prochaines années. Il s’inscrit parmi plusieurs grandes tendances touristiques, comme la recherche d’authenticité et les expériences transformationnelles. La progression rapide des voyages du marché chinois, tout particulièrement celui de la génération du millénaire, qui cherche à vivre des aventures en pleine nature, aura aussi certainement un impact sur ce secteur d’activité. Abonnez-vous aux bulletins de veille publiés mensuellement sur le site Web de Tourisme Québec pour rester informé.

 

Image à la une : © EFFEKT Architects

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Coup d’oeil sur les marchés de Noël au Québec

Au Québec, un engouement pour les marchés de Noël se fait sentir. Il en existe plus de 200 à travers la province, de tailles et de types différents. D’après madame Johanne Dubois, présidente du Regroupement des marchés de Noël du Québec (RMNQ), il y a une forte demande pour ce type d’activité et les visiteurs recherchent de plus en plus une expérience lors de leur visite. Les marchés soutiennent le positionnement hivernal des destinations auprès des clientèles québécoises et d’ailleurs.

Les marchés de Noël en quelques chiffres

Dans le plus récent rapport* du RMNQ, 44 % des Québécois ont visité au moins un marché de Noël au cours des trois dernières années (2016-2015-2014). Parmi eux, 71 % l’ont visité dans leur quartier ou leur ville. Aussi, 34 % des répondants ont fréquenté un marché de leur région, mais à l’extérieur de leur ville, durant cette même période. Les visites de marchés de Noël dans un contexte de voyage hors région (avec nuitée) et d’excursion (sans nuitée) sont effectuées par 10 % et 9 % des personnes interrogées.

D’après les données recueillies pour le RMNQ, l’ambiance générale (décoration, odeurs, aménagement, musique, etc.) s’avère la raison principale de la fréquentation des marchés de Noël. Entrer en contact avec les artisans et producteurs locaux tout en découvrant leurs produits constitue également un facteur important de visite.

Se regrouper pour mieux se positionner

C’est en 2016 que des marchés se sont regroupés pour créer le Regroupement des marchés de Noël du Québec. L’objectif est de positionner leur offre pour en faire un produit d’appel hivernal de qualité, tout en stimulant leur milieu et en augmentant les retombées économiques, sociales, touristiques et culturelles sur leur destination.

Dispersés à travers la province, 27 marchés sont membres du RMNQ. Ils répondent à divers critères comme celui d’être constitués d’un minimum de 80 % de producteurs agroalimentaires et d’artisans locaux. Les membres doivent également développer une programmation permettant aux touristes et aux excursionnistes de vivre une expérience culturelle et touristique.

Des routes et des marchés

Le RMNQ propose désormais la Route des marchés de Noël. Cette initiative permet de développer et de mettre en marché une offre organisée de façon cohérente et de se démarquer. Il s’agit d’une belle visibilité pour les membres, qui permet d’effectuer conjointement de la promotion pour attirer une nouvelle clientèle. À l’échelle régionale, trois marchés de Lanaudière (Joliette, Terrebonne et L’Assomption) proposent également une route thématique.

Est-ce que la popularité des marchés de Noël signifie que la magie des Fêtes est plus présente dans le cœur des Québécois ? Qui sait ?

*Note méthodologique : les données ont été recueillies par sondage électronique, du 10 au 13 octobre 2017, par la firme Léger. Le nombre de répondants s’élève à 1022 Québécois âgés de 18 ans ou plus. L’ensemble du rapport a été produit et supervisé par la firme Expérience Stratégique LC.

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Touchez et ressentez : une visite guidée sensorielle

Tours Accolade, une entreprise qui offre des visites guidées historiques à Québec et à Lévis, propose dorénavant un circuit adapté aux gens présentant un handicap visuel… ou à toute autre personne ouverte à « voir » autrement une destination. Ce tour pédestre de deux heures mène les participants du pittoresque quartier petit Champlain à la porte Saint-Louis, dans ce joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tous les sens, excepté la vue, sont mis à contribution. Le visiteur ressent les pavés et les dalles de pierre inégales, touche des statues, des bas-reliefs, explore la gueule de canons, hume les odeurs, écoute le bruit des fontaines, pour saisir l’âme du Vieux-Québec.

Pour construire ce circuit, Tours Accolade a bénéficié des conseils avisés des membres du Regroupement des personnes handicapées visuelles de la région. Ce type de partenariat existe dans la plupart des régions administratives de la province et peut certainement contribuer à la création d’autres visites touristiques adaptées. Alors, DMO, entreprises, n’hésitez pas, tendez-leur la main.

En 2012, le Canada comptait plus de 756 000 personnes âgées de 15 ans et plus vivant avec une incapacité visuelle, dont 14 % résidant au Québec. En 2015, il y avait 36 millions d’aveugles dans le monde et ce nombre devrait tripler d’ici 2050 selon une étude publiée par The Lancet, un important journal médical. 

 

Image à la une Tours Accolade.

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Destinations

Comment rendre une destination plus agréable aux piétons

Les visites à pied connaissent un regain de popularité, attirant de plus en plus de voyageurs qui souhaitent ralentir le rythme pour mieux apprécier l’expérience touristique et prendre le temps de découvrir une destination pas à pas. Créer des milieux de vie attrayants en augmentant la marchabilité des destinations, entre autres, grâce à la piétonnisation et à la ludification des espaces publics peut ainsi s’avérer une solution gagnante.

 

Développer sa marchabilité…

De plus en plus de villes souhaitent rendre leur environnement plus durable en encourageant la marche comme moyen de transport actif et de mobilité durable, tant pour leurs résidents que pour les touristes. Elles développent donc leur « marchabilité ». Ce concept constitue une traduction libre du terme anglais walkability et définit le potentiel piétonnier d’un environnement urbain donné, soit sa capacité à faciliter les déplacements utilitaires à pied. Ces derniers doivent être sécuritaires tout en permettant aux piétons d’atteindre des destinations variées dans un délai raisonnable et en offrant un intérêt visuel, selon les propos de l’urbaniste Michael Southworth, rapportés par l’Institut national de santé publique. Selon Cervero et Kockelman, deux auteurs spécialisés dans le développement urbain, il existe des facteurs environnementaux reliés et interdépendants qui rendent un territoire propice à la marche, soit la densité, la diversité, le design, l’accessibilité de la destination et la distance du transport collectif.

La marchabilité définit le potentiel piétonnier d’un environnement urbain donné

L’outil Walk Score classe les villes américaines, canadiennes et australiennes en fonction de leur marchabilité. Il leur attribue une note (en %) en fonction de la proximité des principaux services tels que les épiceries, les pharmacies, les banques, les restaurants, les parcs et les loisirs. Les installations situées à cinq minutes de marche reçoivent le maximum de points et celles sises à plus de 30 minutes n’en reçoivent aucun. Plus la note totale est élevée, plus la destination s’avère favorable aux déplacements à pied. Celles dont le score est supérieur à 90 sont considérées comme le « paradis des marcheurs », car tous les « déplacements » quotidiens sont accessibles à pied. Les villes dont la note se situe entre 70 et 89 sont « très marchables », ce qui signifie que la plupart des courses quotidiennes peuvent être accomplies à pied. À l’opposé, les gens vivant dans des endroits avec des scores de marchabilité inférieurs à 50 sont « dépendants de leur voiture ». En 2017, New York figurait en tête du classement des villes américaines avec un score de 89,2 suivie de San Francisco (86) et Boston (80,9). En juillet 2018, Montréal obtient une note de 70 et Québec, de 49.

… grâce à des programmes de piétonnisation

En 2006, Montréal adoptait la Charte du piéton, reconnaissant ainsi leur primauté dans la ville. Presque dix ans plus tard, soit en 2015, la Ville se dotait d’un Programme d’implantation de rues piétonnes et partagées pour venir en aide aux arrondissements dans la mise en œuvre d’initiatives variées de repartage de la rue, de réaménagement, d’embellissement, de verdissement et d’animation du domaine public. Déjà, 45 rues font l’objet d’une piétonnisation temporaire, saisonnière ou permanente. L’ensemble de ces initiatives couvre près de 7 km du réseau de rues.

 

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Place de Castelnau, source : Novae   

New York a commencé son programme de transformation urbaine en 2007 ; son projet phare étant la piétonnisation partielle de Times Square. À l’été 2009, le ministère des Transports de la Ville a fermé Broadway aux véhicules et a créé des espaces temporaires réservés aux piétons. Fort de ce succès, les autorités ont décidé de les rendre permanents. L’année suivante, ils ont mandaté une firme d’architectes pour concevoir une nouvelle place permanente, dont la première section a été dévoilée en 2014 et complétée deux ans plus tard. D’autres espaces publics sont disséminés à travers la ville. Par exemple, sur la 23e rue, près de l’édifice Flatiron, la Ville a transformé la moitié des rues en vastes places piétonnes avec des tables, des parasols, des chaises et des cafés.

 

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23e rue, New York, Source : Fun Fun New York         

En février 2017, Paris annonçait qu’elle allait se doter d’une stratégie globale pour les piétons et signer la Charte internationale de la marche. Ce Paris piéton prévoit, entre autres, de favoriser la diversité d’usages de la rue et d’élever les standards de confort des espaces publics. Divers aménagements déjà existants, tels les zones de rencontre, se multiplieront. Certains seront accessibles toute l’année, d’autres uniquement les dimanches et les jours fériés, comme les célèbres Champs-Élysées ! Cette avenue est désormais interdite aux véhicules tous les premiers dimanches de chaque mois. L’occasion idéale de la découvrir sous un jour nouveau. 

… grâce à la ludification

Selon Sonia Lavadinho, docteur en géographie, et Yves Winkin, anthropologue et professeur à l’Université de Liège, la ludification permet d’augmenter le temps de marche des piétons en ville. Pour redonner du plaisir au marcheur et rythmer son parcours, le mobilier urbain, les interventions artistiques, les festivals, les actions éphémères comme Bruxelles-les-Bains ou les Park (ing) Day, l’art urbain sous toutes ses formes ou encore les zones de rencontre sont des avenues à envisager. Ces dernières se caractérisent par un espace partagé à la fois par des piétons, par des cyclistes et par des automobilistes ; la priorité étant toutefois accordée aux cyclistes et aux piétons. Ces derniers ne sont pas confinés aux trottoirs, mais ils peuvent aussi marcher sur la rue. Ces actions de ludification deviennent en soi un attrait touristique.

Source : Youtube

Même s’ils sont d’abord pensés pour les résidents, ces exemples d’aménagements ludiques et piétonniers s’avèrent bénéfiques aux touristes. Il ne vous reste qu’un pas à franchir pour rendre votre destination sûre et agréable pour les touristes piétons !

 

Source de l’image à la une : © Tourisme Montréal – Madore, Daphné Caron

 

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Un guide pour le patrimoine immatériel

Le Conseil québécois du patrimoine vivant, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, a réalisé un nouveau guide à l’intention des municipalités pour la mise en valeur du patrimoine immatériel*.

Le document définit le patrimoine immatériel et ses composantes. Les propos sont illustrés par des cas concrets dans les arts de tradition orale, l’artisanat, les savoir-faire, les coutumes et modes de vie. Que ce soit la tonnellerie artisanale, les contes ou les chants de gorge, il est possible de constater que le Québec possède un patrimoine immatériel très diversifié.

Le guide donne un aperçu des outils et des ressources associatives et gouvernementales disponibles. Il propose également des suggestions pour soutenir les porteurs de mémoire et leurs projets.

guide_ptr Source : Conseil québécois du patrimoine vivant

Pour offrir une expérience authentique, la culture locale et les résidents doivent être mis de l’avant. En ce sens, développer les produits ou les activités liés au patrimoine immatériel constitue une avenue intéressante pour bonifier son offre touristique et répondre aux besoins des voyageurs.

Qu’en pensez-vous ?

 

*Selon la Loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel se définit ainsi : « les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public ».

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Des empreintes de la destination en souvenir

Inspirée par le caractère graphique et patrimonial des plaques d’égouts et autres éléments urbains, l’entreprise allemande raubdruckerin transforme ces éléments urbains en empreintes dont les imprimés se retrouvent sur des sacs ou encore des chandails. Chaque pièce est unique et révèle les caractéristiques propres à la ville ou au quartier dans lequel elle est créée.

Ces œuvres d’art mobiles deviennent ainsi des ambassadrices de la destination et renforcent son image de marque. Basée à Berlin et se déplaçant dans d’autres métropoles telles qu’Amsterdam, Lisbonne, Paris, Barcelone et Rome, cette entreprise crée ces objets directement sur les lieux publics et invite les gens à assister à la confection de leur souvenir.

Source : Youtube, raubdruckerin Berlin

Dans la ville de Québec, l’Îlot des palais organise des événements durant lesquels il est possible de réaliser soi-même l’impression en sérigraphie directement dans les rues de la capitale. Une activité à faire, comme touriste ou comme résident, qui permet de redécouvrir la ville sous un nouvel angle. Serait-ce une idée à adopter pour promouvoir votre ville ?

 

Source image à la une : raubdruckerin

 

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Des boîtes à surprises urbaines

Lors de la septième édition des Trophées de l’innovation de l’Echo touristique organisée en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, en France, City in my Bag a reçu un prix pour ses VisitBox qui pimentent la découverte de Paris, de Reims, de Lyon ou de Bordeaux, en groupe de deux à quatre personnes. Elles renferment un plan de la ville et des lieux à trouver grâce à des cartes-indices. Elles dévoilent des secrets et des anecdotes, racontent des histoires et contiennent des cadeaux à partager tout au long du parcours. Les petites surprises sont fabriquées, choisies et emballées par l’équipe pour agrémenter la visite et lui donner un caractère authentique et unique. Se promener, s’amuser et vivre de bons moments tout en découvrant la ville sous un jour nouveau, voilà l’objectif des VisitBox. Qu’en pensez-vous ?

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Source : City in my Bag

Source de l’image à la Une : Unsplash

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L’art urbain au service des communautés et du tourisme

Selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec, les villes québécoises augmentent leurs investissements en culture chaque année. L’année 2016 a connu une hausse de 4,7 % par rapport à l’année précédente, pour un total de 951 millions de dollars de dépenses. L’art et la culture dynamisent et valorisent des destinations, peu importe la taille de celles-ci. Joints à une stratégie de communication efficace, ils font partie de l’image de marque d’une ville ou d’une région. L’embellissement des espaces s’avère également bénéfique pour une communauté, car il peut s’agir d’une source de revenus pour les organismes de bienfaisance.

L’art sous toutes ses formes… animalières

Voici quelques exemples inspirants d’œuvres d’art urbain qui animent leur milieu en plus de posséder une vocation caritative.

La biennale des lions

Après quatre ans d’absence, les fauves retournent à Lyon pour une nouvelle exposition urbaine à l’été 2018. Cette fois-ci, plusieurs autres animaux les accompagnent, notamment des taureaux, des antilopes et même des dragons. Les sculptures viennent des quatre coins de la planète. L’objectif est de raconter les liens entre Lyon et le reste du monde. Pendant un mois, les Lyonnais et les touristes parcourent la ville afin de découvrir les animaux.

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Source : Only Lyon

Les Buddy Bears

Depuis 2001, Berlin accueille des statues représentant son animal héraldique : l’ours. Chaque Buddy Bear est unique et conçu par un artiste différent. Il évoque une entreprise, une histoire, un lieu, etc. La plupart des sculptures lèvent les bras et dégagent une attitude amicale et optimiste. L’objectif est d’amener l’art dans les rues de la capitale allemande et de créer une atmosphère positive. Les touristes trouvent l’ensemble des Buddy Bears grâce à des cartes indiquant leur localisation dans la ville et à travers le monde.

Le projet United Buddy Bears créé en 2002 compte plus de 140 ours représentant autant de pays. Le but est de diffuser un message de paix et d’harmonie entre les nations. L’exposition parcourt le monde. Plusieurs villes, telles que Hong Kong, Istanbul, Tokyo et Buenos Aires l’ont accueillie.

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Source : Réseau de veille

Wild in art

L’organisme britannique Wild in Art crée de nombreux évènements artistiques à travers le monde. En plus d’engager les communautés, il propose aux artistes amateurs et professionnels une plateforme créative pour présenter leur talent. L’objectif est d’offrir des projets d’art public divertissants, enrichissants, qui laissent un héritage durable.

Les évènements de Wild in Art fonctionnent généralement de la même manière dans chaque ville. Tout d’abord, l’instigateur du projet détermine la forme de l’œuvre et l’organisme qui recevra les fonds amassés. Les entreprises, les écoles et le grand public participent en parrainant une sculpture et son artiste. Ensuite, elles prennent place dans la ville. Les visiteurs peuvent se procurer la carte du parcours à plusieurs endroits, dont les centres d’information touristique. Des applications mobiles sont également disponibles pour certains évènements.

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Source : iTunes

  • L’exemple des Snowdogs

Les sculptures de chiens ont la cote en Grande-Bretagne. Depuis quelques années, des Snowdogs Art Trail voient le jour dans plusieurs villes dont Newcastle. Cette dernière répétera l’expérience en 2019 après le succès de la première édition en 2016. L’évènement a rapporté plus de 28 millions de dollars à la région selon les estimations des organisateurs. Environ 676 000 personnes ont visité le parcours de 61 sculptures.

Les sympathiques chiens reviennent aussi dans la ville Brighton en 2018. Lors de la dernière édition (voir la vidéo plus bas), le sentier a contribué 17 millions de dollars à l’économie locale, selon les résultats de l’étude de l’agence de recherche NGI Solutions. Plus de 350 000 personnes ont effectué le trajet. Pour 42 % des visiteurs, l’évènement a permis de découvrir de nouveaux lieux ou attractions.

 

Source : YouTube

Plus que de simples statues 

Les exemples présentés possèdent une vocation caritative. Dans tous les cas, les statues sont mises aux enchères après leur exposition dans la ville. L’argent récolté pendant les Biennales des lions bénéficie à divers organismes venant en aide aux enfants malades et en situation de handicap. Quant aux Buddy Bears, tous les fonds qu’ils génèrent vont à des organismes aidant les enfants démunis, tels que l’UNICEF. Plus de 2 millions d’euros ont été amassés depuis la création des sympathiques oursons.

Les visiteurs peuvent également participer. À Newcastle, 42 % d’entre eux ont fait un don pendant la Snowdogs Art Trail. En plus de la vente aux enchères, l’évènement a permis d’amasser plus de 450 000 dollars pour l’hospice pour enfant St-Oswald. À Brighton, environ 540 000 dollars a été remis à un organisme venant en aide aux gens se trouvant aux soins palliatifs. Un peu plus de la moitié de touristes (51 %) a donné à la cause pendant leur séjour.

Ces cas démontrent les nombreux avantages des projets d’art urbain. En plus d’apporter un soutien financier à des œuvres caritatives, ils inspirent la fierté aux citoyens et les encouragent à passer plus de temps ensemble et à redécouvrir leur ville. Ils développent également une identité régionale ou locale pour certaines destinations permettant ainsi de dynamiser l’image tout en bonifiant l’offre touristique.

Connaissez-vous d’autres exemples ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Technologies

Orienter le piéton en ville… ou ailleurs

La startup française vOOg propose une solution ingénieuse pour orienter le piéton de façon simple et rapide. Le Gouvernail consiste en un cadran rotatif monté sur un pied illustrant un plan de la zone immédiate, raisonnablement accessible à pied. Les sites d’intérêt y sont clairement indiqués et numérotés dans la légende. Pour trouver son chemin, le marcheur identifie le numéro de sa destination et tourne le gouvernail jusqu’à ce qu’il localise l’endroit en haut du cadran, face à lui. Il n’a ensuite qu’à se diriger tout droit pour atteindre son objectif.

La vidéo suivante illustre clairement le concept du Gouvernail.

Source : Youtube

Éprouver de la difficulté à se situer en ville, dans un parc thématique, au musée ou sur un site naturel peut générer un stress qui affecte la qualité de l’expérience du visiteur. L’outiller pour le rassurer et l’aider dans sa découverte lui permettra non seulement de vivre un moment agréable, mais aussi de tenter de pousser plus loin son exploration.

Un prototype du Gouvernail a été testé dans la ville de Grenoble durant huit mois et fera l’objet de nouveaux essais à Issy-les-Moulineaux.

 

Image à la une : vOOg

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Segments de clientèles

Lorsque les visites urbaines deviennent un jeu d’enfant

 

Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.

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Source des images : Banque d’image de WanderWorld