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VASTE ENQUÊTE AUPRÈS DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE : PORTRAIT DE L’AGROTOURISME ET DE LA RESTAURATION

Du 9 au 27 avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a mené une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme dans la province. L’échantillon se compose de 2977 organisations touristiques québécoises, dont 250 appartiennent au secteur agrotouristique ou agroalimentaire et 238 à celui des restaurants, bars et cafés. Les données présentées révèlent la situation des entreprises au cours de cette période.

Profil des entreprises

infographie

Les impacts de la crise

Bien que tous les secteurs ressentent les impacts catastrophiques et très négatifs de la crise sur leurs affaires, notamment les congrès (100 %), la restauration (85 %), les festivals et événements (83 %) et l’hôtellerie (83 %), l’industrie agrotouristique est également touchée, mais dans une moindre proportion (53 %, voir le graphique 1).

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Cela peut s’expliquer par le fait que les trois quarts des entreprises agrotouristiques et agroalimentaires sondées sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement comparativement à 43 % des restaurants, des cafés et des bars. Dès lors, les deux tiers des entreprises agrotouristiques ont maintenu leurs activités dans une proportion d’au moins 50 %, alors que 72 % des restaurateurs et des propriétaires de bars ou de cafés sont demeurés ouverts à moins de 25 % de leur capacité.

Ces fermetures totales ou partielles ont engendré des pertes financières allant jusqu’à 40 % par rapport au 1er trimestre de 2019 pour la moitié des exploitants agrotouristiques ou agroalimentaires de l’échantillon (voir le graphique 2). Celles subies par les restaurateurs s’échelonnent plutôt jusqu’à 50 % pour la même proportion d’entreprises et 16 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 à 100 % de leur chiffre d’affaires. Cette situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt, surtout pour les restaurateurs puisque 78 % d’entre eux ont suspendu leurs activités pour le printemps. Toutefois, les deux tiers (65 %) d’entre eux comptent reprendre leurs opérations pour la saison estivale.

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Mesures mises de l’avant

Plus des trois quarts des restaurants, des bars et des cafés ont déjà mis à pied du personnel permanent ou contractuel, soit beaucoup plus que l’ensemble de tous les secteurs confondus. D’ailleurs, ils ont amorcé un éventail de mesures pour atténuer les impacts financiers de la crise dans de plus fortes proportions que toutes les autres catégories d’entreprises (voir le tableau 1). Malgré cela, près de trois restaurateurs sur quatre (74 %) soulignent avoir besoin de liquidités dans le prochain mois comparativement à 56 % des exploitants agrotouristiques (voir le tableau 2).

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Des organisations inquiètes et un optimisme mitigé pour la reprise

Les restaurateurs et les exploitants de bars et de cafés se sentent moins outillés que les entreprises agrotouristiques pour faire face à la crise, la moitié des répondants mentionnant même être perdus devant la situation (voir le graphique 3). Ils prévoient un retour à la normale plus tard que les entreprises agrotouristiques et même que celles des autres secteurs touristiques.

Bien que plus de la moitié des sondés de l’industrie agrotouristique et de la restauration croient qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude, tout de même trois personnes sur dix estiment qu’ils seront plus nombreux.

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Que réserve l’avenir

Les restaurateurs sont prêts. Selon un récent sondage réalisé du 6 au 11 mai par l’Association Restauration Québec (ARQ) auprès de 1 217 gestionnaires, près des trois quarts des répondants (72 %) soulignent qu’ils souhaitent rouvrir, même avec une capacité réduite à 50 %. Jusqu’à maintenant, ils ont été proactifs afin de faire face à la situation actuelle et ils comptent, à court ou moyen terme, apporter des changements à leur modèle d’affaires, principalement en développant ou en augmentant l’offre de mets à emporter (56 %), les commandes en ligne (34 %) ou un service de livraison (31 %). Par ailleurs, une rencontre s’est tenue avec la CNESST et la Santé publique pour discuter d’un projet de guide des normes sanitaires entre autres pour le secteur de la restauration et des bars. Un plan de sécurité sanitaire pour le secteur de l’agrotourisme et du tourisme gourmand est en cours de validation auprès d’organismes responsables et il sera déposé auprès de l’Institut national de la santé publique pour approbation finale. Pour reprendre leurs activités, toutes les entreprises devront faire la preuve qu’elles sont en mesure de protéger leurs clients, leurs travailleurs et leurs fournisseurs.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Enjeux liés à la relance des restaurants

L’Association Restauration Québec (ARQ), le plus important regroupement de restaurateurs de la province définit quatre enjeux majeurs pour assurer la relance de cette industrie tout en respectant les mesures sanitaires et d’éloignement physique imposée par l’Institut national de santé publique du Québec. 

1-Besoin de liquidités

2-Redémarrage planifié en phase avec la réalité du secteur

3-Assouplissement de la réglementation pour permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires

4-Relance de la consommation chez les Québécois

Pour faire face à ces enjeux, l’ARQ a soumis plusieurs recommandations au gouvernement. Sans ces mesures, l’association craint que la majeure partie des établissements ferment définitivement leurs portes. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par Restaurants Canada et rendu public le 23 avril, il semble que 50 % des propriétaires de restaurant indépendant croient ne pas pouvoir survivre à la crise si les conditions ne s’améliorent pas d’ici trois mois.

Enjeux liés à la distanciation physique

La consommation sur place constituera un énorme défi avec des restaurants ouverts avec la moitié de leur superficie pour accueillir des clients. Les restaurateurs envisagent de graves problèmes de rentabilité. Avec des marges bénéficiaires qui avoisinent les 4,4 % pour l’industrie en 2018, les propriétaires n’ont pas beaucoup de latitude. La fermeture de la majorité des établissements depuis plusieurs semaines en a obligé plus d’un à gruger dans ses économies pour couvrir ses coûts fixes en l’absence de revenus. On peut donc s’attendre à ce que les restaurants rencontrent de sérieux problèmes lors de la reprise.

Enjeux sanitaires

Les impératifs d’hygiène risquent de dicter la cadence pendant plusieurs mois au sein de l’industrie de la restauration.

De nouvelles règles à suivre

L’adoption de mesures sanitaires strictes s’avère une condition sine qua non pour assurer la relance de tous les secteurs d’activité y compris celui de la restauration.

Au Québec

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) propose aux employeurs et aux travailleurs une trousse d’outils pour les aider dans leur prise en charge de la santé et de la sécurité, dont un Guide de normes sanitaires en milieu de travail. Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité du travail publie une fiche pour les restaurants et les services alimentaires.

Au Canada

Restaurant Canada publie un document qui fournit des pratiques à mettre en œuvre pour se conformer aux directives gouvernementales dans les domaines de la distanciation physique, du nettoyage et de l’assainissement ainsi que de la santé et l’hygiène personnelle. Ce guide s’appuie sur des leçons tirées de ceux qui ont continué d’exploiter leur restaurant pendant la pandémie.

Aux États-Unis

La National Restaurant Association s’est associée entre autres avec des représentants de la Food and Drug Administration, de la Conference for Food Protection, du milieu universitaire et des responsables de la santé publique pour élaborer un ensemble de directives pour aider les restaurants à retourner à leur plein fonctionnement en toute sécurité le moment venu. Les recommandations concernent :

  • La sécurité alimentaire ;
  • Le nettoyage et la désinfection ;
  • La surveillance de la santé des employés et l’hygiène personnelle ;
  • La distanciation sociale.

Cliquez ici pour consulter la Soyez santé

Source : National Restaurant Association

Enjeux de formation des travailleurs

Si le respect de normes sanitaires sévères s’impose, la formation du personnel s’avère primordiale pour assurer la sécurité de tous. À cet effet, le gouvernement de l’Australie-Occidentale a annoncé que tout individu employée dans un café, un bar ou un restaurant devra suivre une formation obligatoire gratuite concernant les mesures d’hygiène avant la réouverture des établissements. Le cours comprend deux niveaux ; le premier volet doit être réussi par tous les employés, le second, par les gestionnaires et les superviseurs. Un membre du personnel avec l’accréditation la plus avancée doit être sur les lieux de chaque restaurant en tout temps en tant que responsable de l’hygiène. La formation inclut les éléments suivants :

  • Comprendre la COVID-19 et les restrictions ;
  • Signaler les problèmes de santé personnels ;
  • Maintenir des pratiques d’hygiène personnelle et de l’environnement de travail ;
  • Réduire la contamination croisée grâce à des procédures spécifiques à la COVID-19 ;
  • Connaître les pratiques efficaces de nettoyage et d’assainissement spécifiques à la COVID-19.

Des réouvertures au compte-gouttes

Aux États-Unis, la Géorgie est devenue le premier État à rouvrir les salles à manger le 27 avril, mais les établissements doivent respecter un ensemble de 39 directives (pages 6 à 9) définies par le gouvernement, entre autres :

  • Obliger le port du masque à tout le personnel ;
  • S’assurer que les travailleurs ne sont pas malades ;
  • Réduire le nombre de clients à 10 par 500 pieds carrés ;
  • Installer des séparateurs physiques pour éviter les interactions entre les clients de tables différentes ;
  • Utiliser des menus jetables ;
  • Etc.

Les autorités recommandent aussi fortement d’employer des solutions technologiques lorsque cela est possible pour diminuer les interactions entre les personnes : commandes mobiles, accès mobile aux menus pour planifier sa commande, messages texte à l’arrivée pour faciliter l’attribution des sièges et options de paiement sans contact.

Depuis, l’Alaska, le Tennessee, l’Oklahoma et le Texas ont accepté la reprise des services de restauration en salle, mais de manière très restreinte. Par exemple, au Texas où les salles à manger des restaurants sont ouvertes depuis le vendredi 1er mai, la capacité d’accueil est limitée à 25 % et les aires de restauration rapide (food courts) restent fermées. Bien que le Département de la santé recommande d’avoir recours à des ustensiles, des tasses et des assiettes jetables lorsque cela est possible, la vaisselle peut toujours être utilisée tant qu’elle est désinfectée avant d’être réutilisée. Les tables et les chaises doivent être nettoyées et désinfectées entre les repas. Les convives ne peuvent être plus que cinq personnes à la fois et doivent réserver pour éviter de se retrouver dans une file d’attente. 

Des exemples de restaurants post-pandémie

Nous l’avons vu précédemment, les établissements devront respecter des normes sanitaires très strictes lors de la réouverture. Dans cette optique, certains se sont amusés à imaginer le restaurant post-COVID-19.

Mediamatic, un centre culturel d’Amsterdam offrira aux futurs clients de son restaurant un coin-repas privé dans de petites serres espacées les unes des autres et installées le long d’un canal. Chacune d’entre elles pourra accueillir deux à trois convives. Les serveurs, qui porteront visières de protection en plexiglas et gants, apporteront la nourriture sur des planches qu’ils glisseront jusqu’aux clients.

À Vilnius, en Lituanie, les autorités permettent aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues.

Source : Go Vilnius

L’entreprise Seasonly a déniché des idées inspirantes, quoiqu’éphémères, pour retrouver le plaisir de partager des repas en toute sécurité ; les voici, en photos.

Source : Seasonly

Pour survivre, il faudra faire preuve de créativité et repenser la façon d’aménager son établissement, d’accueillir et de servir ses clients. 

 

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Gestion

La restauration et l’agrotourisme durant la crise

Des plateformes pour acheter et manger local

Depuis le début du confinement, de multiples plateformes en ligne ont vu le jour pour favoriser la nourriture et l’achat locaux. lepanierbleu.ca, peut-être la plus connue puisqu’elle fut annoncée par le premier ministre François Legault, encourage les consommateurs québécois à acheter local par l’entremise du site Web. Il en existe plusieurs autres, en voici quelques exemples :

  • Créée par Tourisme Toronto, To go Toronto présente l’offre de prêt-à-emporter et de livraisons. Plutôt que de chercher dans plusieurs applications, le site Web propose aux habitants une ressource actualisée d’options culinaires et fournit aux entreprises de Toronto un outil pour les aider à gérer la crise. Les restaurants peuvent y participer gratuitement.
  • Sauve ton resto vise à soutenir les restaurateurs français pendant la pandémie. Le principe est simple : les appuyer maintenant, se régaler demain. Le consommateur choisit un établissement sur la plateforme, parmi la centaine actuellement référencée, sélectionne une offre (menu, bon cadeau), la paye… et en profitera à la levée du confinement. Le restaurateur reçoit l’argent immédiatement.
  • La région de l’Occitanie, en France, a créé une plateforme gratuite qui recense plus de 800 producteurs et commerçants qui effectuent la livraison à domicile. Face au succès rencontré, Solidarité Alimentation Occitanie devrait continuer à fonctionner au-delà de la crise sanitaire.
  • Le site Web du Tourisme en Tarn-et-Garonne propose l’espace « Se régaler pendant le confinement » qui met de l’avant ceux qui livrent leurs produits, incluant produits locaux, fermiers et artisanaux, chez les particuliers.

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Source : Tourisme Tarn-et-Garonne

  • Tout dernièrement, le MAPAQ a annoncé une aide de 50 000 $ à l’Association des marchés publics du Québec pour la création d’une plateforme numérique transactionnelle afin de faciliter l’achat de produits locaux.

L’aide aux producteurs agricoles s’organise

Le monde agricole est durement touché par la pandémie qui sévit sans répit en ce moment. Partout, gouvernements et organisations se mobilisent pour appuyer cette industrie qui risque fort de manquer d’une main-d’œuvre indispensable puisque les travailleurs étrangers tardent à arriver. Pour pallier cette difficulté :

  • Le gouvernement du Québec offrira 100 $ de plus par semaine à tous ceux qui iront travailler dans les champs cet été afin d’inciter les employés actuels à y rester et ceux qui sont en chômage à occuper ces emplois.
  • La Financière agricole du Québec (FADQ) adapte ses programmes aux conditions particulières dues à la COVID-19. Elle procure également un délai supplémentaire aux producteurs pour réaliser leurs semis sans être pénalisés. Financement agricole Canada a elle aussi instauré des mesures pour s’assurer que les producteurs, les agroentrepreneurs et les transformateurs de produits alimentaires aient accès aux fonds nécessaires pour poursuivre leurs activités durant ces moments difficiles.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada fournira une aide de 50 millions de dollars aux producteurs agricoles et aux entreprises agroalimentaires tenus de faire respecter une période d’isolement obligatoire de 14 jours aux travailleurs étrangers temporaires (TET) avant de commencer à travailler. Cette aide correspond à 1500 dollars par employé. Ce programme est disponible tant que la Loi sur la quarantaine est en vigueur.
  • En France, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles a mis en ligne une plateforme de recrutement de travailleurs saisonniers. « Des bras pour ton assiette » a reçu plus de 200 000 candidatures pour les 5 000 agriculteurs inscrits. Cette main-d’œuvre sera répartie entre l’industrie agroalimentaire, la distribution et la logistique. Au Royaume-Uni, c’est plus de 30 000 personnes qui ont répondu à l’appel des agriculteurs.

Des campagnes marketing pour soutenir l’industrie

  • L’industrie de la bière s’est lancée dans la mêlée. D’abord, l’Association des microbrasseries du Québec a publié une vidéo qui encourage les consommateurs à faire une différence pour les travailleurs et l’économie en favorisant l’achat local, en buvant local. Et la brasserie Molson a créé la campagne « Virtual Happy Hour » où elle demande à des amis de se réunir virtuellement, de lever leur verre de bière (de n’importe quelle marque) puis d’effectuer une capture d’écran de leur apéro virtuel en utilisant le mot-clé #VirtualHappyHour tout en indiquant @MolsonCanadian et leur restaurant ou bar préféré. Pour le mois d’avril, les Canadiens qui réussiront ce défi recevront une carte-cadeau de 25 $ à échanger dans leur endroit de prédilection après le déconfinement.

Source : Youtube

  • Dans un mouvement historique pour sauver l’industrie de la restauration, plusieurs centaines de restaurateurs, chefs et célébrités à travers le Canada ont uni leurs forces pour soutenir CanadaTakeout et faire de chaque mercredi #TakeoutDay. Cette initiative encourage les Canadiens à commander des repas à leur établissement local préféré offrant une livraison. 
  • L’Union des producteurs agricoles (UPA) lance le mouvement Mangeons local plus que jamais ! pour favoriser l’achat de produits frais et locaux. Chaque semaine, les Québécois sont invités à visionner et à partager des témoignages de producteurs d’ici accompagnés du mot clé #LocalPlusQueJamais. Cette action est soutenue par une publicité, diffusée à la télévision et sur le Web.

Relance

À quoi ressemblera le secteur de la restauration au Québec après la crise ? Selon certains restaurateurs, la reprise sera probablement graduelle et comportera de la distanciation dans les cuisines et en salle à manger. Compte tenu des difficultés financières des restaurateurs, les équipes seront réduites. Il faudra repenser la réalité du travail et de l’expérience client, ce qui amènera peut-être de nouveaux modèles de restauration. Mais il faut s’y préparer dès maintenant. Pour relancer l’industrie, l’Association Restauration Québec a dévoilé ses recommandations. Ces propositions se répartissent en quatre thèmes:

  • Apport en liquidités (14 recommandations);
  • Redémarrage planifié des salles à manger et des terrasses (4 recommandations);
  • Assouplissements réglementaires pour permettre l’émergence d’innovations (9 recommandations);
  • Faire revenir les consommateurs dans les établissements (5 recommandations).

 

  • La Californie impose des mesures sanitaires aux restaurants en vue de leur réouverture, soit :
    • La prise de température des clients à la porte d’entrée ;
    • Le port du masque et de gants pour les serveurs ;
    • Une réduction de 50 % du nombre de tables pour augmenter la distance physique ;
    • Des cartes et des menus jetables.
  • La National Restaurant Association, aux États-Unis, publie un guide de réouverture des établissements. Les recommandations comprennent la désinfection des dessus de table entre chaque tablée, la mise au rebut des articles à usage unique comme les menus en papier et l’installation de pare-éternuements le long des buffets. Consultez-le ici.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.   

Les organismes à suivre en tout temps  

  • L’Association Restauration Québec offre des renseignements ainsi qu’une liste de diverses sources à consulter en lien avec les ressources humaines, la prévention et les précautions, de même que les mesures restrictives en vigueur.   
  • Restaurants Canada surveille de près les développements liés à la COVID-19 pour s’assurer que l’industrie dispose de tous les renseignements nécessaires associés à cette situation de santé publique.   
  • HRImag diffuse toutes les informations concernant la maladie à coronavirus et son impact sur les hôtels, les restaurants et les institutions.
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires.   
  • Le gouvernement du Québec diffuse des consignes et des directives concernant les restaurants, les commerces et les endroits publics ainsi que de nombreuses informations sur la maladie à coronavirus.   
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.  

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Ressources humaines

Les Autochtones, un apport à la main-d’œuvre en tourisme

Le potentiel des travailleurs autochtones

Selon l’Enquête sur la population active du Canada, au 2e trimestre de 2019, la population autochtone du Québec vivant hors réserve comptait 106 000 personnes (incluant les Inuits), ce qui représente 1,5 % de celle de la province. Toutefois, elle se trouve sous-représentée dans les entreprises. En effet, le taux d’emploi des Autochtones était de quelque 10 % inférieur à celui de l’ensemble de la population (53 % comparativement à 62 %). En 2017, leur taux de chômage se situait à 8,5 %, alors qu’il était de 6,0 % pour les autres Québécois.

Cette sous-représentation sur le marché du travail est liée à plusieurs facteurs, entre autres la scolarité des Premières Nations et des Inuits. Malgré une hausse importante de leur scolarité depuis 10 ans, la proportion d’Autochtones sans diplôme s’élevait à 34 % en 2017, soit près du double des non-Autochtones (18 %). Cette situation peut certes constituer un frein à l’emploi, mais l’industrie touristique compte plusieurs types de postes qui ne requièrent pas de diplôme.

De plus, le Recensement de 2016 a mis l’accent sur deux caractéristiques clés de la population autochtone, à savoir qu’elle est à la fois jeune et en croissance. Alors que l’âge moyen des Canadiens non autochtones s’établissait à 41 ans, celui des personnes issues des peuples autochtones était de 32 ans. De même, leur développement démographique important en fait un bassin de ressources humaines qui s’accroît continuellement. Ces deux faits constituent des avantages considérables pour de futurs employeurs.

Assurer l’employabilité

Comme la situation sur le marché du travail des Autochtones vivant hors réserve est plus difficile que celle du reste de la population, le gouvernement du Québec a créé un programme d’aide à l’intégration en emploi des membres des Premières Nations et des Inuits dans le cadre de la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023. Il s’agit d’une de la cinquantaine de mesures mises de l’avant pour un milieu de l’emploi performant.

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Source : Indigenoustourism

Ce programme s’adresse aux PME et vise à les inciter « à embaucher des personnes sans emploi qu’elles n’auraient pas engagées sans une aide financière d’Emploi-Québec, à permettre à ces personnes d’acquérir une première expérience de travail significative ainsi qu’à favoriser leur maintien en emploi ». À cet effet, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Solidarité sociale du Québec a annoncé, en juin 2019, l’octroi d’environ 13 millions de dollars pour cette mesure. Cet argent servira entre autres à financer jusqu’à 70 % du salaire brut des Autochtones engagés par les entreprises. Il permettra également d’offrir de l’accompagnement pour adapter le milieu de travail et les outils de manière à faciliter leur intégration (5 000 $) et d’améliorer leur formation (5 000 $ additionnels).

Quelques conseils

Pour plusieurs, embaucher une personne autochtone constitue un défi, principalement à cause d’importantes différences culturelles. En novembre 2019, le CQRHT s’est penché sur la question. Avec l’aide et l’expérience de Suzanne Leduc, directrice générale de l’Hôtel Continental, à Val-d’Or, qui emploie environ 15 % d’Autochtones, l’organisme a publié quelques conseils pour réussir l’intégration de ces nouveaux employés, soit :

  1. Connaître et comprendre leur culture, la place de la famille, de la chasse, de l’éducation et du travail dans leur journée;
  2. Être flexible, flexible, flexible et leur proposer des emplois qui correspondent à leurs talents;
  3. Écouter et aider. Un coup dur peut mener à une absence prolongée;
  4. Accepter les rechutes;
  5. Innover en s’adaptant aux réalités autochtones.

Un exemple d’adaptation

En Colombie-Britannique, le programme First Host soutient le développement d’hôtes autochtones qui sont bien formés, qui savent ce que les clients recherchent et qui peuvent aider à proposer une expérience culturelle authentique. Il s’agit d’un atelier touristique d’une journée offert partout au Canada par le Native Education College. Les participants y apprennent à fournir un excellent service à la clientèle, tout en célébrant la culture et la communauté des peuples autochtones. Divers sujets sont abordés, notamment « la maîtrise de la communication et des compétences interpersonnelles » et « l’amélioration des connaissances sur l’industrie hôtelière ». À la fin de l’atelier, les participants reçoivent un certificat reconnu par l’Aboriginal Tourism Association of BC et les services de formation WorldHost®.

En Australie, les parcs nationaux travaillent de concert avec les communautés autochtones pour favoriser leur intégration en :

  • S’assurant qu’elles sont mises à contribution pour raconter aux visiteurs des histoires à propos de leur culture ou de leurs traditions;
  • Impliquant des aborigènes de la communauté locale dans les tours guidés;
  • Offrant des emplois, de l’éducation et de la formation aux aborigènes locaux.

Mêler les Autochtones à la gestion et à l’interprétation du paysage représente un atout indéniable pour le visiteur.

Des exemples d’Autochtones inspirants

Afin d’attirer de jeunes talents dans leur région, le site Web Go with Tourism, créé par Auckland Tourism, Events and Economic Development, en Nouvelle-Zélande, présente des histoires à succès où figurent de nombreux Maoris, comme Oriwia qui travaille comme chef de partie et cumule d’importantes responsabilités en restauration. Oriwia a débuté au bas de l’échelle et a gravi tous les échelons. Son conseil à quiconque envisage de joindre l’industrie touristique : l’essayer!

Source : YouTube

Maggie a entrepris sa carrière au service à la clientèle décrocher un poste de gestionnaire au sein du Sky Tower Group. Elle souligne le fait qu’en tourisme « Vous pouvez commencer sans expérience. Il vous suffit d’avoir la bonne attitude pour ensuite et d’être ouvert d’esprit et déterminé à faire de votre mieux pour vous-même et pour les autres ».

Ces exemples s’avèrent une source d’inspiration pour les membres de leur communauté en démontrant qu’il est possible de s’épanouir dans l’industrie touristique. Tout comme cette vidéo de Tourisme Autochtone Québec sur la valorisation des emplois en tourisme.

Source : YouTube

Besoin criant de main-d’œuvre

Comme dans plusieurs autres secteurs d’emploi, les entreprises touristiques peinent à trouver la main-d’œuvre nécessaire à leur bon fonctionnement et à leur croissance, d’une part en raison du vieillissement de la population et, d’autre part, à cause d’une accentuation de la demande. Les Autochtones peuvent contribuer à répondre à ces besoins de personnel.

 

Source de l’image à la une : Cyril Doisneau 2021, collaboration spéciale pour la Chaire de tourisme Transat 

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Ressources humaines

D’employé à ambassadeur : ce qu’il faut savoir

Depuis quelques années déjà, les grands joueurs de l’industrie touristique ont adopté une communication personnalisée, plus proche des gens pour séduire les voyageurs et susciter l’émotion. Pour ce faire, les célébrités ont cédé leur place aux influenceurs, aux « youtubeurs » et aux « instagrammeurs » de ce monde. Mais des influenceurs insoupçonnés se cachent au sein même de l’entreprise. 

L’abc de l’ambassadeur

L’ambassadeur de marque est celui qui parle de manière positive de votre entreprise, de vos produits ou services autour de lui — à ses amis, à sa famille —, mais surtout sur les réseaux sociaux. L’ambassadeur est généralement heureux au travail, car vous lui fournissez un environnement stimulant qui lui permet de s’épanouir. Vous pouvez donc vous fier à lui pour :

  • Accroître votre visibilité. En publiant vos actualités sur son compte personnel, un salarié ambassadeur s’adressera à des gens qui ne font pas nécessairement partie de votre propre réseau;
  • Augmenter votre crédibilité. Le fait que vos employés vantent les mérites de votre entreprise renforcera l’engagement et la confiance des consommateurs, puisque leurs messages sont perçus comme plus plausibles que ceux directement véhiculés par votre firme;
  • Attirer de nouveaux talents. L’ambassadeur inspire confiance et contribue au développement de l’attractivité de l’entreprise.

 Comment s’y prendre

Une stratégie axée sur des collaborateurs ambassadeurs vise à inciter les employés à participer activement à la communication de l’entreprise. Pour y parvenir, les experts définissent certaines étapes, entre autres :

  1. Promouvoir un bon climat de travail. Créer un cadre convivial et agréable, par exemple en aménageant des lieux physiques confortables — incluant des aires de détente —, en offrant la possibilité d’effectuer du télétravail, en favorisant la conciliation travail-famille, en renforçant la cohésion entre collègues par l’organisation de soirées, de petits déjeuners, de sorties de plein air, etc. Tout ce qui peut rendre les employés heureux ne pourra qu’être bénéfique à l’image de l’entreprise. Chez Authentik Canada, les salariés qui s’entraînent ou viennent travailler à vélo peuvent échanger des heures de remise en forme contre des journées de congé;

Source : Authentik Canada

  1. Valoriser ses employés sur son site Web ou son blogue. Cela constitue également une bonne manière de procéder pour que ceux-ci se sentent estimés, pour qu’ils s’impliquent davantage dans l’organisation et deviennent des éléments positifs pour l’entreprise. À cet effet, l’exemple d’Air France est intéressant. Dans la section « Emploi» de son site, la compagnie aérienne cède la parole aux experts, soit ses propres employés. Sous forme de vidéo, ceux-ci y expliquent leur quotidien tout en démontrant un fort sentiment d’appartenance au transporteur. Capgemini, une firme de services numériques, promeut les gazouillis de ses employés sur sa page d’accueil;

Source : YouTube

  1. Établir une stratégie de médias sociaux. Celle-ci doit être clairement définie et en lien avec vos priorités. Assurez-vous que vos employés savent ce qu’ils peuvent publier, ainsi que la manière de se référer correctement à votre société et à vos produits. Toutefois, il faut éviter de gérer l’activité quotidienne de partage de votre équipe. Donnez-lui plutôt la liberté dont elle a besoin pour partager ce qu’elle veut, quand elle le veut et aussi souvent qu’elle le souhaite. Pour l’encourager, vous pouvez concevoir un concours et récompenser le message qui suscite le plus d’interactions;
  2. Créer du contenu et faciliter sa diffusion. Même si les membres de votre équipe aiment votre entreprise, ils ne veulent pas exploiter leurs réseaux sociaux avec un argumentaire de vente. Ils désirent publier des informations qui correspondent à leurs intérêts personnels, à leurs valeurs et à leurs aspirations professionnelles. Vous pouvez les tenir au courant des tendances propres à votre domaine d’activité, créer une banque d’histoires, de vidéos, de photos ou d’infographies faciles à partager. Il existe des programmes d’automatisation et des outils comme Smarp ou Hootsuite qui permettent de publier facilement du contenu.

Lors d’une conférence tenue en 2016, le groupe Accor Hotels a souligné comment il est parvenu à multiplier par six son audience sur les réseaux sociaux, notamment grâce à l’outil Social Desk de Hootsuite, qui fournit des contenus à tous les hôtels et employés du groupe. De 4,8 millions de personnes qui la suivaient sur ses réseaux, l’entreprise est passée à plus de 27 millions.

Enfin, il est crucial de garder à l’esprit que vous pouvez contrôler certains facteurs, comme vos messages sur les pages officielles de votre société, mais pas d’autres, par exemple la façon dont vos employés parleront de votre firme à leur famille et à leurs amis. D’où l’importance de créer une culture d’entreprise qui leur donne envie de parler de vous positivement.

Source de l’image à la une : Pexels

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Segments de clientèles

Un touriste aux mille visages

Les clientèles touristiques sont extrêmement diversifiées. Pour répondre à leurs besoins et susciter leur intérêt, les entreprises doivent connaître leurs comportements de voyage. Voici des extraits d’analyses, publiées par le Réseau de veille en tourisme (RVT) au cours des deux dernières années, qui présentent le profil de certains segments de la clientèle.

L’amateur de plein air 

Les deux tiers des Québécois ont pratiqué au moins une activité de plein air, de 2014 à 2017. Le vélo, la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier sont les activités les plus populaires. Au cours de 2017, la majorité a aussi réalisé un séjour avec nuitée, comptant au moins une activité de plein air. Quant aux mordus de plein air, ils sont plus d’un million au Québec à effectuer au moins six séjours de tourisme de plein air annuellement. Ce sont majoritairement des hommes âgés de 45 à 64 ans, qui vivent en couple sans enfant à la maison. Environ 40 % de ces mordus séjournent au moins neuf nuitées en hébergement commercial.

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Source : Diversify Outdoors

Le RVT s’est également penché sur les habitudes de plein air de certains adeptes plutôt « atypiques », soit l’immigrant, le senior âgé de 65 à 74 ans et le randonneur improbable. Le premier privilégie la saison estivale pour la pratique de ses activités. Il va à la plage, s’adonne à la randonnée et au vélo. Il y voit l’occasion de se maintenir en bonne forme physique. Encore très actif, le second pratique surtout le vélo et la randonnée pédestre, et le quart de ce segment effectue plus de 60 sorties par année. Le troisième bouscule l’image typiquement associée à l’adepte du plein air, soit celle d’une personne jeune, blanche, hétérosexuelle et souvent très expérimentée. Qu’il s’agisse de personnes de couleur, d’individus en surpoids ou de néophytes enthousiastes, ils sont de plus en plus nombreux à partager les photos de leurs sorties de plein air sur le compte Instagram Unlikely Hikers. Celui-ci rassemble, à ce jour, plus de 54 000 abonnés.

Le voyageur d’affaires en mutation

Les voyages d’affaires sont en plein essor. En dépit d’une myriade de possibilités technologiques, voyager pour affaires constitue une activité importante pour les entreprises. Selon le sondage annuel réalisé mensuellement par Vividata et publié au printemps 2018, plus de 3,2 millions de Canadiens avaient réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 mois précédents, dont seulement 14 % étaient Québécois. Le plus fort contingent provenait de l’Ontario. Toutefois, les Québécois partent plus longtemps en moyenne pour leurs déplacements d’affaires que les autres Canadiens. Les hôtels dominent encore très largement le marché, en dépit de la croissance de l’offre d’hébergement alternatif de type Airbnb.

Le stéréotype du voyageur d’âge mûr vit ses derniers jours. Aujourd’hui, environ 50 % des voyageurs d’affaires ont moins de 45 ans. Près de la moitié sont des femmes, qui s’avèrent nettement plus jeunes que leurs homologues masculins. Elles ont aussi plus tendance que leurs confrères à comparer les prix avant d’effectuer leurs réservations et souhaitent obtenir plus d’information sur leurs villes de destination.

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Source : Pexels

Une étude d’Upside Business Travel présente quatre profils clés qui dépeignent le nouveau voyageur d’affaires. Sans surprise, deux personas élaborés sont des femmes : Michelle, 36 ans, l’étoile montante qui effectue deux voyages d’affaires par année, et Lisa, 62 ans, la vétérane qui en réalise sept. Un autre article, celui-ci diffusé sur la plateforme Northstar Meetings Group, présente six profils communs de congressistes qui mettent en lumière les traits généraux des participants. À partir de ces grandes caractéristiques, il est possible de décortiquer davantage les personnalités, les comportements et les besoins d’un public cible, pour ensuite créer des personas. Cette connaissance permet de concevoir une programmation qui répond aux attentes et de personnaliser son approche.

Les voyages des familles

Selon Vividata, la visite d’amis est l’activité la plus pratiquée chez les voyageurs québécois dont le ménage inclut au moins un enfant d’âge préscolaire ou un enfant d’âge primaire. La plage figure au premier rang des activités pour les ménages avec au moins un enfant de 12 à 17 ans. La visite d’un parc national est plus populaire chez les familles ayant au moins un enfant de moins de six ans, comparativement aux autres catégories d’âge. Les familles québécoises sont aussi plus attirées que la moyenne des Canadiens par les visites au zoo, les activités sportives et les visites d’un parc national.

En ce qui a trait aux familles qui voyagent avec de très jeunes enfants (de 0 à 3 ans), elles n’ont pas tout à fait les mêmes besoins que celles qui le font avec de plus grands. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place est parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, elles sont nombreuses à partir à l’aventure avec leurs bambins. Pour répondre à leurs attentes, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre de la famille et de leur offrir un service qui leur simplifie la vie : comptoir prioritaire pour s’enregistrer à l’aéroport, aires de jeu, prêt d’équipement, etc.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

Les voyages des générations, de A à Z

Les enfants alpha ont vu le jour la même année que l’iPad, soit au début de la présente décennie. La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération. Ces enfants-rois entretiennent des relations parents-enfants fondées sur la négociation plutôt que sur l’autorité. Ils ont des idées et des opinions bien à eux qui influencent déjà les décisions familiales, notamment les voyages de leurs parents ou de leurs grands-parents. Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination et des activités, bien que les adultes aient le dernier mot. Si le budget constitue un aspect majeur pour la plupart des gens, la commodité est plus importante que le prix le plus bas lors de la sélection du transport et de l’hébergement. 

La génération Z représente les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Souvent associés à la génération du millénaire (nés entre 1985 et 2000), les Z se différencient de leurs aînés, les Y. Ils sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de rater quelque chose d’important ou l’urgence de vivre sans retenue. L’utilisation des réseaux sociaux s’avère essentielle pour les joindre, et particulièrement YouTube. En encourageant les Z à partager, à s’impliquer et à être actifs sur les réseaux sociaux, on leur donne le sentiment de s’investir dans une marque au lieu d’être de simples consommateurs. Il devient donc plus facile d’attirer leur attention et de les fidéliser.

Espérons que ce bref tour d’horizon de divers segments de la clientèle touristique vous aidera à mieux comprendre les besoins et les attentes du voyageur d’aujourd’hui afin de lui proposer une expérience personnalisée.

 

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Marketing

Shawinigan 100 % accueillant

C’est ce qu’a soutenu Andréanne Boisvert, coordonnatrice Communication et Marketing, lors d’une présentation au 3e Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand, qui s’est tenu à Shawinigan du 5 au 7 novembre dernier.

L’accueil, une priorité

Les engagements du ministère du Tourisme (MTO) en matière d’accueil visent entre autres à « accroître la qualité de l’expérience et le niveau de satisfaction des visiteurs en ce qui a trait à l’accueil reçu ». Pour y parvenir, la Direction de l’accueil touristique et de l’information numérique du MTO propose la formation 100 % accueillant, « un programme court axé sur le savoir-être et l’accueil », à toute personne qui travaille dans l’industrie, mais principalement aux intervenants de première ligne tels que les guides, les chasseurs, les agents de bord, les préposés à l’entretien, etc. Cette formation est offerte en ligne par l’ITHQ et sous forme d’ateliers participatifs par plusieurs établissements d’enseignement.

Des résidents-ambassadeurs

Emboîtant le pas, certaines destinations choisissent de pousser la démarche encore plus loin en tissant des liens avec les résidents afin de les intégrer à leur réseau d’accueil. C’est le cas de Shawinigan qui, en 2014, a amorcé un virage sur le plan de l’accueil en misant davantage sur sa population pour recevoir les touristes. Comme ils sont bien souvent le premier contact du visiteur avec la ville, les habitants jouissent d’une influence certaine sur l’attractivité de la municipalité.

En plein cœur de l’été 2018, l’Office de tourisme foires et congrès de Shawinigan a lancé la campagne « Résidents-Ambassadeurs » dans ses nouveaux locaux, situés en plein centre-ville. Forts de leur amour pour Shawi, 61 personnes ont accepté de d’afficher leur fierté et de faire découvrir les multiples facettes de la ville aux touristes de passage. Aujourd’hui, ils sont 111 passionnés, âgés de 5 à 87 ans.

Source : Andréanne Boisvert, Tourisme Shawinigan

Le carnet Shawi

Pour accueillir et conseiller les visiteurs tout en créant des vacances authentiques, Tourisme Shawinigan a conçu un carnet qui présente, bien sûr, les coups de cœur et les incontournables des résidents-ambassadeurs, mais aussi leurs secrets bien gardés. De bonnes tables, des événements à ne pas manquer, des suggestions d’activités quatre saisons et plus encore attendent les lecteurs. Pour produire ce carnet, l’office consulte plus d’une centaine de personnes d’âges et de milieux divers. Deux éditions de cette publication ont été réalisées et une troisième verra le jour au printemps.

Source : Tourisme Shawinigan

Un bureau touristique nouvelle génération
Au-delà du simple acte de renseignement et de la distribution de brochures, un bureau d’accueil ou d’information touristique (BIT) doit offrir une vitrine à la destination et proposer une véritable expérience aux visiteurs. Inauguré à l’été 2018, le nouveau BIT Info Shawi reflète un esprit de proximité avec les gens. Il se veut un lieu de rencontres et d’échanges entre résidents et visiteurs. Des ambassadeurs y parlent de leurs passions et de leurs coups de cœur dans une ambiance dynamique, accueillante et chaleureuse.

Source : Andréanne Boisvert, Tourisme Shawinigan

Grâce à ce virage 100 % accueillant et à son carnet coups de cœur, l’Office de tourisme foires et congrès de Shawinigan a reçu un prix spécial Azimut pour le volet « Accueil par la population », lors du gala 2019 qui s’est tenu à Baie-Saint-Paul. Les prix Azimut, décernés par le gouvernement du Québec, visent à reconnaître et à valoriser le personnel des lieux d’accueil et de renseignements touristiques.

Miser sur ses résidents pour accueillir les visiteurs, c’est une formule gagnante. Comme l’a mentionné Andréanne Boisvert, « si un Shawiniganais reçoit environ cinq fois par année des parents ou des amis, avec une moyenne de quatre personnes par visite, multiplié par 111 résidents-ambassadeurs, on obtient 2200 individus contaminés positivement par la destination »!

 

Source de l’image à la une : présentation Andréanne Boisvert

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Marchés géographiques

Intentions de voyage au Québec de deux marchés prioritaires

En avril 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage auprès de 1609 résidents de la France métropolitaine (37 %) et du Nord-Est des États-Unis (63 %), âgés de 18 à 74 ans et ayant effectué au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile au cours des deux dernières années. Afin d’obtenir un profil de ces marchés touristiques prioritaires pour le Québec, la Chaire leur a demandé, entre autres, quelle était leur probabilité de visiter le Québec lors d’un voyage d’agrément dans les deux prochaines années. Quelque 42 % de l’ensemble des répondants ont mentionné qu’il est probable ou tout à fait probable qu’ils le fassent.

La Chaire a également tenté de mieux comprendre le portrait de ceux ayant visité le Québec au cours des deux dernières années lors d’un voyage d’agrément et qui ont l’intention probable ou tout à fait probable d’effectuer un autre séjour dans la province dans les deux prochaines années, soit 17 % des répondants.

Le profil sociodémographique des touristes possibles et de ceux qui ont l’intention de revenir est présenté dans l’infographie ci-dessous.

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Habitudes de voyage

Cette section présente sommairement les habitudes de voyage d’agrément des visiteurs possibles du Québec et de ceux qui ont l’intention de revenir :

  • quelque 44 % d’entre eux séjournent en moyenne de trois à sept jours par année hors de leur domicile; 50 % dans le cas de ceux qui souhaitent revenir;
  • une personne sur cinq fait des séjours de 16 nuits et plus; 28 % de ceux qui ont l’intention de séjourner à nouveau au Québec effectuent des séjours de huit à quinze nuitées;
  • près de quatre voyageurs sur dix (39 %) ont accompli un voyage pour visiter des parents ou des amis; la proportion est semblable chez ceux qui pensent visiter à nouveau la province au cours des deux prochaines années.

Il ne reste plus qu’à espérer que ces intentions de voyage se concrétiseront!

 

Source Image à la Une : Oleksandr Pidvalnyi, Pexels

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Segments de clientèles

L’influence des jeunes de la génération alpha sur les voyages de leurs familles

Une étude réalisée au printemps 2019 par Northstar Research Partners auprès de 9 357 voyageurs — Allemands, Américains, Australiens, Brésiliens, Britanniques, Canadiens, Chinois, Japonais et Mexicains — pour Expedia Group™ Media Solutions, s’est penchée sur l’impact et le rôle de la génération alpha dans les décisions de voyages de la famille.

Qui sont ces « alphas »?

La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération.

Les enfants alpha ont vu le jour la même année que l’iPad, soit au début de la présente décennie. Ils baignent dans le numérique depuis leur naissance. « Dès leur plus jeune âge, on a placé devant leurs yeux des écrans qui jouent un rôle apaisant, ludique et d’aide pédagogique », souligne Mark McCrindle, chercheur australien en sciences sociales et inventeur de l’appellation alpha. La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération.

La planification, l’affaire de tous

Ces enfants-rois entretiennent des relations parents-enfants fondées sur la négociation plutôt que sur l’autorité. Ils ont des idées et des opinions bien à eux qui influencent déjà les décisions familiales, notamment les voyages de leurs parents ou de leurs grands-parents. Quelque 80 % des personnes interrogées ont déclaré parler de vacances avec leurs enfants ou leurs petits-enfants de la génération alpha et 43 % ont mentionné que ceux-ci exercent une influence sur les décisions de voyage de la famille. Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination (64 %) et des activités (57 %), bien que les adultes aient le dernier mot.

Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination et des activités.

Prendre en considération les idées et les opinions de plusieurs membres de la famille peut contribuer à élargir le champ des possibilités en ce qui a trait au choix des destinations de voyage, puisque 71 % des personnes interrogées sélectionnent deux endroits ou plus, ou n’ont pas de destination en tête lorsqu’elles décident d’effectuer un voyage en famille.

Principales sources d’information

Une variété de ressources en ligne et hors ligne jouent un rôle déterminant dans la planification et la réservation des vacances en famille des parents et des grands-parents :

  • les sites de commentaires ou les agences de voyages en ligne (63 %);
  • les moteurs de recherche (46 %);
  • les collègues, les amis ou les membres de la famille (46 %).

Les médias sociaux, les vidéos et la publicité en ligne jouissent également d’une influence certaine sur les voyageurs, en particulier les annonces comportant des images attrayantes ainsi que des offres et des contenus informatifs. Selon leurs parents et leurs grands-parents, ce sont les images ou les informations qui montrent des activités et des attractions pour les enfants (33 %) ainsi que celles vues à la télévision (30 %) qui ont le plus de poids sur les jeunes.

L’inspiration et l’information provenant d’une variété de sources, il importe de créer une stratégie multiplateforme et d’utiliser une combinaison de contenus diversifiés pour influencer les voyageurs en famille tout au long du parcours d’achat, avec des images, des offres et des renseignements attrayants et centrés sur la famille.

La commodité et la sécurité ont préséance sur le prix

Bien que le budget constitue un aspect majeur pour la plupart des gens, la commodité est plus importante que le prix le plus bas lors de la sélection du transport et de l’hébergement. Plus de la moitié (52 %) des voyageurs en famille ont choisi leur moyen de transport parce que c’était l’option la plus rapide et environ 40 % ont sélectionné un hébergement en fonction de son emplacement, des besoins de la famille (39 %) et du prix (36 %). L’environnement sûr et convivial prime également sur le prix le plus bas. Mettre de l’avant la praticité, tout en garantissant une offre intéressante, est essentiel pour attirer ces voyageurs.

L’infographie ci-dessous présente des renseignements complémentaires sur les voyages en famille avec la génération alpha.

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Ne pas oublier les multiples visages de la famille moderne

Alors que les familles traditionnelles (couples avec ou sans enfants) dominent toujours, des changements importants ont eu lieu au cours des quinze dernières années, d’après le recensement de la population canadienne réalisé par Statistique Canada en 2016. Le nombre d’enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans grandissant dans une famille monoparentale a augmenté légèrement, passant de 17,8 % à 19,2 %. Plus les enfants canadiens grandissent, plus ils sont susceptibles d’être élevés par une mère ou par un père célibataire. D’ailleurs, le nombre de jeunes vivant uniquement avec leur père a augmenté beaucoup plus rapidement (34,5 % depuis 2001) que celui des enfants habitant seulement avec leur mère (4,8 %). Aussi, en 2016, 12 % des 72 880 couples de même sexe du pays avaient des enfants, soit 10 020 enfants au total. Ce portrait de la famille moderne modifie la façon de voyager; le temps des offres exclusivement destinées à deux parents et deux enfants est révolu. Les entreprises touristiques doivent s’adapter à ces nouvelles réalités.

Source de l’image à la une : Pexels

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Marchés géographiques

Les projets de voyages des Canadiens à l’été 2019

Chaque printemps depuis quelques années, en mars, le Conference Board du Canada publie une étude sur les intentions de voyages des Canadiens pour l’été à venir. Les résultats de la dernière enquête montrent que quatre Canadiens sur cinq (79 %) prévoient réaliser un voyage ou plus d’au moins une nuitée pour des vacances ou à des fins de loisirs entre le 1er mai et le 31 octobre de cette année, soit une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, la proportion de répondants ayant déclaré ne pas avoir l’intention de faire un séjour d’une nuit ou plus a augmenté faiblement, étant passée de 11 % en 2018 à 12 % en 2019.

Des intentions différentes selon les provinces de résidence

Une ventilation des intentions de voyages par région révèle des variations importantes à travers le Canada  : les plus élevées ont été observées chez les Ontariens (83 % comparativement à 81 % l’an dernier) et les Albertains; les plus basses, chez les répondants du Canada atlantique (72,5 %). Cette proportion correspond à une remarquable diminution de 11 points de pourcentage par rapport à 2018. La part de résidents de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan envisageant de voyager à l’été 2019 a également baissé, ce qui suggère que les perspectives économiques plus mitigées de ces provinces pourraient déjà peser sur les intentions de voyages de leurs populations. Quant aux projets de voyages des Québécois, ils demeurent relativement stables (77 %), mais légèrement en dessous de la moyenne canadienne (voir le graphique 1).

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Croissance du nombre de voyages internationaux

Bien que le Canada demeure la destination privilégiée de la majorité des Canadiens, une proportion plus élevée de répondants planifient voyager à l’extérieur du pays pour leurs plus longues vacances estivales cette année, soit 44 % comparativement à 41 % en 2018. En fait, dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, la part des Canadiens qui ont l’intention de partir à l’étranger est plus grande cette année qu’en 2018, y compris celle des Québécois. Les Ontariens et les Québécois comptent voyager outre-mer en plus grand nombre que leurs compatriotes, alors que les Britanno-Colombiens et les Albertains prévoient séjourner aux États-Unis dans une plus forte proportion que les autres voyageurs canadiens (voir le graphique 2).

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Un processus de planification déjà bien amorcé

Les résultats du dernier sondage suggèrent que les Canadiens en sont à une phase similaire dans leur processus de planification des voyages intérieurs par rapport à l’année dernière :

  • plus du tiers des répondants (34 %) ont déclaré être à l’étape de l’inspiration (33 % en 2018);
  • un Canadien sur cinq (21 %) en est à la collecte d’informations et réfléchit aux destinations potentielles (22 % en 2018);
  • quelque 28 % ont déjà établi un itinéraire, soit un pourcentage légèrement inférieur au précédent sondage (30,5 %);
  • près de 17 % des répondants ont terminé tous leurs arrangements de voyage (14,6 % en 2018).

Ces résultats suggèrent qu’une part plus élevée d’intentions de voyages intérieurs sera convertie en voyages réels cet été. En revanche, les Canadiens ayant l’intention de séjourner à l’extérieur du Canada au cours de la saison estivale sont un peu plus en retard dans la planification de leurs projets de voyages par rapport à la même période l’an dernier.

Les activités urbaines gagnent en popularité

Parmi les personnes ayant l’intention de rester au Canada lors de leurs plus longs voyages d’été, l’activité la plus populaire est la visite de parents ou d’amis (57 %), suivie du magasinage (37 %) et des visites touristiques (35 %). Bien que les proportions de répondants soient semblables à celles de 2018 en ce qui a trait à ces deux dernières activités, le magasinage s’est hissé du 7e au 2e rang et les visites touristiques, de la 6e à la 3e position. La baignade, qui se situait au 2e rang en 2018, glisse au 4e rang cette année, alors que la visite de parcs nationaux passe du 3e au 5e rang (voir le graphique 3). Ces résultats suggèrent que les activités urbaines semblent être plus populaires que celles basées sur la nature.

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Compétitivité du Canada

Les résultats de l’enquête du Conference Board ont également permis de mieux connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères. Pour ce faire, les répondants ont évalué divers attributs sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent). Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du pays par rapport à ses compétiteurs.

 

Conformément aux résultats de l’année dernière, la comparaison montre que le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et qu’il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Le pays a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux de change actuel du huard par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies étrangères.

Parmi les autres attributs pour lesquels le Canada a obtenu un score nettement plus élevé que les destinations internationales, citons la gamme d’attractions naturelles à visiter et l’amabilité des habitants. Toutefois, la comparaison a révélé certaines caractéristiques où le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents, soit les expériences de tourisme culturel, de vie nocturne et de divertissement, les options culinaires, le magasinage et le climat (voir le graphique 4). Que ces perceptions soient justifiées ou non, elles indiquent des domaines où le Canada doit s’améliorer pour maintenir sa compétitivité.

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Il reste à voir si ces intentions de voyages se concrétiseront. Le gouvernement fédéral a récemment reconnu le tourisme comme un secteur à forte croissance et à fort potentiel, pour lequel il a inclus de nouvelles mesures dans le budget de 2019 afin de stimuler les perspectives de croissance. Ces efforts sont nécessaires pour que l’industrie touristique canadienne continue de croître dans les prochaines années.

 

Source image à la une : Pexels