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Ressources humaines

Des ressources pour favoriser l’intégration au travail des personnes handicapées

L’embauche de personnes handicapées peut représenter un défi pour les employeurs. L’organisation du travail, l’aménagement des tâches, l’adaptation du poste de travail, l’environnement physique et les moyens de communication constituent des aspects sur lesquels il est essentiel de se pencher pour réussir l’intégration. 

Un défi surmontable grâce à des organismes spécialisés

Pour accroître l’embauche de personnes ayant une incapacité, il est essentiel pour les entreprises de s’associer à des organismes œuvrant en employabilité pour les personnes handicapées.

Pour accroître l’embauche de personnes ayant une incapacité et tirer parti des avantages qui en découlent, il est essentiel pour les entreprises de s’associer à des partenaires communautaires — des organismes œuvrant en employabilité pour les personnes handicapées — qui comprennent leurs besoins en main-d’œuvre. Ces collaborateurs devraient être en mesure de recommander des candidats et d’aider les gestionnaires à éliminer les obstacles et à créer des emplois adaptés. Les partenaires communautaires travaillent également avec les postulants pour les préparer à leur nouvel environnement. Une fois le processus d’embauche complété, l’organisme doit participer à la conception des activités d’accueil, d’intégration et de formation et fournir un soutien, tant à l’employeur qu’à l’employé, pour assurer le maintien en emploi et le bien-être au travail de la personne vivant avec un handicap.

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Source : Freepik

Les employeurs peuvent compter sur plusieurs organismes œuvrant en employabilité pour ce type d’individus. Le Regroupement des organismes spécialisés pour l’emploi des personnes handicapées (ROSEPH) rassemble 24 services spécialisés de main-d’œuvre répartis dans presque toutes les régions du Québec. Sa mission : favoriser l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. En partenariat avec le Conseil du patronat du Québec et le Centre de recherche pour l’inclusion scolaire et professionnelle des personnes en situation de handicap, le ROSEPH a concocté une formation d’une journée (six heures) ou d’une demi-journée présentant des outils pratiques et des mises en situation concrètes aux gestionnaires d’entreprises, afin de mieux les aider lors d’un processus d’embauche inclusif. L’organisme SPHERE offre des services adaptés aux besoins de main-d’œuvre des entreprises, comportant de la formation, de l’accompagnement et de l’aide financière. Enfin, le Conseil québécois des entreprises adaptées propose de multiples formations sur mesure, entre autres, la série « superviser avec brio » les personnes sourdes, déficientes intellectuelles ou ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Les entreprises peuvent également bénéficier d’appuis financiers

Les entreprises peuvent également bénéficier d’appuis financiers pour accueillir et soutenir cette clientèle ou faciliter son intégration ; le contrat d’intégration au travail en est un. Grâce à cet outil, un employeur qui embauche une personne handicapée peut obtenir une aide pécuniaire pour payer une partie du salaire de ce nouvel employé et pour adapter l’environnement de travail à ses besoins.

Pénurie de main-d’œuvre en tourisme : un sommet

Au début de la saison estivale, plus de 20 000 travailleurs en tourisme manquaient à l’appel, un nombre record selon Lucie Charland, présidente du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT). Pour combler leurs besoins de personnel, les employeurs doivent se tourner vers de nouveaux bassins d’employés tels que les préretraités, les retraités, les immigrants et, pourquoi pas, les personnes handicapées ? Ces dernières constituent l’un des segments de main-d’œuvre les plus sous-représentés sur le marché du travail. Au Québec, le taux d’emploi des individus âgés de 25 à 64 ans ayant une incapacité s’établit à 56 % en 2017, un taux nettement inférieur à celui des personnes sans incapacité (79 %), selon les résultats de l’Enquête canadienne sur l’incapacité réalisée en 2017 par Statistique Canada.

Il y a environ 300 000 personnes en situation de handicap, aptes au travail au Québec

À l’heure actuelle, il y a environ 300 000 personnes en situation de handicap, aptes au travail au Québec. Voilà pourquoi le gouvernement du Québec annonçait, au début du mois de juin, l’injection de près de 239 millions de dollars sur cinq ans pour favoriser l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail. Cet argent servira à déployer les 33 mesures de la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées 2019-2024. L’une de ces mesures vise à « mettre à la disposition des entreprises un aide-mémoire sur les services offerts en matière de ressources humaines par Services Québec, pour les soutenir dans leurs pratiques d’embauche et de maintien en emploi des personnes handicapées ».

L’histoire inspirante de l’hôtel Prince George

Hôtel de luxe et restaurant gastronomique situé à Halifax en Nouvelle-Écosse, le Prince George emploie depuis presque toujours, quelque 160 personnes, dont plusieurs qui vivent avec un handicap. Très bien établie dans sa communauté, l’organisation a recours à des partenaires pour trouver de nouveaux candidats.

Pour faciliter les interactions entre travailleurs handicapés et clients, l’hôtel a mis en place plusieurs moyens simples et ingénieux. Par exemple, la direction dépose des notes dans les chambres pour avertir les clients que l’employé responsable du ménage est malentendant et les invite à s’adresser à la réception s’ils ont besoin d’aide pour communiquer avec lui.

Les autres employés n’hésitent pas à prêter main-forte à leurs confrères pour les aider à bien exécuter leurs tâches. À la buanderie, ils vérifient que l’aménagement de la pièce ne nuira pas au travail de leur collègue malvoyant pendant que son chien guide demeure dans une pièce adjacente. Les gens se soucient les uns des autres et la réaction des clients est positive.

Bien que cela puisse paraître contraignant au premier abord, il existe de nombreuses ressources pour guider et épauler les employeurs dans l’embauche de personnes handicapées, au bénéfice des deux parties.

 

Source de l’image à la UNE : Cyril Doisneau 2021, collaboration spéciale pour la Chaire de tourisme Transat

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Gestion Ressources humaines

Investir dans le bonheur de ses employés : un gage de réussite

Depuis plusieurs années déjà, le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) le clame haut et fort : l’industrie touristique peine à pourvoir les postes disponibles. Cet été atteint des sommets, avec plus de 20 000 emplois à pourvoir. Malgré les efforts du CQRHT et de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, qui vient tout juste de lancer une la vaste campagne de promotion Mon emploi en tourisme, la situation demeure critique. Plusieurs emplois saisonniers ou à temps partiel sont occupés par de jeunes étudiants. Comment les retenir, saison après saison, année après année? La solution pourrait-elle tenir en partie dans le bonheur au travail? D’autant plus que les salariés heureux sont plus créatifs, innovants et dévoués que leurs homologues malheureux. Investir dans le bonheur au travail crée un environnement favorable où l’employeur et les employés ont beaucoup à gagner.

Instaurer le bonheur au travail

Mais de quoi parle-t-on au juste? Certaines entreprises ont aménagé des aires de repos avec consoles de jeux vidéo, des salles de sport, des espaces conviviaux facilitant les échanges, etc. D’autres offrent la possibilité d’effectuer des voyages de ressourcement. Ces installations et ces avantages sociaux garantissent-ils le bonheur? Pas nécessairement. La perception du bonheur varie d’une personne à l’autre, tout comme les attentes. Certains sont motivés par la compétition, d’autres trouvent leur bonheur dans le travail d’équipe. Certains préfèrent un bureau à aire ouverte pour mieux discuter de leurs idées avec leurs collègues, alors que d’autres apprécient la tranquillité. Reconnaître les besoins des individus et y répondre permet de favoriser le bonheur au travail. Parmi ceux-ci : la reconnaissance, la croissance personnelle, les relations positives avec les collègues et les dirigeants, la rétroaction et le sentiment d’appartenance.

Reconnaître les besoins des individus et y répondre permet de favoriser le bonheur au travail.

Lors d’une classe de maître donnée par Simon De Baene, PDG de GSoft, pendant l’événement C2 Montréal de 2017, les participants ont déterminé plusieurs pistes de solution pour répondre aux besoins des travailleurs et favoriser le bonheur au travail. Le tableau suivant en présente un résumé.

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Directeur du bonheur? Pourquoi pas?

Cette quête du bonheur au travail a mené à la création d’un tout nouveau poste dans plusieurs entreprises : le directeur du bonheur ou Chief Happiness Officer (CHO).

Le premier poste de CHO a vu le jour dans la Silicon Valley, il y a une quinzaine d’années, et s’est rapidement répandu dans plusieurs jeunes pousses de la région. Sa mission : créer les conditions idéales au sein de son entreprise pour que chacun ait du plaisir à venir travailler. Aujourd’hui, le CHO a fait son apparition dans l’organigramme de plusieurs compagnies, principalement dans les petites, contrairement à ce qu’on peut supposer. Bien que chaque CHO propose des conditions adaptées aux besoins des travailleurs de son organisation, on peut quand même résumer ses principales fonctions, soit : 

  • favoriser la cohésion par la création d’événements de consolidation d’équipe (team building), des petits déjeuners, des sorties, etc.;
  • créer une atmosphère de travail positive;
  • maintenir une culture de travail inspirante;
  • favoriser des aménagements de temps de travail (horaires variables, télétravail, etc.);
  • permettre aux employés de s’exprimer librement (boîte à suggestions);
  • mettre en place des services qui faciliteront la vie des travailleurs (garderie, livraison de paniers de fruits et légumes, changement de pneus, etc.).

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Il va sans dire qu’avec cette mission, le directeur du bonheur doit posséder des qualités humaines telles que l’empathie, l’écoute, la patience, le tact et la diplomatie pour inspirer ses collègues. Il est observateur, organisé et inventif. En véritable médiateur, il sait trouver les mots pour argumenter et tempérer les esprits récalcitrants. Bien que son profil ne soit pas clairement défini dans un cursus scolaire ou professionnel particulier, les experts s’entendent pour dire qu’il doit être issu d’un parcours axé sur les ressources humaines ou les communications.

Faites le test, calculez votre indice de bonheur au travail

Créé en 2009, puis amélioré en 2018 par la firme Léger, l’indice de bonheur Léger au travail (l’IBL-T) permet d’évaluer le bonheur des employés en entreprise. Pour ce faire, il se base sur six fact

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, miser sur le bonheur des employés au travail peut aider à réduire l’absentéisme et le taux de roulement, tout en accroissant la productivité.

eurs : la réalisation de soi, les relations de travail, la reconnaissance, la responsabilisation, la rémunération et le sentiment d’appartenance; et sur huit dimensions : l’ouverture, la civilité, l’organisation du travail, la collaboration, l’équité, l’avancement, le dynamisme, la conciliation travail-vie personnelle. Selon Pierre Côté, président et fondateur de l’indice, pour améliorer l’IBL-T, « l’écoute et la consultation des employés, l’implication de l’effectif dans les processus décisionnels et la conciliation travail-vie personnelle » s’avèrent des pistes à considérer. Enfin, le bonheur est un processus qui doit faire l’objet d’une évaluation continue. Il faut faire l’effort de le mesurer et d’adapter ses stratégies afin de garder ses employés heureux à long terme.

Et vous? Êtes-vous heureux au travail? Faites le calcul ici.

 

Source image à la une : Pexels

 

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Marketing

Attractivité territoriale : le cas de Strasbourg

Depuis 2009, Strasbourg s’est engagée dans une démarche d’attractivité territoriale afin de mettre en valeur ses atouts tels que la jeunesse, le dynamisme économique, la mixité des cultures, le sens de l’accueil et, surtout, l’optimisme de ses habitants, leur confiance en l’avenir et leur certitude de pouvoir surmonter les obstacles. Pour ce faire, elle a créé la marque Strasbourg Europtimist en 2011, « une marque de reconnaissance pour affirmer nos convictions, nos forces, nos valeurs, en France et à l’international ».

Tout récemment, cet emblème a subi une cure de rajeunissement. Il se montre sous un nouveau jour avec une identité visuelle (logo) plus attrayante pour les clientèles cibles — étudiants, professeurs, chercheurs, artistes, entreprises, startups, touristes, etc. Afin de le faire connaître et de communiquer sa vision au plus grand nombre possible, la destination a lancé une campagne publicitaire et mis en ligne un site Web. On y découvre une ville européenne entreprenante, éthique, expérimentale, écologique et engagée! On y invite aussi la population à faire partie d’un réseau d’accueillants, les « Résoptimist ». Cette communauté de Strasbourgeois engagés fournit des renseignements utiles et des conseils à toute personne désireuse de mieux connaître la ville ou de s’y installer. Selon les gestionnaires de la marque, il s’agit d’un excellent outil pour accroître l’attractivité du territoire.

Strasbourg mise également sur huit ambassadeurs, des « personnalités emblématiques cultivant un lien particulier avec Strasbourg ». Ces Chief Optimist Officers (COO), des gens dynamiques, engagés, optimistes… et bénévoles, agiront comme porte-parole du territoire et de la marque Strasbourg Europtimist pendant les deux prochaines années. Leur rôle : valoriser l’image de la métropole.

La démarche de Strasbourg constitue un bon exemple de stratégie d’attractivité territoriale. Portera-t-elle les fruits escomptés? À suivre…

Source de l’image à la une : Europtimist

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Gestion

Des solutions innovantes pour le financement des PME

Des difficultés de financement persistantes

les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement

Les exigences en matière de garanties et de cautions affectent la capacité des PME touristiques à emprunter. Au Québec, 44 % des entreprises des secteurs de l’hébergement, des arts et spectacles, des divertissements et loisirs ainsi que des services de voyages, qui ont été interrogées en novembre 2017 par la firme de recherches et sondages SOM pour le compte du ministère du Tourisme, affirment que les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement; cette proportion atteint 61 % dans le cas des services de voyages. Pourtant, la possibilité d’avoir accès au financement est primordiale pour assurer le développement et la viabilité des entreprises.

Des programmes particuliers pour les PME touristiques

Pour résoudre ces difficultés de financement, des destinations ont décidé de mettre sur pied des programmes spécifiques pour les PME touristiques. C’est le cas du Québec qui a créé, entre autres, le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT), géré par Investissement Québec, et le Fonds tourisme PME, en partenariat avec Filaction. Ces deux programmes visent à stimuler l’investissement des entreprises touristiques et à favoriser l’émergence de projets novateurs. Ils ont vu le jour dans le cadre du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 et ils font partie des huit programmes d’aide financière aux entreprises touristiques du ministère du Tourisme.

Le Fonds de solidarité FTQ « accompagne financièrement et stratégiquement les entreprises désireuses de profiter des opportunités de croissance » grâce à du capital-actions et à de la dette non garantie. La Banque de développement du Canada propose également des solutions de financement pour agrandir ou acquérir des installations, investir dans les ventes et le marketing, ou explorer de nouveaux marchés.

En France, il y a cinq ans, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme, une caisse locale consacrée entièrement à ce secteur d’activité. En plus d’offrir du financement, celle-ci propose un accompagnement, des formations sur mesure ou encore du soutien à la création et à la transmission des entreprises.

La Banque autrichienne du développement et du tourisme constitue un guichet unique pour les entreprises touristiques. Il s’agit d’un partenariat public-privé dont les programmes reposent sur le financement direct et indirect, de même que sur le partage de risques : prêts bonifiés, subventions et garanties d’État. L’argent prêté ne doit pas servir au financement des activités courantes.

Des modes de financement innovants

l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt

Malgré l’importance du financement bancaire pour le secteur des PME, l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt. Voici quelques exemples venus d’ailleurs :

  1. Le prêt entre particuliers et le financement participatif. Ils constituent deux modes de financement innovants, simples et peu coûteux pour les entreprises touristiques qui éprouvent de la difficulté à obtenir des fonds en faisant appel aux circuits traditionnels. Bien qu’ils existent depuis plus de 10 ans, ils sont peu utilisés dans le secteur du tourisme. Toutefois, certaines destinations, comme la Nouvelle-Zélande, ont modifié leur législation afin de permettre le prêt entre particuliers et le financement participatif sur le marché des capitaux du pays. Supervisés par l’Autorité des marchés financiers néo-zélandaise, les services de prêt entre particuliers et de financement participatif sont maintenant fournis par des sociétés privées (plateformes) agréées par le législateur. En février 2016, on dénombrait quatre plateformes autorisées pour le prêt entre personnes et huit, pour le financement participatif.                                         

La défunte TravelStarter, une plateforme de financement participatif destinée aux PME du tourisme, a permis de financer des projets dans plusieurs pays, notamment la Croatie, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Portugal, la Slovénie et le Royaume-Uni. À Cardiff, au Royaume-Uni, Safehouse Hostel a amassé plus de 10 000 $ US pour financer des travaux de rénovation. À San Francisco, Pacific Tradewinds Hostel a réalisé une campagne marketing pour moderniser et rénover l’espace de travail partagé qu’il met à la disposition des entrepreneurs en déplacement et pour promouvoir l’endroit auprès des résidents et des voyageurs. Au Québec, La Ruche a permis à Voyage Grand V de mettre sur pied son projet Bustel, un autobus scolaire converti en auberge voyageuse, et MiiMOSA, qui se consacre exclusivement aux secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’agrotourisme, a soutenu plusieurs projets.

  1. Le financement responsable. Au Royaume-Uni, des entreprises sociales réinvestissent leurs bénéfices pour offrir du financement à d’autres personnes et entreprises. Elles financent les prêts qu’elles accordent, entre autres, auprès de sources publiques et privées (banques commerciales, investisseurs sociaux, aides publiques, fonds fiduciaires, fondations). En 2015, 51 acteurs de la finance responsable ont prêté 98 millions de livres sterling (173 millions CA) à des microentreprises et à des PME. Le propriétaire du Black Swan, un gîte rural, a eu la possibilité de ne payer que de faibles mensualités pendant les six premiers mois suivant son ouverture. Le prêt s’est accompagné de services de soutien non financiers, comme le tutorat.
  2. Les coopératives de cautionnement permettent aux PME suisses d’obtenir des prêts grâce aux garanties de plafond de crédit qu’elles leur accordent. Elles peuvent couvrir jusqu’à 65 % des pertes occasionnées par un projet. Trois de ces quatre institutions œuvrent sur le plan régional.
  3. Le prêt d’honneur. Il s’agit d’un prêt sans intérêt (taux zéro) qui ne nécessite pas de garantie personnelle ou réelle. Il est consenti à une personne physique — et non à une entreprise — afin qu’elle puisse augmenter sa capacité d’emprunt pour réaliser un nouveau projet ou acquérir une entreprise. L’entrepreneur s’engage sur l’honneur à rembourser cette dette. En France, deux réseaux offrent ce type de prêt aux personnes capables de présenter un solide plan d’affaires. L’effet de levier est considérable : pour un euro de prêt d’honneur, les banques allouent en moyenne de 7 à 13 euros en financement supplémentaire. De plus, l’entrepreneur reçoit un accompagnement tout au long de la phase de démarrage de l’entreprise. Au Québec, le CLD Antoine-Labelle propose un tel fonds à ses investisseurs. Son objectif : « stimuler l’entrepreneuriat, fournir un support (sic) technique et financier aux entrepreneurs désirant créer, développer un nouveau projet ou prendre la relève d’une entreprise à but lucratif dans la MRC d’Antoine-Labelle. »

Et vous? Avez-vous des solutions à apporter aux problèmes de financement des PME touristiques?

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Gestion Ressources humaines

Miser sur la santé des employés : tout le monde y gagne

Mise sur pied à l’initiative du Groupe entreprises en santé en 2008, la norme Entreprise en santé constitue un cadre de référence à l’intention des organisations québécoises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité qui souhaitent agir pour améliorer la santé globale (physique, psychologique et sociale) et le mieux-être de leurs employés.Pour y parvenir, celles-ci doivent consulter et mobiliser le personnel afin de connaître ses besoins et les pistes d’amélioration possibles.

Mme Isabelle de Surmont insiste sur l’importance d’engager les hauts dirigeants dans le processus pour maximiser les chances de réussite

Un comité formé de travailleurs et de représentants de l’entreprise élabore ensuite un plan d’action. Mme Isabelle de Surmont, auditrice auprès du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) et conférencière lors d’un atelier organisé par Novae, insiste sur l’importance d’engager les hauts dirigeants dans le processus pour maximiser les chances de réussite. Une fois obtenue, la certification doit être renouvelée tous les trois ans. Le BNQ réalise des audits annuels dans les organisations certifiées afin de les encourager à améliorer continuellement leurs pratiques. Entreprise en santé est en cours de révision et deviendra une norme nationale du Canada à l’automne 2019.

Pourquoi s’y intéresser?

L’adoption de bonnes pratiques en santé permet de diminuer ces frais et comporte un impact sur la rétention et l’attraction des employés

Les coûts liés à la santé croissent constamment pour les organisations. Selon un rapport publié par l’Agence de la santé publique du Canada en décembre 2015, la moitié (51,6 %) des Canadiens de 20 ans et plus souffrent d’une maladie chronique ayant des effets sur leur santé et leur bien-être. Pour le Québec, les coûts directs totaux de six des principales maladies chroniques devraient atteindre les trois milliards de dollars et les coûts indirects, plus de neuf milliards, selon une étude du Conference Board du Canada réalisée pour le compte de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. En outre, on estimait en 2012 que chez les Québécois âgés de 15 ans et plus, près d’un sur cinq avait vécu un épisode dépressif, un trouble bipolaire ou un trouble d’anxiété généralisée au cours de sa vie.

En milieu de travail, cela se traduit entre autres par une perte de productivité, de l’absentéisme et un taux de roulement élevé qui occasionnent une augmentation des frais pour l’entreprise. L’adoption de bonnes pratiques en santé permet de diminuer ces frais et « comporte un impact sur la rétention et l’attraction des employés, ce qui est de bon augure dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre », souligne Isabelle de Surmont.

Quatre sphères d’intervention

Le champ d’action de la norme se divise en quatre sphères reconnues pour leur impact sur la santé des employés : les habitudes de vie, l’environnement de travail, les pratiques de gestion et la conciliation travail-vie personnelle. Mme de Surmont précise que chacune des sphères doit faire l’objet d’une analyse simultanée pour favoriser l’obtention de meilleurs résultats. Si l’enquête démontre un degré de stress élevé, l’organisation pourra mettre sur pied des ateliers sur la gestion du stress ou des cours de méditation. De même, si l’on observe des difficultés à concilier le travail et la vie personnelle, l’entreprise pourra offrir du télétravail, des horaires flexibles ou variables. Référez-vous à l’infographie suivante pour d’autres exemples.

OPTEL, l’exemple d’une entreprise en santé

Depuis 30 ans, OPTEL offre des solutions technologiques de traçabilité pour divers secteurs d’activité. Installée dans le Parc technologique du Québec métropolitain, l’organisation a reçu les certifications Entreprise en Santé et B-Corp pour ses performances en développement durable, en 2017. Pour obtenir ces certifications, elle a créé trois comités (développement durable, santé durable, action communautaire), chacun étant composé de cinq à sept personnes incluant un vice-président. En effet, Mégane Mandruzzato, leader stratégique, Développement durable et responsabilité sociale, réaffirme l’importance d’engager la haute direction dans la démarche de certification afin d’en assurer le succès.

Ces trois groupes ont d’abord recueilli l’information nécessaire pour trouver des pistes d’amélioration possibles au sein de l’entreprise, puis ont défini les plans d’action. Le comité sur le développement durable conçoit des projets écoresponsables tels que l’installation de ruches et d’un jardin urbain sur le toit de l’entreprise, favorise la gestion des matières résiduelles et les transports durables. Ainsi, les employés qui se rendent au travail à vélo ont accès à une douche et à un vestiaire sur place et peuvent ranger leur bicyclette de manière sécuritaire dans un hangar fermé à clé. OPTEL, en collaboration avec d’autres entreprises du Parc technologique, organise aussi une foire de la mobilité durable, où les employés cyclistes ont la possibilité de faire réparer leur vélo et d’apprendre à en faire l’entretien. Ces actions lui ont valu la certification VÉLOSYMPATIQUE, délivrée par Vélo Québec.

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Source: Groupe OPTEL

Les projets liés à la santé durable incitent les employés à « prendre soin de leur santé de manière durable à travers la santé mentale, une saine alimentation et des activités physiques ». Ces initiatives peuvent prendre diverses formes :

  • ateliers de formation où l’on prône la saine alimentation ;
  • conférences sur la nutrition ;
  • micromarché fournissant des paniers de fruits et de légumes biologiques ;
  • participation à des marathons, au Défi Entreprises Québec ;
  • clubs de course, de marche et de vélo ;
  • la Bulle, un espace réservé exclusivement aux employés souhaitant travailler ou prendre une pause sans être dérangés ;
  • boîte à pression, un atelier pour aider les travailleurs à mieux communiquer leurs émotions ;
  • formation sur la performance cognitive et la gestion du stress offerte aux gestionnaires ;
  • etc. 

Source : Groupe OPTEL

Le volet « action communautaire » appuie et soutient des organismes locaux grâce à une implication bénévole, mais rémunérée par OPTEL, de quatre heures par année par employé. L’organisation recueille aussi des dons qui sont remis à la communauté.

Pour Mégane Mandruzzato, les certifications Entreprise en santé et B-Corp permettent d’attirer des employés motivés, prêts à s’impliquer et à partager la mission de l’entreprise pour un monde meilleur et durable pour les enfants et les générations futures. Et pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil dans le hall d’entrée d’OPTEL, où trône une mosaïque murale composée de 1500 photos d’enfants  : les rejetons des 700 employés de l’entreprise !

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Gestion Tendances

Connaître les mégatendances pour innover

Euromonitor International, un des leaders mondiaux des études de marché stratégiques, s’est penché sur les mégatendances qui façonneront le monde et l’industrie touristique au cours des prochaines années. Mais, qu’entend-on par mégatendance ?

Il s’agit d’une modification fondamentale de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant la plupart des secteurs d’activité. Elle ne constitue pas une mode à court terme, mais s’inscrit plutôt dans la longévité. En effet, pour être considéré comme une mégatendance, le changement doit durer de dix à quinze ans.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Pourquoi s’intéresser aux mégatendances ?

Pour prospérer sur un marché en évolution rapide, faire face aux perturbations et rester à l’affût des modifications de comportement des consommateurs, une entreprise doit intégrer l’analyse des mégatendances dans sa stratégie. Cela lui permettra d’observer ce qui se passe en dehors de son secteur d’activité et de ses marchés, de mieux comprendre les bouleversements qui auront un impact sur son avenir et, ainsi, de se donner une vision globale.L’analyse des mégatendances représente une partie importante de la première phase du processus d’innovation, de découverte et de génération d’idées. Mais elle ne se limite pas au développement de produits. Elle constitue un élément clé pour innover dans tous les domaines. Elle peut servir, par exemple :

  • à redéfinir la mission à long terme de l’entreprise ;
  • à mettre sur pied son plan d’affaires ;
  • à orienter les processus de recherche et de développement ;
  • à cibler de nouveaux segments de clientèle ;
  • à guider ses actions de marketing ;
  • à revoir ses besoins en ressources humaines ou matérielles ;
  • etc.

Comment procéder ?

Afin d’identifier les mégatendances, déterminez ce qui entraîne des modifications de comportement et d’attitude à long terme. Tentez de comprendre les forces sous-jacentes qui conduisent au changement et la façon dont elles façonneront le monde au cours des quinze prochaines années environ. Euromonitor en nomme cinq :

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Source : Euromonitor International

  • Les forces économiques. Les pays émergents et en développement représenteront les deux tiers de la production mondiale d’ici 2030. Trois marchés émergents figureront au nombre des cinq plus grandes économies du monde;
  • La démographie. L’urbanisation, les migrations, l’augmentation de l’espérance de vie, la baisse du taux de natalité et la croissance de la population âgée ont un impact sur les modes de vie des consommateurs et leurs décisions d’achat;
  • La technologie. Du développement d’Internet mobile à l’impression 3D et à l’intelligence artificielle, les constantes innovations technologiques sont à l’origine de grandes tendances de consommation;
  • L’environnement. La pression sur les ressources naturelles s’est accrue parallèlement au PIB mondial, en partie à cause de la croissance démographique et de la demande provenant des marchés émergents. Cela a entraîné une hausse des besoins en électricité et des émissions de CO2;
  • Les valeurs. Les croyances évoluent constamment et redéfinissent les priorités, les perceptions, les attitudes et les motivations.

À partir de ces facteurs de changement, Euromonitor a recensé 20 mégatendances (voir l’image).

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Source : Euromonitor International

Déterminez les mégatendances qui comptent le plus pour vous

Reconnaître l’importance d’une tendance par rapport à une autre est essentiel pour intégrer l’analyse des mégatendances à sa stratégie commerciale. Car l’importance attribuée à chacune d’entre elles variera en fonction de son secteur d’activité. Certaines, comme la personnalisation, s’avèrent pertinentes pour plusieurs industries, alors que d’autres peuvent sembler moins préoccupantes au premier abord. Appliquant ce raisonnement, Euromonitor a sélectionné huit mégatendances qui, selon l’organisme, auront un impact majeur sur l’ensemble des industries, y compris celle du tourisme ; les voici :

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Source : Euromonitor International

  1. Plus d’expérience. L’accent est mis sur les expériences plutôt que sur les possessions. Cette tendance se concentre sur la manière dont les entreprises conçoivent des expériences multisensorielles et interactives pour engager les consommateurs sur un plan plus émotionnel. Les expériences positives créent des souvenirs impérissables et des relations plus profondes avec les clients;
  2. Montée en gamme. Les acheteurs recherchent des niveaux de service et de personnalisation plus élevés. L’authenticité, le luxe abordable et une relation émotionnelle durable constituent dorénavant des éléments essentiels à toute stratégie de montée en gamme;
  3. Évolution des frontières. À mesure que certaines régions du monde deviennent surexploitées ou atteignent leur plein potentiel, d’autres prennent de l’importance comme l’Asie, l’Afrique et même l’Arctique. De plus, la technologie ouvre un nouveau marché virtuel de jeunes acheteurs à travers le monde;
  4. Consommateurs connectés. Ceux-ci utilisent des ordinateurs, des téléphones intelligents, des tablettes, des outils de navigation, des lecteurs multimédias ou de livres numériques, des appareils d’imagerie et de jeu et d’autres dispositifs audio et visuels qui se connectent à Internet, afin de faire l’expérience du contenu numérique et d’interagir avec celui-ci;
  5. Mode de vie éthique. Les consommateurs et les entreprises accordent un intérêt croissant à l’éthique et aux valeurs morales. Cela se traduit par une plus grande attention portée aux autres (êtres humains, bien-être des animaux et environnement) dans ses choix de consommation. Les entreprises qui privilégient des pratiques commerciales éthiques apparaîtront plus authentiques;
  6. Mode de vie sain. Les consommateurs démontrent une approche plus holistique du bien-être, englobant ses aspects spirituel, mental et physique. Cette insistance sur la santé et le bien-être implique un changement de style de vie et une évolution des attitudes envers les soins de santé, la nutrition, la beauté, l’activité physique et l’amélioration de soi en général;
  7. Recul de la classe moyenne. Tandis que les classes moyennes sont en plein essor en Asie, celles des marchés développés peinent à maintenir leur position économique. Malgré cela, ces consommateurs constituent toujours une cible majeure pour les entreprises. Leurs décisions d’achat sont motivées par la recherche de la valeur, et pas seulement d’un prix « avantageux ». D’autres facteurs intangibles tels que la qualité, l’expérience, la commodité et l’authenticité s’avèrent importants;
  8. Magasinage réinventé. La manière dont nous achetons des biens et des services est en constante évolution, à mesure que les réalités économiques et technologiques se transforment. Les consommateurs d’aujourd’hui font leurs achats sur de multiples plateformes et les commerçants doivent être prêts à s’y engager à tout moment et en tout lieu. Le parcours client idéal intègre l’entreprise à toutes les étapes de l’expérience, en apportant une valeur ajoutée avant, pendant et après l’achat.

Ces huit mégatendances sont le point de départ de votre analyse. Lesquelles auront le plus d’impact sur votre entreprise et comment agiront-elles sur votre offre et votre organisation ?

 

Source image à la Une : Samuel Silitonga, Pexels

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Conseils pour attirer les voyageurs en solo

Les voyages en solo ont la cote. Kayak souligne que plus du tiers (35 %) des adultes britanniques interrogés par sondage ont voyagé seuls (20 % l’an dernier) et près d’une personne sur cinq aimerait bien le faire. Expedia signale une hausse des réservations en occupation simple et Lonely Planet a édité le Solo Travel Handbook. Pinterest a publié un rapport sur les tendances de voyages en 2018, qui révèle une augmentation exponentielle (593 %) des « épingles » enregistrées pour ce type de séjour par rapport à l’année précédente.

Selon une étude de l’Association des agents de voyages britanniques (ABTA), la possibilité d’entreprendre ce que l’on veut au cours de son voyage constitue la principale raison de voyager en solo (76 % des répondants). Partir en vacances seul signifie ne pas faire de compromis sur le choix de la destination, de l’itinéraire ou des activités pratiquées lors du séjour.

Un site Web inspirant

La société SiteMinder propose aux hôteliers diverses manières de charmer la clientèle en solo, mais certaines valent également pour toute autre entreprise touristique. Comme ces voyageurs sont fréquemment attirés par la promesse d’un voyage inspirant, il s’avère judicieux d’utiliser des images de haute qualité pour la conception de son site Web. Y inclure de nombreuses informations sur la destination est aussi essentiel, car ces voyageurs réalisent souvent leur propre itinéraire de voyage. Bref, pourquoi ne pas prévoir une section entière de son site Web réservée à cette clientèle, comme le fait si bien le groupe hôtelier St Giles ? Son microsite Web fournit une multitude de conseils et de suggestions rédigés par des experts locaux – restaurants, bars, activités, divertissements, etc. – afin de répondre aux besoins de ces voyageurs, tout en les incitant à explorer la ville.

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Source : Hôtels St-Giles

Des activités spécifiques

Les voyageurs en solo effectuent des visites guidées gratuites, aiment discuter avec les résidents, apprendre, découvrir la culture locale en vivant des expériences culinaires ou en visitant des monuments et des musées. L’hôtelier peut donc mettre sur pied certaines initiatives qui s’inspirent de leurs champs d’intérêt comme :

  • proposer des cours de cuisine ou d’art ;
  • créer des forfaits incluant des billets pour des attractions et des sites historiques ;
  • faire de son établissement le point de départ ou d’enregistrement des excursions ;
  • présenter des spectacles.

Une communication hors pair

La communication est également extrêmement importante pour les voyageurs en solo, qui aiment rester en contact. Inspirez-les avec des messages avant et après le séjour et informez-les des événements à venir et des nouvelles promotions. Lorsqu’ils arrivent à l’hôtel, accueillez-les en discutant de leurs projets et procurez-leur des conseils ou des recommandations. Aux hôtels St Giles, le concierge constitue le principal point de contact du touriste en solo et demeure à son service pour améliorer son expérience de voyage. Avant son arrivée, il contacte le visiteur pour mieux le connaître et lui créer une trousse de bienvenue sur mesure (sac à dos personnalisé, téléphone intelligent, portefeuilles, informations). Après son départ, le client reçoit un cadeau personnalisé en guise de remerciement.

Un juste prix

Enfin, l’un des plus grands irritants du voyage en solo est sans contredit le coût, la majorité des voyageurs devant fréquemment payer un supplément. Se faisant le porte-parole de la grogne du public face à cette situation, le quotidien britannique Telegraph Travel a lancé, au début de 2018, la campagne « Safer, Fairer, Better » appelant, entre autres, à l’éradication de ces frais additionnels injustes. Il est plus que temps de supprimer les obstacles au voyage en solo, d’en réduire le coût et d’élargir le champ des expériences offertes aux personnes voyageant sans partenaire ni famille. Qu’en pensez-vous? Que faites-vous pour accueillir cette clientèle?

 

Source image à la une Pexels

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Comprendre le handicap pour améliorer l’expérience

Au cours du 2e Sommet mondial du tourisme accessible, Coralie Vandevenne, coordinatrice des services accompagnement, sport et loisir chez l’Œuvre Fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants, à Ghlin, en Belgique, a présenté la formation « Passeur de sens© », qui est offerte aux professionnels de divers secteurs, notamment ceux du tourisme et de la culture. Interactive et déductive, cette formation d’une durée de trois jours intègre des aspects multisensoriels afin de favoriser la création de représentations mentales génératrices de sens et porteuses d’émotion pour le PNMV.

Le cours se base sur des concepts théoriques (démystification du handicap visuel, formes de mal vision, détermination des besoins spécifiques et des possibilités d’adaptation, etc.), des exercices pratiques, des mises en situation et des échanges. Les participants apprennent les attitudes à adopter face à une personne déficiente visuelle ainsi que les techniques de guidage et de déplacement. Ils découvrent divers outils destinés à favoriser l’accessibilité des PMNV : visites guidées, adaptations tactiles et olfactives, audiodescriptions, maquettes bi ou tridimensionnelles, adaptations en braille et en grands caractères, etc. Une partie de la formation se déroule dans les musées afin de permettre aux participants de repérer tous les éléments à considérer dans le cadre d’une visite adaptée. Enfin, un groupe de personnes, des professionnels et des PNMV, valide l’intégration des connaissances et des compétences. Une quinzaine d’établissements culturels belges ont bénéficié de cette formation.

Développer les compétences du personnel de l’industrie touristique en matière d’accueil et de service à la clientèle handicapée s’avère essentiel pour offrir à cette dernière une expérience inclusive… et porteuse de sens.

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Source : Amis des aveugles

 

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Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

Tourisme Quebec Mathieu Dupuis

Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash

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Technologies

Wilson, le concierge des bons plans

Présentée au salon technologique du 2e Sommet mondial Destinations pour tous, qui s’est tenu à Bruxelles les 1er et 2 octobre dernier, « I Wheel Share » est une application mobile collaborative, centralisée et géolocalisée, grâce à laquelle les personnes en situation de handicap partagent des informations sur l’accessibilité des lieux qu’elles connaissent bien.

« Salut! Moi, c’est Wilson, le majordome des bons plans handicap, comment puis-je t’aider ? » C’est ainsi que Wilson, le chatbot de I Wheel Share, accueille ses utilisateurs sur Messenger. Son objectif : proposer des activités sportives ou culturelles, des logements, des restaurants, une liste de toilettes accessibles à proximité, et ce, en fonction du handicap de la personne, qu’il soit moteur, auditif ou visuel. Les informations fournies par Wilson proviennent de bases de données de partenaires.

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Source : I Wheel Share

Source image à la Une : Unsplash